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Un avion russe a été abattu par l'aviation turque près de la frontière avec la SyrieMoyen-orient Moscou a confirmé, mardi, que l’appareil abattu dans la matinée était bien un Su-24 de l’armée russe. Si les autorités russes affirment qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien », Ankara assure que l’avion a violé son espace aérien.

En feu dans le ciel, l’appareil s’écrase dans les montagnes proches de la frontière turque, en face de la province de Hatay, au sud de la Turquie. Ces images ont été diffusées par les chaînes turques NTV et CNN-Türk. Un avion militaire russe a été abattu mardi par des chasseurs turcs à la frontière franco-syrienne, ont annoncé les autorités turques et russes. Leurs deux versions divergent néanmoins.

« Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements », ont ainsi indiqué des sources présidentielles à Ankara. Moscou affirme elle que l’appareil se trouvait dans l’espace aérien syrien. Selon le ministère de la Défense russe, la Russie est en mesure de prouver que l’avion est resté dans l’espace aérien syrien. Il précise que les deux pilotes ont réussi à s’éjecter et à retomber au sol en parachute. L’un d’eux serait néanmoins aux mains des combattants turkmènes du nord de la Syrie, selon CNN Türk.
 
Plusieurs incidents depuis début octobre
Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés du régime du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l’avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les « mauvaises conditions météo ».
L’armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de fabrication russe qui avait pénétré dans le ciel turc. La tension entre les deux pays s’est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi l’ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.
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SARKOZY – FIFAGATE

Les vérités de Sepp Blatter qui font très mal au bourreau des Libyens.

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BlatterAvec raison, a-t-il dit au journal «Welt am Sonntag», le président de la Fifa, profondément secouée par des affaires de corruption, n’est pas disposé à entreprendre de «voyages à risque» tant que «tout n’est pas clarifié». D’ailleurs, il ne dit que la vérité et n’a été inquiété par personne. Si dans ce dossier Fifagate il lui était vraiment reproché quelque chose, ce serait déjà sur la place publique.

Avec parcimonie, il livre les noms des vrais coupables. Lisez plutôt ce papier du journal Le Monde:

Alors qu’il a annoncé, le 2 juin, qu’il remettrait son mandat lors d’un congrès électif extraordinaire prévu entre décembre 2015 et mars 2016, le Suisse Joseph Blatter continue à se répandre dans la presse. Dans un entretien au journal allemand Welt am Sonntag, le président de la Fédération internationale de football accuse la France et l’Allemagne d’être intervenues politiquement avant le vote d’attribution, le 2 décembre 2010, des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar.

« Avant l’attribution des Mondiaux au Qatar et en Russie, il y a eu deux interventions politiques », insiste le patron de la FIFA, qui est actuellement ébranlé par la litanie d’affaires de corruption qui secouent l’institution. Le dirigeant de 79 ans charge ainsi nommément l’ancien président français Nicolas Sarkozy et Christian Wulff, son homologue allemand de l’époque. « Messieurs Sarkozy et Wulff ont essayé d’influencer le vote de leur représentant [le patron de l’UEFA, Michel Platini, et l’ex-icône allemande Franz Beckenbauer]. C’est pourquoi nous avons maintenant une Coupe du monde au Qatar » , avance l’Helvète.

« Regardez les entreprises allemandes ! »

En décembre 2012, lors du Doha Goals, forum mondial du sport organisé dans la capitale qatarie, Nicolas Sarkozy s’était publiquement félicité de la victoire du richissime émirat gazier à l’issue du processus d’attribution du Mondial 2022. Il avait ailleurs milité pour une « adaptation » du calendrier du tournoi planétaire, qui aura lieu de novembre à décembre 2022, en raisons des fortes chaleurs estivales au Qatar. « Ceux qui l’ont décidé [de confier l’organisation du Mondial au Qatar] doivent prendre leurs responsabilités pour cela », insiste le Suisse, qui dit avoir été contraint « d’accepter » le vote de quatorze des vingt-deux membres du Comité exécutif de la FIFA en faveur de l’émirat.

Selon « Sepp » Blatter, la Fédération allemande de football (DFB) aurait reçu la consigne de voter pour le Qatar en raison « d’intérêts économiques ». « Regardez les entreprises allemandes !, pointe le Suisse. Deutsch Bahn [la compagnie ferroviaire allemande], Hochtief [entreprise de BTP allemande] et beaucoup d’autres compagnies avaient des projets au Qatar bien avant que la Coupe du monde soit attribuée. »

Platini visé

En accusant Nicolas Sarkozy d’avoir influencé le vote en faveur du Qatar, le président de la FIFA charge surtout son ancien allié et conseiller Michel Platini, le président français de l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui hésite à briguer sa succession lors du prochain congrès de la Fédération internationale. L’ex-numéro 10 des Bleus avait notamment prié Blatter de démissionner avant sa réélection pour un cinquième mandat, le 29 mai.

« Je ne dirai jamais qu’ils ont acheté le Mondial, c’était la poussée politique aussi bien en France qu’en Allemagne », avait déjà lancé, en mai 2014, le patron de la FIFA à la Radio-Télévision suisse. M. Blatter faisait ainsi allusion à un déjeuner organisé à l’Elysée le 23 novembre 2010, soit dix jours avant l’attribution du Mondial 2022 au richissime émirat, par Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, l’émir du Qatar, Al-Thani, et son premier ministre, ainsi que Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, alors propriétaire du Paris-Saint-Germain, et Michel Platini étaient réunis autour de la table du président français.

Planifiée six mois avant le rachat du PSG par le fonds d’investissement qatari QSI (le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, est un proche de Nicolas Sarkozy), cette réunion alimente depuis les suspicions de collusion d’intérêts. D’autant que Michel Platini a reconnu avoir voté en faveur du Qatar lors de l’attribution du Mondial 2022, le 2 décembre 2010, à Zurich. A posteriori, Blatter avait estimé que le choix de confier l’organisation du tournoi planétaire à l’émirat gazier avait été une « erreur ».

Le 3 juin 2014, le journal The Daily Telegraph, relatait que Michel Platini avait rencontré « en secret » le qatari Ben Hammam, l’ex-patron de la confédération asiatique de football et ancien vice-président de la Fédération internationale, accusé par le Sunday Times d’avoir versé plus de 5 millions de dollars (3,7 millions d’euros) de pots-de-vin à des membres de la FIFA. Le quotidien britannique faisait état d’un petit déjeuner pris en commun par les deux dirigeants en novembre 2010, quelques jours avant le vote d’attribution du Mondial 2022 au Qatar. Le patron de l’UEFA se trouvait directement visé, alors que son fils, Laurent, dirige en France Burrda Sports, l’équipementier sportif du Qatar.

« Je suis ici pour me battre »

Dans son entretien au Welt am Sonntag, Blatter assure qu’il n’a pas perdu sa combativité. « Je suis ici pour me battre. Pas pour moi, mais pour la FIFA. Tout le monde a peur, par exemple, de la mort, mais au regard de mon travail à la FIFA, je n’ai pas peur. J’ai peur qu’ils souhaitent briser la FIFA, un travail auquel j’ai contribué », glisse celui qui est, de fait, dans le collimateur de la justice américaine et des enquêteurs suisses, sans donner plus de précisions.

Alors qu’il a renoncé à assister à la finale du Mondial féminin au Canada, programmée dimanche 5 juillet entre les Etats-Unis et le Japon, le Valaisan explique qu’il n’entreprendra « aucun voyage à risque tant que tout n’est pas clarifié » sur le plan judiciaire. Craint-il d’être interpellé ? Le président de la FIFA a néanmoins indiqué qu’il serait présent à Saint-Pétersbourg, le 25 juillet, lors du tirage au sort des qualifications au Mondial 2018, organisé en Russie. Il compte notamment sur le soutien de Vladimir Poutine, l’un de ses plus fervents alliés.

  • Rémi Dupré
    Journaliste au Monde

Source : http://allainjules.com/2015/07/05/sarkozy-fifagate-les-verites-de-sepp-blatter-qui-font-tres-mal-au-bourreau-des-libyens/

 

Chuck Blazer, le 25 mai 2012 à Budapest.

Un ancien haut dirigeant de la FIFA admet avoir reçu des pots-de-vin pour les Mondiaux 1998 et 2010 18

Dans le procès-verbal de son audition par les enquêteurs américains rendu public mercredi, Chuck Blazer ne précise pas qui a versé ces pots-de-vin ni qui en était le destinataire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/corruption-a-la-fifa/3.html#hdhd03d1gd29dCVB.99

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imageLe projet du Pentagone, dévoilé par le New York Times, vise avant tout à envoyer un message de fermeté à l’attention du Kremlin et à rassurer les pays de l’OTAN qui sont à la frontière russe et s’inquiètent de la guerre en Ukraine.

Si la proposition du Pentagone était validée par la Maison Blanche, les Etats-Unis pourraient déployer jusqu‘à 5 000 hommes et entreposer des armes lourdes, dont des chars dans les 3 pays baltes ainsi qu’en Pologne, en Roumanie en Bulgarie et éventuellement en Hongrie.

Cette force de dissuasion symbolique serait la réponse des Etats-Unis à l’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 et ce serait la première fois que les Etats-Unis disposeraient d’armes lourdes dans ces pays qui appartenaient à la sphère d’influence soviétique jusqu’en 1991.

Source : http://fr.euronews.com/2015/06/14/les-etats-unis-envisagent-d-etablir-une-presence-militaire-sur-la-frontiere/

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Plusieurs points à relever cette semaine

Le premier est le chiffre de croissance très réduit aux Etats-Unis au premier trimestre. La hausse de l’activité n’a été que de 0.2%, en taux annualisé, très en dessous du consensus (1%) mais très proche des prévisions de la Fed d’Atlanta (0.1%). L’acquis est de 1.4% pour 2015 à la fin du premier trimestre.

USA-2015-T1-PIB-Tendance

lire le verbatim: Ma Chronique du 4 Mai.

Le Blog de Philippe Waechter

Chronique hebdomadaire du 4 Mai

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/WTv-CHebdo-4Mai-PW

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Le 01/04 à 06:44, mis à jour à 15:53
  • Les négociations Lausanne nucléaire iranien franchi date-butoir 31 mars poursuivent qu’il possible d’en préjuger résultat

    Les négociations de Lausanne sur le nucléaire iranien ont franchi la date-butoir du 31 mars et se poursuivent sans qu’il soit possible d’en préjuger le résultat – Brendan Smialowski/AP/SIPA

    Les négociations de Lausanne sur le nucléaire iranien ont franchi la date-butoir du 31 mars, et se poursuivent aujourd’hui.

    Les négociations de Lausanne sur le nucléaire iranien ont franchi la date-butoir du 31 mars et sont entrées ce matin dans leur septième jour consécutif sans qu’il soit possible d’en préjuger le résultat, seuls Téhéran, Pékin et Moscou affichant un certain optimisme. Les discussions se poursuivent donc entre l’Iran et les six grandes puissances impliquées dans les pourparlers (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni) pour trouver un accord encadrant les activités nucléaires de Téhéran de manière à l’empêcher de se doter de l’arme atomique, en échange d’une levée des sanctions qui lui sont imposées.

    Les pourparlers ont été suspendus durant la nuit et reprendront dans la journée. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait état d’un accord de principe sur toutes les questions clés et ajouté que les négociateurs allaient commencer à rédiger un projet de texte, mais l’information a été démentie par un diplomate proche des pourparlers. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a évoqué de bons progrès dans les discussions et il a dit espérer également que les délégations entreraient, mercredi, dans la phase de rédaction d’un projet d’accord. « Je pense que nous avons un large cadre d’entente, mais il reste des points à résoudre », « certains sont assez précis et techniques, et il reste pas mal de travail à faire, mais nous y travaillons et allons continuer de le faire », a résumé, mercredi matin, le secrétaire au Foreign Office Philip Hammond.
    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0204271120856-iran-les-negociations-se-poursuivent-sans-fabius-1107422.php?mER6o6i1HtpZc2XF.99

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  • Un entretien passionnant du Saker avec Paul Craig Roberts : au menu les groupes d’intérêt privés qui détiennent le pouvoir réel aux Etats-Unis (ce que Peter Scott Dale a appelé l’Etat profond) et surtout le risque, aujourd’hui extrême, d’un conflit nucléaire en Europe et au-delà… 

     paul craig roberts

    « Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/03/saker-falcon-drawing.jpg?w=173&h=130interviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.

    The Saker

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    The Saker :  Il est devenu assez évident pour de nombreuses personnes, sinon pour la plupart, que les États-Unis ne sont pas une démocratie ou une république, mais plutôt une ploutocratie dirigée par une petite élite que certains nomment le 1%.  D’autres parlent de l’État profond. Ma première question est donc la suivante : pourriez-vous s’il vous plaît prendre le temps d’évaluer l’influence et le pouvoir de chacune des entités suivantes, l’une après l’autre. En particulier, pouvez-vous spécifier pour chacune d’elles si elle occupe une position dominante en termes de prises de décision, ou une position moyenne dans la mise en œuvre des décisions dans la structure réelle du pouvoir (elles sont répertoriées sans ordre particulier).

    • Réserve fédérale
    • Grandes institutions bancaires
    • Bilderberg
    • Council on Foreign Relations [Conseil des relations internationales]
    • Skull & Bones [Société secrète de l’université de Yale, NdT]
    • CIA
    • Goldman Sachs et grandes banques
    • Les 100 familles (Rothschild, Rockefeller, famille royale néerlandaise, famille royale britannique, etc.)
    • Lobby israélien
    • Francs-maçons et leurs loges
    • Grandes entreprises: grandes sociétés pétrolières, complexe militaro-industriel, etc.
    • D’autres gens ou organisations non cités ci-dessus?

    Qui, quel groupe, quelle entité estimez-vous être vraiment au sommet du pouvoir dans le régime politique actuel aux États-Unis ?

    Paul Craig Roberts : Les États-Unis sont gouvernés par des groupes d’intérêts privés et par l’idéologie néoconservatrice qui affirme que l’Histoire a choisi les États-Unis comme le pays exceptionnel et indispensable, qui a le droit et la responsabilité d’imposer sa volonté au monde.

    A mon avis, les plus puissants des groupes d’intérêts privés sont :

    • Le complexe militaro-sécuritaire
    • Les 4 ou 5 banques gigantesques, trop grandes pour faire faillite, et Wall Street
    • Le lobby israélien
    • L’agrobusiness
    • Les industries d’extraction (pétrole, mines, bois).

    Les intérêts de ces groupes coïncident avec ceux des néoconservateurs. L’idéologie néoconservatrice soutient l’impérialisme financier et militaro-politique, ou son hégémonie.

    Il n’y a pas de presse américaine, écrite ou audiovisuelle, qui soit indépendante. Dans les dernières années du régime Clinton, 90% des médias écrits et audiovisuels étaient concentrés dans six méga-sociétés. Pendant le régime Bush, la radio publique nationale a perdu son indépendance. Donc les médias fonctionnent comme un ministère de la Propagande.

    Les deux partis politiques, les Républicains et les Démocrates, dépendent des mêmes groupes d’intérêts pour leurs fonds de campagne, donc les deux partis dansent pour le même maître.  La délocalisation des emplois a détruit les syndicats et privé les Démocrates des contributions politiques des organisations syndicales. A l’époque, les Démocrates représentaient les travailleurs et les Républicains les patrons d’entreprises.

    La Réserve fédérale est là pour les banques, principalement les grandes. La Réserve fédérale a été créée pour être le prêteur de dernier recours destiné à empêcher que les banques ne fassent faillite à cause d’une ruée aux guichets pour retirer les dépôts. La Fed de New York, qui effectue les interventions financières, a un conseil d’administration constitué des dirigeants des grandes banques. Les trois derniers présidents de la Réserve fédérale étaient des juifs, et l’actuel président est l’ancien directeur de la Banque centrale israélienne. Les juifs sont importants dans le secteur financier, par exemple Goldman Sachs.  Ces dernières années, les secrétaires du Trésor américain et les chefs des agences de régulation financière ont principalement été les cadres bancaires responsables de la fraude et de l’endettement excessif qui a déclenché la dernière crise financière.

    Au XXIe siècle, la Réserve fédérale et le Trésor n’ont servi que les intérêts des grandes banques. Cela s’est fait au détriment de l’économie et de la population. Par exemple, les retraités ne touchent aucun intérêt pendant huit ans pour que les institutions financières puissent emprunter sans frais et faire de l’argent.

    Peu importe la richesse de certaines familles, elles ne peuvent pas rivaliser avec les groupes d’intérêts puissants, comme le complexe militaro-sécuritaire ou Wall Street et les banques. La richesse établie depuis longtemps peut veiller à ses intérêts et certains, comme les Rockefeller,  ont des fondations activistes qui travaillent très probablement main dans la main avec le National Endowment for Democracy pour financer et encourager diverses organisations non gouvernementales (ONG) pro-américaines dans des pays que les États-Unis veulent influencer ou renverser, comme cela s’est passé en Ukraine. Les ONG sont des cinquièmes colonnes états-uniennes et elles agissent sous des noms comme droits humains, démocratie, etc. Un professeur chinois m’a raconté que la Fondation Rockefeller avait créé une université américaine en Chine et servait à organiser des Chinois opposés au régime. A un moment donné, et peut-être encore, il y avait des centaines d’ONG financées par les États-Unis et l’Allemagne en Russie, peut-être jusqu’à un millier.

    Je ne sais pas si les Bilderberg font de même. Il est possible qu’ils soient seulement des gens très riches et qu’ils aient leurs protégés dans des gouvernements qui tentent de défendre leurs intérêts. Je n’ai jamais vu aucun signe des Bilderberg, ou des Mason, ou des Rothschild affectant les décisions du Congrès ou de l’Exécutif.

    D’autre part, le Conseil pour les relations étrangères est influent. Ce conseil est formé d’anciens responsables politiques gouvernementaux et d’universitaires impliqués dans la politique étrangère et les relations internationales. La revue du conseil, Foreign Affairs, est le premier forum de politique étrangère. Quelques journalistes en sont aussi membres. Quand j’ai été proposé pour y adhérer, dans les années 1980, j’ai été blackboulé.

    Skull & Bones est une société secrète de l’université de Yale. Un certain nombre d’universités ont de telles sociétés. Par exemple, l’université de Virginie en a une, et l’université de Géorgie.  Ces fraternités n’ont pas de places ni de pouvoir gouvernemental. Leur influence se limiterait à l’influence personnelle de leurs membres, qui sont généralement les fils et filles des familles de l’élite. A mon avis, ces fraternités existent pour transmettre ce statut d’élite à leurs membres. Elles n’ont pas de fonctions opérationnelles.

    The Saker :  Et les individus ?  Qui sont, selon vous, les gens les plus puissants aux États-Unis aujourd’hui ?  Qui prend la décision stratégique finale, au plus haut niveau ?

    Paul Craig Roberts :  Il n’y a en réalité pas de gens puissants en eux-mêmes. Les gens puissants sont ceux qui ont de puissants groupes d’intérêts derrière eux. Depuis que le secrétaire à la Défense a privatisé une grande partie de l’armée en 1991, le complexe militaro-sécuritaire a été extrêmement puissant, et son pouvoir est encore amplifié par sa capacité à financer des campagnes politiques et par le fait que c’est une source d’emploi dans de nombreux États. Les dépenses du Pentagone sont essentiellement contrôlées par des entrepreneurs de la défense.

    The Saker :  J’ai toujours cru que, sur le plan international, des organisations comme l’Otan, l’Union européenne ou toutes les autres n’étaient qu’une façade, et que la véritable alliance qui contrôle la planète sont les pays membres du réseau Echelon : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, aka AUSCANNZUKUS (ils sont aussi appelés Anglosphère ou les Cinq Yeux), avec les États-Unis et le Royaume-Uni comme partenaires principaux, tandis que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les partenaires juniors, ici. Est-ce que ce modèle est correct ?

    Paul Craig Roberts : L’Otan était une création des États-Unis prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion soviétique. Sa raison d’être a disparu en 1991.  Aujourd’hui, l’Otan offre une couverture à l’agression états-unienne et fournit des mercenaires pour l’Empire américain. La Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie sont de simples États vassaux, tout comme le sont l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le reste. Il n’y a pas de partenaires ; seulement des vassaux. C’est l’empire de Washington, et de personne d’autre.

    Les États-Unis favorisent l’Union européenne, parce qu’elle est plus facile à contrôler que les différents pays.

    The Saker : Il se dit souvent qu’Israël contrôle les États-Unis. Chomsky, et d’autres, affirment que ce sont les États-Unis qui contrôlent Israël. Comment caractériseriez-vous les relations entre Israël et les États-Unis – est-ce que c’est le chien qui remue la queue ou la queue qui fait bouger le chien ?  Diriez-vous que le lobby israélien contrôle totalement les États-Unis ou y a-t-il encore d’autres forces capables de dire non au lobby israélien et d’imposer leur propre programme ?

    Paul Craig Roberts :  Je n’ai jamais vu aucune preuve que les États-Unis contrôlent Israël. Toutes les preuves montrent qu’Israël contrôle les États-Unis, mais seulement sa politique au Moyen-Orient. Ces dernières années, Israël ou le lobby israélien a été en mesure de contrôler ou de bloquer les nominations universitaires aux États-Unis ainsi que la titularisation et les nominations de professeurs considérés comme critiques à l’égard d’Israël.  Israël a réussi à bloquer des titularisations et des nominations dans des universités catholiques et d’État. Israël peut aussi bloquer certaines nominations à la présidence et a une grande influence sur la presse écrite et la télévision.  Le lobby israélien a aussi beaucoup d’argent pour les fonds des campagnes politiques et ne manque jamais de limoger les représentants et les sénateurs américains considérés comme critiques à l’égard d’Israël. Le lobby israélien a réussi à atteindre une femme noire, Cynthia McKinney, dans son district électoral noir, et à empêcher sa réélection.  Comme l’a dit l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et président du Comité des chefs d’état-major interarmées: «Aucun président américain ne peut résister à Israël.» L’amiral Moorer n’a même pas pu obtenir une enquête officielle sur l’attaque meurtrière d’Israël contre l’USS Liberty en 1967.

    Quiconque critique la politique d’Israël, même de manière utile, est qualifié d’antisémite.

    Dans la politique, les médias et les universités américaines, c’est une accusation mortelle. Vous pourriez aussi bien être frappé par un missile hellfire.

    The Saker :  Lesquelles des douze entités de pouvoir dont j’ai fait la liste ci-dessus ont, à votre avis, joué un rôle clé dans la planification et l’exécution du coup monté  du 11 septembre ?  Après tout, il est difficile d’imaginer que cela a été planifié et préparé entre l’investiture de GW Bush et le 11 septembre – cela doit avoir été préparé pendant les années de l’administration Clinton. N’est-il pas vrai que l’attentat d’Oklahoma City était une répétition pour 9/11 ?

    Paul Craig Roberts : A mon avis, 9/11 était le produit des néoconservateurs, dont nombre d’entre eux sont des alliés juifs d’Israël, de Dick Cheney, et d’Israël. Son objectif était de fournir le nouveau Pearl Harbour dont les néoconservateurs disaient qu’il était nécessaire pour lancer leurs guerres de conquête au Moyen-Orient.  Je ne sais pas si c’était prévu depuis longtemps, mais Silverstein [propriétaire des tours du World Trade Center, NdT] en faisait visiblement partie et il avait acheté le World Trade Center très peu de temps avant le 11 septembre.

    Quant à l’attentat contre le Bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, à Oklahoma City, le général Partin, de l’US Air Force, expert en munitions dans ce corps d’armée, a préparé un rapport d’expert prouvant indubitablement que le bâtiment a explosé de l’intérieur et que le camion piégé était un leurre. Le Congrès et les médias ont ignoré ce rapport. Le bouc émissaire, McVeigh,  était déjà désigné, et c’était la seule histoire autorisée.

    The Saker :  Pensez-vous que les gens qui dirigent aujourd’hui les États-Unis réalisent qu’ils sont sur une trajectoire de collision avec la Russie, qui pourrait conduire à la guerre thermonucléaire ?  Si oui, pourquoi prendraient-ils un tel risque ? Croient-ils vraiment qu’au dernier moment la Russie va flancher et céder, ou croient-ils réellement qu’ils peuvent gagner une guerre nucléaire ?  N’ont-ils pas peur que dans une conflagration nucléaire avec la Russie ils perdent tout ce qu’ils ont, y compris leur pouvoir et même leur vie ?

    Paul Craig Roberts : Je suis aussi perplexe que vous. Je pense que Washington est perdu dans l’orgueil et l’arrogance et qu’il est plus ou moins fou. En outre, il est convaincu que les États-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire avec la Russie. Un article paru dans Foreign Affairs vers 2005 ou 2006 arrivait à cette conclusion.  La croyance dans la possibilité de gagner une guerre nucléaire a été stimulée par la foi dans les défenses anti-missiles balistiques. L’argument est que les États-Unis peuvent toucher la Russie tellement fort dans une première frappe préventive que celle-ci ne riposterait pas, de peur d’un second coup.

    The Saker :  Comment évaluez-vous l’état de santé présent de l’Empire ?  Pendant de nombreuses années, nous avons vu des signes évidents de déclin, mais il n’y a pas encore d’effondrement visible. Croyez-vous qu’un tel effondrement est inévitable et, si non, comment pourrait-il être évité ?  Verrons-nous le jour où le dollar américain deviendra soudain sans valeur ou un autre mécanisme précipiter la chute de cet Empire ?

    Paul Craig Roberts :  L’économie états-unienne a été vidée de sa substance. Il n’y a pas eu de véritable augmentation du revenu familial médian depuis des décennies.  Alan Greenspan, lorsqu’il était président de la Fed, a recouru à l’expansion du crédit à la consommation pour compenser l’absence d’augmentation du revenu des consommateurs, mais la population est maintenant trop endettée pour s’endetter davantage.  Il n’y a donc rien pour stimuler l’économie. Donc il y a eu tellement d’emplois dans la fabrication et les services professionnels négociables, comme l’ingénierie informatique, qui ont été délocalisés à l’étranger, que la classe moyenne a diminué.  Les diplômés de l’université ne peuvent pas avoir un emploi qui leur permette une vie indépendante. Donc ils ne peuvent pas fonder une famille, acheter des maisons, des appareils, des meubles et des accessoires pour la maison. Le gouvernement prend des mesures pour maintenir une inflation basse sans mesurer l’inflation, et un chômage bas sans mesurer le chômage.  Les marchés financiers sont truqués et l’or est maintenu artificiellement en baisse malgré une augmentation de la demande, grâce à la vente à découvert sur les marchés à terme. C’est un château de cartes qui a résisté plus longtemps que je ne le pensais. Apparemment, le château de cartes peut tenir debout jusqu’à ce que le reste du monde cesse de maintenir le dollar US comme réserve.

    Peut-être l’empire a-t-il infligé trop de stress à l’Europe en l’impliquant dans un conflit avec la Russie. Si l’Allemagne, par exemple, se retirait de l’Otan, l’empire s’effondrerait, ou si la Russie pouvait avoir l’illumination de financer la Grèce, l’Italie et l’Espagne en échange de leur sortie de l’euro et de l’Union européenne, l’empire subirait un coup fatal.

    Ou alors la Russie pourrait dire à l’Europe qu’elle n’aura pas le choix d’épargner les capitales européennes avec des armes nucléaires maintenant qu’elle a rejoint les États-Unis pour lui faire la guerre.

    The Saker :  La Russie et la Chine ont fait quelque chose d’unique dans l’histoire et elles sont allées au-delà de la manière traditionnelle de former une alliance : elles ont accepté de devenir interdépendantes – on pourrait dire qu’elles ont convenu d’une relation symbiotique. Croyez-vous que ceux qui sont chargés de l’Empire ont compris le mouvement tectonique qui vient de se produire ou s’enfoncent-ils simplement dans un déni profond parce que la réalité leur fait trop peur ?

    Paul Craig Roberts :  Stephen Cohen dit qu’il n’y a tout simplement pas de discussion sur la politique étrangère. Il n’y a pas de débat. Je pense que l’empire pense que cela peut déstabiliser la Russie et la Chine et que c’est la raison pour laquelle Washington a des révolutions de couleur en cours en Arménie, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Comme Washington est déterminé à empêcher la montée d’autres pouvoirs et est perdu dans l’orgueil et l’arrogance, il croit probablement que cela réussira. Après tout, l’Histoire a choisi Washington.

    The Saker :  A votre avis, les élections présidentielles ont-elles encore de l’importance et, si oui, quel est votre meilleur espoir pour 2016 ?  J’ai personnellement très peur de Hillary Clinton dont je vois qu’elle est une personne exceptionnellement dangereuse et carrément mauvaise, mais avec l’influence néocon actuelle chez les Républicains, pouvons-nous vraiment espérer qu’un candidat non néocon puisse remporter l’investiture du GOP (Parti Républicain) ?

    Paul Craig Roberts :  La seule élection présidentielle qui pourrait avoir de l’importance serait si le président élu avait un fort mouvement derrière lui. Sans un mouvement, le président n’a aucun pouvoir indépendant et personne à désigner qui exécutera ses ordres.  Reagan avait quelque chose comme un mouvement, juste assez pour que nous soyons en mesure de traiter la stagflation malgré l’opposition de la CIA et du complexe militaro-sécuritaire.  En plus, Reagan était très vieux et il venait d’une époque où le président avait du pouvoir et il agissait en conséquence.

    The Saker :  Qu’en est-il des forces armées ?  Pouvez-vous imaginer un président du Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) disant : « Non, Monsieur le Président, c’est fou, nous ne le ferons pas » ou attendez-vous des généraux qu’ils obéissent à tous les ordres, y compris le déclenchement d’une guerre nucléaire contre la Russie ?  Avez-vous un espoir quelconque que l’armée des États-Unis puisse intervenir et stopper les fous actuellement au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès ?

    Paul Craig Roberts :  L’armée américaine est une créature de l’industrie de l’armement. Le but, en devenant général, est d’être qualifié comme consultant pour l’industrie de la défense ou devenir un cadre dirigeant ou de faire partie du comité d’une entreprise de la défense. L’armée sert de vivier pour des carrières après la retraite, quand les généraux font beaucoup d’argent. L’armée américaine est totalement corrompue. Lisez le livre d’Andrew Cockburn, Kill Chain.

    The Saker :  Si les États-Unis marchent délibérément sur le sentier de la guerre avec la Russie – que devrait faire la Russie ?  Est-ce que la Russie devrait céder et accepter qu’être soumis est une option préférable à une guerre thermonucléaire ou devrait-elle résister et donc accepter la possibilité d’une guerre thermonucléaire ?  Croyez-vous qu’une démonstration de force délibérée et forte de la part de la Russie pourrait dissuader une attaque américaine ?

    Paul Craig Roberts : Je me suis souvent posé cette question. Je ne peux pas dire que je connais la réponse. Je pense que Poutine est suffisamment humain pour se rendre plutôt que de participer à la destruction du monde, mais Poutine doit répondre à d’autres à l’intérieur de la Russie et je doute que les nationalistes seraient favorables à une reddition.

    A mon avis, je pense que Poutine devrait se concentrer sur l’Europe et lui faire prendre conscience que la Russie s’attend à une attaque américaine et qu’elle n’aura pas d’autre choix que de faire disparaître l’Europe en réponse. Poutine devrait encourager l’Europe à sortir de l’Otan afin d’empêcher la Troisième Guerre mondiale.

    Poutine devrait aussi s’assurer que la Chine comprend qu’elle est ressentie par les États-Unis comme la même menace que la Russie et que les deux pays ont besoin de s’unir.  Peut-être que si la Russie et la Chine unissaient leurs forces pour une alerte nucléaire, pas la plus élevée, mais à un niveau élevé qui ferait reconnaître la menace américaine et communiquerait cette menace au monde, les États-Unis pourraient être isolés.

    Peut-être que si la presse indienne, la presse japonaise, la presse française et allemande, la presse britannique, la presse chinoise et la presse russe commençaient à rapporter que la Russie et la Chine se demandent si elles vont subir une attaque nucléaire préventive de Washington, le résultat serait d’empêcher l’attaque.

    Pour autant que je puisse parler de mes nombreux entretiens avec la presse russe, il n’y a pas de conscience russe de la doctrine Wolfowitz. Les Russes pensent qu’il y a une sorte de malentendu sur les intentions russes. Les médias russes ne comprennent pas que la Russie est inacceptable, parce qu’elle n’est pas un vassal des États-Unis. Les Russes croient toutes les conneries occidentales sur la liberté et la démocratie et ils croient qu’ils manquent des deux mais qu’ils font des progrès. En d’autres termes, les Russes n’ont aucune idée qu’ils sont visés pour être détruits.

    The Saker :  Quelles sont, à votre avis, les racines de la haine de tant de membres des élites états-uniennes à l’égard de la Russie ?  Est-ce que c’est seulement un vestige de la guerre froide, ou y a-t-il une autre raison à la russophobie quasi universelle au sein des élites états-uniennes ?  Même pendant la guerre froide, il était difficile de savoir si les États-Unis étaient anti-communistes ou antirusses. Y a-t-il quelque chose dans la culture russe, la nation ou la civilisation, qui déclenche cette hostilité et, si oui, qu’est-ce que c’est ?

    Paul Craig Roberts : L’hostilité à l’égard de la Russie remonte à la doctrine Wolfowitz :

    « Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace sur l’ordre [international] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, suffire à produire l’énergie mondiale. »

    Pendant que les États-Unis se concentraient sur leurs guerres au Moyen-Orient, Poutine a redressé la Russie et bloqué l’invasion de la Syrie et le bombardement de l’Iran projetés par Washington.  Le premier objectif de la doctrine néocon a été violé. La Russie devait être remise à l’ordre. C’est l’origine de l’attaque de Washington contre la Russie. Les médias états-uniens et européens dépendants et captifs répètent simplement la menace russe au public, qui est insouciant et mal informé autrement.

    Le délit de la culture russe est là aussi – la morale chrétienne, le respect de la loi et de l’humanité, la diplomatie au lieu de la coercition, les mœurs sociales traditionnelles – mais tout ça est à l’arrière-plan. La Russie (et la Chine) sont haïes car elles sont le miroir qui reflète l’hybris de Washington, sa puissance unique et unilatérale. C’est ce miroir qui conduira à la guerre.

    Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une attaque nucléaire préventive de Washington, ils seront détruits.

    Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

    Lire aussi :

    La Russie menacée de guerre par les Etats-Unis (« Russia under attack »)

    Quelques rappels :

    Stephen Cohen : La guerre entre l’Otan et la Russie est une réelle possibilité

    L’OTAN, un danger pour la paix mondiale (I. Wallerstein)

    Michel Raimbaud, ambassadeur de France : « Les Etats-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

    Etats-Unis : un projet de loi pour renverser Poutine

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    Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

    L’Histoire retiendra qu’en septembre 2013 la Russie a évité une guerre mondiale en arrêtant deux missiles de l’OTAN et en offrant à Obama une sortie honorable à la crise des armes chimiques en Syrie. De la domination sans partage des Etats-Unis on a alors basculé dans un système multipolaire plus respectueux de l’équilibre des forces. Tout n’est pas réglé, loin s’en faut. L’Empire aux abois a reporté sa soif d’expansion sur la malheureuse Ukraine et l’agression contre le régime de Bachar-el-Assad s’est poursuivie avec une férocité redoublée au nom de la « guerre contre le terrorisme ». OD

    Latuff_2013_Syria_Obama_Hollande_Arab_League[Un article de The Australian Voice traduit par Diane pour Arrêt sur Info]

    Les raisons officielles

    Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses : la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre…

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    Sputnik arrive en France

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    Dernières infos

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    L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE)

    Ayant privé la Russie du droit de vote, certains délégués à la session de l’APCE se livraient à une sorte de « règlement de comptes » au lieu de chercher la sortie de crise ukrainienne.

    La situation actuelle autour de la délégation russe à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) est à la fois stupide et dangereuse, a déclaré jeudi à Sputnik Thierry Mariani, président de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l’Assemblée.

    Selon le parlementaire, on avait bien l’impression mercredi que certains délégués réglaient les comptes avec la Russie au lieu de chercher des voies à emprunter pour désamorcer la crise en Ukraine.

    La situation en Ukraine est dramatique, des milliers de morts, près d’un million de réfugiés. Cela ne peut plus continuer. Il faut chercher l’issue à la situation, et la voie de sortie de la crise passe par le dialogue, a indiqué M.Mariani qui trouve cette situation parfaitement stupide et dangereuse.Il a rappelé que l’APCE avait été l’unique assemblée où la discussion était toujours possible, alors que le vote contreproductif de mercredi rendait impossible le dialogue (avec la Russie, ndlr).

    L’APCE a privé mercredi la délégation russe du droit de vote et de participation aux organes dirigeants de l’Assemblée jusqu’à avril prochain.

    Suite à cette décision, le chef de la délégation russe à l’APCE Alexeï Pouchkov a annoncé que la Russie ne participerait pas aux réunions de l’Assemblée jusqu’à la fin de 2015.

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    La nouvelle « guerre froide », qui a déjà commencé entre la Russie et les Etats-Unis, risque de dégénérer en guerre réelle, estime Mikhaïl Gorbatchev.

    ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev

    Une nouvelle « guerre froide » a débuté entre la Russie et les Etats-Unis, mais Washington pourrait déclencher une guerre réelle, a affirmé jeudi l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev cité par l’agence Interfax.

    « L’Amérique et l’Union européenne parlent sans cesse des sanctions contre la Russie. Ont-elles définitivement perdu la tête? », a demandé le dernier dirigeant soviétique.

    Afin de mettre en œuvre « leur idée générale de triomphalisme », les Etats-Unis ont entraîné la Russie dans une nouvelle « guerre froide », a constaté Mikhaïl Gorbatchev.

    « Malheureusement, je ne peux plus affirmer que la «guerre froide» ne dégénère pas en guerre «chaude». Cette perspective est à craindre », a conclu l’ex-président soviétique.

    Plus sur http://fr.sputniknews.com/

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    Russie: Medvedev appelle à la consolidation face à la crise

    MOSCOU, 28 janvier – RIA Novosti/La Voix de la Russie Le premier ministre russe Dimitri Medvedev a appelé mercredi à la consolidation face à la crise indépendamment des préférences politiques.

    « Face à la crise, la consolidation est indispensable. On doit même écarter ses préférences politiques. Il est clair que chaque force politique a ses préférences politiques, et Russie Unie répond de tout le pays, car nous nous trouvons au pouvoir. Quoi qu’il en soit, la consolidation est à présent extrêmement nécessaire », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec les responsables du parti Russie Unie.

    RIA Novosti

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    Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

    (source : Stratpol)

    « Ce qui se passe en ce moment entre la Turquie et la Russie est assez révolutionnaire (…) La Turquie se rend compte que la Russie a quelquefois des objectifs politico-stratégiques qui vont à l’encontre des siens mais que c’est quelqu’un à qui on peut parler et qui est fiable… et qui ne va pas s’immiscer à l’intérieur d’un pays – notamment d’un pays ami – pour renverser le gouvernement afin d’en avoir un plus favorable. Aujourd’hui, avec sa politique étrangère, la Russie est un allié qu’on cherche, qu’on veut avoir avec soi parce qu’on sait qu’il est fiable ».

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    Solidarité Ouvrière

    Les Echos, 30 décembre 2014 :

    Les 400 humains les plus riches concentrent une fortune de 4.100 milliards de dollars, selon Bloomberg. Elle n’a augmenté « que » de 2,3 % cette année, malgré la montée en puissance des milliardaires chinois.

    4.100 milliards de dollars…C’est le montant de la richesse des 400 personnes les plus riches de la terre selon Bloomberg. Elle s’est accrue de 92 milliards cette année, soit une progression de 2,3%. Une hausse moins impressionnante qu’en 2013, lorsque les 300 personnes les plus riches avaient vu leur fortune croître de 500 milliards de dollars. La performance des Bourses mondiales, notamment dans les pays émergents (Russie, Brésil…) ou en Europe, peut expliquer le ralentissement de la croissance, surtout exprimé en dollars. L’indice MSCI World n’a ainsi progressé que de 4% cette année, contre +24% en 2013.

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    ORIGINAL/ http://lemondealenversblog.com/2014/12/29/onu-quand-jerry-rawlings-denonce-lutilisation-abusive-de-cette-organisation-par-la-france-pour-renverser-les-regimes-africains/

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    Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n’a pas été tendre à l’égard de la politique de l’Occident en Afrique et dans le monde.

    Le leader ghanéen condamne fermement ce qu’il appelle “double standards” occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il.

    Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d’Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c’est le reflet d’une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d’ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

    Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l’effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé “la sauvagerie du capitalisme”».

    Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l’impunité sont à l’ordre du jour» a t-il déploré.

    L’ex-président ghanéen n’a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l’abattre comme un chien».

    En cause, «L’utilisation abusive de l’ONU par la France en Côte d’Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l’emprisonner à La Haye».

    L’homme d’Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».

    «Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l’Amérique si cette dernière n’était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

    Sévérine Toche

    source: http://lemondealenversblog.com/2014/12/29/onu-quand-jerry-rawlings-denonce-lutilisation-abusive-de-cette-organisation-par-la-france-pour-renverser-les-regimes-africains/

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    STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

    (!)Info minute – Revue de Presse

    Article de Nordine Grim publié le 15.12.2014 sur le site du quotidien El Watan. Nous le reprenons avec l’aimable autorisation de la rédaction.

    Depuis que le Conseil des ministres a donné son feu vert à l’exploitation du gaz de schiste dans le Sahara algérien, Sonatrach a entrepris avec une célérité déconcertante les premiers essais de compression à In Salah, où se trouve l’un des plus prometteurs gisements de gaz non conventionnel.

    Si le test s’avère concluant, notamment au plan de l’importance des réserves, l’exploitation commerciale de ce puits pilote ne devraitLE PÉTROLE DE SCHISTE AMÉRICAIN RÉDUIT LA MARGE DE L'OPEP pas tarder à être engagée en même temps que l’exploration des gisements potentiels de Hassi Berkine, Gadamès, Timimoun, Reggane et Tindouf, desquels on prétend déjà tirer pas moins de 19 000 milliards de m3 de gaz. Cette précipitation est pour le moins troublante, et l’on se pose la question…

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    Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

    Pierre Moscovici merveilles« Que vous ayez ou non de l’argent, dépensez-le. Voilà ce que conseille aujourd’hui le gouvernement ukrainien.

    Cette philosophie n’est bien entendu pas différente de celle de n’importe quel autre pays, y compris des Etats-Unis.

    Mais l’Ukraine est proche du défaut.

    Voici un extrait de l’article Ukraine Can’t Scrimp on Military Spending as S&P Rating Cut :

    Le lendemain de la réduction de la note de crédit de son pays, le président ukrainien a annoncé que le budget de l’an prochain ne devrait pas prévoir d’économies sur le domaine militaire, et devrait prendre en ligne de compte la possibilité d’une invasion.

    « La guerre nous a rendus plus forts, mais elle a détruit notre économie, a déclaré Poroshenko. Il y a un domaine sur lequel nous ne pouvons nous permettre de faire des économies, et c’est celui de la sécurité nationale ».

    L’Ukraine finalise son plan fiscal pour l’an prochain, alors que le…

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     Crédit photo © Reuters
     Lourde récession à l’horizon en Russie ?

    (Boursier.com) — Le ministre des Finances russe vient de dévoiler quelques prévisions économiques pour l’année prochaine. Anton Silouanov, cité par les agences russes, se montre avant tout optimiste en ce qui concerne la crise monétaire. Selon lui, la crise du rouble est tout simplement terminée !
    Vers une chute du PIB ?

    Il estime néanmoins que si le baril de pétrole se maintient à son niveau actuel, autour des 60$, l’économie russe pourrait chuter de 4% en 2015. Le déficit budgétaire du pays ressortirait de son côté à 3% l’an prochain. Le ministre précise que des efforts budgétaires pourraient être nécessaires, notamment dans le secteur de la Défense.

    LIRE plus sur http://www.boursier.com/actualites/economie/lourde-recession-a-l-horizon-en-russie-26573.html

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    ONU

    Armer Désarmer

    ASER_BD

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Ce mercredi 24 décembre 2014, un peu plus d’un an et demi après son adoption aux Nations Unies le 2 avril 2014, le premier traité sur le commerce des armes (TCA) de l’histoire, entre en vigueur. A ce jour, 60 États l’ont ratifié. Ce TCA, plus important traité international de ce début de XXI° siècle, régit les plus hautes normes au monde en termes de contrôle des transferts d’armes classiques, au delà des normes jusqu’ici instaurées par les accords régionaux africains, américains ou de l’Union Européenne. Il s’agit, pour beaucoup d’États Parties au TCA, de mettre notamment en œuvre les critères rigoureux d’ « évaluation du risque d’usage des armes » dont ils autoriseront désormais l’exportation.

    ASER (Action Sécurité Éthique Républicaines), qui continue de travailler en relation avec de nombreux gouvernements pour faire avancer une interprétation rigoureuse des articles 6 et 7 de ce traité, tient à saluer ce…

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