Articles Tagués ‘politique monétaire’

Le Blog de Philippe Waechter

Vous trouverez ci-dessous le lien vers un article « The World Has Changed, and There Is a Need for Proactive Fiscal Policies » que j’ai publié dans la revue « International Banker » en janvier. Il analyse la dynamique conjoncturel et le déséquilibre des politiques économiques mises en oeuvre.

« There is an economic and political malaise in many developed countries. For most of them, their growth profile is lower than what it was before the 2007/2008 crisis. In the US, the trend growth is marginally above 2 percent, and this cycle is the weakest since World War II. And even if the unemployment rate is low, close to full employment, the perception is that there are still rooms for improvement, but in an environment without wage pressures. This is a new situation….« 

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La dynamique de croissance des pays développés a changé avec la crise. Le régime de croissance n’est plus comparable. La longueur de la crise a provoqué une dynamique de l’investissement plus limitée de telle sorte que la dynamique de l’emploi est plus réduite et que la croissance potentielle est franchement affectée à la baisse. Elle est probablement voisine de 1% en zone Euro désormais contre une tendance de 2% avant la crise. C’est très insuffisant pour disposer d’un marché du travail créant de nombreux emplois mais aussi pour financer le modèle social.

Sur le graphe on observe que la croissance sur 5 ans est plus faible que le rythme observé avant 2007. Seule l’Allemagne a une dynamique de croissance similaire, sa demande interne n’a pas été affectée par la rupture de 2008/2009 qui caractérise tous les autres pays industrialisés.
Pour tous les autres,

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Voici les points saillants à retenir de la conférence de presse de Mario Draghi à l’issu du comité de politique monétaire de la BCE

  1. Les taux d’intérêt de la BCE sont restés inchangés. Mario Draghi a précisé qu’ils resterait à ce niveau bas ou plus bas pour une longue période (extended period)
  2. Les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact positif sur les conditions financières
  3. Les taux d’intérêt ne remonteront que lorsqu’il y aura davantage de croissance et d’inflation.
  4. Les signaux conjoncturels sur l’activité sont plus rassurants même s’ils restent insuffisants.
  5. L’inflation n’avait plus l’allure préoccupante qui était la sienne mais il faut désormais être patient. « Nous devons attendre » pour reprendre le terme de Mario Draghi
  6. Sur un plan plus conjoncturel il s’attend à un taux d’inflation négatif au cours des prochains mois et positif durant la seconde partie de l’année lorsque l’écart du  du prix du pétrole d’une année…

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Neuf points à suivre cette semaine dans la conjoncture globale

Point #1Pas d’accord à Doha, le prix du pétrole en repli
L’échec de la réunion de Doha, le dimanche 18 avril, traduit l’impossibilité d’un accord coopératif sur l’offre de pétrole.
A Doha, seize pays producteurs avaient rendez vous avec pour objectif de stabiliser la production de pétrole. Parmi les pays se trouvaient la Russie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Venezuela et quelques autres. Il n’y avait pas les Etats-Unis et l’Iran n’était là qu’en observateur.
Le souhait, annoncé depuis la mi février, était de stabiliser la production de pétrole au niveau de janvier 2016 pour les pays signataires. L’objectif premier était d’éviter une baisse supplémentaire du prix de l’or noir alors qu’il était au voisinage de USD 30. La stabilisation de la production pour les 2 principaux producteurs aurait permis de prendre l’avantage lorsque la production américaine se…

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9 éléments à suivre cette semaine pour appréhender la conjoncture

Premier pointLa dynamique mondiale reste limitée
Les chiffres du commerce mondial ont été publiés pour le mois de novembre. Sa progression sur un an est de 2%, soit une progression qui reste en-dessous de ce qui était observé avant la crise de 2008. L’Asie hors Japon est la région la plus pénalisante pour l’évolution des échanges avec une contribution négative. Les Etats-Unis n’ont pas non plus une contribution forte mais elle est positive. La zone Euro et l’Afrique et le Moyen-Orient ont une contribution positive aux échanges

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Periscope – BCE, Fed et Emploi US

Le Periscope fait à 1600 est en ligne dans la vidéo ci-dessous.
Philippe Waechter évoque les enjeux de la politique monétaire de la BCE, la stratégie de la Fed et le profil de l’Emploi américain pour le mois de novembre.

Voici 3 graphes que j’évoque dans la vidéo
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Au regard du graphe ci-dessous, on constate que la Fed réagit au cycle manufacturier.
C’est sa dynamique qui conditionne le profil cyclique de l’économie engendrant d’éventuelles tensions et de possibles interventions de la banque centrale. C’est pour cela que le chiffre de l’ISM d’aujourd’hui est préoccupant.
Au-delà de l’éventuelle nécessité de voir la Fed agir, il traduit une fragilité du cycle américain. Cela ne sera pas neutre pour l’économie globale. Cela pourrait modifier en profondeur les attentes sur la politique monétaire US et donc sur le profil du dollar. C’est cette partie là qui est la plus ennuyeuse. Les soucis constatés dans les émergents ne sont pas finis en raison de la volatilité des changes qui pourrait s’observer.
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L’indice ISM du secteur manufacturier n’était pas tombé sous le seuil de 50 depuis novembre 2012. Il avait alors été calculé à 48.9 avant de rebondir à 50 en décembre. L’épisode de novembre 2015 durant lequel l’indice est tombé à 48.6 sera -t-il similaire? C’est la première interrogation.
L’autre question est que cette faiblesse de l’activité manufacturière ne va pas pousser la Fed à agir dans la précipitation. Depuis 1986, la banque centrale américaine n’a jamais remonté son taux de référence lorsque l’ISM manufacturier est en dessous du seuil de 50.
La probabilité de voir la Fed changer de stratégie s’est nettement atténuée après la publication de l’indicateur (inférieure à 50%)
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Interview sur la politique monétaire américaine publiée sur le site Atlantico.fr
Retrouvez le sur le site ici

Atlantico : La Fed a annoncé qu’elle laisserait inchangé ses taux d’intérêts mais qu’elle pourrait procéder à l’amorce d’un resserrement en décembre. Ce qui a, en partie, pu surprendre les marchés financiers. Cette décision peut-elle est interprétée comme un durcissement de la politique monétaire américaine ?
Philippe Waechter : Lors de la conférence de presse de septembre, la Fed était sortie du jeu alimentant l’idée que toute hausse des taux était potentiellement exclue pour 2015.
En supprimant la référence aux évolutions externes (volatilité des marchés et croissance globale) et en ajoutant une référence à ce qui pourrait être fait lors du prochain meeting, la Fed est revenue dans le jeu. Il n’était pas attendu de changement de politique monétaire lors de cette réunion, il n’y en a pas eu mais la Fed s’est…

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Cinq éléments à retenir cette semaine sur le plan macroéconomique

1 – L’économie chinoise ralentit. Au troisième trimestre, le PIB s’est inscrit en variation annuelle à 6.9% contre 7% lors des deux précédents trimestres. Néanmoins, la variation sur les 3 mois d’été par rapport aux 3 mois du printemps est de 7.4% en taux annualisé, comme au 2ème trimestre.
Chine-2015-T3-PIBParmi les composantes, on retiendra la stabilisation des ventes de détail hors inflation au voisinage de 9% sur un an, le repli de la production industrielle en septembre à 5.7%, c’est le chiffre le plus bas depuis mars et le recul supplémentaire de l’investissement à 10.3%. On notera que la composante liée à l’immobilier ralentit aussi de façon significative à 2.6%. C’est une valeur qui n’avait pas été observée depuis le premier trimestre 2009.

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Le chiffre de l’emploi est en net ralentissement depuis le mois d’août. En septembre, 142 000 emplois ont été créés simplement et le chiffre de créations d’août a été nettement révisé à la baisse à 136 000 contre 173 000 initialement annoncé.
Depuis le début de l’année le chiffre moyen de création d’emplois est de 198 000 contre 238 000 en 2014 sur la même période.
Sur le graphe on observe clairement le changement de tendance. Les chiffres de 2015 sont sur les 2 derniers mois nettement en-dessous de ceux de 2014.
Il est cependant clairement trop tôt pour parler de changement de régime.

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Dans sa décision de ne pas augmenter ses taux d’intérêt, la Fed suggère simplement qu’elle préfère agir plus tard que trop tôt. Elle a encore le sentiment, notamment au regard de l’environnement global et du risque qui y est associé, que c’est un peu trop tôt. Un choc sur l’économie globale pourrait modifier la trajectoire de l’économie US et cela la Fed ne le souhaite. Elle préfère que la trajectoire de cette économie soit plus robuste.

Est ce que les conditions auront changé en décembre ? Ou sera t il nécessaire d’attendre 2016? Il est encore trop tôt pour le dire mais la Fed ne semble pas pressée d’agir.

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Dans une maison de courtage à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 24 août 2015. 

Crise chinoise : les Bourses européennes clôturent en forte baisse, Paris chute de 5,35%

Les investisseurs s’alarment, lundi, des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

LIRE: http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/direct-inquietes-pour-l-economie-chinoise-les-bourses-europeennes-decrochent_1054549.html#xtor=EPR-51-%5Bdirect-inquietes-pour-l-economie-chinoise-les-bourses-europeennes-decrochent_1054549%5D-20150824-%5Bbouton%5D

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L’économie globale manque de perspectives de croissance à moyen terme (voir ici).
Si l’on veut comprendre la dynamique récente des marchés financiers et des matières premières c’est par ce prisme qu’il faut commencer.
Cette perception s’est accentuée récemment avec l’évolution de la situation en Chine. Jusqu’à présent, les autorités chinoises avaient géré le ralentissement de leur croissance avec des mesures internes. Cela s’était traduit notamment par des évolutions rapides de l’endettement des entreprises publiques. Cela n’a fonctionné qu’un temps (voir ici). Le soutien via le marché des actions n’a pas bien fonctionné non plus.

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great-financial-crisis-ahead« La plupart des gens ignorent totalement que 2007-2008 n’était qu’un avant-goût de ce que nous allons bientôt connaître. Les 60 000 milliards $ supplémentaires de crédit et de monnaie imprimée depuis, ainsi que la baisse des taux d’intérêt à zéro, ont donné au monde l’impression que tout va pour le mieux à nouveau.

Je vais être très clair : rien ne va bien. Huit ans après le début de la Grande crise financière, l’économie de la bulle spéculative s’est maintenant étendue jusqu’à la deuxième plus grande économie, la Chine. La Chine a augmenté sa dette de façon exponentielle, en la faisant passer de 2 000 milliards $ à 28 000 milliards $ depuis le début de ce siècle. Une grande partie de cette dette a servi à financer des « éléphants blancs » et des villes fantômes. Il serait surprenant que le total des mauvaises dettes de la Chine soit inférieur à 10 000 milliards $ lorsque tout cela prendra fin.

Cette bulle a aussi infecté la plupart des marchés émergents. Avec une augmentation massive des dettes, un dollar plus fort et les prix des matières premières qui s’effondrent, presque toutes les économies émergentes sont au bord du précipice. Comme Michael Snyder, du Economic Collapse Blog, l’a récemment fait remarquer, 23 Bourses mondiales sont actuellement en train de s’effondrer. Parmi ces 23, 22 sont des économies émergentes, et la 23ème est la Grèce qui, définitivement, n’est pas émergente, mais qui s’enlise dans la Méditerranée. Mais ne croyez pas que cette épidémie n’affectera que les économies émergentes… Non, cette contagion s’étend déjà vers l’Ouest et nous verrons bientôt des marchés boursiers s’effondrer, ce qui étonnera beaucoup de personnes et provoquera une panique dans l’économie mondiale. Cet automne pourrait marquer le début de la fin de cette expérience, vieille de cent ans, de manipulation et de répression du système financier par les banquiers et les banques centrales.

La Grande crise financière de 2007-2009 va se transformer en Grande catastrophe financière. Cela pourrait se traduire par une remise à zéro majeure, mais plus probablement par un effondrement de l’économie mondiale, du système financier et du système mondial politique. Et cela ne se fera pas sans heurts. Cela prendra beaucoup de temps et il y aura des faillites de pans majeurs du système financier, même de plusieurs pays. Cela provoquera aussi des troubles sociaux, une hausse des conflits, de la pauvreté et de la famine.

Je suis conscient que ces prédictions sont alarmistes et ressemblent à un scénario d’Apocalypse. J’espère sincèrement me tromper. Mais, malheureusement, le risque que cela se réalise, au moins partiellement, est très grand, après cent ans d’excès dans un monde bâti sur aucune fondation solide, mais plutôt sur un océan de dette et de monnaie imprimée. Tous ces prix Nobel d’économie, ces banquiers centraux, et les gens ordinaires se rendront compte, dans la douleur, que les morceaux de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie » ne peuvent pas créer de richesse véritable et durable.

Pour les quelques privilégiés qui ont un patrimoine à protéger, il est essentiel de posséder de l’or et de l’argent en-dehors du système bancaire. À la fin de cette remise à zéro, il est à souhaiter que l’on assiste à l’émergence d’un monde basé sur la récompense du vrai travail et du vrai investissement, ayant de réelles valeurs éthiques et morales, ainsi qu’un système monétaire sain. Mais le chemin pour y arriver sera long et difficile ».

Egon von Greyerz, GoldSwitzerland (via Goldbroker.fr), le 21 août 2015

SOURCE:https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/08/23/la-grande-catastrophe-financiere-e-von-greyerz/#more-32894

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J’ai donné un interview à Capital.fr. Le texte a été repris sous forme d’article par Nicolas Gallant. Le lien pour la publication originale est ici http://bit.ly/Bresil-Capital-PW

Le Brésil est à la peine. Entre 1 et 2 millions de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester contre la présidente Dilma Rousseff, prise en tenailles entre une économie chancelante et des affaires de corruption. Le ralentissement de l’économie de son principal partenaire commercial, la Chine, l’effondrement des cours des matières premières, les coupes budgétaires et une politique monétaire restrictive plombent la croissance. Parmi les grandes économies, le Brésil est ainsi celle qui alimente le plus d’inquiétudes, juge ainsi Philippe Waechter, chef économiste à Natixis Asset Management.

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Plusieurs points à relever cette semaine

Le premier est le chiffre de croissance très réduit aux Etats-Unis au premier trimestre. La hausse de l’activité n’a été que de 0.2%, en taux annualisé, très en dessous du consensus (1%) mais très proche des prévisions de la Fed d’Atlanta (0.1%). L’acquis est de 1.4% pour 2015 à la fin du premier trimestre.

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lire le verbatim: Ma Chronique du 4 Mai.

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Chronique hebdomadaire du 4 Mai

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/WTv-CHebdo-4Mai-PW

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Publié le par Philippe WAECHTER

Très intéressante discussion par Ben de la règle de Taylor appliquée à la politique menée par la Federal Reserve américaine.

La règle de Taylor formalisée, en 1993, par l’économiste John Taylor lie le taux des fed funds à l’activité économique (mesurée en écart par rapport au potentiel) et à l’inflation (mesurée en écart à l’objectif de la Fed (2%)). Bernanke montre que cette règle décrit assez bien le profil du taux des fed funds piloté par la Banque centrale.  Taylor indique qu’il y a des écarts significatifs entre le taux observé et le taux calculé selon la règle. Il en conclut que la politique monétaire au début des années 2000 et durant la crise a probablement été trop accommodante.


Néanmoins Bernanke suggère qu’en s’écartant de certaines hypothèses  du papier initial de Taylor, la politique monétaire serait mieux décrite. En modifiant la règle il indique que la Fed a plutôt bien piloté sa politique monétaire y compris dans la période de crise.

Les changements pris en compte par l’ancien président de la Fed sont l’utilisation du taux d’inflation sous-jacent plutôt que le déflateur du PIB pour mesurer l’évolution des prix et une plus grande sensibilité de la politique monétaire à l’évolution de l’activité (le paramètre 1.0 dans le graphe au lieu de 0.5 dans la formule initiale)


En d’autres termes l’économiste Ben Bernanke félicite le président de la Fed Bernanke Ben pour la politique que ce dernier a mis en place.

Au delà de ce point, la discussion notamment sur le caractère automatique d’une règle monétaire que certains républicains voudraient imposer à la Fed est pertinente.  Pour imposer une règle il faudrait que les membres du comité de politique monétaire de la Fed soient d’accord sur le positionnement de l’économie dans le cycle. On constate qu’actuellement ce n’est clairement pas le cas. Les discussions relatives à l’équilibre du marché du travail trahissent ces désaccords. Comment dès lors positionner les paramètres de la règle monétaire à appliquer ? La règle permet de jauger la politique monétaire mais elle ne fixe pas l’état de l’économie à partir duquel elle doit être mise en œuvre.

SOURCE: http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/04/29/leconomiste-ben-bernanke-felicite-bernanke-ben-le-president-de-la-fed/

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La BCE, les banques et la politique monétaire

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/Wtv-BCE-Bques-PM-PW

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Verbatim de la chronique du jour

La politique monétaire de la BCE veut, dans la durée, maintenir des taux d’intérêt très bas et peser sur la valeur de l’euro. Sur ces deux aspects, elle vise à accroitre les dépenses présentes des consommateurs et des entreprises plutôt que de les voir être reportées dans le temps. La zone Euro souffre d’une dynamique interne insuffisante et donc de dépenses immédiates trop réduites pour caler l’activité sur une trajectoire plus ambitieuse. Cependant, cela n’est pas suffisant pour permettre à l’économie de la zone Euro de converger vers ce cycle vertueux. Il faut pouvoir trouver le relais entre aujourd’hui et demain. Ce lien tant pour les entreprises que les ménages est le crédit.

Le souhait de la BCE est que les acteurs de l’économie dépensent davantage maintenant mais aussi qu’ils inscrivent ce comportement dans la durée, d’où l’accent mis sur le crédit.

LIRE sur La BCE, les Banques et la Politique Monétaire.

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En Suisse aussi, les clients vident leur compte en banque

En Suisse aussi les clients vident leur compte en banque

« L’inquiétude a surgi lundi dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps : « Taux d’intérêt négatifs, la peur d’une ruée sur le cash ». Vider ses comptes en banque n’est apparemment plus l’apanage des Grecs, tétanisés par les funestes menaces que fait courir la politique d’Alexis Tsipras. En Suisse, c’est l’action de la Banque centrale qui fait fuir le client. « Depuis que des taux d’intérêt négatifs de 0,75% ont été mis en place par la BNS au mois de janvier, tous cherchent des moyens d’y échapper, explique le journaliste. Certains clients préfèrent tout simplement retirer du cash pour le placer dans des coffres forts. Des rumeurs font même état de billets de 1000 francs qui pourraient venir à manquer »…

L’économie helvétique bloquée par des comportements anti-citoyens ? C’est ce que craint Thomas Jordan, le patron de la BNS pour qui ces tentatives « ne servent pas l’intérêt général de la Suisse dans le contexte actuel ». Gênée par le franc fort, l’activité est en train de chuter. Le FMI a enfoncé le clou lundi en prévoyant un taux de croissance de 0,75% seulement cette année, inférieur aux prévisions officielles. Or, échapper aux taux négatifs, c’est échapper à une mesure censée affaiblir le franc, s’inquiète la BNS. La monnaie risque de rester trop vigoureuse, d’autant que l’argent retiré des comptes aujourd’hui taxés n’est pas placé hors de Suisse. Le pays demeure le coffre fort qu’il a toujours été, au grand dam de Thomas Jordan.

Il y a deux mois, le patron de la Banque centrale avait provoqué un mini-séisme sur la planète finance en libérant le franc de ses entraves, déclenchant son envolée. A une échelle moindre, la Suède et le Danemark sont aussi contraints de taxer les dépôts dans leur devise, tout comme la BCE d’ailleurs, qui tente par ce moyen de relancer le crédit. Nul ne sait ce qui se passerait en cas de fuite généralisée devant la monnaie. Pourquoi pas le grand retour du troc ? »

Muriel Motte, L’Opinion, le 23 mars 2015

 

 

Lors de la conférence de presse de Janet Yellen* une question a été posée sur le timing du changement de la politique monétaire. Faut il agir plutôt plus rapidement ou est ce qu’une intervention plus tardive est préférable ?

Intervenir trop tard c’est prendre le risque d’être « behind the curve « . C’est à dire d’être en retard sur l’évolution conjoncturelle. Une mesure trop tardive est susceptible de laisser l’inflation se développer. Dès lors compte tenu du délai entre la mesure de politique monétaire et son impact sur la conjoncture il est souvent évoqué la possibilité de mesures préventives afin de contraindre l’inflation dès qu’elle se présentera.

L’idée est séduisante.  Cependant il faut être capable de déterminer le moment où l’inflation s’accélèrera de façon excessive.

Sur ce point, les banques centrales et les conjoncturistes n’ont pas été efficaces.  Les « Very Serious People » chers à Krugman attendent de l’inflation depuis 2008, depuis que les banques centrales ont mis en œuvre des politiques non orthodoxes. Les banquiers centraux revoient aussi régulièrement leurs perspectives d’inflation à la baisse.
Dès lors doit on conditionner la politique monétaire d’aujourd’hui à une inflation qui pourrait s’accélérer demain, après demain ou encore plus tard. C’est prendre un risque sur la conjoncture car une remontée des taux la fragiliserait.
Cela veut dire que l’on doit voir les premières manifestations de l’inflation avant de changer de stratégie monétaire. Probablement que cela se traduira par une hausse de prix un peu au-dessus de la cible de la banque centrale mais cela n’est surement pas très grave au regard du risque d’une politique trop précocement restrictive.
C’est pour cela que Yellen a encore du temps avant d’agir.

http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/03/21/5047/

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Janet Yellen
Janet Yellen, née le 13 août 1946 à Brooklyn, est une économiste et professeur émérite américaine. Le 31 janvier 2014, elle succède à Ben Bernanke comme présidente du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis. Wikipédia

 

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LE VERBATIM

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