Articles Tagués ‘Marine Le Pen’

Carte Slate.fr (via Wikimedia Commons)

Face au FN, le «barrage républicain» a tenu.

Le barrage républicain a tenu, dans une ampleur plus grande que prévu: le Front national ne remporte aucune région à l’issue du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre. La gauche remporte cinq régions en métropole et la droite sept, tandis que les nationalistes l’emportent en Corse.

Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen sont battues dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la liste de gauche s’était retirée au profit de la droite, avec un écart plus grand qu’attendu (autour de 54% des voix pour Christian Estrosi, plus de 57% pour Xavier Bertrand). Le FN échoue également à gagner une des régions où il espérait l’emporter en triangulaire: il n’atteint que 27,5% des voix en Normandie, 36% en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine –où la liste PS s’était pourtant maintenue contre l’avis de la direction nationale–, 30% en Centre-Val de Loire et 32,5% en Bourgogne-Franche-Comté, restant à chaque fois «collé» à son score de premier tour (avec certes une participation supérieure).

La droite l’emporte donc en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, mais aussi en Île-de-France grâce à Valérie Pécresse, en Auvergne-Rhône-Alpes grâce à Laurent Wauquiez, en Pays de la Loire et en Normandie, où Hervé Morin offre sa seule victoire à l’UDI avec moins de 5.000 voix d’avance sur la gauche.

La gauche, elle, conserve la Bretagne (et très largement: avec plus de 51% des voix, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est le seul à atteindre la majorité absolue en triangulaire), Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le Languedoc-Roussillon, où l’ancienne ministre Carole Delga (44%) devance très largement Louis Aliot (35%), et les régions Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté, où elle l’emporte à chaque fois dans une triangulaire très serrée avec 35% des voix.

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Le FN battu mais à quel prix !

Voltaire, paraît-il, dans un propos souvent cité par les défenseurs de la liberté, soulignait qu’en désaccord avec son adversaire, il se battrait pourtant pour qu’il puisse s’exprimer autant que lui.

Il n’aurait pas aimé la campagne des élections régionales entre les deux tours.

Le Front national a été battu nettement dans les régions où on lui prêtait des chances après le premier tour et le plus symptomatique est la défaite éclatante de Marine Le Pen et plus serrée de Marion Maréchal-Le Pen avec les victoires respectives de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi fortement aidés par le retrait de la gauche (LCI).

Malgré le maintien de Jean-Pierre Masseret, Florian Philippot a été défait par Philippe Richert de LR. Une partie de la gauche a déserté le premier pour se reporter sur le dernier qui a eu sa revanche après un premier tour très décevant.

Avec une mobilisation des électeurs accrue au second tour – 4 millions de votants en plus -, on constate que le FN est resté sensiblement au même niveau qu’après le premier tour, sauf pour Marion-Maréchal Le Pen qui a sensiblement augmenté son score.

Le premier tour a permis aux citoyens de choisir, le deuxième a servi à exclure. Le plafond de verre demeure et même dans une configuration tripartite de notre vie publique, le FN est bloqué au moment même où il attend, au contraire, qu’on lui cède enfin le passage.

Si les résultats du second tour satisfont la multitude, dont je suis, qui désirait sa déconfiture politique, je continue à penser que le FN, dans l’espace républicain, a été maltraité et que notre République n’a pas été loin d’offrir une aussi piètre image du débat qu’en 2002.

A-t-on le droit d’affirmer une hostilité civique à l’encontre du FN et de se scandaliser du fait qu’il n’a pas été formellement appréhendé, médiatiquement et culturellement, comme l’équité l’aurait exigé ? L’esprit partisan doit-il gangrener tout ce qu’il touche ou bien pourra-t-on un jour espérer de la dignité et de la mesure plus que de l’invective ou de l’outrage ?

Le 13 novembre, Daech, le terrorisme islamiste ont massacré à Paris. Cette haine en vrai a été dévastatrice et elle a suscité enfin des réactions à sa mesure. La gauche aurait-elle appris, contre la mansuétude pénale ministérielle, la rigueur et le devoir pour une démocratie de s’armer contre tout ce qui la menace au quotidien et dans les crises de l’horreur ?

La campagne des élections régionales m’a fait songer à de la haine en blanc.

Pas de quoi être fier pour notre pays !

Le Premier ministre, à l’égard du parti en tête au premier tour, évoque honteusement un risque de guerre civile pour le combattre et ose soutenir l’attaque ignominieuse de Claude Bartolone mais, hypocrite, après avoir chauffé à blanc, Manuel Valls joue au calme et au rassembleur. Trop tard.

Quant à Bartolone, il a maintenu une diatribe indécente qui avait indigné au-delà même de la droite et révélé le triste visage de la gauche prétendument morale. Il y a tout de même une authentique morale qui conclut cette frénésie : Claude Bartolone a été battu et Valérie Pécresse est élue. La « serre-tête » a gagné et une minorité d’électeurs du FN a préféré voter « utile », en sa faveur, plutôt que gaspiller ses voix avec Wallerand de Saint-Just.

Le retrait de la gauche au second tour dans deux régions phare, contre la clarté et les évidences politiques, a créé une situation de confusion et d’équivoque. Pour nuire à un FN décrété non républicain, on a mis à mal la République : étrange manière de redonner du crédit à la politique et redonner confiance aux citoyens !

Après ce second tour et l’hystérie qui a présidé à la campagne, les interventions et les discours des responsables n’ont pas été à la hauteur sauf de la part de Xavier Bertrand qui a tout compris, qui a respecté les électeurs de tous bords et proposé surtout la nécessaire métamorphose de la politique, du rapport du pouvoir avec les citoyens et de la prise en compte enfin des désespoirs, des misères et des attentes populaires.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, le pragmatisme revanchard de l’un et la posture présidentielle de l’autre : on aura cette opposition en 2016. Et on n’oubliera pas Xavier Bertrand qu’on rêvait dans une ambulance et qui a gagné son pari en ne s’attachant qu’à sa région.

La défaite du FN est la conséquence à la fois de la perception de ce que ses projets économiques et sociaux ont d’aberrant, d’une semaine d’excitation qui a fait douter de notre santé républicaine et de la mobilisation contre-nature d’une gauche qui a préféré se suicider qu’exister jusqu’au courage de ses convictions.

Ouf, pensent beaucoup.

En 2017, si Marine Le Pen est au second tour, on recommencera comme en 2002 ?

Les socialistes appelleront à voter pour le candidat LR ou le gagnant de la primaire LR viendra au secours de l’adversaire socialiste ?

On trouvera un moyen pour faire barrage à toute force ou bien on acceptera de tirer les leçons de la démocratie et de ce qu’elle impose ? On criera au fascisme ou on incarnera concrètement la République ? On interdira sans interdire ?

Ce n’est pas parce que le FN n’est pas entré dans la pièce qu’il ne pourra jamais en pousser la porte ! La gauche et la droite, à force de faire bloc contre le FN, ne savent plus qui elles sont : elles en ont oublié de convaincre le peuple.

Le mépris, dans tous les cas, devra être remplacé par de la courtoisie républicaine dans la forme et de la vigueur et de l’honnêteté sur le fond.

Sinon, les victoires du 13 décembre feront le lit demain d’inévitables défaites.

http://www.philippebilger.com/

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Des partisans de Daesh © Arte/PAC Presse – 2015

L’argument est répété à longueur d’interviews par des personnalités comme Marine Le Pen ou Christian Estrosi : des terroristes se cacheraient parmi les migrants… Mais est-il crédible ? Autant le dire tout de suite : non, et on vous explique pourquoi.
On le voit depuis deux semaines, l’accueil des réfugiés syriens et irakiens n’est pas sans créer une certaine crispation dans une partie de la population. Avec pour leitmotiv le fameux risque d’une infiltration terroriste parmi les réfugiés. Le maire de Nice, par exemple, affirmait en août que « parmi les migrants nous avons des terroristes de Daesh qui s’infiltrent ».

La menace est-elle réelle ? Au ministère de l’Intérieur, on la balaie d’un revers de la main. Cette infiltration est un fantasme, un chiffon rouge agité par l’extrême-droite pour faire peur aux Français. Place Beavau, on assure que les migrants qu’on laisse entrer en France sont ceux qui veulent y demander l’asile. Or quand on fait une demande d’asile, on laisse nécessairement ses empreintes, on se fait photographier, et les services de l’OFPRA (l’office de protection des réfugiés) consultent les fichiers de police français et internationaux.

Trop risqué, trop lent, peu efficace

Si une personne est recherchée, ou signalée par exemple pour radicalisme, c’est non : elle n’obtiendra pas le statut de réfugié et pourra même être expulsée.

D’autre part, tout peut aussi se résumer en une question : quel avantage aurait l’organisation de l’État islamique à infiltrer l’un des siens parmi les migrants ? Les risques sont nettement supérieurs aux avantages. Le voyage vers l’Europe dure au minimum plusieurs semaines, il y a également un risque de périr en mer… Bref ce n’est pas le moyen le plus efficace pour parvenir à ses fins, quand d’autres filières existent.

La menace serait donc marginale, surtout si on la compare à la menace domestique. C’est celle qui est la plus préocupante. Le ministre rappelle ainsi Beauvau que Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche et les frères Kouachi étaient bel et bien français, et que Sid Ahmed Glam vivait en France depuis des années.

Par Géraldine Hallot, | 14 Septembre 2015 à 06:00
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Home FIGARO VOX Vox PolitiquePar Philippe Bilger

Mis à jour le 26/08/2015 à 15:14

FIGAROVOX/CHRONIQUE

Philippe Bilger analyse la crise familiale et politique au Front national. Il rappelle le goût de Jean-Marie Le Pen pour les affrontements partisans et les guerres internes.


Philippe Bilger est magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole. Il est chroniqueur au FigaroVox. Vous pouvez aussi le lire sur son blog.


Comme citoyen, on a le droit de s’inquiéter de l’évolution de partis qui sont pourtant aux antipodes de ses convictions. Que ce soit pour LR, le PS ou le FN.

Pour ce dernier, je suis lassé de devoir sans cesse montrer patte démocratique pour que me soit concédée l’autorisation de me pencher sur lui trop vite qualifié depuis des années, par facilité et paresse, de non républicain.

Ce qui se déroule en son sein dorénavant et qui suscite une curiosité médiatique abusive était prévisible et aujourd’hui cette interrogation centrale vient à l’esprit. Marine Le Pen, la présidente du FN, pouvait-elle agir autrement? Aurait-elle dû continuer, par affection filiale et complaisance politique, à laisser son père consciencieusement détruire une «dédiabolisation» qu’il ne supportait pas puisqu’elle le constituait comme un diable et semblait donner raison à ses adversaires?

Je n’ose pas imaginer que Marine Le Pen ait été à ce point dénuée d’intuition psychologique qu’elle n’ait pas pressenti ce qui allait advenir avec son père mis inévitablement sur la touche, dépossédé doublement de son aura: d’abord parce qu’elle avait pris officiellement sa relève et surtout comme elle avait mieux réussi que lui.

Lire toute l’analyse de Philippe Bilger: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/26/31001-20150826ARTFIG00165-philippe-bilger-jean-marie-le-pen-a-toujours-eu-la-passion-des-affrontements.php

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Yuval Steinitz, ministre israélien du Renseignement : “ stopper la course au nucléaire au Moyen-Orient “

Yuval Steinitz, ministre israélien du Renseignement : “ stopper la course au nucléaire au Moyen-Orient “Alors que les puissances mondiales tentent de trouver un accord sur le nucléaire iranien, l’Etat hébreu se tient prêt à le faire vaciller s’il estime qu’il menace sa sécurité. Israël a pour politique de ne jamais confirmer ni démentir détenir l’arme atomique. Le ministre israélien du Renseignement, Yuval Steinitz, nous a accordé une interview en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.

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Marine Le Pen « irréprochable » ? Le président du Crif rectifie
Alors que le Front national est donné en tête aux élections départementales par un nouveau sondage, Roger Cukierman a estimé qu’il s’agissait d » »un parti à éviter ». « Je crois qu’on est tous conscient dans le monde juif que derrière Marine Le Pen, qui est irréprochable personnellement, il y a tous les négationnistes, tous les vichystes, tous les pétainistes », a-t-il déclaré.
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Le décevant sommet d’Obama contre le « terrorisme »
Plus de 60 gouvernements et organisations étaient présents lors de cette réunion de 3 jours qui n’a cependant débouché sur aucune mesure concrète.
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Deux ex-ministres britanniques piégés par des journalistes
Londres – Des journalistes, qui se sont fait passer pour des hommes d’affaires, ont accusé deux ex-ministres britanniques d’avoir accepté, moyennant rétribution, d’user de leur influence pour favoriser une entreprise privée, selon leur enquête publiée dimanche.
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Grèce: le doyen de la gauche s’en prend au gouvernement Tsipras
Le député européen Manolis Glezos, 92 ans, figure historique de la gauche grecque et de la résistance, s’est fendu dimanche d’une critique virulente des concessions faites par le gouvernement grec dans ses négociations avec la zone euro. Il appelle les militants de Syriza, parti dont il est élu, à se réunir en urgence.
Plus sur http://isranews.com/
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Publié le 10-01-2015 à 13h02 – Modifié à 14h16

Avatar de Thomas GuénoléPar 

Politologue

LE PLUS. Le Front national a profité de l’émotion provoquée par les attentats en France pour mettre en avant son programme politique. Le parti méprisé par « Charlie Hebdo » regrette avec grand bruit aujourd’hui d’être mis à l’écart du deuil national. Certains l’aident même à faire du raffut. Selon notre chroniqueur Thomas Guénolé, le FN ne semble pas connaître la notion de recueillement.

Édité par Rémy Demichelis  Auteur parrainé par Mélissa Bounoua


Le Front national n’a pas été convié au rassemblement républicain du dimanche 11 janvier (E. LICHTFELD/SIPA).

Les assassinés de « Charlie Hebdo » étaient les ennemis politiques radicaux du FN, au point d’avoir essayé de faire légalement interdire ce parti. Le FN n’a donc pas sa place dans une marche organisée en leur honneur. Réciproquement, si un attentat tuait Jean-Marie Le Pen et si s’ensuivait une marche en son honneur organisée par le FN, son ennemi politique le plus résolu, Jean-Luc Mélenchon, se verrait refuser d’y participer si tant était qu’il le souhaitât.

C’est l’évidence même : il n’y a même pas matière à s’interroger.

L’indécence du FN : en recherche de légitimité

Indécence de Marine Le Pen, lorsqu’en pleine souffrance de tout un peuple, elle déploie son plan com’ de normalisation du FN sur les cadavres des victimes de l’attentat.

Elle profite de l’occasion pour faire de la réclame, en rappelant que le FN propose de rétablir la peine de mort. Elle exige d’être invitée à la marche républicaine du 11 janvier, pour que cela vaille certificat de républicanisme décerné à son parti. Face au refus, elle insiste, ouvrant et entretenant ainsi une polémique en plein deuil national. Indécence.

L’indécence des politiques : nourrir les polémiques

Indécence des vedettes politiques, lorsqu’en pleine douleur de toute une nation, elles poursuivent leur cirque habituel qui, fondamentalement, n’intéresse qu’elles-mêmes, les gens qu’elles emploient, et les gens qui sont payés pour commenter leur foire d’empoigne.

Les voilà donc qui s’agitent face au chiffon rouge lepéniste. En temps normal, cette foire d’empoigne est tolérable, « tolérer » signifiant accepter avec « souffrance ». Elle constitue un mal nécessaire, la contrepartie lamentable d’une société de pluralisme et de liberté.

En revanche, quand les morts ne sont pas même enterrés, quand tout un pays les pleure, il est minable d’aller nourrir les polémiques par ses petites phrases sur les plateaux radiotélévisés et dans la presse. Indécence.

L’indécence de plusieurs médias : salir le deuil

Indécence de plusieurs médias de masse, enfin, parce que, pour que les polémiques aient pu maculer de boue le tissu noir du deuil national, il a fallu trois indécences conjuguées :

– Celle de Marine Le Pen à déployer son plan com’ sur les cadavres des victimes

– Celle du vedettariat politique à embrayer avec son médiocre barnum

– Celle des journalistes qui tendent le micro aux salisseurs de deuil

D’un côté, depuis deux jours, un peuple tout entier souffre collectivement, avec empathie, avec dignité, avec pudeur. De l’autre, nombre de salles de rédaction ont relancé leur mécanique hystérisée : « L’unité nationale va-t-elle tenir ? L’unité nationale peut-elle tenir ? L’unité nationale ne va-t-elle pas se fissurer ? Premières fissures dans l’unité nationale ? etc. »

Prises au piège de leur propre machine infernale sensationnaliste à courte vue, ces salles de rédaction auront ainsi pourri elles-mêmes le deuil que par ailleurs elles croient porter. Indécence.

Je fais partie des millions de Français à qui la triple indécence de Marine Le Pen, des vedettes politiques et de plusieurs médias mainstream donne la nausée, pour ne pas dire la gerbe. Pour le dire plus abruptement : mais où diable ces gens-là ont-ils été élevés ?

source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1304188-charlie-hebdo-la-triple-indecence-de-marine-le-pen-des-medias-et-des-politiques.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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Peu après sa rencontre avec François Hollande, vendredi à l’Elysée, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a déclaré aux journalistes avoir demandé que l’espace Schengen soit suspendu. « J’ai également exprimé la nécessité […] de mettre en place des mesures visant à la déchéance de nationalité », a-t-elle ajouté, parlant des « double nationaux [qui] sont partis soit s’entraîner, soit combattre dans un pays étranger puis reviennent sur notre territoire pour y commettre des crimes barbares ».
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Par lefigaro.fr
Mis à jour le 20/12/2014 à 15:44
Eric Zemmour, phénomène de librairie avec son livre <i>Le suicide français</i>, a été écarté de la chaine d'information continue en raison d'une retranscription controversée d'une interview sur l'islam parue dans le <i> Corriere della Sera</i>.

VIDÉO – Après l’éviction par I-Télé du polémiste, les réactions politiques notamment sur Twitter se sont multipliées. De Nicolas Dupont-Aignant à Marine Le Pen en passant par Daniel Cohn-Bendit, on dénonce une atteinte à la liberté d’expression.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/12/20/01016-20141220ARTFIG00090-les-politiques-s-emparent-de-l-affaire-zemmour.php

PLUS :

Arrêt de l’émission de Zemmour sur iTélé: les réactions indignées déferlent sur Twitter

L’ExpressIl y a 1 heure
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Vue sur la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, en Russie – http://www.geo.fr/

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Poutine a soumis le traité d'adhésion de l'Arménie à l’UEE à la Douma pour la ratification

Poutine a soumis le traité d’adhésion de l’Arménie à l’UEE à la Douma pour la ratification

Vladimir Poutine a soumis à la Douma un projet de loi sur la ratification du traité d’adhésion de l’Arménie au traité sur l’Union économique eurasiatique (UEE).

Aujourd’hui, 14:13
USA : l'homme ayant abattu quatre personnes en Virginie occidentale s'est donné la mort

USA : l’homme ayant abattu quatre personnes en Virginie occidentale s’est donné la mort

L’homme qui avait abattu lundi quatre personnes dans l’Etat américain de Virginie occidentale a été trouvé mort.

Aujourd’hui, 13:19
République tchèque : manifestation anti-présidentielle à Prague

République tchèque : manifestation anti-présidentielle à Prague

Environ 500 personnes ont participé à une manifestation pour la démission du président tchèque Milos Zeman hier soir à Prague.

Aujourd’hui, 12:14
Ukraine : un dossier pénal ouvert contre la présidente de la Banque nationale

Ukraine : un dossier pénal ouvert contre la présidente de la Banque nationale

Un dossier pénal a été ouvert contre la présidente de la Banque nationale d’Ukraine Valeria Gontareva.

Aujourd’hui, 11:24

 

François Cocq

impasse pour l'éducationLe Front National vient de rendre public un document de propagande vantant le bilan des communes qu’il dirige. Celui-ci a vocation à être remis aux militants lors du Congrès de Lyon mais a déjà été transmis à la presse et figure désormais sur le site du parti frontiste (ici). Les politiques éducatives pratiquées dans les 11 villes FN y sont soigneusement évitées. Et pour cause ! C’est au peuple de payer la facture. La preuve.

Voir l’article original 630 mots de plus

« Adieu Le Pen » : doc inédit de Serge Moati dans “Infrarouge” le 16 octobre sur France 2

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« Adieu le Pen », c’est le « clap de fin » d’un tournage au long cours pour Serge Moati, du côté de l’autre rive : celle de l’extrême droite française et de son vieux leader, au crépuscule de sa vie. « Adieu le Pen », c’est l’histoire d’un homme et de sa traversée du siècle mais aussi et surtout celle d’un parti « relifté » par Marine qui tente de faire oublier les remugles sulfureux d’un « passé qui ne passe pas ».

 

LIRE: http://www.coulisses-tv.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=4575:%C2%AB-adieu-le-pen-%C2%BB-doc-in%C3%A9dit-de-serge-moati-dans-%E2%80%9Cinfrarouge%E2%80%9D-le-16-octobre-sur-france-2&Itemid=403

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photo_bilger_1Ce que j’aurais pu dire après « Adieu Le Pen » de Serge Moati…

Il est clair que Serge Moati est un incomparable chroniqueur de notre vie politique, profonde ou superficielle. Son tour de force est d’être à la fois absent, pour laisser parler l’autre, les autres, et présent, sa personnalité n’étant pas de celles qui méritent d’être mises entre parenthèses.

J’ai eu la chance d’être invité à la projection privée de son dernier film documentaire « Adieu Le Pen », qui offre une vision très éclairante des rapports entre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, entre le père et la fille. Il me semble que Serge Moati s’est davantage débridé dans ses commentaires : peut-être, subtilement, a-t-il voulu prévenir le reproche récurrent des intolérants inguérissables, celui d’être trop empathique avec Jean-Marie Le Pen. Comme s’il fallait détester les hommes pour ne pas apprécier leurs idées et leurs positions !

A l’issue de la projection, il n’y a pas eu de débat et après une seconde de regret, tant j’adore jeter un peu de provocation dans les consensus que je pressens convenus, j’ai trouvé que le passage direct au buffet constituait une démarche pleine de sagesse.

D’abord, à la suite de ces projections singulières réservées à un public amical quoique parfois professionnel, il est bienséant d’avoir l’admiration ostensible ou pour le moins perceptible. Je déteste les rites, les conventions, les tics qui enferment dans l’adhésion obligatoire et imposent de porter aux nues. Pour prendre l’exemple de Serge Moati, ma dilection pour son oeuvre et son talent n’aurait pas eu de sens puisque le contraire aurait été malvenu en cette circonstance particulière.

Ensuite, je ne suis resté qu’un quart d’heure à la réception qui a suivi le film parce que j’ai perçu subtilement l’étouffement, la bonne conscience et le bloc d’homogénéité d’un public accordé sur le FN et sur le procès de type stalinien à lui intenter, la globalisation sans nuance, le fascisme à nos portes. Au fond le refus de tout ce qu’une intelligence véritable doit comporter et diffuser : de la souplesse, de la précision, de la liberté, aucun préjugé.

Or la ligne idéologique, heureusement battue en brèche par la vie des images et la force du verbe, a été tracée dès la présentation par le producteur : la fille est comme le père et le FN demeure, sous toutes ses latitudes, le diable inaltérable dont le confort intellectuel et le conformisme progressiste ont besoin. Ce parti ne change pas pas plus que ses adversaires.

Pourtant on ne peut pas prétendre que Serge Moati n’avait pas tout tenté pour nous ouvrir les yeux, l’esprit. Le simple rapprochement, même dans les attitudes physiques et l’instinctive, inévitable expansion des natures, entre les scènes dont Jean-Marie était le protagoniste et celles qui mettaient en évidence Marine, révélait la dissemblance. Malgré la délectation ironique de nous confronter souvent à des mines patibulaires et extrémistes en première ligne !

Quand on s’attachait aux propos, bien davantage encore.

Les séquences illustrant l’allégresse collective après les succès électoraux ne montraient pas la présidente du FN sous un jour grotesque et les ambitions qu’elle affichait étaient à la hauteur de la menace qu’elle représentait pour beaucoup. On aurait eu, peu ou prou, le même type de joie à la fois compréhensible et un tantinet vulgaire dans n’importe quel parti, pour peu qu’il y ait eu des avancées et une victoire à la clé.

Au-delà de ces différences en même temps apparentes et signifiantes, il en est une plus radicale qu’une analyse politique de bonne foi fait surgir.

Avec Jean-Marie Le Pen, nous avons été installés dans le domaine de l’indignation éthique et historique et le reste a été en permanence occulté, sans doute parce que ses obsessions le rattachaient irrésistiblement à ce passé et que tout ce qui aurait pu préparer concrètement le FN au pouvoir lui faisait peur. Il est des personnalités qui devinent ne pouvoir compter que sur elles, pour le meilleur et pour le pire. Le Pen est de celles-là : il suffit pour s’en convaincre de voir avec quelle minutie il détruisait dès le lendemain les succès politiques obtenus la veille par sa fille.

Avec Marine Le Pen, on a changé de monde.

Le FN, dorénavant, est inséré dans l’espace politique. On peut estimer son projet « dangereux » comme Alain Juppé ne cesse de le répéter avec clairvoyance, tout en ne méprisant pas son électorat, contrairement à Bernard-Henri Lévy qui récemment a fait d’une multitude désespérée, déboussolée, perdue, souvent modeste, des ennemis de la République.

L’opprobre moral, parce que Marine Le Pen est aux antipodes de la nostalgie et de l’aigreur historiques couvées par son père, ne constitue plus un moyen efficient pour juger le FN, pour le combattre, pour le contredire. Il convient techniquement de pourfendre l’habileté stratégique et tactique de cet immense fourre-tout qu’est devenu le programme de ce parti. Et de mettre en évidence avec pragmatisme et compétence ses impossibilités opératoires et ses facilités tribunitiennes.

Mais nous sommes dans l’univers républicain dans lequel ne prospèrent pas que des concepts de rosière et des délicatesses idéales, quel que soit le parti.

Tant qu’on continuera d’assimiler le FN d’hier à celui d’aujourd’hui, le père à la fille, on se trompera de cible et on favorisera la montée de ce qu’on préfère vaguement et éthiquement dénoncer parce que politiquement on croit qu’on n’y arrivera pas. C’est un changement de cap et d’orientation qu’il s’agit de mettre en oeuvre. Le FN n’est pas ailleurs. Il est en plein dans notre paysage démocratique. Il ne se laissera pas déloger par les voeux pieux ni par la bonne conscience de ceux qui méprisent le peuple. Mais par, enfin, une politique qui sur tous les plans le rendra moins désiré.

Voilà ce que j’aurais pu dire après « Adieu Le Pen » de Serge Moati.

http://www.philippebilger.com/

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Hollande-Poutine: danse avec les ours

Poutine, un tyran ?

Nous avons tous en tête la belle et provocatrice définition, par Winston Churchill, de la démocratie « qui est le pire des régimes après tous les autres ».

Il me semble que ce jugement demeure pertinent même si les temps de crise et l’urgence qu’ils requièrent nous conduisent de plus en plus à nous interroger sur ce modèle à la fois noble et critiquable.

Ce questionnement, également, incite des citoyens, dans les démocraties classiques, à appréhender avec une fascination inquiète mais presque admirative les démarches politiques d’un Vladimir Poutine tant sur le plan national qu’international.

Il est clair qu’on ne peut pas se débarrasser des préoccupations à son sujet en le qualifiant sommairement de dictateur. On doit tenter d’être honnête face à cette image équivoque qui nous est renvoyée de là-bas et qui ne saurait se résumer à cette déclaration sans nuance de Philippe de Villiers : « L’Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie ».

Pas davantage, la bienveillance de Marine Le Pen à son égard ne doit nous dispenser de scruter cette personnalité singulière, dans le pouvoir et l’emprise dont elle dispose quasiment sans partage et les modalités de ses actions, de ses abstentions ou de ses audaces multiples.

Ce n’est pas aussi parce que Gérard Depardieu est grotesque dans son inconditionnalité que le problème que pose Poutine est facile à régler.

L’embarras face à Poutine vient d’abord précisément du statut original de sa pratique présidentielle. On perçoit en effet que « dictateur » n’est pas le bon mot et que « démocrate » à son sujet serait naïf. Qu’il y a, qu’il est autre chose, quelqu’un d’autre. Une sorte de satrape, de tyran dans sa définition antique, un Pisistrate des steppes ayant redonné fierté au peuple russe par l’expression ostensible et machiste d’une virilité destinée aussi bien aux ennemis de l’intérieur qu’aux adversaires du dehors.

Ensuite, pour beaucoup, avec l’affirmation tranquille, sans l’ombre d’un doute, d’un conservatisme qu’il ne prétend même pas éclairé, en usant souvent d’une grossièreté du verbe pour mieux manifester à quel point il n’a pas peur de mettre ses pieds dans le plat et sa résolution dans la complexité, il apparaît comme le représentant quasi unique d’une espèce rare.

Qui non seulement n’a pas peur des attitudes et des pulsions réactionnaires de la société mais les accompagne si elle ne les précède pas. Ce n’est pas signifier que l’ensemble de ce que développe Poutine avec un art consommé de la rupture et de la brutalité, mais sans jamais perdre de vue la finalité de l’ambition personnelle et du gain politique, doit être accueilli sans réserve ni circonspection. Mais cette transparence dans l’expression de concepts, d’idées et de sentiments généralement retenus ou à peine murmurés dans nos sociétés frileusement consensuelles et héroïquement démocratiques n’est pas pour rien dans l’adhésion trouble que Poutine suscite un peu partout, quoi qu’on en ait.

Si j’ose et pour me faire bien comprendre, il n’y a pas de contraste plus éclatant qu’entre Poutine et sa vision de la société et de l’ordre naturel d’un côté et François Hollande de l’autre avec sa soumission au fil du temps qui serait forcément progressiste.

Enfin, la politique internationale de Poutine nous montre à la fois son incroyable culot et les faiblesses de l’Union européenne engluée dans un système qui fait à la fois son honneur et son inefficacité. Comment, en effet, ne pas déplorer, dans le désordre, la lenteur des délibérations collectives, les dissensions des égoïsmes nationaux persistant ici ou là, les atermoiements scrupuleux de la pluralité et le volontarisme verbal des responsables européens face à la solitude terriblement efficiente d’un Poutine ?

Comment ne pas regretter que l’éthique partagée et la passion commune du droit, le désir de paix quand tout respire la conflictualité pèsent si peu, si maladroitement en face du cynisme et de la provocation calculée d’un joueur gagnant à tout coup malgré des reculs tactiques, d’un génie du rapport de force, de l’incroyable et formidable disponibilité et liberté d’un homme méprisant des alliés qui, pour lui, sont devenus des adversaires parce que de fait ils ne lui ont jamais donné l’opportunité de de l’admiration et de l’estime, la chance d’un respect, l’angoisse d’une véritable menace ?

Sur un certain plan abusivement et sommairement métaphorique, l’Union européenne en face de Poutine, c’est, comme Chamberlain confronté à Hitler et le prenant pour un politicien traditionnel alors que l’un croyant aux règles du jeu était déjà vaincu par l’autre sortant de ce jeu pour inventer le sien. Tragiquement.

Cet adverbe est probablement la clé de tout. Sûrement de l’impression dominatrice diffusée par Poutine dans les manoeuvres diplomatiques et guerrières de cette dernière année, notamment pour Kiev et l’Ukraine. Raymond Aron faisait le reproche à Valéry Giscard d’Estaing de ne pas savoir que l’Histoire était tragique.

Poutine le sait, ne fait qu’agir sous l’égide de ce constat implacable et en tire les conséquences. Quand les autres l’oublient et n’opposent à ce dur réalisme que la bonne conscience d’un humanisme international qui n’est qu’une manière indolore de nommer l’impuissance.

Tyran comme Pisistrate, Poutine ? Pourquoi pas ?

Mais qu’attendent donc nos démocraties pour s’armer dans tous les sens du mot ?

http://www.philippebilger.com/

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les AZA subversifs

04-30-FN-01Les jeanmarines de la vie se gargarisent en évoquant les affaires Cahuzac, Bygmillions,etc…..  en oubliant de balayer devant leurs portes de Montretout……et si on leur demande de tout montrer, les factures, les héritages et les enrichissements personnels, les magots planqués en Helvétie ou ailleurs, c ‘est du « circulez, rien à voir »

Mais voilà, il y a des juges à qui on ne la fait pas et qui font leur boulot malgré la mauvaise crise de foi évidente des polytocards kisselapètent…pour ces ceusses il y a TOUT A VOIR…….au château de Montretout, tout doit être Montré, même en temps de guerre intestine et familiale….

Ainsi , on en apprend de belles dans l article ci-dessous:

http://www.liberation.fr/politiques/2014/07/24/le-front-national-plus-propre-la-grande-arnaque_1069466

Cabu espion chez Le Pen

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uncitoyenindigné

Une véritable crise politique fait rage en France la veille des élections sénatoriales le 28 septembre 2014 et plus loin dans l’avenir, des présidentielles prévues en 2017.

Le gouvernement français a assumé la perte des socialistes aux élections municipales, mais est-ce que cela aidera François Hollande à ne pas perdre la majorité des sièges au Sénat et le poste du Président de la République ? La campagne électorale de François Hollande était une véritable épreuve pour lui-même et ses partisans qui ont maintenant une chute de popularité. Globalement, la perte de François Hollande est évidente. Compte tenu d’une production à l’arrêt, d’une consommation au ralenti et d’une augmentation du taux de chômage, la population est mécontente. De plus, le mariage pour tous n’a en rien amélioré la cote de popularité du gouvernement.

Une véritable crise politique fait rage en France la veille des élections sénatoriales le 28 septembre 2014 et…

Voir l’article original 963 mots de plus

La France d'Alicia

Marine Le Pen était l’invitée de Jean Leymarie, sur France Info, ce mercredi matin. La présidente du Front national n’a pas réussi à former un groupe au Parlement européen,…

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ImageMarine Le Pen

« Je ne cesse de le répéter aux Français juifs, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers nous : ‘non seulement, le Front national n’est pas votre ennemi, mais il est sans doute dans l’avenir le meilleur bouclier pour vous protéger, il se trouve à vos côtés pour la défense de nos libertés de pensée ou de culte face au seul vrai ennemi, le fondamentalisme islamiste’« , assure-t-elle.

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