Articles Tagués ‘Maxime TANDONNET’

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

XVM860e09d4-1752-11e6-a38d-8a6c5a1589e5 (2)Aujourd’hui, j’ai été un témoin privilégié du mécanisme par lequel on musèle la pensée et la parole en France, sur un sujet auquel j’ai été indirectement mêlé.

1/ Hier soir, est tombée la nouvelle de l’organisation d’un concert de rap, par les autorités au pouvoir, du chanteur Black M lors des cérémonies commémoratives de la bataille de Verdun.  Un concert de rap, ou de rock ou de techno, une musique festive, ludique, quelle qu’elle soit, pour commémorer l’une des plus épouvantables tueries du XXe siècle, je suis désolé, mais cela me choque et me désole. C’est une affaire de sensibilité personnelle.  La mémoire de 650 000 jeunes gens massacrés appelle, à mes yeux, le recueillement et le silence, pas un concert de rap ou de rock ou autre. Je l’ai écrit quand le Figaro vox m’a demandé hier soir une chronique sur le sujet. Le problème est d’autant plus réel que ce chanteur a, par le passé, chanté des paroles d’une…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

rtr4kio5Nous vivons dans un système politique absurde. Il semble que les dirigeants au pouvoir peuvent faire absolument n’importe quoi sans que rien ne se passe, aucune sanction, aucune mise en jeu de leur responsabilité. Prenons l’affaire de la « déchéance de nationalité ». L’abandon de cette mesure, annoncé hier, soulève des questions dramatiques. Soit le pouvoir s’est trompé en la mettant en avant à la suite des attentats du 13 novembre qui ont entraîné 130 morts. C’est extrêmement grave car dans des circonstances aussi tragiques, il n’a pas apporté la réponse adaptée. Soit cette décision était vraiment nécessaire pour éviter que de nouveaux massacres ne se reproduisent. Dès lors, le choix d’y renoncer est encore plus grave. Quoi qu’il arrive, la vie continue. Et je ne parle pas de tous les désastres qui s’accumulent, en matière d’emploi, d’éducation nationale, de médecine, d’autorité de l’Etat. La Vème République bis dans laquelle nous vivons aujourd’hui, n’a plus le moindre…

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Manquait plus que lui…

sans-titreHier, dimanche 20 décembre, l’actualité était dominée par deux événements: une fausse bombe dans le vol Maurice-Paris et l’annonce du retour de Bernard Tapie en politique « pour combattre le fn et le chômage des jeunes ». Moi je l’aime bien, une sympathie naturelle me pousse vers les boucs-émissaires, les pestiférés d’une époque. Franchement, je n’apprécie pas la manière dont il a été traité, encensé, puis traîné dans la boue et roué de coups. La justice est une chose, le lynchage médiatique en est une autre. Mais revenons à l’essentiel.  Au cœur de son projet, il veut « interdire le chômage des jeunes ». Cela depuis au moins trente ans qu’il en parle et que les médias relayent son message. On se demande pourquoi une si belle idée n’a pas été mise en œuvre ni pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas s’inspirer de la méthode Tapie pour aller au-delà.

  • Interdire le chômage en général.
  • Interdire la pauvreté et la misère.
  • Interdire la violence.
  • Interdire les famines.
  • Interdire la pollution.
  • Interdire l’échec scolaire.
  • Interdire les inégalités.
  • Interdire les accidents de la route.
  • Interdire la drogue (c’est déjà le cas).
  • Interdire la vieillesse, le solitude.
  • Interdire la maladie, la souffrance, le handicap.
  • Interdire le terrorisme, les guerres.
  • Interdire le chagrin.
  • Interdire la méchanceté.
  • Interdire la bêtise.
  • Interdire la mort.

Non, ce n’est pas de la caricature, mais de la logique: s’il suffit de proclamer une interdiction pour régler un problème, pourquoi ne pas en profiter? Cela s’appelle l’incantation. La proposition de M. Tapie est-elle d’un génie incompris ou la quintessence de la politicaillerie actuelle, incluant bien entendu le fn qu’il prétend combattre?

Maxime TANDONNET

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La solitude

imagesEQQAFZJ6« Il faut se défaire du mauvais goût de vouloir être d’accord avec le plus grand nombre » (Par delà bien et mal). Étrange sensation d’être en parfait décalage avec l’air du temps, la une des journaux, le matraquage médiatique à la radio et à la télévision. Non, je ne sens pas de poussée lepéniste dans les profondeurs du pays. 28%, un peu plus que les Républicains, avec une abstention de la moitié des inscrits sur les listes, cela donne 14% du corps électoral, ce qui, en l’absence d’alliance, rend strictement impossible toute perspective d’accès au pouvoir. Si le mouvement lepéniste réalisait 40% des voix avec un taux de participation de 80%, je dirais oui, nous avons affaire à une vague de type RPF en 1947. Aujourd’hui non, cela n’a rien à voir, le score lepéniste, un mouvement qui existe depuis près de 40 ans, ne traduit pas d’engouement ni d’adhésion massive, ni même de courant de sympathie, nonobstant la jubilation de ses leaders, mais simplement l’effondrement des autres. En revanche, je sens en effet un rejet viscéral des autres, les partis dits de gouvernement, au regard d’un ensemble de paramètres: le niveau de l’abstention, le vote des deux extrêmes, de droite mais aussi de gauche, bien loin d’être négligeable. Je pense que l’hystérie générale autour du vote lepéniste s’explique par l’attrait du sensationnel qui permet, une fois de plus, de fuir loin du réel, le chômage, l’insécurité, les déchirures de la société française. On m’accusera d’être prétentieux, misanthrope, un peu dingue. Tant pis. Moi je ne crois qu’en une profonde révolution de l’esprit de la politique, une renaissance du bien commun, des débats d’idées, de l’intérêt général, du gouvernement de la cité. Je voudrais en finir avec toute forme de culte de la personnalité, cette ivresse permanente de la communication, de la manipulation, de la politique spectacle, de la maladie émotionnelle dans lesquels se retrouvent si bien la « droite », la « gauche » et les extrêmes. J’éprouve le sentiment infini que l’on se moque du monde, on se moque de vous, on se moque de moi, l’hystérie lepéniste du monde politique et médiatique, n’étant, en ce moment, que l’ultime aboutissement de cette vaste moquerie, fumisterie, autour d’une grande bulle de néant morbide. Des solutions miracles? Je n’en ai point évidemment, mais partir du commencement, renouveler l’état d’esprit général, faire monter une nouvelle génération de leaders tournés vers l’action et le réel, plutôt que la frime, rapprocher le pouvoir du terrain, des hommes et des femmes, à travers la décentralisation, renouveler la classe politique, activer la démocratie directe par le référendum populaire, en finir avec la folie narcissique pour renouer avec la notion de bien public. Vaste programme, comme dirait l’autre. Je sais…

Maxime TANDONNET

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FRANCE: quand la gauche collaborait et que la droite résistait ! Mais ça, c’était hier! Par Maxime Tandonnet

Publié: 6 décembre 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 3 - POLITIQUE, France, Paris, Réflexions
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Le paradoxe français (1) de Simon Epstein, historien français qui réside à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920,1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

Il montre, au rebours de croyances largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA (2), s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.

I/ Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue antiraciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément antiraciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 : « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, la recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme », déclare en 1938 : « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe, proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoir au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO, déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste, « France-Europe », et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur du « Centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’Amicale lavaliste ».

II/ Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste dans les années 1920-1930, qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et antiracistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (La République ), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (L’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir), Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

III/ Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutient le Front populaire, membre du Comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !« ), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée son Parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la Légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930, le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (Mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du Conseil général de la Seine, SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la Ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (Ligue des droits de l’homme, Comité de vigilance antifasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche antifasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA), Adrien Marquet (ex-SFIO, maire de Bordeaux), etc.

IV/ Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur pourfend la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment D’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Maxime Tandonnet

1 Simon Epstein, Le paradoxe français, Albin Michel, 2008 (624 pages).

2 Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA.

http://www.claudereichman.com/articles/tandonnetcollaborationetresistance.htm

https://maximetandonnet.wordpress.com/2010/10/31/resume-livre-le-paradoxe-francais/

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« Une vague de délire politicien, de récupération et de grand spectacle, la course aux cotes de popularité et aux sondages, de magouilles hystériques déferlent pour savoir qui parmi les politiciens va le mieux ramasser la mise, tirer son épingle du jeu. »  Maxime Tandonnet

La folie furieuse

imagesEQQAFZJ6« Rare chez les individus, la folie est en revanche la règle des groupes, des partis et des époques » écrit Nietzsche dans Par delà bien et mal. Le France me semble en train de plonger dans la folie. Hier soir, je tombe sur le 20 heures de TF1 presque entièrement consacré à une interview solennelle de M. Benzema, joueur de football, au sujet de son affaire de « sexe tape » avec Valbuena. Quoi? La France  à genoux devant une affaire de c… concernant deux footeux?  Il n’y a rien de plus grave dans le monde? Les génocides africains, le chaos au Moyen Orient, les massacres de chrétiens dans le monde, les famines, la croissance chinoise, les élections américaines? Je vois les suites du massacre parisien du 13 novembre. La communauté nationale a pour premier devoir, devoir absolu, essentiel, de protéger les siens, notamment ses civils femmes et enfants. Tel est le fondement du contrat social (voir le Leviathan, Hobbes). Les morts et les blessés du 13 novembre sont l’une des pires tragédies de l’histoire de la France contemporaine. Qui peut encore trouver le sommeil en pensant au malheur dans lequel sont plongées les familles ayant perdu un proche, un enfant. La nation a échoué dans sa mission la plus fondamentale. Une nation normale ne devrait avoir qu’un seul mot à la bouche: celui de responsabilité. Que s’est-il passé? Qui a failli? Où sont les responsables?   Un questionnement fondamental. Eh bien non, c’est tout le contraire. Un grand couvercle de béton s’est abattu sur la France. Silence absolu. Omerta. Circulez, Mesdames et Messieurs, allons circulez, y a rien à voir!  En revanche une vague de délire politicien, de récupération et de grand spectacle, la course aux cotes de popularité et aux sondages, de magouilles hystériques déferlent pour savoir qui parmi les politiciens va le mieux ramasser la mise, tirer son épingle du jeu. Je ne sais pas mais n’importe quel être humain normalement constitué devrait éprouver une honte indescriptible à l’idée de devoir une élection, ou des points de popularité, au bain de sang qui s’est produit au Bataclan. Visiblement, tel n’est pas le cas. De l’extrême droite à l’extrême gauche.  D’ailleurs, ces régionales sont totalement pourries, corrompues, devenues un gigantesques sondage politicien sans aucun rapport avec les enjeux régionaux. La honte, la folie furieuse rode sur le pays.  Pas tout le pays bien sûr, mais cette classe dominante, médiatisée, de l’extrême gauche à l’extrême droite,  qui atteint en ce moment les bas-fonds de la déchéance. Cette folie furieuse qui entraîne les peuple à la destruction et à l’abîme.

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/12/03/la-folie-furieuse-2/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreUnion sacrée et devoir de vérité ne doivent pas être opposés. Hier dans Paris vide, les rues et le métro désertés, nous étions en temps de guerre. L’heure est au chagrin, à une immense peine que nous partageons avec les familles des victimes et les blessés. Dans le métro où il n’y avait presque personne, mais des jeunes gens et filles qui avaient les yeux rougis par les larmes. Les Français n’ont pas peur mais ils sont portés par un immense sentiment de compassion, d’unité et de solidarité. Notre premier devoir de Français, en temps de guerre, est celui de l’Union sacrée. Aujourd’hui, le soutien au gouvernement dans les mesures qu’il a adoptées, l’Etat d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières doit être total, inconditionnel, résolu. Mais nous sommes en démocratie. L’émotion ne doit pas interdire la raison. 130 tués et des centaines de blessés, en plein Paris, c’est un événement monstrueux, sans…

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sans-titreHier soir, nous avions un dîner à la maison, après ce fabuleux moment de sport planétaire que fut la finale historique de la coupe du monde de rugby, Nouvelle-Zélande/Australie – l’un des plus beaux matchs internationaux que j’aie jamais vu. Nous avions pour convives des personnes de tout bord, de droite, de gauche, du privé de la fonction publique, voire même de toutes les religions. Autrefois, les dîners donnaient lieu à des discussions courtoises, mais vives qui parfois dégénéraient… Désormais, rien de tel, tout le monde était parfaitement d’accord sur tout, notamment l’invraisemblable discrédit de l’univers politique. Il est vrai que la vie publique atteint des sommets dans l’absurdité, le mépris et la désinvolture. Ainsi, le mois dernier, la gauche socialiste en appelait à une mobilisation contre le « bloc réactionnaire » composé de « la droite et de l’extrême droite ». Maintenant, elle réclame un « Front républicain » contre « l’extrême droite ». Où est la cohérence? Jamais dans l’histoire on…

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imagesUn sondage supplémentaire de TNS SOFRES vient de sortir sur les intentions de vote aux élections régionales, prévues dans cinq semaines. Il donne le FN à 28%, les Républicains et alliés UDI à 27%, le  PS à 21%, les verts à 8% et le Front de gauche à 6%. Cette enquête confirme l’évolution de la politique française vers le tripartisme et une impasse privant la France de perspective de majorité claire et stable. La faiblesse de ce qu’il est convenu d’appeler la droite modérée, alliée au centre est sidérante: elle qui devrait bénéficier à fond du discrédit du pouvoir socialiste n’obtient même pas un tiers des intentions de vote. Pourquoi? elle se présente aujourd’hui aux Français sans idées, sans âme, sans ligne. Que pense-t-elle, que veut-elle, sur l’Europe, sur la réforme des institutions, sur l’économie et la société, sur l’école, la sécurité, sur l’Etat, sur l’immigration? Le néant absolu. On ne lui demande même…

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slide_459966_6204918_free Ci-jointes deux contributions récentes.

La première, pour le Figaro vox, concerne la cérémonie de mardi dernier en hommage aux victimes de l’accident de Puisseguin qui a fait 43 morts. L’accusation de récupération politique d’un malheur épouvantable a été largement répandue. Mon sentiment profond est que la polémique doit se taire devant un tel drame. Je pense que le chef de l’Etat était bien à sa place auprès des familles des victimes, même si la présence de nombreux membres du gouvernement semble plus discutable. Mais cela n’enlève rien, plus généralement, à l’hypermédiatisation de la présidence de la République, ni à la personnalisation excessive du régime qui est à mes yeux une catastrophe nationale. La seconde pour Atlantico. Elle porte sur une information passée totalement inaperçue que le site lui-même m’a signalée: un projet de réforme des modalités de l’élection présidentielle déposé le 26 octobre par les socialistes. D’un contenu en apparence hyper technique et banal, il correspond pourtant à une volonté bien précise: celle de favoriser les grands partis du système médiatique, le Front national, le parti socialiste, les Républicains, et de pénaliser toute candidature dissidente. On est bien dans la logique de la normalisation et l’encadrement des idées et des projets, la confiscation de la démocratie par une poignée de familles et de clans: la caste politicienne. En tout cas, telle est la logique de cette micro-réforme qui ne touche en rien aux vrais problèmes de fond: le nécessaire retour au septennat, la non reconduction du mandat présidentiel, la réhabilitation du rôle de Premier ministre, chef de gouvernement, s’appuyant sur le Parlement pour gouverner un pays qui n’est plus vraiment gouverné depuis trop longtemps.

Maxime TANDONNET

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4791759_6_c148_les-joueurs-du-xv-de-france-tete-basse-apres_4acbc73ee74a9e91f5b5b215ca9e99e7Qui ose encore se souvenir des heures de gloire du Quinze de France, quand il rayonnait sur la planète et que notre pays était si fier de son équipe, en 1999 et en 2007, par exemple, lors des victoires historiques contre les All Blacks. Hier soir, l’équipe incarnait la médiocrité nationale ambiante. Honte de soi, honte d’être Français, la table rase: jamais une équipe de France ne joue en rouge, elle joue en bleu ou en blanc, mais jamais en rouge. Le renoncement à être soi-même, à travers un symbole comme la couleur du maillot, c’est le début du déclin, et tant pis si je suis suspecté de déclinisme. L’indécision, l’incapacité à choisir, à innover, à motiver, à sublimer, à gouverner, à travers ce sélectionneur fadasse, sans charisme ni autorité dont tout le monde savait qu’il était nul et qu’il entraînait l’équipe dans le gouffre. La lâcheté, la violence, la mesquinerie, dans l’image de ce joueur qui ne trouve rien de mieux à faire, alors que son équipe est en perdition,  que de donner un coup de poing au visage de son adversaire étendu au sol et de se faire expulser. Cette équipe de France de rugby est pire que l’équipe de football de Krishna en 2010. Cogner un homme à terre, le geste minable par excellence, qui servira d’exemple à des millions de jeunes qui regardaient le match. La France actuelle, la France de 2015. 62-13: on a le droit de perdre évidemment, mais pas d’être ridicule.

Maxime TANDONNET

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLa police de la pensée progresse chaque jour subrepticement dans notre pays. Elle guette, surveille, espionne, dénonce, châtie. Elle s’incruste dans tous les domaines de la vie sociale. Depuis longtemps, il est quasiment impossible de parler de sujets tels que l’immigration, la sécurité, l’Europe, la religion, les frontières, sans être insulté, injurié, renvoyé au fascisme, racisme, à la « Réaction », l’extrémisme de droite, sans être taxé de « lepénisme », sans  basculer dans la honte et l’opprobre du monde politico-médiatique. Mais aujourd’hui, un nouveau palier est franchi. Cette dictature invisible envahit tous les domaines de la vie sociale ou intellectuelle, dans l’indifférence et la passivité générale. Même la météo fait l’objet d’une sorte de mise au pas cadencé! Le spécialiste de la prévision météo de France 2, Philippe Verdier, apprend-on vient d’être écarté pour avoir contesté dans un livre, Climat investigation, les thèses dominantes sur le réchauffement climatique. Viré pour avoir oser discuté, mettre sur le tapis une thèse dominante concernant le climat! Non mais, dans quelle…

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220px-Hubert_Vedrine_2006_01_06La vie politico-médiatique française semble poursuivre sa plongée dans la folie hystérique et imbécile: tyrannie des postures moralisantes, polémiques stériles, minables, à vomir, culte de la personnalité outrancier, ridicule, digne d’une dictature d’opérette, sectarisme mensonger et crétin. Chacun comprend cette déchéance accélérée comme une fuite éperdue devant le réel et les responsabilités, présentes ou à venir. Dans cette chronique pour le Figaro Vox, j’en ai développé un aspect: l’obsession élyséenne, comme expression de la mégalomanie et du narcissisme ambiant. Tous des imbéciles? Non. Heureusement, il reste des hommes politiques dont l’attitude et le discours, demeurent axés sur le sens de l’intérêt national, quel que soit le bord d’où ils viennent. Une parole un peu libre et sensée dans le maelström de crétinerie qui submerge la France d’en haut: elle est par exemple de Hubert Védrine, le 28 septembre sur France Inter (reprise par le Figaro): « Au moment de combattre Hitler, il a fallu s’allier avec Staline […]…

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Tous présidents?

588945Le nombre de candidats à l’Elysée explose: Bertrand, Le Maire, Fillon, NKM, Mme Morano, Juppé, Hollande (à sa réélection), Valls (en 2022), Mariton, le Pen (fille), etc. J’en oublie peut-être… Et ce n’est qu’un début, un an et demi à l’avance. Un jour, il faudra se demander: qui n’est pas candidat aux présidentielles? Ce phénomène a quelque chose d’intriguant. Sentiment profond d’être supérieur aux autres, par l’intelligence, le caractère et de pouvoir mieux faire? Boursouflure de la vanité, et fascination irrépressibles pour les splendeurs de la vie Elyséenne? Un mélange pathologique des deux? Bien sûr, chacun écrit son livre, fomente ses petits calculs et paraît-il, prépare son « programme ». Mais cela ne prend pas vraiment dans l’opinion. Il manque quelque chose: une force, une dynamique, une impression de sincérité et de désintéressement. Lors de la présidentielle, les Français choisissent un homme ou une femme par instinct, sur la base d’une intuition profonde, d’une attirance instinctive pour un personnage, une ligne directrice, une confiance qu’il inspire, un élan vital, et non sur la base d’un programme détaillé. Aujourd’hui, cette force d’entraînement est absente. Parfois, les Français prennent ce qu’ils trouvent, par dépit, mais ce n’est pas vraiment bon signe. Le catalogue des promesses, dans la logique des institutions de la Ve République, incombe à la majorité parlementaire et au futur chef de gouvernement, surtout pas au Chef de l’Etat, homme de la Nation, homme d’un destin, d’une orientation générale, d’un projet non d’un programme.  Tous ces candidats, dans leur multitude, donnent le sentiment de frapper à la porte de la providence; mais seule la providence, si elle le souhaite, choisit son  bras armé, au dernier moment et en toute liberté.

Hier, j’ai croisé dans la rue un ancien collègue du cabinet présidentiel, à l’Elysée en 2007-2012. Profondément ému, il m’a dit: « Tu te rends compte dans quel état est le pays? Tu te rends compte comme on s’est emmerdé pour en arriver là? » Puis, j’ai pris le café avec un préfet à la retraite, réputé d’une sensibilité « de gauche » qui tout au long de sa carrière, de quarante ans, a fréquenté les plus hautes autorités de l’Etat et  servi dans le secteur privé comme dans les cabinets ministériels, un grand Monsieur, par l’expérience, la lucidité. Il m’a dit textuellement (j’ai noté ses mots): « On n’a jamais rien vu de comparable, une pareille fuite devant les responsabilités et course aux privilèges. La classe politique se déshonore. » Le soir, j’ai pris un verre avec l’un de mes amis, un ancien homme politique important qui s’est totalement retiré de la vie publique: « Vous avez vu, hein? Quel spectacle! J’ai bien fait de passer à autre chose! »  Cette idée peut sembler paradoxale: il se trouve, dans le geste de partir, définitif ou temporaire, une expression de grandeur d’âme et de lucidité. Une signification: je ne suis pas indispensable, nul n’est indispensable, le salut  de la France n’appartient à personne en particulier, il est collectif, national, et ne relève in fine que de l’histoire et de la providence.

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/09/24/tous-presidents/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

imagesEn ce moment, j’éprouve l’impression détestable d’une grande trahison de l’idéal européen, poignardé dans le dos. Il faut comprendre l’idéal européen au sens  d’une unité de destin entre les européens, l’union « toujours plus étroite entre des peuples« , l’amitié entre la France, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, la solidarité, le rassemblement volontaire des forces européennes dans un monde dominé par les géants asiatiques et Américains et face aux menaces mortelles qui guettent le continent. L’hégémonie allemande sur l’Europe, cette étrange et paradoxale sur-puissance de l’impuissance, mauvaise conscience conquérante, donne le sentiment de tout emporter sur son passage. L’Allemagne dicte sa loi sur le continent: l’humiliation de la Grèce; l’accès de bonté humaniste puis l’invraisemblable coup de force sur la libre circulation Schengen, en violation flagrante de l’article 26 du code frontières; les fameux « quotas », consistant à imaginer de vastes déplacements de populations contraints et forcés sur tout le continent et en l’absence de tout espèce…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

DSC01204Je devrais parler de tout un tas de choses, mais ma nausée politique ne cesse de s’amplifier. Que dire des quotas adoptés par Bruxelles, cette vieille obsession allemande, pour se partager 120 000 migrants/réfugiés? Entre mépris des hommes, femmes et enfants qu’on se répartit comme des petit pois , l’utopie folle d’organiser un vaste transfert forcé de population sur le territoire de l’Europe, le message clair du renoncement à maîtriser les flux migratoires et à agir en amont pour combattre les passeurs et les bourreaux, la trahison de l’idéal européen en pensant qu’on va forcer la main des pays récalcitrants par la menace et par la violence morale. Me voilà submergé par la bêtise, la crétinerie,  le cynisme qui se dissimule derrière le voile de la bonne conscience hypocrite. Donc je n’en parlerai pas. L’actualité française me dépite tout autant. Je trouve à vomir les manœuvres en cours, préparatoires aux « primaires » de la droite et…

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Dans l’actualité du 22 septembre 2015
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Laurent Fabius. Archive photoSyrie: Fabius prône à nouveau un gouvernement d’union nationale

© REUTERS/ Evan Vucci

07:43 22.09.2015(mis à jour 08:15 22.09.2015)

La solution à la crise syrienne passe par un « gouvernement d’union nationale » incluant des éléments du régime et de l’opposition, a réitéré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, sans toutefois exiger le départ du président Bachar al-Assad comme préalable, dans un entretien à plusieurs journaux européens mardi.

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  • FRANCE 24Il y a 1 heure

    La présence militaire russe en Syrie s’est accrue lundi avec le déploiement de 28 avions de …

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media

Syrie: le message diplomatique de Moscou aux Occidentaux

RFIIl y a 3 heures

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Vladimir Poutine, président russe, et Hassan Rohani, président iranien

Syrie: la coopération russo-iranienne empêche Washington de renverser Assad

Sputnik FranceIl y a 10 heures

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La réflexion de Maxime TANDONNET

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Syrie, angélisme et politique des réalités

L’une des clés de la sortie de crise au Moyen-Orient et de la victoire contre l’Etat islamique Daesh se joue en Syrie. Les dirigeants occidentaux font une fixation sur Bachar El-Assad et excluent, contrairement à la Russie, de le soutenir temporairement pour vaincre le chaos génocidaire qui se répand. Ils semblent préférer les massacres en cours, les tueries massives de femmes et d’enfants, les égorgements de villageois, les supplices infligés aux prisonniers, les destructions du patrimoine de l’humanité commise par l’Etat islamique en pleine expansion, les vagues de millions de réfugiés, à un les-djihadistes-ont-pris-le-qg-des-forces-kurde-kobaneéventuel et temporaire appui stratégique au dictateur syrien, pourtant de toute évidence le dernier rempart avant la chute de Damas. Ce dernier est en effet accusé du  massacre d’au moins 200 000 personnes. Le raisonnement actuel des dirigeants occidentaux ressemble à s’y méprendre à celui d’une partie de la bourgeoisie européenne en 1936-1940 qui refusait de choisir entre Staline et Hitler, considérés  comme deux monstres de niveau équivalent. Or, pour des raisons de réalisme, de rapport de force, de nécessité de la guerre, les démocraties, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, se sont alliées avec Staline pour vaincre l’Allemagne nazie. Les crimes de Staline? Lancée le 27 septembre 1929, la « dékoulakisation » des campagnes russes, sous la forme de déportations massives en Sibérie et d’exécutions sommaires fait 18 millions de morts. Au milieu des années 1930, la famine en Ukraine, organisée par Staline, provoque 4,5 à 7 millions de morts. Les purges de la fin des années 1930, dans l’armée et les administrations entraînent 700 000 morts. La déportation de 1,7 million de Polonais, le massacre de Katyn (22000 morts). Pourtant, pour gagner la deuxième guerre mondiale, il a bien fallu s’allier avec l’un des pires criminels de l’histoire. Et c’est l’Armée Rouge, avec ses 17 millions de tués, qui a brisé la Wehrmacht et le national-socialisme. Avec le raisonnement actuel des dirigeants occidentaux, il va de soi que la guerre contre le nazisme eût été perdue. C’est toute une conception du pouvoir qui est en cause: l’image narcissique et la posture prennent le pas sur le gouvernement des réalités, l’intérêt public et les rapports de force: ne pas salir son beau reflet dans le miroir médiatique.  S’il faut s’allier provisoirement avec le dictateur syrien pour résister à la progression du Daesh et éviter la chute de Damas, puis vaincre l’Etat islamique, il serait totalement irresponsable, d’une bêtise et d’une lâcheté innommables, de rejeter cette option.

Maxime TANDONNET

source: https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/09/19/syrie-angelisme-et-politique-des-realites/

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imagesK0URELDFLa politique française est dans un état de décomposition qui n’a pas beaucoup de  précédents historiques. Je pourrais l’illustrer de mille exemples dans l’actualité, ne serait-ce que de ce weekend, mais à quoi bon, chacun les a en tête.

Nous observons en particulier trois phénomènes:

  • la personnalisation à outrance de la vie publique: elle n’existe plus qu’à travers des jeux de personnages en course pour la conquête ou la préservation du pouvoir, noms et visages ultra-médiatisés, personnages coupés du monde réel dans un tourbillon d’ivresse narcissique.
  • La fuite devant le réel: l’action, le débat de projets concrets et réalistes, la notion de choix, de décision, de gouvernement pour le bien commun semblent chaque jour déserter un peu plus la sphère publique, sauf rares exceptions.
  • L’invasion des fausses querelles, polémiques, petites phrases, plaisanteries, fureurs, annonces, démentis, postures, manipulations verbales, dans le désordre et la confusion qui sont les plus absolus.

Tout cela n’est pas vraiment nouveau. En relisant hier soir, à la veilleuse, « Penser la Révolution française« , de François Furet –  un ouvrage qui fait partie du top ten de mes lectures de toujours –   j’y ai retrouvé des formules saisissantes, soulignées au crayon il y a bien une trentaine d’années: « Une perpétuelle surenchère de l’idéologie sur l’histoire réelle… La parole se substitue au pouvoir … Les leaders font un autre métier que celui de l’action… Cet ensemble de pratiques nouvelles qui surinvestit la politique de significations symboliques ». Les responsables publics, de la majorité comme de l’opposition, ont-ils conscience de ce vertigineux basculement de la 41mVApJZ8JL__SX302_BO1,204,203,200_politique dans les chimères et les manipulations, qui ressent aujourd’hui si fort une majorité de Français?

Imaginons un instant de lucidité, d’honnêteté et de sens du bien commun de la part d’un haut responsable public. Que faudrait-il faire? Le pays est désormais  ingouvernable, incapable de se diriger, de faire des choix, de régler les problèmes de décennie en décennie (chômage,  insécurité, éducation, exclusion) peut-être en route vers le chaos, à échéance de quelques mois ou quelques années. Il faudrait lancer une trêve politique d’un mois, organiser une conférence nationale sur la gouvernance française, à la quelle seraient conviés des maires représentatifs de toutes les communes, des responsables d’entreprises privées, des représentants des salariés, du monde associatif, des professionnels indépendants, des hauts responsables publics, des citoyens inscrits sur les listes électorales et tirés au sort. Le débat porterait sur deux thèmes: pourquoi la France est-elle ingouvernable? Quels changements fondamentaux doivent être apportés à l’Etat et à la démocratie française, pour les mettre au service du bien commun?

Il ne le feront pas: de l’extrême droite à l’extrême gauche, jamais ils ne le feront, par peur d’ouvrir la boite de pandore et de voir remises en cause, dans un grand chambardement général, leurs rentes de situation, familiales, partisanes, claniques, électorales, leurs mandats éternels et leurs émoluments, leur place au chaud sous les ors de la République. Ils ne le feront pas d’eux-mêmes.

Comment le leur imposer?

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

téléchargementLa décomposition du pouvoir politique est la leçon essentielle de  la crise que traverse l’Europe. Le sentiment qui prévaut est celui d’une Europe privée de gouvernail, où plus personne n’a la moindre idée de ce que signifie décider, choisir, gouverner. Nous pensions, surtout depuis la crise Grecque, que l’Allemagne, notamment à travers le personnage de Mme Merkel, s’imposait comme la puissance dominante de l’Europe. Nous venons de découvrir une Allemagne, en proie à des convulsions, ballotée par les émotions contradictoires et emportée par les passions médiatiques comme un fétu de paille.  La chancelière est devenue le visage d’une Allemagne désemparée, désarçonnée, appelant en un premier temps à l’ouverture des frontières et à l’accueil inconditionnel des migrants, puis devant l’impact de l’appel d’air produit ou aggravé par ses paroles, les foules en perdition dans la ville de Munich qui ressuscitent dans l’inconscient collectif les heures les plus sombres de ce pays, basculant soudain en quelques heures dans une panique absolue et…

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« C’est effroyable ce qui nous arrive… »

Hier soir, je discutais avec une personne de la plus grande simplicité, sanssans-titre « niveau d’études », profession artisanale, votant plutôt à gauche (je crois), pas raciste ni extrémiste pour un sou. Elle pensait à tout ce mélange d’images qui nous parviennent: celles des centaines de milliers de « migrants » débarquant dans les gares européennes, sur les plages de la Méditerranée, les tunnels d’Eurostar, les terrains vagues, dont personne ne sait ce qu’ils peuvent bien devenir dans une Europe débordée, impuissante; celle, bouleversante, insupportable d’un petit garçon noyé sur une plage turque; celles du triomphe de la barbarie et du chaos au Moyen-Orient, massacres sanguinaires de villageois, supplice des prisonniers de guerre, esclavage sexuel, extermination des minorités chrétienne et Yézidies, une barbarie médiatisée qui gagne comme un cancer. Elle me dit d’un air effaré, l’air d’une dame d’un certain âge qui a vu beaucoup de choses dans sa vie, mais jamais une telle déroute:  « c’est effroyable ce qui nous arrive ».  La parole publique est devenue totalement erratique, incompréhensible, entre les appels moralisateurs à l’accueil inconditionnel, la jubilation intérieure de tous ceux qui se réjouissent du malheur de l’Europe, parce que le maelström en cours satisfait leurs ambitions électoralistes, ou à l’inverse répond à leur rêve secret de destruction de la société bourgeoise, capitaliste, ex-colonialiste  honnie, le désarroi absolu des dirigeants effarés, qui ne savent plus s’il faut rétablir les frontières intérieures européennes ou créer des « campements d’accueil », ou encore faire un tri entre vrais et faux réfugiés pour en accueillir certains et refouler d’autres…

« Renforcer Frontex et créer un corps de garde frontières européens! » proclame un politique de premier rang, ressortant un vieux serpent de mer qui date d’au moins vingt ans. Oui, bien sûr! Bruxelles va recruter  un corps spécial de policiers européens pour les poster tout le long des  100 000 kilomètres de la frontière européenne, ainsi qu’en effectif suffisant, sur chaque île grecque et italienne! Combien en faudra-t-il, à raison d’un garde tous les dix mètres, ce qui semble être un minimum? Une bonne trentaine de millions de fonctionnaires supplémentaires? Et à quoi serviront-ils? A gérer passivement l’accueil des nouveaux venus? La ligne Maginot européenne, il fallait y penser… Le discrédit absolu de la parole publique est la leçon de cet événement. L’esprit de l’Europe, son élan vital, sa volonté politique en est au degré zéro dans un climat de confusion totale.

Il n’existe en vérité qu’un solution pour espérer en sortir: que les gouvernements des grands Etats européens se réunissent autour d’une table, créent une coalition militaire européenne et lancent une opération commune pour prendre le contrôle des zones d’embarquement, puis en finir avec le daesh en entraînant les Etats du Moyen-Orient dans l’objectif de rétablir la paix, la stabilité puis la prospérité. Mais voilà, cette idée, la seule qui peut sauver l’Europe, n’est même pas envisagée tant l’Europe est tétanisée par la peur, l’aveuglement, et les complexes de son passé. Son inaction est le choix, ou le non choix du suicide dans lequel elle entraîne comme un boulet ses Etats et leurs citoyens.  L’Europe (au sens du continent européen) a cessé d’être gouvernée, devenue une plate-forme inerte, sans volonté, sans espoir. « C’est effroyable ce qui nous arrive, hein? » – Oui, Madame… »

Maxime TANDONNET

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