Articles Tagués ‘Maxime TANDONNET’

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

XVM860e09d4-1752-11e6-a38d-8a6c5a1589e5 (2)Aujourd’hui, j’ai été un témoin privilégié du mécanisme par lequel on musèle la pensée et la parole en France, sur un sujet auquel j’ai été indirectement mêlé.

1/ Hier soir, est tombée la nouvelle de l’organisation d’un concert de rap, par les autorités au pouvoir, du chanteur Black M lors des cérémonies commémoratives de la bataille de Verdun.  Un concert de rap, ou de rock ou de techno, une musique festive, ludique, quelle qu’elle soit, pour commémorer l’une des plus épouvantables tueries du XXe siècle, je suis désolé, mais cela me choque et me désole. C’est une affaire de sensibilité personnelle.  La mémoire de 650 000 jeunes gens massacrés appelle, à mes yeux, le recueillement et le silence, pas un concert de rap ou de rock ou autre. Je l’ai écrit quand le Figaro vox m’a demandé hier soir une chronique sur le sujet. Le problème est d’autant plus réel que ce chanteur a, par le passé, chanté des paroles d’une…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

rtr4kio5Nous vivons dans un système politique absurde. Il semble que les dirigeants au pouvoir peuvent faire absolument n’importe quoi sans que rien ne se passe, aucune sanction, aucune mise en jeu de leur responsabilité. Prenons l’affaire de la « déchéance de nationalité ». L’abandon de cette mesure, annoncé hier, soulève des questions dramatiques. Soit le pouvoir s’est trompé en la mettant en avant à la suite des attentats du 13 novembre qui ont entraîné 130 morts. C’est extrêmement grave car dans des circonstances aussi tragiques, il n’a pas apporté la réponse adaptée. Soit cette décision était vraiment nécessaire pour éviter que de nouveaux massacres ne se reproduisent. Dès lors, le choix d’y renoncer est encore plus grave. Quoi qu’il arrive, la vie continue. Et je ne parle pas de tous les désastres qui s’accumulent, en matière d’emploi, d’éducation nationale, de médecine, d’autorité de l’Etat. La Vème République bis dans laquelle nous vivons aujourd’hui, n’a plus le moindre…

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Manquait plus que lui…

sans-titreHier, dimanche 20 décembre, l’actualité était dominée par deux événements: une fausse bombe dans le vol Maurice-Paris et l’annonce du retour de Bernard Tapie en politique « pour combattre le fn et le chômage des jeunes ». Moi je l’aime bien, une sympathie naturelle me pousse vers les boucs-émissaires, les pestiférés d’une époque. Franchement, je n’apprécie pas la manière dont il a été traité, encensé, puis traîné dans la boue et roué de coups. La justice est une chose, le lynchage médiatique en est une autre. Mais revenons à l’essentiel.  Au cœur de son projet, il veut « interdire le chômage des jeunes ». Cela depuis au moins trente ans qu’il en parle et que les médias relayent son message. On se demande pourquoi une si belle idée n’a pas été mise en œuvre ni pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas s’inspirer de la méthode Tapie pour aller au-delà.

  • Interdire le chômage en général.
  • Interdire la pauvreté et la misère.
  • Interdire la violence.
  • Interdire les famines.
  • Interdire la pollution.
  • Interdire l’échec scolaire.
  • Interdire les inégalités.
  • Interdire les accidents de la route.
  • Interdire la drogue (c’est déjà le cas).
  • Interdire la vieillesse, le solitude.
  • Interdire la maladie, la souffrance, le handicap.
  • Interdire le terrorisme, les guerres.
  • Interdire le chagrin.
  • Interdire la méchanceté.
  • Interdire la bêtise.
  • Interdire la mort.

Non, ce n’est pas de la caricature, mais de la logique: s’il suffit de proclamer une interdiction pour régler un problème, pourquoi ne pas en profiter? Cela s’appelle l’incantation. La proposition de M. Tapie est-elle d’un génie incompris ou la quintessence de la politicaillerie actuelle, incluant bien entendu le fn qu’il prétend combattre?

Maxime TANDONNET

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La solitude

imagesEQQAFZJ6« Il faut se défaire du mauvais goût de vouloir être d’accord avec le plus grand nombre » (Par delà bien et mal). Étrange sensation d’être en parfait décalage avec l’air du temps, la une des journaux, le matraquage médiatique à la radio et à la télévision. Non, je ne sens pas de poussée lepéniste dans les profondeurs du pays. 28%, un peu plus que les Républicains, avec une abstention de la moitié des inscrits sur les listes, cela donne 14% du corps électoral, ce qui, en l’absence d’alliance, rend strictement impossible toute perspective d’accès au pouvoir. Si le mouvement lepéniste réalisait 40% des voix avec un taux de participation de 80%, je dirais oui, nous avons affaire à une vague de type RPF en 1947. Aujourd’hui non, cela n’a rien à voir, le score lepéniste, un mouvement qui existe depuis près de 40 ans, ne traduit pas d’engouement ni d’adhésion massive, ni même de courant de sympathie, nonobstant la jubilation de ses leaders, mais simplement l’effondrement des autres. En revanche, je sens en effet un rejet viscéral des autres, les partis dits de gouvernement, au regard d’un ensemble de paramètres: le niveau de l’abstention, le vote des deux extrêmes, de droite mais aussi de gauche, bien loin d’être négligeable. Je pense que l’hystérie générale autour du vote lepéniste s’explique par l’attrait du sensationnel qui permet, une fois de plus, de fuir loin du réel, le chômage, l’insécurité, les déchirures de la société française. On m’accusera d’être prétentieux, misanthrope, un peu dingue. Tant pis. Moi je ne crois qu’en une profonde révolution de l’esprit de la politique, une renaissance du bien commun, des débats d’idées, de l’intérêt général, du gouvernement de la cité. Je voudrais en finir avec toute forme de culte de la personnalité, cette ivresse permanente de la communication, de la manipulation, de la politique spectacle, de la maladie émotionnelle dans lesquels se retrouvent si bien la « droite », la « gauche » et les extrêmes. J’éprouve le sentiment infini que l’on se moque du monde, on se moque de vous, on se moque de moi, l’hystérie lepéniste du monde politique et médiatique, n’étant, en ce moment, que l’ultime aboutissement de cette vaste moquerie, fumisterie, autour d’une grande bulle de néant morbide. Des solutions miracles? Je n’en ai point évidemment, mais partir du commencement, renouveler l’état d’esprit général, faire monter une nouvelle génération de leaders tournés vers l’action et le réel, plutôt que la frime, rapprocher le pouvoir du terrain, des hommes et des femmes, à travers la décentralisation, renouveler la classe politique, activer la démocratie directe par le référendum populaire, en finir avec la folie narcissique pour renouer avec la notion de bien public. Vaste programme, comme dirait l’autre. Je sais…

Maxime TANDONNET

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FRANCE: quand la gauche collaborait et que la droite résistait ! Mais ça, c’était hier! Par Maxime Tandonnet

Publié: 6 décembre 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 3 - POLITIQUE, France, Paris, Réflexions
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Le paradoxe français (1) de Simon Epstein, historien français qui réside à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920,1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

Il montre, au rebours de croyances largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA (2), s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.

I/ Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue antiraciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément antiraciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 : « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, la recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme », déclare en 1938 : « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe, proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoir au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO, déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste, « France-Europe », et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur du « Centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’Amicale lavaliste ».

II/ Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste dans les années 1920-1930, qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et antiracistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (La République ), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (L’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir), Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

III/ Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutient le Front populaire, membre du Comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !« ), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée son Parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la Légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930, le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (Mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du Conseil général de la Seine, SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la Ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (Ligue des droits de l’homme, Comité de vigilance antifasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche antifasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA), Adrien Marquet (ex-SFIO, maire de Bordeaux), etc.

IV/ Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur pourfend la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment D’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Maxime Tandonnet

1 Simon Epstein, Le paradoxe français, Albin Michel, 2008 (624 pages).

2 Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA.

http://www.claudereichman.com/articles/tandonnetcollaborationetresistance.htm

https://maximetandonnet.wordpress.com/2010/10/31/resume-livre-le-paradoxe-francais/

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« Une vague de délire politicien, de récupération et de grand spectacle, la course aux cotes de popularité et aux sondages, de magouilles hystériques déferlent pour savoir qui parmi les politiciens va le mieux ramasser la mise, tirer son épingle du jeu. »  Maxime Tandonnet

La folie furieuse

imagesEQQAFZJ6« Rare chez les individus, la folie est en revanche la règle des groupes, des partis et des époques » écrit Nietzsche dans Par delà bien et mal. Le France me semble en train de plonger dans la folie. Hier soir, je tombe sur le 20 heures de TF1 presque entièrement consacré à une interview solennelle de M. Benzema, joueur de football, au sujet de son affaire de « sexe tape » avec Valbuena. Quoi? La France  à genoux devant une affaire de c… concernant deux footeux?  Il n’y a rien de plus grave dans le monde? Les génocides africains, le chaos au Moyen Orient, les massacres de chrétiens dans le monde, les famines, la croissance chinoise, les élections américaines? Je vois les suites du massacre parisien du 13 novembre. La communauté nationale a pour premier devoir, devoir absolu, essentiel, de protéger les siens, notamment ses civils femmes et enfants. Tel est le fondement du contrat social (voir le Leviathan, Hobbes). Les morts et les blessés du 13 novembre sont l’une des pires tragédies de l’histoire de la France contemporaine. Qui peut encore trouver le sommeil en pensant au malheur dans lequel sont plongées les familles ayant perdu un proche, un enfant. La nation a échoué dans sa mission la plus fondamentale. Une nation normale ne devrait avoir qu’un seul mot à la bouche: celui de responsabilité. Que s’est-il passé? Qui a failli? Où sont les responsables?   Un questionnement fondamental. Eh bien non, c’est tout le contraire. Un grand couvercle de béton s’est abattu sur la France. Silence absolu. Omerta. Circulez, Mesdames et Messieurs, allons circulez, y a rien à voir!  En revanche une vague de délire politicien, de récupération et de grand spectacle, la course aux cotes de popularité et aux sondages, de magouilles hystériques déferlent pour savoir qui parmi les politiciens va le mieux ramasser la mise, tirer son épingle du jeu. Je ne sais pas mais n’importe quel être humain normalement constitué devrait éprouver une honte indescriptible à l’idée de devoir une élection, ou des points de popularité, au bain de sang qui s’est produit au Bataclan. Visiblement, tel n’est pas le cas. De l’extrême droite à l’extrême gauche.  D’ailleurs, ces régionales sont totalement pourries, corrompues, devenues un gigantesques sondage politicien sans aucun rapport avec les enjeux régionaux. La honte, la folie furieuse rode sur le pays.  Pas tout le pays bien sûr, mais cette classe dominante, médiatisée, de l’extrême gauche à l’extrême droite,  qui atteint en ce moment les bas-fonds de la déchéance. Cette folie furieuse qui entraîne les peuple à la destruction et à l’abîme.

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/12/03/la-folie-furieuse-2/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreUnion sacrée et devoir de vérité ne doivent pas être opposés. Hier dans Paris vide, les rues et le métro désertés, nous étions en temps de guerre. L’heure est au chagrin, à une immense peine que nous partageons avec les familles des victimes et les blessés. Dans le métro où il n’y avait presque personne, mais des jeunes gens et filles qui avaient les yeux rougis par les larmes. Les Français n’ont pas peur mais ils sont portés par un immense sentiment de compassion, d’unité et de solidarité. Notre premier devoir de Français, en temps de guerre, est celui de l’Union sacrée. Aujourd’hui, le soutien au gouvernement dans les mesures qu’il a adoptées, l’Etat d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières doit être total, inconditionnel, résolu. Mais nous sommes en démocratie. L’émotion ne doit pas interdire la raison. 130 tués et des centaines de blessés, en plein Paris, c’est un événement monstrueux, sans…

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sans-titreHier soir, nous avions un dîner à la maison, après ce fabuleux moment de sport planétaire que fut la finale historique de la coupe du monde de rugby, Nouvelle-Zélande/Australie – l’un des plus beaux matchs internationaux que j’aie jamais vu. Nous avions pour convives des personnes de tout bord, de droite, de gauche, du privé de la fonction publique, voire même de toutes les religions. Autrefois, les dîners donnaient lieu à des discussions courtoises, mais vives qui parfois dégénéraient… Désormais, rien de tel, tout le monde était parfaitement d’accord sur tout, notamment l’invraisemblable discrédit de l’univers politique. Il est vrai que la vie publique atteint des sommets dans l’absurdité, le mépris et la désinvolture. Ainsi, le mois dernier, la gauche socialiste en appelait à une mobilisation contre le « bloc réactionnaire » composé de « la droite et de l’extrême droite ». Maintenant, elle réclame un « Front républicain » contre « l’extrême droite ». Où est la cohérence? Jamais dans l’histoire on…

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imagesUn sondage supplémentaire de TNS SOFRES vient de sortir sur les intentions de vote aux élections régionales, prévues dans cinq semaines. Il donne le FN à 28%, les Républicains et alliés UDI à 27%, le  PS à 21%, les verts à 8% et le Front de gauche à 6%. Cette enquête confirme l’évolution de la politique française vers le tripartisme et une impasse privant la France de perspective de majorité claire et stable. La faiblesse de ce qu’il est convenu d’appeler la droite modérée, alliée au centre est sidérante: elle qui devrait bénéficier à fond du discrédit du pouvoir socialiste n’obtient même pas un tiers des intentions de vote. Pourquoi? elle se présente aujourd’hui aux Français sans idées, sans âme, sans ligne. Que pense-t-elle, que veut-elle, sur l’Europe, sur la réforme des institutions, sur l’économie et la société, sur l’école, la sécurité, sur l’Etat, sur l’immigration? Le néant absolu. On ne lui demande même…

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slide_459966_6204918_free Ci-jointes deux contributions récentes.

La première, pour le Figaro vox, concerne la cérémonie de mardi dernier en hommage aux victimes de l’accident de Puisseguin qui a fait 43 morts. L’accusation de récupération politique d’un malheur épouvantable a été largement répandue. Mon sentiment profond est que la polémique doit se taire devant un tel drame. Je pense que le chef de l’Etat était bien à sa place auprès des familles des victimes, même si la présence de nombreux membres du gouvernement semble plus discutable. Mais cela n’enlève rien, plus généralement, à l’hypermédiatisation de la présidence de la République, ni à la personnalisation excessive du régime qui est à mes yeux une catastrophe nationale. La seconde pour Atlantico. Elle porte sur une information passée totalement inaperçue que le site lui-même m’a signalée: un projet de réforme des modalités de l’élection présidentielle déposé le 26 octobre par les socialistes. D’un contenu en apparence hyper technique et banal, il correspond pourtant à une volonté bien précise: celle de favoriser les grands partis du système médiatique, le Front national, le parti socialiste, les Républicains, et de pénaliser toute candidature dissidente. On est bien dans la logique de la normalisation et l’encadrement des idées et des projets, la confiscation de la démocratie par une poignée de familles et de clans: la caste politicienne. En tout cas, telle est la logique de cette micro-réforme qui ne touche en rien aux vrais problèmes de fond: le nécessaire retour au septennat, la non reconduction du mandat présidentiel, la réhabilitation du rôle de Premier ministre, chef de gouvernement, s’appuyant sur le Parlement pour gouverner un pays qui n’est plus vraiment gouverné depuis trop longtemps.

Maxime TANDONNET

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4791759_6_c148_les-joueurs-du-xv-de-france-tete-basse-apres_4acbc73ee74a9e91f5b5b215ca9e99e7Qui ose encore se souvenir des heures de gloire du Quinze de France, quand il rayonnait sur la planète et que notre pays était si fier de son équipe, en 1999 et en 2007, par exemple, lors des victoires historiques contre les All Blacks. Hier soir, l’équipe incarnait la médiocrité nationale ambiante. Honte de soi, honte d’être Français, la table rase: jamais une équipe de France ne joue en rouge, elle joue en bleu ou en blanc, mais jamais en rouge. Le renoncement à être soi-même, à travers un symbole comme la couleur du maillot, c’est le début du déclin, et tant pis si je suis suspecté de déclinisme. L’indécision, l’incapacité à choisir, à innover, à motiver, à sublimer, à gouverner, à travers ce sélectionneur fadasse, sans charisme ni autorité dont tout le monde savait qu’il était nul et qu’il entraînait l’équipe dans le gouffre. La lâcheté, la violence, la mesquinerie, dans l’image de ce joueur qui ne trouve rien de mieux à faire, alors que son équipe est en perdition,  que de donner un coup de poing au visage de son adversaire étendu au sol et de se faire expulser. Cette équipe de France de rugby est pire que l’équipe de football de Krishna en 2010. Cogner un homme à terre, le geste minable par excellence, qui servira d’exemple à des millions de jeunes qui regardaient le match. La France actuelle, la France de 2015. 62-13: on a le droit de perdre évidemment, mais pas d’être ridicule.

Maxime TANDONNET

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLa police de la pensée progresse chaque jour subrepticement dans notre pays. Elle guette, surveille, espionne, dénonce, châtie. Elle s’incruste dans tous les domaines de la vie sociale. Depuis longtemps, il est quasiment impossible de parler de sujets tels que l’immigration, la sécurité, l’Europe, la religion, les frontières, sans être insulté, injurié, renvoyé au fascisme, racisme, à la « Réaction », l’extrémisme de droite, sans être taxé de « lepénisme », sans  basculer dans la honte et l’opprobre du monde politico-médiatique. Mais aujourd’hui, un nouveau palier est franchi. Cette dictature invisible envahit tous les domaines de la vie sociale ou intellectuelle, dans l’indifférence et la passivité générale. Même la météo fait l’objet d’une sorte de mise au pas cadencé! Le spécialiste de la prévision météo de France 2, Philippe Verdier, apprend-on vient d’être écarté pour avoir contesté dans un livre, Climat investigation, les thèses dominantes sur le réchauffement climatique. Viré pour avoir oser discuté, mettre sur le tapis une thèse dominante concernant le climat! Non mais, dans quelle…

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