Articles Tagués ‘République’

imagesVoici un sujet un sujet fondamental, au cœur de la maladie de la France, et que personne où presque ne perçoit ou n’admet.  Bien sûr il est commode, facile, vendeur de réduire les malheurs du présent à un visage, une personnalité unique: VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et pire que tout, Hollande aujourd’hui. Cependant, cette façon de raisonner est artificielle et fausse. Avec le recul, il est indéniable que depuis environ 40 ans (1975), les dirigeants français se heurtent au mur des réalités et ne parviennent pas à lutter contre les maux de la France qui ne cessent de s’amplifier, malgré de rares périodes de rémission: chômage, violence, communautarisme. Depuis 40 ans, les présidents de la République, bien différents les uns des autres, finissent tous dans une impopularité vertigineuse: VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, et bientôt Hollande. Il suffit de ne pas avoir la mémoire trop courte ou trop partiale. La France, contrairement aux autres grandes nations européennes, ne parvient plus à se gouverner. Pourquoi? Parce que ses institutions politiques, son appareil de gouvernement, est  vermoulu et sa Constitution brinquebalante. L’enjeu n’est pas de changer de République et de passer à la Sixième! Oh, non, voilà encore de la communication et des chimères. Bien au contraire, il est de revenir aux fondements de la Ve République, à sa lettre, avec un président qui préside et un Premier ministre qui gouverne, avec des ministres puissants, responsables, dignes de ce nom, adossé à une Assemblée nationale souveraine. Sous des angles différents, j’ai récemment traité cette question dans le Figaro Vox et Atlantico. Il est triste de voir que nous sommes là au coeur du malaise français, une France paralysée par l’impuissance de son pouvoir politique, mais que personne ne semble capable de voir ou vouloir comprendre… Puissent ces modestes contributions favoriser une prise de conscience!

Maxime TANDONNET
Le crash d’une République

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15_nov_manif_3a_007.jpgLundi 24 Novembre 2014

 Crédit photo photosdegauche.fr (COSKUN Alparslan)

C’est cette semaine qu’on saura où a mené la stratégie de « bon élève » de François Hollande pour tenter d’écarter les sanctions européennes qui menacent la France. On attend en effet le verdict de la Commission européenne conformément au Traité négocié par Nicolas Sarkozy et ratifié par ses soins, sans en changer une ligne. La négociation menée en direct avec la droite allemande d’Angela Merkel aura au moins fait exploser la fiction d’une « Europe des règles », où les rapports de puissance auraient disparu.

L’un des résultats de la « négociation » menée par le gouvernement français dans la perspective de la décision européenne a été l’approfondissement d’un véritable « consensus austéritaire ». On y trouve un accord sur les objectifs poursuivis, sur les « réformes structurelles » à entreprendre, et des discussions à la marge sur le calendrier de mise en œuvre. Dans ce contexte, le projet de loi « Macron » n’est que le premier acte appliqué de la transposition desdites « réformes structurelles » au cas français. Le gel des salaires prôné par le récent rapport franco-allemand (Pisani-Ferry – Enderlein) constitue le but ultime de ces « réformes ».

Ce n’est pas un hasard si le pays qui a fait de ce « modèle » un produit d’exportation est celui de la Grande Coalition entre droite et sociaux-démocrates. C’est cette formule politique qui a cours au sein de la Commission européenne. C’est elle qui inspire l’attitude de François Hollande vis-à-vis du Medef dans notre pays.

Quel que soit son avis final, il y a donc tout le programme de la Commission européenne dans le projet de budget présenté par Manuel Valls. C’est pourquoi une stratégie de résistance passe par son rejet. Bien sûr, cela implique des parlementaires libres dans leur relation à l’exécutif, tout le contraire de ce que veulent les institutions de la Cinquième République. On comprend d’ailleurs pourquoi l’oligarchie refuse à toute force de les modifier. Pour l’heure, seuls les députés Front de Gauche et la députée de Nouvelle Donne joignent leurs gestes à leurs paroles en votant contre alors que les « frondeurs » du PS ou la majorité du groupe Europe Ecologie Les Verts continuent de s’abstenir. Leurs voix permettraient pourtant le rejet des projets de loi austéritaires. Un consensus ne se brise pas avec des mines navrées mais en y résistant, et donc en s’opposant.

source: https://www.lepartidegauche.fr/actualites/edito/le-consensus-austeritaire-30893

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François Cocq

impasse pour l'éducationLe Front National vient de rendre public un document de propagande vantant le bilan des communes qu’il dirige. Celui-ci a vocation à être remis aux militants lors du Congrès de Lyon mais a déjà été transmis à la presse et figure désormais sur le site du parti frontiste (ici). Les politiques éducatives pratiquées dans les 11 villes FN y sont soigneusement évitées. Et pour cause ! C’est au peuple de payer la facture. La preuve.

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François Cocq

Manuel Valls clôturait vendredi 10 octobre le Congrès de l’Association des Régions de France (ARF) à Toulouse. Et il ne s’est pas contenté d’offrir aux régions toute l’autonomie que réclamaient leurs barons socialistes. Le Premier Ministre a carrément érigé les régions en nouvelle clé de voûte de ce qu’il n’est plus convenable d’appeler la République. Manuel Valls leur cède ainsi la responsabilité d’assurer l’égalité entre les territoires. Pire, il assujettit celle-ci aux fonds octroyés par Bruxelles. Parce qu’il broie la République entre l’Europe et les régions, Valls est le bourreau de Marianne.

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