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Le ministère de la Justice est durement épinglé par un rapport d’inspection interministérielle pour l’emploi de 40.000 personnes non déclarées, une situation en cours de régularisation, assure mardi la chancellerie.

Selon une information de France Inter, confirmée par l’AFP qui a obtenu une copie du rapport, plusieurs ministères emploient près de 50.000 « collaborateurs occasionnels du service public » employés par différents ministères, dont « 40.500 pour le seul ministère de la Justice »..

Ces employés – interprètes, experts, médiateurs … – qui sont souvent amenés à intervenir quotidiennement, sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l’heure.

Pour ces collaborateurs occasionnels, les ministères ne paieraient donc pas les charges patronales et les personnes employées en tant que vacataires ne reversent pas la TVA selon la radio, qui publie sur son site le rapport en question.

La Garde des sceaux ne devait pas le savoir…

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Pour Bercy, Gérald Darmanin va nous trouver quelques astuces pour ne pas répondre!

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Publié par Alencontre le 28 – mars – 2016

 

Par Laurent Mauduit

Un nouveau collaborateur de François Hollande pantoufle dans une banque ; un proche d’Alain Juppé Une de L'Obs: «Élysée: ces trentenaires à qui Hollande confie les clefs du pays», 5 février 2015multiplie les allers-retours entre Bercy et le secteur privé dans des conditions accommodantes ; les nominations au sein de l’Inspection des finances sont mystérieusement suspendues : trois informations, qui font beaucoup de bruit au ministère des finances, ont pour point commun d’illustrer la déshérence de la haute fonction publique.

On sait depuis longue date que la « République exemplaire » promise par François Hollande s’est malheureusement transmutée en son exact contraire : la « République accommodante ». Une République qui semble avoir oublié sa devise historique, « Liberté, égalité, fraternité », et qui lui préfère désormais d’autres commandements, par exemple celui popularisé par Benjamin Constant, lors de son ralliement à l’Empire : « Servons la cause ! Et servons-nous… »

En faut-il des illustrations, il en existe à foison. Chaque semaine ou presque, l’actualité charrie des informations qui témoignent que l’éthique de la haute fonction publique est malmenée.

C’est par exemple le cas au sein du très influent ministère des finances, où trois histoires défraient actuellement la chronique. Trois histoires qui, pour être très différentes les unes des autres, ont toutes un point commun : elles révèlent un laisser-aller éthique, qui choque les hauts fonctionnaires attachés à leur mission de service public et à la défense de l’intérêt général.

Voyons ces trois histoires, avant d’en percer les enseignements.

* La fulgurante carrière du protégé de François Hollande

C’était voici à peine plus d’un an : L’Obs, dans son édition du 5 février 2015, consacrait une de ces longues enquêtes hagiographiques dont il a le secret aux nouvelles recrues de François Hollande au sein de son cabinet élyséen. Alors que toutes les gazettes chroniquaient la débâcle de plus en plus spectaculaire de la galaxie socialiste, le magazine, lui, réussissait le tour de force de faire un reportage, hors du temps, beau comme sur du papier glacé, pour chanter les louanges dithyrambiques des nouveaux, jeunes et beaux collaborateurs élyséens du chef de l’État. C’était titré : «Élysée : ces trentenaires à qui Hollande confie les clefs du pays».

Et l’article dressait alors des portraits, tous très élogieux, des collaborateurs les plus récents cooptés au sein du cabinet du président de la République. Dans le lot, on découvrait un nouveau venu, un dénommé Jean-Jacques Barbéris, que L’Obs présentait de la manière suivante : « Dans l’équipe des “trenta”, on remarque un nouveau “jeunot”, un jeune homme à l’allure de trader de la City. Jean-Jacques Barbéris, conseiller pour le commerce extérieur de François Hollande, promotion Aristide Briand de l’ENA, comme Constance Rivière. Il a 34 ans et en paraît 18. Diplômé de Normale sup’, agrégé d’histoire, il est un des meilleurs spécialistes des marchés financiers de la place de Paris. Père communiste, mère soixante-huitarde professeur au lycée Henri-IV, à Paris. Spécialiste de la Restauration, grand lecteur de Gramsci, il est recruté par Emmanuel Macron en novembre 2013. »

L’hebdomadaire, qui s’est longtemps distingué pour être mitterrandolâtre avant de devenir hollandolâtre, a visiblement été tellement estomaqué par sa découverte qu’il a même fait sa couverture avec ce jeune homme, le présentant comme l’un des génies les plus prometteurs de la galaxie Hollande.

Recruté par Emmanuel Macron, adoubé par L’Obs, l’intéressé, comme on s’en doute, était nécessairement promis à un bel avenir. Voici peu de temps, il a donc pris du galon à l’Élysée et est devenu conseiller pour les affaires économiques et financières nationales et européennes. Un bien joli poste, pour un si jeune et brillant haut fonctionnaire.

Jean-Jacques Barbéris, de conseiller économique de l'Elysée à la société de gestion d'actifs AmundiLas ! L’élève a visiblement médité la leçon du maître. Découvrant que François Hollande n’avait décidément pas la finance pour adversaire – cela aussi était une promesse qui n’engageait que ceux qui y ont cru –, mais qu’au contraire la finance était son amie, Jean-Jacques Barbéris a discrètement décidé de prendre ses cliques et ses claques et d’en faire son métier. À peine promu, aussitôt parti ! C’est La Lettre A qui la première a révélé le pot aux roses, annonçant que le haut fonctionnaire avait secrètement décidé de quitter l’Élysée et qu’il était « attendu en mai chez Amundi, la société de gestion d’actifs issue du rapprochement de Crédit agricole Asset Management et de Société générale Asset Management », avec un salaire annuel évalué à « environ 400 000 euros ».

Allez vous étonner ensuite que François Hollande ait multiplié les cadeaux les plus extravagants aux milieux les plus réactionnaires du patronat ou cherche à dynamiter le code du travail : ses conseillers sont, en effet, tous du même acabit. La finance, c’est leur port d’attache. Ils en viennent ; ou alors ils savent qu’ils vont bientôt pouvoir y trouver refuge.

Car c’est tout le problème que pose le pantouflage de Jean-Jacques Barbéris. Est-il de ceux que la loi prohibe ? Nous avons voulu lui demander s’il avait saisi la commission de déontologie de la fonction publique et connaître, le cas échéant, l’avis que celle-ci aurait pu rendre ; mais il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Le service de presse de l’Élysée nous a juste fait savoir que le haut fonctionnaire était trop débordé pour s’occuper de nos questions subalternes et qu’en tout état de cause, il ne confirmait pas son prochain départ – mais ne l’infirmait pas non plus. Face à notre insistance, le même service de presse nous a promis de nous recontacter pour nous préciser si la commission de déontologie avait été saisie, mais depuis, plus de nouvelles !

Dans tous les cas de figure, ce départ vient souligner que l’intérêt général n’a plus grand sens dans certains cénacles de la haute fonction publique. Car les pantouflages sont maintenant de plus en plus rapides. Une petite année ou deux dans un cabinet ministériel, parfois même seulement quelques mois : et il y a des hauts fonctionnaires qui n’hésitent plus désormais à s’en servir aussitôt comme tremplin pour faire carrière dans le privé, le plus souvent dans la finance, qui offre des rémunérations si somptueuses. On y lit moins Gramsci, mais c’est beaucoup plus rémunérateur…

C’est donc le choix fait par Jean-Jacques Barbéris, qui n’était pas même inspecteur des finances, mais seulement administrateur civil au ministère des finances. Son passage d’à peine quelques mois au service de François Hollande lui permet aujourd’hui de faire rapidement fortune.

Mais ce choix, bien d’autres l’ont fait avant lui, sous ce quinquennat de François Hollande. Il y a eu la très libérale Laurence Boone, qui venant de Bank America a atterri quelques mois à l’Élysée, avant de repartir chez Axa. Et il y en a eu beaucoup d’autres encore. On en retrouvera une sélection dans quelques-unes des enquêtes récentes de Mediapart :

  • Crise larvée à la direction du Trésor
  • L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste
  • Quand les banquiers infiltrent les sommets de l’État
  • Taxe Tobin: les banques font leur marché chez les hauts fonctionnaires

Entendons-nous ! La pratique du pantouflage est légale, pour peu que les hauts fonctionnaires concernés ne passent pas sous trois ans dans une entreprise sur laquelle ils ont exercé l’autorité publique. Mais quand le pantouflage devient la règle, quand de plus en plus de hauts fonctionnaires ne restent en fonction dans un cabinet ministériel que quelques mois, juste pour s’en servir comme tremplin, les citoyens ne sont-ils pas en droit de penser que la déontologie de la fonction publique est malgré tout piétinée ? Et les hauts fonctionnaires qui restent dans le public, avec un sens élevé du service de l’État, que doivent-ils penser ? Sans doute ont-ils de bonnes raisons d’éprouver une très forte amertume. Le sens de l’intérêt général se perd et le mauvais exemple vient des sommets mêmes de l’État…

* Le havre de paix du conseiller
d’Alain Juppé

Le ministère des finances est vraiment un lieu bien accueillant pour les hauts fonctionnaires. L’administrateur civil Jean-Jacques Barbéris est donc bien placé pour le savoir. Mais il n’est pas le seul : une autre figure connue de Bercy, mais d’un bord politique opposé, Pierre-Mathieu Duhamel, peut en dire tout autant.

Après avoir longtemps fait carrière dans cette maison, notamment en qualité de directeur du budget et directeur général des douanes, il est parti pantoufler dans le privé, mais sans jamais parvenir à rester durablement dans la moindre entreprise. Pendant un temps aux Caisses d’épargne, puis chez LVMH ou encore chez KPMG, il a finalement quitté cette entreprise en septembre 2013. Durant toutes ces années, il a aussi été pris dans les turbulences de quelques affaires qui ont éclaboussé le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il a ainsi été épinglé par Mediapart. En novembre 2011, Fabrice Arfi et Karl Laske relevaient qu’en 2002, Ziad Takieddine invitait celui qui allait devenir directeur du budget, Pierre-Mathieu Duhamel, sur son yacht La Diva, immatriculé au Luxembourg. Et mes confrères relevaient que cette découverte relançait les interrogations sur l’absence d’investigations fiscales quant à la situation du marchand d’armes.

Or, depuis son départ de KPMG, en 2013, le même Pierre-Mathieu Duhamel est revenu trouver refuge au ministère des finances, dans des conditions accommodantes. En tant qu’administrateur civil, il n’a d’abord rien à faire : aucune mission ne lui est confiée. Et l’intéressé n’est d’ailleurs le plus souvent pas au ministère. Auprès de ses proches, il ne fait de toute façon pas mystère de ce à quoi il consacre le plus clair de son temps : préparer la candidature aux primaires de la droite de son champion, Alain Juppé. En privé, il ne cache pas même ses ambitions : il se verrait volontiers secrétaire général de l’Élysée, si d’aventure son candidat parvenait à y accéder. Ce qui est peut-être aller un peu vite en affaires, car Alain Juppé est encore bien loin d’avoir gagné la partie, et quand bien même y parviendrait-il, l’ancien premier ministre a confié à son entourage qu’il préférerait cantonner Pierre-Mathieu Duhamel aux seules questions budgétaires.

Quoi qu’il en soit, une bonne fée s’est tout de même occupée de Pierre-Mathieu Duhamel. Car même s’il ne s’est vraiment pas beaucoup investi dans la vie du ministère depuis son retour, il n’en a pas moins profité d’un décret, en date du 23 avril 2015 (il peut être consulté ici), le nommant inspecteur général des finances en service extraordinaire. Pour quelle raison ? Pour quel état de service ? Par quel appui ? Mystère ! Bercy est bonne fille…

Et depuis, Pierre-Mathieu Duhamel a-t-il enfin été chargé de conduire des missions ? Plusieurs inspecteurs généraux des finances ont assuré à Mediapart que leur collègue était toujours beaucoup plus intéressé par les destinées d’Alain Juppé et qu’on ne le voyait toujours guère à Bercy. Un porte-parole de l’Inspection nous a assuré que cela était faux. À preuve, deux missions ont été confiées au haut fonctionnaire. La première vise à étudier les conséquences d’une décision de la Cour de justice européenne sur les transmissions de données informatiques. Et la seconde mission a été demandée par le gouvernement (lire ici le communiqué) : elle consiste à étudier les moyens de revitaliser les commerces de centre-ville.

Mais à l’Inspection, on admet toutefois que la première mission n’a encore donné lieu à aucun écrit de Pierre-Mathieu Duhamel. Et il en va de même de la seconde, qui vient tout juste d’être lancée. En bref, Bercy est vraiment un havre de paix : sans trop de crainte d’être dérangé, le haut fonctionnaire peut y réfléchir à la destinée présidentielle d’Alain Juppé.

* La chasse gardée de la directrice de cabinet de Michel Sapin

Dans la gigantesque forteresse qu’est Bercy, les rumeurs circulent vite. Depuis quelque temps, les hauts fonctionnaires s’amusent aussi d’une question, qui a fait le tour de l’immense maison : mais pourquoi donc les nouvelles nominations qui devaient intervenir à l’Inspection générale des finances sont-elles gelées ?

À la direction de cette Inspection, qui est le corps le plus prestigieux du ministère, on nie qu’il y ait le moindre problème : on fait valoir qu’aucun calendrier n’est impératif, et qu’il n’y a donc pas anguille sous roche.

Claire Waysand, à ses côtés Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin

La vérité est pourtant plus nuancée que cela. En fait, deux promotions au tour extérieur de l’Inspection des finances devaient intervenir en octobre dernier (on peut consulter ici la procédure d’admission). Et, pour des raisons de procédure, ce n’est que postérieurement à ces deux nominations que quatre autres, au tour intérieur si l’on peut dire (c’est-à-dire de jeunes sortant de l’ENA), pouvaient intervenir. Or, pour une raison que nul ne s’explique, les deux nominations au tour extérieur ne sont pas intervenues en octobre, ce qui a bloqué mécaniquement les quatre autres nominations.

Alors à qui profite le crime ? Aussitôt, tous les regards des hauts fonctionnaires de Bercy ont convergé vers Claire Waysand, la directrice de cabinet de Michel Sapin. Car même si elle est bardée de diplômes (Polytechnique, Ensae…), elle n’est pas passée par l’ENA, et si elle souhaitait un jour entrer à l’Inspection des finances, elle devrait précisément passer par le tour extérieur. La question est soulevée par d’autant plus de hauts fonctionnaires que jusqu’à présent, une pratique républicaine avait toujours été respectée : des inspecteurs généraux des finances issus de la gauche ont été nommés par décret en conseil des ministres par des présidents de droite, et inversement sous des présidences de gauche.

Mediapart a donc aussi interrogé le cabinet de Michel Sapin pour savoir si cet imbroglio avait pour explication le fait que Claire Waysand se gardait une place au chaud à l’Inspection, en des temps où l’avenir politique pour les socialistes est pour le moins sombre.

Réponse laconique du cabinet du ministre : no comment !

* La morale de ces trois histoires

Elle n’est guère difficile à établir : l’éthique bat de l’aile au ministère des finances.

Et c’est d’autant plus préoccupant qu’au même moment, le gouvernement prend des poses vertueuses, avec un projet de loi à l’examen devant le Parlement qui entend renforcer la déontologie de la fonction publique.

Mais sans doute y a-t-il une morale plus importante que cela, qui tient au fonctionnement très oligarchique de la haute administration française, fonctionnement qui est consolidé par l’existence même d’une école, l’ENA, réservée à cette caste.

Et l’on aurait tort de penser que la gauche a été piégée par ce système oligarchique. C’est en réalité tout l’inverse : elle en est responsable. C’est effectivement le gouvernement de Front populaire, en la personne de son ministre de l’éducation nationale Jean Zay (1904-1944), qui a la malencontreuse idée d’exhumer un très vieux projet, déjà caressé en 1848, de créer une filière unique de formation des hauts fonctionnaires, en créant une école d’administration – projet qui finalement bute à l’époque sur l’hostilité du Sénat et qui aboutira seulement en 1945. Mais en tout cas, le constat est celui-là : c’est effectivement la gauche qui, dès cette époque, porte l’idée funeste de retirer à l’université, dans le pluralisme de ses approches, la mission de former les élites de la République et de créer cette fameuse École nationale d’administration, qui jouera ultérieurement, et singulièrement à partir des années 1980 et 1990, un rôle si détestable dans la propagation de la pensée unique néolibérale et l’étouffement de la démocratie au profit de ce système oligarchique.

Ce rôle funeste, c’est le célèbre historien Marc Bloch (1886-1944) qui l’explique le mieux, dans son célèbre essai sur L’Étrange Défaite : « Quelle que soit la nature du gouvernement, le pays souffre si les instruments du pouvoir sont hostiles à l’esprit même des institutions publiques. À une monarchie, il faut un personnel monarchiste. Une démocratie tombe en faiblesse, pour le plus grand mal des intérêts communs, si ses hauts fonctionnaires, formés à la mépriser et, par nécessité de fortune, issus des classes mêmes dont elle a prétendu abolir l’empire, ne la servent qu’à contrecœur. » (Article publié sur le site Mediapart, en date du 27 mars 2016)

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De 1996 à 1999, Pierre-Mathieu Duhamel est directeur général des Douanes françaises.

Pierre-Mathieu Duhamel se tourne alors brièvement vers le secteur privé. Il devient secrétaire général du groupe LVMH de 1999 à 2000 avant de retourner dans la fonction publique de mai 2000 jusqu’en 2002 avec, pour charge, ministre conseiller chargé des questions économiques et financières à la représentation de la France auprès de l’OCDE.

À la fin de ce mandat, Pierre-Mathieu Duhamel devient directeur du Budget, fonction qu’il occupe durant quatre ans de décembre 2002 à 2006.

La Douane française qui jusqu’alors avait pour priorité de défendre le citoyen lambda des méfaits de la drogue mais… suite au passage de PM Duhamel chez LVMH, ce serait de défendre les intérêts du grand capital qui serait la priorité!

Cette fonction au sein du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en fait aussi l’administrateur d’Air France durant cette période.

Pierre-Mathieu Duhamel est ensuite chargé, par le groupe bancaire Caisse d’épargne, de l’internationalisation de la banque. À ce titre il est, d’avril 2006 et durant deux ans, président du directoire de la Financière Océor.

En 2007, il retourne dans le secteur public et succède à Jean-Pierre Fourcade en tant que maire de la ville de Boulogne-Billancourt, poste qu’il tient jusqu’en 2008.

En mai 2008, Pierre-Mathieu Duhamel rejoint le cabinet d’études KPMG, tout d’abord en tant qu’associé puis en tant que président du comité stratégique, fonction qu’il occupe entre 2009 et 2012. Il préside aussi le groupe de travail « Efficience de la dépense publique » au sein de l’Institut Montaigne.

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Par

Le premier ministre a annoncé, lundi soir 7 janvier, une aggravation de l’arsenal sécuritaire avec notamment une loi contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un ciblage préventif de manifestants supposés violents.

Sans un mot sur les violences policières, ce choix répressif tourne le dos aux exigences démocratiques confusément portées par les gilets jaunes.

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Marion Fontenille

Si les «gilets jaunes» ne se sont pas –encore– exportés au pays d’Erdogan, la «crise de l’oignon» concentre toutes les attentions.

Coupant l’herbe sous le pied à qui en aurait eu l’idée, Devlet Bahçeli, le président du Parti d’action nationaliste (MHP), a prévenu: «S’il existe des aspirants au terrorisme des gilets jaunes, ils en paieront un lourd tribut.»

Ces menaces n’ont pourtant pas empêché plusieurs milliers de personnes de manifester à Istanbul et Diyarbakır. Pas de vague jaune, mais des clins d’œil, comme des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire «du travail, du pain, la liberté». En cause, l’inflation, qui a atteint dans le pays un chiffre tristement record en octobre 2018: 25,24% –du jamais vu en quinze ans.

Douche froide à la caisse

En Turquie, l’augmentation des prix est devenue le principal sujet de discussion. À la caisse d’un supermarché, la quinquagénaire Hülya ne peut s’empêcher de lâcher un soupir indigné. Elle compte minutieusement les articles qu’elle range dans son sac. Il y en a moins d’une dizaine, seulement des produits de base: des fruits et légumes, du riz, des pâtes.

Et pourtant, au moment de payer, c’est la douche froide. «J’en ai pour quatre-vingt livres turques [près de treize euros, ndlr]. Nous sommes quatre à la maison. Je ne pense pas pouvoir tenir la semaine avec ce que j’ai acheté. J’ai beau compter et faire attention, je paie toujours trop cher une fois à la caisse.»

Quelques rayons plus loin, un homme salive devant 500 grammes de viande hachée. «Je n’en ai pas mangé depuis des mois, confie-t-il. Nous n’avons que mon salaire pour vivre. J’ai deux enfants. Par les temps qui courent, il est devenu impossible d’acheter de la viande pour toute la famille.»

LIRE

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Société  – Nom du dirigeant  – Année de la prise de fonction – Salaire fixe versé en 2017 – Rémunération variable au titre de 2017 – Stock-options et actions de performance Total (variation par rapport à 2017) – Performance de l’action en 2017

Accorhotels [AC] Sébastien Bazin 2013 0,95 million d’€ 1,51 million d’€ 2,84 million d’€ 5,35 millions d’€
(+89,6%)
+21,4%
Air Liquide [AI] Benoît Potier 1997 1,28 million d’€ 1,95 million d’€ 2,10 millions d’€ 5,34 millions d’€
(-8,5%)
+9,4%
Airbus [AIR] Thomas Enders 2012 1,50 million d’€ 2,17 millions d’€ 1,50 million d’€ 6,41 millions d’€
(+28,5%)
+32,1%
Arcelormittal [MT] (5) Lakshmi Mittal 1997 1,25 million d’€ 1,94 million d’€ 0,94 millions d’€ 4,17 millions d’€
(+12,9%)
+28,8%
Atos [ATO] Thierry Breton 2008 1,40 million d’€ 1,84 million d’€ 2,88 millions d’€ 6,12 millions d’€
(+11,9%)
+21%
Axa [CS] Thomas Buberl 2016 1,45 million d’€ 1,76 millions d’€ 1,89 millions d’€ 5,38 millions d’€
(+57,8%)
+3,1%
BNP Paribas [BNP] Jean-Laurent Bonnafé 2011 1,56 million d’€ 1,58 million d’€ 0,48 million d’€ 3,69 millions d’€
(-9%)
+2,8%
Bouygues [EN] Martin Bouygues 1989 0,92 million d’€ 1,65 million d’€ 0 € 2,69 millions d’€
(+12,2%)
+27,2%
Capgemini [CAP] Paul Hermelin 2002 1,45 million d’€ 0,99 million d’€ 2,32 millions d’€ 4,77 millions d’€
(+0,6%)
+23,4%
Carrefour [CA] Georges Plassat
puis Alexandre Bompard (1)
2017 1,57 millions d’€ 2,13 millions d’€ 0 € 7,74 millions d’€
(-20,5%)
-21,2%
Crédit Agricole [ACA] Philippe Brassac 2015 0,90 million d’€ 0,42 million d’€ 0,63 million d’€ 2,02 millions d’€
(+2,9%)
+17,1%
Danone [BN] Emmanuel Faber 2014 1 million d’€ 1,20 million d’€ 2,01 millions d’€ 4,22 millions d’€
(-12,4%)
+16,2%
Essilor International [EI] Hubert Sagnières 2010 0,80 million d’€ 1,21 million d’€ 2,70 millions d’€ 4,73 millions d’€
(+19%)
+7,1%
Engie [ENGI] Isabelle Kocher 2016 1 million d’€ 0,76 million d’€ 0,73 million d’€ 2,9 millions d’€
(-3,4%)
+18,3%
Kering [KER] François-Henri Pinault 2005 1,20 million d’€ 1,94 million d’€ 2,61 millions d’€ 5,90 millions d’€
(+57,6%)
+84,2%
Lafargeholcim [LHN] (5) Éric Olsen, Beat Hess et Jan Jenisch (1) 2017 1,91 million d’€ 2,50 millions d’€ 5,84 millions d’€ 11,20 millions d’€
(+34,1%)
-5,8%
Legrand [LR] Gilles Schnepp 2004 0,63 million d’€ 0,54 million d’€ 0,67 million d’€ 1,83 million d’€
(+0,5%)
+19%
L’Oréal [OR] Jean-Paul Agon 2006 2,20 millions d’€ 2,04 millions d’€ 5,34 millions d’€ 9,58 millions d’€
(+4,9%)
+6,7%
LVMH [MC] Bernard Arnault 1989 1,14 million d’€ 2,20 millions d’€ 4,48 millions d’€ 7,96 millions d’€
(+0,2%)
+35,3%
Michelin [ML] Jean-Dominique Senard 2011 1,10 million d’€ 2,69 millions d’€ 0 € 3,8 millions d’€
(+15%)
+13,1%
Orange [ORA] Stéphane Richard 2011 0,90 million d’€ 0,83 million d’€ 0 € 1,75 million d’€
(+12,9%)
+0,3%
Pernod Ricard [RI] (1) (8) Alexandre Ricard 2015 0,95 million d’€ 1,24 million d’€ 1,42 million d’€ 3,62 millions d’€
(+29,7%)
-17,1%(10)
Peugeot [UG] Carlos Tavares 2014 1,30 million d’€ 2,40 millions d’€ 2 millions d’€ 6,71 millions d’€
(+42,5%)
+9,4%
Publicis Group [PUB] Maurice Lévy puis Arthur Sadoun (1) 2017 1,63 millions d’€ 0,73 millions d’€ 0 € 2,36 millions d’€
(-5,8%)
-13,6%
Renault [RNO] (9) Carlos Ghosn 2005 1,23 million d’€ 1,45 million d’€ 4,64 millions d’€ 7,38 millions d’€
(+4,5%)
-0,7%
Safran [SAF] Philippe Petitcolin 2015 0,60 million d’€ 0,78 million d’€ 0,84 million d’€ 2,42 millions d’€
(+7,5%)
+25,6%
Saint-Gobain [SGO] Pierre-André de Chalendar 2007 1,10 million d’€ 1,49 million d’€ 2 millions d’€ 4,6 millions d’€
(+13%)
+3,9%
Sanofi [SAN] Olivier Brandicourt 2015 1,20 million d’€ 1,79 million d’€ 6,76 millions d’€ 9,75 millions d’€
(+1%)
-6,6%
Schneider Electric [SU] Jean-Pascal Tricoire 2013 1,13 million d’€ 2,24 million d’€ 3,22 millions d’€ 6,61 millions d’€
(+17,5%)
+7,2%
Société Générale [GLE] Frédéric Oudéa 2008 1,30 million d’€ 1,31 million d’€ 0,85 million d’€ 3,46 millions d’€
(-0,4%)
-7,9%
Sodexo [SW] (8) Michel Landel 2009 0,93 million d’€ 1,09 million d’€ 3,26 millions d’€ 5,28 millions d’€
(+29,9%)
-5,6%(9)
STMicroelectronics [STM] Carlo Bozotti 2005 0,75 million d’€ 0,87 million d’€ 0,89 million d’€ 2,94 millions d’€
(+116%)
+69%
Solvay [SOLB] Jean-Pierre Clamadieu 2012 1,10 million d’€ 1,64 million d’€ 1,65 million d’€ 5,2 millions d’€
(-1,3%)
+4,1%
TechnipFMC [TEC] Douglas Pferdehirt 2017 0,93 million d’€ 1,89 million d’€ 7,55 millions d’€ 10,57 millions d’€
(NS)
-24%
Total [FP] Patrick Pouyanné 2014 1,40 million d’€ 2,40 millions d’€ 2,13 million d’€ 6 millions d’€
(+1,4%)
-5,5%
Unibail-Rodamco [UL] Christophe Cuvillier 2013 1 million d’€ 1,50 million d’€ 0,59 million d’€ 3,44 millions d’€
(+6,5%)
-7,4%
Valeo [FR] Jacques Aschenbroich 2009 1 million d’€ 1,28 million d’€ 2,70 millions d’€ 5 millions d’€
(-6,2%)
+14%
Veolia [VIE] Antoine Frérot 2009 0,95 million d’€ 1,23 million d’€ 0,87 million d’€ 3,05 million d’€
(+60,1%)
+31,5%
Vinci [DG] Xavier Huillard 2010 1 million d’€ 1,38 million d’€ 1,84 million d’€ 4,23 millions d’€
(+10,9%)
+31,6%
Vivendi [VIV] Arnaud de Puyfontaine 2014 1,20 million d’€ 0,54 million d’€ 0,72 million d’€ 2,48 millions d’€
(-29,4%)
+24,2%

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PARIS – Les manifestations répétitives et constantes ainsi que les troubles déclenchés par le mouvement des « Gilets jaunes » sont une « catastrophe » pour l’économie française, a déclaré dimanche notre  ministre de l’Économie et des Finances, l’excellent Bruno Le Maire, lors d’une visite dans un des quartiers de Paris parmi les plus touchés par les violences de samedi.

Oubliant au passage de souligner la responsabilité indirecte mais pourtant bien réelle de la politique mise en œuvre qui chaque mois est devenue plus insupportable financièrement pour une majorité de Français.

Résultat de recherche d'images pour "lemaire bruno"Pourtant Bruno Le Maire déclarait lors de sa campagne présidentielle: « Eh bien je considère aujourd’hui, après des années de « travail politique » (sic), après des années depuis 2012 où j’ai sillonné le pays (…) que c’est une erreur de penser que l’intelligence seule permet d’apporter des réponses aux problèmes des gens. C’est le cœur. C’est le cœur qui permet d’abord de comprendre les problèmes et d’y apporter des solutions« . Son cœur depuis n’a sans doute pas été connecté à son cerveau!

Comment répartir la charge sur le plus grand nombre

« La facture des dégâts doit être prise en charge par l’Etat, par la solidarité, par les assureurs, tout le monde doit y mettre du sien. »

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Résultat de recherche d'images pour "griveaux"Ce matin Benjamin Griveaux a été beaucoup plus explicite sur la responsabilité du gouvernement due à l’incompréhension!

« Ce sont ces colères qu’il faut comprendre. Et c’est dur de les comprendre depuis un bureau parisien« , a encore souligné le porte-parole du gouvernement, au lendemain de l’acte IV de la mobilisation des Gilets jaunes.

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Bien que le président de la République ait annoncé en personne le retrait de l’augmentation de la hausse du carburant qui est à l’origine directe du mouvement de contestation des GJ, et ce retrait pour l’année 2019, il me semble qu’Emmanuel Macron doit actuellement tenter de reprendre la main par des mesures pour qu’enfin le pouvoir d’achat des Français retrouve un niveau acceptable.
Poursuivre les manifestations, c’est risqué l’aggravation des violences sur les Champs Élysées qui pourraient alors se traduire par de nombreux morts, mais qui ne nuirait pas plus à un pouvoir politique, qui est déjà à terre.
Et penser que le départ d’Emmanuel Macron solutionnerait la crise du système actuel n’est pas raisonnable.
Son maintien, sa démission ou sa destitution, indépendamment des suites ou difficultés, à savoir, qui mettre à la place, n’est pas la solution. il a été élu « démocratiquement » (avec 18,19% des inscrits du premier tout et les 12 millions de ‘peureux’ du second tour) et il faut donc le laisser continuer…en exigeant qu’il s’éloigne de ses conseillers de l’ENA, tous hors-sol, pour être entouré alors de conseillers des populations des GJ ouverts aux suggestions venant de gens confrontés à la réalité de la société actuelle et pouvant lui transmettre et lui apporter la réalité de ce que vivent les Français au quotidien.
Mais ne serait-il pas dangereux de maintenir quelqu’un qui donne l’impression n’avoir que du mépris, maintenant comme avant, des petites gens? Les apparences sont parfois trompeuses et l’intelligence d’Emmanuel Macron saura rectifier la perception négative qu’a une majorité de Français.
Faute de ces préalables de recomposition de son environnement de « conseillers », effectivement son départ deviendrait inéluctable.
Coté partis politiques, une représentativité  à la proportionnelle est également la seule option qui peut s’offrir à lui pour que les citoyens retrouvent le chemin des urnes.
L’urgence est de restaurer en France une vraie démocratie, de rebâtir des partis politiques crédibles pour assurer une représentation politique digne du pays.
Quant à la grève prévue par deux syndicats routiers cherchant ainsi à se redonner de l’importance alors qu’ils sont avant tout des parasites des travailleurs, je ne pense pas que ce soit la solution.
Toutes les gréves ont un coût et ce sont les travailleurs en final qui règlent l’addition.
Note de vécu par un sondage effectué, ce 06/11/2018, au passage-piéton des Tourettes près de Montélimar Nord (Drôme), sur 200 automobilistes questionnés.
Sur Emmanuel Macron:
35,68% pour la destitution et 42,71% pour la démission!
Lors du sondage au même endroit le 26/11, c’était 30% pour la démission et 21,61% pour le maintien.
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Dans cette vidéo, une députée LREM (rapporteure de cette commission) a souhaité augmenter les salaires des plus modestes au détriment des plus aisés, mais le ministre de l’économie lui a fait barrage… Elle a finalement retiré l’amendement…

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L’épave de Berbera nous a en effet intrigué.  Son analyse va nous mener à un autre pays dont nous allons beaucoup parler dans les épisodes à venir:  un pays lié à une histoire incroyable en 2001, celle du transfert d’armes à capacité nucléaire, des missiles russes fort particuliers, devenus la bête noire du Pentagone pendant plusieurs années. 

Des missiles revendus par des généraux véreux désireux de se faire de l’argent avant tout, en dehors de toute considération politique. 

L’histoire avait été révélée officiellement par le magazine Jane’s, très reconnu et qui fait autorité dans le domaine de l’armement.  On a ainsi disséminé en 2005 des armes nucléaires par simple goût du lucre (1) !!! 

Ce pays c’était l’Ukraine, qui est en effet se retrouve au centre de toute cette longue enquête comme vous allez vous en rendre compte bientôt. 

Aujourd’hui, elle va même nous faire passer par Strasbourg…

Comme candidats « serbes » au transport d’armes dans la région (cf notre épisode précédent), on a une piste.  C’est celle d’une épave d’Antonov, qui gît toujours près de la piste de Berbera…  Selon Google Earth, elle n’a pas bougé depuis… au moins 2009:
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Selon la documentation transmise par l’organisateur à 20 Minutes, l’IELPE prévoit un riche programme autour de l’acquisition de résidences de luxe à l’étranger « pour sécuriser des actifs et créer des flux de trésorerie ». Et il sera aussi question de « consulting financier personnel ».

Des conseils seront notamment délivrés pour « l’ouverture de comptes bancaires dans des pays très développés » et autour de « l’optimisation fiscale ».

Le congrès, dont des éditions sont également programmées à Kiev (Ukraine), Moscou (Russie), Shenzen (Chine) et Bombay (Inde), sera organisé dans les prestigieux salons de l’hôtel Martinez. Il est accessible moyennant un ticket d’entrée à 1.000 euros.

Vendredi soir, une soirée de gala à l’hôtel Majestic Barrière, avec huîtres, champagne et cigares à discrétion, sera également ouverte à quelques visiteurs, « seulement sur invitation », comme le précise une vidéo de présentation diffusée sur YouTube.

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Et pendant ce temps là, Gérald Darmanin annonce que le fisc va surveiller vos comptes sur les réseaux sociaux pour lutter contre la fraude fiscale!

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L’avocat souhaitait recevoir une copie du dossier mais une lettre à en tête du parquet de Lyon, mais non signée, lui indique que le dossier a été détruit, ce qui est formellement interdit.

Dévouée à faire toute la lumière sur cette histoire, la famille s’est rassemblée mercredi devant le tribunal de Lyon. Elle souhaite faire reconnaître par la justice les «faits avérés de discrimination à caractère racial et de harcèlement moral» que subissait la gendarme, exiger la restitution des scellés ou la confirmation de leur préservation, et enfin demander qu’une enquête indépendante et impartiale soit menée. «Sept ans se sont écoulés et c’est peut-être le bon moment pour que des langues se délient et que des éléments nouveaux puissent convaincre le parquet de rouvrir une instruction. Quelle que soit l’issue, elle sera acceptable si l’enquête est menée en toute impartialité

 

Quatre mois avant sa mort, la gendarme d’origine algérienne envoie une lettre à sa hiérarchie dans laquelle elle dénonce des faits et des propos racistes de trois collègues.

«Les mots bougnoule, boukak et youpin sont des termes récurrents», écrit-elle.

Elle précise également que l’un des trois mis en cause n’hésite pas lancer «Tu nous rappelleras quand tu sauras parler français» aux personnes étrangères avant de raccrocher le téléphone.La jeune femme est reçue par son supérieur mais rien ne change et elle devient elle-même la cible d’insultes racistes. «Il est resté sourd et a œuvré pour que cette histoire reste lettre morte», déplore au Figaro Me Jean-Christophe Basson-Larbi.

Myriam Sakhri était en colère.

Et pour ses proches, c’est sans doute la cause de son décès. Le 24 septembre 2011, vers 10 heures du matin, la jeune femme est retrouvée morte, une balle dans le foie. Elle gît sur le canapé de son logement de fonction à la caserne Delfosse à Lyon. Sur la table devant elle: un mot met en cause son supérieur hiérarchique qu’elle cite nommément. Il est écrit «Merci à G. le connard».

L’enquête est confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) qui conclut à «un suicide pour raisons personnelles». Mais la famille n’y croit pas. Selon elle, des zones d’ombre persistent. «L’autorité à la charge de l’enquête n’est pas indépendante de l’autorité mise en cause», dénonce par exemple à l’époque Me Metaxas, l’ancien avocat des proches. «Les investigations menées par l’IGGN ont été partielles», estime Me Jean-Christophe Basson-Larbi, actuel avocat de la famille.

Il considère que «l’hypothèse d’un homicide volontaire ou involontaire aurait dû être étudiée» notamment à cause de la trajectoire descendante de la balle.

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