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Avec La Caste, Laurent Mauduit nous emmène dans les arcanes du pouvoir à travers une enquête fouillée, précise et ô combien précieuse pour comprendre comment se fabrique et se perpétue l’oligarchie à la française.

Une oligarchie qui, loin d’œuvrer dans l’intérêt général, cherche avant tout à conforter sa domination tout en se remplissant les poches au détriment de la Nation.

Laurent Mauduit, La caste : enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir,

Éditions la découverte, 2018, 350 pp. Prix : 19 euros. ISBN : 978-2348037702.

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EXTRAITS

Mr Mondialisation : La caste, qu’est-ce que vous désignez par cette appellation ?

Laurent Mauduit : Nous vivons, en France, dans un capitalisme qui s’est converti au modèle anglo-saxon et qui est donc devenu beaucoup plus inégalitaire que par le passé, comme en témoigne la crise sociale historique que nous traversons avec le mouvement des gilets jaunes. Mais notre pays ne traverse pas qu’une crise sociale ; il traverse aussi une crise démocratique. Et si c’est le cas, c’est parce qu’un petit groupe de très hauts fonctionnaires, essentiellement issus de l’un des corps d’élite de Bercy, l’Inspection des finances, a réalisé au fil des ans, un :.

Le premier hold-up a été effectué grâce aux privatisations : les hauts fonctionnaires chargés de les conduire les ont souvent effectuées à leur propre profit puisqu’ils ont pris les commandes des groupes privatisés. Regardez par exemple les banques françaises : elles sont toutes aujourd’hui dirigées par des Inspecteurs des finances, qui ont déserté le service de l’intérêt général, et qui ont pactisé avec la finance. Et puis, plus récemment, certains de ces anciens hauts fonctionnaires qui étaient passés dans le privé sont revenus dans le public, et on a assisté à une sorte de privatisation des postes clefs de la République. Observez que le gouverneur de la Banque de France vient de BNP-Paribas ; le patron de la Caisse des Dépôts de l’assureur italien Generali ; le directeur de cabinet du ministre des Finances de la banque italienne Mediobanca ; le secrétaire général de l’Élysée du transporteur maritime MSC ; et Macron lui-même est emblématique de cela puisque, Inspecteur des finances, il est passé par la banque Rothschild avant de revenir vers la sphère publique.

C’est donc cela, la Caste : une petite oligarchie de hauts fonctionnaires qui a mis la main sur une partie de la vie des affaires, et qui, avec Macron, a maintenant aussi pris le pouvoir en France.

 

Mr Mondialisation : Dans votre enquête, il est beaucoup question de pantouflages et de retropantouflages. Qu’est-ce que ces termes désignent, et dans quelle mesure ces phénomènes constituent-ils un problème pour notre démocratie ?

Laurent Mauduit : C’est précisément ce que je viens de vous dire. L’épisode 1, celui des pantouflages, a permis à cette caste de prendre le contrôle de secteurs clefs de la vie économique, et tout particulièrement du secteur de la finance. Et puis l’épisode 2, celui des rétropantouflages, a permis aux mêmes de prendre en main tous les rouages de l’État, jusqu’au sommet.

Si l’on regarde en arrière, les pantouflages constituent une pratique très ancienne. Déjà sous le Second Empire, les Inspecteurs des finances se ruaient dans les banques privées pour y faire fortune. En revanche, les rétropantouflages sont un phénomène nouveau, en tous cas par leur ampleur. Si nouveau qu’ils ont entraîné avec Macron un phénomène nouveau : une porosité générale entre l’intérêt général et les affaires privées. La muraille de Chine qui a presque toujours existé entre ces deux univers est en train de s’effondrer, entraînant une sorte de dissolution de l’intérieur de l’État au profit des intérêts privés. Et cette porosité généralisée est assumée puisque Macron propose que le temps passé dans le privé par un haut fonctionnaire qui revient ensuite vers la sphère publique soit pris en compte pour son avancement dans la fonction publique. C’est donc une implosion de la fonction publique qui est engagée.

Mr Mondialisation : Vous revenez longuement sur le rôle de l’ENA dans la reproduction des élites. Vous défendez même la suppression pure et simple de cette école. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? 

Laurent Mauduit : L’ENA est une exception française : c’est une école qui a été créée pour former des hauts fonctionnaires dans le cadre d’une démocratie autoritaire. Dans son livre L’étrange défaite, écrit juste au lendemain de la débâcle de Juin-40, le grand républicain Marc Bloch critiquait vivement le Front populaire qui avait eu, juste avant la guerre, l’idée de créer l’ENA – qui ne verra finalement le jour qu’à la Libération. Et il le faisait avec des arguments très forts, estimant que l’on ne pouvait pas former les élites publiques au travers d’un moule de formation unique, et qu’il fallait au contraire laisser à l’Université, dans le pluralisme de ses approches, le soin de former ces élites publiques. Je trouve que cette remarque est d’une très grande actualité.

De surcroît, cette caste est devenue si puissante et si arrogante qu’il serait opportun, me semble-t-il, de prendre des mesures énergiques, pour lui briser les reins. La suppression de l’ENA pourrait donc être une mesure symbolique de cette nature. Mais, par-dessus tout, je pense qu’il faudrait envisager la suppression pure et simple de l’Inspection des finances, qui ne sert à rien : c’est juste une association d’entraide pour oligarques.

Mr Mondialisation :  Votre collègue Fabrice Arfi expliquait sur France 24 ce mardi 26 mars que la France était l’un des pays où l’on comptait le plus d’affaires politico-financières. Est-ce un symptôme de cette prise de pouvoir par la Caste ?

Laurent Mauduit : Oui, sûrement. Mais cela découle surtout des institutions présidentialistes dont cette caste se sert avec délectation. Car quand, face à la toute-puissance d’un hyperprésident, les autorités indépendantes sont faibles ou inexistantes ; quand la justice n’est pas réellement indépendante ; quand le pays barbote dans un système de consanguinité malsaine, cela favorise nécessairement des dérives.

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Face aux attaques internes (leadership, gouvernance, etc.) et menaces externes (concurrence, technologie, etc.), l’emblématique patron de Facebook a choisi de réagir de façon à la fois spectaculaire, technologique et massive.

Mark Zuckerberg et ses 27 partenairesprestigieux – Uber, Visa, Booking.com, eBay, Spotify, PayPal ou Iliad (Xavier Niel) ont en effet commencé à communiquer depuis quelques semaines sur la naissance imminente de la fondation Suisse Libra Association qui aura la charge de piloter et stabiliser la future crypto monnaie (Libra). Cette fondation fermée, sa stratégie offensive et son moyen de paiement adossé à la blockchain constitueront un véritable écosystème d’affaires dont le tiers de confiance principal restera Facebook.

Une volte-face spectaculaire

Il s’agit bien là d’une volte-face spectaculaire, technologique et massive de la part d’un groupe fragilisé, contesté, observé, malmené de l’intérieur par des actionnaires exigeants et dé-crédibilisé à l’extérieur par des scandales à répétition.

Même si la réaction était attendue, elle reste spectaculaire car il s’attaque à la très médiatique crypto-économieadossée à la technologie blockchain dans laquelle Facebook avait déjà investi et recruté mais à propos de laquelle le patron ne s’exprime vraiment que depuis début 2018. Mark Zuckerberg n’avait d’ailleurs jamais montré de réelles appétences pour la token-économie malgré les nombreux appels du pied de son entourage, la réorganisation de son organigramme autour des arrivées de David Markus et Mike Schroepfer et ses nombreuses acquisitions de start-up au premier rang desquelles la britannique ChainSpace centrée sur les smart contracts. L’idée est de développer un outil informatique sécurisé, transparent et distribué qui – sur le papier – permet de se passer d’un tiers de confiance institutionnel comme une banque, un médecin ou un notaire et de garantir la réalité des transactions et/ou paiements. Ce revirement est donc spectaculaire.

C’est également un revirement technologique car il ne se satisfait pas d’un moyen de paiement usuel – PayPal, Visa et MasterCard figurent pourtant dans le tour de table du consortium Libra Association – et choisit de s’adosser à la technologie disruptive de la chaîne de blocs. Il s’empare ainsi de ses innombrables applications potentielles bien au-delà du bitcoin pour laquelle elle fut créée en 2009 comme la santé, la votation ou la propriété. Facebook importe aussi quelques questionnements lourds autour de la complexité des algorithmes de consensus à déployer, de la force de frappe informatique nécessaire au minage/forgeage et de la dépendance à l’électricité pour sécuriser les blocs.

Le revirement est enfin massif car Facebook ne part pas seul au combat. En effet, même si le réseau reste le pivot et l’initiateur de cet écosystème d’affaires, les 27 membres du tour de table, dont le ticket d’entrée est à 10 millions de dollars, ne sont ni des inconnus ni des faire-valoir. Visa, PayPal, Uber, Stripe, Spotify, Vodafone, Booking.com, MasterCard, Kiva, MercadoLibre, sans oublier le (seul) français Xavier Niel, patron d’Iliad (Free). Ce revirement concerne donc environ 3,5 milliards d’utilisateurs potentiels au quotidien et des milliards de transactions en cascade (un utilisateur de Booking.com se verra proposer un transport via Uber vers son hôtel) ce qui est considérable et en fait une réaction massive.

Pourquoi cette prise de risque ?

Outre les questions de leadership qui fragilisaient l’emblématique patron, le modèle d’affaire de Facebook était vieillissant, car basé sur la simple collecte et revente de donnéespersonnelles d’un réseau social devenu trop généraliste et sur la vente d’espaces publicitaires ciblés aux annonceurs.

De plus, le réseau était confronté depuis quelques années à l’arrivée d’acteurs, certes moins riches et moins massifs, mais beaucoup plus agressifs et innovant (Twitter, Pinterest, YouTube, LinkedIn, Twitch, WeChat,) dont certains furent même rachetés comme WhatsApp, Instagram ou Branch. Le risque de ringardisation était évident. Le géant californien se devait de réagir et de reprendre la tête avec des propositions technologiquement disruptives.

Mais comment faire pour quitter sa zone de confort ? L’idée du réseau est donc d’en créer une autre bien plus vaste. Il s’agit de créer son propre marché et de lancer une crypto-monnaie comme outil de paiement et étalon de valeur. Le nom initial était GlobalCoin mais visiblement ce sera Libra ! Cette crypto monnaie sera pilotée depuis la Suisse et indexée sur la valeur nominale du pool dollar/euro/livre sterling/yen afin de garantir une certaine stabilité. Face à la masse d’utilisateurs non avertis, l’idée est surtout d’éviter les soubresauts des bitcoin, d’éthereum, ripple, litecoin et autres crypto actifs et sa valeur faciale être proche de celle du Dollar. Ce crypto-projet sera détaillé sous peu pour un lancement opérationnel en 2020. Il est probable au regard des utilisateurs et usages ciblés, que cette crypto-monnaie soit présentée plutôt comme un moyen de paiement (stable) que comme un actif spéculatif (fluctuant).

Il s’agit surtout de ne pas aller seul sur de tels marchés terriblement glissants. En effet, d’une part car le réseau quitte la gratuité et la monétisation des données – même si bien sûr il continuera à le faire au travers de données personnelles tout à fait sensibles (donc aisément monetisables) liées aux paiements – et d’autre part car il embarque avec lui de lourds acteurs des secteurs des transactions marchandes comme l’hôtellerie et la restauration, le transport, la musique, les télécoms, l’e-paiement, etc.

La stratégie de Facebook est donc de devenir (encore) plus gros et incontournable pour être moins vulnérable (le fameux too big to fail) afin de créer, avec ses partenaires, un écosystème d’affaires quasi fermé au regard des coûts de sortie élevés (pour les membres) et des coûts de réversibilités dissuasifs (pour les utilisateurs) ! Comme pour toutes les plates-formes, l’expérience de navigation de l’utilisateur (qui n’est toujours pas un client) doit être la plus durable possible pour collecter le plus de données possibles. Donc, ce nouvel écosystème Libra essaiera de rendre l’utilisateur peu à peu captif – en stockant ses données (Free), ses paniersfavoris, ses trajets (Uber), ses hôtels (Booking), ses cordonnées bancaires (Visa) voire sa playlist (Spotify) – de façon à rendre soit inutile soit compliquée soit coûteuse sa sortie de l’écosystème pour un écosystème concurrent comme Google ou Apple !

Schéma d’une partie de la stratégie de Facebook. libra bidan

Concrètement, le Libra sera conservé et échangé via une application type porte-monnaie virtuel dénommée Calibra. Il pourrait aussi être échangeable via la plate forme CoinBase qui se trouve être membre du consortium. Il pourrait aussi se déployer comme moyen de paiement de référence pour valider des achats de biens et services directement sur des applications comme Instagram, Booking, Uber, Spotify ou même tout simplement sur la propre Marketplace de Facebook. Il pourrait aussi être utilisé comme dispositif de règlement des salaires des milliers d’employés ou de prestataires des mastodontes du consortium. Dans ce cas il est possible d’imaginer un système d’incitation (prime ?) pour les salariés primo-adoptant afin de créer un effet boule de neige. Il pourrait également servir comme outil de transferts d’argent via Calibra, Messenger ou WhatsApp (du groupe Facebook) avec des frais a minima comme le prévoyait clairement Mark Zuckerberg en avril dernier :

« Je pense que cela devrait être aussi simple d’envoyer de l’argent à quelqu’un que de lui envoyer une photo ».

Dans tous les cas, même si la collecte et la revente de données resteront au cœur du business model du réseau, le déploiement du Libra adossé à la technologie de la chaîne de blocs bouleverse son positionnement stratégique en le plaçant au cœur de ce nouvel écosystème.

Quelle est la logique de cet écosystème d’affaires ?

La logique qui a prévalu au sein du réseau des réseaux depuis sa création – ouvert, gratuit et anonyme – laisse la place pour les futurs utilisateurs référencés, indexés et habilités du Libra à une logique tout à fait différente, voire disruptive. Celle d’un Internet fermé, payant et traçable, grosso modo, celle d’un closednet. Néanmoins la force de frappe de Facebook n’est pas négligeable et si l’actuel leader des réseaux sociaux arrive a entraîner avec lui de tels acteurs, c’est que les arguments sont sonnants et trébuchants et que les synergies B2B et opportunités B2Csont massives.

En effet, le groupe Facebook aurait pu se contenter de déployer sa propre monnaie – ou celle de partenaires comme Visa ou PayPal – au sein de sa marketplace déjà en place au sein du réseau ou via ses applications maison comme Instagram ou Messenger. Il serait ainsi devenu concurrent frontal de Amazon et Alibaba ce qu’il s’était toujours refusé de faire. Mais le choix d’une cryto-monnaie basée sur la chaîne de blocs est clairement disruptif et l’oblige à se positionner techniquement. Il lui impose en effet de développer un protocole de consensus sécurisé mais moins énergivore que celui basé sur la Proof of Work du Bitcoin, souple mais plus contrôlable que celui calé sur la Proof of Stake de Ethereum et enfin, robuste mais très couplé comme celui basé sur la proof of activity. Là encore, pour ses protocoles et algorithmes de consensus, Facebook doit innover et redevenir l’inventeur qu’il fut en 2004 !

De plus, la création d’une fondation avec un écosystème à la fois d’affaire et d’innovation est également une ambitieuse dynamique. Cette fondation d’une petite trentaine de membres aura la responsabilité d’inspirer confiance, elle sera de facto le régulateur et le tiers de confiance du Libra qui ne reposera donc pas exclusivement sur la transparence de la blockchain. Ces deux dimensions transportent Facebook bien au-delà du collecteur et revendeur de données personnelles et du vendeur d’espace publicitaire car elles le replacent au centre du jeu mondial face aux géants de l’Internet marchand que sont en occident Amazon et en Chine Alibaba et même – via sa monnaie – face aux États.

Vers la fin d’un certain Internet ?

D’ailleurs ces deux plates-formes du e-commerce et de la net économie (AWS est numéro un du cloud !) qui ne proposent pas leur moyen de paiement devront à leur tour réagir. Tout comme Google, Microsoft, Huawei et autres IBM. Et vite…

Dans tous les cas, les mondes virtuels et réels se transforment, les contenus et les contenants interagissent. Ce nouvel écosystème fermé, traçable et payant signe bien le début de la fin d’un Internet qui était encore (un petit peu) ouvert, anonyme et gratuit. À l’image d’une monnaie privée (Libra) dont l’usage alternatif va contribuer à fragiliser certaines devises adossées à des économies instables, les géants du Web jouent désormais dans les jardins des États.

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Préparez vos Klee… nex

Les flâneurs de Youtube auront pu tomber par hasard sur cette vidéo assez savoureuse, consultable par tout un chacun .

On peut apprécier ou pas la charte graphique et sonore façon années 1970 de cette publicité pour un groupe privé qui, renseignements pris en source ouverte, «conçoit, développe et invente des solutions digitales sur mesure».

On peut sourire ou non de l’allure un peu crispée de Anne-Florence Cantonce, cadre des douanes, dont la vocation première n’était probablement pas de faire de l’animation sur petit écran. On peut aussi s’amuser infiniment du recours permanent à un jargon néo-branché où n’a guère de place la langue de Molière, jargon prononcé ici avec un accent bien gaulois tout de même.

 

Relevons en florilège quelques termes réjouissants réservés aux «happy few» pratiquant ce sabir: digital workplace, middle management, gamification, IOT(internet of things), best practices, design thinking, démarche de change management et on en passe.

Tout cela dans un souci d’«acculturation au digital» et de «passage à l’échelle», mais si mais si, et dans l’espoir peut-être infondé que tout le monde aura envie de «monter à bord». Pour ceux qui ne parlent pas la novlangue, c’est sous-titré. On peut encore s’interroger sur un certain mélange des genres où la neutralité et la réserve de l’administration, impliquée dans la propagande commerciale d’une société privée, semblent légèrement mises à mal, pour dire le moins. Enfin et surtout, cette vidéo questionne sur le niveau de déconnexion entre le haut management de la sphère informatique douanière et les équipes de terrain, qui se battent pour améliorer l’existant, maîtriser nos processus métiers et davantage impliquer les utilisateurs douaniers dans la conception des applications.

La colère et le découragement gagnent les équipes techniques, prises entre les feux des attentes des collègues dans les services et ces invraisemblables commandes tombant du haut du ciel. Il est compliqué actuellement de faire comprendre à la DG la nécessité de ‘plancher’ avant tout sur la simplification «métier». En résulte une chaîne absolument kafkaïenne, tant pour les informaticiens que pour les utilisateurs de terrain qui ne parviennent plus à rédiger un PV sans se heurter à d’innombrables difficultés techniques. Dans le même temps, alors que les fonctions de base ne sont pas correctement assurées, et que sortent sans cesse de nouvelles applications mal interconnectées et mal alignées aux besoins des collègues, on confie à des prestataires privés la conception de coûteux prototypes technologiques dont l’utilité reste à démontrer («frontière intelligente à base d’IOT», projet «blockchain», «datamining») alors que l’on ne maîtrise même pas en interne nos propres données.

Le sujet du pilotage de l’informatique douanière est d’importance majeure.

La stratégie actuelle est totalement déséquilibrée et consiste à investir presque uniquement dans la pérennisation des capacités d’hébergement de la Douane («datacenters»), ce qui n’empêchera peut-être pas au moins un de nos deux centres informatiques de se retrouver prochainement sur la sellette. Derrière l’absence totale de vision globale informatique en dehors des «bonnes pratiques», de l’ «agilité» et autres nouveautés dans le vent, c’est la Douane toute entière qui risque de se retrouver fragilisée. Cette intelligence reste pour l’heure très artificielle, et à la CFTC, on n’en fait pas grand K.

SOURCE

SYNDICAT CFTC – DOUANES Bâtiment Condorcet – Teledoc 322 – 6, rue Louise Weiss75703 PARIS Cedex 13: 01 57 53 29 21 – cftc.douanes@douane.finances.gouv.fr – Les brèves de la CFTC-Douanes – Février 2019

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Pourtant des informations divulguées qui s’appuient sur la fuite d’un document portant la classification «Confidentiel Défense», rédigé le 25 septembre 2018 par des officiers de la Direction du renseignement militaire, où figure notamment «la liste détaillée des armes françaises impliquées dans la guerre au Yémen».

La ministre française des Armées Florence Parly persiste et signe ce 18 avril, en affirmant, une nouvelle fois, que les armes vendues par la France à l’Arabie saoudite «ne sont pas utilisées de façon offensive au Yémen».

Malgré les récentes révélations de l’ONG Disclose concernant l’utilisation d’armes françaises dans le conflit au Yémen qui contredisent la position officielle de Paris la ministre française des Armées Florence Parly a répété, ce 18 avril, ne pas avoir «connaissance du fait que des armes [françaises] soient utilisées directement dans ce conflit». Interrogée sur Radio classique, la ministre a martelé ne pas avoir «d’éléments de preuve permettant de dire cela, que des armes françaises sont à l’origine de victimes civiles au Yémen». «A ma connaissance, ces armes ne sont pas utilisées de façon offensive dans cette guerre au Yémen», a-t-elle également déclaré.

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Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici.

C’est un soupçon qui existe depuis longtemps, et l’US Aid n’a pas beaucoup aidé à le faire disparaître, comme j’ai déjà pu le dire ici et là.  Son manque de transparence y a beaucoup aidé.  Mais, cette fois encore, les preuves sont là et elles sont gravissimes. Les turpitudes de la CIA mettent en danger des gens qui n’ont rien à voir au départ avec ses actions armées douteuses.  Mais la décision prise par les anciens reaganiens que sont Rumsfeld et Cheney de remplacer les militaires par des milices privées produit aujourd’hui des effets secondaires désastreux, car tous les services civils se retrouvent ainsi enrôlés dans leur tourmente guerrière, y compris jusqu’à aller compromettre les compagnies d’aviation comme on va le voir, ou des services humanitaires détournées de leur fonction sociale. La suspicion rejaillit sur les autres, bien plus saines, et c’est cela qui est à la fois désolant et dangereux…

Les envois US restés en plan chez DHL…

Cette fois c’est par un autre rapport compromettant, un de plus, par lequel on commence.  En date de juillet 2015, il est visible ici.  Son auteur est le GAO, à savoir  l’U.S. Government Accountability Office, qui, lui, visiblement sait lire et analyser des tableaux Excel. Le rapport décrit une incurie incroyable. Ce qu’il a découvert c’est que des éléments qui auraient dû être transmis depuis des années continuent à pourrir dans un entrepôt virginien appartenant à DHL…. à l’insu de tous, et dont DHL ne savait pas trop bien quoi en faire désormais.  Au comble de la bêtise, on s’apercevra que la totalité pouvait tenir dans un seul container de 40 pieds, capable d’être envoyé par bateau donc (cf ici la slide de gauche). « Les subventions du FMF financées par le gouvernement ne sont pas expédiées dans un entrepôt privé en Virginie, au lieu d’atteindre l’objectif visé de création et de maintien des forces de sécurité yéménites telles que  l’AQAP. Comme le permet le programme FMF au Yémen, le gouvernement du Yémen a acquis le droit de propriété du matériel lors de la livraison à son transitaire contractuel,  le transitaire du Yémen à cette époque, que le pays avait initialement contracté pour expédier le matériel. À partir de 2007, le Yémen avait des arriérés avec son transitaire. En avril 2008, le contrat entre le gouvernement du Yémen et ce transitaire a pris fin ».

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« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. »

Zola

Voila ce qu’avaient vécu les parents et grands parents de mon grand-père François, comme spectateurs soumis; voilà ce qui avait fait l’atmosphère socio-politico-économique qu’ils respiraient. Et malgré cela, puisque ses maîtres d’école ne lui avaient enseigné que ce qui était autorisé de savoir, pour lui, avec ses origines et l’éducation reçue, François reste persuadé que les dirigeants politiques, à l’image de son maître d’école qui était aussi le maire de son village, ne visaient que l’intérêt supérieur de la nation, que les fonctionnaires ne pouvaient qu’être intègre et courageux, les policiers honnêtes et efficaces, les magistrats justes et équitables et les prêtres charitables et moralement au dessus de tout soupçon.

Dans les journaux de cette période, on lit tout et son contraire.

Dans La Justice, ce journal fondé en 1880, inspiré par Clemenceau, comme dans le tout nouvel Aurore qui n’avait pas trois ans d’existence, et qui bien sûr étaient considérés comme radical comme d’ailleurs La Lanterne et le Voltaire. Mais ici, dans le Nord de la France, à Cambrai, on lisait aussi l’Echo du Nord et depuis peu le Réveil du Nord, tous deux, journaux plus modérés, avec des informations locales tellement recherchées. C’est vrai, savoir que le maire de la commune de Marchiennes, de Naves, de Rieux ou d’Avesnes les Aubert a fait promulguer telle ou telle autre interdiction est nettement plus intéressant pour la plupart des lecteurs que de suivre les comportements, tergiversations, billevesées, menteries, carabistouilles, sornettes, balivernes, calembredaines et autres fariboles des politiques auxquels les petites gens ne comprennent rien! Désormais, dans chaque commune, un ou plusieurs correspondants, très souvent des fonctionnaires, s’emploient à faire parvenir au journal qui utilise leurs services le compte rendu fidèle de la vie communale et des événements à venir. Mariage, naissances, décès, construction, avis divers à la population et des reportages sur les récoltes, les cultures, les artisans, la mode et les faits divers. L’homme simple de la France du bas de l’échelle sociale peut au moins vérifier que ce qu’il lit est vrai ou faux !  Déjà la publicité fait ses premières apparitions pour des produits alimentaires.

En octobre 1896, le préfet Veil-Durand du département du Nord se plaint au ministère des cultes d’être trop souvent dérangé pour constater que nombre de curés cherchent à faire le vide dans les écoles publiques par tous les moyens dont ils disposent, citant l’exemple de l’abbé Colpin, le curé de Denain, qui, dans un de ses derniers sermons, vitupérant contre les francs-maçons, athées, juifs, protestants, « tous les tarés de la société » a conclu en affirmant : « Il n’y eut jamais autant d’enfants criminels ni autant d’assassins que depuis qu’on n’enseigne plus le catéchisme dans les écoles! »

EXTRAIT de « L’Archipel des Soumis »

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Cagnotte-trésor, cherche utilisation judicieuse …..

ses caractéristiques actuelles :

  • 317 milliards (22 pistes explorées sur 38!)
  • 8 000€ de prime annuelle de Noël (en moyenne. A égalité, pour une fois, avec les parlementaires)
  • plus de 40 millions de bénéficiaires
  • couper les branches sur lesquelles les pouvoirs prospèrent (au crochet des citoyens. Ce qui est interdit pas la loi anti « Julot Casse-croute »)

Il y a les :

  • chercheurs de doléances (la masse inerte)
  • contradicteurs de ces doléances (au motif « il n’y a pas d’argent…. « . Les 1% de « pauvres » nantis, dessus, apparemment, du panier, l’élite, quoi…!!! )
  • chercheurs de moyens pour satisfaire les doléances rares, si rares qu’ils font comme un canal sous un ciel de plomb, comme la chape, perdu corps et armes en plat encéphalogramme)

A quelle catégorie appartenez-vous réellement ?

Pour plus d’infos: guilke2@gmail.com

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Entretien du 24/3/2019 avec Ali Benouari, ancien ministre du trésor, et président de Nida el Watan. Il revient sur la situation politique algérienne, il estime notamment que les manifestations continueront «aussi longtemps que le système ne partira pas».

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Magistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche et dit « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.

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FRANCE 🇫🇷: la liste des 350 universitaires qui se déclarent « complices » des GJ

Publié: 26 mars 2019 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, France, Informations générales, Paris, Société
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« Prenant acte de cette aggravation exponentielle des tendances autoritaires du pouvoir et des institutions, nous enjoignons toutes et tous les ami.es de la liberté à ne pas céder un pouce de terrain face à la répression et à s’organiser pour y faire face. »

Universitaires, nous nous déclarons « complices » des gilets jaunes face aux dérives autoritaires du pouvoir

Le 18 mars 2019, au moment où 65 personnalités intellectuelles participaient à un simulacre de débat avec le président de la République, et après avoir limogé un préfet de Paris jugé encore trop avare en LBD et grenades (malgré de nombreux blessés dont un nouvel éborgné ce jour-là), le Premier ministre annonçait une série de mesures répressives sans précédent. Non content d’interdire administrativement de manifestation des individus supposés dangereux, le gouvernement entend maintenant empêcher les rassemblements dans des zones entières, créer des « unités anticasseurs » aux pouvoirs renforcés et utiliser des drones et des moyens de marquage chimique des manifestants.

Plus encore, il veut faire de tous les relais et soutiens aux rassemblements des Gilets jaunes des « complices » potentiel·les des délits qui y seraient commis. Le même jour, le syndicat « Synergie Officiers », rassemblant plus de 40% de voix aux élections professionnelles, publiait un communiqué fascisant ciblant les « nervis d’extrême gauche », décrits comme « des essaims de cloportes » et des « graines d’assassins ». Deux jours plus tard, le 20 mars, le gouvernement annonçait vouloir faire appel à l’armée pour protéger les bâtiments officiels, ce qui ne s’était pas produit depuis plus de 50 ans. Tout cela contre des manifestantes et manifestants réclamant justice sociale et démocratie, et faisant face, depuis maintenant plus de 4 mois, à une répression policière et judiciaire d’une ampleur inégalée.

Face à cette dérive grave d’un pouvoir incapable d’offrir une réponse politique à la contestation des gilets jaunes, alors que pleuvent depuis des semaines les condamnations internationales des violences policières contre le mouvement (Conseil de l’Europe, Nations Unies, Parlement européen), nous, universitaires pour beaucoup spécialistes des questions de mouvements sociaux, de maintien de l’ordre et de violence politique, alertons solennellement la population des graves dangers que la nouvelle politique du gouvernement, de la majorité parlementaire, de la police et de la justice, font peser sur les libertés publiques et les droits humains. Nous nous déclarons par avance toutes et tous complices des prochains rassemblements que les gilets jaunes organiseront, avec ou sans l’autorisation de la préfecture. Nous condamnons fermement l’ensemble des violences que les forces de police infligent aux manifestantes et manifestants, comme celles que les jeunes des quartiers populaires subissent depuis des décennies, et demandons instamment l’arrêt de l’utilisation des armes de guerre (LBD et grenades) dans des opérations de maintien de l’ordre. Prenant acte de cette aggravation exponentielle des tendances autoritaires du pouvoir et des institutions, nous enjoignons toutes et tous les ami.es de la liberté à ne pas céder un pouce de terrain face à la répression et à s’organiser pour y faire face.

Signataires :

ABASSADE Élise – Université Paris 8 (Vincennes-Saint-Denis) / La Manouba (Tunis)
AIGLE Maud – doctorante – université de Bordeaux.
ALAM Thomas, politiste, Universitéde Lille
ALLAL Amin, CNRS, science politique
ALLIES Paul, politiste Université de Montpellier
AMAND Rudy, sociologue, Caen
AMIEL Bastien, politiste
AMRANIHAMMOUR Anaïs, doctorante en sociologie, Université Jean Monnet, centre Max Weber
ANDREANI Fabrice, doctorant en science politique, Lyon 2 / Triangle
ANSALONI Matthieu, Sociologue/politiste, Sciences-po Toulouse
ANTOLINOSBASSO Diego , ingénieur de recherche, Sciences Po Paris
ARBOIREAU Michel, enseignant, Université de La Réunion
BACZKO Adam, post-doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
BACQUE Marie-Helene, Pr, Université Paris Nanterre
BAISNEE Olivier, MCF Science-Politique, SciencesPo-Toulouse
BANTIGNY Ludivine, historienne, université de Rouen
BARBIER, Clément, politiste, Université de Lille.
Barrera Téllez Andrea, Doctorante en sociologie et genre, Université Paris Diderot
BASTIDE, Maguelone, doctorante en archéologie, Université Paris Nanterre
BATICLE Christophe, socio-anthropologue, université Jules Verne, Amiens
BATTESTI Vincent, Anthropologue, CNRS
BEAUDET Jean-Michel, enseignant-chercheur, université Paris Nanterre
BECKER Florent, enseignant-chercheur (informatique), Université d’Orléans
BEN ABDALLAH Emma, Doctorante et ATER en Droit, Université Lumière Lyon 2, CERCRID
BENNANI Amine, Doctorant en codirection FMPF Fes-CNRS Marseille
BENVENISTE Annie, MCF, Université Paris8, Vincennes-Saint-Denis
BERCHE Bertrand, Physicien, Université de Lorraine
BIARD Romain, enseignant-chercheur en mathématiques, Université de Franche-Comté
BIGORGNE Marie, doctorante en sociologie, Université Paris-Est.
BIHR Alain, sociologue, Université de Bourgogne-Franche Comté
BLANCO Domitille, doctorante en sociologie-anthropologie, CMW, Saint-Etienne
BLAZQUEZ Adèle, doctorante en anthropologie, EHESSCEMS
BOE Carolina, anthropologue, Cerlis, Université Paris Descartes
BOELAERT Julien, politiste, Université de Lille
BOISSIER Fabrice, Doctorant en informatique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
BOLLENOT Vincent, Histoire, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
BONDITTI Philippe maître de conférences, ESPOLICL
BONNAZ François, doctorant en science politique, Université Grenoble Alpes
BONHOMME Julien, anthropologue, École normale supérieure
BONTEMPS Véronique, anthropologue,CNRS
BORTZMEYER Gabriel, chercheur en études cinématographiques
BORY Anne, sociologue, Université de Lille
BOSC Yannick, historien, Université de Rouen
BOUAGGA Yasmine, chercheuse au CNRS
BOUDET Martine, chargée de séminaires EHESS Paris
BOUILLET Jérémy, docteur en science politique, Grenoble
BOUQUIN Stephen, sociologue, PR Universite d’Evry
BOURAD Aïcha, politiste, Toulouse
BOURON Samuel, sociologue, Université Paris Dauphine
BOULAYOUNE Ali sociologue université de lorraine
BOUSSAOUD Driss, Chercheur au CNRS
BRANCHE Raphaëlle, professeure d’histoire contemporaine, Université de Rouen
BREJAUD Pascal, enseignant mécanique , Université d’Orléans
BROUILLET Denis, Professeur Emérite, Psychologie, Université Paul Valéry Montpellier
BRUNO Isabelle, chercheuse-enseignante en sciences sociales, Université de Lille
BUE Nicolas, enseignant-chercheur en science politique
CAILLAUD Kevin , sociologue et politologue, chercheur associé aux UMR Geste et Latts
CANU Jean-Marie retraité Université de Rouen
CARLE Zoé, chercheuse en littérature comparée
CARNAC Romain, doctorant en science politique, Université de Lausanne
CARU Vanessa, historienne, CNRS
CALDERON José, MCF Sociologie Université de Lille
CASTAGNINO Florent, sociologue, Université Paris Est
CASTEL Nicolas, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Lorraine
CASTORIO Jean-Noël, historien, Université du Havre
CASEVITZ Michel, professeur émérite
CAYUELA Marie, doctorante en Histoire, Paris
CÉLÉRIER Laure , Professeure adjointe de science politique, Université d’Ottawa, Canada
CERVERAMARZAL, Manuel, sociologue, Université d’Aix-Marseille
CHAGNARD Samuel, doctorant en sociologie, Université Lyon 2
CHARBONNIER Sébastien, enseignant-chercheur, Université de Lille
CHARBONNIER Vincent, doctorant en philosophie, Université Toulouse 2-Jean-Jaurès
CHARENTENAY, Alice, enseignante-chercheuse en littérature, Paris 1
CHAOUAT Gérard, directeur de recherche émérite, CNRS
CHARLIER Laurence Maîtresse de Conférences en Anthropologie Université Toulouse Jean Jaurès
CHATEAURAYNAUD Francis , sociologue, directeur d’études, EHESS, Paris
CHAVANON Morane Docteure en science politique, université Lyon 2
CHOULET Anaïs, doctorante en philosophie, Université Lyon 3
CLARO Mona, sociologue, INED
CLEMENT Loréna, doctorante en géographie-aménagement, Paris Nanterre
CLERVAL Anne, géographe, Paris-Est Marne-la-Vallée
CLOTEAU Armèle, sociologue, Université Versaille St-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
COCHARD Alain, Univ. de Strasbourg
CODACCIONI Vanessa, Politiste, Université Paris8
COHEN Déborah, historienne, Rouen
COHEN Richard, sociologue, Caen
COLLOMBON Maya, enseignante-chercheure, Sciences po Lyon-Triangle
COMBY Jean-Baptiste, Sociologue
COURANT Dimitri, doctorant en science politique, Université de Lausanne Université Paris 8
COQUERY Natacha, historienne, université Lumière Lyon 2
COS Rafael, Politiste
COSSÉE Claire, Maître de conférences, Université Paris Est Créteil, LIRTES
COURSSALIES Pierre, sociologue, Paris 8.
COUTTE Alexandre, MCF STAPS, Université Paris Nanterre
CRUNEL Bérénice, Doctorante en Science Politique, IEP de Toulouse
CUILLERAI, Marie Enseignante Chercheuse, Paris, 7 Diderot
CUKIER Alexis, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers
DAGNA Sofia, Doctorante en anthropologie, EHESS
DANIELI Aude sociologue, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
DARLEY Mathilde, politiste, CNRS
DARMON Muriel, Directrice de recherche au CNRS
DARRAS Eric, Professeur de science politique, Université de Toulouse
DALLA PRIA Yan, maître de conférence, sociologie, université Paris Nanterre
DAUVIER Bruno, professeur de psychologie, Université Aix-Marseille
DASRE Aurélien, Démographe, Université Paris Nanterre
DAYANHERZBRUN, Sonia, sociologue, Université Paris Diderot.
DAVAULT Corinne, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Paris 8
DEBRAY Eva, docteure en philosophie, université Paris 1/université Paris Nanterre
DECHEZELLES Stéphanie, enseignant-chercheur en science politique, Sciences Po Aix
DECOENE, Astrid, enseignante-chercheuse, mathématiques, Université Paris Sud
De COCK Laurence, historienne, enseignante
DE LAGASNERIE, Geoffroy, sociologue et philosophe
DE LARMINAT Xavier, enseignant-chercheur en science politique, Rouen
DELALIEUX Guillaume, Enseignant-chercheur en Sciences de gestion, Sciences Po Lille
DELARUE Frédéric, docteur en histoire contemporaine
DELORME Pierre-Alexandre, sociologue, Caen
DELPHY Christine, féministe et sociologue.
DEPUISET marie, UDL
DEREGNIEAUX Luc doctorant en géographie, Rennes
DESAGE Fabien, enseignant-chercheur en science politique, Lille
DESMITT Claire, doctorante en Sciences de l’éducation, Université de Lille
DESPRES Aurore, enseignante-chercheur en arts du spectacle, Université de Bourgogne-Franche-Comté
DIRENBERGER Lucia , sociologue, CNRS
DIRKX, Paul, sociologue, Université de Lorraine
DOUILLET Anne Cécile, politiste, Université de Lille
DOULINDIMOPOULOS Barbara Doctorante en sociologie à l’université de Rennes 2
DRESSENVAGNE Marnix, sociologue, UVSQ
DRONGITI Angeliki, Doctorante en sociologie, Université Paris 8
DRUEZ Elodie, doctorante, Sciences Po – Ined
DUCLOS Mélanie, docteure en socio-anthropologie, Université de Bretagne occidentale
DUFOUR Julien, sociologue, Université de Lorraine
DUFOURNET Tanguy, Doctorant en sociologie, Université Lumière Lyon 2
DUFRESNE AUBERTIN Laurence, Doctorante en science politique, CHERPA/IREMAM, Université Aix-Marseille
DUMONT Lucile, doctorante et ATER en sociologie, EHESS et Université Paris 1
DURAND Jean-Baptiste, chercheur au CNRS
DUTOYA Virginie, chercheuse en science politique, Paris
ECKERT Henri, sociologue, Poitiers
ENCLOS Philippe, juriste, université de Lille
ESPINOLA Artemisa Flores (CRESPPA/Paris 8)
ETHUIN Nathalie, politiste, Université de Lille
FABRE Gwenaëlle, enseignante-chercheuse en linguistique, Université d’Orléans
FALQUET, Jules, MCF en sociologie, université Paris Diderot
FARAUD Gabriel, enseignant-chercheur en mathématiques, université Paris Nanterre
FARDOUX Olivier, enseignant-chercheur en doit privé et sciences criminelles, Université de Lille
FASSIN Eric, sociologue, Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
FAVARELGARRIGUES Gilles, chercheur au CNRS
FAVIER Irène, enseignante-chercheuse en histoire, Université de Grenoble
FERRERBARTOMEU Jérémie, historien, Univ. Tours-CESR.
FERRON Benjamin, sociologue, UPEC
FINE Chloé, master études sur le genre, Paris .
FISCHBACH Franck, Professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
FISCHMAN Marianne, sciences économiques et sociales, enseignante, Paris
FLAMAND Amélie, sociologue, maîtresse de conférences, Ecole nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand
FLIPO Fabrice, Professeur de philosophie à IMTBS
FLOREZ Marion, géographe, Université de Rennes
FONTAINE Jacques MCF honoraire de géographie, Université de Franche-Comté
FORT Karën, MCF, informatique, Sorbonne Université
FRANCE Lydéric, Maître de Conférences, Géosciences, Université de Lorraine
FRIOT Bernard, sociologue, université Paris Nanterre
FROUILLOU Leïla, sociologue, université Paris Nanterre
GADREY Jean, Professeur honoraire d’économie, Université de Lille
GALLOT Fanny, Histoire, Université Paris Est Créteil
GARCIN Claudine Docteur en Sciences de l’Education Marseille
GARDESSE Camille, sociologue et urbaniste, maîtresse de conférences EUP, Université paris est
GARO Isabelle, enseignante en philosophie, Paris
GAUDICHAUD Franck, Université Grenoble Alpes
GAUTHIER Jérémie, Université de Strasbourg
GAY Vincent, université Paris Diderot
GERVAIS Julie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
GIAVARINI Laurence, université de Bourgogne, lettres
GILLOT Pascale, MCF Philosophie, Université de Tours
GiMENEZ Elsa, Doctorante en sociologie, Université Paris 8
GIROLA, Claudia, Enseignante-chercheuse, Université Paris Diderot
GIRY Julien, politiste, Rennes
GLON Marie, enseignante-chercheuse en danse,
GODET Jean-Luc, enseignant-chercheur en physique, Université d’Angers
GOIRAND, Camille, professeur de science politique, Université Paris 3 -Sorbonne Nouvelle
GOURDEAU Camille, socio-anthropologue, chercheure associée à l’Urmis, Université Paris Diderot.
GRASSIN Paul, ATER Science Politique, Paris 1
GUÉRANGER David , chargé de recherches
GUEZ Sabine anthropologue, EHESS
GUIBET LAFAYE, DR CNRS
GUILLEMAUT Françoise, MCF associée université Toulouse Jean Jaures
HACHE Emilie, philosophie, Université Paris Nanterre
HADDAD Marine , ATER en sociologie à Sciences Po Paris
GUN Ozgur, enseignant-chercheur en économie, Université de Reims
HADJ BELGACEM Samir, enseignant-chercheur en sociologie, Saint-Étienne
HAMEL Marion, études littéraires, Caen
HASSAN Rouba, Sciences de l’éducation, Université de Lille
HAYAT Samuel, CNRS, science politique, Lille
HELIER Odile anthropologue
HENNINGER Aline, Université d’Orléans
HERREROS Gilles, Professeur de sociologie, Université Lyon 2 Louis Lumière.
HIGELE Jean-Pascal, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Lorraine
HIPPLER, Thomas, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Caen Normandie
HOCQUELET Mathieu, chercheur, EHESS/ENS) et John F. Kennedy Institute (Freie Universität Berlin)
HUGREE Cédric, chercheur au CNRS, CRESPPA_CSU
HUS Philippe, maître de conférences, Université du Littoral Côte d’Opale
HUYART Adrien, Doctorant en droit, Université Paris Nanterre
IORI Ruggero, sociologue, Printemps et CEET
JACQUOT Lionel, sociologue, Université de Lorraine
JALLAIS Sophie, Université Paris 1.
JAOUL Nicolas, CNRS, IRIS/EHESS
JARROUX, Pauline, universitaire
JEANMOUGIN Hélène, sociologue, (LAMES, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie)
JEDLICKI Fanny, MCF, Université du Havre
JULIEN Elise, historienne, Sciences Po Lille
KENNY Oliver, docteur en cinéma, Université de Lille
KLAUS Enrique, enseignant-chercheur en science politique
KOERNER Elsa doctorante en sociologie, membre de l’UMR 6590 Espaces et sociétés, à l’Université Rennes 2.
KOP Jean-Luc ,enseignant-chercheur en psychologie, Université de Lorraine
KRICHEWSKY Damien Enseignant-chercheur en poste à l’Université de Bonn
KRZYWKOWSKI Isabelle, professeure de Littérature comparée, Université Grenoble Alpes
LABARTHE Sunniva , Doctorante à l’EHESS
LAGARDE Victor, enseignant de philosophie, La Rochelle
LAGNEAUYMONET Paul (Université Paris-Dauphine, IRISSO, MC sociologie)
LAGRAVE Rose-Marie, sociologue, EHESS
LAHIRE Bernard, sociologue, ENS de Lyon
LAMBERT Xavier, PU Arts Plastiques, Toulouse Jean Jaurès
LARIAGON Renaud, Géographe, Caen
LARRERE Mathilde historienne UPEM
Laval christian chercheur associé Lyon 2
LAVAULT Christian, professeur émérite, Université Paris 13
LAVERGNE Cécile, philosophe, Université de Lille
LAVERGNE Thomas, doctorant en sociologie, Université Lyon 2 Louis Lumière
LE CHÊNE Elen, Doctorante et ATER en science politique, CHERPA/Sciences Po Aix – AMU
LEFEBVRE Noémi, Docteure en sciences politiques, Lyon
LEFEVRE Cécile, Sociologue, Université paris Descartes
LENDARO Annalisa, chercheuse en sociologie politique au CNRS
LE ROULLEY Simon, Sociologue, Caen
LEROUX Benoit, EC en sociologie, Université de Poitiers
LE ROUX Daphné, Docteure en philosophie, Université Paris Nanterre
LE ROUX Frédéric, mathématicien, Sorbonne Université
LEROY Alice, MCF en études cinématographiques, Université de Paris-Est
LEVEQUE Antoine, Doctorant/ATER en science politique, Sciences Po Lyon/Triangle
LINDER Audrey , doctorante en sociologie, Université de Lausanne
Lindne Kolja r, MCF science politique, Université Paris VIII.
LINK Anouck, MCF littérature hispano-américaine, Caen
LIPPENS Benjamin, doctorant en sociologie, Lyon
LONG Julien, Doctorant en histoire et sociologie, Université de Nantes et Institut Convergences Migrations
LONG Olivier, faculté des arts, Université Paris 1.
LOUEY Sophie ATER en science politique, CURAPPESS, Université de Picardie Jules Verne
LUSSON Marie, doctorante en sociologie, IRSTEA Montpellier
MAILLARD Pascal, Université de Strasbourg
MAINSANT Gwénaëlle, CNRS, sociologue, Université Paris Dauphine
Maisetti Nicolas , post-doc en science politique, LATTS-Paris-Est
MAJOREL Jérémie, maître de conférences en lettres modernes, université Lumière Lyon 2
MAKAREMI Chowra, anthropologue, CNRS
MALIFAUD Jean, maitre de conférences retraité
MANIGLIER Patrice, MCF en philosophie, Paris Nanterre
MANOURY Martin, doctorant en sociologie, Université de Nantes
MANZANO Francis, Professeur émérite, Université de Lyon
Mappa Sophia , professeure honoraire de l’université Paris Est Créteil
Maret Adrien , enseignant-chercheur doctorant en science politique
MARICHALAR Pascal, chercheur CNRS
MARIETTE Audrey, sociologue, Université de Paris 8
MARIN Ivan, mathématicien, Université d’Amiens
MARTIGNONI Jean-Pierre, sociologue,Université Lumière Lyon2
MARTIN Pascal, sociologue, post-doctorant
MAUBON Julien, enseignant-chercheur en mathématiques, université de Lorraine
MAUGER Gérard, directeur de recherche au CNRS
MAZEL Claude, Enseignant-Chercheur en informatique, Université Clermpint-Auvergne
MERKLEN, Denis, professeur de sociologie, Université Sorbonne Nouvelle
MILESCHI Christophe, professeur, traducteur, écrivain, Université Paris Nanterre
MILLOU Vincent, Théorie politique, Oxford
MIRAMOND Estelle , Doctorante en Sociologie et genre, Université Paris Diderot
MISCHI Julian, sociologue, INRA
MONCADA Marie , doctorante en science politique, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
MONCHATRE Sylvie, Sociologue, Université Lumière Lyon2
MONFORT Vincent, enseignant-chercheur en STAPS, Université de Lorraine
MOMMEJA Adèle, chercheuse au CNRS
MONTONI Angelo , Docteur en sociologie, EHESSCEMS
MONTRIEUX Gabriel, ATER Science Politique à l’Université Lyon 2.
MOURGUES Marie-Hélène enseignant-chercheur en Mathématiques, UPEC
NABONNAND Philippe, enseignant, Université de Lorraine
NEUMANN Alexander, PR, Paris 8
NICOLAS Frédéric, Docteur en sociologie, INRACESAER
NOIRIEL Gérard, Historien, EHESS
NOYÉ, Sophie, docteure en science politique
O’MIEL Julien, politique, Université de Lille
ODIN Pierre, politiste, Université de Poitiers.
OLIVE Jean-Louis, anthropologue, départ. de sociologie UPVD Perpignan
OLLITRAULT Chloé, doctorante au Centre Maurice Halbwachs, EHESS/ENS
PAGIS Julie, chercheuse au CNRS, IRISEHESS
PAL Maia, Senior Lecturer, Oxford Brookes University (GB)
PALHETA Ugo, sociologue, maître de conférences à l’université de Lille
PECQUEUX Anthony Sociologue, CNRS, POCO – Centre Max Weber
PELLETIER Willy, sociologue, université de Picardie
PENISSAT Etienne, chercheur au CNRS
PENNOBER Gwenaëlle, Enseignant chercheur, Université de La Réunion
PEREIRA Irène, Professeure de philosophie
PERRODIN Louise LIPHA – Laboratoire Interdisciplinaire d’Etudes du Politique Hannah Arendt
PETIT Jérémy, enseignant-chercheur, génie des procédés et physicochimie alimentaire, ENSAIA/Université de Lorraine
PETITJEAN Clément, doctorant
PFEFFERKORN Roland , professeur émérite de sociologie
PHILIPPE, Yann, enseignant-chercheur, histoire et civilisation américaines, Université de Reims
PICARD Emmanuelle, Maître de conférences en histoire contemporaine Triangle, Ecole normale supérieure de Lyon
PICAUD Myrtille, sociologue, IEP de Paris
PILUSO Claire, doctorante en sociolgie, Centre Max Weber
PINTO Louis, sociologue, CNRS
PITTI Laure, sociologue, Université Paris 8
PLANEL Sabine, géographe, CR, IRD
PLAULT Marion, doctorante en sociologie, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines
PLUMAUZILLE Clyde, historienne, CNRS
POMMEROLLE, Marie-Emmanuelle, politiste, MCF, Paris 1
POPINEAU Camille, doctorante en science politique, Paris 1
POTHIER Joel, maitre de conférences, Sorbonne Université
POULIN Nicolas, Ingénieur de Recherche en statistique, Université de Strasbourg
POULLY Jean-Christophe, Physicien, Caen
QUENNEHEN Marine, Doctorante en sociologie, EHESS-Ined
QUÉRÉ Olivier, enseignant chercheur en science politique, Université de Haute Alsace
QUÉRÉ Lucile, Doctorante en sociologie, Université de Lausanne
QUIROZ Lissell, Historienne, Université de Rouen Normandie
RABAUD Aude, Socio-anthropologue – Maîtresse de conférences URMIS Université Paris Diderot
RABIER Christelle, maîtresse de conférences en sciences sociales, EHESS
REBUCINI Gianfranco, anthropologue, EHESS
REBUSCHI Manuel, enseignant-chercheur, université de Lorraine
RIOTSARCEY Michèle, historienne, Université Paris 8
RODET Diane, sociologue, Université Lumière Lyon2
ROGOZINSKI Jacob, Professeur à la Faculté de philosophie de Strasbourg
ROY Alexis, anthropologue au CNRS
ROSAS Emmanuel, Doctorant et ATER en Science politique, Paris I Sorbonne
ROUX Félicie, doctorante, Université Paris-Est
ROUXEL Pierre, doctorant en science politique, Université de Rennes 1
SAINSAULIEU Ivan, Professeur de sociologie, Lille
SAJN Sarah, doctorante en science politique, CHERPA/Sciences Po Aix
SALA PALA Valérie, enseignante-chercheuse en science politique, Université de Saint-Etienne
SALIGNAT Melvin, doctorant en sociologie, Université Lumière Lyon 2
SALLE Grégory, chercheur au CNRS (CLERSÉ, Lille)
SCHOTTÉ Manuel, enseignant-chercheur
SCHOR Paul, historien
SELPONI Yohan, Docteur sociologie, LaSSP, Toulouse
SEVILLA Ariel, enseignant-chercheur, Université de Reims
SHARQAWI Mohammed, doctorant en sociologie, EHESS
SIDOBRE Daniel, enseignant-chercheur, Toulouse
SILHOL Guillaume, Doctorant en science politique, CHERPA (EA4261), IEP d’Aix-en-Provence
SITRI Frédérique, MCF Sciences du langage, Université Paris Nanterre
SPIRE Alexis, directeur de recherche au CNRS
STEINAUER Odile, sociologue, Saint-Denis
STELLA Alessandro , DR au CNRS, EHESS Paris
TALBOT Cécile, doctorante en science politique, CERAPS Lille
TALPIN Julien, Chercheur en science politique au CNRS (CERAPS, Université de Lille)
TARRAGONI, Federico, MCF sociologie, Université Paris diderot
TUDELAGE Marie-Thérèse, sociologue, CR CNRSCMW, Lyon
THÉRY Julien, historien, Université Lumière de Lyon
THIN Daniel, Professeur émérite de sociologie, Lyon
THINES Laurent, professeur, neurochirurgien, Université Bourgogne-Franche-Comté
THOMAS Julie, enseignante-chercheuse, CMW, Université de Saint-Etienne
THOMAS Lou, doctorant en droit, ATER, Université Paris Nanterre
THURA Mathias, MCF sociologie, Université de Strasbourg
TOMCZAK Marc, enseignant-chercheur, université de Lorraine
TOMES Arnaud, professeur de philosophie CPGE, Strasbourg
TORRETTI Charlotte, géographe, Université Bordeaux Montaigne
TOURNADRE Jérôme, politiste, CNRS
TOURTE Elise, doctorante en philosophie, Université de Strasbourg
TRAWALE Damien, docteur en sociologie, Université Paris VII-Diderot
TRICOU Josselin, doctorant en science politique-études de genre, LEGS, Université Paris 8
UHEL Mathieu, géographe, Caen
VERGONE Vincent, Sculpteur metteur en scène, Seine Saint Denis
VADOT Guillaume, Doctorant en science politique, Paris 1 / IMAf
VAIREL Frédéric, Professeur agrégé, Ecole d’études politiques, Université d’Ottawa
VAILLANT Zoé, MCF géographe, Univ. Paris Nanterre
VALLOT Pauline, sociologue, École normale supérieure
VALLUY Jérôme, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1)
VERHAEGEN Frederic, enseignant-chercheur en psychologie, Université de Lorraine
VIGNA Xavier, Professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Nanterre
VIGNAL Cécile, sociologue, (CLERSE, Université de Lille)
VINCENT Fanny, sociologue, CEETCNAM Paris
VOLLAIRE Christiane, philosophe, chercheure associée au CNAM
VOGUET Élise, historienne, CNRS, Paris
VO HA Paul, Mcf Histoire moderne, Université Paris 1
WAHNICH, sophie, historienne, CNRS
WANNEAU Krystel, doctorante en science politique, (REPI, Université libre de Bruxelles)
YON Karel, CNRS, sociologue, IDHES Université Paris Nanterre
YOUSFI Hèla, MCF, Paris-Dauphine
ZENATI Afifa, Ingénieure d’études, ENS de Lyon

source

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Le hasard des recherches fait parfois tomber sur de très beaux textes.  Ou des textes-clés, ceux qui « relient les points » (« connecting the dots » ) comme disent si bien les américains. 

Celui signé  et intitulé « Gun under glass », paru le 13 mars 2018 dans le magazine Oxford American (pour son numéro 100), est un de ceux-là, c’est pourquoi j’ai choisi de vous en montrer le maximum, car ce qu’il décrit est une affaire historique, qui n’a été résolue que trente ans plus tard.  Mais c’est aussi un texte qui va vous révéler un étonnant détail, qui prend aujourd’hui une toute autre dimension.  Celui du nom d’un entreprise très spéciale, qui a eu plusieurs rendez-vous importants avec l’histoire comme on va le voir…  Le titre du texte peut paraître obscur au premier chef.  Ce « fusil sous verre », c’est en effet l’arme d’un crime, désormais exposée dans un musée de la lutte pour l’émancipation des noirs.

Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

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Lire les suivants:

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MH370 (19) : Century Arms, plusieurs rendez-vous avec l’histoire, le second et le troisième, à Paris

L’histoire de l’arme disparue, puis retrouvée trente ans plus tard pour un procès ayant marqué l’histoire du pays, nous a mené à un bien étrange firme US, importatrice d’armes des anciens pays soviétiques et dispatchées à nouveau un peu partout dans le monde grâce à l’aide d’une CIA fort intéressée par ces entreprises privées capables de lui servir de paravent.  Mais avant même d’alimenter l’Amérique du Sud ou Centrale, pour effectuer des coups tordus, la même société a été étroitement mêlée à une autre page importante de l’histoire contemporaine américaine, dans des circonstances où il devient difficile d’invoquer aujourd’hui le seul hasard… il est temps en effet de dévoiler le « jeu » derrière lequel se cache le « pion » Century Arms…. (cf Bob Dylan, voir l’épisode précédent).  Ce jeu sinistre mène aussi en effet et hélas, aussi, à… Paris.

Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Vous avez bien sûr retenu de l’épisode précédent que Empire Wholesale Sporting Goods LTD, l’entreprise canadienne des débuts de Sucher, avait elle aussi importé tout un lot de carabines « italiennes », dont la très connue Mannlicher-Carcano M91/38. Mais pas celle portant le numéro C2766, impliquée dans l’assassinat de John Kennedy en 1963 à Dallas.

Lire la suite:

MH370 (19)

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MH370 (20): « une guerre où vous voulez » qui mène à Paris

Des brokers américains fournissant des armées entières, le roi était à l’évidence Sam Cummings (il est mort en 1998… à Monaco, fortune faite).  J’ai déjà expliqué qui il était dans ma série sur l’assassinat de Kennedy (à l’épisode 7). Il s’était lui-même raconté en 1979 dans un ouvrage, en se donnant le beau rôle bien sûr.  L’homme s’était vanté de pouvoir fournir une armée entière à partir des gigantesques stocks qu’il avait patiemment amoncelés.  C’est donc chez lui que les contras vont se fournir naturellement, en échangeant de la drogue contre des armes, ce que la CIA savait, donc, obligatoirement.  Un employé de Century Arms et de son patron « Manny » Weigensberg, cité à plusieurs reprises dans notre enquête (cf les deux épisodes précédents) avait avoué ces liens dans un entretien sidérant dont a retrouvé la trace… celui qui relie la firme canadienne aux livraisons d’armes à la CIA.  Vingt ans plus tard, on retrouvera le même circuit que celui qu’il avait décrit, avec un interception de container rempli de plus de 3000 Kalachnikovs, en Italie, cette fois… dans un fief de la ‘Ndrangheta, une transaction dans laquelle était apparu un autre intermédiaire israélien. 

Des brokers américains fournissant des armées entières, le roi était à l’évidence Sam Cummings (il est mort en 1998… à Monaco, fortune faite).  J’ai déjà expliqué qui il était dans ma série sur l’assassinat de Kennedy (à l’épisode 7). Il s’était lui-même raconté en 1979 dans un ouvrage, en se donnant le beau rôle bien sûr.  L’homme s’était vanté de pouvoir fournir une armée entière à partir des gigantesques stocks qu’il avait patiemment amoncelés.  C’est donc chez lui que les contras vont se fournir naturellement, en échangeant de la drogue contre des armes, ce que la CIA savait, donc, obligatoirement.  Un employé de Century Arms et de son patron « Manny » Weigensberg, cité à plusieurs reprises dans notre enquête (cf les deux épisodes précédents) avait avoué ces liens dans un entretien sidérant dont a retrouvé la trace… celui qui relie la firme canadienne aux livraisons d’armes à la CIA.  Vingt ans plus tard, on retrouvera le même circuit que celui qu’il avait décrit, avec un interception de container rempli de plus de 3000 Kalachnikovs, en Italie, cette fois… dans un fief de la ‘Ndrangheta, une transaction dans laquelle était apparu un autre intermédiaire israélien. 

Nota :  à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Sam Cummings, alias « une guerre où vous voulez »

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MH370 (20)

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MH370 (21) : Gander, ou l’horreur manipulée

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Le 2 avril 2011, à la suite d’une longue enquête sur les vols d’avions emportant de la cocaïne, dont certains avaient aussi transporté des armes, dans la série Coke en stock (XXXIII), je m’étais intéressé à un crash passé inaperçu, historiquement.  Malgré l’horreur de ce qu’on avait entrevu, à savoir les cadavres carbonisés de 250 soldats américains, exposés dans une salle dans leur sac mortuaire.  Des images vite retirées des bandes d’actualité.  La chose militaire sait aussi s’y prendre médiatiquement pour faire taire les curieux.  Des militaires extraits des décombres d’un avion civil.  A l’époque, je ne possédais pas toutes les informations que je viens de vous décrire dans les épisodes précédents.  Ce crash en fait, lui aussi, donc, « connect the dots » et révèle que, derrière lui, c’était bien une livraison déguisée d’armes, liée aux Contras, ce que l’on avait à l’époque déjà fortement soupçonné.  La CIA était donc capable en 1985 de dissimuler les raisons de la disparition de 250 passagers, ce qui aujourd’hui résonne de façon fort inquiétante dans cette série qui tente d’élucider une autre disparition d’avion…   Il convient donc de relire ce texte prémonitoire et non retouché, rédigé il y a sept ans déjà (seules de nouvelles photos ont été ajoutées).

Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

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MH370 (21)

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MH-370 (22) : « ce bon vieux Jim »

Ce sont les catastrophes aériennes qui nous ont beaucoup appris, en fait, en révélant le contenu surprenant de certains avions tombés au sol.  Notamment ceux à répétition d’une entreprise américaine appelée Kalitta, dont un 747 avait failli provoquer une catastrophe majeure en 2008 à Bruxelles.  Mais aussi d’autres, dont celles dirigées par Jim et Sunny Neff, vétérans de la CIA et de Southern Air (revendue en 2007), ou de Flying Tigers et Air Cal à la tête également de Global Air et de  Nordic Global Airlines (et auparavant de Western Global Airlines).  C’est un de ces vieux MD 11 qui va nous intéresser, celui aperçu fort discret sur l’aérodrome de Rijeka, le troisième port pour le trafic en Croatie.  Nous ramenant une nouvelle fois à la fourniture balkanique des armes légères, celle que l’on redécouvre constamment sans savoir l’empêcher semble-t-il.  Ou sans vouloir vraiment l’en empêcher… aux dernières nouvelles, il traînerait toujours entre 3 et 6 millions d’armes dans la région !

Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici

Remonter la filière d’origine des armes après un massacre est plein d’enseignements.  Les attentats de Paris nous on fait retrouver la filière de Zastava des Kalachnikov.  Les pistolets Tokarev M57 de 7,62 venus de Serbie ont aussi été importés aux USA par Century Arms International, comme leurs collègues M70 en calibre 9 mm.  Des Tokarev qui ont atterri ensuite chez Koulibaly, fournis par Claude Hermant, comme on le sait.

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MH370 (22)

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Sorti major de sa promotion à l’ENA, le favori à la présidence des Républicains a rejoint le Conseil d’État en 2001.

Après un poste d’éditeur, il était ensuite devenu maître des requêtes en 2004. Mais, très rapidement, il est élu député à la suite d’une élection partielle en Haute-Loire et obtient alors sa mise en détachement de la fonction publique deux mois après son entrée en poste. Comme l’explique Lyon Capitale, Laurent Wauquiez pourrait donc réintégrer ses fonctions en cas de défaite électorale dans les cinq ans. Il continue également de cumuler les droits à la retraite liés à ce poste. Il a donc cumulé 13 ans de droits de retraite.

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Le ministère de la Justice est durement épinglé par un rapport d’inspection interministérielle pour l’emploi de 40.000 personnes non déclarées, une situation en cours de régularisation, assure mardi la chancellerie.

Selon une information de France Inter, confirmée par l’AFP qui a obtenu une copie du rapport, plusieurs ministères emploient près de 50.000 « collaborateurs occasionnels du service public » employés par différents ministères, dont « 40.500 pour le seul ministère de la Justice »..

Ces employés – interprètes, experts, médiateurs … – qui sont souvent amenés à intervenir quotidiennement, sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l’heure.

Pour ces collaborateurs occasionnels, les ministères ne paieraient donc pas les charges patronales et les personnes employées en tant que vacataires ne reversent pas la TVA selon la radio, qui publie sur son site le rapport en question.

La Garde des sceaux ne devait pas le savoir…

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Pour Bercy, Gérald Darmanin va nous trouver quelques astuces pour ne pas répondre!

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Publié par Alencontre le 28 – mars – 2016

 

Par Laurent Mauduit

Un nouveau collaborateur de François Hollande pantoufle dans une banque ; un proche d’Alain Juppé Une de L'Obs: «Élysée: ces trentenaires à qui Hollande confie les clefs du pays», 5 février 2015multiplie les allers-retours entre Bercy et le secteur privé dans des conditions accommodantes ; les nominations au sein de l’Inspection des finances sont mystérieusement suspendues : trois informations, qui font beaucoup de bruit au ministère des finances, ont pour point commun d’illustrer la déshérence de la haute fonction publique.

On sait depuis longue date que la « République exemplaire » promise par François Hollande s’est malheureusement transmutée en son exact contraire : la « République accommodante ». Une République qui semble avoir oublié sa devise historique, « Liberté, égalité, fraternité », et qui lui préfère désormais d’autres commandements, par exemple celui popularisé par Benjamin Constant, lors de son ralliement à l’Empire : « Servons la cause ! Et servons-nous… »

En faut-il des illustrations, il en existe à foison. Chaque semaine ou presque, l’actualité charrie des informations qui témoignent que l’éthique de la haute fonction publique est malmenée.

C’est par exemple le cas au sein du très influent ministère des finances, où trois histoires défraient actuellement la chronique. Trois histoires qui, pour être très différentes les unes des autres, ont toutes un point commun : elles révèlent un laisser-aller éthique, qui choque les hauts fonctionnaires attachés à leur mission de service public et à la défense de l’intérêt général.

Voyons ces trois histoires, avant d’en percer les enseignements.

* La fulgurante carrière du protégé de François Hollande

C’était voici à peine plus d’un an : L’Obs, dans son édition du 5 février 2015, consacrait une de ces longues enquêtes hagiographiques dont il a le secret aux nouvelles recrues de François Hollande au sein de son cabinet élyséen. Alors que toutes les gazettes chroniquaient la débâcle de plus en plus spectaculaire de la galaxie socialiste, le magazine, lui, réussissait le tour de force de faire un reportage, hors du temps, beau comme sur du papier glacé, pour chanter les louanges dithyrambiques des nouveaux, jeunes et beaux collaborateurs élyséens du chef de l’État. C’était titré : «Élysée : ces trentenaires à qui Hollande confie les clefs du pays».

Et l’article dressait alors des portraits, tous très élogieux, des collaborateurs les plus récents cooptés au sein du cabinet du président de la République. Dans le lot, on découvrait un nouveau venu, un dénommé Jean-Jacques Barbéris, que L’Obs présentait de la manière suivante : « Dans l’équipe des “trenta”, on remarque un nouveau “jeunot”, un jeune homme à l’allure de trader de la City. Jean-Jacques Barbéris, conseiller pour le commerce extérieur de François Hollande, promotion Aristide Briand de l’ENA, comme Constance Rivière. Il a 34 ans et en paraît 18. Diplômé de Normale sup’, agrégé d’histoire, il est un des meilleurs spécialistes des marchés financiers de la place de Paris. Père communiste, mère soixante-huitarde professeur au lycée Henri-IV, à Paris. Spécialiste de la Restauration, grand lecteur de Gramsci, il est recruté par Emmanuel Macron en novembre 2013. »

L’hebdomadaire, qui s’est longtemps distingué pour être mitterrandolâtre avant de devenir hollandolâtre, a visiblement été tellement estomaqué par sa découverte qu’il a même fait sa couverture avec ce jeune homme, le présentant comme l’un des génies les plus prometteurs de la galaxie Hollande.

Recruté par Emmanuel Macron, adoubé par L’Obs, l’intéressé, comme on s’en doute, était nécessairement promis à un bel avenir. Voici peu de temps, il a donc pris du galon à l’Élysée et est devenu conseiller pour les affaires économiques et financières nationales et européennes. Un bien joli poste, pour un si jeune et brillant haut fonctionnaire.

Jean-Jacques Barbéris, de conseiller économique de l'Elysée à la société de gestion d'actifs AmundiLas ! L’élève a visiblement médité la leçon du maître. Découvrant que François Hollande n’avait décidément pas la finance pour adversaire – cela aussi était une promesse qui n’engageait que ceux qui y ont cru –, mais qu’au contraire la finance était son amie, Jean-Jacques Barbéris a discrètement décidé de prendre ses cliques et ses claques et d’en faire son métier. À peine promu, aussitôt parti ! C’est La Lettre A qui la première a révélé le pot aux roses, annonçant que le haut fonctionnaire avait secrètement décidé de quitter l’Élysée et qu’il était « attendu en mai chez Amundi, la société de gestion d’actifs issue du rapprochement de Crédit agricole Asset Management et de Société générale Asset Management », avec un salaire annuel évalué à « environ 400 000 euros ».

Allez vous étonner ensuite que François Hollande ait multiplié les cadeaux les plus extravagants aux milieux les plus réactionnaires du patronat ou cherche à dynamiter le code du travail : ses conseillers sont, en effet, tous du même acabit. La finance, c’est leur port d’attache. Ils en viennent ; ou alors ils savent qu’ils vont bientôt pouvoir y trouver refuge.

Car c’est tout le problème que pose le pantouflage de Jean-Jacques Barbéris. Est-il de ceux que la loi prohibe ? Nous avons voulu lui demander s’il avait saisi la commission de déontologie de la fonction publique et connaître, le cas échéant, l’avis que celle-ci aurait pu rendre ; mais il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Le service de presse de l’Élysée nous a juste fait savoir que le haut fonctionnaire était trop débordé pour s’occuper de nos questions subalternes et qu’en tout état de cause, il ne confirmait pas son prochain départ – mais ne l’infirmait pas non plus. Face à notre insistance, le même service de presse nous a promis de nous recontacter pour nous préciser si la commission de déontologie avait été saisie, mais depuis, plus de nouvelles !

Dans tous les cas de figure, ce départ vient souligner que l’intérêt général n’a plus grand sens dans certains cénacles de la haute fonction publique. Car les pantouflages sont maintenant de plus en plus rapides. Une petite année ou deux dans un cabinet ministériel, parfois même seulement quelques mois : et il y a des hauts fonctionnaires qui n’hésitent plus désormais à s’en servir aussitôt comme tremplin pour faire carrière dans le privé, le plus souvent dans la finance, qui offre des rémunérations si somptueuses. On y lit moins Gramsci, mais c’est beaucoup plus rémunérateur…

C’est donc le choix fait par Jean-Jacques Barbéris, qui n’était pas même inspecteur des finances, mais seulement administrateur civil au ministère des finances. Son passage d’à peine quelques mois au service de François Hollande lui permet aujourd’hui de faire rapidement fortune.

Mais ce choix, bien d’autres l’ont fait avant lui, sous ce quinquennat de François Hollande. Il y a eu la très libérale Laurence Boone, qui venant de Bank America a atterri quelques mois à l’Élysée, avant de repartir chez Axa. Et il y en a eu beaucoup d’autres encore. On en retrouvera une sélection dans quelques-unes des enquêtes récentes de Mediapart :

  • Crise larvée à la direction du Trésor
  • L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste
  • Quand les banquiers infiltrent les sommets de l’État
  • Taxe Tobin: les banques font leur marché chez les hauts fonctionnaires

Entendons-nous ! La pratique du pantouflage est légale, pour peu que les hauts fonctionnaires concernés ne passent pas sous trois ans dans une entreprise sur laquelle ils ont exercé l’autorité publique. Mais quand le pantouflage devient la règle, quand de plus en plus de hauts fonctionnaires ne restent en fonction dans un cabinet ministériel que quelques mois, juste pour s’en servir comme tremplin, les citoyens ne sont-ils pas en droit de penser que la déontologie de la fonction publique est malgré tout piétinée ? Et les hauts fonctionnaires qui restent dans le public, avec un sens élevé du service de l’État, que doivent-ils penser ? Sans doute ont-ils de bonnes raisons d’éprouver une très forte amertume. Le sens de l’intérêt général se perd et le mauvais exemple vient des sommets mêmes de l’État…

* Le havre de paix du conseiller
d’Alain Juppé

Le ministère des finances est vraiment un lieu bien accueillant pour les hauts fonctionnaires. L’administrateur civil Jean-Jacques Barbéris est donc bien placé pour le savoir. Mais il n’est pas le seul : une autre figure connue de Bercy, mais d’un bord politique opposé, Pierre-Mathieu Duhamel, peut en dire tout autant.

Après avoir longtemps fait carrière dans cette maison, notamment en qualité de directeur du budget et directeur général des douanes, il est parti pantoufler dans le privé, mais sans jamais parvenir à rester durablement dans la moindre entreprise. Pendant un temps aux Caisses d’épargne, puis chez LVMH ou encore chez KPMG, il a finalement quitté cette entreprise en septembre 2013. Durant toutes ces années, il a aussi été pris dans les turbulences de quelques affaires qui ont éclaboussé le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il a ainsi été épinglé par Mediapart. En novembre 2011, Fabrice Arfi et Karl Laske relevaient qu’en 2002, Ziad Takieddine invitait celui qui allait devenir directeur du budget, Pierre-Mathieu Duhamel, sur son yacht La Diva, immatriculé au Luxembourg. Et mes confrères relevaient que cette découverte relançait les interrogations sur l’absence d’investigations fiscales quant à la situation du marchand d’armes.

Or, depuis son départ de KPMG, en 2013, le même Pierre-Mathieu Duhamel est revenu trouver refuge au ministère des finances, dans des conditions accommodantes. En tant qu’administrateur civil, il n’a d’abord rien à faire : aucune mission ne lui est confiée. Et l’intéressé n’est d’ailleurs le plus souvent pas au ministère. Auprès de ses proches, il ne fait de toute façon pas mystère de ce à quoi il consacre le plus clair de son temps : préparer la candidature aux primaires de la droite de son champion, Alain Juppé. En privé, il ne cache pas même ses ambitions : il se verrait volontiers secrétaire général de l’Élysée, si d’aventure son candidat parvenait à y accéder. Ce qui est peut-être aller un peu vite en affaires, car Alain Juppé est encore bien loin d’avoir gagné la partie, et quand bien même y parviendrait-il, l’ancien premier ministre a confié à son entourage qu’il préférerait cantonner Pierre-Mathieu Duhamel aux seules questions budgétaires.

Quoi qu’il en soit, une bonne fée s’est tout de même occupée de Pierre-Mathieu Duhamel. Car même s’il ne s’est vraiment pas beaucoup investi dans la vie du ministère depuis son retour, il n’en a pas moins profité d’un décret, en date du 23 avril 2015 (il peut être consulté ici), le nommant inspecteur général des finances en service extraordinaire. Pour quelle raison ? Pour quel état de service ? Par quel appui ? Mystère ! Bercy est bonne fille…

Et depuis, Pierre-Mathieu Duhamel a-t-il enfin été chargé de conduire des missions ? Plusieurs inspecteurs généraux des finances ont assuré à Mediapart que leur collègue était toujours beaucoup plus intéressé par les destinées d’Alain Juppé et qu’on ne le voyait toujours guère à Bercy. Un porte-parole de l’Inspection nous a assuré que cela était faux. À preuve, deux missions ont été confiées au haut fonctionnaire. La première vise à étudier les conséquences d’une décision de la Cour de justice européenne sur les transmissions de données informatiques. Et la seconde mission a été demandée par le gouvernement (lire ici le communiqué) : elle consiste à étudier les moyens de revitaliser les commerces de centre-ville.

Mais à l’Inspection, on admet toutefois que la première mission n’a encore donné lieu à aucun écrit de Pierre-Mathieu Duhamel. Et il en va de même de la seconde, qui vient tout juste d’être lancée. En bref, Bercy est vraiment un havre de paix : sans trop de crainte d’être dérangé, le haut fonctionnaire peut y réfléchir à la destinée présidentielle d’Alain Juppé.

* La chasse gardée de la directrice de cabinet de Michel Sapin

Dans la gigantesque forteresse qu’est Bercy, les rumeurs circulent vite. Depuis quelque temps, les hauts fonctionnaires s’amusent aussi d’une question, qui a fait le tour de l’immense maison : mais pourquoi donc les nouvelles nominations qui devaient intervenir à l’Inspection générale des finances sont-elles gelées ?

À la direction de cette Inspection, qui est le corps le plus prestigieux du ministère, on nie qu’il y ait le moindre problème : on fait valoir qu’aucun calendrier n’est impératif, et qu’il n’y a donc pas anguille sous roche.

Claire Waysand, à ses côtés Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin

La vérité est pourtant plus nuancée que cela. En fait, deux promotions au tour extérieur de l’Inspection des finances devaient intervenir en octobre dernier (on peut consulter ici la procédure d’admission). Et, pour des raisons de procédure, ce n’est que postérieurement à ces deux nominations que quatre autres, au tour intérieur si l’on peut dire (c’est-à-dire de jeunes sortant de l’ENA), pouvaient intervenir. Or, pour une raison que nul ne s’explique, les deux nominations au tour extérieur ne sont pas intervenues en octobre, ce qui a bloqué mécaniquement les quatre autres nominations.

Alors à qui profite le crime ? Aussitôt, tous les regards des hauts fonctionnaires de Bercy ont convergé vers Claire Waysand, la directrice de cabinet de Michel Sapin. Car même si elle est bardée de diplômes (Polytechnique, Ensae…), elle n’est pas passée par l’ENA, et si elle souhaitait un jour entrer à l’Inspection des finances, elle devrait précisément passer par le tour extérieur. La question est soulevée par d’autant plus de hauts fonctionnaires que jusqu’à présent, une pratique républicaine avait toujours été respectée : des inspecteurs généraux des finances issus de la gauche ont été nommés par décret en conseil des ministres par des présidents de droite, et inversement sous des présidences de gauche.

Mediapart a donc aussi interrogé le cabinet de Michel Sapin pour savoir si cet imbroglio avait pour explication le fait que Claire Waysand se gardait une place au chaud à l’Inspection, en des temps où l’avenir politique pour les socialistes est pour le moins sombre.

Réponse laconique du cabinet du ministre : no comment !

* La morale de ces trois histoires

Elle n’est guère difficile à établir : l’éthique bat de l’aile au ministère des finances.

Et c’est d’autant plus préoccupant qu’au même moment, le gouvernement prend des poses vertueuses, avec un projet de loi à l’examen devant le Parlement qui entend renforcer la déontologie de la fonction publique.

Mais sans doute y a-t-il une morale plus importante que cela, qui tient au fonctionnement très oligarchique de la haute administration française, fonctionnement qui est consolidé par l’existence même d’une école, l’ENA, réservée à cette caste.

Et l’on aurait tort de penser que la gauche a été piégée par ce système oligarchique. C’est en réalité tout l’inverse : elle en est responsable. C’est effectivement le gouvernement de Front populaire, en la personne de son ministre de l’éducation nationale Jean Zay (1904-1944), qui a la malencontreuse idée d’exhumer un très vieux projet, déjà caressé en 1848, de créer une filière unique de formation des hauts fonctionnaires, en créant une école d’administration – projet qui finalement bute à l’époque sur l’hostilité du Sénat et qui aboutira seulement en 1945. Mais en tout cas, le constat est celui-là : c’est effectivement la gauche qui, dès cette époque, porte l’idée funeste de retirer à l’université, dans le pluralisme de ses approches, la mission de former les élites de la République et de créer cette fameuse École nationale d’administration, qui jouera ultérieurement, et singulièrement à partir des années 1980 et 1990, un rôle si détestable dans la propagation de la pensée unique néolibérale et l’étouffement de la démocratie au profit de ce système oligarchique.

Ce rôle funeste, c’est le célèbre historien Marc Bloch (1886-1944) qui l’explique le mieux, dans son célèbre essai sur L’Étrange Défaite : « Quelle que soit la nature du gouvernement, le pays souffre si les instruments du pouvoir sont hostiles à l’esprit même des institutions publiques. À une monarchie, il faut un personnel monarchiste. Une démocratie tombe en faiblesse, pour le plus grand mal des intérêts communs, si ses hauts fonctionnaires, formés à la mépriser et, par nécessité de fortune, issus des classes mêmes dont elle a prétendu abolir l’empire, ne la servent qu’à contrecœur. » (Article publié sur le site Mediapart, en date du 27 mars 2016)

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De 1996 à 1999, Pierre-Mathieu Duhamel est directeur général des Douanes françaises.

Pierre-Mathieu Duhamel se tourne alors brièvement vers le secteur privé. Il devient secrétaire général du groupe LVMH de 1999 à 2000 avant de retourner dans la fonction publique de mai 2000 jusqu’en 2002 avec, pour charge, ministre conseiller chargé des questions économiques et financières à la représentation de la France auprès de l’OCDE.

À la fin de ce mandat, Pierre-Mathieu Duhamel devient directeur du Budget, fonction qu’il occupe durant quatre ans de décembre 2002 à 2006.

La Douane française qui jusqu’alors avait pour priorité de défendre le citoyen lambda des méfaits de la drogue mais… suite au passage de PM Duhamel chez LVMH, ce serait de défendre les intérêts du grand capital qui serait la priorité!

Cette fonction au sein du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en fait aussi l’administrateur d’Air France durant cette période.

Pierre-Mathieu Duhamel est ensuite chargé, par le groupe bancaire Caisse d’épargne, de l’internationalisation de la banque. À ce titre il est, d’avril 2006 et durant deux ans, président du directoire de la Financière Océor.

En 2007, il retourne dans le secteur public et succède à Jean-Pierre Fourcade en tant que maire de la ville de Boulogne-Billancourt, poste qu’il tient jusqu’en 2008.

En mai 2008, Pierre-Mathieu Duhamel rejoint le cabinet d’études KPMG, tout d’abord en tant qu’associé puis en tant que président du comité stratégique, fonction qu’il occupe entre 2009 et 2012. Il préside aussi le groupe de travail « Efficience de la dépense publique » au sein de l’Institut Montaigne.

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Par

Le premier ministre a annoncé, lundi soir 7 janvier, une aggravation de l’arsenal sécuritaire avec notamment une loi contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un ciblage préventif de manifestants supposés violents.

Sans un mot sur les violences policières, ce choix répressif tourne le dos aux exigences démocratiques confusément portées par les gilets jaunes.

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Marion Fontenille

Si les «gilets jaunes» ne se sont pas –encore– exportés au pays d’Erdogan, la «crise de l’oignon» concentre toutes les attentions.

Coupant l’herbe sous le pied à qui en aurait eu l’idée, Devlet Bahçeli, le président du Parti d’action nationaliste (MHP), a prévenu: «S’il existe des aspirants au terrorisme des gilets jaunes, ils en paieront un lourd tribut.»

Ces menaces n’ont pourtant pas empêché plusieurs milliers de personnes de manifester à Istanbul et Diyarbakır. Pas de vague jaune, mais des clins d’œil, comme des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire «du travail, du pain, la liberté». En cause, l’inflation, qui a atteint dans le pays un chiffre tristement record en octobre 2018: 25,24% –du jamais vu en quinze ans.

Douche froide à la caisse

En Turquie, l’augmentation des prix est devenue le principal sujet de discussion. À la caisse d’un supermarché, la quinquagénaire Hülya ne peut s’empêcher de lâcher un soupir indigné. Elle compte minutieusement les articles qu’elle range dans son sac. Il y en a moins d’une dizaine, seulement des produits de base: des fruits et légumes, du riz, des pâtes.

Et pourtant, au moment de payer, c’est la douche froide. «J’en ai pour quatre-vingt livres turques [près de treize euros, ndlr]. Nous sommes quatre à la maison. Je ne pense pas pouvoir tenir la semaine avec ce que j’ai acheté. J’ai beau compter et faire attention, je paie toujours trop cher une fois à la caisse.»

Quelques rayons plus loin, un homme salive devant 500 grammes de viande hachée. «Je n’en ai pas mangé depuis des mois, confie-t-il. Nous n’avons que mon salaire pour vivre. J’ai deux enfants. Par les temps qui courent, il est devenu impossible d’acheter de la viande pour toute la famille.»

LIRE

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Société  – Nom du dirigeant  – Année de la prise de fonction – Salaire fixe versé en 2017 – Rémunération variable au titre de 2017 – Stock-options et actions de performance Total (variation par rapport à 2017) – Performance de l’action en 2017

Accorhotels [AC] Sébastien Bazin 2013 0,95 million d’€ 1,51 million d’€ 2,84 million d’€ 5,35 millions d’€
(+89,6%)
+21,4%
Air Liquide [AI] Benoît Potier 1997 1,28 million d’€ 1,95 million d’€ 2,10 millions d’€ 5,34 millions d’€
(-8,5%)
+9,4%
Airbus [AIR] Thomas Enders 2012 1,50 million d’€ 2,17 millions d’€ 1,50 million d’€ 6,41 millions d’€
(+28,5%)
+32,1%
Arcelormittal [MT] (5) Lakshmi Mittal 1997 1,25 million d’€ 1,94 million d’€ 0,94 millions d’€ 4,17 millions d’€
(+12,9%)
+28,8%
Atos [ATO] Thierry Breton 2008 1,40 million d’€ 1,84 million d’€ 2,88 millions d’€ 6,12 millions d’€
(+11,9%)
+21%
Axa [CS] Thomas Buberl 2016 1,45 million d’€ 1,76 millions d’€ 1,89 millions d’€ 5,38 millions d’€
(+57,8%)
+3,1%
BNP Paribas [BNP] Jean-Laurent Bonnafé 2011 1,56 million d’€ 1,58 million d’€ 0,48 million d’€ 3,69 millions d’€
(-9%)
+2,8%
Bouygues [EN] Martin Bouygues 1989 0,92 million d’€ 1,65 million d’€ 0 € 2,69 millions d’€
(+12,2%)
+27,2%
Capgemini [CAP] Paul Hermelin 2002 1,45 million d’€ 0,99 million d’€ 2,32 millions d’€ 4,77 millions d’€
(+0,6%)
+23,4%
Carrefour [CA] Georges Plassat
puis Alexandre Bompard (1)
2017 1,57 millions d’€ 2,13 millions d’€ 0 € 7,74 millions d’€
(-20,5%)
-21,2%
Crédit Agricole [ACA] Philippe Brassac 2015 0,90 million d’€ 0,42 million d’€ 0,63 million d’€ 2,02 millions d’€
(+2,9%)
+17,1%
Danone [BN] Emmanuel Faber 2014 1 million d’€ 1,20 million d’€ 2,01 millions d’€ 4,22 millions d’€
(-12,4%)
+16,2%
Essilor International [EI] Hubert Sagnières 2010 0,80 million d’€ 1,21 million d’€ 2,70 millions d’€ 4,73 millions d’€
(+19%)
+7,1%
Engie [ENGI] Isabelle Kocher 2016 1 million d’€ 0,76 million d’€ 0,73 million d’€ 2,9 millions d’€
(-3,4%)
+18,3%
Kering [KER] François-Henri Pinault 2005 1,20 million d’€ 1,94 million d’€ 2,61 millions d’€ 5,90 millions d’€
(+57,6%)
+84,2%
Lafargeholcim [LHN] (5) Éric Olsen, Beat Hess et Jan Jenisch (1) 2017 1,91 million d’€ 2,50 millions d’€ 5,84 millions d’€ 11,20 millions d’€
(+34,1%)
-5,8%
Legrand [LR] Gilles Schnepp 2004 0,63 million d’€ 0,54 million d’€ 0,67 million d’€ 1,83 million d’€
(+0,5%)
+19%
L’Oréal [OR] Jean-Paul Agon 2006 2,20 millions d’€ 2,04 millions d’€ 5,34 millions d’€ 9,58 millions d’€
(+4,9%)
+6,7%
LVMH [MC] Bernard Arnault 1989 1,14 million d’€ 2,20 millions d’€ 4,48 millions d’€ 7,96 millions d’€
(+0,2%)
+35,3%
Michelin [ML] Jean-Dominique Senard 2011 1,10 million d’€ 2,69 millions d’€ 0 € 3,8 millions d’€
(+15%)
+13,1%
Orange [ORA] Stéphane Richard 2011 0,90 million d’€ 0,83 million d’€ 0 € 1,75 million d’€
(+12,9%)
+0,3%
Pernod Ricard [RI] (1) (8) Alexandre Ricard 2015 0,95 million d’€ 1,24 million d’€ 1,42 million d’€ 3,62 millions d’€
(+29,7%)
-17,1%(10)
Peugeot [UG] Carlos Tavares 2014 1,30 million d’€ 2,40 millions d’€ 2 millions d’€ 6,71 millions d’€
(+42,5%)
+9,4%
Publicis Group [PUB] Maurice Lévy puis Arthur Sadoun (1) 2017 1,63 millions d’€ 0,73 millions d’€ 0 € 2,36 millions d’€
(-5,8%)
-13,6%
Renault [RNO] (9) Carlos Ghosn 2005 1,23 million d’€ 1,45 million d’€ 4,64 millions d’€ 7,38 millions d’€
(+4,5%)
-0,7%
Safran [SAF] Philippe Petitcolin 2015 0,60 million d’€ 0,78 million d’€ 0,84 million d’€ 2,42 millions d’€
(+7,5%)
+25,6%
Saint-Gobain [SGO] Pierre-André de Chalendar 2007 1,10 million d’€ 1,49 million d’€ 2 millions d’€ 4,6 millions d’€
(+13%)
+3,9%
Sanofi [SAN] Olivier Brandicourt 2015 1,20 million d’€ 1,79 million d’€ 6,76 millions d’€ 9,75 millions d’€
(+1%)
-6,6%
Schneider Electric [SU] Jean-Pascal Tricoire 2013 1,13 million d’€ 2,24 million d’€ 3,22 millions d’€ 6,61 millions d’€
(+17,5%)
+7,2%
Société Générale [GLE] Frédéric Oudéa 2008 1,30 million d’€ 1,31 million d’€ 0,85 million d’€ 3,46 millions d’€
(-0,4%)
-7,9%
Sodexo [SW] (8) Michel Landel 2009 0,93 million d’€ 1,09 million d’€ 3,26 millions d’€ 5,28 millions d’€
(+29,9%)
-5,6%(9)
STMicroelectronics [STM] Carlo Bozotti 2005 0,75 million d’€ 0,87 million d’€ 0,89 million d’€ 2,94 millions d’€
(+116%)
+69%
Solvay [SOLB] Jean-Pierre Clamadieu 2012 1,10 million d’€ 1,64 million d’€ 1,65 million d’€ 5,2 millions d’€
(-1,3%)
+4,1%
TechnipFMC [TEC] Douglas Pferdehirt 2017 0,93 million d’€ 1,89 million d’€ 7,55 millions d’€ 10,57 millions d’€
(NS)
-24%
Total [FP] Patrick Pouyanné 2014 1,40 million d’€ 2,40 millions d’€ 2,13 million d’€ 6 millions d’€
(+1,4%)
-5,5%
Unibail-Rodamco [UL] Christophe Cuvillier 2013 1 million d’€ 1,50 million d’€ 0,59 million d’€ 3,44 millions d’€
(+6,5%)
-7,4%
Valeo [FR] Jacques Aschenbroich 2009 1 million d’€ 1,28 million d’€ 2,70 millions d’€ 5 millions d’€
(-6,2%)
+14%
Veolia [VIE] Antoine Frérot 2009 0,95 million d’€ 1,23 million d’€ 0,87 million d’€ 3,05 million d’€
(+60,1%)
+31,5%
Vinci [DG] Xavier Huillard 2010 1 million d’€ 1,38 million d’€ 1,84 million d’€ 4,23 millions d’€
(+10,9%)
+31,6%
Vivendi [VIV] Arnaud de Puyfontaine 2014 1,20 million d’€ 0,54 million d’€ 0,72 million d’€ 2,48 millions d’€
(-29,4%)
+24,2%

SOURCE

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PARIS – Les manifestations répétitives et constantes ainsi que les troubles déclenchés par le mouvement des « Gilets jaunes » sont une « catastrophe » pour l’économie française, a déclaré dimanche notre  ministre de l’Économie et des Finances, l’excellent Bruno Le Maire, lors d’une visite dans un des quartiers de Paris parmi les plus touchés par les violences de samedi.

Oubliant au passage de souligner la responsabilité indirecte mais pourtant bien réelle de la politique mise en œuvre qui chaque mois est devenue plus insupportable financièrement pour une majorité de Français.

Résultat de recherche d'images pour "lemaire bruno"Pourtant Bruno Le Maire déclarait lors de sa campagne présidentielle: « Eh bien je considère aujourd’hui, après des années de « travail politique » (sic), après des années depuis 2012 où j’ai sillonné le pays (…) que c’est une erreur de penser que l’intelligence seule permet d’apporter des réponses aux problèmes des gens. C’est le cœur. C’est le cœur qui permet d’abord de comprendre les problèmes et d’y apporter des solutions« . Son cœur depuis n’a sans doute pas été connecté à son cerveau!

Comment répartir la charge sur le plus grand nombre

« La facture des dégâts doit être prise en charge par l’Etat, par la solidarité, par les assureurs, tout le monde doit y mettre du sien. »

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Résultat de recherche d'images pour "griveaux"Ce matin Benjamin Griveaux a été beaucoup plus explicite sur la responsabilité du gouvernement due à l’incompréhension!

« Ce sont ces colères qu’il faut comprendre. Et c’est dur de les comprendre depuis un bureau parisien« , a encore souligné le porte-parole du gouvernement, au lendemain de l’acte IV de la mobilisation des Gilets jaunes.

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Bien que le président de la République ait annoncé en personne le retrait de l’augmentation de la hausse du carburant qui est à l’origine directe du mouvement de contestation des GJ, et ce retrait pour l’année 2019, il me semble qu’Emmanuel Macron doit actuellement tenter de reprendre la main par des mesures pour qu’enfin le pouvoir d’achat des Français retrouve un niveau acceptable.
Poursuivre les manifestations, c’est risqué l’aggravation des violences sur les Champs Élysées qui pourraient alors se traduire par de nombreux morts, mais qui ne nuirait pas plus à un pouvoir politique, qui est déjà à terre.
Et penser que le départ d’Emmanuel Macron solutionnerait la crise du système actuel n’est pas raisonnable.
Son maintien, sa démission ou sa destitution, indépendamment des suites ou difficultés, à savoir, qui mettre à la place, n’est pas la solution. il a été élu « démocratiquement » (avec 18,19% des inscrits du premier tout et les 12 millions de ‘peureux’ du second tour) et il faut donc le laisser continuer…en exigeant qu’il s’éloigne de ses conseillers de l’ENA, tous hors-sol, pour être entouré alors de conseillers des populations des GJ ouverts aux suggestions venant de gens confrontés à la réalité de la société actuelle et pouvant lui transmettre et lui apporter la réalité de ce que vivent les Français au quotidien.
Mais ne serait-il pas dangereux de maintenir quelqu’un qui donne l’impression n’avoir que du mépris, maintenant comme avant, des petites gens? Les apparences sont parfois trompeuses et l’intelligence d’Emmanuel Macron saura rectifier la perception négative qu’a une majorité de Français.
Faute de ces préalables de recomposition de son environnement de « conseillers », effectivement son départ deviendrait inéluctable.
Coté partis politiques, une représentativité  à la proportionnelle est également la seule option qui peut s’offrir à lui pour que les citoyens retrouvent le chemin des urnes.
L’urgence est de restaurer en France une vraie démocratie, de rebâtir des partis politiques crédibles pour assurer une représentation politique digne du pays.
Quant à la grève prévue par deux syndicats routiers cherchant ainsi à se redonner de l’importance alors qu’ils sont avant tout des parasites des travailleurs, je ne pense pas que ce soit la solution.
Toutes les gréves ont un coût et ce sont les travailleurs en final qui règlent l’addition.
Note de vécu par un sondage effectué, ce 06/11/2018, au passage-piéton des Tourettes près de Montélimar Nord (Drôme), sur 200 automobilistes questionnés.
Sur Emmanuel Macron:
35,68% pour la destitution et 42,71% pour la démission!
Lors du sondage au même endroit le 26/11, c’était 30% pour la démission et 21,61% pour le maintien.
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Dans cette vidéo, une députée LREM (rapporteure de cette commission) a souhaité augmenter les salaires des plus modestes au détriment des plus aisés, mais le ministre de l’économie lui a fait barrage… Elle a finalement retiré l’amendement…

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L’épave de Berbera nous a en effet intrigué.  Son analyse va nous mener à un autre pays dont nous allons beaucoup parler dans les épisodes à venir:  un pays lié à une histoire incroyable en 2001, celle du transfert d’armes à capacité nucléaire, des missiles russes fort particuliers, devenus la bête noire du Pentagone pendant plusieurs années. 

Des missiles revendus par des généraux véreux désireux de se faire de l’argent avant tout, en dehors de toute considération politique. 

L’histoire avait été révélée officiellement par le magazine Jane’s, très reconnu et qui fait autorité dans le domaine de l’armement.  On a ainsi disséminé en 2005 des armes nucléaires par simple goût du lucre (1) !!! 

Ce pays c’était l’Ukraine, qui est en effet se retrouve au centre de toute cette longue enquête comme vous allez vous en rendre compte bientôt. 

Aujourd’hui, elle va même nous faire passer par Strasbourg…

Comme candidats « serbes » au transport d’armes dans la région (cf notre épisode précédent), on a une piste.  C’est celle d’une épave d’Antonov, qui gît toujours près de la piste de Berbera…  Selon Google Earth, elle n’a pas bougé depuis… au moins 2009:
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Selon la documentation transmise par l’organisateur à 20 Minutes, l’IELPE prévoit un riche programme autour de l’acquisition de résidences de luxe à l’étranger « pour sécuriser des actifs et créer des flux de trésorerie ». Et il sera aussi question de « consulting financier personnel ».

Des conseils seront notamment délivrés pour « l’ouverture de comptes bancaires dans des pays très développés » et autour de « l’optimisation fiscale ».

Le congrès, dont des éditions sont également programmées à Kiev (Ukraine), Moscou (Russie), Shenzen (Chine) et Bombay (Inde), sera organisé dans les prestigieux salons de l’hôtel Martinez. Il est accessible moyennant un ticket d’entrée à 1.000 euros.

Vendredi soir, une soirée de gala à l’hôtel Majestic Barrière, avec huîtres, champagne et cigares à discrétion, sera également ouverte à quelques visiteurs, « seulement sur invitation », comme le précise une vidéo de présentation diffusée sur YouTube.

source

Et pendant ce temps là, Gérald Darmanin annonce que le fisc va surveiller vos comptes sur les réseaux sociaux pour lutter contre la fraude fiscale!

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