Archives de juillet, 2016

Par Hicham Oulmouddane

Selon le magazine The Economist, qui a épluché plus de 360 000 transactions passées entre 2013 et 2015 sur des sites sulfureux comme Silk Road, Evolution ou encore Agora, les opérations illégales se sont chiffrées à 50 millions de dollars. À la tête du hit-parade des ventes, on trouve la MDMA (ecstazy), la marijuana (haschich, herbe) ainsi que la cocaïne. Les transactions ont porté également sur les faux billets, les cartes de crédit, les produits pornographiques et les services de piratage des données personnelles… Bref, inutile de chercher le contact du dealer du coin quand il est possible de s’approvisionner moyennant deux ou trois clics. L’une des clés pour entrer dans ce monde parallèle consiste en l’utilisation d’un réseau comme Tor qui lui-même vous donne accès à des moteurs de recherche qui vont racler le fond de la toile. « Ce protocole rend difficile le pistage d’un internaute. Dans le web classique, votre adresse IP et vos habitudes de navigation sont identifiés par votre fournisseur d’internet. Or, sur un réseau comme Tor vous passez par des serveurs – appelés nœuds – qui traversent plusieurs pays, ce qui rend l’utilisateur difficilement repérable », analyse Mohamed Boumediane. Profitant de l’avantage de l’anonymat, le Deep Web est devenu un repère de tous les trafics.

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https://mobile.ledesk.ma/enclair/quest-ce-que-le-deep-web-le-nouveau-western-dinternet/

Nazli Ilicak, 72 years old veteran of Turkish journalism. A staunch supporter of liberal democracy. Now under arrest

A  in Istanbul has remanded 17 Turkish journalists in custody as international concern mounts over the government’s targeting of reporters.

Twenty-one journalists appeared before a judge in hearings that lasted until midnight on Friday. Four were freed but 17 have been charged with membership of a terror group, the state-run Anadolu news agency said.

Read more:

https://www.theguardian.com/world/2016/jul/30/turkish-correspondent-tweets-arrests-of-42-journalists-in-turkey

La loi contre le terrorisme et prorogeant l’état d’urgence a été publiée ce matin au Journal officiel . Cette situation est étendue de 6 mois, soit jusqu’au 22 janvier 2017. Mais c’est surtout sur la partie renseignement qu’il faut s’arrêter puisque le texte profite de l’occasion pour étendre les capacités de la lutte anti-terroriste

La loi prorogeant l’état d’urgence aurait pu s’en tenir à deux articles. L’un pour prévoir un nouveau délai d’extension, l’autre pour activer telle ou telle option de la loi socle de 1955, par exemple les perquisitions informatiques. Après l’attentat de Nice, les députés et sénateurs ont profité de la fenêtre parlementaire pour charger la barque d’un texte fort désormais de 21 articles. De fait, amendement après amendement, cette loi est devenue surtout un nouveau texte contre le terrorisme, malgré des dispositions déjà adoptées lors de la loi de programmation militaire (2013), la loi contre le terrorisme (2014), la loi renseignement (2015), la loi sur la surveillance des communications internationales (2015), la loi sur la réforme pénale (2016), etc.

Lire:

http://www.les-crises.fr/comment-les-services-du-renseignement-pourront-surveiller-presque-nimporte-qui-par-marc-rees/

Après le drame de Rouen, le philosophe athée iconoclaste Michel Onfray, auteur de « Penser l’islam », explique dans une interview exclusive pourquoi il faut en passer par la sidération et la colère avant d’affronter la question de l’islam.

Dans Penser l’islam (éditions Grasset) vous expliquez combien il est difficile de parler librement de l’islam sans passer pour un « réactionnaire » ou un affreux identitaire. La critique est-elle possible en France ? Cette situation ne devient-elle pas intenable après le drame de Rouen ?

La plus grande partie des médias défend une idéologie d’État qui est libérale, donc consumériste. Cette idéologie est anticléricale s’il s’agit de christianisme, mais cléricale quand il s’agit d’islam. Elle est antinationaliste, sauf quand il s’agit du nationalisme européen. Elle est immorale, sauf quand il s’agit de politiquement correct. Elle est pour la liberté de penser, sauf s’il s’agit d’une autre pensée que la sienne. Elle est pour la tolérance, sauf quand il est question de ce qui la questionne.


Lire:

http://www.famillechretienne.fr/filinfo/michel-onfray-le-drame-de-rouen-ne-rendra-pas-lucides-les-aveugles-200059

L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, aujourd’hui muté à Lille, plaide pour une synergie entre services de renseignements et judiciaires. Et dénonce l’inutilité des débats sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité quand il y a, pourtant, urgence à agir.

Lire:

http://www.humanite.fr/marc-trevidic-une-ideologie-ne-se-combat-pas-par-le-code-penal-597507

Deux des treize douaniers impliqués ont reçu l’interdiction définitive d’exercer leurs fonctions. Les autres sont condamnés à des interdictions allant de 1 à 5 ans pour le délit de concussion. 
Plusieurs peines de prisons avec sursis simple on été prononcées à l’encontre des 24 protagonistes de l’affaire. Les peines privatives de liberté s’échelonnent de deux mois à trois ans de prison avec sursis simple. 

Des peines d’amende sont en outre prononcées à l’encontre de sept des douaniers prévenus. Celles-ci oscillent entre trois millions et un million de francs. 

Lire:

http://m.tahiti-infos.com/Affaire-des-douaniers-prison-avec-sursis-et-interdiction-d-exercer-pour-les-protagonistes_a151281.html

La dernière offensive diplomatique du Maroc, la veille et durant la tenue, à Kigali, du Sommet de l’Union africaine, (UA), tentant la réintégration, de celle-ci, après l’avoir quittée, 32 ans durant, vise à «semer la confusion», pour le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), Mohamed-Salem Ould-Salek. Indiquant que la manœuvre du colonisateur marocain «est morte dans l’œuf», lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de l’ambassade de la Rasd, à Alger.

Pour le chef de la diplomatie sahraouie, toute démarche du Royaume chérifien, qui ne s’inscrit pas en conformité avec la Légalité internationale, consacrant le droit d’autodétermination du peuple du Sahara occidental, outre qu’elle est «vouée à l’échec», est, a-t-il ajouté «une menace pour la paix et la sécurité» pour le Continent africain et, notamment, pour le Monde.

Lire:

http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/07/le-maroc-finance-ses-lobbies-avec.html?m=1

DNRED11Par

Je me pose cette question depuis qu’a commencé l’impressionnante série d’attaques des 18 derniers mois (Charlie Hebdo, Thalys, Bruxelles, 13 novembre, Nice). J’en suis arrivé à la conclusion que les services de renseignement doivent des explications à leurs concitoyens. Je dis « les services », car la France par exemple, population de 64 millions d’habitants, ne compte pas moins de 6 agences de renseignement (DGSE, DGSI, DRM, DPSD, DNRED et Tracfin), filiales de 4 structures hiérarchiques différentes. La ville de Bruxelles, 1 million d’habitants, à elle seule compte 6 forces de polices, répondant à 19 mairies d’arrondissements.

Nul besoin d’être expert en organisation pour comprendre que coordonner autant d’agences (parfois concurrentes) peut être un défi. Restons sur l’exemple français: ces six agences sont censées être coordonnées par le Comité national du renseignement, comme recommandé par un livre blanc sur la question datant de 2008 (avant l’avènement de Daech). Ceci comparé à leurs 3 consoeurs d’Outre-Manche (MI5, MI6, GCHQ) qui se retrouvent toutes les semaines dans les locaux de MI5. A population et composition ethnique similaire, il faut constater que les services britanniques continuent, heureusement pour eux, à rendre une copie nettement plus encourageante.

La France semble aujourd’hui avoir un avenir politique de plus en plus sécuritaire. La liberté y était déjà secondaire à l’égalité, elle s’apprête désormais à céder sa place à la sécurité.

Quel avenir pour ce pays lorsque toute une génération de Français aura grandi dans la peur et la recherche de sécurité, au prix du principe de sa propre liberté?

lire: http://www.huffpostmaghreb.com/othman-tazi/apres-lattentats-quand-incompetence-appelle-derive-securitaire_b_11111852.html

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 » Les responsables politiques ont été les fossoyeurs de la police nationale « 

Secrétaire général du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière

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Comment ceux qui ont supprimé des milliers d’emplois de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012 peuvent-ils clamer avec autant de vergogne que notre pays manque de policiers ?
Nous fûmes Charlie, Bataclan, Magnanville. Nous sommes Nice… Et demain ? Je suis tristement écœuré de lire, d’entendre toutes ces stupidités et surtout de constater toute cette démagogie de celles et ceux supposés être ou avoir été nos représentants politiques d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Comment ceux qui ont supprimé des milliers d’emplois de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012;

Comment ces politiciens qui ont passé sous les fourches caudines, durant le même quinquennat, les crédits de fonctionnement de la police nationale;

Comment ces technocrates qui ont réduit à néant l’efficacité des renseignements généraux en décidant la création de deux entités de police en charge du renseignement;

Comment ces femmes et ces hommes politiques qui ont tout tenté pour réduire la capacité opérationnelle des CRS;

Les responsables politiques ont été les fossoyeurs de la police nationale

Comment ces personnes ayant droit d’expression constant dans nos médias peuvent-ils clamer avec autant de vergogne que notre pays manque de policiers, que l’armement de mes collègues est insuffisant, que l’absence de forces mobiles le 14 juillet à Nice est inacceptable, que notre sécurité publique, mission régalienne de la police et de la gendarmerie devrait être confiée à des militaires équipés de lance-roquettes ?

Alors qu’ils ont été les fossoyeurs de la police nationale, supprimant postes, budgets, écoles et commissariats de police. Ceci est scandaleux !

Je me dois de rappeler que ce sont nos collègues, Gradés, Gardiens de la Paix et ADS du commissariat de Nice qui, au péril de leur vie, ont su mettre fin à la tuerie de masse, n’en déplaise à certains « démagos ».

Comment peuvent-ils s’exprimer ainsi aujourd’hui, alors que notre pays est en deuil ?

OUI, les policiers sont exténués et écœurés, dès lors que la tension terroriste tend à se calmer, d’être confrontés à une méritocratie impulsée par la politique du chiffre initiée par ces mêmes hommes politiques.

OUI, nous manquons encore cruellement d’effectifs sur le terrain et ce, malgré un effort significatif bien qu’encore insuffisant eu égard à la menace qui pèse sur notre pays et à la charge de travail supportée par tous mes collègues.

OUI, nous méritons plus de reconnaissance.

OUI, nous voulons que les violences et les insultes à notre encontre cessent et que ceux qui les profèrent soient enfin punis à hauteur des faits reprochés.

OUI Mesdames et Messieurs les « démagos politicos », entende, mais surtout, écoutez la gronde des bleus de la police nationale.

Vous savez, celles et ceux qui exercent le noble métier de « Gardien de la Paix », qui assurent au quotidien la sécurité de nos concitoyens car ils aiment leur métier par-dessus tout.

Ils vous expliqueront ce que veut dire solidarité, comme cela fut le cas encore à Nice le 14 juillet quand mes collègues, en repos, s’équipèrent pour venir d’initiative apporter leur aide et leur professionnalisme aux équipages engagés sur le terrain et confrontés à l’horreur.

Celles et ceux qui vous expliqueront qu’être policier aujourd’hui, cela veut dire encore plus d’heures de travail et encore moins de vie de famille.

Celles et ceux qui vous expliqueront comment on peut atteindre un stock de 20 millions d’heures supplémentaires pour servir son pays, notre République.

Sortez de vos postures électoralistes car l’heure est grave

Il suffit maintenant ! Élus « démagos » et « populistes », sortez de vos postures électoralistes et venez œuvrer à l’amélioration de notre sécurité intérieure car l’heure est grave, très grave. Nos concitoyens attendent autre chose que cela en pareil moment. Les chantiers sont nombreux et trop de rigueur administrative entrave l’aboutissement de ce qui doit nous permettre d’améliorer notre sécurité intérieure.

Quand allons-nous enfin ouvrir le chantier d’une seule direction générale du ministère de l’Intérieur englobant Police et Gendarmerie, permettant d’avoir une seule entité globale de sécurité d’essence civile ? Cette DGMI devra se décliner au niveau le plus proche de la territorialisation afin de pouvoir en temps réel adapter sa capacité opérationnelle à agir.

Quand allons-nous revoir la répartition de la charge de travail entre les CRS et les gendarmes mobiles? La répartition des forces mobiles doit être revue sans délai et surtout sans clivage, la définition des priorités doit être repensée. Pour une sécurité au service de tous.

Quand allons-nous imposer à l’administration de la fonction publique que le métier de fonctionnaire de police ne peut être considéré comme les autres métiers placés sous son autorité ?

Quand allons-nous enfin obliger ces mêmes autorités de tutelle à faciliter l’accès au métier de gardien de la paix pour mes collègues adjoints de sécurité ayant courageusement servi notre pays pendant 6 années ? Une France qui vit des scènes de guerre, des policiers exténués mais toujours aussi volontaires et déterminés qui méritent autre chose que ces déclarations de caniveau.

La solidarité s’impose également pour que, sans clivage, nous puissions enfin créer un véritable service du renseignement pénitentiaire.

La solidarité s’impose pour que la redéfinition des missions de la police nationale puisse enfin voir le jour.

La solidarité s’impose pour que mes collègues des services judiciaires cessent de crouler sous des stocks de procédures de plus en plus alourdies.

La sécurité n’a pas d’étiquette politique

Que ces quelques lignes du syndicaliste policier que je suis, puisse vous permettre de réfléchir à la véritable amélioration de la sécurité intérieure pour nos concitoyens, aux véritables enjeux pour notre pays. Il s’agit là d’une urgence vitale.

Mesdames et messieurs les responsables politiques, la France, pays des droits de l’homme, ne peut vaciller face au terrorisme.

Plus que jamais, nous devons être unis et solidaires pour faire face à cette menace qui concerne chacun d’entre nous en tout point du territoire.

La sécurité n’a pas d’étiquette politique, elle est l’affaire de tous, et de chacun.

Les policiers attendent encore plus de protection et de reconnaissance, plus de soutien, pour protéger tous leurs concitoyens.

Soyez assurés qu’ils le feront avec force, alors de grâce, soyez à la hauteur de leurs attentes. Pour notre pays, pour la France, cette belle démocratie. Parole de flic !

http://www.marianne.net/agora-sortez-vos-postures-lettre-ouverte-policier-colere-aux-politiques-100244620.html

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« Résister, c’est s’opposer par la force à celui ou à ceux qui emploient des moyens violents »

Il est probable que le « président normal » que le Président de la République avait prétendu vouloir être en 2012 ne s’attendait pas à une fin de quinquennat aussi dramatique pour la France, défigurée et aujourd’hui à nouveau martyrisée à Nice.

Comprendra-t-il qu’après la douleur et la peine qui accablent à nouveau la Nation et la compassion dont cette dernière doit faire preuve à l’égard des victimes et de leurs familles, la colère leur succède et s’exprime face à l’incompréhensible autosatisfaction inconvenante manifestée par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur dès l’Euro 2016 terminé, et par lui-même au cours de son interview du 14 juillet, manifestations d’un optimisme béat et d’un déni de réalité.

Cette colère traduit le fait qu’il n’a pas su ou pas voulu nommer précisément, non pas l’adversaire comme il l’a désigné lors de son interview, mais l’ennemi à combattre, à savoir l’islamisme révolutionnaire et internationaliste qui frappe lourdement la France depuis deux ans maintenant. Et cet islamisme découle directement de l’islam puisqu’il est l’intégralité de l’islam dans la mesure où il procède de la lecture littérale du Coran – incompatible d’ailleurs avec notre Constitution – avec un objectif jamais caché, c’est à dire le califat mondial. Il faut que nos élites politiques comprennent que la violence est consubstantielle à l’islam (que ceux qui en doutent se reportent au texte de référence, le Coran) et que cette dernière peut se manifester de différentes manières avec des degrés d’agressivité plus ou moins marqués en fonction des mouvements multiples qui l’exercent. Cet islam radical qui nous a déclaré la guerre est un islam révolutionnaire inspiré par deux idéologues, l’Égyptien Sayid Qutb et l’Indien Al Mawdudi et enseigné dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et lancé contre l’Occident. C’est celui que professe l’État Islamique, celui qui comme toute idéologie révolutionnaire est offensif et violent.

L’évidente perversité et le danger que représente cet islamisme pour l’avenir des nations européennes et notamment de la France, du fait de son caractère contagieux, ne semblent pas préoccuper le Président de la République contrairement à une majorité de nos compatriotes exaspérés par l’impuissance et la paralysie du gouvernement car cet ennemi est présent sur notre propre sol, au sein même de la nation. Comment ceux qui nous gouvernent peuvent-ils ne pas comprendre qu’on ne peut pas « vivre ensemble » avec qui vous veut du mal, avec qui veut votre mort et qu’il faut donc agir devant l’évidence ?

Nous attendons donc du Chef de l’État qu’il soit en mesure, en sa qualité de Président de la République et de Chef des armées, de prendre en compte cette menace et d’en tirer les conséquences et, de ce fait, de décider enfin. Car on n’attend pas d’un Président de la République des messages de compassion et d’appel au rassemblement mais des décisions. Le chef de guerre décide, il ne commente pas les événements. Il est inutile de dire aux Français que l’Histoire est tragique. Ils le savent. En revanche, quand on connaît l’Histoire, on agit.

Car il faudra bien se résoudre à régler le problème de l’immigration extra-européenne. Cela suffit, en effet, trop c’est trop ; la France n’est pas une terre d’islam, c’est une terre chrétienne et il est plus que temps d’inverser le cours des choses. Cela ne pourra pas se faire sans, au préalable, un vaste débat national. Et le peuple devra finalement être consulté. Mais dans l’immédiat, deux mesures doivent être prises rapidement. Elles découlent de l’analyse des attentats successifs qui frappent la France et confirment qu’un point commun rassemble notre ennemi présent sur notre sol : il se réclame haut et fort de l’islam.

La première mesure concerne les personnes étrangères issues de l’immigration extra-européenne en situation régulière et détenant un titre de séjour ou de résident qui se rendent coupables de délits ou de crimes. L’expulsion dans leur pays d’origine doit leur être systématiquement appliquée ainsi qu’à leur famille (on ne sépare pas la famille) au terme de leur peine fixée par le tribunal. Si cette mesure avait été appliquée, l’attentat de Nice n’aurait pas eu lieu. Quant à ceux qui sont en situation irrégulière (clandestins), ils doivent être expulsés. Si cette mesure était appliquée, deux des barbares qui ont participé au carnage du 13 novembre dernier n’auraient pas pu le faire. Il n’a échappé à personne, et surtout pas à nos gouvernants, que posant le pied sur le territoire grec en provenance de la Turquie, le 5 octobre dernier, au sein du flux continu de cette invasion migratoire que subit l’Europe, ils participaient au bain de sang du 13 novembre à Paris, soit seulement six semaines après. Cela en dit long sur les capacités de notre ennemi qui dispose de réseaux bien implantés sur l’ensemble du territoire européen avec une cinquième colonne très active.

La seconde mesure porte sur la double-nationalité qui non seulement brouille les repères et empêche la communion nationale mais constitue, à terme, une menace sérieuse de dislocation du peuple de France. Face à ce péril que le Président de la République ne peut pas et ne doit pas ignorer c’est le principe même de l’acquisition de la nationalité française qui se pose. Il est donc urgent de supprimer la double-nationalité pour les personnes d’origine non européenne. Car en période de guerre – et nous sommes en guerre comme cela a été rappelé – on ne peut pas se satisfaire d’être à moitié français à un moment où l’engagement doit être total face à l’ennemi. Le 13 novembre dernier, la majorité des barbares qui ont semé la mort étaient binationaux, c’est à dire à moitié français. Et l’autre moitié, celle qui compte le plus à leurs yeux – leurs actions meurtrières le démontrent – c’est leur allégeance à l’islam qu’ils veulent imposer au monde. C’est d’ailleurs une raison évidente de plus pour que des hautes fonctions de l’État (parlement, ministères, gouvernement) ne puissent pas être confiées à des personnes possédant cette binationalité. Il s’agit dans ce dernier cas d’une incompatibilité rédhibitoire pour la sécurité de la France et l’unité de la Nation. On est Français à part entière ou on ne l’est pas.

Ces deux mesures ne dérogent aucunement à l’état de droit. Il suffit simplement de les adopter.

Cela dit, l’annonce du futur déploiement de notre porte-avions pour renforcer nos capacités de frappe sur l’État Islamique en Syrie et en Irak constitue une nouvelle opération de communication qui ne trompe personne, car la riposte qui doit être menée contre notre ennemi doit l’être avant tout sur notre sol. Il en est de même avec cet appel lancé aux Français pour rejoindre la réserve opérationnelle. Il confirme le manque de réflexion et l’incapacité à décider. Car on n’évoque nullement, ni l’effectif nécessaire, ni les missions précises qui seraient assignées à ces nouveaux réservistes qui, faut-il le souligner, ne sont pas formés. S’il faut renforcer la réserve opérationnelle, il ne suffit pas d’appeler des volontaires à se manifester. On décide et on décrète leur mobilisation et on le fait parmi les citoyens concernés (réserve opérationnelle 2). Ces annonces trahissent l’affolement et un amateurisme certain qui nourrissent l’inquiétude et l’anxiété des citoyens.

Lorsque l’état d’urgence a été décrété en novembre dernier, il fallait frapper vite et fort. La riposte contre l’ennemi ne peut pas être l’objet d’hésitations. Elle devait être rapide et sans pitié. C’était le devoir de ceux qui nous gouvernent et qui ne l’ont pas accompli. Huit mois après, la Nation en paie le prix fort. Tant qu’ils ne fixeront pas le but de guerre, c’est à dire l’éradication de l’islamisme sur notre territoire par tous les moyens, le sang et les larmes continueront de couler. Mais l’exaspération et la colère pourraient conduire les citoyens à la révolte. Quant à l’excuse régulièrement avancée sur la nécessité de respecter l’état de droit – bien commode pour ne pas agir – faut-il rappeler que le politique préexiste au droit. Ce dernier, respectant certes des principes et des valeurs morales, n’est qu’un outil qui légitime l’action du politique. Il peut donc être modifié et adapté à cette situation de guerre. Cela est d’autant plus nécessaire que face à cette idéologie révolutionnaire qui a contaminé la mentalité de ses adeptes et de ses combattants en éradiquant toute forme de sentiment au profit de la violence reptilienne, seule une guerre à outrance est concevable pour l’éliminer. Encore doit-on lui opposer une autre idéologie mobilisant, elle, à l’inverse, les sentiments, c’est à dire le patriotisme. Seul le patriotisme sera en mesure de gagner cette guerre. Mais le Président de la République sera-t-il capable de rassembler les Français derrière cette « idéologie » salvatrice ? On peut en douter sérieusement et on a du mal à comprendre son appel à la résistance évoqué lors d’une conférence de presse à Lisbonne le 19 juillet. De quelle résistance veut-il parler ? Car « résister, c’est s’opposer par la force à celui ou à ceux qui emploient des moyens violents » (cf. Larousse). Alors, les patriotes doivent prendre le Président au mot et se rassembler pour résister car c’est l’avenir de la France, cette terre charnelle que nous chérissons, et de son peuple qui sont menacés.

20 juillet 2016

Général (2s) Antoine MARTINEZ

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À lui tout seul il incarne l’incorruptibilité, l’impartialité et la détermination. Médiatique magistrat du parquet, il s’est illustré dans de nombreuses affaires sulfureuses et n’a eu de cesse de montrer sa vision d’une justice irréprochable et indépendante. Il prône, à travers son livre, « Le devoir de déplaire », et nous dévoile le visage inattendu de sa personnalité.

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L’ex-Proc de Montgolfier est un peu notre La Rochefoucauld, mâtiné de Schopenhauer. Retour sur la carrière de cet homme exemplaire qui, jeune, se faisait une très haute idée de la Justice avant de comprendre que s’il ne donnait pas moult gages au « système », il en s’en verrait exclu…C’était mal le connaître, Eric n’a jamais rien lâché, il a fait le job sans accepter les compromissions et peut avoir aujourd’hui le sentiment du devoir accompli. « Devoir », vous savez, ce vieux mot tombé en désuétude…

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HSBC-Logo-Branch-Building-700x450Mark Johnson, responsable mondial du marché des devises à Londres, est soupçonné d’avoir profité des ordres passés par ses clients sur le marché des changes. Il est prévu qu’il passe devant un juge de la cour fédérale de Brooklyn ce mercredi matin.

Nouveau coup de tonnerre pour l’établissement britannique. Un haut cadre de HSBC vient d’être arrêté à New York pour des soupçons de fraude sur le marché des changes, a rapporté l’agence Bloomberg , citant plusieurs sources proches du dossier qui ont requis l’anonymat. Mark Johnson, responsable mondial du marché des devises à Londres, a été mis en détention après avoir été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi par des agents du FBI à l’aéroport John F. Kennedy à New York. Il était prévu qu’il passe devant un juge de la cour fédérale de Brooklyn mercredi.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211143222816-le-responsable-mondial-des-changes-de-hsbc-arrete-par-la-justice-americaine-2015760.php?TYqtAuSfJRML9oSD.99

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Décryptage #17 – Que François Hollande se fasse des cheveux pour la France!

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L’Elysée contre les Français ?

On peut le dire de manière brutale comme Nicolas Sarkozy : « On est en guerre, une guerre totale…ce sera eux ou nous » (Le Parisien).

Je préfère appréhender autrement ce qui, depuis la terreur islamiste préparée et perpétrée à Nice, mobilise la conscience publique – les angoisses des citoyens comme les constats et engagements des politiques.

Car la dévastation mortelle de Nice a sensiblement modifié le regard des Français sur le terrorisme, l’aptitude de ce gouvernement à le combattre et les moyens à mettre en œuvre. Probablement parce que l’horreur n’a pas fait de tri : elle a frappé, notamment et aussi, des enfants et des musulmans, des mécréants et ceux qui ne l’étaient pas selon les délires islamistes.

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Selon un sondage de l’Ifop pour Le Figaro, 67% des personnes interrogées le 15 juillet affirment « ne pas avoir confiance en François Hollande et son gouvernement pour lutter contre le terrorisme ». Un discrédit qui durant une année s’était maintenu au niveau déjà important de 50%.

Un autre enseignement capital, parce qu’il révèle un changement de fond des Français par rapport à ce qui les menace, tient à l’exigence d’une plus grande fermeté avec surtout l’attente d’une politique qui saurait affronter « une situation exceptionnelle, avec des réponses exceptionnelles ».

Cela fait longtemps que je récuse, à mon niveau modeste, ce débat dilatoire entre « le besoin de sécurité et le respect des libertés individuelles ». Il est clair que les Français, dans ce sondage, l’ont évacué et pris parti, pour sauvegarder la sécurité de tous contre l’islamisme meurtrier, en faveur, s’il le faut, d’une diminution de la liberté de chacun. C’est une adhésion massive à la fois au bon sens et à l’efficacité pénale et sociale.

Le pouvoir, sauf à mépriser cette conviction majoritaire, ne peut plus se réfugier derrière des arguties qui accordent la réalité d’un combat à l’obligation de limites prétendues. Il ne s’agit en aucun cas de soutenir qu’une éradication totale de de la malfaisance terroriste est possible mais de placer les gouvernants d’aujourd’hui face à leurs responsabilités : laisser croire qu’on fait tout quand on se complaît à n’évoquer que les freins ou qu’on en invente !

A ce titre on ne peut que dénoncer le caractère démobilisateur d’un propos présidentiel qui est trop ressassé pour ne pas constituer une conviction forte de François Hollande. Celui qui se rapporte à l’union nationale et à son souci de la cohésion sociale (Le Parisien).

D’une part, derrière l’affichage proclamé, ses quatre années de présidence ont terriblement, profondément clivé notre nation sur beaucoup de registres et il est indécent, pour le créateur du mal, de se présenter comme le médecin.

D’autre part, la cohésion, qui est en effet une aspiration légitime, n’a jamais résulté d’incantations répétées et seulement verbales mais n’aurait pu être engendrée que par une lutte déterminée et perceptible par tous contre les maux de notre société, aisément identifiables. L’unité ne peut être que la conséquence d’une action et non une revendication de principe, en l’occurrence démentie par la réalité.

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Il n’y aurait pas forcément de la mauvaise foi dans une telle approche, seulement une illusion pour se donner bonne conscience, si un conseiller de l’Elysée, bien sûr anonyme, ne révélait pas la stratégie purement électoraliste d’un affrontement prétendu idéologique entre, pour aller vite, les humanistes du pouvoir et la multitude des citoyens.

Que déclare cet éclaireur du président de la République ?

L’opposition non seulement « n’aurait pas respecté la dignité qu’on doit aux victimes » – ce qui est déjà un reproche scandaleux – mais, pire, elle serait porteuse d’un programme anti-républicain.

« …Leur solution n’est pas de mettre plus de forces sur le terrain, c’est au fond d’en terminer avec la présence des immigrés et des musulmans. Ils veulent en finir avec le droit…Ils diront : »On ne veut plus de voile, plus d’imams, plus d’étrangers » Et nous, nous défendrons les lois de la République…Leur ligne, c’est mieux vaut perdre l’Etat de droit que perdre la vie…Nous, c’est pour la vie en commun, pour la vie tout court, vive l’Etat de droit » (JDD).

Une telle caricature est une honte.

Elle brosse à gros traits délibérés un contraste éclatant entre le Bien d’un côté et le Mal de l’autre en imputant aux adversaires du pouvoir des dénonciations sommaires, globales et des envies d’exclusions radicales. Tout cela est proféré en pleine conscience de l’absurdité du procès qui, lui, franchement à cause de son outrance inepte n’a rien de républicain.

Cette charge grossière est cependant symptomatique de la conception que l’Elysée se fait de l’Etat de droit. L’alternative ne serait qu’entre lui, sa pureté mais sa faiblesse et une répression sauvage et imbécile. Cette représentation manifeste à quel point le pouvoir est enfermé dans des schémas anciens qu’il se sent incapable d’ajuster aux configurations atroces d’aujourd’hui. Ainsi nous n’aurions pas droit à une démocratie à la fois respectable et vigoureuse, sans complaisance aucune pour le terrorisme et la délinquance ordinaire. Liés l’un à l’autre.

Dans cette lamentable pochade élyséenne, le comble du cynisme est atteint par le fait que les tragédies trop réelles et la sauvegarde des Français ne sont exploitées que sous l’angle politicien, dans des perspectives seulement électoralistes et partisanes.

Proposer contre l’islamisme meurtrier et sans cesse menaçant non pas ce qui serait juste et nécessaire – on est loin du compte ! – mais une argumentation et une éthique de la compréhension et de la miséricorde seulement destinées à montrer comme la contradiction lucide et opératoire de l’adversaire n’est pas digne ! La dignité formelle au risque de faire sombrer le pays dans le gouffre ?

Ce n’est pas faire preuve d’irrespect que de considérer, au regard de ce sondage, de cette cohésion réclamée mais éclatée et de cette tactique politicienne, que l’Elysée « joue » contre les Français.

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/

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