Archives de juillet, 2016

Par Hicham Oulmouddane

Selon le magazine The Economist, qui a épluché plus de 360 000 transactions passées entre 2013 et 2015 sur des sites sulfureux comme Silk Road, Evolution ou encore Agora, les opérations illégales se sont chiffrées à 50 millions de dollars. À la tête du hit-parade des ventes, on trouve la MDMA (ecstazy), la marijuana (haschich, herbe) ainsi que la cocaïne. Les transactions ont porté également sur les faux billets, les cartes de crédit, les produits pornographiques et les services de piratage des données personnelles… Bref, inutile de chercher le contact du dealer du coin quand il est possible de s’approvisionner moyennant deux ou trois clics. L’une des clés pour entrer dans ce monde parallèle consiste en l’utilisation d’un réseau comme Tor qui lui-même vous donne accès à des moteurs de recherche qui vont racler le fond de la toile. « Ce protocole rend difficile le pistage d’un internaute. Dans le web classique, votre adresse IP et vos habitudes de navigation sont identifiés par votre fournisseur d’internet. Or, sur un réseau comme Tor vous passez par des serveurs – appelés nœuds – qui traversent plusieurs pays, ce qui rend l’utilisateur difficilement repérable », analyse Mohamed Boumediane. Profitant de l’avantage de l’anonymat, le Deep Web est devenu un repère de tous les trafics.

Lire:

https://mobile.ledesk.ma/enclair/quest-ce-que-le-deep-web-le-nouveau-western-dinternet/

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Nazli Ilicak, 72 years old veteran of Turkish journalism. A staunch supporter of liberal democracy. Now under arrest

A  in Istanbul has remanded 17 Turkish journalists in custody as international concern mounts over the government’s targeting of reporters.

Twenty-one journalists appeared before a judge in hearings that lasted until midnight on Friday. Four were freed but 17 have been charged with membership of a terror group, the state-run Anadolu news agency said.

Read more:

https://www.theguardian.com/world/2016/jul/30/turkish-correspondent-tweets-arrests-of-42-journalists-in-turkey

La loi contre le terrorisme et prorogeant l’état d’urgence a été publiée ce matin au Journal officiel . Cette situation est étendue de 6 mois, soit jusqu’au 22 janvier 2017. Mais c’est surtout sur la partie renseignement qu’il faut s’arrêter puisque le texte profite de l’occasion pour étendre les capacités de la lutte anti-terroriste

La loi prorogeant l’état d’urgence aurait pu s’en tenir à deux articles. L’un pour prévoir un nouveau délai d’extension, l’autre pour activer telle ou telle option de la loi socle de 1955, par exemple les perquisitions informatiques. Après l’attentat de Nice, les députés et sénateurs ont profité de la fenêtre parlementaire pour charger la barque d’un texte fort désormais de 21 articles. De fait, amendement après amendement, cette loi est devenue surtout un nouveau texte contre le terrorisme, malgré des dispositions déjà adoptées lors de la loi de programmation militaire (2013), la loi contre le terrorisme (2014), la loi renseignement (2015), la loi sur la surveillance des communications internationales (2015), la loi sur la réforme pénale (2016), etc.

Lire:

http://www.les-crises.fr/comment-les-services-du-renseignement-pourront-surveiller-presque-nimporte-qui-par-marc-rees/

Après le drame de Rouen, le philosophe athée iconoclaste Michel Onfray, auteur de « Penser l’islam », explique dans une interview exclusive pourquoi il faut en passer par la sidération et la colère avant d’affronter la question de l’islam.

Dans Penser l’islam (éditions Grasset) vous expliquez combien il est difficile de parler librement de l’islam sans passer pour un « réactionnaire » ou un affreux identitaire. La critique est-elle possible en France ? Cette situation ne devient-elle pas intenable après le drame de Rouen ?

La plus grande partie des médias défend une idéologie d’État qui est libérale, donc consumériste. Cette idéologie est anticléricale s’il s’agit de christianisme, mais cléricale quand il s’agit d’islam. Elle est antinationaliste, sauf quand il s’agit du nationalisme européen. Elle est immorale, sauf quand il s’agit de politiquement correct. Elle est pour la liberté de penser, sauf s’il s’agit d’une autre pensée que la sienne. Elle est pour la tolérance, sauf quand il est question de ce qui la questionne.


Lire:

http://www.famillechretienne.fr/filinfo/michel-onfray-le-drame-de-rouen-ne-rendra-pas-lucides-les-aveugles-200059

L’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, aujourd’hui muté à Lille, plaide pour une synergie entre services de renseignements et judiciaires. Et dénonce l’inutilité des débats sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité quand il y a, pourtant, urgence à agir.

Lire:

http://www.humanite.fr/marc-trevidic-une-ideologie-ne-se-combat-pas-par-le-code-penal-597507

Deux des treize douaniers impliqués ont reçu l’interdiction définitive d’exercer leurs fonctions. Les autres sont condamnés à des interdictions allant de 1 à 5 ans pour le délit de concussion. 
Plusieurs peines de prisons avec sursis simple on été prononcées à l’encontre des 24 protagonistes de l’affaire. Les peines privatives de liberté s’échelonnent de deux mois à trois ans de prison avec sursis simple. 

Des peines d’amende sont en outre prononcées à l’encontre de sept des douaniers prévenus. Celles-ci oscillent entre trois millions et un million de francs. 

Lire:

http://m.tahiti-infos.com/Affaire-des-douaniers-prison-avec-sursis-et-interdiction-d-exercer-pour-les-protagonistes_a151281.html

La dernière offensive diplomatique du Maroc, la veille et durant la tenue, à Kigali, du Sommet de l’Union africaine, (UA), tentant la réintégration, de celle-ci, après l’avoir quittée, 32 ans durant, vise à «semer la confusion», pour le ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), Mohamed-Salem Ould-Salek. Indiquant que la manœuvre du colonisateur marocain «est morte dans l’œuf», lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de l’ambassade de la Rasd, à Alger.

Pour le chef de la diplomatie sahraouie, toute démarche du Royaume chérifien, qui ne s’inscrit pas en conformité avec la Légalité internationale, consacrant le droit d’autodétermination du peuple du Sahara occidental, outre qu’elle est «vouée à l’échec», est, a-t-il ajouté «une menace pour la paix et la sécurité» pour le Continent africain et, notamment, pour le Monde.

Lire:

http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/07/le-maroc-finance-ses-lobbies-avec.html?m=1

DNRED11Par

Je me pose cette question depuis qu’a commencé l’impressionnante série d’attaques des 18 derniers mois (Charlie Hebdo, Thalys, Bruxelles, 13 novembre, Nice). J’en suis arrivé à la conclusion que les services de renseignement doivent des explications à leurs concitoyens. Je dis « les services », car la France par exemple, population de 64 millions d’habitants, ne compte pas moins de 6 agences de renseignement (DGSE, DGSI, DRM, DPSD, DNRED et Tracfin), filiales de 4 structures hiérarchiques différentes. La ville de Bruxelles, 1 million d’habitants, à elle seule compte 6 forces de polices, répondant à 19 mairies d’arrondissements.

Nul besoin d’être expert en organisation pour comprendre que coordonner autant d’agences (parfois concurrentes) peut être un défi. Restons sur l’exemple français: ces six agences sont censées être coordonnées par le Comité national du renseignement, comme recommandé par un livre blanc sur la question datant de 2008 (avant l’avènement de Daech). Ceci comparé à leurs 3 consoeurs d’Outre-Manche (MI5, MI6, GCHQ) qui se retrouvent toutes les semaines dans les locaux de MI5. A population et composition ethnique similaire, il faut constater que les services britanniques continuent, heureusement pour eux, à rendre une copie nettement plus encourageante.

La France semble aujourd’hui avoir un avenir politique de plus en plus sécuritaire. La liberté y était déjà secondaire à l’égalité, elle s’apprête désormais à céder sa place à la sécurité.

Quel avenir pour ce pays lorsque toute une génération de Français aura grandi dans la peur et la recherche de sécurité, au prix du principe de sa propre liberté?

lire: http://www.huffpostmaghreb.com/othman-tazi/apres-lattentats-quand-incompetence-appelle-derive-securitaire_b_11111852.html

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 » Les responsables politiques ont été les fossoyeurs de la police nationale « 

Secrétaire général du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière

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Comment ceux qui ont supprimé des milliers d’emplois de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012 peuvent-ils clamer avec autant de vergogne que notre pays manque de policiers ?
Nous fûmes Charlie, Bataclan, Magnanville. Nous sommes Nice… Et demain ? Je suis tristement écœuré de lire, d’entendre toutes ces stupidités et surtout de constater toute cette démagogie de celles et ceux supposés être ou avoir été nos représentants politiques d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Comment ceux qui ont supprimé des milliers d’emplois de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012;

Comment ces politiciens qui ont passé sous les fourches caudines, durant le même quinquennat, les crédits de fonctionnement de la police nationale;

Comment ces technocrates qui ont réduit à néant l’efficacité des renseignements généraux en décidant la création de deux entités de police en charge du renseignement;

Comment ces femmes et ces hommes politiques qui ont tout tenté pour réduire la capacité opérationnelle des CRS;

Les responsables politiques ont été les fossoyeurs de la police nationale

Comment ces personnes ayant droit d’expression constant dans nos médias peuvent-ils clamer avec autant de vergogne que notre pays manque de policiers, que l’armement de mes collègues est insuffisant, que l’absence de forces mobiles le 14 juillet à Nice est inacceptable, que notre sécurité publique, mission régalienne de la police et de la gendarmerie devrait être confiée à des militaires équipés de lance-roquettes ?

Alors qu’ils ont été les fossoyeurs de la police nationale, supprimant postes, budgets, écoles et commissariats de police. Ceci est scandaleux !

Je me dois de rappeler que ce sont nos collègues, Gradés, Gardiens de la Paix et ADS du commissariat de Nice qui, au péril de leur vie, ont su mettre fin à la tuerie de masse, n’en déplaise à certains « démagos ».

Comment peuvent-ils s’exprimer ainsi aujourd’hui, alors que notre pays est en deuil ?

OUI, les policiers sont exténués et écœurés, dès lors que la tension terroriste tend à se calmer, d’être confrontés à une méritocratie impulsée par la politique du chiffre initiée par ces mêmes hommes politiques.

OUI, nous manquons encore cruellement d’effectifs sur le terrain et ce, malgré un effort significatif bien qu’encore insuffisant eu égard à la menace qui pèse sur notre pays et à la charge de travail supportée par tous mes collègues.

OUI, nous méritons plus de reconnaissance.

OUI, nous voulons que les violences et les insultes à notre encontre cessent et que ceux qui les profèrent soient enfin punis à hauteur des faits reprochés.

OUI Mesdames et Messieurs les « démagos politicos », entende, mais surtout, écoutez la gronde des bleus de la police nationale.

Vous savez, celles et ceux qui exercent le noble métier de « Gardien de la Paix », qui assurent au quotidien la sécurité de nos concitoyens car ils aiment leur métier par-dessus tout.

Ils vous expliqueront ce que veut dire solidarité, comme cela fut le cas encore à Nice le 14 juillet quand mes collègues, en repos, s’équipèrent pour venir d’initiative apporter leur aide et leur professionnalisme aux équipages engagés sur le terrain et confrontés à l’horreur.

Celles et ceux qui vous expliqueront qu’être policier aujourd’hui, cela veut dire encore plus d’heures de travail et encore moins de vie de famille.

Celles et ceux qui vous expliqueront comment on peut atteindre un stock de 20 millions d’heures supplémentaires pour servir son pays, notre République.

Sortez de vos postures électoralistes car l’heure est grave

Il suffit maintenant ! Élus « démagos » et « populistes », sortez de vos postures électoralistes et venez œuvrer à l’amélioration de notre sécurité intérieure car l’heure est grave, très grave. Nos concitoyens attendent autre chose que cela en pareil moment. Les chantiers sont nombreux et trop de rigueur administrative entrave l’aboutissement de ce qui doit nous permettre d’améliorer notre sécurité intérieure.

Quand allons-nous enfin ouvrir le chantier d’une seule direction générale du ministère de l’Intérieur englobant Police et Gendarmerie, permettant d’avoir une seule entité globale de sécurité d’essence civile ? Cette DGMI devra se décliner au niveau le plus proche de la territorialisation afin de pouvoir en temps réel adapter sa capacité opérationnelle à agir.

Quand allons-nous revoir la répartition de la charge de travail entre les CRS et les gendarmes mobiles? La répartition des forces mobiles doit être revue sans délai et surtout sans clivage, la définition des priorités doit être repensée. Pour une sécurité au service de tous.

Quand allons-nous imposer à l’administration de la fonction publique que le métier de fonctionnaire de police ne peut être considéré comme les autres métiers placés sous son autorité ?

Quand allons-nous enfin obliger ces mêmes autorités de tutelle à faciliter l’accès au métier de gardien de la paix pour mes collègues adjoints de sécurité ayant courageusement servi notre pays pendant 6 années ? Une France qui vit des scènes de guerre, des policiers exténués mais toujours aussi volontaires et déterminés qui méritent autre chose que ces déclarations de caniveau.

La solidarité s’impose également pour que, sans clivage, nous puissions enfin créer un véritable service du renseignement pénitentiaire.

La solidarité s’impose pour que la redéfinition des missions de la police nationale puisse enfin voir le jour.

La solidarité s’impose pour que mes collègues des services judiciaires cessent de crouler sous des stocks de procédures de plus en plus alourdies.

La sécurité n’a pas d’étiquette politique

Que ces quelques lignes du syndicaliste policier que je suis, puisse vous permettre de réfléchir à la véritable amélioration de la sécurité intérieure pour nos concitoyens, aux véritables enjeux pour notre pays. Il s’agit là d’une urgence vitale.

Mesdames et messieurs les responsables politiques, la France, pays des droits de l’homme, ne peut vaciller face au terrorisme.

Plus que jamais, nous devons être unis et solidaires pour faire face à cette menace qui concerne chacun d’entre nous en tout point du territoire.

La sécurité n’a pas d’étiquette politique, elle est l’affaire de tous, et de chacun.

Les policiers attendent encore plus de protection et de reconnaissance, plus de soutien, pour protéger tous leurs concitoyens.

Soyez assurés qu’ils le feront avec force, alors de grâce, soyez à la hauteur de leurs attentes. Pour notre pays, pour la France, cette belle démocratie. Parole de flic !

http://www.marianne.net/agora-sortez-vos-postures-lettre-ouverte-policier-colere-aux-politiques-100244620.html

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