Archives de la catégorie ‘mafia’

junker55Lors du point de presse quotidien à Bruxelles, Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, a déclaré que l’instance « cherche à avoir des clarifications. […] Une fois tous les faits sur la table, [elle] va décider des actions à entreprendre. » Cette déclaration fait suite à une demande écrite que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, président, a envoyée à Neelie Kroes pour lui demander des clarifications. « Cette lettre est un élément important pour établir les futures étapes […] La lettre est sortie aujourd’hui [jeudi, NDLR], j’imagine qu’elle [Neelie Kroes, NDLR] va répondre, je ne sais pas quand. Cela dépend du nombre de détails nécessaires », a poursuivi M. Schinas.

Lire avant de gerber: http://www.lepoint.fr/europe/bahamas-leaks-bruxelles-temporise-22-09-2016-2070468_2626.php

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algerieDans un entretien exclusif accordé à Algérie-Focus, Abdelatif Benkortbi, l’un des plus célèbres artisans bijoutiers algériens, révèle  comment des bijoutiers véreux appartenant à des réseaux mafieux qui bernent les Algériens et leurs vendent des bijoux contrefaits.

Le plus étonnant demeure l’impunité dont bénéficie cette mafia dont les barons sont protégés par des services de la direction des impôts et du ministère des finances.

http://www.algerie-focus.com/2016/09/videolorsque-dirigeants-services-impots-protegen

Écoutez ces révélations fracassantes pour comprendre les tenants et aboutissants de ce scandale longtemps étouffé par nos autorités !
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eu-truckLa Commission européenne s’apprête à rendre une décision sur le cartel de six fabricants de camions, qui pourrait se solder par des amendes records, a appris vendredi l’AFP.

« La décision pourrait tomber mardi », a pronostiqué une première source, basée à Bruxelles. « Nous partons du principe que la décision tombera cet été », a expliqué une seconde source.

Interrogée par l’AFP, la Commission européenne s’est refusée à tout commentaire officiel.

L’exécutif européen soupçonne l’allemand MAN et le suédois Scania, tout deux détenus par l’allemand Volkswagen, l’allemand Daimler, le néerlandais DAF, l’italien Iveco et le suédois Volvo de s’être entendus sur les prix et les conditions de livraison pendant des années. Dès 2011, la Commission avait procédé à plusieurs perquisitions liées à cette affaire.

lire: http://www.lepoint.fr/automobile/actualites/cartel-des-fabricants-de-camions-une-decision-de-l-ue-est-proche-15-07-2016-2054738_683.php

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08/05/2016

Alessandro Bianchi/Reuters

Dans son nouvel ouvrage Pour en finir avec les mafias – Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?, Emmanuelle Auriol, professeure à l’Ecole d’économie de Toulouse, propose plusieurs moyens pour lutter contre le crime organisé. Opposée à la vision étatique actuelle, faisant de la prohibition la seule solution pour éradiquer ces marchés, elle estime que des politiques publiques couplant légalisation, répression et éducation auraient de meilleurs résultats – qu’ils soient économiques ou sociaux.

Vous êtes économiste. Pourquoi avoir écrit sur le sujet des marchés clandestins ?

emmanuelle_auriolEmmanuelle Auriol – Je fais de l’économie publique, donc je m’intéresse à l’action de l’Etat et, a fortiori, aux inefficacités du système. Le crime organisé est la source de beaucoup de problèmes dans notre société, avec notamment un coût social très élevé : corruption, exploitation du corps humain, maladies…. Ce marché déstabilise des zones économiques et géographiques entières. Et ça nous retombe sur la gueule, regardez les Talibans : ils se financent via le trafic d’héroïne et, après, ils font des attaques terroristes… Toute cette activité économique qui échappe à l’Etat nuit fortement à la société. C’est pour cela que ça m’intéresse de travailler là-dessus et de réfléchir à des solutions.

Dans votre ouvrage, vous expliquez que le choix de la France de baser ses politiques publiques sur la prohibition est un échec. Pourquoi ?

emmanuelle_auriolEn général, les partisans de la prohibition pensent qu’il est suffisant d’interdire un phénomène pour l’éradiquer. Mais supprimer l’offre ne suffit pas à supprimer la demande ! Dès lors que les citoyens ne peuvent avoir légalement accès à de la drogue ou aux services de prostituées, ils se tournent vers les réseaux du crime organisé, qui, eux, peuvent répondre à leur demande. Clairement, la prohibition comme seule solution est un échec : regardez le cannabis ! En France, on a la plus grosse consommation d’Europe, les arrestations se multiplient etc.

TOUT LIRE: http://www.lesinrocks.com/2016/05/08/actualite/emmanuelle-auriol-legalisation-cannabis-seule-voie-raisonnable-11824945/

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Le père, la mère et la sœur de l'actuel président gabonais Ali Bongo possédaient des parts dans la société immobilière propriétaire d'un hôtel particulier à Paris et d'une villa à Nice. 22 Avril 2016

Le père, la mère et la sœur de l’actuel président gabonais Ali Bongo possédaient des parts dans la société immobilière propriétaire d’un hôtel particulier à Paris et d’une villa à Nice.  AFP / Xavier Bourgois
Une villa à Nice (Alpes-Maritimes) et un hôtel particulier dans le XVIe arrondissement de Paris. Ces biens immobiliers appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo ont récemment été saisis par les juges d’instruction enquêtant sur les conditions d’acquisition de riches patrimoines en France par plusieurs chefs d’Etat africains, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Selon des sources judiciaire et proches du dossier, les juges ont saisi une société civile immobilière, la SCI Emeraude, propriétaire des deux biens.

Cette enquête dite des «biens mal acquis» a pour origine les plaintes déposées à partir de 2007 par plusieurs associations anticorruption, comme Sherpa ou Transparency International, qui dénonçaient des détournements de fonds publics ayant permis à certains chefs d’Etats africains ou à leurs entourages de se constituer d’importants patrimoines en France.

«Le chapitre Bongo s’ouvre. Il ne fait que commencer»

Des saisies ont déjà eu lieu concernant la famille de Denis Sassou Nguesso, qui est depuis plus de 30 ans à la tête du Congo, et celle du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. Les saisies venant d’être révélées…..

LIRE sur http://www.leparisien.fr/faits-divers/biens-mal-acquis-saisie-a-paris-et-a-nice-de-proprietes-de-la-famille-bongo-22-04-2016-5737601.php

LIRE aussi:

24 mars 2016  Par Olivier-Jourdan Roulot

Révélations – En Paca, le tourisme pèse lourd, normal qu’il paie son principal promoteur en retour. D’autant que Bruno James, directeur du comité régional de tourisme, s’est taillé une situation sur mesure : augmentation turbo, avantages variés, golden parachute, rien n’est trop beau pour saluer l’inestimable talent de ce fidèle de l’ex-président du conseil régional. En toute discrétion, jusqu’à… planquer des pièces quand l’Inspection générale des services débarque !

Après la respiration démocratique, l’action : au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la nouvelle mandature regroupée autour du LR Christian Estrosi peut compter sur plusieurs organismes associés pour appliquer son programme. Parmi ceux-ci, le comité régional de tourisme (CRT), désormais présidé par le Marseillais Renaud Muselier.

L’objet de cette association, déclarée le 26 février 1988 et régie par la loi du 3 janvier 1987, précise son champ d’intervention : “assurer la préparation et la mise en œuvre des actions de promotion touristique”, “élaborer le schéma régional de développement du tourisme et des loisirs” et “assurer la mise en œuvre de la politique du tourisme”.

408 981 euros pour “risque structurel”…

Ce vendredi 25 mars 2016, le CRT réunit son conseil d’administration à 9h30, au Club du Vieux-Port. À l’ordre du jour de la séance, l’élection du bureau, la mise en place de la commission des marchés ou encore un futur déménagement dans de nouveaux locaux. Mais également l’adoption des comptes 2015 et du budget prévisionnel 2016. Les participants sont notamment invités à approuver une provision de 408 981 euros pour “risque structurel”. Gageons que les administrateurs seront curieux de découvrir ce que cache cette mystérieuse ligne budgétaire… Pour comprendre, un bond de quelques années en arrière s’impose.

Tout démarre le 30 avril 2009. Ce jour-là, Jean-Marc Coppola appose sa signature au bas d’un document qui porte les armes de la région Paca en en-tête. Allié de premier plan de Michel Vauzelle au sein de la majorité de la gauche plurielle, le vice-président communiste de l’assemblée régionale a également hérité de la présidence du comité régional de tourisme. Ce 30 avril 2009, un second paraphe noircit la feuille blanche à côté de celui de l’élu : Bruno James est officiellement directeur général du CRT. Il vient de signer son contrat de travail.

Un bon petit soldat

Avant de s’improviser expert du tourisme, James a longtemps dirigé la communication du conseil régional, où il a fini au grade de directeur général adjoint, et le service des moyens généraux. Arrivé au conseil régional dans les bagages de Michel Vauzelle, il est un très proche de l’ancien maire d’Arles.

Membre de la garde rapprochée de celui qui fut le premier porte-parole de Mitterrand, il a été pendant une double décennie de toutes ses campagnes électorales. Il était le grand ordonnateur des meetings, réglant le bal de ces grandmesses dans lesquelles son grand homme faisait apprécier ses talents oratoires d’homme de gauche. Un entrain exercé avec le désintéressement du militant, puisque non rémunéré. À croire que son salaire au conseil régional suffisait amplement à ses besoins, ou que cet incontestable dévouement justifie sa superbe carrière.

La rémunération du nouvel homme fort du tourisme provençal est fixée à 9 423,04 euros mensuels. Elle tient compte de la situation antérieure de James au conseil régional. Le contrat prévoit également une majoration d’indemnité de résidence (3 % du salaire brut de base), la mise à disposition d’un véhicule de fonction ou encore d’un téléphone mobile.

En dépit d’un traitement qui en ferait saliver plus d’un, le directeur du CRT estime ses qualités insuffisamment reconnues. Par chance, ses employeurs partagent cette très haute opinion de leur salarié. Le 8 septembre 2009, quatre mois après la signature du CDI, un avenant réévalue sa rémunération. Nettement : désormais, il percevra 11 832,94 euros bruts par mois.

À ce tarif, James peut donner la pleine mesure de son talent et de son professionnalisme. Il va avoir l’occasion de l’exprimer.

Rémunération sous “observations”

Trois ans se sont écoulés quand on frappe à la porte du comité régional de tourisme. Au numéro 61 de la Canebière, en ce mois d’octobre 2012, personne n’est surpris. Bien élevés, les visiteurs ont prévenu de leur passage. Depuis plusieurs mois. Pierre Meffre (nouveau président, en remplacement de Coppola) a reçu le 16 décembre 2011 un courrier l’en informant. Dans une lettre recommandée du 2 octobre 2012, la patronne de l’Inspection générale des services, qui vient contrôler la gestion du CRT, a ensuite listé les éléments à produire.

Cinq jours durant, les 17, 18, 19, 22 et 29 octobre 2012, Bruno James est aux petits soins avec les fonctionnaires, qu’il guide et accompagne dans ses locaux. Une disponibilité qui lui vaudra en retour des remerciements très urbains des visiteurs.

Mais, si on est entre gens civilisés, le boulot reste le boulot. Et une inspection… une inspection. Forcément, les limiers de l’IGS ne manquent pas de saluer le traitement dont le directeur bénéficie : “une augmentation très conséquente de près de 30 % (28,43 %) de sa rémunération, avantages en nature inclus” (comparée à son dernier salaire au conseil régional), notent-ils. On ne saurait mieux dire.

À la lecture de leur rapport définitif, rendu le 17 avril 2013, on apprend que cette belle générosité est censée compenser la perte du logement de fonction dont l’intéressé bénéficiait. Une justification (du CRT) contestée par les contrôleurs, qui concluent sur cette sentence : “La politique de rémunération fait l’objet d’observations.”

Les petites cachotteries du directeur

Rapport IGS CRT Paca 2008-2012On le voit, le travail des visiteurs d’octobre se veut sans compromission. C’est sans doute pour cette raison que la page de garde de leur rapport est barrée de la mention “Confidentiel”. L’audit est également réputé complet. “L’association (…) a présenté l’ensemble des documents réclamés dans le cadre du présent contrôle”, se félicitent les rédacteurs en page 14. Et de préciser, pour la liste des “documents présentés” : “les contrats de travail et leurs avenants, les curriculum vitæ, les notes de frais, les avantages en nature”… Pourtant, en dépit de ce satisfecit, les inspecteurs ont manqué une information détonnante, qu’ils auraient sans doute appréciée à condition d’en avoir été… informés.

Quelques semaines plus tôt, Bruno James a fait ajouter un nouvel avenant – une obsession… – à son contrat de travail. Cette fois, l’affaire est réglée sur deux pages, et le logo de la région Paca apparaît en petit, en bas à gauche. Cet avenant n° 2 propulse monsieur le directeur général dans une nouvelle dimension. Digne des entreprises du grand capital, puisqu’il s’est fait tailler sur mesure un superbe parachute doré. Le document, dont nous disposons d’une copie, distingue deux cas de figure : en cas de licenciement “à compter de 3 ans d’ancienneté” (autrement dit au moment de la signature de l’avenant), Bruno James touchera “dix-huit fois le montant de la moyenne des salaires bruts perçus depuis l’embauche y compris les gratifications annuelles”. Et, au-delà de “5 ans d’ancienneté”, ce sera “vingt-quatre fois le montant de la moyenne des salaires bruts perçus depuis l’embauche y compris les gratifications annuelles”.

Très généreuse, la clause a de quoi rendre jaloux les fonctionnaires les mieux notés, le droit des collectivités ne prévoyant aucun dispositif de ce type pour ses serviteurs. Il est vrai que les employés du CRT disposent de contrats de droit privé. À cette réserve près – elle est de taille – que le financement quasi exclusif de l’organisme par de l’argent public impose un parallélisme des formes dans la politique salariale et la gestion des ressources humaines.

Un directeur très capital

Les deux signataires (James et Meffre, son président) sont parfaitement conscients de l’exorbitance de cet avantage, puisque le document précise qu’il “se substitue aux indemnités de même nature prévues par la convention collective des organismes de tourisme applicable”. Le contrat d’embauche initial ne prévoyait d’ailleurs qu’une “indemnité correspondant à 12 mensualités calculées sur la base de son dernier mois de salaire ou sur la moyenne des six derniers mois de salaires bruts si celle-ci est plus avantageuse”. Une misère, donc, sur laquelle les fonctionnaires de l’IGS n’auront pas pu se prononcer. Regrettable, évidemment. Guère partageur, Bruno James a fait le nécessaire pour protéger son mirobolant parachute doré.

Les contrôleurs partis contrôler ailleurs, reste un dernier obstacle : pour toucher le pactole le moment venu, monsieur le directeur général doit en faire valider le principe par son conseil d’administration. L’alerte étant passée près, il va dans un premier temps laisser dormir son précieux avenant dans un tiroir fermé à double tour. On n’est jamais trop prudent.

Le premier mais le dernier…

Au bout de vingt-six mois, l’occasion se présente enfin : le 12 février 2015, les administrateurs se retrouvent au siège de l’association après déjeuner. À peine installés, on leur remet quatre pages consacrées aux “questions administratives et financières”, qu’on s’est bien gardé de communiquer en amont. Cette fois, il s’agit d’approuver “la nouvelle rédaction des contrats de travail” des salariés. Une curiosité, puisque le CA n’a en principe à connaître de contrat que celui de son directeur…

Dans le document présenté, les avantages de chaque agent sont listés. Logiquement, on démarre par le haut de la hiérarchie : d’abord le secrétaire général, puis le directeur du marketing, et ainsi de suite. Étonnamment, le cas de Bruno James ne vient qu’à la fin, après les secrétaires et agents de service. Mais l’essentiel est ailleurs : le conseil d’administration valide enfin le beau parachute doré. Dans l’affaire, le plus drôle reste la justification de cette tartuferie : cette inédite validation des contrats a été proposée pour se mettre en conformité avec… les recommandations de l’IGS. Du très grand art, on le voit.

Découvrir la façon dont une association financée quasi exclusivement par la région a assuré le train de vie d’un proche de Michel Vauzelle, au prix de curieuses acrobaties, a de quoi étonner. Surtout si on a de la mémoire : en 2013, un cinglant rapport de la chambre régionale des comptes avait étrillé la politique associative du conseil régional, qui a servi à nourrir des clientèles électorales pendant des années à coup de subventions. Ces pratiques avaient conduit à la condamnation de Sylvie Andrieux, toujours en 2013.

Le procès de l’ex-vice-présidente de Michel Vauzelle, que nous avions suivi, avait laissé aux observateurs l’étrange sentiment que la députée PS avait servi de lampiste pour solder un système qui ne se réduisait nullement aux égarements d’une brebis isolée. À l’époque, son collègue de l’Assemblée nationale était miraculeusement passé entre les gouttes, après avoir été un temps placé sous statut de témoin assisté dans ce dossier d’associations bidon.

L’affaire James rappelle un précédent aux contours similaires : en 2009, le CRT de Bretagne avait été pointé du doigt après des révélations du Canard enchaîné. Nos confrères avaient découvert un parachute doré de 404 000 euros accordé au directeur de l’établissement pour lui faire avaler son licenciement – après vingt-neuf ans de service, tout de même.

Au final, le régisseur préféré de Michel Vauzelle a bien mené sa barque. Récapitulons : des conditions salariales dignes du privé, des documents volontairement cachés à l’Inspection générale des services, un golden parachute validé en sourdine des années après sa signature… En période d’austérité, alors que l’argent public fait défaut, que les dotations de l’État aux collectivités se réduisent drastiquement et que le projet de loi El Khomri envisageait de plafonner les indemnités prud’homales à 15 mois, l’histoire prend un relief singulier… Pendant plus de deux ans, James aura patienté pour que son parachute doré soit validé, prêt à servir en temps utile. Le temps utile, en cette année 2016, l’intéressé semble l’estimer venu, après le changement de majorité à la tête du conseil régional Paca.

En Provence, les marins le savent, naviguer c’est prévoir le sens du vent. En bon gestionnaire, Bruno James a tout prévu : c’est lui qui a fait provisionner les fameux 408 981 euros de “risque structurel” inscrits au budget prévisionnel. On a compris pour quel usage.

Et pour quelles poches.

http://www.lelanceur.fr/paca-lextravagant-parachute-dore-de-lhomme-de-main-de-vauzelle/

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La promotion Voltaire est-elle inépuisable ?

Par Philippe BilgerMa Photo

Suis-je absolument naïf ou pourra-t-on un jour, malgré les déconvenues multipliées par la réalité, être présidé par une personnalité qui respectera les citoyens ?

On sait ce qu’il était advenu avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy qui avait fait procéder à des nominations inspirées par l’amitié, la récompense ou le clientélisme le plus ostensible. Est-il besoin de rappeler que son emprise ne s’arrêtait pas là et que notamment sur le plan médiatique, il n’hésitait pas à conseiller des exclusions et des mises à l’écart – n’est-ce pas, Alain Genestar et Patrick Poivre d’Arvor ? – qui étaient concrétisées car les désirs d’un président de la République sont des ordres sauf résistances suicidaires.

On aurait pu espérer que de telles dérives susciteraient au moins une pratique présidentielle inverse. Ce n’était pas tant parce que François Hollande avait promis un retour à la normalité démocratique mais à cause de la constatation généralement partagée qu’une République ne pouvait pas durablement tenir avec des transgressions aussi cyniquement affichées et incarnées par rapport à son esprit.

François Hollande, il convient de tristement l’admettre, s’est moqué comme d’une guigne des engagements qu’il avait pris et comment ne pas considérer, face à la constance de ses trahisons, qu’il avait formulé ses propos de campagne comme autant de vœux qu’il savait pieux ?

Il y a des traumatismes encore plus graves certes mais il n’empêche qu’un écœurement saisit le citoyen, de droite bien sûr qui a oublié hier et de gauche, je l’espère, s’il a un peu de conscience, face à un aussi cynique et solidaire favoritisme. C’est une honte.

A lire « Les parasols dorés de la République exemplaire » (Le Canard enchaîné), on est effaré par l’exploitation jusqu’à plus soif de la promotion Voltaire comme s’il suffisait d’avoir été alors au côté de François Hollande, qui ignorait que ses ambitions seraient couronnées de succès, pour être touché par la grâce et miraculeusement investi d’une compétence universelle.

D’une certaine manière, ce favoritisme est pire que le précédent car purement relié au décret subjectif et arbitraire du président de la République considérant, au mépris de toute vraisemblance, que tous ceux qui l’avaient approché, écouté et admiré méritaient d’être promus à des postes de très haute responsabilité. C’est l’expression d’un narcissisme qui dépasse les bornes. L’État c’est moi, mes appétences, mon humeur !

A qui fera-t-on croire qu’il y avait dans cette promotion Voltaire une mine tellement riche et inépuisable qu’elle puisse être ainsi cultivée avec une désinvolture et un systématisme aussi accablants ?

Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas démocratiquement à pleurer.

Encore ce clientélisme ne se limite-t-il pas à cette promotion bénie de François Hollande mais bénéficie au « Chiracopinage, aux Préfets à l’abri, aux Cabinets particuliers et aux Chics apparatchiks… » selon les dénominations acides choisies par cet hebdomadaire attendu chaque mercredi avec crainte ou espoir, c’est selon.

La dernière foucade mêlant magouille parlementaire et risque pour l’éthique publique concerne le député socialiste François Brottes à la tête du Réseau de transport d’électricité. Les protestations n’auront pas plus d’effet que d’habitude ! Si le fait du Prince pouvait être contredit, il perdrait tout son charme.

Pour montrer à quel point cet impérialisme du bon plaisir présidentiel est scandaleux, il suffit de le comparer avec certaines pratiques ministérielles qui ont tenté autant que possible d’introduire un peu de cohérence et d’objectivité dans leurs nominations. Je songe, par exemple, hier à Aurélie Filippetti et à Christiane Taubira qui sur ce plan au moins n’a pas été catastrophique.

Je ne sais si la promotion Voltaire est inépuisable. En revanche, l’exemplarité d’un pouvoir présidentiel en France est une exigence qui a de l’avenir, une idée neuve.

Elle est intacte : jusqu’à aujourd’hui, personne ne l’a altérée en tentant d’en imprégner la pâte du réel

source:http://www.philippebilger.com/blog/2015/08/la-promotion-voltaire-est-elle-in%C3%A9puisable-.html

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lire aussi

FRANCE (ENA): les privilégiés de la promotion Voltaire.

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Illustré de témoignages et d’images d’archives, ce doc de notre confrère Olivier Toscer raconte comment l’ombre de Cosa Nostra plane sur tout le parcours de Berlusconi. Un film édifiant.
"Berlusconi et la mafia, scandales à l'Italienne" d'Olivier Toscer (France 3) « Berlusconi et la mafia, scandales à l’Italienne » d’Olivier Toscer (France 3)

A deux reprises, le penchant prononcé de Silvio Berlusconi pour les fêtes débridées aura joué un rôle majeur dans le cours de sa carrière. En 2010, le scandale autour des fameuses soirées Bunga Bunga, des parties fines en compagnie de jeunes filles, éclate dans la presse transalpine. L’onde de choc médiatique fait sérieusement vaciller le trône du Cavaliere, avant que les suites judiciaires de cette affaire ne contribuent à le pousser vers la sortie de la scène politique. En 2011, il démissionne de son poste de président du conseil des ministres. Deux ans plus tard, il est condamné en première instance pour « incitation à la prostitution de mineures et abus de pouvoir ». Finalement, il sera acquitté en appel en juillet 2014. Mais l’affaire aura marqué le début de la fin pour Berlusconi.

Soirées délurées, tentative d’enlèvement

Dans les années 70, c’est à la suite d’une autre de ses soirées délurées que le parcours de l’homme d’affaire italien connaît un tournant décisif. A l’époque, l’intéressé, alors promoteur immobilier en pleine ascension, organisait déjà de folles fêtes dans sa villa San Martino à Arcore, une petite ville de la banlieue de Milan. Un soir, à la sortie de l’une de ses agapes libertines, un des convives échappe de peu à un enlèvement. Berlusconi s’inquiète. Il se demande s’il n’était pas la véritable cible des kidnappeurs. La tentative avortée n’est peut-être qu’un avertissement.
A l’époque, les rapts de riches personnalités assorties de demandes de rançons sont monnaie courante en Italie.

L’entrepreneur demande à son fidèle lieutenant, Marcello Dell’Utri, originaire de Sicile, de lui arranger un rendez-vous avec la Mafia. L’homme de confiance prend contact avec l’un des pontes de Cosa Nostra, Stefano Bontade, dont la légende voudrait qu’il soit à la tête d’une armée de 300 hommes. L’entrevue se déroule en mai 1974 dans l’une des entreprises du Cavaliere à Milan, comme le raconte un repenti dans « « Berlusconi et la mafia, scandales à l’italienne », le documentaire de notre confrère de L’Obs, Olivier Toscer. Le ton de l’entretien est détendu. Presque convivial. Berlusconi raconte ses mésaventures. Bontade propose de lui envoyer un de ses hommes pour assurer sa sécurité : Vittorio Mangano. Officiellement, il est embauché comme « garçon d’écurie » dans la villa de Berlusconi et va parfois chercher les enfants de ce dernier à l’école. Mais l’intéressé, condamné à plusieurs reprises notamment pour extorsion de fonds, n’a pas vraiment le profil du palefrenier ni de la nounou.

Longue et fructueuse collaboration entre Berlusconi et Cosa Nostra

Bien sûr, lorsque la mafia rend ce genre de service, ça n’est jamais gratuit. Comme le raconte le film d’Olivier Toscer, documenté, illustré de témoignages de protagonistes de tout premier plan (mafieux repentis, procureurs, conseillers très proche du Cavaliere…) et ponctué d’images d’archives parfois très comiques, ce rendez-vous de Milan marque le début d’une longue et fructueuse collaboration entre Berlusconi et Cosa Nostra, celle-ci étant tour à tour le protecteur, le financier, l’agent électoral du Cavaliere. Une relation de longue durée dans laquelle les intérêts bien sentis des deux parties se rejoignent.

Au milieu des années 70, lorsque l’homme d’affaires lance son projet de ville nouvelle baptisée Milano 2, c’est vers ses nouveaux amis qu’il se tourne pour leur proposer d’investir. Ca tombe bien : dominant le marché de la drogue, Cosa Nostra cherche à recycler une partie de son argent sale. Quelques années plus tard, Berlusconi leur fournit une nouvelle opportunité : déjà à la tête d’une télé locale à Milan, il décide de racheter une à une les chaînes locales et régionales d’Italie pour constituer un grand réseau national. Là encore, Cosa Nostra est sollicitée pour appuyer financièrement le projet. Cela donnera la chaîne Canale 5, première pierre de Mediaset, le groupe multimédia qui a fait la fortune de Silvio Berlusconi.

La mafia se rappelle à son bon souvenir

Mais lorsque Berlusconi prend ses distances, la mafia se rappelle à son bon souvenir. En 1984, une bombe artisanale explose devant chez lui à Milan. « C’est Vittorio Mangano, assure Berlusconi à Dell’Utri dans une conversion téléphonique enregistrée par la police. Ca a été fait avec affection, poursuit-il en blaguant. Il a seulement abîmé le bas du portail. C’est un truc respectueux et affectueux. Une personne normale m’aurait envoyé un recommandé. Lui, il a placé une bombe »

Aux débuts des années 90, le Cavaliere se lance dans la politique. Il va trouver en Cosa Nostra un de ses plus fidèles soutiens. A l’époque, de courageux juges italiens ont lancé l’opération Mains Propres (« Mani pulite ») pour lutter contre la corruption qui gangrène le pays : chefs mafieux et politiciens de premier plan tombent les uns après les autres. C’est le cas de Bettino Craxi, le président du conseil, proche soutien de Berlusconi dont il fut le témoin de mariage. Après la chute de celui-ci, le patron de Mediaset n’a plus de protecteur dans le monde politique. Depuis l’effondrement de la Démocratie Chrétienne, engluée dans des scandales à répétition, la mafia, elle non plus, n’a plus d’interlocuteur privilégié sous les ors de la République italienne.

Aussi quand Berlusconi décide de créer de toute pièce une nouvelle formation politique, Forza Italia, les cadres de Cosa Nostra se démènent comme de beaux diables pour faire élire les candidats de ce parti. Lors des législatives de 2001, toutes les 61 circonscriptions de Sicile, sans exception aucune, éliront un député Forza Italia au parlement italien. Sûrement un hasard : quelques mois plus tard, le nouveau gouvernement de Berlusconi votera une loi sur les repentis, beaucoup moins favorable à ces derniers, assouplira le régime de détention des mafieux et reverra à la baisse les condamnations de certains d’entre eux.

Silvio Berlusconi ne sera jamais condamné pour ses liens supposés avec la mafia. Son bras droit, Marcello Dell’Utri sera poursuivi et condamné en mai 2014 à sept ans de prison pour complicité d’association mafieuse. Durant le procès, les magistrats le qualifièrent « d’ambassadeur » de la Cosa Nostra à Milan. Un homme d’honneur comme on dit à Palerme.

Vincent Monnier

 

Mardi 4 Aout 2015, 23h05 sur France 3. « Berlusconi et la mafia, scandales à l’italienne », documentaire d’Olivier Toscer. (2015). 52 min.

source: http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20150723.OBS3075/berlusconi-et-la-mafia-la-comedie-du-pouvoir.html

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Par Dominique Cettour-Rose (avec AFP)@GeopolisFTV | Publié le 29/07/2015

En Sardaigne panneaux solaires
Une usine de panneaux solaires à Narbolia, en Sardaigne, le 15 juin 2015.
© GIUSEPPE CACACE / AFP

La Sardaigne est engagée dans le secteur des énergies renouvelables. Panneaux solaires, éoliennes et cultures de biomasse en font le second producteur en Italie de ce type d’énergie. Mais ce marché suscite les convoitises de la mafia qui profite des subventions payées par l’Etat pour blanchir son argent.
Avec un taux de chômage des jeunes qui dépasse les 70%, la Sardaigne s’est lancée dans les énergies renouvelables grâce aux généreuses subventions de l’Etat. L’île entend ainsi donner un peu d’oxygène aux petites entreprises familiales et attirer aussi les investissements de grandes compagnies italiennes et internationales, afin de créer de nouveaux emplois.
Mais si les subventions sont bien financées par les contribuables italiens, la Sardaigne ne voit pourtant pratiquement rien des profits réalisés par les compagnies venues de l’extérieur, dont certaines sont accusées d’avoir frauduleusement bénéficié de fonds, soulignent des associations locales.

Infiltrations mafieuses
«Les subventions étaient prévues pour les vrais agriculteurs, c’était un coup de pouce de la part de l’Etat. Ils devaient pouvoir installer quelques panneaux sur leurs terres pour leur propre consommation et pour vendre le surplus», assure Pietro Porcedda, 63 ans, membre d’une association pour la sauvegarde du territoire.
Le procureur sarde Mauro Mura a mis en garde contre les infiltrations mafieuses dans ce secteur. Le magistrat souligne l’existence d’enquêtes contre des sociétés soupçonnées d’avoir profité de subventions réservées exclusivement aux agriculteurs sans toutefois exercer une réelle activité dans ce domaine. Europol avait alerté dès 2013 sur le fait que «la mafia investit de plus en plus dans les énergies renouvelables», pour blanchir ses revenus illégaux et bénéficier des aides de l’UE.

«L’argent quitte le pays»
A la périphérie de Narbolia, proche de la côte ouest, une société s’est implantée sur les terres les plus fertiles de la commune, installant 107.000 panneaux solaires sur quelque 1.600 serres. L’entreprise chinoise, qui exploite la société, empoche les bénéfices de la vente de sa production d’énergie solaire au géant italien de l’électricité Enel, selon M.Porcedda. Sauf qu’en contrepartie, les propriétaires s’étaient engagés à cultiver de l’aloès, ce qu’ils n’ont jamais fait laissant les mauvaises herbes envahir ces champs.

Des éoliennes en Sardaigne
Les collines du centre de la Sardaigne abritent des éoliennes.
© Kilian Fichou, Giovanni Grezzi, Ella Ide / AFPTV / AFP

«L’argent quitte le pays au lieu d’être réinvesti ici. On nous avait promis la création de 60 postes de travail et on se retrouve avec quatre seulement», déplore-t-il, reprochant surtout autorités locales de rester aveugles devant cette situation.
L’Italie surfe sur une vague d’énergie verte, plus particulièrement solaire: 7,5% de sa consommation nationale d’électricité provient désormais de ce secteur, un ratio qui place la péninsule en tête des grands pays occidentaux. La grogne des ménages italiens qui paient un surcoût de 94 euros par an sur leur facture d’électricité au nom du soutien aux énergies renouvelables a poussé le gouvernement à tailler dans les subventions.

Baisse des subventions
«Les premières subventions étaient très élevées», reconnaît Rosetta Fanari, 47 ans, qui produit de la ricotta, selon une formule très ancienne mais grâce à un générateur solaire ultra-moderne. «On devrait faire davantage pour s’assurer que la richesse reste sur place, pour le bien de l’environnement et de la population sarde», dit-elle.
La biologiste Manuela Pintus y est parvenue non sans difficulté. Élue cette année maire de la localité d’Arborea, elle avait affiché dans son programme l’arrêt d’explorations gazières dans une réserve protégée de pélicans. «Nos partisans ont reçu des menaces de la part de ceux qui voulaient continuer à creuser des trous et qui disaient: « Nous allons détruire tout ce que vous avez si vous votez pour Manuela ». Mais cela ne nous a pas arrêtés. Nous avons derrière nous des mères et des grands-parents et nous poursuivrons notre lutte pour protéger nos terres pour les générations futures», a-t-elle assuré.
En juillet 2013, Europol soulignait dans son rapport que «les mafias italiennes investissent de plus en plus dans les secteurs des énergies renouvelables, notamment dans les parcs éoliens, pour profiter des prêts et des aides européennes généreuses accordés par les Etats membres, ce qui leur permet de blanchir les revenus du crime au travers d’activités économiques légales». En témoignent les paysages volcaniques siciliens, désormais recouverts d’éoliennes.

source: http://geopolis.francetvinfo.fr/sardaigne-quand-la-mafia-infiltre-le-secteur-des-energies-renouvelables-72829

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