Archives de la catégorie ‘HM Customs and Excise’

Drapeau de Gibraltar

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Londres acusa a Madrid de ‘violar la ley’ al entrar en aguas de Gibraltar y Exteriores dice que son españolas

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Un barco y un helicóptero trataban de dar caza a una embarcación de contrabandistas

Gibraltar acusa a Madrid de facilitar la huida de un ‘narco’ por no cooperar

Un grupo de pescadores frente al peñón de Gibraltar.

Un grupo de pescadores frente al peñón de Gibraltar.EL MUNDO

EUROPA PRESSLondres

Actualizado:09/08/2015 22:37 horas

El Ministro Principal de Gibraltar, Fabian Picardo, ha acusado este domingo al Servicio de Vigilancia Aduanera (SVA) de España de facilitar la huida de un narcotraficante por no pedir ayuda a las autoridades gibraltareñas durante una persecución efectuada este domingo que Reino Unido ha calificado de « violación de la soberanía británica », algo que las autoridades españolas han negado categóricamente tras recordar que las aguas de Gibraltar son de su titularidad.

« Sus acciones (del SVA) han dado como resultado, en última instancia, la fuga de un delincuente que los ciudadanos de ambos lados de la frontera quisieran haber visto detenido y encarcelado por tráfico de drogas », ha hecho saber Picardo en un comunicado emitido durante el último episodio de tensión entre España y Reino Unido.

« Si el SVA había estado haciendo un buen trabajo (…) lo debería haber culminado alertando a las excelentes fuerzas de seguridad gibraltareñas para que se hicieran cargo de la persecución », ha añadido.

« El conjunto de Gibraltar esperará que este asunto será adecuada y eficazmente perseguido por el Gobierno del Reino Unido. Entablaré contacto directo con los ministros del Reino Unido a este respecto para considerar qué acción se debe tomar ahora », concluyó Picardo.

La persecución, según fuentes de la Policía Real de Gibraltar, tuvo lugar en torno a las 02.40h de este domingo cuando un barco y un helicóptero del SVA comenzaron a dar caza a una embarcación presuntos contrabandistas de drogas que habían arrojados varios fardos de drogas a través del Estrecho, según informó a posteriori el SVA a la Policía gibraltareña, siempre de acuerdo con el comunicado oficial de las fuerzas de seguridad británicas.

España rechaza las quejas

España, por contra, ha rechazado siquiera calificar como « incidente » la acusación vertida este domingo por Reino Unido ya que España reconoce esas aguas territoriales como de su titularidad por lo que no se ha cometido violación alguna.

« No hay incidente. España reconoce esas aguas como españolas », han asegurado en respuesta fuentes de Exteriores a Europa Press. « Los barcos », ratificaron, « realizan tareas de control rutinario contra actividades ilegales en el cumplimiento de la ley ».

http://www.elmundo.es/espana/2015/08/09/55c7956fe2704edd388b458b.html

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Lu dans la presse

12:37 24.08.2015(mis à jour 13:01 24.08.2015)

Novye Izvestia
Les migrants clandestins, essentiellement en provenance du Proche-Orient, causent des problèmes insurmontables à de plus en plus de pays européens.

La semaine dernière, les policiers et les militaires macédoniens ont tenté de fermer leur frontière avec la Grèce aux clandestins qui n’avaient pas suivi la procédure d’enregistrement. Durant l’opération, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, de grenades assourdissantes et de matraques. Après ces altercations, les autorités macédoniennes ont renoncé à régler le problème par la force. Environ 6.000 clandestins ont franchi la frontière samedi et dimanche.Au cours du mois d’août, environ 3.000 personnes arrivaient chaque jour à la frontière gréco-macédonienne — la grande majorité d’entre eux d’abord par bateau sur les îles grecques situées à proximité des côtes turques. Sur ces îles, notamment Kos, grandit actuellement un risque réel de catastrophe humanitaire. Selon les estimations des autorités grecques, depuis le 1er juin presque 142.000 personnes y ont débarqué, soit bien plus que les 124.000 clandestins recensés depuis le début de l’année en Grèce par l’Onu. Toutefois, même ces chiffres sous-estimés, selon Athènes, donnent une augmentation du nombre de migrants de 750% en un an.

En arrivant sur le continent, les migrants se rendent en bus jusqu’à la ville de Thessalonique, d’où ils tentent d’entrer dans d’autres pays des Balkans (dont la Macédoine) pour aller ensuite vers le nord. Étant donné que la Macédoine n’est pas membre de l’UE, elle ne peut pas compter sur une aide financière conséquente pour accueillir les migrants. C’est pourquoi les Macédoniens préfèrent une manière d’agir ferme et « bon marché ». En vertu de la législation locale, une personne qui demande le statut de réfugié ne peut pas entrer dans le pays sans un enregistrement préalable (qui peut être refusé sans motif). Les personnes enregistrées sont autorisées à rester dans le pays pendant trois jours, après quoi elles doivent demander aux autorités un titre de séjour ou partir dans un autre pays européen. Cependant, ces méthodes se sont également avérées inefficaces.Cette crise migratoire capte de plus en plus l’attention du public. Plus de 3.000 ressortissants d’Asie et d’Afrique se trouvent également du côté français de la Manche et tentent régulièrement de franchir l’Eurotunnel pour pénétrer en Grande-Bretagne. Les ministres de l’Intérieur des deux pays, Bernard Cazeneuve et Theresa May, ont signé un accord sur la création d’un centre commun de contrôle et de commandement pour faire face à la situation. Le tunnel sera désormais surveillé par 500 policiers britanniques et français. Dans le cadre de l’accord, Londres versera à Paris 5 millions d’euros par an pendant deux ans pour que les Français puissent régler le problème des clandestins.

D’autres se prémunissent contre ces vagues migratoires par tous les moyens. Plusieurs pays européens ont considérablement renforcé le contrôle des frontières et la Hongrie a même déployé la semaine dernière des unités de « chasseurs frontaliers » chargés d’interpeller les clandestins le long de la frontière serbe.L’Italie est le pays le plus en difficulté — chaque jour des milliers de ressortissants d’Afrique tentent d’y pénétrer à bord des bateaux de fortune des contrebandiers. Les garde-frontières italiens ont établi un record samedi dernier en sauvant près de 3.000 migrants, réagissant rapidement aux signaux de SOS de plus de vingt bateaux surchargés partis de Libye à destination de l’Italie.

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HSBC, née de deux guerres et du trafic de drogue

Au temps des colonies

Pour être sobre, c’est sobre. C’est même le moins qu’on puisse dire devant la présentation lapidaire de l’histoire d’HSBC sur son site institutionnel : « HSBC est ainsi baptisée en référence à sa structure fondatrice, la Hongkong & Shanghai Banking Corporation, établie en 1865 pour financer le commerce florissant entre l’Europe, l’Inde et la Chine ».

Oh, c’est exact. Mais un rien court. Le commerce international est effectivement en pleine bourre à l’époque, facilité par les progrès des transports maritimes et ferroviaires. Un exemple ? Dans toutes les zones contrôlées par l’Empire britannique, première puissance coloniale du monde, partent et arrivent des marchandises qui font fureur un peu partout : textiles, bois rares, épices, sucre, indigo… L’esprit d’entreprise fait merveille ; des fortunes se construisent à vitesse grand V dans ce contexte de boom économique mondialisé – déjà – dont les romans de Jules Verne (« Le tour du monde en 80 jours », en particulier) donnent une petite idée.

Comme il faut bien acheminer ces richesses vers leurs heureux destinataires, plusieurs compagnies de transport maritime luttent alors pour se tailler une place au soleil. Parmi elle, la P&O [1], née en 1837 et initialement spécialisée dans le transport de courrier et les toutes premières croisières de luxe du monde, en Méditerranée. En 1865, la compagnie a suffisamment grandi pour étendre ses activités aux Indes britanniques. Ses navires à vapeur multiplient leurs activités dans tout le nord de l’Océan Indien, entre l’Inde et la Chine en particulier. Au sein du conseil d’administration de P&O, un certain Thomas Sutherland, un Écossais, voit plus grand : il décide d’adosser la compagnie sur un établissement bancaire directement installé à Hongkong : HSBC. Parmi les principaux investisseurs, un certain Thomas Dent. Homme d’affaires multicartes, armateur, banquier.

Oh, et baron de la drogue.

De l’opium pour un Empire

Car c’est un peu ce qu’HSBC oublie avec de préciser – avec infiniment de pudeur – en évoquant ce « commerce florissant » dont elle finance la croissance. Une bonne part des marchandises transportées par la compagnie qu’elle finance sont une drogue dure – l’opium.

Et pas qu’un peu : dans les années 1870, on estime que les cargaisons d’opium représentent 70 % du volume de marchandises qui transitent par Hongkong, territoire britannique où P&O a implanté des docks truffés de drogue jusqu’aux toits.  Et lance des navires armés avec le joyeux soutien de la banque HSBC, précisément créée à cet effet.

Revenons à Thomas Dent. Le cher homme a de l’ancienneté dans le trafic de drogue : il s’échine depuis un bon quart de siècle déjà à écouler l’opium indien en Europe, où elle fait des ravages, mais surtout sur l’un des plus vastes marchés du monde, plus proche encore : la Chine, où on estime que 7 millions d’opiomanes donneraient à peu près n’importe quoi pour s’abrutir dans l’une des fumeries de Shanghai ou d’ailleurs.

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Un activisme qui rendait fou de rage le pouvoir impérial. En 1839, la Chine avait même lancé un mandat d’arrêt contre celui qu’elle considérait ni plus ni moins comme un chef de cartel d’une envergure à faire rougir Pablo Escobar. Le tout alors que l’Empire du Milieu essaie de se débarrasser de l’opium depuis déjà près d’un siècle à l’arrivée des Occidentaux en Asie. Cette drogue dure, qu’on fume pour s’abrutir et qu’on surnomme « tabac d’honneur » a d’abord été l’équivalent de notre cocaïne, une drogue réservée aux happy few capables de se payer leurs doses. La puissance de l’industrie anglaise, en faisant exploser la production de pavot change la donne, et fait passer l’opium du statut de produit élitiste à celui de drogue grand public.

En 1729, 200 caisses d’opium avaient été exportées en Chine. En 1838, 40 000…

Deux guerres en vingt ans

Catastrophique du point de vue de l’Empire chinois, bien décidé à tout faire pour empêcher les Anglais d’écouler l’opium indien sur son territoire. Le hic ? Des personnages comme Thomas Dent savent très défendre leurs intérêts auprès de la couronne britannique – en lui rappelant que les taxes sur ces transports ne peuvent que contribuer à la puissance de l’empire de sa Majesté et en faisant valoir cette fameuse » mission civilisatrice de l’Occident » chère aux colonialistes.

Le résultat ? Deux guerres de l’opium successives (1839-1842 et 1856-1860) entre l’Angleterre (puis d’autres puissances occidentales, France et États-Unis en tête) et la Chine. Et deux défaites de suite pour celle-ci, incapable de résister à la force de frappe des Occidentaux. Déjà contrainte quelques années plus tôt de leur abandonner une série de comptoirs comme Hongkong, elle est contrainte d’autoriser la vente d’opium sur son territoire. Bilan : une Chine humiliée et territorialement réduite, un pouvoir impérial en capilotade, Pékin pillée… Le tout au nom de la liberté du commerce et sans compter les quelques centaines de milliers de vies ruinées par une drogue dont les effets sont comparables à ceux de l’héroïne : sensation d’extase, relaxation intense, insensibilité totale à la douleur… Et dépendance massive.

Bref, un épisode moyennement glorieux de l’histoire coloniale. Mais fort profitable aux quelques hommes d’affaires qui ont la joie de se trouver au bon endroit au bon moment. Le conflit est achevé depuis cinq ans lorsque naît HSBC – pile le bon moment pour tirer les fruits d’un trafic juteux, qui garantit à la banque une croissance particulièrement rapide.

De l’histoire ancienne ? Bof.

Évidemment, on pourra toujours se dire qu’il s’agit d’une vieille histoire et qu’après des décennies d’existence, le lien entre la banque et le trafic de drogue sont depuis longtemps oublié. Bref, que la sixième banque du monde s’est achetée une conduite depuis lurette.

Sauf que non. Avant de faire dans le scandale pour des questions de fraude fiscale, HSBC s’est déjà ramassée une amende record, infligée par la justice américaine en 2012. 1,9 milliard de dollars[2] tout de même. Le motif ? Avoir joyeusement blanchi l’argent des cartels mexicains au travers de ses agences locales. Détail ahurissant : les caisses de cash livrées à la banque par les trafiquants étaient parfois si énormes que certaines agences durent adapter leurs locaux et … élargir leurs fenêtres pour parvenir à les faire passer…

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[1] Pour « Peninsular and Oriental Steam Navigation Company »

[2] Soit l’équivalent de… cinq semaines de profits. Pas cher payé, compte tenu du fait qu’aucun responsable n’a fait l’objet de la moindre condamnation.

source: http://blog.francetvinfo.fr/deja-vu/2015/02/10/hsbc-nee-de-deux-guerres-et-du-trafic-de-drogue.html

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La DNRED, le TRACFIN et les agents du HM Customs Excise ne savaient rien!

HSBC-Logo-Branch-Building-700x450Le cas de la banque britannique HSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées »1. En 2014, le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients2. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d’assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d’argent pour un montant de 881 millions de dollars3. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d’avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l’OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à Mexico, où les narcotrafiquants pouvaient déposer des caisses emplies d’argent liquide, pour faciliter le processus de blanchiment4. Malgré l’attitude ouvertement provocante de HSBC envers la loi, les conséquences légales de sa collaboration directe avec des organisations criminelles furent pratiquement nulles. En décembre 2012, HSBC dut payer une amende de 1,9 milliard de dollars – soit l’équivalent d’une semaine de recettes de la banque – pour clore l’affaire de blanchiment. Pas un seul dirigeant ou employé n’a fait l’objet de poursuites criminelles, bien que la collaboration avec des organisations terroristes ou la participation à des activités liées au narcotrafic sont passibles de cinq ans de prison. Être dirigeant d’une grande banque donne carte blanche pour faciliter, en toute impunité, le trafic de drogues dures ou d’autres crimes.

L’International Herald Tribune (IHT) a mené une enquête pour connaître quels débats avaient eu lieu au sein du département de la Justice. Selon les informations obtenues par le journal, plusieurs procureurs voulaient que HBSC plaide coupable et reconnaisse ainsi qu’elle avait violé la loi qui l’obligeait à informer les autorités de l’existence de transactions supérieures à 10 000 dollars identifiées comme douteuses. Cela aurait dû entraîner le retrait de la licence bancaire et la fin des activités de HSBC aux Etats-Unis. Après plusieurs mois de discussion, une majorité de procureurs prit une autre voie et décida qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre la banque pour activités criminelles car il fallait éviter sa fermeture. Il convenait même d’éviter de trop ternir son image5. L’amende mineure de 1,9 milliard de dollars est assortie d’une sorte de période de probation : si, entre 2013 et 2018, les autorités ont la preuve qu’HSBC n’a pas mis fin définitivement aux pratiques qui ont entraîné la sanction (ce n’est pas une condamnation), le département de la Justice pourrait envisager de rouvrir le dossier. Bref, la mesure peut être résumée par : « Vilain garnement, file-nous une semaine de ta paie et qu’on ne t’y reprenne pas pendant 5 ans ». Nous avons bien là un exemple évident de la formule « trop grande pour être condamnée ».

En juillet 2013, lors d’une commission sénatoriale qui portait sur l’affaire HSBC, Elizabeth Warren, une sénatrice démocrate de l’Etat du Massachusetts, a mis sur le grill David Cohen, représentant le ministère des Finances, au sein duquel il occupe le poste de sous-secrétaire responsable de la lutte contre le terrorisme et l’espionnage financier. Elle a tenu grosso modo les propos suivant : « Le gouvernement des Etats-Unis prend très au sérieux le blanchiment d’argent (…). Il est possible de fermer une banque qui s’est engagée dans le blanchiment d’argent, des individus peuvent se voir interdire un métier ou une activité dans la finance, et quelqu’un peut être envoyé en prison. Or en décembre 2012, HSBC… a avoué avoir blanchi 881 millions $ des cartels mexicains et colombiens de la drogue, la banque a également admis avoir violé les sanctions. HSBC ne l’a pas fait qu’une seule fois, elle l’a fait de manière répétée. HSBC a payé une amende mais aucun individu n’a été banni du métier bancaire et on n’a pas entendu parler d’une possible fermeture des activités de HSBC aux Etats-Unis. Je voudrais que vous répondiez à la question suivante : combien de milliards de dollars une banque doit-elle blanchir avant qu’on considère la possibilité de la fermer ? » Le représentant du Trésor a botté en touche en disant que le dossier était trop complexe pour émettre un avis6. La sénatrice a poursuivi en déclarant que lorsqu’un petit vendeur de cocaïne est pincé, il se retrouve pour des années en prison tandis qu’un banquier qui blanchit des centaines de millions de dollars de la drogue peut rentrer tranquillement chez lui sans rien craindre de la justice. Cet extrait de l’audience est disponible en vidéo et vaut la peine d’être visionné7.

Stephen Green, patron de HSBC (2003-2010) devenu ministre britannique du Commerce (2011-2013), une figure emblématique

La biographie de Stephen Green constitue une illustration vivante de la relation symbiotique entre la finance et le gouvernement. Cela va même plus loin car il ne s’est pas contenté de servir au mieux les intérêts du grand capital, en tant que banquier puis ministre, il est également prêtre de l’église officielle anglicane et a écrit deux livres sur l’éthique et les affaires, dont un est intitulé « Servir Dieu ? Servir Mammon ? »8. Le titre du livre renvoie notamment au nouveau testament : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l’un et aimera l’autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon »9. Mammon représente la richesse, l’avarice, le profit, le trésor. On retrouve ce mot en araméen, en hébreu, en phénicien. Parfois Mammon est assimilé à Satan. Quant à Stephen Green, il est honoré par les plus hautes autorités universitaires et est manifestement intouchable.

Passons en revue quelques éléments de sa biographie. Il commence sa carrière au ministère britannique du Développement d’outremer, puis il passe dans le privé et travaille pour le consultant international McKinsey. En 1982, il est engagé par HSBC (Hong Kong Shanghai Banking Corporation), la principale banque britannique, et y occupe rapidement des fonctions à haute responsabilité. Finalement, en 2003, il devient directeur exécutif de HSBC et, en 2006, il accède à la présidence du groupe où il reste jusque 2010.

Les accusations qui sont portées par les autorités américaines en matière de blanchiment de 881 millions de dollars de l’argent des cartels de la drogue et d’autres organisations criminelles portent sur la période 2003-2010. Selon le rapport de 334 pages rendu public par une commission du Sénat américain en 2012, Stephen Green, dès 2005, est informé par un employé de la banque que des mécanismes de blanchiment ont été mis en place dans HSBC au Mexique et que de multiples opérations douteuses ont lieu. Toujours en 2005, l’agence financière Bloomberg basée à New York accuse HSBC de blanchiment d’argent de la drogue. Stephen Green répond qu’il s’agit d’une attaque irresponsable et sans fondement qui met en cause la réputation d’une grande banque internationale au-dessus de tout soupçon. En 2008, une agence fédérale des Etats-Unis communique à Stephen Green que les autorités mexicaines ont découvert l’existence d’opérations de blanchiment réalisées par HSBC Mexique et une de ses filiales dans un paradis fiscal de la Caraïbe (« Cayman Islands Branch »). L’agence ajoute que cela peut impliquer une responsabilité pénale pour HSBC10. A partir de ce moment, les autorités états-uniennes de contrôle adressent à la direction de la banque, de manière répétée, des avertissements, souvent assez mous en regard de la gravité des faits. Cette dernière promet de modifier son comportement mais, en réalité, les pratiques criminelles se poursuivent. Finalement, les avertissements sont suivis en octobre 2010 d’une mise en demeure d’arrêter les pratiques délictuelles11. Fin 2012, après la présentation publique du rapport de la commission sénatoriale et des mois de débat entre différentes agences de sécurité des Etats-Unis, une amende de 1,9 milliard de dollars est imposée à HSBC.

Stephen Green est bien placé pour savoir ce que faisait la banque au Mexique, dans les paradis fiscaux, au Moyen-Orient et aux Etats-Unis car, en plus de conduire l’ensemble du groupe HSBC, il a dirigé par le passé HSBC Bermuda12 (établie dans un paradis fiscal), HSBC Mexique, HSBC Moyen-Orient. Il a également été président de HSBC Private Banking Holdings (Suisse) SA et de HSBC Amérique du Nord Holdings Inc.

Lorsque le public apprend dans le courant de l’année 2012 que HSBC va devoir probablement payer une forte amende aux Etats-Unis pour blanchiment de l’argent des cartels de la drogue, Stephen Green n’est plus le grand patron d’HSBC, il est ministre du gouvernement conservateur-libéral conduit par le premier ministre David Cameron.

Petit retour en arrière pour constater que le timing suivi par Stephen Green a été parfait. Du grand art. En février 2010, il publie le livre intitulé La juste valeur : Réflexions sur la monnaie, la moralité et un monde incertain. Le livre est présenté ainsi au grand public : « Est-ce que quelqu’un peut être à la fois une personne éthique et un homme d’affaires efficace. Stephen Green, à la fois prêtre et président de HSBC, le pense. »13 On notera évidemment que la « personne éthique et l’homme d’affaires efficace » sont identifiés au « prêtre et président de HSBC ». La publicité est cousue de fil blanc. A la même époque, il reçoit le titre de docteur honoris causa octroyé par la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres.

En octobre 2010, pour la deuxième fois depuis 2003, la justice des Etats-Unis met en demeure HSBC d’arrêter ses activités criminelles. Le public n’est pas au courant. Il est grand temps pour Stephen Green de quitter le navire. Le 16 novembre 2010, à la demande de David Cameron, il est anobli par la Reine d’Angleterre et devient le « baron » Stephen Green de Hurstpierpoint du Comté du Sussex occidental. Cela ne s’invente pas. Pour un businessman qui a permis de blanchir l’argent des « barons » de la drogue, c’est une belle promotion. A ce titre, il devient membre de la Chambre des Lords le 22 novembre 2010. Vous liriez cela dans un polar, vous vous diriez sans doute que l’auteur exagère.

En décembre 2010, il démissionne de la présidence de HSBC et, en février 2011, il devient ministre du Commerce et de l’Investissement14. A ce titre, il met son savoir-faire au service du patronat britannique avec lequel il entretient des relations très fructueuses et étroites puisqu’il occupe depuis de mai 2010 le poste de vice-président de la Confédération de l’industrie britannique. Il joue aussi un rôle important dans la promotion de Londres qui se prépare à accueillir les Jeux Olympiques en juillet 2012. C’est le mois au cours duquel une commission du Sénat des Etats-Unis remet son rapport sur l’affaire HSBC. Stephen Green refuse de répondre à des questions des membres de la chambre des Lords concernant son implication dans ce scandale. Il est protégé par le président du groupe des Lords conservateurs qui explique qu’un ministre n’a pas à venir s’expliquer devant le Parlement pour des affaires étrangères à son ministère15.

LIRE aussi:

Ca se passe en Europe : Cameron rattrapé par l’affaire HSBC

http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204147692603-ca-se-passe-en-europe-cameron-rattrape-par-laffaire-hsbc-1092209.php

David Cameron a affirmé en 2013 que Lord Green a réalisé un “superbe job” en intensifiant les efforts du gouvernement britannique pour renforcer les exportations britanniques, pour faire avancer les traités commerciaux et notamment le traité transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis16. Lord Green a beaucoup œuvré pour augmenter les ventes d’armes britanniques sur les marchés mondiaux. Il a terminé son mandat de ministre en décembre 2013 et dédie son précieux temps à donner des conférences (certainement très bien rémunérées) et à recevoir les faveurs que lui prodiguent de multiples autorités académiques.

Sa carrière n’est certainement pas terminée. Son hypocrisie n’a pas de limites. En mars 2009, alors que HSBC était totalement impliqué dans le blanchiment de l’argent d’organisations criminelles, il a le culot de déclarer lors d’une conférence de presse à propos des responsabilités dans la crise qui a commencé en 2007-2008 : « Ces évènements nous ramènent à la question de l’éthique du secteur financier. C’est comme si, trop souvent, les responsables ne se demandaient plus si leur décision est correcte et ne s’occupaient plus que de sa légalité et de sa conformité aux règlements. Il faut que le secteur retrouve ce sens de ce qui est éthiquement correct comme moteur de ses activités. »17 C’est ainsi que Stephen Green, gredin et requin au-dessus des lois, s’adresse à des larbins qui vont s’empresser de répercuter ses bonnes paroles dans la grande presse. En février 2015, la revue de l’honorable Institut Royal des Affaires Internationales a publié, une longue interview de Lord Green afin de mettre en valeur sa grande connaissance du monde. Cela fait partie de la propagande dont bénéficie ce bandit de la haute. Le titre de l’interview annonce le contenu publicitaire de l’exercice de communication: « Un ancien président de HSBC, germanophile durant toute sa vie et chrétien convaincu, Lord Green of Hurstpierpoint parle du futur de l’eurozone, des cathédrales désertées et de ce qui préoccupe les leaders chinois »18. Est-ce un oubli? L’intervieweur ne lui a pas posé de question sur l’évasion fiscale organisée par HSBC et sur le blanchiment de l’argent de la drogue…

Conclusion

Green et tous ceux qui ont organisé le blanchiment d’argent au sein de HSBC doivent répondre de leurs actes en justice et être condamnés sévèrement avec privation de liberté et obligation de réaliser des travaux d’utilité publique. HSBC devrait être fermée et la direction licenciée. Ensuite, le mastodonte HSBC devrait être divisé sous contrôle citoyen en une série de banques publiques de taille moyenne dont les missions devraient être strictement définies et exercées dans le cadre d’un statut de service public.

Eric Toussaint19, http://www.cadtm.org

1 Voir la première partie de cette série : « Les banques et la nouvelle doctrine  Too Big to Jail « , publié le 9 mars 2014, http://cadtm.org/Les-banques-et-la-nouvelle ; « États-Unis : Les abus des banques dans le secteur immobilier et les expulsions illégales de logement », publié le 4 avril 2014, http://cadtm.org/Etats-Unis-Les-abus-des-banques. Le présent article est une reprise de la partie 3 de la Série : Les banques et la doctrine « trop grandes pour être condamnées », publiée le 14 avril 2014, http://cadtm.org/Les-barons-de-la-banque-et-de-la

2 Voir son site official : http://www.hsbc.com/about-hsbc

3 HSBC a également collaboré avec une banque saoudienne identifiée comme participant au financement d’Al Qaida. Par ailleurs, la justice américaine a également accusé la banque d’avoir permis à des pays mis sous embargo ou soumis à d’autres types de sanctions de réaliser des opérations financières et commerciales.

4 Matt Taibbi, « Gangster Bankers: Too Big to Jail. How HSBC hooked up with drug traffickers and terrorists. And got away with it », 14 février 2013, http://www.rollingstone.com/politics/news/gangster-bankers-too-big-to-jail-20130214

5 IHT, “HSBC to pay $1.92 billion over money laundering”, 12 décembre 2012.

7 Voir la vidéo de 5 minutes : http://www.youtube.com/watch?v=fKvGXF7pZAc

8 Stephen Green, Serving God? Serving Mammon?, Marshall Pickering, 1996, 137 pages.
http://books.google.be/books/about/Serving_God_Serving_Mammon.html?id=Mmn_AAAACAAJ&redir_esc=y Voir la recension dithyrambique dans une revue anglicane: http://www.e-n.org.uk/p-212-Serving-God-Serving-Mammon.htm Cette recension se termine par une perle : “For the Christian the markets represent temptation in one of its most powerful forms; money, wealth, and then power are fairly freely accessible and are attained by many. For some the temptation is too much, for others who keep their eye on that greater treasure in heaven, the markets are also a place where a Christian witness can be maintained; honesty and integrity can be seen to work. Why, argues the author, should financial markets be left to non-Christians? The pressures of work are often so great that traders retire very early, often after accumulating considerable wealth. This given opportunities for Christian service later in life. This book will be useful for young Christians considering a career in the City of London, and weighing up various moral dilemmas in the light of Scripture. Not all are equipped to face these temptations.”

9 Nouveau Testament, Evangile de Matthieu, 6:24

10 Ned Simons, « HSBC: Stephen Green Accused Of Hiding From Scandal »,
The Huffington Post UK, 20 juillet 2012, http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/07/20/hsbc-scandal-stephen-green-hiding_n_1688622.html et, l’article déjà mentionné de Matt Taibbi, « Gangster Bankers: Too Big to Jail. How HSBC hooked up with drug traffickers and terrorists. And got away with it », 14 février 2013, http://www.rollingstone.com/politics/news/gangster-bankers-too-big-to-jail-20130214

11 Un « cease-and-desist order » est un ordre donné à une personne, une entreprise ou une organisation par un tribunal ou une agence du gouvernement des Etats-Unis afin de stopper une activité considérée comme dommageable et/ou contraire à la loi. Le premier « cease-and-desist order » remonte aussi loin qu’avril 2003 et concerne des comptes bancaires servant à des financements d’organisations terroristes dont Al Qaida.

12 http://en.wikipedia.org/wiki/Bank_of_Bermuda et le site officiel de la banque HSBC aux Bermudes http://www.hsbc.bm/1/2/

13 Stephen Green, Good Value: Reflections on Money, Morality and an Uncertain World, Grove Press, 2010, 256 pages – « Can one be both an ethical person and an effective businessperson? Stephen Green, an ordained priest and the chairman of HSBC, thinks so.  » in http://www.goodreads.com/book/show/8145234-good-value

14 Stephen Green annonce que sa charge de ministre ne sera pas rémunérée. Il faut dire que lorsqu’il était président d’HSBC sa paie annuelle s’élevait à 25 millions de livres sterling (41 millions $ ou 30 millions € au taux de change de février 2014) et qu’il a d’autres sources de revenus.

15 Voir l’article déjà cité de Ned Simons, « HSBC : Stephen Green Accused Of Hiding From Scandal », The Huffington Post UK, 20 juillet 2012, http://www.huffingtonpost.co.uk/2012/07/20/hsbc-scandal-stephen-green-hiding_n_1688622.html Voir aussi: The Guardian, « Lord Green ‘regrets’ HSBC scandal but still refuses to answer questions. Trade minister breaks silence over money laundering scandal that took place while he was running the bank », 24 juillet 2012, http://www.theguardian.com/business/2012/jul/24/lord-green-hsbc-scandal

16 The Telegraph, Lord Green to retire after reforming UKTI, 19 juin 2013, http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/10130551/Lord-Green-to-retire-after-reforming-UKTI.html « Selon le Premier Ministre, l’ancien patron d’HSBC, Lord Green, aurait accompli un travail remarquable quand il avait amené le gouvernement à se concentrer sur l’exportation et à conclure des partenariats de commerce, dont celui entre l’UE et les États-Unis, et qu’il avait obtenu des investissements essentiels, notamment la reconversion de la centrale de Battersea. »

17 The Independent, « HSBC in bid to raise £12.5bn », 9 mars 2009, http://www.independent.co.uk/news/business/news/hsbc-in-bid-to-raise-pound125bn-1635307.html

18 Le titre de l’interview est apologétique: « A former chairman of HSBC, lifelong Germanophile and committed Christian, Lord Green of Hurstpierpoint talks about the future of the eurozone, empty cathedrals and what makes Chinese leaders anxious ». Dans l’interview, Stefen Green glose une fois de plus sur le sens des vlaueurs et des responsabilités : « It’s important to approach business life with a sense of values and responsibility: you can’t conclude that banking is off limits. It would imply that banking is intrinsically an evil domain of activity and no self-respecting person should be in it. That’s nonsense. » http://www.chathamhouse.org/publication/interview-stephen-green

19 Eric Toussaint, auteur de Bancocratie ( Editions Aden, Bruxelles, 2014), maître de conférence à l’université de Liège, est porte-parole du CADTM international et est membre du conseil scientifique d’ATTAC France.

source:https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/02/12/swiss-leaks-hsbc-les-barons-de-la-banque-et-de-la-drogue/

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« Extra pure » (Zéro,Zéro,Zéro) de Roberto Saviano

Publié: 16 octobre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, 4 - REGALIENNES, Administration pénitentiaire, Canada, Cocaïne, Communiqué de presse, Culture, DCRI, DEA, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, HM Customs and Excise, Informations générales, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, RCMP-GRC, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN, UK, USA
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Roberto Saviano, auteur de « Gomorra », revient avec un nouveau livre : « Extra pure : voyage dans l’économie de la cocaïne » (Gallimard)Sortie le 16 octobre chez Gallimard. Présentation, sur le site :

«Se plonger dans les histoires de drogue est l’unique point de vue qui m’ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l’inconsistance des liens, la force colossale de l’argent et de la férocité. L’impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l’axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l’appellent les parains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des mœurs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps.»

Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d’enquête et de réflexion sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser à l’échelle mondiale. D’où le crime tire-t-il sa force? Comment l’économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008? Une seule et même réponse : grâce à l’argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les États-Unis, l’Espagne, la France et, bien sûr, l’Italie de la ‘ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l’auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c’est tout le fonctionnement de l’économie qu’il démonte impitoyablement.
Extra pure n’est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir, de se confier, d’évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.

source:

http://www.francemusique.fr/emission/la-chronique-litteraire/2014-2015/extra-pure-de-roberto-saviano-10-16-2014-09-09

 

Aviseur International

dnredPlus d’une tonne de cocaïne saisie grâce à la coopération

  • Martinique 1ère
  • Publié le 27/09/2014 | 14:06, mis à jour le 27/09/2014 | 14:06

La marine Irlandaise vient d’intercepter, au large de ses côtes, un voilier en provenance du Venezuela. Plus d’une tonne de cocaïne saisie et trois britanniques arrêtés, grâce notamment à la coopération des services des douanes basés à la Martinique.

Plus d'une tonne de cocaïne saisie sur un yacht au large de l'Irlande par les membres de la marine irlandaise © bbc.com
© bbc.com Plus d’une tonne de cocaïne saisie sur un yacht au large de l’Irlande par les membres de la marine irlandaise

La marine de l’Irlande a intercepté, mercredi dernier (24 septembre), au large de ses côtes, « le Makayabella », un voilier de 15 m battant pavillon des Îles vierges britanniques, en provenance du Venezuela. Les militaires ont saisi plus d’une tonne de cocaïne d’une valeur de 41 millions d’euros. Une drogue pure qui coûte beaucoup plus chère à la revente sur le marché européen.

Le voilier Makayabella, arraisonnée avec plus d'une tonne de cocaïne à bord © Irish defence forces
© Irish defence forces Le voilier…

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Wikileaks Actu Francophone

The Intercept, 14 juillet 2014, par Glenn Greenwald

espionnage des sondages_GCHQLe GCHQ, l’agence secrète de l’espionnage britannique, a développé des outils secrets pour déverser sur Internet de fausses informations, y compris la capacité à manipuler les résultats des sondages en ligne, gonfler artificiellement les chiffres de consultations de page sur les sites web, « amplifier » les messages de sanction sur YouTube, et censurer le contenu vidéo jugé « extrémiste ». Les capacités, détaillées dans les documents fournis par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, comprennent même un vieux manuel pour tous les blagueurs préadolescents au téléphone: une manière de connecter ensemble deux utilisateurs involontaires de téléphones lors d’un appel. […]

Voici une liste de la façon dont le JTRIG décrit ses capacités:

• « Modification des résultats de sondages en ligne » (UNDERPASS)

• « Livraison de masse d’emails électroniques à l’appui d’une campagne d’Opérations d’Information » (BADGER) et « délivrance massive de messages SMS pour soutenir une…

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859270_482598188470162_1885540187_oOn n’a pas reparlé de l’Angleterre depuis un moment. De fait, la situation semble comme figée : d’un côté, on a des députés et des tireurs d’alerte qui dénoncent un réseau pédophile niché au sein des plus hautes institutions du pays, et de l’autre on a des dirigeants, dont David Cameron, qui font tout pour continuer à étouffer l’affaire.

LIRE:http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/07/06/30202827.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=dondevamos

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dnredEffet d’annonce !!! Pour mémoire, Bernard Puyanet, le directeur de la DNRED, successeur de Joseph Le Louarn,  avait demandé à Philippe Galy, l’attaché des douanes françaises en poste à Londres, de menacer le British Customs de suspendre la coopération de reconnaissances aériennes si ces derniers ne revenaient pas à de meilleurs sentiments à l’égard de Marc Fievet, l’agent NS 55 DNRED.

Au final, les « perfides » expédièrent NS 55 vers le Canada pour un complément de vengeance avec l’aide de la RCMP-GRC!

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Cybercriminalité

Un représentant haut placé de l’administration américaine a menacé l’Allemagne de suspendre la coopération en matière de renseignement suite à l’arrestation d’un agent allemand soupçonné d’avoir espionné pour le compte des Etats-Unis, a annoncé samedi le quotidien New York Times.

Cette arrestation risque de « réduire à néant les efforts visant à rétablir la confiance » entre les deux pays après le scandale provoqué par le piratage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par les services secrets américains, a indiqué le représentant qui a requis l’anonymat.

La Maison-Blanche, la CIA et l’Agence de sécurité nationale des Etats-Unis (NSA) se sont refusées à tout commentaire.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé vendredi avoir convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, John Emerson, suite à la publication de l’information faisant état de l’arrestation d’un agent du Service fédéral de renseignement (BND) soupçonné d’espionnage pour le compte des Etats-Unis. Le ministère a…

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dnred%20enqu%EAtePour Vincent Sauvalère, directeur des opérations au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ce calcul:

38 000 tonnes de cannabis (Made in Maroc), ca fait 1 900 camions de type semi-remorque!

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Aviseur International

MAROCSAHMarocRifCannabis

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Maroc et Afghanistan, premiers producteurs de drogue dans le mondeMalgré la baisse régulière et rapide des superficies sur lesquelles s’etend la culture de résine de cannabis, le Maroc reste le premier producteur mondial de celle-ci, relève le rapport 2014 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (l’ONUDC), présenté jeudi dernier à Hanoi au Vietnam.
Avec 38.000 tonnes de cannabis produits sur une superficie de 52.000 hectares en 2012, le Maroc continue à dominer un marché de 177 millions  de consommateurs de cannabis dans le monde, sous forme d’herbe ou de résine. Ce chiffre est situé, d’après ledit rapport,  au milieu d’une fourchette allant de 125 à 227 millions de consommateurs, soit entre 2,7 et 4,9% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans.
Le rapport 2014 de l’ONUDC rapporte que plus de 170 millions de personnes consomment du cannabis dans le monde contre 17 millions pour la cocaïne. Le nombre  total de…

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En France et en Angleterre, c’est pareil!

Belmarsh

Bellmarsh

J’ai été hébergé dans la partie ronde: forteresse dans la forteresse, avant d’être transféré au Canada. Changement de cellule tous les 2 jours. Interdiction de parler français!

On accède à la cour de justice par un sous-terrain, revêtu d’une tenue jaune et verte! Les parties vertes sont celles où les agents d’HM prison peuvent tirer à balles réelles!

Classé AA!

brixton

Hébergé quelques jours à Brixton avant d’être classé AA

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Hébergé quelques semaines à Wormwood Scrubs! Classé AA

High Down Prison

Hébergé quelques semaines à High-Down – Classé AA

EXTRAIT:

« Un collectif de prisonniers et des avocats engagés dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie dans les prisons grecques affirment que le nouveau type d’établissement pénitentiaire que le gouvernement veut mettre en place limite et même abolit de facto certains droits des prisonniers, comme les sorties autorisées, le travail, les cours qui donnent droit à une réduction de peine, les contact avec les proches et les échanges avec les autres prisonniers. De surcroît, les personnes condamnées à vie, pour terrorisme ou assassinats en bande organisés ne pourront pas bénéficier de mesures de libération anticipées avant une période incompressible de vingt ans, sans avoir pour autant droit à des sorties autorisées.« 

Solidarité Ouvrière

Le Courrier des Balkans, 30 juin 2014 :

Depuis le 23 juin, dans toute la Grèce, près de 4.000 prisonniers ont entamé une grève de faim pour protester contre un nouveau projet de loi carcéral censé lutter, selon le gouvernement, contre les « anarchistes ». Depuis des années, les rapports de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Conseil de l’Europe dénoncent les très dures conditions de vie qui prévalent dans les prisons grecques.

D’ici une vingtaine de jours, le Parlement grec devrait débattre de ce nouveau projet de loi. Et selon les prisonniers, la seule façon de se faire entendre et de faire valoir leurs revendications, c’est la grève de la faim. Car ces derniers ont de bonnes raisons de s’inquiéter.

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