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Pourquoi faire? Pour supprimer quelque milliers de postes dans une entreprise française confrontée à la manière dont ces porcs traitent leur propre main d’œuvre? Ne craignez pas les syndicats leur dit-il nous les mettons au pas, en prison, à l’inverse de la manière dont nous pratiquons avec les évadés fiscaux et les gens de votre espèce (note de Danielle Bleitrach)

Ryad (AFP) 12.10.2015 – 20:42

Le Premier ministre Manuel Valls s’entretient avec le ministre saoudien de l’Intérieur Mohammed bin Nayef bin Abdulaziz à son arrivée à Ryad, le 12 octobre 2015 – AFP

Le Premier ministre, Manuel Valls, a lancé un appel lundi soir à Ryad aux entreprises saoudiennes à investir en France, à la veille de la signature d’accords présentés comme « significatifs » pour les entreprises françaises en Arabie saoudite.

« Venez en France, venez investir, c’est le moment plus que jamais », a déclaré Manuel Valls devant le 2e Forum économique…

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09:06 29.09.2015

Plus des trois quarts (77%) des Français pensent que François Hollande n’est pas un bon président de la République et 62% pensent la même chose du premier ministre Manuel Valls, selon un sondage Odoxa à paraître mardi.

A la question « Diriez-vous que François Hollande est un bon président? », 77% des sondés ont répondu non, 21% oui et 2% ne se sont pas prononcés, rapporte l’AFP.

Chez les sympathisants de gauche 48% pensent que François Hollande n’est pas un bon président, contre 50% d’un avis contraire et 2% sans opinion.

Chez les sympathisants de droite, 96% ont répondu « non », 3% « oui » et 1% ne se prononcent pas.Répondant à la même question concernant Manuel Valls, 36% des sondés considèrent qu’il est « un bon premier ministre », 62% répondent par la négative.

59% des sympathisants de gauche estiment qu’il est un bon premier ministre, contre 39% d’un avis contraire et 2% de sans opinion.

Vu de droite, 77% des sondés ont une mauvaise opinion de Manuel Valls, contre 21% et 2% de sans opinion.

L’institut note que la popularité de Manuel Valls est tombée en neuf mois de 53% à 36%.

Le classement des hommes politiques établi en fonction de deux paramètres: « Vous soutenez la personnalité » et « Vous éprouvez de la sympathie pour elle » fait apparaître Alain Juppé en tête avec 40% d’adhésion, devant François Bayrou (31%) et Emmanuel Macron (30%).

Nicolas Sarkozy arrive à la cinquième place avec 27%, devant Marine Le Pen (26%) et François Fillon se classe 9e avec 24%. Cécile Duflot (EELV) avec 12% est avant-dernière, devant Florian Philippot (FN) avec 11%.Parmi les personnalités politiques qui suscitent le plus de rejet, Marine Le Pen arrive en tête avec 53%, ex aequo avec Marion Maréchal Le Pen, et devant Florian Philippot avec 48%, autant que Nicolas Sarkozy.

A propos de la crise des réfugiés et des migrants, 70% des personnes interrogées estiment que François Hollande et Manuel Valls la gèrent mal, 29% bien et 1% n’ont pas d’opinion.

Concernant la politique économique du gouvernement, 77% des sondés la jugent « mauvaise » (35% très mauvaise et 42% plutôt mauvaise) contre 21 % (19% plutôt bonne et 2% très bonne), et 2% de sans opinion.

Sondage réalisé les 24 et 25 septembre par internet auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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France

14:47 25.09.2015

Jeudi soir, le premier ministre français Manuel Valls s’est prononcé sur les problèmes sociaux et économiques du pays, notamment le chômage, l’avenir professionnel des jeunes, la compétitivité et d’autres sujets, lors d’une intervention dans l’émission « Des paroles et des actes », sur la chaîne France 2.

Selon le chef du gouvernement, le pays doit se mobiliser et continuer les réformes nécessaires pour changer les tendances de la faible croissance économique, et pour lutter contre le chômage qui est un des problèmes les plus graves de la France d’aujourd’hui.

M.Valls s’est déclaré persuadé que la France réussirait si elle comprenait les causes des problèmes, notamment le manque de compétitivité dans l’économie du pays qui dure depuis déjà dix ans. Il a également souligné que des nouveaux emplois continuaient à être créés sur le marché du travail, et que la résolution des problèmes d’emplois devrait avoir une approche pratique.

Pourtant, les explications sur une décennie de manque de compétitivité en France ont une portée générale, et en même temps, elles semblent exonérer le gouvernement actuel d’une partie de sa responsabilité concernant les problèmes sociaux et économiques du pays.

M.Valls s’est également prononcé sur le problème de la hausse de la taxe foncière en France. Selon lui, ce problème n’a pas du tout une dimension nationale, et ne touche que quelques propriétaires. En même temps, d’après le premier ministre, il faudrait étudier avec attention les modifications possibles à la législation qui pourraient permettre de régler ce problème.

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police

Le temps de la définition d’une véritable doctrine d’emploi des forces de sécurité non étatiques semble enfin à portée de cerveau

Contrairement à une idée reçue, les polices municipales font partie de notre histoire. Et si la République, au fil des révoltes ouvrières, les a partiellement placées sous son contrôle, elles n’ont été éradiquées que lors de l’étatisation totale voulue par le gouvernement de la collaboration durant l’occupation nazie.

Prononçant en juin 2015 un important discours devant la commission nationale consultative des polices municipales, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a acté le plus important bouleversement de leur rôle depuis cette funeste période.

Rappelant qu’il avait en mémoire les meurtres de Clarissa Jean-Philippe, le 8 janvier 2015 à Montrouge, et d’Aurélie Fouquet, assassinée le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne, le ministre a indiqué : “Face à la violence, à la délinquance et à la criminalité, les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux sont donc tous en première ligne (…) Si la sécurité de nos concitoyens est avant tout une mission de l’État – et celui-ci assume pleinement ses responsabilités – je sais aussi combien est important le rôle joué par nos polices municipales dans leurs missions de prévention, de présence dissuasive, de médiation ou bien de répression (…) Nous sommes donc engagés dans un processus d’harmonisation des polices municipales qui respecte leur identité propre et leurs spécificités dans notre dispositif global de sécurité (…) Trop longtemps, les gouvernements successifs – de tous bords – ont tergiversé, il faut avoir l’humilité de le reconnaître. Il était grand temps d’avoir enfin le courage de prendre les décisions qui s’imposaient, notamment pour assurer la sécurité des hommes et des femmes qui s’engagent dans la police municipale. Des fonds conséquents ont été débloqués, qui marquent bien le volontarisme de l’État en la matière.

(…) Nous consolidons ainsi leur formation initiale et continue. Je souhaite ainsi notamment que la formation préalable au port des armes de catégories D soit rendue obligatoire. Une doctrine nationale de l’emploi des équipes cynophiles doit également être arrêtée pour que nous puissions élaborer une formation adéquate. Parallèlement, nous renforçons la coordination avec les services de police nationale et les unités de gendarmerie, ainsi que le partage d’information ou encore l’accès aux informations contenues dans certains fichiers qui sont utiles à l’action quotidienne des policiers municipaux.

“Trop longtemps, les gouvernements successifs – de tous bords – ont tergiversé, il faut avoir l’humilité de le reconnaître”

Une meilleure coordination permettra non seulement une plus grande efficacité sur le plan opérationnel, mais aussi une sécurité accrue des agents eux-mêmes, grâce au déclenchement d’alertes générales en cas d’agression. L’État subventionne ainsi à hauteur de 30 % l’achat de postes de radio par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), et organise la mise en place de ces nouveaux dispositifs techniques.

Par ailleurs, les policiers municipaux pourront avoir un accès direct aux informations contenues dans certains fichiers nationaux tels que le Fichier des véhicules volés (FVV) – c’est déjà le cas – ou bien le Système d’immatriculation des véhicules (SIV), ou encore le Système national des Permis de conduire (SNPC). Pour ces deux derniers cas, les projets de modification des décrets et les dossiers techniques de mise en œuvre ont été adressés pour avis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), et nous avons d’ores et déjà saisi le Conseil d’État.

Par ailleurs, la CNIL a rendu un avis favorable pour un accès direct des policiers municipaux au nouveau fichier des immatriculations susceptibles d’être usurpées ou erronées. Surtout, désormais, l’État aide les municipalités et les EPCI qui en font la demande à doter leurs policiers de gilets pare-balles et d’armes de poing pour qu’ils puissent se défendre lorsqu’ils sont attaqués. L’État finance ainsi – depuis la circulaire du 13 mars – l’achat des gilets pare-balles jusqu’à hauteur de 50 %, grâce à une augmentation spécifique de 2,4 millions d’euros des ressources dont dispose le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). À ce jour, 81 départements ont sollicité le financement de 8 127 gilets pare-balles au profit de 206 communes.

Par ailleurs, l’État met gracieusement à disposition des collectivités qui le souhaitent des armes de poing pour leurs policiers municipaux, dans la limite du stock de 4 000 armes disponibles. À cet égard, nous respectons strictement le principe intangible de libre administration des collectivités territoriales : la décision d’armer leurs agents revient aux municipalités elles-mêmes, qui doivent prendre contact avec les préfets.”

“Le temps est aussi venu d’avancer avec la recherche, l’Université, les organisations professionnelles et surtout la représentation nationale, sous le regard attentif de l’État”

Le temps de la définition d’une véritable doctrine d’emploi des forces de sécurité non étatiques semble enfin à portée de cerveau. Ainsi, le processus visant par petites touches successives à élargir le champ ne pouvait plus suffire. Le gouvernement a décidé d’avancer pour revenir aux fondamentaux de ce que pourrait être la véritable police de proximité, intégrant les dimensions d’une histoire déjà connue dans les années 60. Le temps est aussi venu d’avancer avec la recherche, l’Université, les organisations professionnelles et surtout la représentation nationale, sous le regard attentif de l’État.

Cela nécessite naturellement de repenser aussi le fonctionnement de la sécurité publique, ses missions et ses enjeux, au vu de l’investissement public en la matière.

Au-delà des polémiques sur les effectifs, le débat doit porter sur une définition précise de territoires cohérents (les bassins de criminalité et les flux criminels s’accommodant fort peu des découpages administratifs), des missions et des métiers. Puis enfin des effectifs, plutôt que l’inverse.

Le secteur privé, inventé par l’État, est aussi en attente des évolutions à venir, tout en constatant les importants progrès réalisés au cours des derniers mois.

L’État, les élus, les citoyens doivent pouvoir participer à la redéfinition de la police de paix publique dans un contexte tendu de terrorisme de proximité.

Chacun leur tour, Gilbert Bonnemaison, Jean-Pierre Chevènement, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls et encore plus résolument Bernard Cazeneuve, ont largement opté pour la coproduction. Elle ne pourra se réaliser qu’avec un strict contrôle administratif et citoyen. Celui-ci mérite un débat de qualité. L’évolution des mentalités le permet.

Par Alain Bauer

Publié le

source: http://www.lenouveleconomiste.fr/le-grand-retour-des-polices-locales-27692/

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Les services étrangers se servent eux aussi allègrement dans les données volées par la France à ses citoyens et aux internautes étrangers. Selon Le Monde, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et son homologue britannique, le GCHQ, s’adressent régulièrement à la DGSE pour récupérer des « blocs » concernant des régions du monde particulièrement surveillées par la France, dont notamment le Sahel.

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

france surveillance massive« Les services secrets volent « des milliards de données » aux Français avec la plateforme nationale de cryptage et de décryptement (PNCD), selon « Le Monde ».

C’est bien pire que ce que l’on craignait. Selon les informations du Monde, la France a mis en place depuis 2007 un système de surveillance massive qui dépasse les pires craintes des défenseurs des libertés. La plateforme nationale de cryptage et de décryptement (PNCD), installée « pour l’essentiel » dans les bâtiments du siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Paris, dispose des plus puissants calculateurs de France et intercepte puis stocke « des milliards de données françaises et étrangères ».

Gérée par la DGSE, les espions qui assurent la préservation des intérêts français hors du territoire national (en théorie…), la PNCD est aussi une source majeure d’informations pour les autres services de renseignement, tels que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), mais aussi…

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Départementales : la droite victorieuse, le FN fait chou blanc
RÉSULTATS – Selon les premières projections, la droite remporterait jusqu’à 70 départements, dimanche 29 mars 2015, lors du second tour des départementales. La gauche n’en conserverait qu’une trentaine. Le FN n’aura pas de département.

Les résultats.L’alliance UMP-UDI arrive largement en tête du second tour des départementales. Elle remporterait entre 66 et 71 départements, dimanche 29 mars, selon les premières estimations de l’institut Ifop, dont Europe 1 est partenaire. Quant à la gauche, elle décrocherait entre 28 et 35 départements, essuyant un revers cinglant. Le Front national, c’est officiel, engrange des élus locaux mais ne décrochera aucun département.

Ces départements symboliques qui ont basculé. Ils étaient dirigés par la gauche depuis de nombreuses années, mais les électeurs ont choisi le changement à l’occasion du second tour des élections départementales. C’est notamment le cas de la Corrèze, le fief de François Hollande, ou l’Essonne, territoire de Manuel Valls. Citons également le Nord, les Côtes d’Armor ou encore la Seine-Maritime,n terre d’élection de Laurent Fabius.

Manuel Valls reconnaît la victoire de la droite. Le chef du gouvernement, comme dimanche dernier, a été le premier à réagir aux premières estimations, regrettant le « score beaucoup trop élevé pour l’extrême droite », et évoquant un « bouleversement durable » du paysage politique français. « Notre gouvernement redoublera d’énergie, avec comme priorité l’emploi, l’emploi, l’emploi », a-t-il promis. Le Premier ministre a également annoncé des mesures pour favoriser la création d’emploi dans les PME. « Il y a eu une colère de l’électorat qui s’est exprimée au premier tour par un vote Front national et qui s’est transformée de leur part en vote UMP au deuxième tour pour battre le PS », a analysé Corinne Narassiguin, porte-parole du PS. Son homologue du gouvernement, Stéphane Le Foll, a en revanche salué la « résistance de la gauche et du Parti socialiste ».

LIRE plus http://www.europe1.fr/politique/elections-departementales-2015-les-infos-du-second-tour-2412985

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08:34 23.03.2015(mis à jour 09:35 23.03.2015)

 

Voir l'image sur Twitter

Cliquez ici pour savoir les résultats de votre département.

09:28 Le hashtag #départementales2015 en sixième position sur Twitter au niveau français.

09:27 Manuel Valls appelle au « rassemblement de toute la gauche ».

09:15 Les derniers résultats selon L’AFP: la droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales, alors que la gauche divisée est en passe de perdre dimanche prochain une trentaine de conseils généraux et que le FN, à plus de 25%, est qualifié dans plus d’un canton sur deux.

09:12 « Il y a un ou deux départements, l’Aisne et le Vaucluse, où l’hypothèse d’une victoire FN n’est pas folle. » #BourdinDirect

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manuel-valls-Le Premier ministre, qui aime beaucoup cette phrase, continue à reprocher au FN de « ne pas aimer la France ».

http://videos.tf1.fr/infos/2015/clash-entre-manuel-valls-et-marion-marechal-le-pen-a-l-assemblee-8577122.html

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Pour Michel Onfray, c'est le "crétin" Manuel Valls qui brouille les cartes de la gauche
Pour Michel Onfray, c’est le « crétin » Manuel Valls qui brouille les cartes de la gauche

Par LEXPRESS.fr, publié le 09/03/2015 à  11:28

Le philosophe, accusé par Manuel Valls de « perdre les repères » de la gauche ce week-end, a traité le Premier ministre de « crétin ». Pour Michel Onfray, voter pour le PS est désormais impossible.

 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ps/pour-michel-onfray-c-est-le-cretin-manuel-valls-qui-brouille-les-cartes-de-la-gauche_1659308.html#T0cg00twZbrjXfm2.99

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Manuel Valls se trouvait mardi à Strasbourg, pour un déplacement consacré à l’islam de France et à sa réforme, lancée la semaine dernière par le gouvernement.

 

Le Premier ministre a insisté sur la formation des imams et du financement des mosquées.

Le défi est « historique », selon Manuel Valls. Le Premier ministre était mardi 3 mars en déplacement à Strasbourg, pour parler de la réforme de l’islam de France, lancée par son gouvernement la semaine dernière. Il a mis en avant deux grands axes d’action : la formation des imams et le financement des mosquées.

« Je souhaite agir, nous souhaitons agir (…) Et nous souhaitons que tout le monde, vous les premiers, voie la profondeur des problèmes qu’il faut aujourd’hui traiter », a déclaré le Premier ministre lors d’une rencontre avec des responsables musulmans à la Grande mosquée de Strasbourg. Manuel Valls a dit vouloir s’attaquer à « tout ce qui retarde un islam de France ».

LIRE sur https://streettelevirtuelle.wordpress.com/2015/03/05/societe-valls-mise-sur-la-formation-des-imams-pour-un-islam-de-france/

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Des progrès mais peut mieux faire !

Que l’union nationale ait volé en éclats était prévisible car on n’imaginait pas que l’UMP, avec son président, puisse demeurer durablement coincée entre un FN critique et un pouvoir revigoré (Le Monde).

Ce qui est choquant en revanche est la dénonciation que Nicolas Sarkozy a cru devoir faire de la décapante et lucide observation du Premier ministre sur la situation dans certains quartiers : un apartheid territorial, social et ethnique. NKM avait la première engagé l’UMP sur cette critique purement politicienne et que le FN, par la voix de Florian Philippot, ait lui aussi fustigé cette description forte et infiniment réaliste laisse pantois.

Faut-il donc absolument détester ce que l’on a toujours pensé mais qui est exploité par l’adversaire ? On a suffisamment reproché à la gauche de ne jamais avoir le courage de nommer ce qui gangrenait le réel ici ou là et on irait intenter un procès à Manuel Valls parce qu’il a placé avec vigueur, sans fard ni fausse prudence, des mots sur ces zones de non droit, précisément parce qu’elles sont à la fois protégées et dégradées par les exceptions territoriale, sociale et ethnique qu’elles constituent. Pourquoi pas leur mise sous tutelle de l’Etat, comme Malek Boutih l’a avancé ?

Attaques d’autant plus injustes et spécieuses contre le Premier Ministre que ce dernier, avec son verbe clair et net, n’a fait que reprendre, de manière éclatante, ce que le maire d’Evry et le candidat à la primaire socialiste n’avaient cessé de mettre en évidence en affichant leurs craintes pour la République et son unité.

Manuel Valls n’a pas eu tort de répliquer à cette joute partisane, menée par une UMP impatiente d’en découdre parce que son président a des fourmis dans l’opposition, en regrettant ce manque de hauteur.

Est-ce à dire que le plan annoncé par le Premier ministre, qui augmente et renforce les moyens matériels et humains des forces de l’ordre, est parfait et que, pour l’école, le discours du président de la République représente véritablement le changement de cap espéré ?

Bien sûr que non. Mais, en même temps, compte tenu des limites et des contraintes d’aujourd’hui, du délitement quotidiennement constaté et de ce qu’exigeait la série terroriste récente, il me semble qu’en vertu d’une sorte de « fair play » démocratique, on doit donner acte au pouvoir que pour une fois il ne s’est pas contenté de nommer le mal mais qu’il a formulé des propositions pour entraver son développement à défaut de l’éradiquer.

Le président de la République ne peut pas être contesté quand, se préoccupant de la faillite de l’autorité dans le milieu scolaire, il considère comme prioritaire la restauration de celle-ci avec ce qu’elle implique : que l’élève ne soit plus le maître et que tout manquement de sa part, et de ses parents, soit relevé et sanctionné (Le Parisien).

Reste qu’à nouveau la déception s’attache à l’hémiplégie régalienne du gouvernement qui consacre sa vigilance à la police mais se désintéresse de la justice en feignant de ne pas comprendre que, sans révision de la politique pénale, notamment sur le plan de la cohérence et de la sévérité des sanctions et de leur exécution, rien de décisif ni d’opératoire ne pourra vraiment être accompli.

Il est absurde d’imaginer que l’attelage formé par une police efficiente et une justice défaillante puisse donner autre chose qu’un résultat désastreux.

Comment qualifier autrement que de calamiteux, d’une offense grave au bon sens, ce décret « qui aligne le régime des réductions de peine des multirécidivistes sur celui des non-récidivistes » ? Ainsi nous avons un garde des Sceaux qui ne cesse de proclamer sa volonté de lutter contre la récidive – en désignant la prison comme principale coupable, ce qui est aberrant – mais délie les récidivistes de la charge d’avoir à subir une peine évidemment plus rigoureuse que celle appliquée aux primo-délinquants!

Alors même que les dix-sept assassinats du 7 au 9 janvier ont prouvé, une fois de plus, que les « apprentis djihadistes se recrutent d’abord chez les délinquants multirécidivistes » (Le Figaro). Comprenne qui pourra !

Pour montrer à quel point il ne suffit pas de prévoir des avancées que les événements récents justifient, mais aussi de les imposer à une idéologie qui les refuse, évoquons l’idée que Manuel Valls a formulée et qui se rapporterait au sein de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à la création, à titre préventif, d’une unité de veille et d’information. Rien qui heurte le moindre principe !

Cependant, immédiatement, un éducateur et syndicaliste monte au créneau et se permet de persévérer dans un registre trop entendu : « On confond notre rôle et celui de la police. Aujourd’hui déjà, si on sent une dérive chez un môme, on fait une note au juge… »(Libération). Il est clair que la PJJ ne sera jamais satisfaite de ce qui préserve la société et qu’en généralisant, les ambitions pénales de Christiane Taubira sont aux antipodes du volontarisme sincère d’un Premier ministre que le citoyen se réjouit, après ces désastres mortels, de retrouver dans ces dispositions.

Un débat de bonne tenue, toutefois, doit continuer à envisager, comme possibilités symboliquement dégradantes, l’indignité nationale, la déchéance de nationalité pour les binationaux et peut-être, plus profondément, même si cela dépend du président de la République, une remise en question de nos orientations internationales comme le suggère François Fillon ( Le Monde).

Pour terminer sur une note moins sombre, peut-être de ce pragmatisme qui dans l’urgence – heureusement sans loi nouvelle – cherche à rendre plus redoutable et redouté notre combat contre le terrorisme, le pouvoir va-t-il induire l’obligation, pour lui, de réduire aussi la délinquance et la criminalité ordinaires qui augmentent, si j’ose dire, dans l’anonymat ?

L’arbre raffermi contre le terrorisme – le procureur de la République Molins a dit ce qu’il fallait en penser avec la sévérité requise dans les condamnations et leur exécution – pourra, je l’espère, être le premier d’une forêt hostile, avec la même constance et rigueur, aux crimes et aux délits du quotidien.

S’il faut évaluer la copie du pouvoir, je dirais : des progrès mais peut, doit mieux faire !

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/blog/2015/01/des-progr%C3%A8s-mais-peut-mieux-faire-.html

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On n'est pas des moutons

Le-patrimoine-caché-de-Manuel-Valls
Si Valls a exclu l’idée d’un « patriot act » à la française pourtant réclamé par l’UMP, le gouvernement présente ce mardi au Parlement une série de mesures « exceptionnelles » visant à renforcer la prévention en prison, les écoutes et à permettre le blocage administratif de sites internet.

« Comme le prévoit la loi antiterrorisme votée récemment, la priorité, c’est de travailler sur Internet, c’est là qu’une partie de la radicalisation se forme » a lancé Manuel Valls, en quête de responsables. Ce que le coordinateur européen pour l’antiterrorisme, Gilles de Kerchove, approuve également.

Le gouvernement entend apporter « une réponse exceptionnelle » à « une attaque exceptionnelle par sa violence et sa barbarie », selon les mots du Premier ministre.  Il a déjà annoncé vouloir renforcer les moyens des services de renseignement: « améliorer » le système des écoutes administratives et judiciaires et combattre la diffusion de messages de « haine » sur internet. Pour ce faire, un…

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