Articles Tagués ‘MICHEL ONFRAY’

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Que va-t-on faire en Syrie, en Irak, en Libye? Pourquoi ne va-t-on pas en Corée du Nord?
Michel Onfray
TERRORISME – Invité de LCI mercredi matin, Michel Onfray a une fois encore souligné la corrélation qui existe selon lui entre les opérations extérieures de la France et les attentats qui la touchent. Au lendemain de l’attaque sur le parvis de Notre-Dame, le philosophe a plaidé pour que l’on s’interroge sur les motivations des assaillants.
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Michel Onfray a estimé lundi que les femmes portant un burkini « ne troublent pas l’ordre public » et qu' »on est en train de s’occuper de petites choses », fustigeant la politique étrangère française notamment en Syrie et en Irak.
Lire:

http://m.7sur7.be/7s7/m/fr/1505/Monde/article/detail/2842870/2016/08/29/L-avis-de-Michel-Onfray-sur-le-burkini.dhtml

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Le philosophe a reçu RT France pour un entretien d’actualité. De la contestation sociale en France en passant par l’Etat islamique et l’avenir de l’Hexagone, Michel Onfray a livré une analyse sombre qu’il veut réaliste.

http://arretsurinfo.ch/michel-onfray-nous-sommes-deja-en-guerre-civile/

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 Michel Onfray à Paris, le 26 novembre 2015. (IBO/SIPA).

LES NOMS D’OISEAU

J’ai ouvert un compte tweeter non par passion moderniste ou désir de sacrifier à la mode des réseaux sociaux, mais pour disposer d’un contre-pouvoir à la chiennerie journalistique déchainée contre moi depuis bien longtemps. La presse française est en effet une juridiction d’exception subventionnée par l’Etat – sinon, elle s’effondrerait illico : 18 millions d’euros pour Le Monde, autant pour Le Figaro, les deux journaux les plus aidés, 11 pour Ouest-France, 10 pour Libération, autant pour Télérama… Elle peut salir, insulter, mépriser, humilier, vilipender et répandre son venin avec l’aide de l’argent du contribuable. La réponse à l’insulte n’y est évidemment pas tolérée. Sauf par tribunaux. J’ai été copieusement insulté, je n’ai jamais porté plainte contre aucun journal. J’ai donc ouvert ce compte pour donner mes vérités. Il venait de passer les 100.000 suiveurs.

J’ai cru qu’on pouvait formuler une idée en moins de 140 signes. Je le crois toujours. Mais j’ai mésestimé que ceux qui ont du mal à saisir une pensée en temps normal auraient du mal à saisir le concentré quand le délayé leur était déjà incompréhensible. Quand j’écris de Cayenne où je suis le soir des attentats du 13 novembre : « Nous récoltons nationalement ce que nous avons semé internationalement » je dis une chose qui n’est pas entendue et que je dis depuis toujours. A savoir que toute chose est un effet de causes qu’il faut chercher. Principe élémentaire pour quiconque veut penser.

Je dis donc en 140 signes que : le renoncement de la gauche à être de gauche sur le terrain international lorsque Mitterrand emboîte le pas à la politique belliciste de Bush en 1990 a généré une situation qui produit le terrorisme en France ; de même je dis par ailleurs depuis le même temps que le renoncement de la gauche à être de gauche en 1983, après conversion du même Mitterrand au libéralisme et transformation de Bernard Tapie en idole de la gauche, a mis le Front National en tête des partis français et en passe d’arriver à l’Elysée. On n’entend pas mon analyse ; on prétend qu’en disant ces deux choses : je fais le jeu de Daesh et je fais le jeu du FN ! Je montre la lune, Joffrin regarde mon doigt…

A l’impossibilité d’être compris dans un aphorisme il faut ajouter qu’on me reproche désormais non plus ce que je dis, mais ce que je ne dis pas ! Il y eut un déluge d’insultes à mon endroit parce que je n’avais pas affiché ma compassion à l’endroit des victimes. J’aurais dû, comme tant d’autres, afficher une bougie ou un drapeau français, sinon faire un selfie devant les lieux de massacres. Outre que l’affichage de la compassion ne s’avère pas toujours une compassion véritable mais est toujours un affichage, je n’ai pas ouvert un compte tweeter pour étaler mes sentiments, ma vie privée, mes émotions, mon pathos, mais pour donner mes analyses. Je garde la compassion pour mon for intérieur et trouve obscène l’obligation de l’afficher.

Jadis les journalistes allaient sur le terrain; aujourd’hui, ils vont sur tweeter. C’est moins coûteux pour les rédactions.  Combien de fois ai-je été appelé par un journaliste dans la demi-heure qui suivait un tweet ? Au-delà de 140 mots, leur intelligence rend souvent l’âme. Déjà en deçà, elle ne se sent plus très bien.

L’époque ne pense plus et ne pense pas, elle chérit l’infantile et l’infantilisation. C’est tellement plus facile de gouverner un mineur mental. Je me bats depuis toujours pour les Lumières qui invitent à penser par soi-même, sapere aude, « aie l’audace de penser » écrivait Kant. Je crée l’Université Populaire de Caen pour ça en 2002.

Lorsque 80 livres comptent moins qu’un tweet de 140 signes, c’est le tweet qu’il faut arrêter. D’autres font le choix inverse. Libre à eux.

La France vient d’affirmer qu’elle va mettre des coups de canifs dans la déclaration des Droits de l’homme : il n’y a plus personne pour estimer que Marine Le Pen n’aura bientôt plus de programme tant le PS l’aura réalisé.

©Michel Onfray, 2015

http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n127-decembre-2015/

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« Si Michel Onfray n’existait pas, il faudrait l’inventer. Sans lui, le champ philosophique contemporain serait d’une tristesse à pleurer. Une morne plaine. A lui seul, l’hédoniste d’Argentan, Orne, remplit presque tous les rôles en même temps. L’insoumis. Le pédagogue. Le prophète. Le citoyen. L’empêcheur de philosopher en rond. Autant d’individus qui en font un seul et que cerne ce film en onze séquences, où Michel Onfray se raconte. Avec sincérité, il dévoile une à une toutes les facettes, y compris les plus secrètes, d’un personnage prométhéen qui se bat sur tous les fronts en même temps. Sur plan des idées mais aussi sur le terrain. Comme Nietzsche, il refuse de philosopher en chambre, sur des abstractions. » Franz-Olivier Giesbert

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Le philosophe Michel Onfray, à l'ouverture de l'Université populaire de Caen, à Hérouville-Saint-Clair, dans le nord-ouest de la France, le 15 octobre 2010

Publié le 23/11/2015 à 18:08 | AFP

Le philosophe Michel Onfray, à l’ouverture de l’Université populaire de Caen, à Hérouville-Saint-Clair, dans le nord-ouest de la France, le 15 octobre 2010 © AFP/Archives – Charly Triballeau