Archives de la catégorie ‘AFRIQUE’

algerieDans un entretien exclusif accordé à Algérie-Focus, Abdelatif Benkortbi, l’un des plus célèbres artisans bijoutiers algériens, révèle  comment des bijoutiers véreux appartenant à des réseaux mafieux qui bernent les Algériens et leurs vendent des bijoux contrefaits.

Le plus étonnant demeure l’impunité dont bénéficie cette mafia dont les barons sont protégés par des services de la direction des impôts et du ministère des finances.

http://www.algerie-focus.com/2016/09/videolorsque-dirigeants-services-impots-protegen

Écoutez ces révélations fracassantes pour comprendre les tenants et aboutissants de ce scandale longtemps étouffé par nos autorités !
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http://www.les-crises.fr/quand-la-france-deportait-2-millions-d-algeriens/

ciaL’homme qui était agent de la CIA à Durban en 1962 a précisé son rôle. Une révélation qui devrait attiser les pressions pour que l’agence ouvre enfin ses archives.

Publié le 16 mai 2016

La CIA n’a jamais officiellement admis avoir contribué à l’arrestation de Nelson Mandela, sur une route non loin de Durban, le 5 août 1962, un épisode qui a conduit le militant anti-apartheid à passer vingt-sept années de sa vie en prison. Une interview posthume de son agent à Durban, Don Rickard, révélée par le « Sunday Times », vient confirmer ce que l’on soupçonnait déjà. Rickard reconnaît avoir lui-même donné aux autorités le tuyau qui a permis l’arrestation de Mandela, qui se faisait alors passer pour le chauffeur éthiopien d’un blanc, sous le nom de « David Motsamayi ».

« J’ai découvert quand il venait [à Durban] et comment il venait… C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été attrapé », a confié Rickard au metteur en scène John Irvin, dans le cadre de la préparation d’un film, « Mandela’s gun » qui revient sur la vie du militant, lorsqu’il était encore un guerillero armé.

LIRE plus:http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160516.OBS0575/c-est-bien-la-cia-qui-a-declenche-l-arrestation-de-nelson-mandela.html

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Le père, la mère et la sœur de l'actuel président gabonais Ali Bongo possédaient des parts dans la société immobilière propriétaire d'un hôtel particulier à Paris et d'une villa à Nice. 22 Avril 2016

Le père, la mère et la sœur de l’actuel président gabonais Ali Bongo possédaient des parts dans la société immobilière propriétaire d’un hôtel particulier à Paris et d’une villa à Nice.  AFP / Xavier Bourgois
Une villa à Nice (Alpes-Maritimes) et un hôtel particulier dans le XVIe arrondissement de Paris. Ces biens immobiliers appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo ont récemment été saisis par les juges d’instruction enquêtant sur les conditions d’acquisition de riches patrimoines en France par plusieurs chefs d’Etat africains, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Selon des sources judiciaire et proches du dossier, les juges ont saisi une société civile immobilière, la SCI Emeraude, propriétaire des deux biens.

Cette enquête dite des «biens mal acquis» a pour origine les plaintes déposées à partir de 2007 par plusieurs associations anticorruption, comme Sherpa ou Transparency International, qui dénonçaient des détournements de fonds publics ayant permis à certains chefs d’Etats africains ou à leurs entourages de se constituer d’importants patrimoines en France.

«Le chapitre Bongo s’ouvre. Il ne fait que commencer»

Des saisies ont déjà eu lieu concernant la famille de Denis Sassou Nguesso, qui est depuis plus de 30 ans à la tête du Congo, et celle du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. Les saisies venant d’être révélées…..

LIRE sur http://www.leparisien.fr/faits-divers/biens-mal-acquis-saisie-a-paris-et-a-nice-de-proprietes-de-la-famille-bongo-22-04-2016-5737601.php

LIRE aussi:

Photo extraite de la série de Paolo Woods et Gabriele Galimberti intitulée, Les Paradis.
Le régime algérien et les paradis fiscaux ont pour point commun une certaine opacité qu’ils entretiennent pour préserver leurs systèmes. A Alger, l’évasion fiscale est un sujet tabou, réservé à une certaine élite. Il est théoriquement interdit de posséder des avoirs monétaires à l’étranger accumulés grâce à une activité en Algérie.

Lire aussi : Les Africains du Panama (1) : les circuits offshore des « fils de »

Toutefois, selon des documents consultés par Le Monde, le ministre de l’industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb, a détenu une société établie au Panama, Royal Arrival Corp. Elle a été créée en avril 2015 à travers les services de la société de domiciliation d’entreprises offshore Mossack Fonseca.

La société offshore du ministre de l’industrie de l’Algérie

Dans un courriel adressé le 6 avril 2015 au bureau luxembourgeois de Mossack Fonseca, le Français Guy Feite, fondé de pouvoir de Royal Arrival Corp, confirmait que le bénéficiaire effectif de la société était bien le ministre en fonctions depuis avril 2014, et tentait de rassurer quant à cette « personnalité politiquement exposée ». Car selon les recherches effectuées par Mossack Fonseca, M. Bouchouareb apparaît dans l’affaire Rafik Khalifa, du nom de ce pharmacien algérien improvisé banquier et homme d’affaires à la fin des années 1990, condamné en 2014 à cinq ans de réclusion en France puis à dix-huit ans de prison par le tribunal criminel de Blida (ouest d’Alger) pour association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux.

M. Feite, agent de change qui avait été mis en examen dans les années 1980 à Metz, puis incarcéré pour une vaste escroquerie de petits porteurs, explique dans ce courriel du 6 avril 2015 : « M. Bouchouareb s’est constitué un patrimoine en étant industriel et il n’a pas besoin de la politique pour vivre. » Puis il précise la raison d’être de Royal Arrival Corp : la gestion « d’un portefeuille de valeurs immobilières détenu actuellement à titre personnel (…). Ce portefeuille d’un montant de 700 000 euros est cantonné depuis ses prises de fonctions politiques et a été transféré de la BIL [Banque internationale à Luxembourg] vers NBAD Genève [National Bank of Abu Dhabi, dont la filiale suisse, sise à Genève, est spécialisée dans la gestion de fortune et le financement du négoce] ».

Selon les fichiers consultés par Le Monde, le ministre est passé par une société établie au Luxembourg, Compagnie d’étude et de conseil (CEC), pour gérer Royal Arrival Corp, qui a détenu un compte à la NBAD Private Bank (Suisse) SA. Dans plusieurs courriels, la CEC se montre plus précise sur les ambitions de Royal Arrival Corp : représentation commerciale, négociation et obtention de contrats, travaux publics, transport ferroviaire et maritime en Turquie, Grande-Bretagne et Algérie.

Abdeslam Bouchouareb, le 9 juin 2014.

« Cela a été fait en toute transparence, se défend la CEC, contactée par le Consortium international des journalistes d’investigation (International Consortium of Investigative Journalists, ICIJ) dont Le Monde est partenaire. Nous avons décidé, avec son accord, de suspendre toute utilisation de la société, et l’ouverture du compte bancaire à la NBAD de Genève n’a jamais été finalisée. M. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société le temps de son mandat. »

Des précisions ont été apportées lundi 4 avril par la CEC, dans un communiqué signé par son fondé de pouvoir, M. Guy Feite et envoyé à l’agence Algérie Presse Service (APS). La société Royal Arrival Corp a été créée « à l’initiative » de la Compagnie d’études et de conseil (CEC) et « en toute transparence (…) pour gérer son patrimoine privé [de M. Bouchouareb Abdeslam] mais n’a jamais été active » et « ne possède aucun compte bancaire », écrit-il. Selon la CEC, M. Bouchouareb, « en apprenant nos démarches, a immédiatement demandé de geler (pendant l’exercice de ses mandats publics) toute utilisation de cette société et l’ouverture du compte bancaire à la NBAD Genève n’a, de ce fait, pas été concrétisée (…) puisque les formalités d’ouverture ont été annulées ». La société « n’a donc jamais été active dans aucun pays puisqu’elle n’a pas eu le moindre fonctionnement ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/04/les-africains-du-panama-2-ces-ministres-en-algerie-et-en-angola-clients-de-mossack-fonseca_4895210_3212.html#KofuzIofwQo3zYxq.99

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Bouchouareb pris dans la Toile
  © Liberté
 Cité parmi les centaines de personnalités épinglées par “Panama papers”, le wikileaks de la finance offshore, Abdeslam Bouchouareb s’est rapidement retrouvé au milieu des débats sur les réseaux sociaux algériens.

Star virtuelle malgré lui, le ministre de l’Industrie et des Mines n’a pas été épargné par les critiques. Dès dimanche soir, les internautes algériens se sont emparés du sujet affichant parfois une certaine délectation à “taper” sur du ministre. Les révélations sur l’existence d’une société offshore appartenant au ministre ont fait réagir un certain Amine H., qui, dans un tweet moqueur sur l’information divulguée, écrit : “Bouchouareb a déposé un dossier Ansej au Panama.”

lire: http://www.liberte-algerie.com/actualite/bouchouareb-pris-dans-la-toile-245256

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Bouchouareb : La justice va-t-elle enquêter ?

 L’enquête de Panama Papers révèle que Abdessalem Bouchouareb a dissimulé une fortune colossale dans des comptes offshores créés en 2015, par le cabinet Mossack Fonseca, au Panama, au nom de la société Royal Arrival Corp, servant pour des activités commerciales en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

Sur les 11,5 millions de fichiers du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshores, de nombreuses personnalités algériennes sont éclaboussées. Le premier nom cité est celui de Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines. Celui-là même qui a, il y a quelque temps, accusé l’homme d’affaires Issad Rebrab d’avoir fraudé le fisc algérien. L’enquête de Panama Papers révèle que Bouchouareb a dissimulé une fortune colossale dans des comptes offshores créés en 2015 par le cabinet Mossack Fonseca au Panama, au nom de la société Royal Arrival Corp, servant pour des activités commerciales en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

lire: http://www.elwatan.com/une/bouchouareb-la-justice-va-t-elle-enqueter-05-04-2016-318148_108.php

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Ali-Benouari-20Qui est Ali Benouari ?

Ali Benouari est un homme politique algérien et ancien ministre né en 1951 à Bougaà dans la Wilaya de Sétif. Titulaire d’un DES en Sciences Économiques et diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Alger. Il a occupé des postes à responsabilité dans différents centres financiers, comme la Banque centrale d’Algérie, le Groupe Al Saudi Banque à Paris et la Société Générale à Genève. Il a également à son actif une carrière d’enseignant-chercheur à l’Université d’Alger, comme Maître assistant à l’Institut d’Etudes politiques et à l’Institut de Sciences économiques.

Il a fondé à Genève la société de conseils en partenariats industriels et financiers, Ecofinance, une entreprise qu’il dirige depuis une vingtaine d’années. Il a également fondé la première banque étrangère en Algérie, la Société Générale Algérie, dont il a été le premier président, de 1999 à 2004.

Il a également fondé diverses associations, dont : la Fondation Luc Montagnier à partir de 2008, dont il est Secrétaire Général et membre du Conseil de La Fondation ; l’association DiverCité, en 2009, pour lutter contre l’exclusion sous toutes ses formes, et favoriser la promotion politique des Suisses issus de l’émigration ; l’Union des Maghrébins de Suisse en 2009 ; la Fondation Novembre, en cours de fondation, dont le but est de perpétuer le serment prêté par nos aînés en Novembre 1954 et rappeler que leur dur et long combat pour la liberté, la justice et la dignité, est toujours d’actualité.

Il a été ministre du Trésor sous les Gouvernements Ghozali I et II, et a été candidat à l’élection présidentielle de 2014.

Détenteur de la double nationalité, Ali Benouari réside en alternance entre la Suisse et l’Algérie depuis 1992, militant pour la modernisation économique et sociale de son pays d’origine, intervenant dans tous les débats, donnant des conférences et publiant ses contributions dans la presse algérienne et internationale.

Algérie Résistance

Ali-Benouari-20

M. Ali Benouari. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : En tant qu’économiste et ancien ministre algérien du Trésor, que pensez-vous de la situation économique actuelle de l’Algérie ?

Ali Benouari : L’Algérie vit la crise la plus profonde de son histoire. Non en raison de l’ampleur de ses déficits actuels, car on a vu pire. C’était entre 1986 et 1994, quand le premier effondrement des prix du pétrole avait conduit le pays au rééchelonnement de sa dette extérieure. Le niveau actuel des réserves de change donne une marge de 3 ans, qui permet théoriquement de voir venir, mais la situation est plus grave pour plusieurs raisons.

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ENTRETIEN

vendredi 8 janvier 2016 | Par Imad Boubekri | Entretiens

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Ali Benouari, ex-ministre du Trésor dans le gouvernement Ghozali (© Imad Boubekri – TSA Algérie)

Ali Benouari a été ministre du Trésor dans le gouvernement Ghozali avant de s’établir en Suisse. En 2014, il était candidat à la candidature à la présidentielle. Mardi dernier, Ahmed Ouyahia, en présentant le projet de révision de la Constitution, a affirmé que ceux qui se sont présentés aux élections en Suisse n’auront plus le droit de se porter candidats aux présidentielles algériennes. « Une attaque personnelle contre moi », explique Ali Benouari dans cet entretien réalisé par TSA à Alger. L’ancien ministre revient également sur la politique économique du gouvernement et mets en garde : « Si ce pouvoir ne change pas d’ici trois ans, c’est la digue qui va céder. Ça veut dire l’euro à 2 000 dinars, la baguette de pain et l’essence seront à 10 000 dinars »
Lors de sa présentation de l’avant-projet de la révision constitutionnelle, Ahmed Ouyahia a parlé « d’un homme politique qui s’est présenté aux élections en Suisse et qui n’aura plus le droit de se présenter aux élections présidentielles en Algérie après cette révision ». Ouyahia vous a-t-il visé ?

Ahmed Ouyahia est coutumier des attaques personnelles contre moi. Il y a dix ans, il avait réagi à un de mes articles de nature académique intitulé « Plaidoyer pour une convertibilité totale du dinar ». C’était un papier purement académique destiné aux étudiants et aux chercheurs dans lequel j’ai exposé mon point de vue sur la nécessité d’instaurer la convertibilité du dinar afin que le taux de change devienne une variable d’ajustement pour éviter un écart trop important entre la valeur réelle et la valeur officielle de notre monnaie.

Mais M. Ouyahia m’avait attaqué personnellement et en direct à la télévision algérienne, avec les mêmes arguments qu’il a utilisés mardi. C’est-à-dire comment un homme qui fait de la politique en Suisse se permet de parler de l’économie algérienne en usant de termes insultants à mon égard du genre parti d’extrême droite etc. ? Il avait même ajouté : « On se demande quelle mafia cet homme (Ali Benouari) sert parce que si on suit ses recommandations, cela reviendrait à siphonner les réserves de change du pays ».

Dix ans après, la même personne commet les mêmes attaques liées à ma nationalité suisse et à mes activités politiques dans ce pays. Ce n’est pas innocent. Le point commun entre les deux attaques c’est de détruire un homme, pas pour ses ambitions politiques forcément.

D’ailleurs, la lecture de l’avant-projet de révision constitutionnelle montre à l’évidence qu’il y a des articles qui ont été ajoutés pour m’empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle. S’il subsistait un doute sur ce point, il a été levé par le commentaire personnel (d’Ouyahia) me concernant.

La question fondamentale que je me pose : qui a peur de Ali Bennouri, et par voie de conséquence, qui a peur de Nidaâ El Watan (parti non agrée de Ali Benouari) ?  Il y a dix ans, je me suis également posé la question par rapport aux attaques personnelles qui visaient à m’incriminer dans l’affaire Khalifa de manière absolument odieuse, injustifiée et sans fondement.

Ces attaques souvent sournoises, anonymes, qui me visent, ont atteint un niveau jamais égalé, à la fin 2013 au moment où j’étais engagé dans la campagne électorale pour les élections présidentielles de 2014. Quelque part, je représentais une menace politique. Je me suis présenté aux présidentielles et j’ai été exclu par le Conseil constitutionnel au motif de ne pas avoir réuni les 60 000 signatures. Je me suis dit : voilà une autre manœuvre pour m’empêcher de faire de la politique et d’entraver mon action et mon militantisme.

Par la suite, j’ai créé Nidaâ El Watan pour poursuivre mon activité politique à travers un parti en dehors de toute ambition électoraliste. Et là, je découvre que je n’ai même pas le droit de déposer mon dossier de constitution de mon parti politique auprès du ministère de l’Intérieur.
Pourquoi c’est Ouyahia qui est à la manœuvre contre vous ?

Cet homme, je ne le connais pas et il ne me connaît pas. Pourquoi cette obsession de vouloir m’empêcher de faire de la politique dans mon pays ? Je suis obligé de faire un lien avec les menaces que je subis de la part de la mafia algérienne. Ça m’amène à revenir aux circonstances de mon départ du gouvernement en 1992. J’ai attaqué la mafia au plus haut niveau de l’État. J’étais menacé de mort, ce qui m’a valu d’en parler au Premier ministre de l’époque Sid Ahmed Ghozali qu’il m’avait octroyé un grade du corps. Quelques mois après, ils m’ont fait quitter le gouvernement. J’ai été contraint de rentrer en Suisse.
C’est qui la mafia algérienne ?

Ce sont ceux que j’ai attaqués à cette époque.

Des noms ?  

Je ne peux pas vous donner de noms. D’ailleurs, la plupart des menaces sont anonymes. Des lettres, des appels téléphoniques, etc.
Donc, les attaques d’Ouyahia ont un lien avec les attaques de la mafia ?

Mais bien entendu. Je ne peux pas imaginer une seconde que les attaques d’Ouyahia procèdent d’une bonne intention ou qu’elles soient fondées sur quelque chose. Encore une fois, je ne le connais pas. Je n’ai pas travaillé avec lui. Donc, pourquoi ces attaques répétées et renouvelées contre moi ? Pourquoi cette obsession à vouloir me barrer le chemin de la politique ? Pour moi, Ouyahia sert la mafia.

À lui de répondre et il n’a qu’une façon de répondre : c’est d’expliquer pourquoi il m’a accusé de me mettre au service de la mafia lorsque j’ai écrit l’article sur la convertibilité du dinar en 2005. Pourquoi au moment où il présente l’avant-projet de Constitution, il m’attaque sans parler du contenu des articles qui visent manifestement à m’empêcher à me présenter aux élections présidentielles même si je renonce à ma nationalité Suisse. À l’évidence, ces attaques sont signées et elles ont un but et un sens. Ayant un seul ennemi, la mafia, je ne peux pas m’empêcher de faire le lien entre ces attaques et les menaces que je reçois régulièrement de la part de cette mafia.
Cela veut-il dire que vous avez des preuves tangibles contre cette mafia ?

Je n’ai pas de preuves. J’essaie de trouver des explications politiques et personnelles, je n’en trouve pas. Par contre, il se trouve que les gens qui m’ont toujours attaqué sont ceux que j’ai dérangés dans la quiétude de leurs affaires. Exemple : j’ai été le premier algérien à avoir dénoncé les pratiques de Khalifa en avril 2000. J’étais seul, je pêchais dans le désert.

Il fallait d’abord que je donne à manger à mes enfants. Je veux rappeler que j’ai travaillé trois ans sans être payé. Je suis rentré en septembre 88 en Algérie et je n’ai pas été payé pendant 3 ans. D’ailleurs, à cause de ça, je ne touche que 40 % de ma retraite. Alors, j’arrive au gouvernement et je me rends compte que les caisses étaient vides, mais j’ai découvert également qu’il y avait des gens qui se sucraient et la corruption persistait malgré le fait que le pays était ruiné. J’ai commencé à faire le nettoyage. Je suis le seul, à ma connaissance, à avoir chassé des présidents de banques et avoir mis en prison des patrons des entreprises. C’est à la suite de ça que j’étais menacé de mort. Les auteurs de ces menaces n’ont pas hésité à me donner l’adresse de mes enfants et de ma femme en Suisse en disant qu’ils s’en prendront à eux. Dans les années 90, je me suis mis à la disposition de mon pays avec une grande présence dans les médias et des conférences où je traitais souvent de la dette et je préconisais le rééchelonnement. Tout ça pour dire que je suis resté présent sur la scène économique de mon pays pour le servir.

Vous étiez, entre 1999 et 2004, le premier responsable de Société Générale en Algérie. Cela avait coïncidé avec la montée en flèche de Khalifa Banque. Que diriez-vous de cet épisode ?

Effectivement, il y a eu ensuite l’épisode Khalifa. Nous avons mis en grade les autorités algériennes contre les pratiques absolument étonnantes de cette banque, après avoir constaté qu’il n’y avait pas de réaction au niveau des banques algériennes notamment l’association des banques algériennes présidée à l’époque par Abderrahmane Benkhalfa.

Malgré toute l’insistance et les démarches entreprises par Société Générale auprès des banques algériennes, nous n’avons jamais su pourquoi la banque Khalifa surpayait et agissait d’une manière si peu orthodoxe. Ce qui m’a conduit, le 27 avril 2000, à donner une interview à un quotidien national où j’ai demandé de resserrer le contrôle sur les banques privées.

Nous avons pris contact, quelques semaines plus tard, avec M. Abdelouahab Keramane qui était le Gouverneur de la Banque d’Algérie à l’époque pour lui expliquer que nous étions inquiets concernant les pratiques de la banque Khalifa et il fallait absolument qu’il nous rassure. Deux ans après, nous vendons, nous les actionnaires algériens, tous non-résidents, nos actions Société Générale à Khalifa banque. Et à partir de là, il s’est passé quelque chose d’étrange.

Moins d’une semaine après avoir annoncé la cession de nos 29% détenues par des Algériens cadres bancaires résidents à l’étranger, le gel des transferts de Khalifa banque était décrété le 27 novembre 2002. Ce qui a immédiatement entrainé la liquidation de Khalifa banque. J’évoque cette question parce que quelque temps après, j’ai été incriminé pour avoir commis quelque chose d’illégal alors qu’il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour démontrer le contraire. Au contraire, j’ai aidé l’administrateur à récupérer des actions de Khalifa à Genève et j’ai aidé le liquidateur après pour les revendre. Le seul actif que Khalifa a acheté et qui a été récupéré à 100%, ce sont ces actions et je suis fière d’avoir contribué d’une manière indirecte à sauver 8 millions de dollars de tout l’argent que Khalifa a investi à l’étranger.

Il vous reproche aussi de faire de la politique en Suisse. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amené à faire de la politique en Suisse ?

Disons que j’ai fait un stage. Comme d’aucun veut apprendre la médecine et revenir dans son pays pour le servir. Moi j’ai appris à faire de la politique en Suisse et je viens dans mon pays pour mettre cette expérience et cette ingénierie politique au service de mon pays. Mon expérience professionnelle aussi. J’ai été aux commandes dans plusieurs banques à l’étranger notamment en France et en Suisse. J’ai acquis une expérience extrêmement importante dont a besoin notre pays.  La création d’un parti politique est une autre manière de servir mon pays.

Si vous estimez que vous êtes visé par l’article 51 de l’avant-projet de la révision de la Constitution, il n’y a pas qu’Ouyahia qui a participé à l’élaboration de ce texte…

Je me suis déjà posé la question, en quoi je pouvais par exemple déranger Bouteflika. Je peux l’avoir dérangé en ayant été appuyé par Benflis. C’est une raison pour attirer l’inimitié du clan présidentiel. Est-ce que cette inimitié du clan présidentiel pouvait aller jusqu’à m’interdire d’activité politique ou mon parti ? S’il n’y avait pas eu cette sortie d’Ouyahia, j’aurai pensé que mes ennemis se situaient du côté du clan présidentiel. Or, le crime est signé. C’est Ouyahia.

Donc pour vous, Ouyahia ne fait pas partie du clan présidentiel ?

Non. Je n’ai pas dit ça. Aujourd’hui, il est officiellement au service du clan présidentiel. Je ne sais pas qui a rédigé l’avant-projet de la Constitution mais on sait que c’est lui qui a procédé aux consultations. Donc, il était à la manœuvre dans la rédaction de ce texte. Je ne peux pas penser qu’il est étranger aux rajouts qui me visent.

Il se trouve que le Secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, est contre l’article 51 de l’avant-projet de révision constitutionnelle. Comptez-vous aborder cette question avec lui ?

Par bonheur, je le félicite publiquement comme je le félicite pour ses positions contre Louisa Hanoune qui m’a déjà attaqué de manière ouverte et diffamatoire. D’ailleurs, je suis en procès contre elle. Le FLN, ce n’est pas ma tasse de thé. Pour moi, il doit être au musée. Mais Saâdani, par beaucoup d’égard, est quelqu’un de plus démocratique que le RND et Louisa Hanoune par exemple.

Que pensez-vous de La loi de finances 2016 ?

La loi de finance 2016 n’est pas une réponse appropriée aux problèmes qui se posent actuellement au pays. Il s’agit d’un déséquilibre structurel très grave. Un déséquilibre structurel est un déficit qui naît non pas d’un phénomène conjoncturel qui est appelé à se rétablir rapidement, mais c’est un déficit qui naît du fait que nous ne produisions pas et nous n’exportons que des hydrocarbures. Aujourd’hui, aucune politique ne peut viser l’avenir du pays sur une donnée qui nous échappe.

Le prix du pétrole est actuellement en dessous de 35 dollars le baril. Pensez-vous qu’il continuera dans sa tendance baissière ?

Personnellement, je pense qu’il continuera de baisser. Il faudra attendre deux ou trois ans pour espérer un redressement du prix du pétrole et cela est dû à plusieurs raisons. D’abord, le taux de croissance mondial est toujours en baisse. Les taux faramineux de croissance chinoise sont derrière nous, l’Europe n’arrive pas à redresser la barre de sa croissance. Les États-Unis qui étaient le premier importateur de pétrole sont maintenant exportateurs. Il y a donc une faiblesse de la demande et une surabondance de l’offre dans le marché mondial. Les perspectives sont très sombres aussi du moment que la Libye va revenir à sa production normale et avec l’entrée de l’Iran dans le marché. L’effet quantité va remplacer l’effet prix. C’est-à-dire plus les prix baissent plus les pays produisent pour pouvoir compenser. Dans trois ans, l’Algérie n’aura plus de réserves de change, vu que c’est le seul moyen pour combler le déficit des balances de payement.

Certains experts préconisent l’amélioration de l’appareil fiscal. Qu’en pensez-vous ?

Pour améliorer l’appareil fiscal, il faut une refonte complète de notre système économique et dans des pires moments. Nous aurions pu entamer des réformes quand il y avait l’aisance financière. Le pouvoir lui-même ne sert pas le peuple. C’est-à-dire, on ne prend pas l’argent des riches pour le donner aux pauvres. Les riches sont peu ou pas taxés. Ajoutons à cela le secteur informel. Ce phénomène est un autre danger puisqu’il engendre le non-paiement des impôts et l’évasion des capitaux vers l’étranger.

Le dinar se déprécie. Quelle est la conséquence sur l’économie nationale ?

Je pense que le régime pratique la fuite en avant. Il ne veut pas avouer ses échecs et donc il va tout faire pour camoufler ses échecs. Un des moyens pour le faire et de maintenir un taux de change artificiel. Le dinar est surévalué, mais on ne veut pas le reconnaître. Ils ne savent même pas gérer annuellement les budgets et les dépenses. On va s’apercevoir de plus en plus que les mesures qui sont prises ne serviront pas à équilibrer les déficits budgétaires.

Quand on épuisera le Fonds de régulation des recettes, on entre dans une phase où on ne pourra pas payer les fonctionnaires, ni les soldats d’ailleurs. Et on ne pourra même pas financer les importations. Un jour, la digue va lâcher. À ce moment-là, on pourra dire bonjour les dégâts. Les gens vont peiner de mettre de l’essence dans leurs voitures. Si ce pouvoir ne change pas d’ici trois ans, c’est la digue qui va céder. Ça veut dire l’euro à 2 000 dinars, la baguette de pain et l’essence seront à 10 000 dinars. Ce jour-là, ça sera le sauve-qui-peut pour le régime et l’Algérie aura besoin de beaucoup de courage. Il faudra que l’Algérie ne soit pas totalement disloquée pour qu’elle puisse se reconstruire et panser ses blessures.

http://www.tsa-algerie.com/20160108/ali-benouari-pour-moi-ouyahia-sert-la-mafia/

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publié le 26/12/2015 17:30

Il y a des signes qui ne trompent pas. Depuis que monsieur le président de la République avait annoncé « l’effondrement de l’Etat », les évènements ne font que lui donner raison à une nuance près. En effet, le risque de l’effondrement de l’Etat est aujourd’hui bien réel sauf que ceux désignés par le chef de l’Etat ne sont pas les seuls prétendants à cette sale besogne. Comme dit le vieil adage chinois, quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt.

En effet, en désignant les terroristes et leurs violences comme unique menace qui pèse sur l’Etat, il détourne, sans le savoir peut-être, le regard loin de l’autre menace qui elle est bien plus pernicieuse. Celle de la mafia qui est en train de gangréner l’appareil de l’Etat.

Vous avez aimé le commerce parallèle, la contrebande, l’évasion fiscale, la corruption à tous les étages, vous allez maintenant adorer la diplomatie parallèle ! Celle qui emprunte des canaux souterrains avec des ramifications qui vont jusqu’en Libye où se mêlent argent sale, barbouses, milices, faux enlèvement et fausse libération. D’aucuns diront, mais la diplomatie parallèle a toujours existé. Ils te citeront toujours Bob Denard & Co, les plus romantiques te parleront même de James Bond. Sauf que ce genre de diplomatie n’échappe pas au contrôle de l’Etat. Elle est souvent organisée en sous-main par l’Etat pour éviter de faire le sale boulot comme on dit.

La diplomatie parallèle à la Tunisienne est réellement parallèle, aucune convergence avec les intérêts de l’Etat. Elle se fait en dehors de toute concertation, de tout contrôle direct ou indirect. Elle ne sert pas l’intérêt de l’Etat bien au contraire elle vise à le doubler, à le vider de sa substance. En apportant la preuve de son « efficacité » elle vise à légitimer son action et à se substituer à l’Etat. Contrairement aux acteurs de la diplomatie parallèle qu’on connaît de par le monde, qui tiennent à rester tapis dans l’ombre, nos trafiquants et apprentis diplomates à nous cherchent à se faire connaître. Ils revendiquent un statut, ils se veulent incontournables en ridiculisant le pouvoir central et en montrant sa faiblesse. Guerre d’influence au détriment de l’Etat et de son prestige, au détriment du politique déjà mal en point dans l’opinion publique.

Le plus inquiétant c’est de voir que les représentants de l’Etat, ceux qui sont censés préserver un tant soit peu son prestige et ses prérogatives, ne réagissent pas, acquiescent, faisant fi même, des règles les plus élémentaires régissant les relations internationales. Si on ajoute à cela l’infiltration de la mafia dans les rouages de l’Etat aux moyens d’une corruption systémique on a effectivement la démonstration de l’effondrement de l’Etat. Des décennies de diplomatie prudente et empreinte de sagesse, bâtie avec patience par Bourguiba vient de partir en fumée. Bourguiba doit certainement se retourner dans sa tombe.

* Hédi Ben Abbes est universitaire et dirigeant d’entreprise

Hédi Ben Abbes
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Afficher l'image d'origine« La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », expliquait Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. 

« Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » 

Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits extraordinaires apparus ces dernières années…

LIRE sur AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

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Un bus a explosé à Tunis mardi après-midi alors qu’il circulait sur l’avenue Mohammed V. Selon la télévision d’Etat tunisienne, le véhicule était un bus de la sécurité présidentielle. Selon la présidence tunisienne, il s’agit bel et bien d’un attentat

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tunis-l-explosion-d-un-bus-de-la-garde-presidentielle-fait-au-moins-six-morts-24-11-2015-5308427.php

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Algérie Résistance

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L’initiative des 19 personnalités, moins quelques unes qui se sont désistées, demandant une audience au président pour vérifier qu’il était toujours bien aux commandes de l’État, a suscité frayeur, incompréhension et analyses à l’emporte-pièce venant de part et d’autre. Au lieu d’étudier et d’établir une analyse solide de cette démarche citoyenne, nous avons eu droit à toutes les spéculations et états d’âme délivrés ici et là en vrac, offrant un spectacle pitoyable propre à l’Algérie du 4ème mandat illégitime de Saïd Bouteflika.

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

A handout photo released by the World Food Programme (WFP) shows people evacuated from the Nigerien islands of Lake Chad as they arrive in N'Guigmi on May 5, 2015. Around 25,000 Niger nationals who fled islands in Lake Chad over fears of attack from the Boko Haram jihadist group are living in "dramatic" conditions on the mainland, a UN source said on May 6, 2015. AFP PHOTO / WORLD FOOD PROGRAMME -- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT " AFP PHOTO / WORLD FOOD PROGRAMME " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS  -- A handout photo released by the World Food Programme (WFP) shows people evacuated from the Nigerien islands of Lake Chad as they arrive in N’Guigmi on May 5, 2015. Around 25,000 Niger nationals who fled islands in Lake Chad over fears of attack from the Boko Haram jihadist group are living in « dramatic » conditions on the mainland, a UN source said on May 6, 2015. AFP PHOTO / WORLD FOOD PROGRAMME
— RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT  » AFP PHOTO / WORLD FOOD PROGRAMME  » – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS —

La grande comédie politicienne et la course aux lampions élyséens nous font oublier l’essentiel: l’avenir de notre pays. Le président Sarkozy avait coutume de dire, lors de nos voyages en Afrique (et je crois que la phrase était de lui): « le destin de l’Europe et de l’Afrique sont liés…

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Algérie Résistance

Sammy Oussedik1

Sammy Oussedik. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre opinion sur ce qui se passe dans notre pays en ce moment, à savoir le départ du général Mediène, la bataille rangée entre les clans où l’on voit par exemple un Haddad attaquer à la fois le général Benhadid et Rebrab, et autres évènements qui secouent la scène nationale ?

Sammy Oussedik : Ce qui se déroule sous nos yeux est l’ultime ajustement d’une séquence politique qui a débuté depuis 2013. En effet, face à une crise multidimensionnelle et inédite dans l’histoire de l’Algérie indépendante, la Matrice a fait ce qu’elle sait faire, à savoir se recomposer afin d’essayer, encore une fois, de…

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media Ces élections doivent mettre fin à la transition au Burkina Faso.
Photo : Michel Kafando, le président de transition, le 23 septembre 2015. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le gouvernement burkinabè a confirmé mercredi la nouvelle date des élections présidentielle et législatives. Les Burkinabè sont appelés aux urnes le 29 novembre prochain. Il a aussi annoncé que des mesures avaient été prises pour assurer la sécurité du scrutin.

Après le choix de la date par tous les signataires de la transition, le gouvernement burkinabè convoque le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle et les législatives le 29 novembre prochain. « Le gouvernement a adopté la date du 29 novembre 2015. En conséquence de cela, il y a deux décrets qui ont été adoptés convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle et pour les élections législatives le même jour, indique Youssouf Ouattara, ministre de l’Administration territoriale. On est largement dans les délais pour prendre le décret ouvrant la campagne. »

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections doivent mettre fin à la transition politique mise en place après l’insurrection populaire ayant chassé fin 2014 l’ex-président Blaise Compaoré, après 27 ans au pouvoir.

Interdiction des véhicules aux vitres teintées 

Afin de permettre une bonne tenue de ces élections après le coup d’Etat manqué de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle le 17 septembre dernier, les forces de défense et de sécurité mènent des opérations de sécurisation du territoire national. « Des dispositions sont prises pour que les élections puissent se dérouler dans des conditions acceptables, assure le ministre. Ce sont des dispositions qu’il faut prendre non seulement avant et pendant, mais aussi après les élections. »

Les ministères de la Sécurité et de la Défense viennent d’interdire la circulation de tout véhicule ne disposant pas de plaque d’immatriculation ainsi que ceux ayant des vitres teintées, sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement menace de sanctions toute personne ne respectant pas ces nouvelles dispositions.

http://www.rfi.fr/afrique/20151015-elections-burkina-faso-date-29-novembre-confirmee-legislatives-presidentielle

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Afficher l'image d'origineLa Guardia Civil espagnole a annoncé aujourd’hui avoir secouru 523 migrants africains en Méditerranée, au large des côtes libyennes, avec les garde-côtes italiens. « Le bateau Rio Segura, du service maritime de la Guardia Civil et qui a participé à l’opération Triton en 2015, a sauvé 523 immigrés qui se trouvaient dans différents bateaux dans une zone à environ 25 milles de Tripoli « , selon un communiqué.

« En même temps, un autre navire des garde-côtes italiens, Nave Corsi, qui participe à la même opération, a demandé le transfert vers le navire de la Guardia Civil de 198 personnes supplémentaires qui avaient été secourues ». Les personnes secourues sont 376 hommes, 125 femmes et 22 enfants, a détaillé la police espagnole, précisant que « certains d’entre eux ont des blessures et la gale, et sont soignés par l’infirmier de bord ».

« Parmi les personnes sauvées par les deux bateaux il y a des ressortissants du Nigeria, de Gambie, du Sénégal, de Libye, de Côte d’Ivoire, de Guinée-Bissau et de Guinée Equatoriale« .

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/10/97001-20151010FILWWW00056-523-migrants-secourus-au-large-de-la-libye.php

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Un génocide est en cours, plus de 6 millions de personnes (dont la pour la moitié des enfants de moins de 5 ans !) ont été massacrées dans l’indifférence générale et avec l’appui des Etats-Unis et de l’Europe ! Des centaines de milliers de femmes et de filles ont été violées et mutilées par les armées d’occupation. Et tout cela pour une raison principale : s’emparer des richesses minières exceptionnelles dont recèle le sous-sol du pays…

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : 6 MILLIONS DE MORTS, LE GÉNOCIDE ZAPPÉ PAR LES MÉDIAS

En plein centre de l’Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose. Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants américains et européens quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique pro-Rwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais libre de faire ce qu’ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…

Mais surtout, les nombreuses richesses naturelles en RDC sont vitales pour les économies occidentales, notamment pour les secteurs automobile, aéronautique, spatial, les hautes technologies et l’Électronique, la joaillerie… Le coltan surtout (dont le Congo détient au moins 60% des ressources mondiales) est essentiel dans la fabrication des composants électroniques que l’on retrouve dans les TV, les ordinateurs, les smartphones mais aussi certaines armes comme les missiles ! La RDC subit aussi des déforestations massives. Les principaux importateurs ? USA, Europe, Chine. Pas étonnant.

Mais puisque l’intrusion guerrière semble interne à l’Afrique, personne ne peut accuser les USA et les autres puissances occidentales de profiter des ressources et des richesses du Congo en intervenant directement. Non, c’est encore plus pratique de laisser les peuples se descendre entre eux. Parallèlement, les USA soutiennent les dictatures qui se succèdent au Congo et les milices rwandaises et ougandaises. Joyeux.
Pauvreté entretenue et conditions de vie abjectes, viols incessants (et un taux de SIDA atteignant les 20% de la population dans les provinces de l’est), déplacements de population, outrages, épidémies… : une stratégie de déshumanisation est en place afin de rendre les victimes impuissantes, une situation terrible sur laquelle il n’y a pas de mots assez durs.

« Tant que l’opinion publique abdique, le Congolais reste le « nègre » de l’Afrique »
Baloji, Tout ceci ne vous rendra pas le Congo

Les dirigeants occidentaux sont-ils assoiffés de richesses au point de laisser perpétrer un nouveau génocide ? Oui, au point de laisser perpétrer et même couvrir un nouveau génocide. Avec des armes, des entrainements militaires venant de nos élites. Une chose : ce qui se passe au Congo, des affaires politiques et économiques au génocide, n’est pas déterminé par les Congolais seuls, mais aussi par les puissances carnassières, avides de richesses et sans considération pour les peuples.

La situation au Congo sera résolue par les Congolais eux-mêmes. Mais la communauté internationale doit instamment cesser de soutenir Rwandais, Ougandais et toutes les milices perpétuant cet état de guerre insupportable leur permettant de mettre la mains sur les richesses d’un pays sans avoir de compte à rendre personne.

6 millions de morts. Dont la moitié d’enfants en bas âge. Le monde dit « libre » – nous – doit impérativement regarder en face ce que sa « liberté » laisse faire. Pourquoi tant de violence et si peu de bruit de la part des médias ?  

Est-ce inintéressant pour le Français moyen ? N’est-ce pas assez sensationnel, ce massacre qui se compte en millions de personnes ? Est-ce trop loin de « chez nous », appliquent-ils une fois encore cette odieuse « Loi de proximité » ? Pourquoi aucune réaction, aucun impact dans l’imaginaire collectif, ni indignation, ni colère, ni émotion ?

Notre devoir en tant que citoyens du monde est donc de faire passer le message. Que le monde sache. Avant que le monde bouge. Il y a des coupables en Europe comme il y en a en Afrique. Le silence des puissants tue autant que le bruit des mitraillettes. Mettons tous les assassins face à leurs responsabilités.
Le Conflit au Congo: La Vérité Dévoilée – Crisis In The Congo: Uncovering The Truth

Par Friends of the Congo

Reportage de 26′ sur la situation du Congo. Attention ce documentaire comporte des images difficiles à supporter.

 

Comment 6 millions de morts peuvent ils être placés sous silence médiatique ?

Sur les cendres du génocide rwandais, la seconde guerre du Congo éclate en 1998 dans la région des grands lacs à l’Est du Congo. 9 pays Africains sont impliqués. l’Angola, le Zimbabwe, la Namibie au sud,  le Rwanda l’Ouganda, le Burundi, le Congo, le Tchad, le Soudan au nord. Une trentaine de milices locales sévit sur le terrain.

Cette guerre du Congo est marquée par les séquelles du génocide rwandais, la faiblesse de l’Etat Congolais, la vitalité militaire du nouveau Rwanda, la surpopulation de la région des grands lacs, la perméabilité des vieilles frontières coloniales, l’accentuation des tensions ethniques due à la pauvreté, la présence de richesses naturelles, la militarisation de l’économie informelle, la demande mondiale de matières premières minérales, la demande locale d’armes et l’impuissance des Nations Unies.

Le bilan est lourd : 6 millions de morts, près de 4 millions de déplacés, des camps de réfugiés saturés et des centaines de milliers de personnes appauvries. 

Les populations ne meurent pas sous le coup de mortiers. Elles meurent majoritairement de maladies, et de famine. Les armes de guerre sont le viol et la destruction du tissu social.

Pour l’exploitation du coltan, on épuise les populations locales, on les appauvrit, on les viole, on les incite à partir. On détruit les infrastructures sanitaires et la moindre pathologie devient mortelle.

Le coltan est un gravier noir dans la boue au poids économique  très lourd. 80% des réserves mondiales sont ici. Le coltan contient du tantale et toute la planète en veut. Il s’agit d’un élément chimique adaptés au superalliage dans l’industrie de l’aérospatiale et aux condensateurs dans le domaine de l’électronique. Indispensable pour la construction de tablettes et smartphones. 

La ruée vers le coltan est menée par les grandes multinationales lointaines, les mafieux, les dictateurs des pays voisins.

Les agriculteurs des deux Kivu se retrouvent persécutés, chassés.  La militarisation de l’économie engendre la commercialisation de la violence. Des milices proposent leurs services pour terroriser, torturer, violer. La haine etnhique est érigé en vitrine pour justifier les agissements, mais ce n’est qu’un drapeau. La réalité est tout autre. La violence sert ici la concurrence commerciale.

Et l’historien David Van Reybrouck dans un opus remarquable consacré au sujet “Congo” chez Actes Sud, décrit les mécanismes de la région et s’étonne que les 6 millions de morts ne soulèvent aucune couverture médiatique et ne provoquent une indignation populaire.

Elle a disparu de l’actualité mondiale car passait pour inexplicable et confuse.Pour couvrir les guerres, le journalisme a recours à un cadre de référence morale. Dans cette guerre du Congo, il n’y a pas un camp de gentils.” 

Et quand régulièrement un reportage vient décrypter cette guerre, il reste sans écho. Aucune réaction de l’opinion, silence de la communauté internationale. Tout le monde s’en fout et s’en accommode.

(non, ça ne fera jamais la Une de Libé, ne rêvez pas…)
 http://www.les-crises.fr/congo-comment-6-millions-de-morts-peuvent-ils-etre-places-sous-silence-mediatique/
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