Archives de avril, 2018

Le Blog de Philippe Waechter

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016, l’économie britannique a suivi une dynamique plus réduite. Cela a reflété notamment des changements d’anticipations sur ce qui se passera pendant et après les négociations, mieux vaut attendre que de s’engager trop vite, et des coûts d’opportunité puisque le Brexit a incité les entreprises et les investisseurs à regarder dans d’autres pays non affectés par les effets directs du référendum.
Ce changement de dynamique est visible dans le graphe ci-dessous. J’ai calculé une tendance de 2013 jusqu’au 2ème trimestre 2016. Je l’ai ensuite prolongée jusqu’au premier trimestre 2018.
L’écart à la tendance s’accroît de façon significative après le référendum. C’est le coût du Brexit pour le Royaume Uni qui a été incapable de prolonger la dynamique d’avant consultation sur la sortie de l’Union Européenne.

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https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-29-04-2018/

Le Blog de Philippe Waechter

La croissance française ralentit au T1 2018 avec +0.3% vs 0.7% en T4 2017. Acquis de 1.2% pour 2018.

Explication : Dynamique plus limitée de l’investissement des entreprises et les exports qui se contractent un peu. Cela est cohérent avec l’inflexion constatée dans les enquêtes.

Pour 2018 mes attentes sont à 0.4% par trimestre en moyenne. Le chiffre du premier trimestre n’en est pas éloigné. Les enquêtes du printemps seront essentielles pour appréhender la stabilisation attendue de l’activité en cohérence avec les anticipations. Cependant avril donnait un signal de fragilité (voir ici)

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Objectifs de la conférence

Le président de la République conclura, le 26 avril, à 17h30, une conférence internationale, dont il a pris l’initiative, sur la lutte contre le financement d’Al-Qaïda, de Daech et des groupes et individus affiliés à ces organisations.

La victoire militaire contre le « Califat » constitue un succès important. Mais elle ne nous prémunit ni contre la résurgence de Daech, ni contre l’activité des groupes et individus ayant prêté allégeance à cette organisation – encore récemment en France – ou à Al-Qaïda. L’enracinement de ces groupes dans des régions vulnérables – Sahel, Corne de l’Afrique, Proche et Moyen-Orient, Asie méridionale et du Sud-Est – se révèle difficile à contenir.

Dans un contexte international où la lutte contre le terrorisme et son financement sont au cœur des priorités de sécurité internationale, M. Gérard COLLOMB, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Mme Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances, et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont convié leurs homologues dans quelque 70 Etats et les responsables de près de 20 organisations internationales, régionales et agences spécialisées. Chaque ministre français animera une table ronde au cours de laquelle il invitera ses interlocuteurs à faire un état des lieux et à proposer des solutions concrètes.

Cette rencontre ministérielle sera précédée, le 25 avril, par une journée d’échanges entre les experts de la lutte contre le financement du terrorisme dans les Etats et au sein des organisations invités. Cette journée prendra la forme de trois tables rondes successivement animées par M. Bruno DALLES, directeur de TRACFIN, en présence de MM. Bernard EMIE et Laurent NUNEZ, respectivement directeurs généraux de la sécurité extérieure et de la sécurité intérieure, et de Mme Corinne CLEOSTRATE, directrice nationale du renseignement et des enquêtes douanières, puis par M. François MOLINS, procureur de la République, et Mme Mireille BALLESTRAZZI, directrice centrale de la police judiciaire, et enfin par M. Emmanuel MOULIN, directeur de cabinet de M. Bruno LE MAIRE.

Les Etats et organisations conviés à la conférence de Paris seront invités à s’associer à une déclaration.

Cette conférence se déroulera au siège de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE, 2, rue André Pascal, 75016 PARIS).

Extrait vidéo de la première journée

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Le Blog de Philippe Waechter

Après le référendum sur le Brexit les économistes avaient averti d’une probable accélération temporaire de l’inflation.
Celle ci a effectivement rapidement progressé un peu au-delà de 3% en novembre 2017 sous l’influence de la dépréciation de la monnaie britannique. Depuis cette date, le reflux est important puisqu’en mars le taux d’inflation est un peu en-dessous de 2.5%. Le taux d’inflation sous-jacent a suivi le même profil avec un retour à moins de 2.3% après avoir dépassé 2.4% à la fin de l’automne.
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Le Japon abrite certains des citoyens les plus âgés du monde.

Des rapports récents indiquent que près de 30% de la population du pays a plus de 65 ans. Bien que le secret japonais pour une vie longue et saine est quelque chose qui, sur le papier, semble être une bonne chose, en réalité face à un problème démographique vieillissant, le pays est confronté à un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.

Un de ces problèmes est le système carcéral du pays.

Comme Bloomberg l’a signalé en début d’année, près d’un cinquième de la population carcérale a 65 ans ou plus. Cette statistique surprenante est le résultat d’une tendance plutôt récente et inhabituelle.

Il s’avère que de nombreuses femmes japonaises âgées commettent des délits mineurs dans l’espoir d’être envoyées en prison, parce qu’elles n’ont nulle part où aller.

Au cours des deux dernières décennies, les crimes commis par des personnes de plus de 65 ans ont quadruplé.

À mesure que la population vieillit, le devoir de diligence incombe généralement aux membres de la famille, car la nation n’a pas nécessairement les ressources nécessaires pour fournir des services de soins aux personnes âgées à une population aussi nombreuse. Cependant, beaucoup de personnes n’ont pas de contact régulier avec leur famille, ou n’ont pas de famille du tout (ce qui deviendra probablement plus commun étant donné que de moins en moins de Japonais choisissent de se marier et d’avoir des enfants). En fait, plus de la moitié des femmes âgées en prison vivaient seules, tandis que 40% n’avaient pas de contact régulier avec leur famille et parlaient rarement à leurs proches.
Le crime le plus commun commis était le vol à l’étalage; tous deux dans l’espoir d’être pris et par nécessité. Au Japon, les femmes âgées sont les plus vulnérables économiquement – près de la moitié vit dans la pauvreté par rapport au reste de la population.

À cause de tout cela, beaucoup vivent dans un état de dépendance de la prison.

Le gouvernement et les systèmes pénitentiaires privés n’ont pas encore mis en œuvre avec succès des programmes de prévention et de réhabilitation de la récidive, et le fardeau financier de la prise en charge des personnes âgées atteint des niveaux sans précédent. Les fournitures médicales, les soins de santé et tous les coûts supplémentaires liés au vieillissement s’ajoutent au coût déjà élevé de la détention des prisonniers.

SOURCE

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Le 1° mars 2018, Vladimir Poutine dévoilait les nouvelles armes créées par les Russes qui échappent au système antimissile américain.

Explications de J.P.Petit

La France a 30 ans de retard face aux américains sur le sujet…Dixit JP Petit. Jean-Pierre Petit, est un scientifique français spécialiste en mécanique des fluides, physique des plasmas, magnétohydrodynamique et en physique théorique ; il a été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique en activité en tant qu’astrophysicien à l’observatoire de Marseille. Il est un pionnier d’un pan de recherche abandonné dans les années 1970, la magnétohydrodynamique et la magnétoaérodynamique. Il a notamment mis au point le principe de convertisseur MHD pariétal. Il a participé régulièrement à des colloques internationaux sur la MHD. En cosmologie, il a travaillé sur la « théorie de la bi-gravité ».

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Dominique Perben s’est sorti d’un contrôle douanier en rentrant de Suisse avec 15 000 euros en billets de 500 avec… une simple amende.

Ah, les bons garçons que les hommes à Rodolphe Gintz!

En effet, aucune enquête n’a été ouverte pour retracer l’origine de cet argent liquide depuis que l’ex-ministre de la Justice a été contrôlé en septembre dernier.

Quant au TRACFIN…et bien… Rien!

Pourtant des billets de 500 euros peuvent être retracés ! Les Perben ont ils fait l’aller retour en Suisse avec ces 15 000 euros, ou ont-ils sorti cet argent d’une banque suisse?

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Le Blog de Philippe Waechter

La BCE est confiante sur le profil de l’activité économique en zone Euro. C’est ce qui ressort de la publication des minutes de la réunion de mars. Le point marquant et qui traduit cette perception est le retrait de la phrase indiquant que la BCE se donnait la possibilité d’accroître ses achats d’actifs en cas de nécessité. Elle n’a plus le sentiment, la perception que la dynamique conjoncturelle pourrait nécessiter une aide d’urgence. En revanche, l’incertitude demeure sur le profil de l’inflation et la BCE insiste toujours sur l’idée que les pressions exercées par le cycle économique permettront, in fine, de voir l’inflation s’accélérer et converger vers la cible de la BCE. Les prévisions de mars 2018 sont encore loin de la cible de 2% même en 2020 où le taux d’inflation attendu n’est qu’à 1.7%.bce-prev-inflation.png

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Le vide comme nouveau fondement juridique à l’agression, avec la Parly en mauvaise communicante dans le rôle d’une guerrière outrancière et grotesque.

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https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-15-04-2018/

Le Blog de Philippe Waechter

Lundi soir, sur Europe 1, j’étais interviewé sur un possible parallèle entre la détermination d’Emmanuel Macron face aux grèves et l’expérience Thatcher des années 80 au Royaume Uni. A l’époque la volonté de la Dame de fer avait modifié en profondeur et de façon permanente la dynamique économique et les rapports sociaux.

Pour l’instant l’éventuel parallèle n’existe pas même si le président français est déterminé à réformer.
Rappelons que l’arrivée de Thatcher à la tête du Royaume Uni en mai 1979 est en phase avec les changements qui se sont opérés dans les grands pays occidentaux à la fin des années 70. Tous avaient subi les chocs pétroliers sans trouver l’équation pour en sortir. Les échéances politiques s’étaient traduites dans ces pays par un changement de tête mais aussi par un changement politique. En Janvier 1981, Reagan, le républicain, avait succédé à Carter, le démocrate, aux USA. Au Royaume Uni…

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Former Mexican President Vicente Fox proposed on Wednesday the legalization of opium poppy production as a way to help end bloody turf battles fought by drug cartels in various parts of the country.

Fox served as president from 2000-2006 with the center-right National Action Party but has since distanced himself from the party. In the past, he has also advocated for the legalization of marijuana.

« The plants themselves are not harmful, we make them harmful, (especially) the criminals who use them for evil purposes, » Fox said at a pro-marijuana event in the capital.

He also implored Mexico’s presidential candidates to openly debate drug legalization ahead of the July vote.

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https://www.usnews.com

https://www.les-crises.fr/miscellanees-du-12-04/

Aviseur International

HISTOIRE de la DNRED

par Emmanuel Fansten

Créé en 1935 sous le nom de Paris-Enquêtes, le service de recherches douanier a longtemps évolué dans l’ombre.

Chargés de démanteler les filières clandestines, de traquer les marchandises prohibées et d’intercepter les valises de cash aux frontières, ses agents jouissent dès l’origine d’une autonomie très forte. Un «Etat dans l’Etat» où l’on entre comme en religion, en jurant fidélité à l’institution. «Il fallait montrer patte blanche et être coopté par un comité de sélection occulte, se souvient un ancien. Ce système basé sur la confiance contribuait à souder les équipes.»

Au siège historique de la rue du Louvre, à Paris, les personnalités hautes en couleur contribuent à forger la mythologie du service. Il y a l’équipe des «Rouges», qui sortent le drapeau du Parti communiste soviétique à chaque saisie d’envergure. Ou les «Gros», spécialisés dans les bijoux et les pierres précieuses – qui…

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Bien que la visite n’apparait pas dans l’agenda présidentiel, le 14 mars, Emmanuel Macron a reçu tout sourire à l’Elysée Hashim Thaçi, président sulfureux du Kosovo.

En 2011, un rapport du Conseil de l’Europe l’accusait pourtant d’avoir dirigé pendant la guerre du Kosovo, à la fin des années 1990, un trafic international d’organes, prélevés surtout sur des prisonniers serbes.

Le président Emmanuel Macron ne manque pas de surprendre en recevant à l’Elysée un chef d’Etat étranger plus que controversé, le sieur Hashim Thaçi, président du Kosovo.

Je pense que le président Macron a dû être très mal renseigné par ses conseillers. Ils ne doivent connaître ni l’histoire en général, ni l’histoire particulière du Kosovo de ces 30 dernières années, ni d’ailleurs la biographie sanglante de Hashim Thaçi.

Pourquoi Hashim Thaçi a-t-il également rendu visite à l’ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et à l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy?

Pas plus qu’Emmanuel Macron, ni Nicolas Sarkozy, ni Alain Juppé ne s’en sont vantés.

C’est encore une fois Hashim Thaçi qui a twitté, avec photos à l’appui, sur ses rencontres. On le voit leur remettre des décorations créées par son gouvernement fantoche pour les remercier.

La diplomatie occidentale et sa cohorte de tartuffes, sans aucun sens de l’honneur , sont au courant, depuis bien longtemps, des crimes et autres malversations, gravissimes s’il en est, de ce personnage, particulièrement peu recommandable et même hautement infréquentable, qu’est Hashim Thaci.

En 1993, alors que l’embargo existait sur les Balkans, j’avais fait passer à Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED nantais une liste d’armement à fournir à cette faction qui proposait de payer en héroïne via l’organisation Locatelli. ..La demande écrite n’ est sans doute jamais sortie de l’échelon DNRED de Nantes et serait-ce aussi une des raisons pour laquelle mon dossier soit toujours classé Secret Défense ?

Source: https://ns55dnred.wordpress.com/2018/04/07/france-kosovo-les-relations-dangereuses/

https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-07-04-2018/

https://www.les-crises.fr/

 

Que du beau monde!

Aviseur International

Les boîtes de nuit rencontrées à l’épisode précédent ont généré, et génèrent encore, énormément d’argent. C’est en effet hautement rentable : comme pour les hypermarchés, les investissements architecturaux sont faibles, pour un entrepreneur, sauf chez certaines comme celle qui a connu son heure de gloire en Corse, dans les années 90, comme on va le voir. D’où les rancœurs chez ceux qui ont été évincés du juteux circuit, les inimitiés qui peuvent tourner à des règlements de compte chez les tempéraments plutôt sanguins… . De conflits qui se terminent soit par des exécutions à moto, soit par des explosions mémorables, en Corse, en général. Et au milieu de tout ça, quand ce ne sont pas des footballeurs, ce sont des vedettes du show-biz qui déferlent, voire notre Jojo national, dont on a oublié  une peu la famille et le rôle qu’a pris dans sa vie son beau-père (alors autant le rappeler ici au passage). Des vedettes qui circulent…

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Dos hombres, de nacionalidades ecuatoriana y chilena, fueron detenidos, cuando se dirigían en una camioneta 4×4 a Santiago de Chile, por transportar sustancias estupefacientes.

Según el diario El Longino de Chile, ambos ciudadanos llegaron hasta el sector El Loa, donde fueron interceptados por agentes del Servicio Nacional de Aduanas que, con un can, revisaron la camioneta y en un compartimiento oculto hallaron un millonario cargamento de cocaína y marihuana.

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https://www.eltelegrafo.com

Par Richard Labévière

Djibouti, 17 mars.

Le 17 février dernier, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, les trois patrons des grands services européens de renseignement – Bruno Kahl pour le BND allemand, Alex Younger pour le MI6 britannique et Bernard Emié pour la DGSE – se sont affichés ensemble publiquement pour dire qu’ils travaillaient ensemble… On est rassuré !

Mais cette première avait, semble-t-il, une toute autre fonction : malgré les turbulences du Brexit, il fallait absolument communiquer – co-mmu-ni-quer – pour souligner une convergence sur les conflits en cours au Proche-Orient, sur la lutte anti-terroriste et sur la défense de l’Europe alors que, sur ce dernier dossier, la France apparaît très isolée en soutenant une conception d’« Europe-puissance » dont personne ne veut !

Un diplomate allemand de haut rang a, aussitôt recadré les choses : « les Français sont nos alliés stratégiques. Et, dans le domaine du renseignement, nous travaillons ensemble – unis – comme avec nos partenaires britanniques. Mais, bien entendu, nous privilégions les coopérations bilatérales et nous croyons beaucoup dans l’avenir d’une plateforme européennes de renseignement chapeautée par… l’OTAN ». On n’est plus rassuré du tout !

Depuis une quinzaine d’années, la révolution numérique s’est opérée au plus grand profit des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), voyant la totalité des données privées des usagers européens détournées et stockées dans de vastes hangars numériques Outre-Atlantique. Cloud-Computing et Big-Data constituent déjà d’insupportables négations des souverainetés nationales, alors que les Etats n’arrivent pas à mettre sur pied la coopération minimale afin d’assurer police et sécurité sur le Net. Déjà sous tutelle américaine, les moyens techniques des grands services européens de renseignement adoptent, de plus en plus, les modèles anglo-saxons de surveillance, d’intervention et de gestion numériques des menaces.

LES MIRAGES DE LA LIGNE MAGINOT NUMERIQUE

Les dernières Revue stratégique de défense/sécurité et Loi de programmation militaire (LPM) ont entériné cette évolution allouant de substantiels moyens à la DGSE – le service français le plus important en personnels, moyens et budgets – pour les écoutes et observations satellitaires, ainsi qu’à destination des processus de riposte en matière de cyber-défense, cyber-sécurité et cyber-renseignement. Cette option consistant à consolider un renseignement technologique – à l’américaine – s’opère pourtant – à la gauloise -, c’est-à-dire sans éclaircir, ni préciser l’interface et les relations entre l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, créée par décret en juillet 2009) et la DGSE. Les deux entités restent distinctes, la première dépend de Matignon, la seconde du ministère de la Défense, faisant dire à nombre d’experts – de plus en plus nombreux – qu’il s’agirait de « transformer la DGSE » en une NSA à l’américaine, engagée sur tous les fronts de sécurité et cyber-sécurité et cyber-défense, mais aussi de sécurités sociétales (santé, sécurité alimentaire, environnementale et des entreprises). D’une manière générale, il s’agirait de transformer la DGSE en une super-agence numérique destinée à couvrir l’ensemble des écoutes, observations satellitaires et cyber-menaces.

Dans ce contexte, et dans l’ombre de la stratégie anti-terroriste française, la fameuse guerre des services n’est, malheureusement, pas totalement épuisée malgré d’indéniables avancées. La vieille rivalité historique DST/DGSE refait surface, de temps à autre, opposant encore la nouvelle DGSI (renseignement intérieur) aux services extérieurs. Depuis 2008, début du programme d’investissement massif de la France dans la création d’une plate-forme nationale de renseignement technique gérée par la DGSE et mutualisée aux principaux services secrets français, la DGSI (qui s’appelait jusqu’en 2014 Direction centrale du renseignement intérieur/DCRI), n’a eu de cesse de vouloir s’émanciper des moyens techniques de la DGSE.

Dépendante techniquement, la DGSI l’était aussi sur le plan humain : que pourraient faire ses policiers sans les ingénieurs X-Télécoms de la direction technique de la DGSE ? L’ancien patron de la DGSI, Patrick Calvar, avait milité auprès des parlementaires comme du gouvernement pour finir par obtenir les moyens de diversifier ses recrutements, notamment en direction des ingénieurs ou d’informaticiens. En 2015 et début 2016, ces querelles de territoires apparaissaient toujours lors du suivi de suspects par la DGSE et la DGSI. Ces deux services, malgré les alertes de l’autorité de contrôle des interceptions administratives, « branchaient » ou « débranchaient » des cibles dans le plus grand désordre, sans que l’information circule.

Cette situation d’indépassables gauloiseries conforte la tentation d’une « ligne Maginot numérique », dont on connaît aujourd’hui parfaitement les dysfonctionnements et faillites, non seulement avant, pendant et après les attentats du 11 septembre 2001, mais aussi face aux dernières attaques à main armée d’écoles et d’autres bâtiments publics. Et cette évolution s’effectue, bien-sûr, au détriment du renseignement humain, l’« espionnage de papa » quelque peu démonétisé par les ingénieurs et les cyber-techniciens, dernièrement engagés par la DGSE.

Certes, « la boîte », comme l’appellent communément les employés du Boulevard Mortier, vient de renforcer ses équipes de « langues rares », mais « la tendance générale est à une marginalisation, sinon un risque de disparition du renseignement humain », met en garde l’un des formateurs des nouveaux agents de la DGSE. Un autre serpent de mer menace les savoir-faire humains de nos services extérieurs : la vieille rivalité qui oppose le COS (forces spéciales) au fameux Service Action (SA) de nos services extérieurs.

COS CONTRE SERVICE ACTION

Depuis longtemps, « depuis toujours même, l’Armée de terre veut manger le SA de la boîte, pourtant exclusivement constitué de commandos de nos différentes forces armées », souligne un officier supérieur du Service Action, « cette volonté de fusion-absorption ne poursuit pas seulement la maîtrise de budget et des affectations, mais ambitionne aussi une main mise sur la conception même des opérations spéciales clandestines ».

Le différend, sinon la confrontation entre l’Armée de terre et la DGSE se fait récurrent depuis février 2013, après l’exfiltration ratée de l’agent Denis Allex, enlevé en Somalie en 2009. Menée par le SA de la DGSE, l’opération s’était soldée par la mort de l’otage et du chef du commando, un autre militaire français étant porté disparu. Les conditions d’engagement du commando français font aujourd’hui encore débat, et pas souvent à l’avantage de la DGSE. Un autre dossier alimente la disputatio : l’opération Barkhane1, son format, son déploiement et son évolution.

« Très clairement, Barkhane est une bonne affaire pour l’Armée de terre qui en a fait sa chose… très juteuse ! L’opération lui permet de faire tourner ses régiments dont les soldats bénéficient d’intéressantes primes d’Opex2. Donc, pour le chef d’état-major de l’Armée de terre : pas question de toucher à Barkhane, même si son déploiement ne correspond plus à l’évolution de la menace », explique un officier supérieur du SA ; « dernièrement, Bernard Emié – le patron de la DGSE – a voulu donner des leçons en expliquant, en Conseil de défense, que la stratégie verticale de Barkhane, non seulement ne correspondait plus à une menace terroriste qui ne provient plus exclusivement des Touareg de l’Azawad (nord du Mali), mais aussi d’activistes Peuls qui investissent les villes du sud du pays. Par conséquent, il s’agissait d’adopter une nouvelle tactique d’opérations clandestines et d’assassinats ciblés, alors que les cantonnements et déplacements des unités de Barkhane sont – elles-mêmes – devenues des cibles vulnérables. Engagé dans une phase de câlinothérapie vis-à-vis de l’Armée de terre pour dépasser les critiques ayant amené à la démission du chef d’état-major des armées (CEMA) – le général Pierre de Villiers -, l’Elysée n’a pas voulu entendre et Franck Paris, le ‘Monsieur Afrique’ d’Emmanuel Macron, a tranché en faveur des Terriens au détriment de la DGSE dont la mission est pourtant d’alerter le pouvoir exécutif sur l’évolution des menaces qui ciblent les intérêts français à l’étranger ».

« Il est pourtant clair, que l’opération Barkhane n’est plus adaptée à l’évolution de la menace terroriste qui concerne l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, des côtes de Mauritanie jusqu’à la Corne de l’Afrique », poursuite notre officier supérieur, « ce nouveau contexte se prête davantage à la mise sur pied d’opérations spéciales clandestines qu’aux cantonnements et patrouilles de militaires français qui, avec le temps, sont perçues comme des forces d’occupation, se transformant en autant de cibles vulnérables. De toutes les façons, Barkhane devra s’interrompre un jour ou l’autre. Quand bien même elle durerait encore 10 ou 20 ans, ce format d’engagement ne pourrait venir à bout d’une mission qui ne correspond plus à la doctrine française des Opex ».

Instaurée par le général Henri Bentégeat (CEMA du 30 octobre 2002 au 4 octobre 2006), celle-ci s’appuyait sur trois principes intangibles : 1) des opérations courtes avec point d’entrée et point de sortie (au-delà d’un certain temps, tout contingent étranger est perçu comme une force d’occupation et devient une cible potentielle) ; 2) toute Opex vise et cible des ennemis clairement identifiés dans l’espace et le temps ; 3) enfin, chaque Opex est validée par l’aval et le soutien de la représentation nationale (Assemblée nationale et Sénat).

ABERRATIONS LIBYENNES

Entre prolongements et dysfonctionnements, nos Opex connaissent d’autres postures posant autant de questions quant aux relations compliquées entre le COS et le SA de la DGSE, ainsi qu’aux conditions d’engagement de ces unités d’élite. Dans l’imbroglio suscité par la guerre déclenchée en Libye par Messieurs Sarkozy et Cameron avec l’aval de Barack Obama et de l’OTAN (mars 2011), la Libye n’en finit pas de s’abîmer en micro-guerres civiles et trafics mafieux. La Libye a implosé, morcelée entre la Tripolitaine, la Cyrénaïque et les zones sud du Fezzan, les Nations unies donc la France soutenant le gouvernement de Tripoli.

Mais l’homme fort de Benghazi, le maréchal Khalifa Haftar fait de la résistance. Refusant la tutelle de Tripoli, il tient les régions frontalières de l’Egypte – riches en hydrocarbures – et revendique le pouvoir sur l’ensemble de la Libye historique. Par conséquent, il est parfaitement légitime de voir différents agents français déployés à Benghazi pour « traiter » le Maréchal et ses forces militaires, le contraire serait très inquiétant… Là où les choses se compliquent, c’est qu’on peut croiser dans l’Est de la Libye, à la fois des soldats du COS et des membres du SA de la DGSE.

Une autre aberration est aussi d’y croiser des agents du SA en uniforme alors que les soldats du COS mènent leurs missions… en civil. « En Libye, on marche sur la tête, on mélange tout et l’on frise quotidiennement la catastrophe », ajoute notre officier supérieur. Dernièrement, il a fallu exfiltrer d’urgence deux « diplomates » français de Cyrénaïque en direction de Tripoli. L’opération a été confiée à une SMP anglo-saxonne (Société Militaire Privée) de très mauvaise réputation au grand dam des militaires du SA présents dans la zone. Ils avaient, vainement alerté leur hiérarchie.

Unanimes sont nos différentes sources militaires et civiles à défendre l’existence du SA de la DGSE, « pour que la République puisse, comme n’importe quelle démocratie, continuer à pouvoir mener des opérations spéciales clandestines, ce qui n’est certainement pas la mission du COS », conclut un officier général, vieux routier des missions africaines ; « par définition, le COS mène ses opérations en uniforme et, de fait celles-ci sont publiques, connues, sinon médiatisées, ce qui parfois parfaitement incompatible avec le but recherché ».

« En transformant la DGSE en NSA à la française, on se tirerait plusieurs balles dans le pied », poursuit le général, « on marginaliserait et dévaloriserait le renseignement humain qui reste indispensable pour infiltrer les organisations terroristes et criminelles, ainsi que pour évaluer le ‘secret de l’intention’ qui ne ressort pas forcément des écoutes et des images satellitaires. Simultanément, on renoncerait aux opérations militaires clandestines et ciblées, qui demeurent l’une des missions essentielles de nos services extérieurs ».

En définitive, et pas seulement en Afrique et aux Proche et Moyen-Orient, les capacités d’évaluation, d’analyse et de renseignement humain de la DGSE demeurent indispensables, même si elles se trouvent marginalisées par la montée en puissance de la mode du « tout technologique ». « A force de copier les Américains dans tous les domaines, et notamment dans ceux du renseignement, on finira par connaître et subir les revers que nos amis d’Outre-Atlantique accumulent depuis les attentats du 11 septembre 2001 », conclut un ancien patron de la DGSE.

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https://www.les-crises.fr/la-dgse-en-danger-de-se-transformer-en-nsa-a-la-francaise-par-richard-labeviere/

………………Prêt à saisir toutes les occasions pour qu’on parle de lui, ce Matteo Salvini

Aviseur International

L’affaire tourne à l’incident diplomatique.

A Turin, le parquet a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête, oui, vous avez bien lu, une enquête sur cette présence incongrue de douaniers français dans un local de la gare de Bardonecchia, une commune alpine frontalière italienne, qui serait actuellement occupé par une ONG.

Une présence légale ?

Pour les autorités Françaises, la présence des douaniers était parfaitement légale, mais…

Matteo Salvini*, le ministère italien des Affaires étrangères, ne l’accepte pas et a convoqué samedi l’ambassadeur de France à Rome pour évoquer « un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers« .

Trafic de drogue

Le ressortissant nigérian dans cette affaire qui allait de la France vers l’Italie était suspecté d’être une « mule », autrement dit d’avoir ingéré des sachets de cocaïne. Même si ces derniers (les sachets) sont bien étanches, ils ont tendance à « transpirer », et cela…

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SÉNÉGAL aussi!

Aviseur International

 » Il faut qu’on redonne à la politique ses lettres de noblesse. Que les valeurs reviennent ! »

Abdoulaye Bathily n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : l’argent sale alimente, selon lui, et en grande partie, la politique au Sénégal. Invité du Grand Jury de ce dimanche, l’ancien patron de la Ld dénonce ce qu’il considère comme étant un scandale et pointe son doigt accusateur sur les hommes politiques qui sont subitement devenues de grosses fortunes sans que justification valable puisse être apportée sur leurs nouvelles situations financières. Pour lui, c’est dans la drogue et le blanchiment d’argent qu’il faudra aller chercher ces justifications, pour l’essentiel.

Bathily d’appeler à la raison et à la retenue avant que la situation n’empire.

 » Notre pays est dans une situation très dangereuse. De par les fonctions que j’ai occupées, j’ai suffisamment d’informations. Le Sénégal est aujourd’hui un des pays…

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https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-01-04-2018/