Archives de la catégorie ‘Kurdistan’

Ashti Hawrami: «Nous réglerons le problème de ce commerce criminel.»

Les Kurdes traquent les commerçants d’or noir

Tribune de Genèveil y a 14 heures
Financement du terrorisme
A Londres, le ministre des Ressources naturelles du Kurdistan irakien assure que son pétrole n’est pas lié à Daech.

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Traité de Sèvres

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz

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Contenu du traité de Lausanne

Signataires Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d’Italie
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie

Le traité reconnaît en premier lieu la légitimité du régime d’Atatürk installé à Ankara. Les Alliés obtiennent la reconnaissance par la république turque des pertes territoriales de l’empire ottoman à Chypre, dans le Dodécanèse, en Syrie, Palestine, Jordanie, Irak et Arabie, mais en échange renoncent à demander l’indépendance, voire simplement l’autonomie, du Kurdistan et de l’Arménie, auparavant prévues dans le traité de Sèvres. Au sandjak d’Alexandrette près, les frontières de la Turquie actuelle sont reconnues : la république turque moderne est donc limitée à l’Anatolie (occidentale et orientale) et la Thrace orientale.

Le traité institue aussi des échanges de populations obligatoires entre la Grèce et la Turquie (1,6 million de Grecs ottomans contre 385 000 musulmans de Grèce : ces échanges forcés ont débuté, « baïonnette dans le dos », avant même la signature du traité en juillet 1923). Dans une moindre mesure, les autres signataires sont également concernés, le régime kémaliste souhaitant « rapatrier » des Turcs de Bulgarie, de Roumanie ou du Dodécanèse italien en échange de populations chrétiennes de Turquie (Bulgares de la Thrace turque, Pontiques envoyés en Roumanie, Grecs de Cilicie envoyés à Rhodes). Près d’un demi-million de Grecs de Turquie sont morts (pour la plupart dans les camps ou en route) et 400 000 musulmans, en majorité Turcs, ont quitté, eux, la Grèce pour la Turquie. L’échange de population était strictement basé sur l’appartenance religieuse. Le traité prévoyait quelques exceptions : Istanbul et les îles de Gökçeada (Imbros) et de Bozcaada (Tenedos), où les minorités grecques (300 000 personnes) étaient autorisées à rester, et la Thrace occidentale, où la minorité musulmane (230 000 personnes) était aussi autorisée à rester. Mais, dans les décennies suivantes, les discriminations et persécutions déterminèrent aussi ces populations à quitter leurs territoires de sorte qu’au XXIe siècle il reste 140 000 musulmans en Grèce8 et seulement quelques milliers de Grecs en Turquie.

À Lausanne, le contrôle des Alliés sur les finances et les forces armées turques sont supprimés, ainsi que la zone démilitarisée autour des détroits des Dardanelles et du Bosphore, qui restent cependant ouverts, sans restriction ni contrôle turc, à la navigation maritime internationale. Le traité de Lausanne met également fin au régime des Capitulations qui accordait des conditions favorables aux institutions étrangères en Turquie, surtout dans le domaine économique et scolaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lausanne_%281923%29

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Les zones majoritairement kurdes (en clair).

Les zones majoritairement kurdes (en clair).

La région du Kurdistan est connue par plusieurs termes apparentés au mot Kurde au cours de l’Antiquité. Les Sumériens l’appelaient Kur-a, Tritium ou encore le pays de Karda, les Élamites Kurdasu, les Akkadiens Kurtei, les Assyriens Kurti, les Babyloniens Qardu, les Grecs Καρδοῦχοι / Kardoûkhoi et les Romains Corduene.

La terminaison en -stan dans le mot Kurdistan est un suffixe utilisé par les langues iraniennes signifiant « pays de ». Un autre équivalent en kurde pour désigner la région serait le terme Kurdewarî.

Une des premières apparitions du terme Kurdistan dans l’histoire est due au Sultan Sanjar. Ce roi seldjoukide crée en 1150 une province appelée Kurdistan2. Cette province était située entre l’Azerbaïdjan et le Lorestan; elle comprenait les régions de Hamedan, Dinavar, Kermanshah et Sinneh sur le flanc est des Zagros et s’étendait jusqu’à Kirkouk et à Khuftiyan, sur le Petit Zab3.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.Juste après la Seconde Guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.Cinquante ans plus tard, le 11 mars 1974, Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d’un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d’octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le 16 avril 1987, Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. Entre avril et juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l’armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l’initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l’armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l’offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Solidarité Ouvrière

Le Monde, 23 juillet 2015 :

Le 9 janvier 2013, à l’heure du déjeuner, trois militantes kurdes sont assassinées en plein Paris, dans un appartement de la rue La Fayette hébergeant une association communautaire. Sakine Cansiz, 54 ans, membre fondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Fidan Dogan, 29 ans, surnommée « la diplomate », et Leyla Saylemez, 25 ans, dite « la guerrière », ont été froidement abattues de plusieurs balles dans la tête.

Après deux ans et demi d’enquête, le parquet de Paris a rendu, le 9 juillet, son réquisitoire définitif, que Le Monde a pu consulter. Il demande, comme l’a révélé Le Canard enchaîné dans son édition du 22 juillet, le renvoi devant une cour d’assises du principal suspect, Omer Güney, pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Ce document de plus de 70 pages est une pièce unique : pour la première fois, la…

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civilwarineurope

imageRecep Tayyip Erdogan a parlé ce dimanche à Karlsruhe devant 14.000 partisans. La foule l’a accueilli avec une marée de drapeaux et des acclamations.

Diffusé en direct à la télévision turque avec pour intitulé « Rencontre avec la jeunesse », cette rencontre s’est inscrite dans le cadre des élections parlementaires du 7 juin (…)

L’opposition accuse Erdogan de soutenir l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, qu’il a longtemps dirigé.

Le président turc a salué la foule avec ces mots: « vous n’êtes pour nous des « Gastarbeiter » (« travailleurs invités » en allemand, NDLR), mais notre force à l’étranger. » Les Turcs d’Allemagne étant pour lui « la voix de la nation ». Les militants lui ont répondu: « Nous t’aimons, Erdogan, nous sommes fiers de toi », et ont repris le slogan du président: « Une nation, un drapeau, une patrie, un État ».

Les militants ont ensuite…

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Solidarité Ouvrière

Romandie, 27 janvier 2015 :

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a répété son opposition à l’émergence en Syrie d’une zone kurde autonome identique à celle existant en Irak, après la victoire annoncée des forces kurdes sur les jihadistes dans la bataille de Kobané.

Nous ne voulons pas (de répétition) de la situation en Irak (…), une Syrie du nord après l’Irak du nord, nous ne pouvons pas l’accepter, a dit M. Erdogan, cité mardi par le quotidien Hürriyet, à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Afrique de l’Est.

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Solidarité Ouvrière

Le 9 janvier 2013, trois militantes kurdes étaient tuées à Paris, en plein jour. Bien que la responsabilité des services secrets turcs ait été établie depuis, la France passe ce crime politique sous silence au nom de la raison d’Etat.

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Soyons nombreux samedi 10 janvier 2015 pour dénoncer l’approche de la France, condamner ce crime odieux et demander la justice et la vérité.

11 h Gare du Nord – Place de la Bataille de Stalingrad (Paris 19)

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La Bataille socialiste

Ce texte est tiré du site « SERVET DÜŞMANI » (http://www.servetdusmani.org/rojava-fantasies-and-realities/) où il a été mis en ligne le 1er novembre 2014. Il a été traduit en français en décembre 2014 par une personne du Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannérisation de Caen (et d’ailleurs) : http://ablogm.com/cats/. Le texte a été féminisé et il est librement utilisable par tous et toutes.

La résistance de Kobanê qui a passé ses 45 jours a maintenant causé le fait que l’attention des révolutionnaires du monde entier s’est tournée vers le Rojava. Comme résultat du travail mené par l’Action Révolutionnaire Anarchiste1 des camarades anarchistes de nombreuses parties du monde ont envoyé des messages de solidarité à la résistance de Kobanê2. Cette position internationaliste a sans doute une grande importance pour les gens qui résistent à Kobanê. Toutefois, si nous n’analysons pas ce qui est en train d’arriver dans toute sa…

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Solidarité Ouvrière

Le Monde, 28 décembre 2014 :

Trois personnes ont été tuées, samedi 27 décembre, dans des affrontements entre rebelles kurdes et un groupe islamiste dans le sud-est de la Turquie, près de la frontière syrienne. Deux personnes sont mortes sur place et la troisième des suites de ses blessures à l’hôpital, a précisé le bureau du gouverneur local.

Les tensions se sont aggravées à Cizre depuis qu’un groupe d’intégristes du mouvement Huda-Par a attaqué, dans la soirée de vendredi, des tentes appartenant aux rebelles du Parti des travailleurs kurdes (PKK), interdit en Turquie.

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Peuples & Monde

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Le 26 octobre, la journaliste libano-américaine Serena Shim décède lorsque sa voiture percute un poids lourd dans une autoroute tout près de la frontière turco-syrienne. Les premiers indices semblent indiquer qu’il s’agit d’un banal accident. Mais sa mère et son employeur ne cessent d’affirmer que l’accident est suspect. Cette jeune femme enquêtait sur les liens entre les combattants de l’Etat islamique et le gouvernement turc.

« Je pense que ma fille a risqué sa vie pour rendre compte de la vérité« . C’est ce que Judy Poe, la mère de la journaliste, a confié ce vendredi à la chaîne américaine Fox News.  » Ma fille a été victime d’un acte criminel », a-t-elle ajouté.

Quelques jours avant son décès, Serena Shim avait dit à sa mère « qu’elle craignait pour sa vie ». Elle avait été menacée par les autorités turques pour sa couverture du siège de Kobané, cette « ville martyre » de la frontière…

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Solidarité Ouvrière

Siwel Infos, 6 novembre 2014 :

Alors qu’elle participait à une chaîne humaine d’une soixantaine de personnes tentant de franchir la frontière syrienne pour rejoindre Kobanê, une jeune militante associative kurde a été assassinée d’une balle dans la tête par la gendarmerie turque. Etudiante en sociologie, la jeune femme participait depuis 25 jours aux tours de garde destinés à empêcher les recrues de Daesh de passer à Kobanê via la frontière turque. Une frontière qui demeure ouverte pour les terroristes de l’Etat islamique mais résolument fermée pour les kurdes.

Kader Ortakaya, 28 ans, assasinée d'une balle dans la tête par les gendarmes turcs à la frontière avec Kobanê Kader Ortakaya, 28 ans, assasinée d’une balle dans la tête par les gendarmes turcs à la frontière avec Kobanê

Une jeune femme kurde a été assassinée par les gendarmes turcs alors qu’elle tentait de franchir la frontière pour rejoindre Kobanê.

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Kurdistan

En regardant les Kurdes de Syrie se faire massacrer sans réagir, tout en laissant passer les djihadistes, la Turquie est un allié objectif de l’Etat islamique, écrit Marie-Hélène Miauton. Ainsi, «avoir démasqué l’ami turc sera sans doute le seul effet collatéral positif du chaos qui règne au Proche-Orient»

Depuis près d’un mois, la ville syrienne kurde de Kobané, juste sur la frontière turque, n’en finit plus de résister face à l’Etat islamique (EI). L’enjeu est de taille. Pour les Kurdes, il s’agit de défendre leur territoire et leur peuple. Pour les attaquants, c’est une pièce maîtresse de leur propagande. Pour la coalition, c’est d’assumer sans broncher le massacre de la population qui n’a pas encore fui.

Qui se bat sur place? Au sol, les Kurdes, et seulement les Kurdes. Les Etats-Unis mènent des frappes ciblées qui sont adaptées pour détruire des chars en plein désert, mais perdent leur efficacité contre un ennemi installé au cœur de la ville. Les Français ont déplacé quelques Rafale mais n’ont jusqu’ici mené que de rares interventions. La Turquie a fermé ses frontières à l’aide destinée aux Kurdes mais laisse passer les djihadistes allant rejoindre l’EI sur place. Elle refuse l’usage de la base d’Incirlik aux Américains pour mener leurs interventions. Elle ne veut évidemment pas envoyer des troupes au sol pour assister les Kurdes qu’elle déteste et dont elle a peur, et qui d’ailleurs ne le leur demandent pas. Ils n’exigent que des armes qu’on ne leur fournit pas.

Mardi, une réunion a eu lieu à Washington, en présence du président américain, entre les chefs des armées des vingt-deux pays de la coalition. Il s’agissait avant tout d’harmoniser les points de vue entre les partisans de seules frappes aériennes et les tenants d’une intervention au sol. Qu’en est-il ressorti? Qui l’a emporté? Personne, évidemment, puisque chacun défend des intérêts divergents et reste empêtré dans ses contradictions. Ainsi, malgré l’urgence, rien de concret ne sera entrepris, ce qui prouve encore une fois combien la conscience internationale est à géométrie variable. Pourtant, le danger que représente l’EI, ses méthodes, sa barbarie face aux populations civiles, son embrigadement de jeunes de nos contrées prêts à revenir y semer la terreur, devrait susciter des actes au lieu des bavardages.

D’ailleurs, la composition de la coalition signe d’emblée son inefficacité. On y trouve, auprès du gendarme américain, les nations occidentales flanquées des principaux pays arabes, dont les amis inavoués de l’EI qu’il s’agirait de combattre. Quant aux Etats-Unis, on peut douter de leur bonne foi quand on entend John Kerry affirmer qu’au bout du compte «ce sera aux Irakiens de reprendre l’Irak». Après avoir fait de ce pays ce que l’on sait, l’avoir attaqué par deux fois, affamé, détruit ses structures et démantelé son armée, cette phrase ne manque pas de cynisme.

Mais le pire vient de la Turquie qui joue un double jeu évident dans ce conflit. Pour elle, la fin des Kurdes de Syrie permettrait de résoudre son problème de frontières au sud. Pour cette raison-là au moins, à laquelle s’ajoute sa détestation de Bachar el-Assad, elle est un soutien objectif de l’EI. Erdogan a beau jeu de prétendre que ceux qui l’incitent à s’engager sont de «nouveaux Lawrence d’Arabie qui se cachent derrière la liberté de la presse, la guerre d’indépendance ou le djihad». Quel culot de la part d’un membre à part entière de l’OTAN, dont il était même question qu’il rejoigne l’UE, perspective sans doute écartée pour longtemps. Avoir démasqué l’ami turc sera sans doute le seul effet collatéral positif du chaos qui règne au Proche-Orient.

Source Le Temps 17/10/2014

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/25af32e6-5559-11e4-b9f9-6d062b046f6b%7C1

 Survivre dans le piège de Kobané

PAR DELPHINE MINOUI ENVOYÉE SPÉCIALE À MURSITPINAR (FRONTIÈRE TURCO-SYRIENNE)/Le Temps 20/10/14

Assiégés depuis un mois dans la cité martyre, les combattants kurdes résistent aux assauts des djihadistes de l’Etat islamique. Reportage aux portes d’un enfer au quotidien

Un tonnerre de pluie et d’obus s’acharne sur Kobané. Il est 17h, suffisamment sombre pour franchir en douce les barbelés et rallier, malgré le danger, la cité martyre à travers champs. Pull vert sur débardeur noir, Ghamgin, 19 ans, embrasse une dernière fois son père. «N’y retourne pas! Si les gardes-frontière turcs ne t’abattent pas, c’est Daech qui aura ta peau. Cette ville est un piège!» sanglote le vieillard, les souliers crottés de boue. Dans le brouillard du soir, le jeune combattant kurde a déjà disparu de l’autre côté. Le voilà, le «piège», à quelques encablures d’ici: un méli-mélo d’immeubles grisâtres, au pied de deux collines, carte postale sanglante de détresse, assiégée depuis un mois par les djihadistes de l’Etat islamique. «Des monstres!» s’insurge le docteur Mohammad Arif Ali. Contacté par cellulaire – la ville kurde de Syrie est si proche de la frontière que le réseau téléphonique turc y fonctionne à la perfection –, il est l’un des quelques centaines de civils restés à Kobané. Ce jeudi après-midi, le quartier qui héberge sa clinique de fortune, au premier étage d’un immeuble anonyme, a essuyé des tirs de mortiers. «On a reçu deux morts, dont un civil, et six blessés», raconte le médecin.

Radiologue de formation, il se retrouve à tout faire, appuyé par une équipe médicale de dix personnes: nettoyage des plaies, points de suture, perfusion, transfusion sanguine. Il y a deux jours, il a même donné son sang à une combattante de 27 ans, blessée d’un tir de sniper dans la poitrine. «Les combattants font couler leur sang pour défendre notre terre. Je suis heureux que le mien puisse aider», dit-il. Les cas graves sont évacués dans des hôpitaux en Turquie pour être opérés d’urgence. «Parfois, ils doivent patienter jusqu’à dix heures au poste frontière pour qu’on les laisse passer. Malheureusement, cette attente peut s’avérer fatale. Certains blessés meurent avant d’arriver», s’attriste-t-il. En fonction des jours, et de l’intensité des attaques, Mohammad Arif Ali reçoit quotidiennement entre 6 et 30 patients. «Parfois, on voit arriver des blessés qui ont perdu une jambe, un bras. L’autre jour, on nous a amené une femme dont la tête avait été arrachée par un obus», poursuit-il. Imprimées à jamais dans sa mémoire, ces scènes de chaos de la fin septembre, quand les soldats du califat d’Al- Bagh­dadi ont fait irruption en centre-ville: «Ça tirait de partout à l’arme lourde. Dans les rues, c’était la panique. Les gens couraient sans se retourner. Ce jour-là, on a reçu une quarantaine de blessés, dont des gamins, et dix combattants. Des femmes hurlaient: où est mon fils? Où est ma sœur? Seule la moitié des blessés a survécu. Les médecins et infirmiers étaient à bout de nerfs. Une dizaine d’entre eux n’ont pas tenu. Ils sont partis.»

Depuis le 16 septembre, date du début de l’offensive des islamistes au drapeau noir, près de 600 personnes ont péri, en majorité des combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. La semaine dernière, l’espoir est revenu timidement: l’intensification des frappes de la coalition a freiné la progression de l’Etat islamique, chassant même ses soldats de plusieurs artères stratégiques. Mais Daech, qui encercle la ville, continue à pilonner la frontière, dernière issue de secours, et à refermer le piège sur les combattants kurdes. «Quand on entend les avions, on applaudit en direction du ciel. Dès que ça s’arrête, les guerriers de Daech se remettent à tirer au canon. Et là, on se sent de nouveau vulnérable. Parfois, on doit se réfugier au sous-sol», confie Mohammad Arif Ali. Sa voix se perd dans un énorme «boum», suivi de rafales de tirs. «Vous entendez? Ça tire de nouveau!» lance l’imperturbable médecin. En un mois, il a dû changer plusieurs fois de clinique de campagne au gré des nouvelles lignes de front, constamment changeantes. L’hôpital principal, évacué au début de l’offensive, a été défiguré par un attentat à la voiture piégée. «Les djihadistes s’infiltrent partout, dans les rues, sur les toits, dans les maisons», dit le praticien. Par précaution, les sorties sont limitées au maximum, juste le temps de fumer une cigarette à la va-vite, de s’approvisionner en pain ou d’aller chercher l’eau au puits. «Ensuite, on la fait bouillir, car il n’y a plus d’eau potable», ajoute-t-il.

Dehors, la ville a perdu son âme: rideaux de fer baissés, salons de beauté fermés, écoles vides. A Kobané, il n’y a plus d’enfants. Seulement des combattants – environ 5000, dont de nombreuses femmes. Et autant de civils, affirme Mohammad Arif Ali – même si ce chiffre est invérifiable. Dans les rues, l’écho des canons a chassé le chant des oiseaux. Et puis, ce spectacle sordide des cadavres «ennemis» qui jonchent les trottoirs. La semaine passée, le docteur Mohammad Arif Ali en a vu, de ses propres yeux. «Ils étaient Tunisiens. C’était écrit sur leurs papiers d’identité. J’étais choqué. L’année passée, j’ai travaillé à Tunis: une ville accueillante, sympathique. Ce n’est pas la Tunisie que je connais!» dit-il, consterné par ce Printemps arabe, parti de Tunisie, si vite métamorphosé en hiver djihadiste.

Il est revenu il y a 5 mois en Syrie pour aider les siens, et sa vie est aujourd’hui un enfer au quotidien. «Parfois, on ne se douche pas pendant 5 jours. Le soir, on dort à peine. En fait, de jour comme de nuit, on ferme l’œil quand on peut, entre deux soins d’urgence», confie-t-il. Avant d’ajouter, pragmatique: «De toute façon, dans la clinique, il n’y a pas assez de place pour tout le monde pour dormir!» Les repas, eux, sont sommaires: du pain et des conserves. «Pour garder le moral, on chante, on joue au tambourin, on fume la chicha», dit le docteur. A cause des combats, Mohammad Arif Ali n’est pas rentré chez lui depuis un mois. Son appartement, situé dans la partie ouest, sous le contrôle de l’YPG [les Unités de protection du peuple, la milice kurde], est néanmoins resté intact. «L’autre jour, un combattant kurde m’a appelé pour me dire qu’il était dans ma cuisine, en train de manger mon fromage. Bon appétit, je lui ai répondu!» rigole le médecin. L’humour, une carapace de protection en ces heures difficiles.

Fayza Abdi, elle, ne reverra jamais sa maison, dans le quartier de Sina. «Les djihadistes l’ont bombardée», raconte cette membre du Conseil municipal de Kobané, en visite éclair à Suruç, première ville turque après la frontière. Les photos qui commencent à circuler sur Internet montrent l’ampleur des dégâts: des bâtisses éventrées, des couloirs de ruines, des places méconnaissables. Un mini-Srebrenica aux portes de la Turquie. Car, pour les Kurdes, c’est bien d’un nettoyage ethnique qu’il s’agit. «Les djihadistes nous détestent. Ils nous traitent de kafir (infidèles). Ils ne supportent ni nos idées égalitaires, ni notre vision modérée de l’islam, ni l’importance donnée aux femmes», dit-elle. Elle non plus n’en revient pas de la vitesse à laquelle Kobané a sombré dans l’enfer.

Après le début de l’insurrection anti-Assad, en 2011, la minorité kurde (15% de la population syrienne) était pourtant parvenue à faire renaître son rêve d’indépendance. En marge de la guerre civile, le Rojava fut déclaré l’année suivante région auto-administrée, composée de trois cantons autonomes: Kobané, Afrine, à l’ouest, et Djazira, à l’est. Un rêve aujour­d’hui menacé par Daech. Et que la Turquie fait tout pour briser. «Pendant trois ans, elle a fermé les yeux sur le passage de rebelles syriens islamistes. Et, aujourd’hui, elle bloque la frontière aux combattants pro-kurdes. Ankara joue la carte djihadiste pour nettoyer le nord de la Syrie de la présence kurde», enrage Idris Nassan, un autre représentant politique de Kobané. Collé à son oreille, le portable ne cesse de sonner. Egalement de passage à Suruç, il a un agenda saturé: faire libérer ses confrères du Conseil municipal, arrêtés par les autorités turques, appeler à l’aide ses contacts occidentaux, convaincre les ambassades européennes de pousser Ankara à ouvrir un corridor… «A force de pression, les soldats nous ont laissé envoyer quelques camions de nourriture. Mais ce n’est pas suffisant», dit-il.

Là-bas, de l’autre côté, Asya Abdullah en supervise la distribution, avec une équipe de bénévoles. Retranchée dans un endroit secret de Kobané, la coprésidente du PYD (Parti de l’union kurde) affirme que les combattants kurdes, appuyés par des rebelles syriens, contrôlent désormais «70% de la ville, y compris le carré sécuritaire, repris aux djihadistes». «Dans chaque quartier, derrière chaque ligne de front, nous pouvons également compter sur le courage des civils, eux aussi armés. A Kobané, chacun met le pied à l’étrier: il y a des femmes qui font le pain chez elles, des jeunes qui en assurent la livraison», dit-elle, au bout d’une ligne téléphonique parasitée par de nouvelles violentes détonations. «Tout va bien, si, si, tout va bien», insiste-t-elle, presque vexée, quand on lui demande si elle a peur. Fidèle à la doctrine du PYD, un parti à la discipline de fer, héritée de l’idéologie marxiste des rebelles du PKK turc, elle enchaîne d’une voix martiale: «Daech est bien plus fort en armes et nombre, mais nous nous battrons jusqu’à la dernière balle!»

Pas de discours formaté pour Bavé Renas. Mais plutôt une détermination à toute épreuve. A 48 ans, cet agriculteur aux yeux turquoise a abandonné ses champs de pistaches pour endosser le treillis et protéger sa «terre» et son «honneur» contre Daech. «Jamais je n’avais touché à une arme de ma vie», dit-il, encore surpris par son geste. Ce jeudi, c’est lui qui nous accoste à quelques mètres des barbelés du poste frontière de Mursitpinar. Le temps d’une pause salutaire, il est venu embrasser sa famille, réfugiée dans un camp, avant de repartir au front. Il raconte Kobané: «La moitié de la ville est détruite. Il n’y a plus d’électricité. Les rues sentent la morgue, tant il y a de cadavres d’ennemis abandonnés.» Preuve, dit-il, du mépris des djihadistes pour la mort: «Ils s’en fichent de mourir. Je me souviens d’un combat de rue, début octobre. Avec mes hommes, on en a tué 65. Des renforts sont arrivés de leur côté. Ils ont formé un mur en empilant les 65 cadavres et ils ont continué, impassibles, à nous tirer dessus.» Lui qui a vu, fin septembre, un compagnon d’armes se faire décapiter sous ses yeux connaît le danger de ce combat. «Mais c’est mon devoir de résister. Ces gens-là violent les femmes, ils kidnappent les enfants, ils s’accaparent les terres. Si on cède, ils ne s’arrêteront pas à Kobané», insiste Bavé Renas, avant de repartir franchir les barbelés. En quelques secondes, l’obscurité du soir l’a déjà englouti. De l’autre côté, le piège de Kobané s’est refermé.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0e59a5c4-5886-11e4-b7f4-d2d5f283df81/Survivre_dans_le_pi%C3%A8ge_de_Koban%C3%A9

Les Américains larguent des armes PAR AFP 20/10/14

La Turquie fait un geste pour aider les peshmergas à Kobané

La pression internationale s’accentue sur les djihadistes à Kobané avec une première livraison d’armes aux Kurdes et la promesse de la Turquie de faciliter l’arrivée de combattants kurdes irakiens pour défendre la ville syrienne. Ces nouveaux développements interviennent alors que les combattants kurdes ont réussi ces derniers jours à freiner l’avancée des combattants de l’Etat islamique (EI) grâce notamment à l’augmentation des raids aériens de la coalition internationale.

 Pour la première fois depuis le début de l’offensive de l’EI, trois ­avions cargos C-130 américains ont largué à l’aube des armes, des munitions et du matériel médical, sur les positions des Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent encore environ 50% de Kobané. Ces armes, fournies par les autorités kurdes d’Irak, vont être «d’une grande aide», s’est félicité le porte-parole des YPG. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affirmé qu’il serait «irresponsable» pour les Etats-Unis et «moralement très difficile de tourner le dos à une communauté combattant» l’EI.

Ces dernières semaines, les Kurdes avaient multiplié les appels à renforcer les moyens des combattants des YPG, moins nombreux et moins bien armés que ceux de l’EI qui veulent conquérir la troisième ville kurde de Syrie. Mais désormais «l’équilibre des forces peut basculer à tout moment», a estimé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

D’autant que la Turquie a surpris en annonçant qu’elle aidait «les forces des peshmergas kurdes» d’Irak «à franchir la frontière pour aller à Kobané». Malgré les pressions de ses alliés, Etats-Unis en tête, le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara a jusqu’à présent toujours refusé d’intervenir pour venir en aide aux combattants kurdes syriens. Mais, a assuré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, «nous n’avons jamais voulu que Kobané tombe». Dimanche encore, le président Recep Tayyip Erdogan avait rejeté catégoriquement les appels lancés à son pays pour qu’il fournisse directement des armes aux YPG.

SOURCE: http://leblogalupus.com/2014/10/21/kobane-par-marie-helene-miauton/

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Carte de la zone contrôlée par l'Etat islamique, de Rojava (Kurdistan Syrien) avec ses trois principales villes Afrin, Kobané et Kameshli<br /><br /> Date : 9 octobre 2014
Les jihadistes ont pris le contrôle du «carré de sécurité» de la ville syrienne frontalière de la Turquie.

Les jihadistes de l’Etat islamique (EI) se sont emparés vendredi du quartier général des forces kurdes à Kobané, dans le nord de la ville syrienne kurde frontalière de la Turquie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

«Les jihadistes ont pris le contrôle du « carré de sécurité » à Kobané» qui comprend le complexe militaire des Unités de protection du peuple (YPG, principale milice kurde syrienne), la base des Assayech (forces de sécurité kurde) et le siège du conseil local de la ville, d’après l’ONG.

LIRE sur http://www.liberation.fr/monde/2014/10/10/l-etat-islamique-a-pris-le-qg-des-forces-kurdes-a-kobane_1118943

De la fumée au-dessus de la ville de Kobané pendant des frappes aériennes de la coalition contre des positions jihadistes, le 9 octobre 2014 en Syrie

De la fumée au-dessus de la ville de Kobané pendant des frappes aériennes de la coalition contre des positions jihadistes, le 9 octobre 2014 en Syrie (Photo Aris Messinis. AFP)

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Solidarité Ouvrière

Malgré le couvre-feu, la population de Kızıltepe (Kurdistan turc) continue de manifester son soutien à la résistance de Kobanê contre Daesh et à dénoncer la complicité du gouvernement Erdogan avec les assassins du groupe obscurantiste.

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Dès le matin, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues et ont défié le couvre-feu. Chaque quartier a été transformé en citadelle pour résister aux forces de répression. De jeunes habitants de la ville ont érigé des barricades pour résister aux forces de répression. A coups de cocktails molotov, de feu d’artifice et de pierres, la population a affronté des forces de répression armées de canons à eau, de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.

Voir l’article original 21 mots de plus

histoireetsociete

.http://rt.com/news/193972-kurdish-women-fighters-isis/

Publié RT: 7 octobre 2014 18:30
Édité fois: 8 octobre 2014 05:55
RT Photo / Paula Slier

Photo de RT / Paula sournoise

 Les femmes combattantes kurdes  déclenchent la peur des militants de l’État islamique, qui croient qu’ils iront tout droit en enfer s’ils sont tués par une femme. RT s’est rendu à la frontière irako-syrienne pour rencontrer le GPJ, le bataillon féminin combat IS.

La zone frontalière entre l’Irak et la Syrie est actuellement contrôlée par des bénévoles  kurdes après l’abandon des forces militaires irakiennes et syriennes des passages frontaliers.

Les femmes combattantes  occupent le poste d’observation sur la frontière, ce qui leur permet de surveiller toutes les activités de l’IS en Irak et en Syrie.

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Rosarine, une des femmes, a avoué qu’elle avait jamais tiré avec un pistolet dans sa vie avant que  la guerre contre l’Etat islamique (IS, anciennement ISIS) ait commencé.


« La première fois que j’ai tiré, j’ai eu peur…

Voir l’article original 438 mots de plus

EXTRAIT:

« Il y a quelques mois, le député républicain (CHP) turc Ali Ediboglu avait dénoncé dans le journal turc Taraf le fait que le gouvernement turc collaborait ou laissait faire un trafic de pétrole de grande ampleur transitant par son territoire.« 

Comment l’Union européenne a financé l’Etat islamique : ces États qui ont acheté (légalement) son pétrole de contre-bande !

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Abu Ismail, the owner of a plastics factory that was targeted on Sunday by what activists said were U.S.-led air strikes, gestures while standing at his destroyed factory in the Islamic State's stronghold of Raqqa September 29, 2014. (Reuters/Stringer)

 Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Les bombes pleuvent sur la Syrie (mais pas sur l’Irak) qui en quelques jours a vu l’immense majorité de ses raffineries réduites en cendre. Plus on en apprend sur l’Etat islamique (EI), plus la complicité directe ou indirecte des européens et américains se fait jour. Dernière révélation : les Etats européens ont acheté du pétrole de contre-bande venant de l’EI.

 

La « menace fantôme » de l’Etat islamique (EI) justifie l’injustifiable : des frappes aériennes sur le territoire syrien à l’insu de son gouvernement, l’armement de forces séparatistes en Irak, la mise en place d’une coalition internationale pour intervenir en Syrie.

Décidément, les 15 à 20 000 combattants qui contrôlent le nord de l’Irak et de la Syrie sont une divine surprise pour les USA et l’UE, jusque-là mis en échec par la résistance nationale syrienne derrière Assad, le dévoilement du caractère islamiste fanatique de la dite rébellion démocratique.

Le plan se dessine : utiliser la menace fantôme EI pour détruire les infrastructures syriennes (d’abord ses raffineries), justifier une ingérence aux caractères légaux flous, puis après avoir détruit formellement le groupe, passer à la phase d’invasion de la Syrie et du renversement d’Assad.

C’est ce qui ressort de ses premières frappes. 16 des 20 raffineries syriennes contrôlées par EI ont été détruites mais les USA ont veillé à ne pas toucher certaines raffineries pour permettre à la rebellion (mais laquelle?) d’avoir des ressources dans la lutte à venir contre Assad.

Les alliés des Etats-unis qui bombardent les islamistes en Syrie sont les mêmes … qui ont financé, soutenu et armé l’Etat islamique !

Sur ordre américaiin, ce sont en fait l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis – les mêmes qui finançaient l’EI il y a quelques mois ! – qui ont fait intervenir leurs chasseurs-bombardiers, leur drones pour bombarder 12 raffineries le 24 septembre, et 4 autres le 28.

Les USA pressent maintenant la Turquie – qui depuis des mois sert de base arrière aux islamistes ! – à intervenir en Syrie. Le vice premier-ministre turc a déclaré qu’une motion allait être votée pour permettre à des soldats turcs de faire des incursions en territoire syrien ou irakien.

Il faut évidemment rappeler des évidences, l’implication directe des alliés des USA dans l’émergence de l’Etat islamique : tout le monde sait que les Etats du Golfe en général et l’Arabie saoudite en particulier ont été les pays qui ont financé au départ l’Etat islamique.

Sans l’aide de la Turquie, qui fait transiter le djihadistes, les munitions, achète le pétrole des islamistes, leur sert de base-arrière pour se soigner, se reposer, se ravitailler, l’Etat islamique n’aurait jamais résisté, encore moins prospérer.

On sait depuis longtemps que la Turquie joue double jeu avec les rebelles de l’EI, même si les responsables occidentaux – comme John Kerry récemment – sont plus prompts à dénoncer les achats de pétrole supposés de Bachar al-Assad (un prétexte pour justifier son renversement après l’écrasement de l’Etat islamique?).

Il y a quelques mois, le député républicain (CHP) turc Ali Ediboglu avait dénoncé dans le journal turc Taraf le fait que le gouvernement turc collaborait ou laissait faire un trafic de pétrole de grande ampleur transitant par son territoire. Le député parlait de 800 millions de $ depuis janvier.

Selon lui, les rebelles ont mis en place un système d’oléoducs de fortune à la frontière, tandis que le pétrole est transféré par camions jusque-là.

Ediboglu dénonçait également le fait qu’un certain nombre de combattants européens, russes passent par la Turquie, et que 1 000 Turcs opèrent dans la rébellion, ce qui est impossible sans la connaissance au minimum voire la coopération du MIT, les services de renseignement turcs.

Tout ceci est désormais confirmé. Luay al-Khatib, directeur de l’Iraq Energy institute note que « la Turquie a fermé les yeux sur ce trafic mené depuis Mossoul ». Pour Hussein Alawi, lui aussi responsable de cet Institut : « les terroristes utilisent des camions plutôt que des olédocus, il y a 210 camions-citerne transport le pétrole de contre-bande jusqu’à la Turquie chaque jour ».

Les Etats européens ont financé l’EI en achetant leur pétrole de contre-bande !

Ce réseau d’exportation de pétrole syrien et irakien est désormais un secret de polichinelle, admis même par John Kerry. Il a permis à l’EI de devenir le groupe terroriste le plus riche de l’histoire, produisant de 25 à 40 000 barils de pétrole par jour, avec des revenus de 3,2 millions de $ par jour.

De juin à septembre, le patrimoine d’EI serait passé, selon les services de renseignement américains, de 800 millions de $ à 2 milliards de $. Comment cela est-il possible ?

L’Etat islamique a un argument imbattable dans le monde capitaliste : le prix de sa marchandise. Officiellement côté à 100 $ le baril, il est vendu jusqu’à 25 $, plus souvent autour de 30-40 $. Ce pillage massif au détriment du peuple syrien, irakien, a nécessairement ses complices.

La Turquie n’est pas seule. La révélation de l’ambassadrice de l’UE en Irak, Jana Hybaskova, le 2 septembre dernier, fait froid dans le dos et révèle d’autres complices du crime, dans nos rangs.

Elle a commencé d’abord par critiquer les pays européens qui arment les Pechmerga au risque d’une partition du pays, avec des effets désastreux sur la région.

Puis, elle a lancé une bombe. Après avoir insisté sur la nécessité d’exercer des pressions sur la Turquie pour arrêter le trafic régional qu’elle alimente, elle affirme : « hélas, il y a aussi des pays membres de l’Union européenne qui achètent ce pétrole de contre-bande ».

Pressée de divulguer les noms de ces pays qui contribuent à enrichir l’EI, l’ambassadrice européenne a refusé de donner des noms. Cette révélation, basée sans doute sur les informations des services de renseignement européens, a créé la panique au sein de l’UE. Le Service d’action extérieure de l’UE, qui gère les diplomates européens, a refusé de commenter cette déclaration.

Il y a an, l’UE légalisait l’achat de pétrole aux rebelles syriens

Encore une fois, ceci n’est une surprise que pour ceux qui ont oublié l’histoire récente. Le 22 avril 2013, les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé de lever le blocus européen portant sur l’importation de pétrole syrien venant des territoires rebelles.

L’objectif était alors d’accorder un soutien économique à la rébellion syrienne – déjà dominée par les islamistes comme Al-Nosra et l’EI.

Le ministre des Affaires étrangères allemand d’alors, Guido Westerwelle, commentait ainsi cette décision : « Nous voulons développer économiquement les régions contrôlées par l’opposition, il nous faut donc lever les sanctions qui empêchent l’opposition modérée de travailler ».

Ce que signifiait cette levée du blocus sur le territoire venant du nord de la Syrie, c’est que le trafic organisé par les rebelles islamistes était perçu comme totalement légal par les Etats de l’UE qui aurait eu bien tort de ne pas profiter de la manne de ce pétrole bon marché offert par l’EI.

En dépit des nuances que tentent d’apporter certains « experts » dans la presse française, même si la proportion de pétrole chez nous venant de l’EI est négligeable (mais pas nulle donc), elle a eu un poids considérable dans le financement de ce groupe islamiste.

Par ailleurs, ce n’est pas vrai que les « Etats européens ne savaient pas », parce que le pétrole subit divers mélanges, ou était raffiné ailleurs, transporté par des intermédiaires etc. Comment ne peuvent-ils pas savoir quand les prix pratiqués sont bien en-dessous de ceux du marché ?

Les Etats européens se comportent comme le feraient des acheteurs complices honteux de voleurs qui auraient trouvé un baril de pétrole « tombé du camion-citerne ». On le vend 25 au lieu de 100 $, mais on ne savait pas que ce n’était pas du trafiqué, de la contre-bande. Qui peut y croire ?

Par ailleurs, il n’est pas anodin de rappeler qu’on estime qu’il y aurait maintenant plus de 3 000 combattants européens dans les forces de l’EI, soit entre 15 et 20 % de ses forces, et le flot serait plutôt en augmentation.

Qui peut croire que ni les services de renseignement français, britanniques ou turcs ne peuvent contrôler ces flots ?

Peut-être y-a-t-il aussi des agents des services secrets occidentaux infiltrés dans ce groupe, remarquablement bien organisé (y compris dans le trafic de pétrole à l’échelle internationale!) malgré son petit nombre, alors quel rôle jouent-ils, ces agents ?

On ne sait pas toute la vérité sur l’Etat islamique. Mais chaque jour qui passe nous le confirme : l’Etat islamique a été armé, financé, aidé, soutenu par les Etats-unis et ses alliés dans la région, et même par l’Union européenne et ses Etats. Et alors, à qui profite le crime ?

Sources :

  • CNN, ISIS’ struggle to control its oil riches, 4 septembre 2014;
  • Al Monitor, Opposition MP says ISIS is selling oil in Turkey, 14 juin 2014
  • Washington Times : Pentagon: Most of Islamic State’s oil refineries in Syria have been destroyed, 30 septembre 2014
  • W. Times : Islamic State fighters drawing on oil assets for funding and fuel, 15 septembre
  • Daily Sabah, European diplomat: EU buys ISIS oil, 3 septembre 2014
  • AP, EU lifts syria oil embargo to bolster rebels, 22 avril 2013
  • The Independent, Islamic State: British fighters make up a quarter of foreign jihadists, 20 septembre
  • AFP, EU Counter-Terrorism Chief: Flow Of Europeans To ISIS ‘Isn’t Drying Up’, 24 septembre 2014
  • AP, ISIS Became The Richest Terrorist Group Ever By Raising Money Like A Mafia, 14 septembre 2014
  • El Watan, L’Occident veut-il vraiment en finir avec Daech, 23 septembre 2014
  • Middle East monitor, EU ambassador to Irak accuses european countries of purchasing oil from Islamic State, 3 septembre 2014

Vidéo de la conférence de Jana Hybaskova :

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SOURCE: http://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/09/22/irak-certains-pays-membres-de-lue-acheteraient-du-petrole-du-daech-ou-etat-islamique-ei/

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IMAGE: http://static.latribune.fr/article_content/363987/carte-petrole.png

EXTRAIT:

En août dernier, le site Atlantico indiquait pour sa part que le pétrole et les produits dérivés sous contrôle de l’Etat islamique étaient revendus à prix réduit sur le marché noir local, en Irak et en Syrie (à un prix variant entre 25 et 50 dollars le baril contre un prix sur le marché de plus de 100 dollars).

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Irak : certains pays membres de l’UE achèteraient du pétrole de l’Etat Islamique (EI)

par Elisabeth Studer

Alors que nous indiquions récemment que du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier vers la Turquie, laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak, affirmant même haut et clair destiner ce pétrole au marché international, selon Anadolu news agency, c’est désormais Jana Hybas-Kova, ambassadrice de l’Union européenne en Irak qui vient d’affirmer lors du Comité des Affaires étrangères du Parlement européen que certains pays européens avaient acheté du pétrole à « l’Etat islamique » .

Néanmoins, en dépit des questions pressantes de certains députés européens désireux d’en savoir plus, cette dernière a refusé de divulguer la liste des pays impliqués.

En août dernier, le site d’information « Jutarnji List », cité par l’agence de presse Reuters, indiquait quant à lui qu’un pétrolier transportant du pétrole brut du Kurdistan irakien, contenant 80.000 mètres cubes de brut, était entré dans le port croate d’Omisalj. Ajoutant qu’il s’agissait de la quatrième cargaison d’une telle envergure de brut en provenance du Kurdistan irakien, chargée dans un port de Turquie, à destination de la Croatie.

L’ambassadrice a par ailleurs déclaré que les tankers chargés du pétrole acquis auprès de l’Etat Islamique étaient arrivés dans plusieurs pays membres de l’UE, exhortant l’Union européenne à faire pression sur Iran, Kurdistan et Turquie en vue de faire stopper ces transactions.

Toujours selon Anadolu, Jana Hybas-Kova a ajouté que les contrées européennes qui alimentaient en arme les forces de Peshmerga en vue de soutenir leur combat contre l’Etat islamique ne se coordonnaient pas entre elles. Précisant que jusqu’à présent, il n’existe aucune garantie permettant de confirmer ou infirmer que l’Etat Islamique ou les terroristes kurdes se seraient emparés de ces armes.
L’ambassadrice a par ailleurs souligné la nécessité de développer un cadre juridique international via l’OTAN pour lutter contre l’EI, tout en mettant en garde sur les conséquences néfastes de tout éventuel soutien à l’indépendance du Kurdistan, déclarant qu’un tel mouvement serait susceptible d’engendrer l’effondrement complet du Moyen-Orient.

En ce qui concerne tout particulièrement l’achat de pétrole, précisons que selon David Rigoulet-Roze, spécialiste des questions énergétiques au Moyen-Orient, s’exprimant sur TV5Monde, du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier, via des camions citernes vers la Turquie. Autre alternative en dehors de la voie maritime : depuis mai 2014, un pipeline ayant pour destination le port turc de Ceyhan permet également de fournir la Turquie en hydrocarbures. Laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak.
Le gouvernement du Kurdistan a en effet décidé d’octroyer des concessions pétrolières à des entreprises étrangères (Exxon Mobil, Chevron, Total) sans l’aval de Bagdad, avec l‘ouverture d’un oléoduc partant de Tak Tak (raffinerie dans la région d’Erbil), d’une capacité actuelle de transit vers la Turquie de 100 000 barils jour, pouvant atteindre à terme 400 000 barils jour.
Certes, l’intervention militaire américaine qui a débuté le 8 août dernier a officiellement pour objectif de protéger les minorités religieuses du Kurdistan irakien, massacrées par les djihadistes de l’Etat islamique. Néanmoins, certains analystes soulignent que cette partie de l’Irak s’avère être particulièrement riche en pétrole, puisqu’elle constitue le deuxième pôle exportateur d’Irak.

Après être rentrés à Qaraqosh, et avoir massacré les populations chrétiennes, les miliciens de l’État islamique d’Irak ont accru leur pression sur les champs de pétrole du Kurdistan. Toutefois, ils pourraient se heurter, au sud du gisement de Kirkouk, aux populations yézidies. Lesquelles, de culture et de langue iranienne, viennent de recevoir l’aide logistique et militaire des États-Unis et de la Grande-Bretagne.
Cette région, située autour de la ville d’Erbil, disputée entre les Kurdes et l’ l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), suscite un intérêt particulier.  Si l’on superpose la carte des gisements pétroliers du nord de l’Irak et celle des minorités, on s’aperçoit que le foyer yézidi, situé au sud de Kirkouk, pourrait constituer un territoire tampon susceptible de protéger les gisements pétroliers du nord contre les appétits de l’EIIL.

En août dernier, le site Atlantico indiquait pour sa part que le pétrole et les produits dérivés sous contrôle de l’Etat islamique étaient revendus à prix réduit sur le marché noir local, en Irak et en Syrie (à un prix variant entre 25 et 50 dollars le baril contre un prix sur le marché de plus de 100 dollars).
Le site indiquait alors que ces produits étaient également utilisés par l’EI pour ses propres besoins, tout en ajoutant que l’EI contrôle également les routes de contrebande et de transit du pétrole vers la Jordanie, la Turquie et l’Iran (via le Kurdistan).
« En raison de la complexité et souvent de l’opacité des réseaux de distribution, ces pays pourraient en effet devenir les clients involontaires et indirects de l’Etat islamique, s’ils ne le sont pas déjà » affirmait par ailleurs le journaliste d’Atlantico. Lequel ajoutait «à terme, on ne peut pas exclure que du carburant vendu par des intermédiaires de l’Etat islamique ne soit commercialisé aux Etats-Unis et même en Europe ».

Le site French.irib – qui, soit dit en passant, reprend allègrement une grande partie de nos articles en bafouant toute notion de droit d’auteur et de déontologie – indique pour sa part que des rapports avaient déjà accusé la Turquie d’acheter et de transporter le pétrole vendu par « l’Etat islamique » et par le Front al-Nosra.

Selon les rapports, les services de renseignement occidentaux seraient capables de suivre les livraisons de pétrole des terroristes de l’EI se déplaçant à travers l’Irak et la Turquie. L’organisation terroriste contrôlerait quant à elle onze champs pétroliers dans le nord de l’Irak et dans la province syrienne de Raqqa (ville du centre du pays).

Sources : Anadolu news agency  La Voix de la Russie, French.irib, Atlantico

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 21 septembre 2014

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Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

Des dizaines de milliers de Kurdes se réfugient en Turquie pour fuir les combats syriens

PAR ATS/AFP/REUTERS 20/9/2014

Plus de 45 000 Kurdes de Syrie ont franchi la frontière turque pour fuir la progression des jihadistes de l’Etat islamique. Par ailleurs, 49 otages turcs détenus depuis trois mois par l’EI ont été libérés.

Permalien de l'image intégrée

Au moins 45 000 Kurdes de Syrie se sont réfugiés en Turquie depuis jeudi pour fuir les combats entre Etat islamique (EI) et combattants kurdes, a annoncé samedi le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus. Et les 49 Turcs otages des jihadistes en Irak ont pu être rapatriés.

«A l’heure où je vous parle, 45 000 Kurdes de Syrie ont franchi la frontière et sont entrés en Turquie en huit points de passage différents», a déclaré M. Kurtulmus à la presse.

La Turquie a été contrainte vendredi d’ouvrir sa frontière pour accueillir en urgence quelques milliers de Kurdes de Syrie…

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The Citizen Media

60,000 Syrian Kurds have fled their villages in the last 24 hours into Turkey.

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yrian Kurds withdraw from ~60 towns as ISIS #advances. Kobane refugees here… (Great Whatever)

The Daily Star reported:

Syrian Kurdish forces have withdrawn from around 60 villages in the face of an advance by Islamic State militants in northern Syria, a monitoring group said on Friday.

The Islamic State militants were using heavy weapons including artillery and tanks, said Rami Abdulrahman, director of the Britain-based Syrian Observatory for Human Rights.

The map posted on an Islamist website shows the siege of Kobane by ISIS.

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Written by Jim Hoft
Read more at The Gateway Pundit

Voir l’article original

Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

L’indépendance du Kurdistan irakienNaissance d’un nouvel Etat?

Ari Mamshae. De passage à Genève à propos d’énergie. Le Kurdistan irakien songe à s’émanciper de Bagdad mais laisse à l’Irak une dernière chance de démontrer sa bonne volonté.

Les dissensions entre la région autonome du Kurdistan et le gouvernement irakien datent de plusieurs années. Disputes sur les livraisons de pétrole, les versements budgétaires tronqués, la construction des pipelines entre les champs pétroliers kurdes et la Turquie, les sujets de polémique ne manquaient pas. La volonté d’indépendance du peuple kurde n’est pas nouvelle. En 2005, lors d’un référendum non officiel, plus de 98% de la population s’était prononcé en sa faveur. C’est toutefois la création de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EI) qui a été le catalyste en juillet de l’annonce du président Massoud Barzani d’un référendum d’indépendance dont la date dépendra tout de même de la bonne volonté…

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