Archives de mars, 2020

Par Hervé Féron
Maire de Tomblaine.

Bonjour, je suis en colère.

Nous sommes aujourd’hui le lundi 30 mars 2020, depuis plusieurs semaines une terrible pandémie s’est abattue sur le monde et sur la France. Partout, il est évident que les personnes les plus exposées, sont celles qui sont les plus fragiles de par leur âge, leur état de santé, mais aussi de conditions socio-économiques les plus précaires. Vous savez, ceux qui, confinés, n’ont pas de jardin pour prendre l’air, ceux dont les enfants dorment à plusieurs par chambre, ceux qui ne gagnaient déjà pas grand chose et qui ne verront aucune aide venir, ceux qui font partie des 13 millions de français qui n’ont pas internet, pas d’ordinateur, pas d’imprimante, qui ne sont pas informés, qui ne peuvent pas imprimer d’attestation pour sortir, qui ne peuvent pas se connecter pour obtenir les devoirs à faire faire aux enfants à la maison…

Il est notoire que les premiers qu’on abandonne sont toujours les plus vulnérables.

Je suis le maire d’une commune de 9163 habitants en Meurthe et Moselle : Tomblaine. Je sais qu’il n’est pas politiquement correct de dire la vérité haut et fort, en particulier en cette période où la solidarité doit être le ciment d’une certaine « union sacrée »…

Mais voilà, je ne sais pas aujourd’hui si je pourrai témoigner demain et surtout je suis en colère. La colère quand elle est terriblement fondée, comme c’est ici le cas, mérite d’être écrite, pour être raisonnée.

J’ai été en colère, hier lorsque j’ai entendu le ministre de la santé, au bout de quinze jours de confinement, donner ses consignes à la télévision, pour inciter, « dans les EHPAD, à faire porter les repas dans les chambres des personnes âgées. » Mais qu’est-ce qu’il croit ? Qu’on l’a attendu pour prendre nos responsabilités ?
Il vient de naître celui-là ? Il faudrait qu’il vienne un peu voir ce qu’il se passe sur le terrain !

Je suis en colère après ces gouvernements successifs qui depuis longtemps ont démantelé les hôpitaux publics, par la suppression massive de postes et de moyens, et abandonné l’accessibilité aux soins pour tous dans notre pays. Ces gouvernements qui ont créé de toutes pièces l’impuissance d’Etat d’aujourd’hui.

Je suis en colère quand je vois des élus, barons locaux faire des opérations de communication dans les médias quand ils n’ont eu de cesse de participer eux-mêmes à cette casse du service public.

Je suis en colère après ce gouvernement qui n’a rien anticipé, qui n’a rien prévu, alors qu’on a connaissance de ce risque depuis des mois et qu’il aurait fallu commander des masques de protection, des quantités de solution hydroalcoolique et des matériels d’assistance à respiration en nombre. En colère face à l’indécence de ce gouvernement qui a préféré ne pas prendre le risque de dépenser pour protéger la population, quand par ailleurs il a su donner des millions de cadeaux aux plus nantis en leur aménageant un Impôt Sur la Fortune sur mesure…

Je suis en colère face à l’irresponsabilité de ce gouvernement qui a tardé, en connaissance de cause, à mettre en place le confinement des populations, pour tenter coûte que coûte de permettre la mise en œuvre des élections municipales !

Je suis en colère après ce gouvernement et ce Président qui ont su organiser, pendant des mois, la répression violente contre les infirmières manifestantes et contre les pompiers en grève, les frappant, les bousculant, les gazant et qui aujourd’hui viennent les encenser, les remercier et leur promettre de misérables aménagements de salaire, comme pour s’approprier les valeurs de cette France courageuse, honorable et solidaire, qui donne quotidiennement leçons aux gouvernants défaillants.

Je suis en colère après ce Gouvernement engagé depuis des mois avec violence dans la casse de notre système de protection sociale et de retraites et après ce Président qui, à l’occasion de cette terrible crise, vient nous faire un numéro de communication à la télévision, pour louer ce même système de protection à la Française…

Je suis en colère après ces gouvernants qui ont créé les Grandes Régions, dans une approche libérale, pour ne pas dire irresponsablement mercantile, éloignant encore plus et fragilisant les services dûs au public.

Je suis en colère contre ces gouvernements, qui depuis 12 ans n’ont jamais cessé de diminuer les dotations aux Communes, pour les appauvrir et utiliser leurs moyens confisqués, pour couvrir une partie du déficit de l’Etat.

En colère contre ces Présidents de Métropole, gros barons régionaux qui ont vampirisé les domaines de compétence des maires pour mieux assoir leur pouvoir sans partage. En colère, parce que ces maires, à qui on a enlevé tous les moyens de faire vivre des politiques publiques sur leur territoire, les Présidents et ministres se rappellent soudain qu’ils existent et qu’ils sont indispensables, chaque fois qu’il y a une situation de crise. Souvenez-vous au lendemain des attentats du Bataclan, puis la révolte des gilets jaunes, et aujourd’hui le coronavirus ! Qui assume le service de proximité, la cohésion sociale, les secours d’urgence ??? Les maires, parce qu’ils sont sur le terrain, comme les professionnels de santé.

Je suis en colère, parce que depuis des années, l’incompétence d’Etat par les choix contraires aux valeurs de la République, a conduit toute une partie de la population vieillissante à ne pas avoir les moyens de se payer une place en EPAHD. Alors les maires, qui n’en ont pas compétence, ont créé des foyers résidences pour des personnes soit disant autonomes. Et de plus en plus, hors périodes de crises, pour libérer des lits, voire pour faire du chiffre, les hôpitaux libèrent ces personnes âgées pour les placer en « hospitalisation à domicile » dans ces résidences non médicalisées. Ainsi, il y a un transfert de charges financières et de responsabilités énorme sur le dos des maires et des employés municipaux…

Je suis en colère parce que dans ma ville, il y a un Foyer-Résidence de ce type, pour personnes âgées autonomes… Depuis le début de la crise, nos personnels municipaux sont mobilisés, parfois même sur des métiers qui ne sont pas les leurs, ils sont admirables, ils sont héroïques.

Je suis en colère, parce que depuis des semaines, nous attendons de l’aide de la part du Conseil Départemental et de l’ARS (Agence Régionale de Santé). Rien, aucune aide, aucun soutien matériel, aucun soutien logistique, aucun renfort humain. Ils sont absents de nos territoires. Alors quand je vois dans la presse leurs responsables venir donner des leçons et expliquer, en mentant, ce qu’ils disent qu’ils font… je suis en colère. Savez-vous que depuis plus d’un mois, nous avons demandé à l’ARS par téléphone, par mail, par sms, des masques de protection pour nos personnels municipaux qui travaillent jour et nuit pour protéger ces 56 personnes âgées. L’ARS n’a même pas daigné nous répondre !!! Quel mépris ! Quelle médiocrité !

Et ce qui me met le plus en colère, c’est quand le Conseil Départemental, comme l’ARS, nous adressent avec insistance des documents à remplir pour nous donner des consignes (d’ailleurs parfois stupides et contradictoires, je conserve les écrits…) et pour contrôler ce que nous mettons en œuvre sur le terrain ! Voilà qu’ils nous demandent des comptes !!!
On croit rêver. Désolé, on n’a pas le temps de vous répondre, on est en train de porter secours à une dame de 98 ans !!!

Enfin, je suis en colère après ce sale con et je vous demande de ne pas excuser ma trivialité, qui ce matin est venu de Nancy, parce qu’il avait repéré qu’à Tomblaine il y a un Foyer Résidence de personnes âgées, en état de grande vulnérabilité, parce que abandonné des pouvoirs publics. Un monsieur, aide à domicile de métier, était venu pour assister une des personnes âgées de ce Foyer, dans le cadre de son métier. Il était venu en vélo. Le sale con lui a volé son vélo, quand l’aide à domicile travaillait au péril de sa vie.

Je suis en colère aussi parce que le sale con a été vu et que la police a été appelée, mais n’a pas répondu alors qu’il était encore temps de récupérer le vélo. Lorsque dix minutes plus tard on a rappelé la police, il a été répondu que la police ne pouvait pas se déplacer à cause de l’épidémie et qu’il fallait que l’aide à domicile se déplace pour déposer une main courante au commissariat !!! Là encore, on croit rêver !

Il est notoire que les premiers qu’on abandonne sont toujours les plus vulnérables.

Ce qui me motive, c’est quand je constate le formidable élan de solidarité des innombrables anonymes, qui s’est déclaré spontanément dans nos Communes, dans nos quartiers, dans nos rues, c’est le courage de tous les personnels soignants et accompagnants, c’est la générosité manifestée, c’est un élan d’amour spontané et collectif exprimé en tapant sur des gamelles à 20h chaque soir pour dire merci à ceux qui risquent leur peau, merci à ceux qui prennent soin des autres rien qu’en étant prudents, et crier au monde entier « merci d’être vivants » !
Je hais les égoïstes et les imbéciles comme ce voleur de vélo. Et je vous en veux à vous les puissants, les nantis qui avez failli à votre mission, parce que vous êtes médiocres et que seuls les résultats des prochaines élections vous intéressent. Je ne suis pas de votre monde, nous ne sommes pas du même monde. Il est temps qu’on vous le fasse entendre.

J’ai écrit ma colère, parce que j’émets le vœu qu’après tout cela, des milliers, des millions de français heureusement rescapés engorgeront vos putains de tribunaux pour porter plainte contre vous pour « abandon de la population et en particulier des plus vulnérables ».

Et j’espère que vous serez condamnés, au moins aux yeux de l’histoire.

Alors je lance un appel sur les réseaux sociaux, partagez ce message, partagez ma colère, partagez…

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est herve-feron.jpgVive la République.
Hervé Féron
Maire de Tomblaine.

Ce samedi 28 mars 2020 dans l’après-midi, à bord de son corbillard, il se dirige vers le crématorium de Canet. Au rond-point d’Auchan, à Perpignan, il est soumis à un contrôle par les forces de l’ordre :« Mais je n’ai pas mon attestation dérogatoire pour me déplacer. Pris par l’organisation de la cérémonie, je n’y ai pas pensé, je l’ai oubliée dans ma voiture de fonction. Je l’avoue à l’agent. Je suis en plein convoi funéraire, trois voitures de la famille du défunt me suivent. Je propose au policier de revenir plus tard avec le papier. On me prend ma pièce d’identité. Je suis quand même verbalisé de 135 euros d’amende. »

« Je reconnais ma faute, concède le père de famille de 35 ans. Je veux juste prévenir les professionnels de la route, qu’en cette époque, c’est tolérance zéro. Pourtant je ne me baladais pas, je ne faisais pas mes courses. Je ne faisais que travailler. J’étais auprès d’une famille en deuil. »

Ce dimanche 29 mars 2020 au soir, le commissariat de Perpignan n’était pas en mesure de répondre à nos sollicitations. 

source

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Le 26 mars, la DGDDI comptait 2540 agents présents physiquement sur leur lieu de travail sur un effectif de 17 372 personnes.

268 agents sont malades et 935 agents ont été placés en quatorzaine.

Source DGDDI

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2 490 agents présents physiquement sur leur lieu de travail, 248 agents malades et 900 agents placés en quatorzaine

De passage, ce matin au tunnel du Fréjus, retour d’Italie, aucun contrôle !

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Par manque total d’équipements de protection individuelle, les douaniers n’ont pu que constater ce 24 mars, qu’à la DGDDI, 202 agents sont malades,
847 agents ont été placés en quatorzaine et 2 593 agents sont encore présents physiquement.

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Affaire Business France

De janvier 2015 à mai 2017, Muriel Pénicaud est directrice générale de Business France, agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. En mars 2017, une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris, vise cette agence. Cette enquête concerne l’organisation d’une soirée de promotion des start-up françaises, organisée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, à Las Vegas le 6 janvier 2016 en marge du Consumer Electronics Show (CES), dont l’organisation a été confiée à Havas, sans appel d’offres, ce qui est contraire à la loi.
Le parquet de Paris ouvre en juillet 2017 une information judiciaire pour favoritisme et recel de favoritisme. Elle est confiée au juge Renaud Van Ruymbeke. Muriel Pénicaud est convoquée le 22 mai 2018 par un juge d’instruction chargé de l’affaire en vue d’une audition sous le statut de témoin assisté.
Son management est par ailleurs critiqué par certains employés de Business France qui dénoncent un management par le stress et autoritaire.
Le 20 décembre 2017, Le Canard enchaîné révèle que 671 infractions au Code du travail ont été constatées à Business France, lorsque Muriel Pénicaud dirigeait l’agence publique

Affaire Creative France

En juillet 2018, des magistrats demandent au procureur l’ouverture d’une information judiciaire concernant le dossier « Creative France » dans lequel ils soupçonnent Muriel Pénicaud de favoritisme au profit, encore une fois, d’Havas.

Le contrat ainsi octroyé aurait rapporté 13,2 millions d’euros à l’entreprise chargée de réaliser des spots publicitaires vantant l’attractivité de la France à l’étranger. Muriel Pénicaud a affirmé devant les juges qu’elle ne connaissait « personne d’Havas » et donc surtout pas Stéphane Fouks, vice-président de l’entreprise, ce que contredit l’enquête.

Affaire Danone : plus-value lors d’un plan social

En 2013, Muriel Pénicaud, alors directrice des ressources humaines du groupe Danone, revend ses stock options reçues en 2009, réalisant ainsi une plus-value de 1,13 million d’euros, dont 280 000 € environ sont concomitants à la hausse, début 2013, de la valeur des actions du groupe au moment de l’annonce de 900 suppressions d’emplois de cadres en Europe. Le soupçon de délit d’initié est patent.

Affaire des licenciements de salariés protégés

En mars 2018, Mediapart explique que Muriel Pénicaud a validé le licenciement d’un des responsables du syndicat SUD de La Poste, Gaël Quirante, alors que la procédure a été refusée à quatre reprises par l’inspection du travail, qui juge que les faits reprochés ne sont pas assez graves pour le licencier et que son licenciement est lié à ses activités syndicales.

En mai 2019, elle autorise le licenciement de représentants syndicaux ou délégués du personnel de l’usine Whirlpool d’Amiens, dans le cadre de sa délocalisation vers la Pologne.

Questionnements sur son impartialité dans la fonction

Muriel Pénicaud a occupé des postes importants dans plusieurs grandes entreprises françaises très controversées, ce qui inquiète certains commentateurs quant à son impartialité en tant que ministre vis-à-vis de ces entreprises. L’inquiétude est encore plus grande si l’on considère que sur les 9 conseillers de son cabinet ministériel, 4 sont d’« anciens » lobbyistes professionnels.

Détournement de procédures fiscales

Muriel Pénicaud a créé en 2012 le fonds de dotation Sakura, où elle a placé 670 000 euros, déduits des impôts à 66 % à condition que le fonds finance des « projets d’intérêt général » au titre du mécénat artistique.
Ce fonds a en fait servi à financer un centre d’art géré par son ancienne collaboratrice Marie-Solange Dubès, qui expose notamment les photographies de Muriel Pénicaud, mais aussi une revue qui publie les livres de Muriel Pénicaud, écrits sous le pseudonyme de « Julia J. Joy ».

Trucages sur les chiffres de l’assurance-chômage

En 2019, les données sur lesquelles Muriel Pénicaud fonde sa réforme de l’assurance-chômage font l’objet de vives contestations. Alors qu’elle assure qu’un chômeur sur cinq touche une allocation chômage plus élevée que son salaire, une étude de l’Unédic reprise par plusieurs médias fait état d’un chiffre cinq fois inférieur.

En juin 2019, l’Autorité de la Statistique Publique relève que cette donnée occupe une grande place dans la description du fonctionnement du système d’indemnisation du chômage en France tandis que cette « information publiée par Pôle emploi reste minimale », souligne-t-elle. Elle annonce qu’elle auditera l’INSEE et le Conseil National de l’Information Statistique à propos de ce qu’elle qualifie de “polémique”.

Participation illégale au Conseil d’administration du Forum de Davos

Le 15 novembre 2019, elle est nommée au sein du Conseil d’administration du Forum de Davos, à titre bénévole. Elle met à jour sa déclaration auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui lui demande de renoncer à cette fonction d’administrateur dans le cadre de l’article 10 de la loi de 2013. Muriel Pénicaud « prend acte » de la délibération de la HATVP et déclare que sa motivation d’accepter ce mandat bénévole était pour défendre un « capitalisme plus responsable ».

Affaire du congé pour enfant décédé

Muriel Pénicaud a encore défrayé la chronique en janvier 2020 pour avoir refusé d’étendre le congé des parents en cas de décès d’un enfant, ce qui a provoqué non seulement un tollé à l’Assemblée nationale, mais une réprobation unanime dans la France entière.

Patrimoine

le ministre le plus riche du gouvernement

Muriel Pénicaud possède un patrimoine qui est évalué à 7,5 millions d’euros fin 2017, puis à 6,5 millions d’euros en juillet 2018, par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, soit le plus élevé de tous les membres du gouvernement.

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Les policiers n’ont pas de masques, les douaniers non plus…Déjà 130 douaniers atteints et un Laurent Nunez ose affirmer qu’il n’y a aucun problème d’approvisionnement en masques…

Dans les Alpes, un cabinet médical avec 3 médecins a reçu sa dotation pour la semaine prochaine … 20 masques pour 3 toubibs pour les 6 jours.

Cette semaine ils ont reçu 150 patients par jour…
900 dans la semaine…

Le foutage de gueule continue.

Dans le même temps de Darmanin à Parly, on se gargarise sur twitter…

C’est la France éternelle où une bande d’énarques, d’inspecteurs des finances, d’administrateurs civils et autres cooptés gèrent le pays au mieux de leurs intérêts propres.

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A cause de hauts fonctionnaires irresponsables !

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Par Juan Branco

Crise mondiale de la souveraineté.

Les institutions tremblent, et supplient les populations de les sauver. N’oubliez jamais, dans les larmes et les frissons que cette période va enclencher, dans l’admiration que l’on vous demandera de vouer à ceux qui vous auront « sauvés » que ce sont les larmes de nos dominants que vous serez entrain de verser. Pleurs d’un système aux abois, qui cherche à les incruster dans votre chair, afin de vous rappeler à votre condition de sujets, et vous faire oublier qu’à cet instant là, c’était son âme et non la vôtre qui menaçait de péricliter.

Le risque n’est pas individuel.

Voilà ce qu’on ne cesse de nous répéter. L’immense majorité d’entre nous sera préservée, et l’épidémie de grippe qui suivra fera dix fois plus de morts, « si tout est bien géré ». Et voilà pourtant que nous ne cessons de trembler, faisant pleuvoir les procès en irrationalité contre ceux qui s’inquiètent, et en irresponsabilité contre ceux qui ne seraient « pas assez mobilisés ».

Comment l’expliquer ?

Tout simplement en révélant que ce qui se joue en cette crise, c’est un déplacement du politique de l’Etat vers la société. Et que ce que cela révèle, c’est les rapports de domination que les institutions nous imposent, et qui nous amènent à incorporer, littéralement, les sentiments de nos dominants, sans ne jamais conscientiser notre condition de sujet.

Explicitons.

Le risque n’est pas individuel, répete-t-on. Cela ne veut dire qu’une chose: que ce n’est pas nous, directement, mais les institutions qui sont menacées. Et que si nous sommes menacés, par ricochet, ce n’est qu’en ce que nous dépendons, que nous nous sommes soumis à ces institutions qui menacent d’effondrement. Voilà pourquoi le coronavirus fait, tout là-haut trembler. Non pas parce que nous mourrons. Mais parce que cela menace de les faire péricliter. Voilà pourquoi chômages et retraites peuvent être préservées, monnaie pleuvoir, promesses déborder, alors que nous étions jusque là avec une immense morgue traités.

Parce qu’ils ont peur d’être lâchés. Et non pas que l’on meure – mais qu’ils se trouvent, dans la foulée, à la hache découpés.

Le peuple n’est pas habitué à ce qu’on lui offre soudain ce qu’il avait cessé de réclamer. Il se méfie à raison lorsque des consignes le poussent à s’écarter du soleil tout en l’incitant à aller voter, et lorsqu’un Président et ses affidés prétendent le faire au nom d’une idée – la démocratie – qui ne semble tenir que lorsqu’elle sert à les consacrer.

Lorsqu’il voit la carotte maniée bien plus fort que le bâton, par celui qui jusqu’alors trouvait jouissance à affirmer sans entraves son autorité, il plisse les yeux.

Quelle est donc la raison de ces sollicitudes qui l’enserrent soudainement ? Seraient-ils à ce point en danger ?

En coulisses, s’agite un monde auquel, il le sait, personne ne lui donne accès. Où les médias se contentent maintenant de récolter des paroles intéressées, sans ne plus chercher à trouver la vérité. Il sait qu’on lui ment, tout le temps, et que personne n’est là pour l’aider à déceler ce qui est réellement entrain de se jouer. Qu’il n’a dès lors face à lui que des surfaces, des masques de personnages qui peuvent à tout moment chercher à le manipuler, et dont il faut d’instinct se méfier. Les enjeux de ces lieux, de ces palais si écartés de sa réalité, ne peuvent que lui échapper. Et il sait trop bien à quel point ses intérêts sont éloignés de ceux qui sont chargés de le « dominer ».

Alors, lorsqu’on lui demande d’incorporer, littéralement la préoccupation de l’institution, en adoptant des comportements qui pourraient « sauver la population », une première réticence naît.

Le peuple ne l’entend pas, n’y croit pas, à ce pouvoir qui fait mine de s’y intéresser, et dans un premier temps, ne réagit pas. Il faut le menacer, le rabrouer, s’y reprendre à plusieurs fois pour enfin imposer une précaire obéissance, sous la crainte de la trique, à partir de laquelle la pensée naît.

Car dans la solitude de ses appartements, le peuple comprend que ce qu’on lui dit tient en les mots qui viennent de lui être adressés, et l’intensité avec laquelle ils ont été répétés: le devenir réside dans sa capacité, et sa volonté, à cesser de se toucher et de se parler.

Disons le plus clairement, en éliminant les propositions subordonnées : le devenir tient en notre volonté, en notre capacité à nous organiser.

Et il comprend immédiatement que cela veut dire que le pouvoir, de ce fait, d’antan si dominant, se trouve à ses pieds, et voie sa survie entre ses mains et ses muqueuses placée.

Plongez en mes yeux et croyez ce qui vient : c’est pour votre bien que je vous demande de vous distancer. Voilà ce que M. Macron disait, alors qu’il ne craignait la veille de couper les budgets d’hôpitaux effondrés, tandis que sa femme, en plein coeur de l’été, allait en un hôpital privé se faire soigner.

Plongez en mes yeux et croyez ce qui vient : c’est en tant que société et individus que vous concernés, et que j’appelle à « votre responsabilité ».

Fascinant renversement de la souveraineté, qui montre soudain leur précarité. Eux qui faisaient profession de ne dépendre de rien, commencent à nous supplier.

Fascinant pouvoir qui nous est soudain octroyé, et que les sursauts de paternalisme de M. Macron, tout à sa tentative de « responsabilisation » matinée de culpabilisations, car nous ne l’aurions pas assez écouté ! ne masqueront pas : ce n’est, pour la première fois, pas que notre devenir, mais aussi le leur, qui se trouve soudain entre nos mains.

C’est cela la leçon, au-delà de la péripétie, des drames et des larmes que cette période va susciter. L’inquiétude qui aujourd’hui s’est disséminée, fait trembler partout en France des malades et leurs proches, isole les plus fragiles, saccage les vies et prépare une vague de misère dont il se peut bien qu’elle soit la dernière, est le fruit de leur, et non de nôtre irresponsabilité.

Imaginez un instant qu’elle leur soit attribuée. Et que ce ne soit pas aux uns les autres que nous nous l’attribuions, mais à un pouvoir, non du fait de son malfaire, mais de son principe, que nous la retournions.

Imaginez que l’on découvre la réalité, à savoir que nous ne sommes menacés que parce que nous appartenons à ces institutions qui produisent le mal dont elles prétendent nous sauver, qui se trouvent incapables de répondre à nos besoins. Imaginez que nous découvrions que c’est parce que nous nous sacrifions pour eux, que nous nous soumettons, que nous sommes leurs sujets, qu’il nous faut craindre. Que tout cela aurait pu ne pas, et pourrait, ne plus exister, si d’eux nous nous trouvions débarrassés.

Que ce n’est pas pour nous protéger de l’aléa et du danger – ce pourquoi nous les élisons, payons, finançons, écoutons et obéissons – mais pour les protéger qu’il nous est demandé de nous confiner, de nous taire, de les regarder et de trembler.

Que nous sommes arrivés à un stade où, une fois cette crise finie, nous pourrons, en toute légitimité, nous en débarrasser. Imaginez vous que tous ces gens là ne soient paniqués qu’à l’idée d’une perte de fonction, que nous commencions à trouver plaisir au fait de jouir du pouvoir comme ils le faisaient, décidant peut-être, par caprice, de ne pas les écouter, pour voir, comme ça ce que ça ferait. Pour voir si, comme ça, d’un mouchoir ou d’une toux mal masquée, ils tomberaient. De commencer à jouer avec leur destin comme ils le font avec les nôtres.

De leur montrer ce que ça fait.

Voilà l’explication du hiatus irrésoluble qui semble persister en nous, incapables de comprendre pourquoi d’un côté l’on en fait tant – alors que tant de morts chaque année emportent les nôtres, de la grippe la plus banale au suicide le plus social, en des quantités incomparables et bien plus facilement évitables – ; et pourquoi de l’autre côté l’on sent une telle urgence à en effet se protéger.

Ce hiatus est le fruit de ce paradoxe qui fait que l’espace politique et médiatique, prétendant s’adresser à nous en tant qu’êtres sensibles et libres, ne parle en fait qu’à des sujets. Sujets, et non serfs, d’institutions que nous avons construits, dont ils se sont saisis, et dont le fondement – celui de la croyance et de l’adhésion, de l’obéissance – vacillent à cet instant. Institutions nous dépendons secondairement. Non pour nous protéger d’un virus – cela, seulement marginalement – mais pour préserver une société qu’ils ont pillé au point où elle menace, maintenant, sur nous, de s’effondrer. D’où l’ambivalence. D’où l’hésitation. D’où les contradictions. Entre pleurs et désir de transgression.

Pourquoi l’urgence s’est-elle transmise à la population, là où naturellement, en un système westphalien, elle aurait dû rester concaténée, avant d’être traitée, au sein de l’Etat ?

Parce que l’Etat est débordé. Parce que l’Etat n’a pas fait ce qu’il devait. Parce que l’Etat, prévenu depuis janvier, n’a pas commandé masques et tests, n’a pas recruté de personnel médical, revalorisé les salaires, commandé des machines, construit des hôpitaux préparé l’après. Parce que l’Etat, trop soumis à l’existant – c’est-à-dire aux intérêts – n’a pas arbitré en faveur des populations mais de ceux qui le dominaient, nous exposant.

Et que se passe-t-il lorsque l’Etat, créature étrange censée nous préserver, ainsi se trouve exposé ? Il nous rend notre liberté, et expose ses dirigeants à la cruauté. C’est la leçon de Hobbes, et de toute la théorie qui a fondé notre modernité. Car quelle est la première question que tout sujet pensant se pose intuitivement ? Celui du sens des sacrifices qu’il consent quotidiennement à l’Etat, en termes d’impôt, de liberté, de personnalité, depuis des années, pour obtenir en échange qu’il soit protégé de l’aléa et du danger.

Que pensera le sujet d’un Etat qui en est réduit à le prier de bien se comporter pour protéger sa souveraineté – et non celle de son sujet ?

Et où menacerait de basculer le pouvoir, si jamais le système tout entier défaillait ? Si ces hopitaux si chèrement payés n’étaient plus en mesure de soigner qui que ce soit, d’un fait d’une épidémie dont nos dominants n’auraient su nous protéger ?

Que se passera-t-il lorsque demain la société découvrira qu’elle aura à payer pour tous les dégâts que nos impétrants ont causé, et qu’ils font mine, aujourd’hui de nous distribuer, à coups d’annonces militaires, qui sur nous demain viendront à nouveau à peser ?

Voilà pourquoi la soudaine humilité. Voilà pourquoi soudain l’importance donnée à la solidarité, à la générosité. A notre nous. Voilà pourquoi les milliards qui, du ciel, semblent tomber.

Non le fruit d’une révélation soudaine en nos dirigeants de ce que la vie humaine contient de préciosité, mais la conscience aigue que leur destin est entre nos mains, qu’il importe au plus vite de nous subjuguer, pour s’éviter de tomber.

Et pourquoi continuons-nous à adhérer ?

Non pas pour nous sauver – puisque nous le savons, dès qu’un instant de lucidité nous reprend, que nous ne serons pas exposés. Non pour les sauver. Mais parce que nous tenons trop à ce qu’ils ont saccagé. A ce sentiment d’humanité et d’altérité qui nous feraient demain potentiellement responsables, même marginalement, en une fable levinassienne, d’une mort d’autrui que eux n’ont jamais hésité à provoquer. Parce que nous ne voulons pas même de cette infime responsabilité. Nous ne voulons pas devenir eux. Nous ne voulons pas participer à un massacre qu’ils ont fabriqué. Car nous le savons, nous: ce qu’ils haïssaient et prétendent soudain aimer est le fruit de nos sacrifices, et de ceux de nos anciens, de ces années de privation et de contention, de conformation à un ordre existant pour obtenir cette sécurité et de partagé que par leur imprévoyance et leur insignifiance, ils menacent de dévaster. Un sacrifice infligé à soi, à tout instant, qui a donné naissance à un enfant qu’ils ont cherché à dépecer, et à retourner contre ceux qui l’avaient conçu.

Nous nous accrochons au ça, à cet intangible qui s’appelle communauté, dont nous ne nous sommes jamais détachés, et qu’ils n’ont jamais fait que piller pour servir des tiers, avant maintenant, soudain, de s’en réclamer, lorsqu’ils craignaient de perdre l’accès à ces ressources que nous leurs avions confiées.

Ceux qui leur importent ne sont pas les 1% qui mourront.
Ceux là ont été déjà contingentés, absorbés, justifiés. Mais les 99% qui pourraient demain se révolter, en le nom et l’honneur de ceux qui sont tombés, mais aussi parce qu’ils auront été forcé d’eux-memes se protéger.

Ils ont peur de nous.

Voilà ce que le coronavirus nous aura fait gagner. Ils ont peur de nous, et il ne tient qu’à nous de maintenant les renverser.

Faut-il se réjouir de ce brutal renversement, alors que des centaines de milliers de personnes en mourront ? Non point. Nous voilà à devoir, par gestes « citoyens », intégrer des contraintes que nous avions délégué au sein de l’institution. Cela nous donne un grand pouvoir. Cela nous fait découvrir la sensation du pouvoir. C’est de la jouissance que cela peut susciter qu’il faut se protéger, de cette jouissance que l’Etat cherche à censurer en donnant l’apparence de la commander.

Mais que personne ne s’y trompe. Répétons-le. Martelons-le : pour la première fois de l’histoire, c’est eux qui dépendent de notre volonté. C’est eux qui ressentent la vulnérabilité de celui qui s’apprête à être débordé. C’est leur survie qui dépend de notre désir, d’accepter ou non d’être commandés. Nous sommes en position d’insurrection et de renversement. A nous de leur donner une leçon d’intégrité. En prenant acte de leur défonction et de leur incapacité, du risque insigne qu’ils font peser à nos anciens et plus exposés. De la caducité de leur pouvoir. Et de ne pas utiliser cette position, pour, dès aujourd’hui, les dévaster en exposant ceux d’entre nous qui pourraient s’en trouver affectés.

A nous cependant aussi de prendre conscience, et de ne jamais oublier, que c’est bien contre et malgré eux que nous aurons été sauvés, et qu’eux-mêmes l’auront été de notre fait. Que le moindre geste « irresponsable » de notre part, aurait pu les faire tomber. Que les morts que nous aurons à pleurer seront de leur fait, et celles qui ne le seront pas, de notre fait.

Sentez un instant le pouvoir que vous avez. Et refusez-vous à cette satisfaction qui d’eux nous a tant dégoûtés. Nous ne leur avons arraché cette force que parce qu’ils se sont montrés incapables d’exercer celle qu’ils nous avaient enlevé, menaçant de ce fait l’ensemble de la société – car c’est bien tous ceux qui un jour auraient besoin de soins, et non les porteurs du virus, qui se trouvent aujourd’hui exposés.

Nous les porteurs du virus sommes aujourd’hui une grenade dégoupillée. Sachons demain nous en souvenir pour, de ces êtres désincarnés, définitivement se débarrasser. Demain, avec la fierté du regard qui saura qu’il ne se doit qu’à lui-même et à ses frères de s’en être tiré, à nous et à ceux qui auront fait au quotidien fait les sacrifices nécessaires pour se substituer à un Etat et des institutions qui nous auront abandonné après avoir fécondé un monstre que la mondialisation aura propagé, apprêtons-nous à de nouvelles naissances, de celles qui couronnent les anarchistes et font oublier ministres et banquiers n’ayant pris le pouvoir que pour servir leurs intérêts, achevant ainsi notre liberté.

Demain, l’ère de l’antisouveraineté.

Un temple où la vérité et le pouvoir s’accoupleront, et où l’on ne craindra plus d’être, par d’obscurs virus nés des tréfonds d’un système politique et économique en perdition, et des incapables qui s’y sont accolés plutôt que de faire progresser l’humanité, contaminés.

Se protéger, pour, demain, les remercier de nous avoir sauvés ? Non.

Se protéger pour les voir demain tomber.

Et ne plus jamais, d’eux, n’être les sujets.

Eux qui nous ont tant méprisé, eux qui se retrouvent maintenant, misérables, à supplier ces « riens » que de haut ils regardaient

Eux qui continuent à nous laisser nous entasser, pour peu que l’on reste matière à exprimer, sans nous laisser même nous enterrer

Eux qui ont laissé le mal et la mort nous enserrer, écoutons les et entendons les.

Faisons ce qu’ils nous ont demandé.

Protégeons les nôtres de leurs mains et de leurs regards. Du contact qu’ils tenteront de nous imposer. Qu’ils cherchent déjà, de visite présidentielle en allocution ministérielle, à nous imposer.

Ne les laissons plus nous approcher. Et ne les laissons plus jamais nous écarter.

Nous venons de commencer à lutter. Et ce sont eux qui nous ont armés.

PS : Texte paru originellement en ce jour dans le journal portugais Correio da manha, qui a annoncé que j’étais infecté, déduisant de mes symptomes ce qui ne pouvait être prouvé.

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Depuis janvier 2020, une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine.
Retrouvez toutes les réponses officielles aux questions que vous vous posez sur ce qu’est le Coronavirus COVID-19 et les recommandations pour votre santé sur la plateforme:

gouvernement.fr/info-coronavirus

Le 16 mars 2020, le Président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire les contacts et déplacements au strict minimum sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum.

Des dérogations sur attestation seront possible dans le cadre de :

-déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle,

-lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées

-sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou –

déplacements professionnels ne pouvant être différés ;

-déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;

-déplacements pour motif de santé ;

-déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes

-vulnérables ou la garde d’enfants ;

-déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle

-des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

L’attestation de déplacement dérogatoire est téléchargeable ou peut être rédigée sur papier libre

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« De grâce, écoutez-nous » :

Des médecins italiens dénoncent la minimisation des dangers du coronavirus!

Dans un post Facebook, publié le 7 mars et diffusé par le quotidien italien « Corriere della Sera », un médecin chirurgien de Bergame (au nord-est de Milan, en Lombardie), Daniele Macchini, raconte la pression exercée sur le système de santé par le nombre écrasant de patients atteints du nouveau coronavirus. « La guerre a littéralement explosé et les combats sont ininterrompus, de jour comme de nuit », écrit-il, qualifiant la situation de « catastrophe épidémiologique » et de « tsunami » qui a « submergé » les médecins italiens.

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Inutile de courir faire des stocks alimentaires ou de liquide hydro-alcoolique puisque les approvisionnements continuent normalement.

Mais rester à plus d’un mètre de votre plus proche voisin, éviter de tousser en public et, sachez qu’il est interdit de cracher, par contre se laver les mains et s’appliquer si possible un liquide hydro-alcoolique systématiquement lorsque que vous pourriez être amenés à toucher une poignée de porte et en tous cas, le plus souvent possible et tout ira bien.

Le port d’un masque est vivement conseillé pour tout déplacement en public tout en respectant le mètre de distance de séparation.

Les Français ne sont pas mieux protégés que leurs voisins italiens.

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Un troisième cas suspect de coronavirus est suspecté dans le Nord après la contamination confirmée d’un homme de 65 ans qui avait séjourné à Dubaï, a annoncé l’agence régionale pour la santé (ARS) vendredi 10 mai 2013.

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Une proposition de loi, portée la jeune députée Sarah El Haïry (MoDem), actuellement en deuxième lecture au Sénat, suscite beaucoup d’espoirs parmi les associations.

Son article 4 notamment, inspiré d’une loi antimafia italienne, prévoit « la réutilisation des biens confisqués » par la justice à des fins d’intérêt public ou social, en les mettant à disposition des structures associatives.

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Une enquête coproduite par la RTBF à ne pas manquer dans « Retour aux sources »
sur La Trois à 21h05. Les 2 premiers épisodes diffusés ce samedi 08 février seront suivis d’un débat avec le psychanalyste Michel Rosenzweig et le Juge Michel Claise.

Le 3e épisode sera diffusé le samedi 15
février.

A voir aussi sur AUVIO.

Episode 1 : L’ère des empires

Le trafic de drogue n’a pas été inventé par une mafia mais par les puissances coloniales européennes, au XIXe siècle.Tandis qu’elles répandent l’opium dans toute l’Asie, l’industrie
pharmaceutique découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial.

Quand la prohibition s’impose au début du XXe siècle, les premiers réseaux voient le jour au Mexique, en France, en Chine
Ces réseaux connaissent un essor sans précédent pendant la guerre froide : entre les mains des services secrets, les drogues deviennent un instrument géopolitique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers des soldats américains au Vietnam est accro à l’héroïne. Un an plus tard, dans un discours historique, le président Richard Nixon lance la guerre contre les drogues

Alors que la guerre contre les drogues progresse partout dans le monde, une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin

des années 1970, plus puissante que jamais. Ces criminels ne sont pas seulement avides d’argent, mais aussi de pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Toto Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, Felix Gallardo au Mexique, ont bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic de drogue àbl’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faudra près de 20 ans pour que les États s’organisent et mettent au point des stratégies pour faire tomber les barons de la drogue.

Le trafic s’est morcelé, atomisé sous les coups portés par la police.
Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle : des zones de guerre, comme l’Afghanistan ou la Colombie. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence inqualifiable, et partout, le bilan de la guerre contre les drogues n’est qu’un décompte macabre.

Les drogues de synthèse, faciles à fabriquer et dissimuler, annoncent la quatrième génération à venir : les trafiquants en blouse blanche.


Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme.

Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle : des zones de guerre, comme l’Afghanistan ou la Colombie. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence inqualifiable, et partout, le bilan de la guerre contre les drogues n’est qu’un décompte macabre.

Les drogues de synthèse, faciles à fabriquer et dissimuler, annoncent la quatrième génération à venir : les trafiquants en blouse blanche.

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On appelle « drogue » toute substance qui modifie la manière de percevoir les choses, de ressentir les émotions, de penser et de se comporter. Les dangers liés à l’usage varient selon les substances, les individus, les façons de consommer, les quantités, etc.

Après lecture, merci de bien vouloir signer la pétition demandant que l’ensemble des élus et décideurs de la France soit soumis régulièrement à des tests de dépistage.

Pour signer

Les différentes substances peuvent être classées selon leur statut juridique, leurs
effets ou encore leur dangerosité.

Des drogues légales et illégales

Il existe des drogues autorisées mais réglementées, comme l’alcool et le tabac ou encore certains médicaments, et des drogues interdites dont la loi proscrit l’usage et la vente, comme le cannabis, l’héroïne ou la cocaïne. Enfin de nouvelles drogues apparaissent sur le marché sans que leur statut soit encore clairement défini.

L’autorisation ou l’interdiction d’une drogue n’est pas strictement fondée sur sa
dangerosité. D’autres facteurs entrent en ligne de compte (histoire, culture, intérêt thérapeutique…).

Des effets différents

Les drogues sont également classées selon le type d’effets qu’elles procurent.

  • « Dépresseur du système nerveux » : elles agissent sur le cerveau en ralentissant certaines fonctions ou sensations. Un
    ralentissement de la fonction respiratoire et l’endormissement sont souvent des effets secondaires de ces drogues.
  • « Stimulant » : elles accroissent les sensations et certaines fonctions organiques comme le rythme cardiaque ou encore la
    sensation d’éveil… Leur action « stimulante » est souvent suivie d’un contrecoup avec par exemple des sensations inverses de fatigue et
    d’irritabilité.
  • « Hallucinogène » : elles modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles. Ces modifications sont très
    dépendantes du contexte et de la personne qui utilise de telles drogues.
  • « Stimulants-hallucinogènes » : elles stimulent les sensations et certaines fonctions organiques tout en produisant des
    distorsions des perceptions, mais de manière moins marquée qu’avec un hallucinogène.
  • Les drogues difficiles à classer (on parle par défaut de « perturbateurs ») : elles peuvent avoir les effets de plusieurs des catégories précédentes sans avoir rien de spécifique.

La dangerosité d’une drogue n’est pas reliée à son type d’effet. Dans chaque catégorie, il y a des drogues dont les risques sont différents
et d’importance variable.

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Par Olivier-Jourdan RoulotDe nouveaux documents montrent que Michèle Rubirola, la tête de liste du Printemps marseillais (PC, PS, France insoumise), a bien fait campagne pendant son arrêt-maladie et donc aux frais de la Sécu. Et ce pendant trois mois !

 

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