Archives de mars, 2016

La zone Euro perméable aux chocs extérieurs.

6 éléments à retenir dans la semaine écoulée pour bien appréhender la conjoncture économique

Point #1La dynamique de la zone Euro plafonne
La publication de l’estimation avancée de l’enquête Markit pour le mois de mars suggère que l’économie de la zone Euro ralentit par rapport aux derniers mois de 2015 (point haut en novembre). Cela s’observe sur l’indice global qui au premier trimestre s’inscrit en moyenne à 52.4 contre 53.1 durant les trois derniers mois de 2015. On notera que le chiffre de mars à 52.3 est inférieur à celui de la moyenne du trimestre ce qui montre une dynamique limitée. Lire la suite

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Anne Gravoin au concert de Florent Pagny en juillet 2015 à La Rochelle. Image d'illustration.

L’hebdomadaire « L’Obs » publie une enquête sur l’Alma Chamber Orchestra, dirigé par l’épouse du Premier ministre… Et sur les zones d’ombre qui l’entourent.

Publié le 30/03/2016 | Le Point.fr

Anne Gravoin au concert de Florent Pagny en juillet 2015 à La Rochelle. Image d’illustration. © CITIZENSIDE/ FABRICE RESTIER

C’est une enquête qui risque de faire du bruit. Et pas seulement pour la grâce des interprétations des plus grands airs classiques. L’Obs publie ce jeudi un long papier sur l’Alma Chamber Orchestra, l’orchestre dont la direction artistique a été confiée à la femme du Premier ministre français depuis trois ans. Anne Gravoin est violoniste. L’hebdomadaire note quelques zones d’ombre autour de cet orchestre, composé des meilleurs solistes mondiaux. Une formation qui souhaite « diffuser un message de paix et de fraternité »…

L’Obs indique qu’au fil des mois « l’orchestre a aimanté l’intérêt d’une mosaïque de personnages, au carrefour de la politique, des affaires, de la diplomatie parallèle, tous gravitant autour de Mme Valls officiellement par « amour de la musique » ». L’hebdomadaire poursuit : « On y trouve pêle-mêle un marchand d’armes, un vieux routier de la Françafrique, un raider boursier reconverti dans la vente de tenues militaires et, enfin, un businessman naviguant entre la France et le Koweït. »

On apprend ainsi que l’orchestre serait soutenu par la fondation du plus important groupe d’armement en Afrique (Paramount). Zouhir Boudemagh, le mécène principal de l’orchestre (également président), aurait eu besoin de nouveaux partenaires, las de tout financer lui-même. Il aurait jeté son dévolu sur Jean-Yves Ollivier, un « homme d’affaires aux multiples vies, figure de la Françafrique », décoré de la Légion d’honneur par Manuel Valls en 2015, et Ivor Ichikowitz, « richissime marchand d’armes sud-africain » qui aurait organisé la tournée de l’orchestre en Afrique du Sud. Ces deux partenaires seraient proches du très contesté président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso.

Diplomatie musicale

Enfin, selon L’Obs, Anne Gravoin utiliserait les réseaux de son mari pour remplir les salles. Cité par le magazine, un ancien membre du gouvernement explique que les ministres avaient été invités à un concert Salle Pleyel en 2014. « Trois semaines avant, les réservations étaient à moitié vides et, après le remaniement, c’était complet », signale-t-il. « Quand l’épouse du Premier ministre se produit à l’étranger, même à titre privé, les ambassadeurs ne restent pas les bras croisés », signale le magazine.

L’hebdomadaire a contacté en amont de l’enquête la femme de Manuel Valls. Dans un premier temps, elle n’a pas souhaité répondre, car elle estimait que l’article serait « à charge ». Avant d’envoyer un mail à L’Obs pour préciser qu’elle n’était qu’une simple « prestataire » au sein de cet orchestre.

http://www.lepoint.fr/societe/le-mysterieux-orchestre-d-anne-gravoin-30-03-2016-2028963_23.php

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PLUS:

« Le renseignement est un boulot ingrat. On ne gagne jamais… Du moins, nos victoires restent le plus souvent secrètes. Par contre, nos échecs deviennent des scandales d’États ».

John Smith est un vétéran du renseignent américain. Bien entendu, John ne s’appelle pas John. Mais sa véritable identité importe peu. Son parcours parle pour lui. Il traine ses guêtres dans les zones de conflit depuis plus de 40 ans. La guerre froide, l’Amérique latine, le Liban, l’Afghanistan et puis, depuis le 11 septembre 2001, le Moyen Orient. La chasse aux terroristes, la chute de Saddam, les printemps arabes et enfin la Syrie et la menace Daech.

Depuis longtemps, John est une source. Bien sur, la règle numéro 1 du journaliste d’investigation est de ne jamais faire totalement confiance à sa source. De garder en tête que chaque fuite, chaque morceau d’information, chaque confidence sont partagés pour une raison. Un agenda disent les Américains.

Mais au lendemain des attentats de Bruxelles, quelques mois après ceux de Paris, B3zero voulait connaitre l’avis d’un pro de l’espionnage. Et l’avantage avec John, c’est qu’il ne mâche pas ses mots…

JS: Je ne suis pas là pour critiquer mes collègues. C’est un boulot trop difficile. Les enjeux sont trop importants…

B3zero: Pourtant à Bruxelles, comme à Paris, il semble que les dysfonctionnements aient été nombreux ?

JS: A quel niveau ? Et pourquoi ? Parce que les gars sur le terrain ont mal fait leur boulot ou parce qu’au dessus d’eux les mauvaises décisions ont été prises ? Je ne dis pas que l’on ne se plante jamais mais en 40 ans de services, sur le terrain, nous avons toujours payé les mauvais choix des politiques. Toujours !

B3zero: C’est le cas à Bruxelles ? A Paris ?

JS: Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que la France a de super agents. En Afrique, au Moyen Orient, vous avez toujours fait un super boulot.
Darknet, l’encrytpage… Ce sont des conneries !

B3zero: Alors pourquoi les échecs de Paris et Bruxelles ? La faute à la technologie utilisée par les terroristes ?

La question a le don d’énerver notre agent qui s’emporte:

JS: Il faut arrêter avec ça ! Ce sont des conneries !

Une pause…

JS: Les nouvelles technologies, l’encryptage, darknet, c’est le grand méchant loup trouvé par les politiques pour masquer leurs incompétences !

C’est ce qu’ils ont trouvé à balancer au public pour excuser leurs propres erreurs ! La vérité c’est que Paris et Bruxelles sont justement le contraire ! Des opérations low-tech ! Et c’est le coeur du problème.

B3zero: Comment cela ?

JS: Les gars qui ont fait les opérations ont volontairement rejeté la technologie pour ne pas se faire attraper. Les communications se sont faites à partir de téléphones jetables, de rencontres en face à face. Pas en envoyant des emails cryptés ! Même chose pour l’explosif. Ils ont utilisé du TATP (peroxyde d’acétone) parce que justement n’importe qui peut le fabriquer et que l’ensemble des ingrédients est en vente libre. Pas de contrôle donc pas de détection !

B3zero: C’est une stratégie typique à Daech ?

JS: Non, on pourrait remonter au Vietnam pour retrouver ce genre de comportement. Surement plus tôt aussi. Vous êtes en train de vous retrouver face à la même situation que nous après le 11 septembre.

B3zero: C’est à dire ?

LIRE : http://www.breaking3zero.com/confidence-dun-agent/

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Le Blog de Philippe Waechter

L’indice synthétique du climat des affaires calculé par l’INSEE retombe en mars sur sa moyenne de long terme. Après une courte escapade au-dessus de sa moyenne de long terme, l’indice s’essouffle.
Certes, au regard de cet indicateur, la conjoncture a rebondi, depuis la fin 2014, sortant des affres de 2012 à 2014. Pour autant la dynamique qui permettait à l’activité de progresser bien au delà de sa moyenne de long terme est émoussée. En 1992/1993 après la récession liée aux secousses sur le Système Monétaire Européen l’indice avait franchement rebondi au voisinage de 110. Une telle allure n’est pas observable aujourd’hui.
Cela ne signifie pas que la conjoncture va repartir dans le mauvais sens mais simplement qu’elle n’a pas d’impulsion robuste et durable. C’est sur ce point là que la note de conjoncture de l’INSEE est, à mon sens, trop optimiste, les sources d’impulsion sont plus limitées qu’attendues.

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

XVM0198d4be-f2a8-11e5-b8bc-cfdec6865de4Voici un article publié hier dans le Figaro Vox sur l’honneur de deux ministres belges ayant proposé leur démission à la suite des attentats de lundi dernier. Dans cette tribune, j’exprime une idée qui m’est chère depuis longtemps: pour une personnalité politique, la démission, même refusée, même symbolique, est un acte de noblesse, qui consiste à assumer ses responsabilités. Un épouvantable carnage a eu lieu à Bruxelles. Il n’est pas le fruit de la fatalité mais d’une politique, de décisions ou de non décisions. Le geste d’offrir sa démission est chargé de sens. Il signifie que nul n’est propriétaire de son mandat, sa fonction et que l’intérêt personnel d’un dirigeant doit s’effacer devant la notion de bien commun. Il rappelle que la politique, en démocratie, devrait être une mission temporaire au seul service de l’intérêt général et non un outil d’ascension sociale et de satisfaction narcissique. En creux, ce geste de deux…

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Florence Hartmann en 2008.
© Olaf Kraak

L’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a été emmenée en pleurs, par les gardes sous les protestations des manifestants venus à La Haye pour la lecture du jugement contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic

L’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la Française Florence Hartmann, a été arrêtée jeudi par des gardes du tribunal, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Présente à l’extérieur du Tribunal, Florence Hartmann, en pleurs, a été emmenée par les gardes sous les protestations des manifestants venus à La Haye pour la lecture du jugement contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic.

Porte-parole de 2000 à 2006

Florence Hartmann, porte-parole du procureur du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006, avait été condamnée pour outrage à la Cour en 2009 pour avoir publié dans un livre deux décisions confidentielles.

LIRE sur:

https://www.letemps.ch/monde/2016/03/24/florence-hartmann-ex-porte-parole-tpiy-arretee-outrage-jugement-karadzic

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Neuf semaines sans quitter son camion. C’est la vie d’un routier roumain chez Geodis. Qu’en pense la SNCF, maison mère de cette entreprise de transport ?

Elise Lucet interroge le directeur général de SNCF Logistics, Alain Picard. Extrait de « Salariés à prix cassé : le grand scandale » une enquête de « Cash Investigation », à voir le mardi 22 mars à partir de 20h55.

Pourquoi autant de chauffeurs des pays de l’Est roulent-ils sur les autoroutes françaises ? La réponse est simple : ils sont beaucoup plus compétitifs que les routiers français. Un chauffeur roumain chez Geodis touche par exemple un salaire mensuel brut de 237 euros, hors prime journalière.

Le week-end sur le parking de l’entreprise

Et ils roulent neuf semaines sans rentrer chez eux, dorment dans leur camion, mangent dans leur camion et passent le week-end sur le parking de l’entreprise… Mais qu’en pense la SNCF, la maison mère de Geodis ? Elise Lucet interroge Alain Picard, directeur général de SNCF Logistics.

Extrait de « Salariés à prix cassé : le grand scandale », une enquête de Sophie Le Gall diffusée dans « Cash Investigation » le mardi 22 mars à partir de 20h55.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/video-cash-investigation-geodis-filiale-de-la-sncf-raffole-des-chauffeurs-roumains_1365073.html

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Une entreprise toulousaine se déchaîne contre le « dumping social »Cash Investigation a diffusé sur France 2, mardi 22 mars 2016, une enquête sur le dumping social et relayé le coup de gueule de l’entreprise toulousaine Rives Dicostanzo.Publié le : 23/03/2016
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L’émission était diffusée mardi 22 mars 2016 sur France 2 (Photo : mesreplay.fr)

C’est devenu la marque de fabrique de l’émission. Mardi 22 mars 2016, l’émission de France 2 Cash Investigation diffusait une enquête sur les travailleurs détachés dans le transport routier, le BTP, etc… ciblant particulièrement le cas des salariés roumains payés au salaire roumain mais travaillant en France. Dans ce reportage choc, les méthodes de grandes entreprises ont été épinglées.

Parmi elles, celles du transporteur routier Geodis, filiale de la SNCF. Dans cette partie du reportage, l’équipe de l’émission s’est rendue dans les locaux de l’entreprise toulousaine Rives Dicostanzo, spécialisée dans le déménagement et les services logistiques et comptant près de 300 salariés sur 13 sites en France dont Toulouse, Castres ou Montpellier dans la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées.

Geodis, « de la délinquance sociale »

Le rôle du transporteur toulousain n’était pas celui de l’accusé… mais de l’accusateur, involontaire, de Geodis, le patron toulousain ignorant au départ le nom de l’entreprise dont on lui parlait. Invité par les journalistes de Cash Investigation à commenter le temps de travail d’un conducteur roumain travaillant majoritairement en France et la différence de salaire entre la France (4 416 euros, charges comprises) et la Roumanie (1 411 euros, soit trois fois moins), voici sa réaction :

Cette différence n’arrivera jamais dans le système (de protection sociale) français. C’est du dumping social et de la délinquance sociale. C’est sauvage, désastreux et sans lendemain.

Dans un édito posté sur son site internet, l’OTRE (Organisation des TPE et PME du transport routier), dont le chef d’entreprise toulousain Christophe Dicostanzo fait partie, s’est félicitée de ce travail journalistique de « sensibilisation et de médiatisation contre la délinquance économique des profiteurs de la concurrence déloyale et du travail illégal ».

http://actu.cotetoulouse.fr/cash-investigation-entreprise-toulousaine-transports-rives-dicostanzo-dechaine-contre-dumping-social_32270/

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24 mars 2016  Par Olivier-Jourdan Roulot

Révélations – En Paca, le tourisme pèse lourd, normal qu’il paie son principal promoteur en retour. D’autant que Bruno James, directeur du comité régional de tourisme, s’est taillé une situation sur mesure : augmentation turbo, avantages variés, golden parachute, rien n’est trop beau pour saluer l’inestimable talent de ce fidèle de l’ex-président du conseil régional. En toute discrétion, jusqu’à… planquer des pièces quand l’Inspection générale des services débarque !

Après la respiration démocratique, l’action : au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la nouvelle mandature regroupée autour du LR Christian Estrosi peut compter sur plusieurs organismes associés pour appliquer son programme. Parmi ceux-ci, le comité régional de tourisme (CRT), désormais présidé par le Marseillais Renaud Muselier.

L’objet de cette association, déclarée le 26 février 1988 et régie par la loi du 3 janvier 1987, précise son champ d’intervention : “assurer la préparation et la mise en œuvre des actions de promotion touristique”, “élaborer le schéma régional de développement du tourisme et des loisirs” et “assurer la mise en œuvre de la politique du tourisme”.

408 981 euros pour “risque structurel”…

Ce vendredi 25 mars 2016, le CRT réunit son conseil d’administration à 9h30, au Club du Vieux-Port. À l’ordre du jour de la séance, l’élection du bureau, la mise en place de la commission des marchés ou encore un futur déménagement dans de nouveaux locaux. Mais également l’adoption des comptes 2015 et du budget prévisionnel 2016. Les participants sont notamment invités à approuver une provision de 408 981 euros pour “risque structurel”. Gageons que les administrateurs seront curieux de découvrir ce que cache cette mystérieuse ligne budgétaire… Pour comprendre, un bond de quelques années en arrière s’impose.

Tout démarre le 30 avril 2009. Ce jour-là, Jean-Marc Coppola appose sa signature au bas d’un document qui porte les armes de la région Paca en en-tête. Allié de premier plan de Michel Vauzelle au sein de la majorité de la gauche plurielle, le vice-président communiste de l’assemblée régionale a également hérité de la présidence du comité régional de tourisme. Ce 30 avril 2009, un second paraphe noircit la feuille blanche à côté de celui de l’élu : Bruno James est officiellement directeur général du CRT. Il vient de signer son contrat de travail.

Un bon petit soldat

Avant de s’improviser expert du tourisme, James a longtemps dirigé la communication du conseil régional, où il a fini au grade de directeur général adjoint, et le service des moyens généraux. Arrivé au conseil régional dans les bagages de Michel Vauzelle, il est un très proche de l’ancien maire d’Arles.

Membre de la garde rapprochée de celui qui fut le premier porte-parole de Mitterrand, il a été pendant une double décennie de toutes ses campagnes électorales. Il était le grand ordonnateur des meetings, réglant le bal de ces grandmesses dans lesquelles son grand homme faisait apprécier ses talents oratoires d’homme de gauche. Un entrain exercé avec le désintéressement du militant, puisque non rémunéré. À croire que son salaire au conseil régional suffisait amplement à ses besoins, ou que cet incontestable dévouement justifie sa superbe carrière.

La rémunération du nouvel homme fort du tourisme provençal est fixée à 9 423,04 euros mensuels. Elle tient compte de la situation antérieure de James au conseil régional. Le contrat prévoit également une majoration d’indemnité de résidence (3 % du salaire brut de base), la mise à disposition d’un véhicule de fonction ou encore d’un téléphone mobile.

En dépit d’un traitement qui en ferait saliver plus d’un, le directeur du CRT estime ses qualités insuffisamment reconnues. Par chance, ses employeurs partagent cette très haute opinion de leur salarié. Le 8 septembre 2009, quatre mois après la signature du CDI, un avenant réévalue sa rémunération. Nettement : désormais, il percevra 11 832,94 euros bruts par mois.

À ce tarif, James peut donner la pleine mesure de son talent et de son professionnalisme. Il va avoir l’occasion de l’exprimer.

Rémunération sous “observations”

Trois ans se sont écoulés quand on frappe à la porte du comité régional de tourisme. Au numéro 61 de la Canebière, en ce mois d’octobre 2012, personne n’est surpris. Bien élevés, les visiteurs ont prévenu de leur passage. Depuis plusieurs mois. Pierre Meffre (nouveau président, en remplacement de Coppola) a reçu le 16 décembre 2011 un courrier l’en informant. Dans une lettre recommandée du 2 octobre 2012, la patronne de l’Inspection générale des services, qui vient contrôler la gestion du CRT, a ensuite listé les éléments à produire.

Cinq jours durant, les 17, 18, 19, 22 et 29 octobre 2012, Bruno James est aux petits soins avec les fonctionnaires, qu’il guide et accompagne dans ses locaux. Une disponibilité qui lui vaudra en retour des remerciements très urbains des visiteurs.

Mais, si on est entre gens civilisés, le boulot reste le boulot. Et une inspection… une inspection. Forcément, les limiers de l’IGS ne manquent pas de saluer le traitement dont le directeur bénéficie : “une augmentation très conséquente de près de 30 % (28,43 %) de sa rémunération, avantages en nature inclus” (comparée à son dernier salaire au conseil régional), notent-ils. On ne saurait mieux dire.

À la lecture de leur rapport définitif, rendu le 17 avril 2013, on apprend que cette belle générosité est censée compenser la perte du logement de fonction dont l’intéressé bénéficiait. Une justification (du CRT) contestée par les contrôleurs, qui concluent sur cette sentence : “La politique de rémunération fait l’objet d’observations.”

Les petites cachotteries du directeur

Rapport IGS CRT Paca 2008-2012On le voit, le travail des visiteurs d’octobre se veut sans compromission. C’est sans doute pour cette raison que la page de garde de leur rapport est barrée de la mention “Confidentiel”. L’audit est également réputé complet. “L’association (…) a présenté l’ensemble des documents réclamés dans le cadre du présent contrôle”, se félicitent les rédacteurs en page 14. Et de préciser, pour la liste des “documents présentés” : “les contrats de travail et leurs avenants, les curriculum vitæ, les notes de frais, les avantages en nature”… Pourtant, en dépit de ce satisfecit, les inspecteurs ont manqué une information détonnante, qu’ils auraient sans doute appréciée à condition d’en avoir été… informés.

Quelques semaines plus tôt, Bruno James a fait ajouter un nouvel avenant – une obsession… – à son contrat de travail. Cette fois, l’affaire est réglée sur deux pages, et le logo de la région Paca apparaît en petit, en bas à gauche. Cet avenant n° 2 propulse monsieur le directeur général dans une nouvelle dimension. Digne des entreprises du grand capital, puisqu’il s’est fait tailler sur mesure un superbe parachute doré. Le document, dont nous disposons d’une copie, distingue deux cas de figure : en cas de licenciement “à compter de 3 ans d’ancienneté” (autrement dit au moment de la signature de l’avenant), Bruno James touchera “dix-huit fois le montant de la moyenne des salaires bruts perçus depuis l’embauche y compris les gratifications annuelles”. Et, au-delà de “5 ans d’ancienneté”, ce sera “vingt-quatre fois le montant de la moyenne des salaires bruts perçus depuis l’embauche y compris les gratifications annuelles”.

Très généreuse, la clause a de quoi rendre jaloux les fonctionnaires les mieux notés, le droit des collectivités ne prévoyant aucun dispositif de ce type pour ses serviteurs. Il est vrai que les employés du CRT disposent de contrats de droit privé. À cette réserve près – elle est de taille – que le financement quasi exclusif de l’organisme par de l’argent public impose un parallélisme des formes dans la politique salariale et la gestion des ressources humaines.

Un directeur très capital

Les deux signataires (James et Meffre, son président) sont parfaitement conscients de l’exorbitance de cet avantage, puisque le document précise qu’il “se substitue aux indemnités de même nature prévues par la convention collective des organismes de tourisme applicable”. Le contrat d’embauche initial ne prévoyait d’ailleurs qu’une “indemnité correspondant à 12 mensualités calculées sur la base de son dernier mois de salaire ou sur la moyenne des six derniers mois de salaires bruts si celle-ci est plus avantageuse”. Une misère, donc, sur laquelle les fonctionnaires de l’IGS n’auront pas pu se prononcer. Regrettable, évidemment. Guère partageur, Bruno James a fait le nécessaire pour protéger son mirobolant parachute doré.

Les contrôleurs partis contrôler ailleurs, reste un dernier obstacle : pour toucher le pactole le moment venu, monsieur le directeur général doit en faire valider le principe par son conseil d’administration. L’alerte étant passée près, il va dans un premier temps laisser dormir son précieux avenant dans un tiroir fermé à double tour. On n’est jamais trop prudent.

Le premier mais le dernier…

Au bout de vingt-six mois, l’occasion se présente enfin : le 12 février 2015, les administrateurs se retrouvent au siège de l’association après déjeuner. À peine installés, on leur remet quatre pages consacrées aux “questions administratives et financières”, qu’on s’est bien gardé de communiquer en amont. Cette fois, il s’agit d’approuver “la nouvelle rédaction des contrats de travail” des salariés. Une curiosité, puisque le CA n’a en principe à connaître de contrat que celui de son directeur…

Dans le document présenté, les avantages de chaque agent sont listés. Logiquement, on démarre par le haut de la hiérarchie : d’abord le secrétaire général, puis le directeur du marketing, et ainsi de suite. Étonnamment, le cas de Bruno James ne vient qu’à la fin, après les secrétaires et agents de service. Mais l’essentiel est ailleurs : le conseil d’administration valide enfin le beau parachute doré. Dans l’affaire, le plus drôle reste la justification de cette tartuferie : cette inédite validation des contrats a été proposée pour se mettre en conformité avec… les recommandations de l’IGS. Du très grand art, on le voit.

Découvrir la façon dont une association financée quasi exclusivement par la région a assuré le train de vie d’un proche de Michel Vauzelle, au prix de curieuses acrobaties, a de quoi étonner. Surtout si on a de la mémoire : en 2013, un cinglant rapport de la chambre régionale des comptes avait étrillé la politique associative du conseil régional, qui a servi à nourrir des clientèles électorales pendant des années à coup de subventions. Ces pratiques avaient conduit à la condamnation de Sylvie Andrieux, toujours en 2013.

Le procès de l’ex-vice-présidente de Michel Vauzelle, que nous avions suivi, avait laissé aux observateurs l’étrange sentiment que la députée PS avait servi de lampiste pour solder un système qui ne se réduisait nullement aux égarements d’une brebis isolée. À l’époque, son collègue de l’Assemblée nationale était miraculeusement passé entre les gouttes, après avoir été un temps placé sous statut de témoin assisté dans ce dossier d’associations bidon.

L’affaire James rappelle un précédent aux contours similaires : en 2009, le CRT de Bretagne avait été pointé du doigt après des révélations du Canard enchaîné. Nos confrères avaient découvert un parachute doré de 404 000 euros accordé au directeur de l’établissement pour lui faire avaler son licenciement – après vingt-neuf ans de service, tout de même.

Au final, le régisseur préféré de Michel Vauzelle a bien mené sa barque. Récapitulons : des conditions salariales dignes du privé, des documents volontairement cachés à l’Inspection générale des services, un golden parachute validé en sourdine des années après sa signature… En période d’austérité, alors que l’argent public fait défaut, que les dotations de l’État aux collectivités se réduisent drastiquement et que le projet de loi El Khomri envisageait de plafonner les indemnités prud’homales à 15 mois, l’histoire prend un relief singulier… Pendant plus de deux ans, James aura patienté pour que son parachute doré soit validé, prêt à servir en temps utile. Le temps utile, en cette année 2016, l’intéressé semble l’estimer venu, après le changement de majorité à la tête du conseil régional Paca.

En Provence, les marins le savent, naviguer c’est prévoir le sens du vent. En bon gestionnaire, Bruno James a tout prévu : c’est lui qui a fait provisionner les fameux 408 981 euros de “risque structurel” inscrits au budget prévisionnel. On a compris pour quel usage.

Et pour quelles poches.

http://www.lelanceur.fr/paca-lextravagant-parachute-dore-de-lhomme-de-main-de-vauzelle/

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Le Blog de Philippe Waechter

Les 3 principales enquêtes relatives à l’Allemagne pour le mois de mars ont été publiées ce jour.
Le graphe ci-dessous retrace le profil de ces 3 enquêtes. Les données sont centrées et réduites afin d’être comparables. Pour chacune des enquêtes, 0 est la moyenne historique et l’écart-type est de 1 (les indices évoluent principalement dans la zone -1 +1
On constate que, pour les trois enquêtes, le point haut est certainement passé.

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Le Blog de Philippe Waechter

L’estimation avancée de l’enquête Markit pour l’ensemble de la zone Euro montre une amélioration marginale en mars par rapport à février. L’indice synthétique (pondération des deux indices synthétiques par la valeur ajoutée de chacun des deux secteurs) passe de 52.1 en février à 52.3 en mars. L’activité globale continue de progresser mais à un rythme modéré. Le repli de l’indice constaté depuis le point haut de novembre (53.35) n’est pas compensé par un rebond mais simplement par une stabilisation. Ce n’est pas un signal robuste sur la dynamique de l’activité.

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Le Blog de Philippe Waechter

6 points à retenir cette semaine pour comprendre la conjoncture économique

Point #1La Fed préfère agir plus tard que trop tôt
La Fed a nettement revu à la baisse le profil de ses anticipations de taux d’intérêt. En décembre, les anticipations de l’ensemble des membres du comité de politique monétaire suggérait la possibilité de 4 hausses de taux en 2016. Lors de la réunion de mars, il n’y a plus que 2 hausses de comptabilisées. Et le repli est majeur puisque la médiane des anticipations est en recul de 50 points de base à 0.875% contre 1.375% en décembre.
Les attentes pour 2017 et 2018 ont aussi été revue à la baisse.
Cependant, cela ne signifie pas que ce sera le profil des taux d’intérêt de la Fed. Car c’est la décision de Janet Yellen qui compte. Elle l’a d’ailleurs rappelé dans le propos préliminaire à sa…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreIl n’est pas inutile de se pencher sur les programmes de l’Education nationale, y compris du primaires et du collège. Ce qu’on y trouve est surprenant: sur des pages et des pages, une jacasserie verbeuse, inconsistante, moralisante, prétentieuse, sans queue ni tête. L’école pour apprendre à lire, à écrire et à calculer? Quelle ringardise! Quelle plaisanterie!  Beaucoup parler pour ne rien dire, fuir le monde des réalités, le regard des élèves, noyer l’essentiel dans un jargon aux connotations idéologiques dignes d’un régime totalitaire. Le principe est celui du nivellement par le bas. L’Education nationale ne semble pas avoir pour objectif de fixer un objectif à atteindre, un horizon identique de savoir, de connaissance, mais au contraire, de s’aligner sur le plus petit commun dénominateur, renoncer à toute idée d’exigence collective, d’effort, d’élévation par l’acquisition du savoir. L’égalitarisme se substitue au principe d’égalité des chances. Morceau d’anthologie: Les enfants qui arrivent au cycle 2…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

téléchargementLes événements de ces douze derniers mois ont marqué un épouvantable fiasco des dirigeants européens. Les peuples ont la mémoire courte et l’oubli est la source de toutes les manipulations. Il y a sept mois, Mme Merkel et M Juncker, la larme à l’œil, lançaient un cri d’amour à la terre entière: « ouvrons leur les bras. » Un gigantesque appel d’air s’est ensuivi, au rythme de cent mille arrivées chaque mois. Toutes les communes d’Europe étaient sommées de prendre la part à l’accueil des migrants dans un immense élan d’enthousiasme généreux. Puis, l’Allemagne et la  Commission ont voulu imposer des quotas d’accueil aux  Etats européens qui ne les ont pas acceptés, à  l’exception de quelques-uns, dont la France. Dans un mouvement de panique et face à l’urgence, l’espace Schengen a implosé, les nations rétablissant dans la plus parfaite illégalité leurs contrôles aux frontières. La colère des peuples s’est manifestée sur le plan électoral. Alors, on a voulu isoler…

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Aviseur International

OCRTIS1Scandale sans précédent à Marseille : un commandant de police chargé de la lutte antidrogue a été interpellé hier alors qu’il s’apprêtait à vendre du cannabis à des dealeurs. Il a été placé en garde à vue.

Stéphane Sellami | 19 Mars 2016

Marseille (Bouches-du-Rhône). La drogue que le commandant de police de la brigade des stupéfiants s’apprêtait à revendre à un trafiquant proviendrait de saisies réalisées après le démentèlement de plusieurs réseaux, notamment à la cité sensible de la Castellane.
Marseille (Bouches-du-Rhône). La drogue que le commandant de police de la brigade des stupéfiants s’apprêtait à revendre à un trafiquant proviendrait de saisies réalisées après le démantèlement de plusieurs réseaux, notamment à la cité sensible de la Castellane. (PhotoPQR/« la Provence »/Souillard Bruno.)

Nouveau coup de tonnerre au sein de l’institution policière. Hier matin, un commandant de police en poste à l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants…

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/policier-et-trafiquant-de-drogue-19-03-2016-5640645.php

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Un commandant de police de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de Marseille, âgé de 47 ans, est interrogé depuis vendredi par «la police des polices» après…

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