Archives de la catégorie ‘Amérique du sud’

colombieA l’issue de ce scrutin crucial pour l’avenir du pays, le «Non» s’est imposé avec 50,21% contre 49,78% en faveur du «Oui». Près de 34,9 millions d’électeurs étaient appelés à répondre à la question : «Soutenez-vous l’accord final d’achèvement du conflit et de construction d’une paix stable et durable ?», titre du document de 297 pages issu de près de quatre ans de pourparlers, délocalisés à Cuba.

Lire: http://www.liberation.fr/planete/2016/10/03/les-colombiens-refusent-de-ratifier-la-paix-avec-les-farc_1518962

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La présidente brésilienne a été destituée ce mercredi par un vote du Sénat, au terme d’une longue procédure juridico-politique très controversée.      

Elle était au pouvoir depuis janvier 2011. Son ancien vice-président, Michel Temer, va lui succéder dans la journée.

Lire:http://www.bfmtv.com/international/bresil-dilma-rousseff-1031965.html Envoyé via upday

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http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/17/01003-20160617ARTFIG00005-venezuela-la-capitale-de-l-etat-de-sucre-en-quasi-etat-de-siege.php

Guilherme Spadini Headshot

Psychiatre et psychothérapeute

Publication: 13/05/2016

L’attachement du gouvernement au pouvoir n’est pas plus ridicule que l’attachement des Brésiliens à leurs gouvernants.

L’immense majorité des Brésiliens souhaite qu’on en finisse. Ils veulent que le pays se remette en marche. Avec les problèmes habituels, certes, mais qu’il marche. Tout le monde en a assez de ce Brésil paralysé.

Seulement, personne ne sait, bien sûr, si la destitution de la Présidente va vraiment servir à quelque chose.

Ceux qui s’entêtent à défendre le gouvernement disent avoir peur que tout redevienne comme avant, une fois ce « coup d’Etat » entériné. Le nouveau gouvernement, en accord avec l’élite et le pouvoir en place, mettra un terme à l’opération Lava Jato, classera les enquêtes, et la corruption reprendra de plus belle.

LIRE sur: http://www.huffingtonpost.fr/guilherme-spadini/michel-temer-president-bresil_b_9934130.html

Cette tribune, publiée à l’origine sur le Huffington Post brésilien, a été traduite par Julie Domenget pour Fast for Word.

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Michel Temer: un homme d’appareil à la tête du Brésil
Michel Temer au palais présidentiel de Brasilia, le 12 mai.

Le vice-président du Brésil a remplacé jeudi Dilma Rousseff par intérim comme chef de l’État. Ce Libanais d’origine, proche des milieux d’affaires, est un discret homme d’appareil.

lire sur: http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/12/01003-20160512ARTFIG00405-michel-temer-un-membre-de-la-diaspora-libanaise-a-la-tete-du-bresil.php

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Le Sénat doit désormais ratifier l’ouverture d’un procès politique contre la chef d’État inculpée pour corruption.

Les tensions sont de plus en plus vives au Brésil où une large part de la population demande la démission de Dilma Rousseff
Crédit : Douglas Magno / AFP

Les tensions sont de plus en plus vives au Brésil où une large part de la population demande la démission de Dilma Rousseff

Les députés brésiliens ont voté largement en faveur de la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff, accusée de maquillage des comptes publics, lors d’une séance historique et survoltée, dimanche 17 avril. À 23h07, heure locale (02h07 GMT), l’opposition a franchi la barre des 342 votes requis pour le renvoi de la procédure au Sénat.

http://www.rtl.fr/actu/international/bresil-la-destitution-de-dilma-rousseff-votee-par-les-deputes-7782876375

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11 déc. 2015

Par Pizzicalaluna

Blog : Le blog de Pizzicalaluna

The Guardian (et qui oserait prétendre qu’il s’agit d’un journal chaviste et bolivarien ?) a envoyé au Venezuela l’économiste américain Mark Weisbrot afin qu’il informe au sujet des mobilisations de l’opposition. Après deux semaines d’observation sur place, il a publié une chronique intitulée « La vérité sur le Venezuela : une révolte des riches »** dans laquelle il explique que la vérité n’a…

José Manuel Martín Medem

Quand Felipe Gonzalez dit que le Venezuela vit sous un régime tyrannique, personne ne demande à l’ancien chef du gouvernement espagnol qu’il expose ses arguments qui soutiendraient un mensonge aussi éhonté. Et lui de rajouter que le Chili de Pinochet respectait plus les droits de l’homme que le Venezuela de Maduro. Par contre quiconque voudrait lui répondre se verrait obligé d’apporter milles et une preuve, lesquelles n’auraient de toute façon aucun effet contre la mauvaise foi. Le Venezuela n’est pas une démocratie jusqu’à ce que l’on démontre le contraire, c’est une tyrannie bien que cette accusation ne tienne que… « parce que tout le monde le sait« .

Pour Fernando Casado, parler de « tyrannie au Venezuela » est un parfait exemple de sound bites, des messages courts qui résument des idées complexes et dont le but est d’être injectés l’opinion publique internationale. Spécialiste en droit et communication, Casado vient de publier à Madrid un livre (1) qui reprend ses conclusions après cinq années de recherches sur le rôle des informations contre le gouvernement du Venezuela dans les médias les plus influents d’Espagne et d’Amérique latine.

Il explique le système de triangulation mis en place pour tergiverser l’information et se base sur ses interviews de plusieurs journalistes reconnus travaillant pour de grands médias, qui reconnaissent l’influence que joue la ligne éditoriale antigouvernementale dans leurs articles.

La triangulation consiste à semer des informations de la CIA dans la presse madrilène, provenant toujours de « sources confidentielles », pour ensuite les reproduire à Miami et par le biais du Groupe de Journaux d’Amérique. Ces informations sont ensuite rediffusées à Caracas par le journal El Nacional, comme s’il s’agissait de la parole divine.

Il est important de souligner ici qu’il ne s’agit pas de l’opinion de Casado ou de la mienne, mais de l’expérience vécue et racontée par des journalistes qui travaillent pour les médias impliqués. Le Groupe de Journaux d’Amérique est constitué de O Globo (Brésil), El Mercurio (Chili), La Nación (Argentine), El Tiempo (Colombie), El Comercio (Equateur et Pérou), El Universal (Mexique), El País (Uruguay) et El Nacional (Venezuela). Des journaux comme El Nuevo Herald (Miami), El Espectador (Colombie) et ABC, El Mundo et El País (Madrid) sont sur la même longeur d’onde.

Les faits que révèlent les journalistes interviewés par Casado lèvent le voile sur un supposé journalisme de qualité qui laisse en fait fort à désirer. Angelica Lagos, éditrice de la rubrique internationale du journal El Espectador, parle d’une « construction dévastatrice pour l’image du Venezuela ». Maye Primera et Clodovaldo Hernández, tous deux collaborateurs d’El País à Caracas, parlent d’un « effort pour créer une opinion publique défavorable » et d’ « une pression insupportable pour raconter les choses comme eux voulaient les voir ». Miguel Angel Bastenier : « Nous savons tous qui est notre propriétaire ; l’immense majorité de ceux qui se trouvent à l’intérieur du système ne sortent pas de ce cadre ». Angel Expósito, directeur du journal ABC : « Nous avons accès à des informations de la CIA ».

La CIA sème des infos dans la presse à Madrid

Le 6 janvier, la DEA et la CIA ont offert un petit cadeau au journal madrilène ABC. Ils ont exfiltré de Caracas le déserteur Leasmy Salazar -présenté comme un officier membre des gardes du corps d’Hugo Chavez et de Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée Nationale- ils l’ont emmené à Madrid afin qu’il se fasse interviewer par Emili J. Blasco, correspondant à Washington du journal. Salazar lui a relaté en exclusivité les chefs d’accusation qu’il allait négocier avec le procureur aux Etats-Unis : « le Venezuela est un narco-état construit par Hugo Chavez et aujourd’hui dirigé par Diosdado Cabello ». Je n’invente pas cette histoire. Blasco la raconte lui-même dans le livre (2) qu’il a écrit à partir des révélations de Salazar, mis à sa disposition par la DEA et la CIA. Expósito [le directeur du journal ABC] a admis à Casado que l’information « provenait de la CIA » et Blasco confirme dans son ouvrage qu’il a eu accès à des rapports des services secrets. Le correspondant d’ABC est devenu la référence de base pour tous les médias qui sont disposés à utiliser l’information des services secrets des Etats-Unis préalablement blanchie par ABC.

Le livre de Blasco assure aussi que le Venezuela a mis en place un système de fraude électorale permanent grâce à l’intervention d’assesseurs cubains. Ses seules preuves sont les « accusations de témoins protégés par la Justice américaine » et des révélations de « figures du chavisme qui ont établi des contacts avec les autorités américaines mais qui préfèrent attendre encore avant de prendre la fuite ».

Le Wall Street Journal a participé à la légitimation de l’intervention de la CIA dans les médias, en l’auréolant de son prestige de Mecque du journalisme international. Pourtant, il est intéressant de lire avec attention les articles au sujet du Venezuela. En effet, le WSJ reconnaît que toute l’information utilisée provient de fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis et de ses services secrets. Le journal reconnaît aussi que les Etats-Unis tentent depuis dix ans de monter des affaires judiciaires liées au narcotrafic contre le gouvernement du Venezuela sans y parvenir faute de preuves indiscutables, et qu’une opération en cours consiste en provoquer des désertions de fonctionnaires et de militaires afin de leur donner le statut de témoins en échange de compensations comme un titre de séjour aux Etats-Unis. « Les services secrets américains –reconnaît le WSJ- ont accéléré le processus de recrutement de déserteurs qui offrent des informations utiles ». Des agents de ces services ont expliqué au journal que des exilés vénézuéliens les aident à contacter des fonctionnaires gouvernementaux afin de leur proposer qu’ils deviennent des déserteurs et partent se réfugier aux Etats-Unis.

« Tout le monde sait que »

Un second livre (3) récemment publié a lui aussi alimenté les accusations de supposée complicité entre Cuba et le Venezuela. Son auteur est un vénézuélien, Gustavo Azócar, conseiller électoral de l’opposition, et ses sources proviennent aussi d’informations récoltées par le journal espagnol ABC. Il réitère les accusations de Blasco, utilise les mêmes « rapports des services secrets » et a souvent recours au « tout le monde sait que« , assurant ainsi que les militaires cubains contrôlent l’Université des Forces Armées dans le cadre de la formation des officiers vénézuéliens pour réprimer les protestations populaires qui auront lieu suite à la fraude électorale lors des prochaines législatives du 6 décembre.*

The Guardian (et qui oserait prétendre qu’il s’agit d’un journal chaviste et bolivarien ?) a envoyé au Venezuela l’économiste américain Mark Weisbrot afin qu’il informe au sujet des mobilisations de l’opposition. Après deux semaines d’observation sur place, il a publié une chronique intitulée La vérité sur le Venezuela : une révolte des riches**, dans laquelle il explique que la vérité n’a pas grand-chose à voir avec celle décrite par les médias qui ont le plus d’influence auprès de l’opinion publique internationale. Weisbrot en arrive à la conclusion suivante : une stratégie insurrectionnelle de l’extrême droite vénézuélienne est en cours, avec le soutien des Etats-Unis.

José Manuel Martín Medem

L’auteur a été correspondant de RTVE au Mexique, en Colombie et à Cuba. Membre de la Commission Exécutive du Syndicat des Journalistes de Madrid (SPM).

Source : La Jornada (Mexique), 06/12/2015
http://www.jornada.unam.mx/2015/12/06/opinion/013a1pol

Traduit par Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/)

»» http://www.jornada.unam.mx/2015/12/06/opinion/013a1pol

NOTES :

(1) Antiperiodistas. Fernando Casado. Editions Akal.

(2) Bumerán Chávez. Emili J. Blasco. Sans identification éditoriale.

(3) Disparen a matar. Gustavo Azócar. Sans identification éditoriale.

NOTES DU TRADUCTEUR :

* L’article a été publié le 06 décembre 2015 et donc écrit avant l’annonce des résultats de l’élection. L’auteur fait allusion a une campagne médiatique orchestrée par la droite vénézuélienne et ses soutiens internationaux qui visait à dénoncer une fraude de la part du gouvernement vénézuélien qui refuserait de reconnaître une victoire de l’opposition. Les faits ont, encore une fois, démontré le contraire.
** Voir The truth about Venezuela : a revolt of the well-off, not a ’terror campaign’ Mark Weisbrot, The Guardian, 20/03/2014 http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/20/venezuela-revolt-truth-not-terror-campaign (traduction en français par LGS : http://www.legrandsoir.info/la-verite-sur-le-venezuela-une-revolte-des-classes-aisees-pas-une-campagne-de-terreur-the-guardian.html).

URL de cet article 29714
http://www.legrandsoir.info/comment-la-cia-fabrique-des-informations-contre-le-gouvernement-du-venezuela-la-jornada.html

https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/111215/venezuela-comment-la-cia-fabrique-des-informations-contre-le-gouvernement

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Il y a deux semaines, la rupture de deux barrages miniers a libéré des dizaines de millions de mètres cubes de boue polluée dans le Minas Gerais. Depuis, la coulée fraye inexorablement son chemin vers l’océan, provoquant un désastre sur les écosystèmes.

- Sao Paulo, correspondance

Près de deux semaines après l’accident survenu près de Mariana, dans l’État du Minas Gerais, le 5 novembre, le littoral brésilien est maintenant lui aussi touché par la pollution engendrée par la fuite de déchets issus de l’extraction minière.

La catastrophe a d’abord provoqué la mort de sept personnes et la disparition de quinze autres. Une localité a été rayée de la carte (Bento Rodrigues) en plus des villages inondés.

Et près de 60 millions de litres d’un mélange constitué de terre, de silice, de résidus de fer, d’aluminium et de manganèse (l’équivalent de 24 piscines olympiques, précise le journal Folha de S. Paulo) se sont déversés dans le Rio Doce (la douce rivière), le cinquième plus grand fleuve du Brésil. En quelques jours, des millions de poissons sont morts d’asphyxie et les habitants surnomment désormais ce fleuve le « Rio Morto » (la rivière morte).

Baixo Guandu, ES, suspende captação da água do Rio Doce .Água com elevada turbidez alcançou usina de Aimorés, na divisa com o ES.

Le mélange échappé du barrage n’est pas directement toxique pour l’être humain, disent les autorités, qui conseillent pourtant de jeter tous les objets et vêtements qui ont été en contact avec la boue. Les spécialistes, eux, expliquent que ce mélange pourrait agir comme une « éponge » qui piège les autres polluants. Quelques jours après le passage des eaux contaminées, des relevés ont ainsi montré un taux anormalement élevé de mercure à quelques kilomètres de la catastrophe. D’autres sources évoquent la présence de plomb, de cuivre et de divers métaux lourds.

Actuellement, ce sont plus de 500.000 personnes qui sont privées d’eau pour les approvisionnements domestiques et agricoles, le long des 850 km qui séparent Mariana et l’océan Atlantique. Des barrages et des usines de captation sont à l’arrêt à cause des déchets flottants et des tonnes de poissons morts. Par ailleurs, près de 600 personnes ont été déplacées à cause de la subite élévation des eaux. Par sa quantité et sa composition, cette vague de boue, qui progresse à la vitesse de 1,2 km/h, affecte toute une région pour au moins les cent prochaines années.

« Plusieurs siècles pour que la nature reconstitue un sol fertile »

Là où le « Fukushima brésilien », comme le désignent les internautes [1], a recouvert les terres, plus rien ne pourra repousser avant de longue années. « Ce type de résidu d’extraction est totalement infertile car il ne contient pas de matière organique », explique Mauricio Ehrlich, professeur de géo-ingénierie à l’Université de Rio de Janeiro (URFJ), « il faudra plusieurs siècles pour que la nature reconstitue un sol fertile ».

Brésil2

Plus graves encore que la création de cette zone de désert infertile, sont les conséquences fluviales et maritimes. Dans les premiers jours, les particules boueuses en suspension dans l’eau, en empêchant le passage des rayons du soleil, ainsi que la bonne oxygénation de l’eau, ont provoqué la mort d’une grande partie de la faune et de la flore. Les pêcheurs et les volontaires se sont démenés jour et nuit pour tenter de sauver poissons, crustacés et tortues sur le littoral avant l’arrivée de la vague. Et pourtant, même s’il est encore trop tôt pour le dire, les scientifiques craignent que certaines espèces endémiques de la région aient définitivement disparu, car la catastrophe a eu lieu en pleine période reproductive de nombreuses d’entre elles. Le pH (acidité) de l’eau se trouve également altéré, ce qui va continuer d’affecter durablement la reproduction animale et végétale. Selon plusieurs experts, dix ans au moins seront nécessaires avant que réapparaisse un semblant de vie aquatique.

Les preuves d’une négligence de maintenance

Enfin, le système hydrologique de la région est bouleversé par cet apport exceptionnel de sédiments en grande quantité, affectant le tracé et le volume des cours d’eau. La création de« poches de stagnation » et la perturbation des courants ont aussi un effet sur les écosystèmes, des fonds fluviaux aux berges. Les conséquences sur les nappes phréatiques sont pour l’instant peu connues, mais des contaminations sont à craindre. Des pollutions liées à la décomposition des animaux et des poissons morts commencent à préoccuper les autorités sanitaires. Par ailleurs, l’essentiel de la coulée de boue n’ayant pas encore atteint l’océan – seulement les particules très légères – les conséquences sur l’écosystème marin ne sont pas encore estimées.

 

Brésil3

Le responsable des barrages est l’entreprise Samarco, qui appartient au groupe minier brésilien Vale et à l’anglo-australien BHP Billiton. Le ministère public de l’État du Minas Gerais a affirmé que la rupture du barrage n’était pas un accident et qu’il rassemblait les preuves d’une négligence de maintenance. Une première amende de 250 millions de réaux (61 millions d’euros) a été infligée et annoncée par la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Mais les experts estiment que la facture devrait se chiffrer plutôt en milliards.

Sur le plan économique, il est encore trop tôt pour faire le calcul des productions agricoles et piscicoles perdues et des impacts sur les autres activités de la région liées aux fonctions de la faune et de la flore gravement atteintes. Sur le plan écologique, le calcul, lui, ne sera peut-être jamais fait car « comment estimer le coût de la disparition d’une espèce ? » souligne Alessandra Magrini, une des spécialistes qui va être chargées d’établir l’addition finale.

La menace de la rupture d’un troisième barrage

Le gouvernement a annoncé le 17 novembre un plan de « revitalisation » du Rio Doce qui devra être financé par l’entreprise responsable. Or, Samarco se retrouve actuellement confronté à la menace de la rupture d’un troisième barrage. Malgré les travaux d’urgence qui sont en train d’être effectués, les dirigeants ont fini par admettre, en début de semaine, que le risque existe toujours. Les habitants de la région s’attendent à voir le bilan s’alourdir.

Barra Longa(MG) - A cidade de Barra Longa/MG, atingida pela enxurrada de lama tóxica proveniente do rompimento da barrragem tenta se recuperar dos transtornos causados pelo incidente (Antonio Cruz/Agência Brasil)

La présidente de l’Institut brésilien de l’environnement (Ibama), Marilene Ramos, rappelle que la catastrophe de Mariana n’est pas la première de ce genre. En 10 ans, cinq incidents de la sorte se sont produits, bien que de moindre ampleur. Le Brésil doit donc désormais prendre au sérieux les menaces que constituent les activités extractives pour l’environnement et revoir ses réglementations de sécurité.

[1] Le mot-dièse #brazilianfukushima a été lancé avec cette vidéo de sensibilisation, largement partagée actuellement sur Facebook

Source : Mathilde Dorcadie pour Reporterre

http://www.centpapiers.com/bresil-la-pire-catastrophe-ecologique-de-son-histoire/

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El país carece de radares.

Foto: Archivo-LaNueva.

Una alta autoridad de Bolivia denunció hoy, en base a informes de inteligencia, que aeronaves sin identificar están siendo utilizadas en labores de espionaje dentro de su territorio, en una nación que carece de radares.

« Tenemos información de inteligencia de que hay aeronaves que son utilizadas para el espionaje dentro del territorio boliviano, estamos hablando de seguridad del Estado », declaró el viceministro de Defensa Social, Felipe Cáceres, citado por la agencia católica de noticias Fides.

Cáceres, una suerte de zar antidroga boliviano, no ofreció pormenores de su declaración, pero deslizó que, aunque no están identificados, estos aviones podrían pertenecer a Estados Unidos.

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Washington acusó en septiembre a Bolivia -tercer mayor productor de coca y cocaína de la región- de « fracasar manifiestamente » en la lucha antidrogas, y la colocó nuevamente en su lista negra en la materia, junto a Venezuela.

La cooperación estadounidense llegó este año a cero tras las expulsiones de USAID, su brazo operativo y financiero, en 2013, y de la agencia antidrogas (DEA) en 2008.

La falta de radares es una asignatura pendiente para el gobierno boliviano.

El presidente Evo Morales anunció en 2014 la compra de un número no precisado de radares de Francia y pidió a la Fuerza Aérea Boliviana acelerar los trámites técnicos para la adquisición de esos equipos.

Bolivia está urgida de radares para controlar el fluido tráfico de drogas que atraviesa su territorio en avionetas procedentes de Perú y que tienen como destino a Brasil. (AFP-NA)

http://www.lanueva.com/el-mundo/836263/bolivia-denuncio-espionaje-aereo-en-su-territorio.html

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Julian Cortés, Victoria Sandino

4 octubre 2015

El pasado 23 de septiembre, un importante acuerdo fue celebrado entre las FARC y el gobierno colombiano de Juan Manuel Santos. Después de 60 años de conflicto, es un paso positivo hacia la paz tan esperada en ese país. ¿Qué está en juego a partir de ahora y qué pasos deben seguirse en ese camino sembrado de obstáculos? Un enviado especial de Investig’Action realizó una entrevista en exclusiva con la Comandante Victoria Sandino, uno de los actores clave en este acuerdo histórico que acaba de ser concluido, cuyas repercusiones tendrán una importancia indiscutible para el conjunto de América del Sur.


Fuente: Investig’Action

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Le chef des FARC, Ricardo Londoño, alias « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec le président colombien, Juan Manuel Santos, en présence de Raoul Castro.

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 16h40 • Mis à jour le 25.09.2015 à 17h50

Par Marie Delcas (Bogota, correspondante)

Les pourparlers de paix entre le président colombien, Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), la dernière grande guérilla d’Amérique latine, sont très avancés après un accord, mercredi 23 septembre, sur la mise en place d’une juridiction compétente pour juger des crimes de guerre. Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timoleón Jiménez ou « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec Juan Manuel Santos, en présence de Raul Castro. Car c’est à Cuba que se tiennent depuis trois ans les négociations de paix.

  • La guérilla la plus vieille du monde

Ce sont des guérilleros grisonnants qui négocient. Timochenko a 56 ans. Il en a passé près de quarante dans le maquis. Son prédécesseur Alfonso Cano a été tué par l’armée à l’âge de 63 ans, en 2011. Manuel Marulanda Velez, le fondateur des FARC, est, lui, mort de sa belle mort à 78 ans, en 2008.

Les FARC ont été fondées par le Parti communiste colombien (PCC) en 1964, mais la guérilla puise ses origines dans « La Violencia », période de guerre civile en Colombie, dans les années 1950. Conservateurs et libéraux se disputaient alors à feu et à sang le pouvoir et les terres. Des milliers de paysans ont trouvé refuge dans les montagnes.

Une fois la paix revenue, certains y sont restés pour tenter d’obtenir une réforme agraire. La révolution cubaine montrait la voie. « Je n’ai pas choisi la guerre, elle est venue me chercher », résumait Marulanda.

Les FARC, qui se targuent d’être la plus vielle guérilla au monde, ont fait de leur longévité vertu, et de la géographie une arme. Deux fois grande comme la France, la Colombie est traversée de trois cordillères et de jungles impénétrables. De source militaire, les effectifs des FARC se montent aujourd’hui à 8 000 hommes en armes. Ceux de l’armée, à 500 000.

Les guérilleros d’aujourd’hui sont souvent fils, petit-fils ou petites-filles de guérilleros. Près du tiers des combattants sont des femmes. Le maquis est devenu un mode de vie. Ancrées dans la misère du monde rural, les FARC continuent de se penser comme un mouvement d’autodéfense paysanne.

  • De nombreuses et vaines tentatives de paix

Au début des années 1980, le pouvoir tente une première fois de négocier la réincorporation des guérilleros à la vie civile. Les élites locales, l’armée et la mafia naissante ne suivent pas. La Colombie est en train de devenir le premier producteur de cocaïne. Plus de 3 000 membres de l’Union patriotique, le front mené par les FARC et le PCC, seront assassinés. Comme seront tués des centaines de syndicalistes, de dirigeants paysans et de militants de gauche. Les chefs des FARC qui négocient à La Havane ne l’ont pas oublié.

L’argent du narcotrafic va jeter de l’huile sur le feu du conflit. La guérilla, qui taxe les cultures de coca, s’enrichit et s’agrandit. Les milices paramilitaires d’extrême droite aussi. Enlèvements contre rançons, massacres de paysans, déplacements forcés à grande échelle : la confrontation s’intensifie. À la fin des années 1990, les FARC comptent 20 000 hommes en armes et sont en mesure d’infliger à l’armée d’humiliantes défaites, sans jamais toutefois menacer le pouvoir.

Pour la population urbaine, désormais largement majoritaire, le conflit ne fait pas sens. Au tournant du XXIe siècle, une nouvelle tentative de paix négociée – la quatrième – se solde par un nouvel échec.

  • Un mouvement affaibli par le conflit

Les électeurs colombiens se laissent alors séduire par le discours sécuritaire d’Alvaro Uribe. De 2002 à 2010, ce président à poigne livre une guerre sans merci contre les FARC. Elle est largement financée par les États-Unis, qui ont inscrit les FARC sur la liste des organisations terroristes. Juan Manuel Santos est alors ministre de la défense. Sous la pression de l’armée, les guérilleros se replient loin des centres d’activités du pays.

En 2010, devenu président, M. Santos fait volte-face. Affaiblies, les FARC acceptent la main tendue et s’assoient à la table des négociations en novembre 2012. Toutefois, la guérilla ne se sent pas vaincue militairement et entend négocier pied à pied sa reddition.

Politique agraire, lutte contre le narcotrafic, participation en politique des guérilleros démobilisés et justice transitionnelle : quatre accords ont d’ores et déjà été annoncés. Les négociateurs doivent encore convenir des conditions de la démobilisation et de la réinsertion des combattants.

Les négociations de paix sont loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion publique. Une deuxième guérilla, l’Armée de libération nationale (ELN, castriste), plus faible que les FARC, est restée à l’écart des tractations, à attendre les résultats de La Havane.

Plus de six millions de Colombiens (sur une population de 50 millions), essentiellement des paysans déplacés, se sont enregistrés auprès du département administratif créé pour gérer les programmes de restitution des terres et de réparation des victimes. Pour la première fois de leur longue histoire, les FARC semblent disposées à accepter leur responsabilité historique.

  • Marie Delcas (Bogota, correspondante)
    Journaliste au Monde

source:http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/09/25/colombie-que-representent-aujourd-hui-les-farc-la-plus-vieille-guerilla-du-monde_4771862_3222.html

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Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales

© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da agência antidrogas dos EUA – Drug Enforcement Administration (DEA) –, que estaria ativamente contra Morales desde que ele atuava como líder dos sindicatos de produtores de coca na Bolívia, antes de se tornar deputado e, enfim, candidato à presidência.

“Não descansaram um só segundo e não vão descansar. Eles querem o Presidente fora do Governo, querem desacreditá-lo”, afirmou Quintana.

O alto funcionário boliviano disse ainda que Morales é “o alvo número um das agências de segurança dos EUA porque o Presidente é um dos líderes indiscutíveis na América Latina e no mundo, que não comunga com a política do país do norte”.

Primeiro presidente de origem indígena da Bolívia, Morales ocupa o cargo desde 2006 e foi reeleito novamente em 2014. Reconhecido por suas políticas de redução da pobreza e de combate à influência de Washington e das corporações multinacionais na Bolívia, ele nunca foi encarado pelo governo norte-americano como um aliado, especialmente no contexto da guerra em curso contra as drogas.

No entanto, as intervenções estrangeiras dos EUA – que incluem ajuda militar e intervenção política como métodos para tentar estancar os fluxos de cocaína provenientes da América Latina –, continuam sendo amplamente impopulares no continente, além de basicamente ineficazes.Nas palavras do ministro Quintana, “há uma maquinaria midiática” que alimenta a construção de escândalos para tentar deslegitimar a voz “clara, firme e honesta” de Morales na comunidade internacional.

“A partir desta construção de uma matriz de opinião se pretende instalar a opinião de que a Bolívia é um narcoestado », disse ele, lamentando a existência no país de uma « imprensa » e de políticos « bobos », que repetem “sem qualquer tipo de reflexão este tipo de slogan, fazendo um favor aos EUA para legitimar o relato de que a Bolívia não contribui » na luta internacional contra o narcotráfico.

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Le Blog de Philippe Waechter

J’ai donné un interview à Capital.fr. Le texte a été repris sous forme d’article par Nicolas Gallant. Le lien pour la publication originale est ici http://bit.ly/Bresil-Capital-PW

Le Brésil est à la peine. Entre 1 et 2 millions de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester contre la présidente Dilma Rousseff, prise en tenailles entre une économie chancelante et des affaires de corruption. Le ralentissement de l’économie de son principal partenaire commercial, la Chine, l’effondrement des cours des matières premières, les coupes budgétaires et une politique monétaire restrictive plombent la croissance. Parmi les grandes économies, le Brésil est ainsi celle qui alimente le plus d’inquiétudes, juge ainsi Philippe Waechter, chef économiste à Natixis Asset Management.

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