Articles Tagués ‘DG de la Douane française’

Afficher l'image d'origineLe Monde.fr avec AFP | 08.10.2012 à 10h59 • Mis à jour le 08.10.2012 à 11h12

L’ancien chef de la DST (Direction de la surveillance du territoire) Yves Bonnet a mis en cause, lundi 8 octobre, l’argent de la drogue, mais aussi celui de l’Arabie saoudite et du Qatar dans le financement de réseaux islamistes radicaux.Dans un entretien publié lundi par La Dépêche du Midi, M. Bonnet estime que ces réseaux posent la question du trafic de drogue, mais, selon lui, « il y aussi le problème de l’argent qui est alloué par des pays salafistes ». « On n’ose pas parler de l’Arabie saoudite et du Qatar, mais il faudrait peut-être aussi que ces braves gens cessent d’alimenter de leurs fonds un certain nombre d’actions préoccupantes, déclare-t-il. Il va falloir un jour ouvrir le dossier du Qatar, car, là, il y a un vrai problème. Et je me fiche des résultats du Paris-Saint-Germain. »

Les projets du Qatar en France suscitent des interrogations dans la classe politique. Après avoir investi au Paris-Saint-Germain, dans l’achat de droits de diffusion télévisuels puis sur le marché de l’art, le Qatar pourrait consacrer un fonds d’investissement de 50 à 100 millions d’euros aux banlieues françaises.

Une cellule islamiste radicale a été démantelée samedi et l’un de ses membres, un Français de 33 ans de la communauté antillaise, a été tué à Strasbourg après avoir ouvert le feu sur des policiers venus l’interpeller. Onze personnes, toutes françaises, étaient en garde à vue lundi. « Côté renseignement, ce type de réseau est beaucoup plus difficile à identifier, car là on a affaire à des gens qui sont des convertis (…). Ils sont beaucoup plus difficiles à cerner », commente M. Bonnet.

Selon lui, il faut « s’intéresser à ces milieux de jeunes délinquants qui sont à la marge. (…) Si la police veut être efficace, elle va devoir travailler en profondeur ces milieux, liés principalement à la drogue. Cela passera essentiellement par l’infiltration ». L’ancienne DST a fusionné avec la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

En savoir plussur http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/08/financement-de-l-islamisme-radical-un-ex-chef-de-la-dst-met-en-cause-le-qatar-et-l-arabie-saoudite_1771633_3224.html#ICfJDI0wZ5gUkjAw.99

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Intervention de Yves Bonnet, ancien préfet et ancien chef de la DST dans les années 80 sur le plateau de C dans l’air le 8 octobre 2012.

Il explique d’une part les modes opératoires pour quadriller les foyers terroristes, puis d’autre part l’alliance trilatérale entre les USA, l’Arabie et le Qatar dans le financement massif des groupes djihadistes en Afrique, au Proche-Orient et en Occident.

LIRE aussi:

NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

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A la Une de « l’heure du crime » de Jacques Pradel, les révélations d’un journaliste d’investigation sur un des plus grands secrets de la République…

Comme le secret est en train d’être éventé, on peut dire aussi qu’il s’agit d’un des grands tabous de la cinquième République : l’existence d’un groupe ultra secret de tueurs professionnels qui exerceraient, au nom de la France une sorte de droit de représailles de l’Etat, face à ses ennemis, par exemple les terroristes qui menacent depuis de longues années nos institutions…La décision de créer ce groupe au sein du service action de la DGSE aurait été prise après l’affaire du Rainbow Warrior, au milieu des années 80. Les Présidents de la République qui ont succédé à François Mitterrand ont toujours nié officiellement l’existence de ce groupe, baptisé « Alpha » dont certains membres ont accepté de parler à mon invité, Vincent Nouzille qui publie son enquête dans un livre qui vient de paraître aux éditions Fayard.

Avec lui, nous allons revenir sur cette guerre de l’ombre dont les échecs ou les victoires ne sont jamais officiellement revendiqués..

Vincent Nouzille a passé trois ans à recueillir les témoignages d’anciens ou d’actuels membres des services de renseignements français. Il en sort un ouvrage époustouflant, où la réalité semble parfois dépasser la fiction.

C’est en 2002 qu’un événement lui met la puce à l’oreille : deux agents de la DGSE sont arrêtés en Espagne, alors qu’ils transportaient des faux passeports et un vrai arsenal de guerre… Ces agents, bien plus secrets que des agents secrets, faisaient partie de la « Cellule alpha »… Une appellation que le journaliste a tenté de comprendre, et de mettre à jour. Une cellule constituée d’une dizaine d’électrons libres, capables de mener des doubles vies sans éveiller l’attention, et de tuer sans poser de questions. Ce dispositif, créé sous Mitterrand, a été utilisé par tous les présidents depuis.

A commencer par François Hollande…

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Philippe Rondot à son arrivée le 11 décembre 2007 au pôle financier du palais de justice de Paris.

Quand le gang des « has been » d’Amérique latine et d’Espagne se mobilise contre le Venezuela

Publié: 29 avril 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, Amérique centrale, Amérique du sud
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Par Pizzicalaluna

Par Maurice LEMOINE

Panama Summit of the Americas

Le 9 avril, en prélude au Sommet des Amériques, en compagnie des ex-chefs d’Etat Felipe Calderón (Mexique), Jorge Quiroga (Bolivie) et de l’ancien chef du gouvernement espagnol José María Aznar, l’ex-président colombien Andrés Pastrana a présenté en grandes pompes aux médias, dans les salons d’un luxueux hôtel, une « Déclaration de Panamá ». Egalement signé par d’autres ex-gouvernants latino-américains, ce texte dénonce « la grave altération démocratique et constitutionnelle dont souffre le Venezuela » et « exige l’immédiate remise en liberté des prisonniers politiques et le rétablissement des conditions nécessaires pour l’exercice des droits fondamentaux et des libertés publiques dans ce pays ». Bénéficiant d’une ample publicité, cette déclaration a été remise aux participants au Sommet, à l’Organisation des Etats américains (OEA) et à l’Organisation des Nations unies (ONU). « Nous faisons cela pour attirer l’attention de la communauté internationale sur ce qui se passe au Venezuela avec les droits de l’homme », a déclaré Andrés Pastrana.

On ne peut que se féliciter de voir d’aussi éminentes personnalités politiques – dont la liste figure ci-dessous – se préoccuper pour la démocratie et le respect des droits de l’homme à Caracas, tant les compétences et l’expérience de chacun sont dignes du plus grand respect. Qu’on en juge…

Andrés Pastrana. Président colombien de 1998 à 2002, période pendant laquelle, d’après la Commission des droits de l’homme de l’ONU, la situation des droits en question s’est considérablement aggravée, essentiellement du fait de la montée en puissance des groupes paramilitaires liés à l’armée et agissant en toute impunité dans l’ensemble du pays. La signature, avec Washington, du « plan Colombie » (sans que le Congrès national n’ait été consulté) a eu pour principale conséquence de prolonger et radicaliser le conflit armé interne.

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Felipe Calderón. Personne n’aurait pu imaginer que son sexennat (2006-2012) conduirait le Mexique à une situation aussi épouvantable : sa désastreuse stratégie de militarisation de la lutte contre les narcotrafiquants a fait exploser l’usage de la torture par les forces armées, s’est soldée par 60 000 morts violentes auxquelles on rajoutera plus de 26 000 « disparitions », sans faire aucunement reculer le crime organisé. En revanche, le taux de la population vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 100 dollars par mois) est passé de 43 % à 46 %.

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Jorge Quiroga. N’a jamais été élu président de Bolivie ; vice-président, il n’a accédé brièvement à la fonction (du 7 août 2001 au 6 août 2002) que parce que le président Hugo Banzer, victime d’un cancer, a dû démissionner.

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Foto: El expresidente del Gobierno, José María Aznar (EFE)José María Aznar. Chef du gouvernement espagnol du 4 mai 1996 au 17 avril 2004 ; on lui doit la « position commune » de l’Union européenne (UE) adoptée en 1996 – sanctions limitant les échanges politiques, diplomatiques et culturels avec Cuba – au nom de l’alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis. Dès le 12 avril 2002, au nom de l’UE dont il assurait la présidence en tant que président du gouvernement espagnol (mais dont il n’avait consulté aucun dirigeant), Aznar a reconnu, en compagnie de George W. Bush, le gouvernement putschiste du patron des patrons vénézuélien Pedro Carmona, qui avait participé la veille au coup d’Etat contre Hugo Chávez. Son expertise en matière de « droits de l’homme » lui a permis de devenir conseiller de Barrick Gold, numéro un mondial dans l’extraction minière de l’or, et d’intégrer le conseil d’administration de News Corporation, l’empire de Rupert Murdoch (The Times, Wall Street Journal, Fox News, etc.).

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Eduardo Duhalde. Vice-président de l’ultralibéral Carlos Menem de 1989 à 1991, Duhalde n’a pas été élu, mais, en pleine crise de la dette, est devenu chef de l’Etat « intérimaire » de l’Argentine – nommé par l’Assemblée législative après la démission de Fernando de la Rúa – du 2 janvier 2002 au 25 mai 2003. Alors qu’il se trouvait à la Casa Rosada (la présidence), la police a réprimé brutalement les manifestants, notamment lors de ce qui est demeuré dans les mémoires sous le nom de « massacre de Avalleneda » (deux morts, trente-trois blessés par balles). Devant l’indignation populaire, il a dû organiser des élections anticipées.

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Sebastián Piñera. Doté d’une fortune de 2,4 milliards de dollars, ce « Berlusconi chilien » (2010-2014), qui n’a pas hésité à faire entrer d’anciens collaborateurs du régime militaire du général Augusto Pinochet dans son gouvernement, a durement réprimé en 2011 les innombrables manifestations étudiantes – certaines d’entre elles se terminant par des centaines d’arrestations (870 le 4 août) – qui réclamaient une éducation publique, gratuite et de qualité. Contre les Mapuches – communautés autochtones qui protègent leurs terres ancestrales de l’expansion de projets d’exploitation forestière –, le pouvoir a appliqué la loi anti-terroriste héritée de la dictature de Pinochet. En vertu de l’article 269 de la loi Hinzpeter, ceux qui participaient aux « désordres de l’ordre public » ou tout autres actes de violence pouvaient être punis d’une peine de prison de 541 jours à trois ans de prison.

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Álvaro Uribe. Proche du « narco » Pablo Escobar lorsqu’il était maire de Medellín (1982), principal promoteur et initiateur des Coopératives de sécurité rurale – les Convivir, ultérieurement ralliées aux paramilitaires – quand il a exercé la fonction de gouverneur de l’Antioquia (1995-1997). Ses deux mandats présidentiels (2002-2006 ; 2006-2010) ont été marqués par une succession de scandales sanglants. Dans celui dit « de la parapolitique », plus de soixante députés et sénateurs (dont son cousin Mario Uribe) appartenant à sa mouvance politique ont été mis en examen, en détention ou condamnés (trente-deux) pour leurs liens avec les narcoparamilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Dans le cadre des « chuzadas », le président de la Cour suprême, ainsi que de nombreux magistrats, journalistes et opposants ont été espionnés par la police politique (Département administratif de sécurité ; DAS). La pratique des « faux positifs » a vu des membres de l’armée colombienne assassiner des civils innocents – 2 700 d’après le parquet général (en septembre 2011) – afin de les faire passer pour des guérilleros morts en combat. Chef de la sécurité et homme de confiance d’Uribe au Palacio de Nariño (le palais présidentiel), le général Mauricio Santoyo, a été condamné en décembre 2012, aux Etats-Unis, à treize ans d’incarcération pour ses liens avec le narcotrafic.

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Belisario Betancur. Sous sa présidence, le 6 novembre 1985, un commando du M-19 a investi le Palais de justice de Bogotá, où siégeait la Cour suprême, retenant en otage plus de 300 personnes. Alors que les guérilleros exigeaient de négocier avec le président, celui-ci refusa et l’assaut donné par l’armée se transforma en boucherie : une centaine de morts, guérilleros pour la plupart, onze juges de la Cour suprême et des employés du palais, auxquels s’ajoutent onze disparus.

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Miguel Ángel Rodríguez. Président du Costa Rica de 1998 à 2002, brièvement (un mois !) secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA) en 2004, il a été condamné le 27 avril 2011 à cinq ans de prison pour corruption aggravée (un pot-de-vin de 819 000 dollars pour l’adjudication d’un contrat de téléphonie mobile à Alcatel), avant d’être acquitté en appel. Contestant cette décision, la Cour suprême l’a remis en examen en novembre 2014.

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PortraitRafael Ángel Calderón. Président du Costa Rica de 1990 à 1994. Accusé d’avoir perçu des commissions sur l’achat de matériel médical effectué en 2002 pour le compte de la sécurité sociale, il a été condamné à cinq ans de prison, pour corruption, en octobre 2009, et n’a pu prendre part, comme il le souhaitait, à l’élection présidentielle de février 2010.

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Laura Chinchilla. Lorsqu’elle a quitté la présidence du Costa Rica, le 8 mai 2014, une grève générale des enseignants inondait les rues de manifestants dénonçant des retards de salaires. Il restera de son mandat le scandale qui a éclaté lorsque a été révélé que, en mars et mai 2013, à cause de l’incurie de son ministre de la Communication et du chef des services de renseignements (qui ont dû démissionner), elle a utilisé, pour un déplacement officiel, puis un voyage privé au Pérou, un jet mis à sa disposition par Gabriel Morales Fallon, un homme d’affaires colombien soupçonné dans son pays d’être lié à des trafiquants de drogue.

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Óscar Arias SánchezÓscar Arias. Lui aussi ex-président du Costa Rica, il a reçu le prix Nobel de la paix en 1987 pour son rôle dans les processus de paix en Amérique centrale (Salvador, Nicaragua, Guatemala) – bien qu’il ait en permanence tenté de marginaliser le Nicaragua sandiniste. Pour éviter que l’OEA (dominée par des gouvernements de gauche et de centre gauche) ne gère la crise née au Honduras après le renversement, en juin 2009, du président Manuel Zelaya, il s’est vu confier le rôle de « médiateur » grâce aux manœuvres de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Jouant la montre, il a permis aux putschistes de consolider leurs positions tout en empêchant le retour de Zelaya dans son pays avant l’organisation d’élections sous contrôle (le 29 novembre 2009) permettant de « laver » le « golpe ».

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Luis Alberto Monge. Elu président du Costa Rica en 1982. Bien que déclarant son pays neutre, il a fermé les yeux sur les activités des groupes antisandinistes en échange d’une importante aide économique des Etats-Unis de Ronald Reagan. C’est durant son mandat que l’ambassadeur américain Lewis Tamb et la CIA, avec l’appui des forces de sécurité costariciennes, ont ouvert une piste d’atterrissage utilisée pour approvisionner le Front sud de la « contra » en armes – financées par le trafic de cocaïne organisé en lien avec le cartel de Medellín par la CIA.

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Osvaldo Hurtado. Vice-président équatorien, arrivé au pouvoir sans être élu, après la mort, en 1981, dans un accident d’avion, du chef de l’Etat progressiste Jaime Roldós. Candidat à trois reprises à la magistrature suprême, il a chaque fois été battu ; lors de sa dernière tentative, en 2002, il a rassemblé… moins de 1 % des voix.

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Lucio Gutiérrez. Président équatorien destitué par le Parlement le 20 avril 2005, au terme d’un soulèvement populaire, il a été impliqué dans la tentative de coup d’Etat fomenté le 30 septembre 2010 par des policiers mutins contre le président Rafael Correa.

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Alfredo Cristiani. Au pouvoir au Salvador de 1989 à 1994, il a été élu sous les couleurs de l’Alliance républicaine nationaliste (Arena), parti associé aux escadrons de la mort d’extrême droite fondés par le major Roberto D’Aubuisson pour étouffer toute opposition. Sous son mandat, au prétexte de lutter contre la guérilla du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), l’armée a assassiné six prêtres jésuites, dont le recteur de l’Université Centraméricaine (UCA), Ignacio Ellacuria, très impliqué dans la recherche de la paix. Pour apaiser l’indignation de la communauté internationale, Cristiani a promis que les responsables seraient jugés. La plupart seront acquittés par un jury en 1991, avant que Cristiani ne décrète une amnistie en avril 1993… quelques jours avant la publication d’un rapport d’enquête des Nations Unies démontrant la compromission des plus hautes autorités de l’armée (et des Etats-Unis). Lorsque, à New York, le 31 décembre 1992, un accord de paix a été signé avec le FMLN, Cristiani n’a pas paraphé personnellement le document.

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Armando Calderón Sol. Successeur d’Alfredo Cristiani à la présidence du Salvador (1994-1999) pour le compte, lui aussi, de l’Arena dont il est l’un des fondateurs. Son gouvernement s’est essentiellement distingué par l’ampleur des « réformes » et des privatisations.

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Vicente Fox. Président de Coca-Cola pour le Mexique et l’Amérique latine, il a été élu pour six ans chef de l’Etat du Mexique le 2 juillet 2000, pour le compte du Parti d’action nationale (PAN). Dans son zèle néolibéral, il a multiplié les privatisations (eau, électricité, parcs naturels, sites archéologiques, etc.), dans le contexte des méga-projets continentaux prévus par le Plan Puebla – Panama (PPP), lui-même conçu en vue de la concrétisation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), chère aux Etats-Unis. Ces projets se heurtant à une vive résistance, la répression s’est déchaînée à travers la militarisation et l’émergence de groupes paramilitaires, en particulier dans les États (Chiapas, Guerrero, Michoacán, Oaxaca) où survit 80% de la population indigène.

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Alejandro Toledo. A la tête du Pérou de 2001 à 2006, ennemi des entreprises publiques et continuateur des politiques néolibérales du dictateur Alberto Fujimori, qui a fui le pays, il s’est montré particulièrement complaisant avec le capital étranger. Il a terminé son mandat très impopulaire, les Péruviens lui reprochant de ne pas avoir bénéficié des fruits de la croissance alors que l’économie était au mieux depuis cinq ans. Se représentant à la présidentielle d’avril 2011 (remportée par Ollanta Humala), il n’a obtenu que 16 % des voix.

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Luis Alberto Lacalle. Représentant l’aile droite du parti Blanco, partisan déclaré des politiques économiques néolibérales, il a été président de l’Uruguay de 1990 à 1995. Le 13 décembre 1992, un référendum d’initiative populaire a annulé (avec près de 75 % des voix) cinq des trente-deux articles de sa loi générale sur les privatisations, laborieusement approuvée après seize mois de débat. Le 28 août 1994, ce peuple décidément insoumis, rejettera (63 % des voix) une réforme constitutionnelle confuse prévoyant, entre autres, une réforme du système électoral et des prestations sociales.

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Nicolás Ardito Barletta. Technocrate panaméen, vice-président de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes (1978-1984), vainqueur de l’élection présidentielle de mai 1984, il a été poussé à la démission le 28 septembre 1985 par le général Manuel Antonio Noriega.

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Mireya Moscoso. A gouverné le Panama de 1999 à 2004 et a défrayé la chronique du fait de son goût pour les vêtements de luxe et les bijoux payés sur le budget de l’Etat. Un temps inquiétée pour l’usage irrégulier, par une fondation que dirigeaient des proches, d’un don de 45 millions de dollars effectué par Taiwan, elle a réussi à se sortir de ce mauvais pas. Proche alliée des Etats-Unis, elle a, sur demande pressante de Washington, le 26 août 2004, dernier jour de son mandat, amnistié « pour raisons humanitaires » le terroriste anticastriste Luis Posada Carriles. Arrêté alors qu’il préparait un attentat à la bombe contre Fidel Castro en visite au Panamá en novembre 2000, il avait été condamné à huit années d’incarcération. Agent de la CIA, auteur intellectuel de l’attentat contre un DC-8 de la Cubana de Aviación qui fit soixante-treize victimes, à La Barbade, en 1976, Posada Carriles vit actuellement, en toute impunité, à Miami (où réside également Mireya Moscoso).

A tous ces signataires de la « Déclaration de Panamá », regroupés au sein de l’Initiative démocratique d’Espagne et des Amériques (IDEA), s’est joint le « socialiste » Felipe González. Au sein de cette belle brochette, il ne dépare pas. Le 26 septembre 1983, alors chef du gouvernement espagnol, il a décoré l’amiral Rubén Franco, l’un des chefs de la dictature argentine (depuis condamné pour « vol de bébés »), de la Grande Croix de l’Ordre du Mérite Aéronautique. Le contre-amiral Ciro García, collaborateur du dictateur Jorge Videla, lié aux services de renseignements, recevra également de ses mains la même distinction. C’est également sous le gouvernement de González que, de 1983 à 1986, émanation du pouvoir, l’escadron de la mort des Groupes antiterroristes de libération (GAL) ont assassiné dix-sept séparatistes basques sur le sol français.

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Ajouté par Marc Fievet, NS 55 DNRED, infiltré dans quelques opérations de narcotrafic organisées par le GAL.

Photo de Rafael Vera

Le financement du GAL* et des opérations terroristes du gouvernement espagnol émanait de deux sources:

-les fonds secrets qui finissaient dans les poches de Rafael Vera et autres José Barrionuevo, Miguel_Planchuelo

-le narcotrafic organisé et couvert par la « policia » et la « guardia civil » à très grande échelle sur l’Espagne et l’Europe

*: http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_antiterroristes_de_lib%C3%A9ration

Lucien Aimé-Blanc a aussi fait quelques révélations sur l’implication de la France dans les activités du GAL

lire et écouter: FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia..

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« Bien que [leur ] prise de position soit purement symbolique, a commenté le politologue Daniel Lansberg-Rodriguez dans la revue américaine Foreign Policy (reprise sans une once de réflexion par Courrier International), elle contribue à démonter le récit officiel de la solidarité entre pays latino-américains face à l’impérialisme américain » Ce qui s’appelle prendre ses désirs pour des réalités. En effet, cette bande de « has been » dépourvus de légitimité pour donner des leçons à qui que ce soit a été clairement désavouée par les chefs d’Etat en exercice. Face au décret du président Barack Obama qualifiant le Venezuela de « menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis », tant l’Union des nations sud-américaine (Unasur) que la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (Celac) ont manifesté un rejet unanime et, déclarant que l’ingérence des Etats-Unis dans la région « crée une très forte tension », ont réclamé son abrogation [1]. Par ailleurs, lors du Sommet des Amériques que la machine à simplifier médiatique a résumé à « l’historique poignée de main entre Raúl Castro et Obama », les pressions et interventions américaines ont été vigoureusement dénoncées par les chefs d’Etat de la Bolivie (Evo Morales), de l’Equateur (Rafael Correa), du Venezuela (Nicolás Maduro) et de l’Argentine (Cristina Kirchner), avec l’assentiment de leurs homologues continentaux et insulaires – la Communauté des Caraïbes (Caricom ; treize Etats) se distinguant dans sa solidarité avec Caracas. Enfin, et après qu’Obama ait abandonné l’assemblée plénière pour éviter d’entendre les critiques adressées aux Etats-Unis, aucune « déclaration finale » n’a été signée, faute de consensus entre « yankees » et « latinos ».

Maurice Lemoine

Maurice Lemoine : auteur de Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, Paris, 2015.

http://blogs.mediapart.fr/blog/pizzicalaluna/220415/quand-le-gang-des-has-been-d-amerique-latine-et-d-espagne-se-mobilise-contre-le-venezuela#comments

http://www.medelu.org/Quand-le-gang-des-has-been-d/
http://www.legrandsoir.info/quand-le-gang-des-has-been-d-amerique-latine-et-d-espagne-se-mobilise-contre-le-venezuela.html/

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 hsbc.si
HSBC: la banque qui a porté plainte pour « vol en réunion » et recel

Bizi_logoLe mouvement Bizi ! a pour cadre d’action principal le Pays Basque nord et s’inscrit dans la mouvance altermondialiste internationale. En février, des membres de Bizi (« Vivre » en langue basque) avaient « saisi » huit chaises dans l’agence HSBC de Bayonne pour dénoncer symboliquement « le rôle joué par cette banque dans l’organisation de l’évasion fiscale en France ».  (voir ici pour plus de détails). « Le patrimoine et les biens d’HSBC qui organise ce hold-up à grande échelle doivent être immédiatement saisis et mis à la disposition de la population », avait affirmé le mouvement. Elle s’était engagée à les restituer dès que HSBC aurait versé à l’Etat les sommes qu’elle lui a dérobées frauduleusement, ce qui se chiffre en milliards. Selon cette source, les forces de l’ordre n’ont pas ménagé leurs efforts pour retrouver les chaises en question, comme si elles n’avaient rien de plus urgent à faire, allant même jusqu’à tenter de prélever les empreintes ADN des militants de ce mouvement, lesquels ont catégoriquement refusé. Pourtant, il était inutile d’aller si loin puisque Bizi a annoncé publiquement avoir remis peu après quatre chaises à plusieurs associations : ATTAC, Les Amis de la Terre France, Solidaires Finances Publiques et la cinquième, mercredi, à Edgar Morin. Jean Gadrey, sur son blog d’alternatives économiques, fait état de cette amusante proposition pour ridiculiser la banque HSBC qui a eu le toupet de porter plainte pour   « vol en réunion » et recel, un délit dans lequel ils sont pourtant passés maîtres :

« Une chaine de solidarité de grande ampleur va se former où des multiples organisations, personnalités, citoyen(ne)s vont se déclarer coresponsables de ces sièges, coresponsables du combat qu’elles symbolisent pour la justice et contre une forme de grand banditisme financier pour l’instant non réprimée par les pouvoirs publics. »

La justice française va-t-elle continuer à s’abîmer dans cette incroyable démarche défiant tout bon sens ?  Va-t-elle par exemple continuer d’employer tous les moyens à sa disposition jusqu’à la débauche, pour permettre à cette banque de voyous internationaux de récupérer leurs chaises, en accusant par exemple Edgar Morin de recel ? Peut-être pourrions nous proposer à ladite banque de payer ses dettes aux contribuables pour récupérer l’objet du délit, plutôt que de mobiliser ainsi la force publique dans une si risible histoire, une entreprise dans laquelle HSBC se ridiculise…  Rappelons  en effet pour ceux qui n’auraient pas tout compris, et pour les trolls qui persisteraient à défendre le bon droit de la banque, que le larcin (si on peu le qualifier ainsi puisqu’il ne s’agit à mes yeux que d’un emprunt), représente bien peu de chose face aux 8 milliards d’euros soustraits par la banque au regard du fisc français, et du manque à gagner pour le budget de l’état… On ferait mieux de demander aux 9187 riches clients français (dont, on se souvient, l’un des plus modestes d’entre eux, Gad Elmaleh…) d’éteindre les poursuites en payant les chaises en question, ce qui serait de bonne guerre, non ?  !

source: INSOLITE ET MILITANT : toi aussi, pars de ta banque avec ta chaise !.

Pourtant ……

François MONGIN

François Mongin, ex DG de la Douane française,  rejoint HSBC France en tant qu’inspecteur général, chef du groupe Audit France et devient membre du comité exécutif.

Il succède à Alain Cadiou, lui aussi ancien DG de la Douane française, qui prend sa retraite.

François Mongin, cinquante et un ans, diplômé de Sciences po Paris, licencié en droit et titulaire d’un Master of Law (LLM) du Trinity College de l’université de Cambridge, ancien élève de l’ENA (promotion Léonard de Vinci), démarre sa carrière à la Direction du budget. De 1989 à 1991, il est chargé de mission auprès du président-directeur général du groupe Bull. Il est nommé par la suite chef du bureau affaires étrangères, coopération aide publique au développement, commerce extérieur, puis chef du bureau travail, emploi, formation professionnelle à la Direction du budget. De 1995 à 1997, il est conseiller en charge des questions budgétaires et des comptes sociaux au cabinet du Premier ministre. De 1997 à 1999, il exerce les fonctions de sous-directeur en charge des affaires internationales, européennes, de l’agriculture et de l’environnement à la Direction du budget, avant d’être nommé chef de service, adjoint au directeur général des Douanes. De 2002 à 2007, il est directeur général des Douanes et droits indirects et parallèlement secrétaire général de Tracfin. Depuis 2007, il était inspecteur général des finances au service de l’IGF au sein du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/01/09/2009/LesEchos/20499-050-ECH_francois-mongin.htm#DkJekO0mAQYxfR2v.99

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Lire aussi: http://allainjules.com/2015/02/09/swissleaks-hsbc-de-gad-elmaleh-a-mohamed-vi-les-arcanes-de-la-fraude-fiscale/

Pierre Mongin, le patron aux multiples paradoxes

Pauline Damour

Etiqueté à droite mais adoubé par Hollande, autoritaire mais soutenu par les syndicats, le patron, à peine renouvelé à la tête de la RATP, a décidé de rejoindre GDF Suez.

Pierre Mongin a créé la surprise mardi 17 mars en annonçant son départ de la RATP pour GDF Suez, quelques mois seulement après son renouvellement à la tête de la régie. Celui qui va rejoindre la direction générale du groupe énergétique et de services, le 1er mai prochain, est un homme à paradoxes : étiqueté à droite, l’ancien directeur de cabinet de Balladur et de Villepin a fait la quasi-unanimité auprès des syndicats de la RATP. Même la CGT, majoritaire, n’a émis « aucune réserve » quand il a été reconduit à son poste, le 23 juillet.

D’ailleurs, si les Franciliens ont l’occasion de se plaindre du manque de propreté dans le métro, des tramways bondés ou des retards sur les lignes du RER, ils sont rarement dérangés par des conflits sociaux, encore moins par une paralysie générale du réseau. C’est la grande fierté de Pierre Mongin : « La RATP a le taux de grèves le plus bas du secteur », a-t-il pour habitude de glisser à ses interlocuteurs. Et c’est indéniablement ce qui a pesé en sa faveur quand l’Elysée s’est déterminé à le reconduire.

Un épais carnet d’adresses *

Accusé par les syndicats d’avoir été « recasé » à la tête de la RATP par la droite moins d’un an avant l’élection présidentielle de 2007, le haut fonctionnaire traîne derrière lui la casserole du CPE, le contrat première embauche enterré par le gouvernement Villepin pour calmer la révolte des jeunes dans la rue. « J’étais contre », confie-t-il aujourd’hui, même s’il a défendu le « smic jeunes » en 1993, ce qui lui collera longtemps à la peau.

S’il jure « ne pas avoir de plan de carrière », ce fils de bonne famille marseillaise n’aurait pas compris qu’on lui retire les rênes de la RATP en 2014. »Je peux encore rendre des services à mon camarade de promotion de l’ENA François Hollande », livrait-il en privé début 2014. Doté d’un carnet d’adresses aussi dense qu’un plan de métro parisien, Pierre Mongin n’a de fait pas ménagé ses efforts pour défendre sa transformation de préfet en manager : « En huit ans, le chiffre d’affaires de la RATP a augmenté de 22% et le résultat net a été multiplié par 6,5, insistait-il devant les députés à l’Assemblée nationale, quelques jours avant son renouvellement. Nous avons la meilleure rentabilité du secteur en Europe et des investissements à un niveau historiquement haut, dépassant 1,5 milliard par an, pour moderniser les infrastructures franciliennes », énumère-t-il encore, tel un patron du CAC 40 en plein road show financier.

S’il affiche une autorité de préfet, Pierre Mongin reste ouvert au dialogue. « Je parle et j’écoute beaucoup, c’est d’ailleurs pour ça que je suis toujours en retard à mes rendez-vous », reconnaît-il. Aussi, s’il aime tant citer la phrase « il faut donner du temps au temps » de François Mitterrand, le seul homme politique qui l’ait « vraiment intimidé », c’est parce qu’elle lui va comme un gant. En 2006, il se donne six mois pour analyser le fonctionnement de la RATP avant de fixer son cap stratégique. En 2012, il prend trois mois pour faire remonter plus de 20.000 contributions des salariés. « Il tenait à soumettre les grands enjeux – l’ouverture à la concurrence, le Grand Paris… – à tous ses collaborateurs », raconte son secrétaire général, Emmanuel Pitron. Cela lui permet de décrocher son brevet du dialogue social aux yeux de ses pairs. « Quand les machinistes ont cinq minutes à la descente des bus pour s’exprimer, est-ce vraiment une démarche participative ? » raille-t-on cependant à la CGT, où la méthode est plutôt perçue comme « une opération de communication ».

Il répond à ceux qui le critiquent

Une pique que l’ancien préfet n’apprécierait guère, lui qui a souvent du mal à accepter la critique. « Il a un rapport fusionnel à l’entreprise, reconnaît un proche. Du coup, il a du mal à reconnaître des points faibles à la boîte. A l’écouter, tout va toujours très bien à la RATP ! » Et quand ça va mal, mieux vaut ne pas le dire trop fort. « J’ai eu droit à de sacrées engueulades dès que j’abordais les problèmes d’image de l’entreprise auprès des voyageurs », se souvient Yves Boutry, ancien représentant des usagers de la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) au conseil d’administration. Pas question de lui dire, par exemple, que la propreté du métro parisien laisse toujours à désirer.

« J’investis 40 millions d’euros dans la rénovation des stations », réagit-il immédiatement, en usant, comme souvent, de la première personne du singulier. « Et si les stations paraissent sales, c’est surtout à cause des infiltrations d’eau… en provenance de la voirie », assure-t-il. Quant à la ponctualité des métros, des bus ou des trams, Pierre Mongin exhibe les 147 critères (ponctualité, régularité, qualité de l’information aux voyageurs…) qu’il s’est engagé à faire respecter depuis 2012 (79 auparavant) auprès du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), l’autorité de tutelle de la RATP. Soumis à des bonus-malus pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

Il a la culture du résultat

Pas toujours au beau fixe, les relations avec Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France, se sont nettement améliorées depuis 2010. « C’est un partenaire loyal et réactif », convient le socialiste. Très attaché à sa mission de service public, le patron de la Régie n’est jamais non plus à court d’arguments pour réfuter l’idée selon laquelle la RATP vit des subsides de l’Etat (3 milliards d’euros versés par le Stif entre 2012 et 2015). « J’ai rendu 100 millions aux contribuables pendant mon deuxième mandat, tient-il à souligner. Et réalisé 300 millions d’économies en gagnant 1% de productivité tous les ans dans le groupe », poursuit le patron qui veut inculquer à la RATP la culture du résultat.

« Il incarne son entreprise à la manière d’un grand serviteur de l’Etat qui veut insuffler de la modernité et de l’efficacité dans le système », résume Henri de Castries, le PDG d’Axa, avec qui il chasse en Sologne. Un ami proche, auprès duquel il a cherché du réconfort lors de sa mise en examen dans l’enquête sur le financement de la campagne d’Edouard Balladur, en 1995. Une affaire, annulée en mars par la cour d’appel de Paris, qui a profondément marqué cet homme élevé dans le respect de l’ordre public. « C’était vraiment me méconnaître, raconte-t-il. J’en ai gardé un profond sentiment d’injustice et de souffrance. » Au sens figuré comme au sens propre : car pendant de longues semaines, ses collaborateurs ont vu leur PDG arriver au bureau plié en deux par une sciatique. « Il était mortifié, se souvient un ami marseillais. A cette époque, il s’est beaucoup appuyé sur sa fille avocate et sur le clan familial. »

Il défend son monopole

Pas très libéral, même s’il s’en défend, l’ancien préfet a mis beaucoup d’énergie à préserver le périmètre de la RATP face à l’arrivée de la concurrence. « Dès 2008, il a bataillé comme un acharné pour obtenir à Bruxelles les délais les plus longs avant la mise sur le marché des lignes de bus (2024), de tram (2029) et du métro (2039) ! » se souvient un ex-fonctionnaire du ministère des Transports. De quoi s’attirer la sympathie des syndicats maison, mais pas celle de ses rivaux. L’an dernier, les dirigeants de Deutsche Bahn ont menacé de porter plainte contre la Régie, candidate à l’exploitation du RER de Berlin. Jugeant qu’elle bénéficiait « d’une situation de monopole illégale au regard du droit européen ».

Car Pierre Mongin ne s’est pas gêné pour aller chercher des parts de marché en dehors de son fief d’Ile-de-France. Dans les grosses villes de province et à l’international, où les bus et les tramways de la filiale RATP Dev ont pour objectif de rapporter 30% du chiffre d’affaires du groupe à l’horizon 2020. « Jean-Paul Bailly [président de la RATP avant Anne-Marie Idrac] avait ouvert la voie, rappelle Arnaud Aymé, du cabinet de conseil Sia Partners. Mais Pierre Mongin a voulu accélérer le tempo. » Ce volontarisme lui joue parfois des tours : « Il se prend parfois les pieds dans le tapis », sourit ce responsable d’une entreprise ferroviaire.

Comme en septembre 2012, lorsqu’il provoque une minitempête boursière sur le titre Veolia Environnement après avoir expliqué, en marge d’une conférence de presse, que la RATP et SNCF « s’étaient mis d’accord sur le rachat de certains actifs de Veolia Transdev ». Une opération de plus d’1 milliard d’euros dont l’idée exaspère Jean-Pierre Jouyet, vieille connaissance de la promotion Voltaire et patron à l’époque de la Caisse des dépôts, coactionnaire de Veolia : « La RATP n’a pas les moyens de ses ambitions et les actionnaires n’ont pas l’intention d’obtempérer », lâche-t-il.

Il est respecté par Pepy

S’il aime prendre des décisions tranchées, Pierre Mongin sait aussi faire des compromis. Ainsi, il a pacifié les relations de la RATP avec SNCF, en mettant fin aux querelles entre dirigeants. « Guillaume Pepy et Pierre Mongin se respectent et ça se passe bien entre eux, même s’ils ont des tempéraments différents », affirme Jean-Paul Huchon, qui voit souvent les deux hommes. Les excès de communication du premier irritent parfois le second, plus discret. « On le voit mal enfourcher un scooter pour débarquer dans une salle de rédaction, ni enfiler un gilet rouge pour déminer une grève sur le RER B », admet un proche conseiller. L’ex-sous-directeur de la police de Paris préfère œuvrer en coulisses.

Notamment lorsqu’il s’agit de mettre fin en 2010 à la bataille qui déchire les deux groupes pour diriger Systra. L’entreprise d’ingénierie ferroviaire (3.800 salariés), choisie pour concevoir le tramway de Casablanca et le métro de La Mecque, est codétenue par la RATP et SNCF. « Il a mis un terme à cette guerre stérile qui nous faisait perdre des parts de marché en proposant un réel joint-venture« , reconnaît Guillaume Pepy, qui prend soin d’alterner avec Pierre Mongin les déplacements officiels à l’étranger dans l’avion présidentiel.

Il est un bon VRP à l’international

Très attaché à la Méditerranée, où il passe ses vacances d’été dans sa demeure des Lecques, le patron marseillais est devenu par la force des choses un globe-trotteur. En septembre dernier, il était à New York avec François Hollande et Anne Hidalgo, invité au sommet de l’ONU sur le climat pour défendre ses bus « zéro émission de carbone ». Un projet de plus de 2 milliards d’euros pour remplacer toute la flotte parisienne d’ici à 2025 par des bus électriques. « Une vitrine technologique qui nous permettra d’être les mieux placés pour conserver notre marché après 2024″, assure le patron qui a signé avec Henri Proglio, le PDG d’EDF, un accord pour développer des batteries à forte capacité.

Autre avancée technologique sur laquelle le patron compte pour grossir à l’étranger : le métro automatique, dont les lignes parisiennes 1 et 14 sont les vitrines internationales. Notamment en Arabie saoudite, où Pierre Mongin se rendra dans quelques jours pour signer le contrat gagné pour l’exploitation du réseau de bus de Riyad. En espérant faire coup double avec le métro. Le préfet est même devenu VRP !

http://www.challenges.fr/entreprise/20141024.CHA9444/comment-le-pdg-de-la-ratp-seduit-tout-le-monde-y-compris-la-cgt.html

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Fran�ois MonginNe pas oublier que Pierre a un frère, François Mongin, qui fut le DG de la Douane française et aujourd’hui, au Comité Exécutif d’ HSBC comme inspecteur Général.

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FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Publié: 1 février 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 3 - POLITIQUE, 36, 4 - REGALIENNES, Administration pénitentiaire, Cannabis, Cocaïne, Défense, DCRI, DGSI, DNRED, Douane, Education nationale, Gendarmerie, Héroïne, Informations générales, INTERPOL, Justice, Les élus, Les Menteurs, Les tartuffes, mafia, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Paris, Police, Réflexions, Secret défense, Services de renseignement, Terrorisme, TRACFIN
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Aviseur International

31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

http://moreas.blog.lemonde.fr/files/2015/01/Narcops.jpg

Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas…

Voir l’article original 1 359 mots de plus

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

Publié: 18 novembre 2014 dans 36, Cannabis, Cocaïne, DCRI, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, Héroïne, Informations générales, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, Secret défense, Services de renseignement, Terrorisme, TRACFIN
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Aviseur International

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il…

Voir l’article original 4 829 mots de plus

DNRED (Douane française): saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique

Publié: 7 novembre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, Caraïbes, Cocaïne, Communiqué de presse, DNRED, Douane, Informations générales, Justice, Narcotrafic, Services de renseignement, TRACFIN
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Aviseur International

Publié le : vendredi 7 novembre 2014
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique | © Douane
Saisie effectuée à bord d’un voilier, fruit d’une collaboration des services douaniers français (DNRED) et des services de police britannique (NCA).

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, tiennent à féliciter les services douaniers français de l’importante saisie, le 3 novembre 2014, de près de 250 kg de cocaïne, à bord d’un voilier battant pavillon de la Grande-Bretagne.

Fruit de plusieurs mois d’enquête en collaboration avec les services britanniques, cette saisie a été conduite conjointement par l’échelon de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France et le service de police britannique National Crime Agency (NCA).

Après plusieurs jours de surveillance ayant mobilisé un large dispositif aéro-maritime, les agents des douanes ont procédé…

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Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

Publié: 27 octobre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, Cannabis, Cocaïne, DNRED, Douane, Gendarmerie, Informations générales, Justice, Narcotrafic, OCRTIS, Police, Réflexions, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN
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Aviseur International

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, Roberto Severa que j’ai connu , Loredana Ferraro que j’ai bien connue, Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi…

Voir l’article original 229 mots de plus

« Extra pure » (Zéro,Zéro,Zéro) de Roberto Saviano

Publié: 16 octobre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 36, 4 - REGALIENNES, Administration pénitentiaire, Canada, Cocaïne, Communiqué de presse, Culture, DCRI, DEA, DGSI, DNRED, Douane, Gendarmerie, HM Customs and Excise, Informations générales, INTERPOL, Justice, Narcotrafic, OCGRDF, OCRTIS, Police, RCMP-GRC, Secret défense, Services de renseignement, TRACFIN, UK, USA
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Roberto Saviano, auteur de « Gomorra », revient avec un nouveau livre : « Extra pure : voyage dans l’économie de la cocaïne » (Gallimard)Sortie le 16 octobre chez Gallimard. Présentation, sur le site :

«Se plonger dans les histoires de drogue est l’unique point de vue qui m’ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l’inconsistance des liens, la force colossale de l’argent et de la férocité. L’impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l’axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l’appellent les parains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des mœurs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps.»

Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d’enquête et de réflexion sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser à l’échelle mondiale. D’où le crime tire-t-il sa force? Comment l’économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008? Une seule et même réponse : grâce à l’argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les États-Unis, l’Espagne, la France et, bien sûr, l’Italie de la ‘ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l’auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c’est tout le fonctionnement de l’économie qu’il démonte impitoyablement.
Extra pure n’est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir, de se confier, d’évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.

source:

http://www.francemusique.fr/emission/la-chronique-litteraire/2014-2015/extra-pure-de-roberto-saviano-10-16-2014-09-09

 


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