Archives de la catégorie ‘Réflexions’

Avec La Caste, Laurent Mauduit nous emmène dans les arcanes du pouvoir à travers une enquête fouillée, précise et ô combien précieuse pour comprendre comment se fabrique et se perpétue l’oligarchie à la française.

Une oligarchie qui, loin d’œuvrer dans l’intérêt général, cherche avant tout à conforter sa domination tout en se remplissant les poches au détriment de la Nation.

Laurent Mauduit, La caste : enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir,

Éditions la découverte, 2018, 350 pp. Prix : 19 euros. ISBN : 978-2348037702.

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EXTRAITS

Mr Mondialisation : La caste, qu’est-ce que vous désignez par cette appellation ?

Laurent Mauduit : Nous vivons, en France, dans un capitalisme qui s’est converti au modèle anglo-saxon et qui est donc devenu beaucoup plus inégalitaire que par le passé, comme en témoigne la crise sociale historique que nous traversons avec le mouvement des gilets jaunes. Mais notre pays ne traverse pas qu’une crise sociale ; il traverse aussi une crise démocratique. Et si c’est le cas, c’est parce qu’un petit groupe de très hauts fonctionnaires, essentiellement issus de l’un des corps d’élite de Bercy, l’Inspection des finances, a réalisé au fil des ans, un :.

Le premier hold-up a été effectué grâce aux privatisations : les hauts fonctionnaires chargés de les conduire les ont souvent effectuées à leur propre profit puisqu’ils ont pris les commandes des groupes privatisés. Regardez par exemple les banques françaises : elles sont toutes aujourd’hui dirigées par des Inspecteurs des finances, qui ont déserté le service de l’intérêt général, et qui ont pactisé avec la finance. Et puis, plus récemment, certains de ces anciens hauts fonctionnaires qui étaient passés dans le privé sont revenus dans le public, et on a assisté à une sorte de privatisation des postes clefs de la République. Observez que le gouverneur de la Banque de France vient de BNP-Paribas ; le patron de la Caisse des Dépôts de l’assureur italien Generali ; le directeur de cabinet du ministre des Finances de la banque italienne Mediobanca ; le secrétaire général de l’Élysée du transporteur maritime MSC ; et Macron lui-même est emblématique de cela puisque, Inspecteur des finances, il est passé par la banque Rothschild avant de revenir vers la sphère publique.

C’est donc cela, la Caste : une petite oligarchie de hauts fonctionnaires qui a mis la main sur une partie de la vie des affaires, et qui, avec Macron, a maintenant aussi pris le pouvoir en France.

 

Mr Mondialisation : Dans votre enquête, il est beaucoup question de pantouflages et de retropantouflages. Qu’est-ce que ces termes désignent, et dans quelle mesure ces phénomènes constituent-ils un problème pour notre démocratie ?

Laurent Mauduit : C’est précisément ce que je viens de vous dire. L’épisode 1, celui des pantouflages, a permis à cette caste de prendre le contrôle de secteurs clefs de la vie économique, et tout particulièrement du secteur de la finance. Et puis l’épisode 2, celui des rétropantouflages, a permis aux mêmes de prendre en main tous les rouages de l’État, jusqu’au sommet.

Si l’on regarde en arrière, les pantouflages constituent une pratique très ancienne. Déjà sous le Second Empire, les Inspecteurs des finances se ruaient dans les banques privées pour y faire fortune. En revanche, les rétropantouflages sont un phénomène nouveau, en tous cas par leur ampleur. Si nouveau qu’ils ont entraîné avec Macron un phénomène nouveau : une porosité générale entre l’intérêt général et les affaires privées. La muraille de Chine qui a presque toujours existé entre ces deux univers est en train de s’effondrer, entraînant une sorte de dissolution de l’intérieur de l’État au profit des intérêts privés. Et cette porosité généralisée est assumée puisque Macron propose que le temps passé dans le privé par un haut fonctionnaire qui revient ensuite vers la sphère publique soit pris en compte pour son avancement dans la fonction publique. C’est donc une implosion de la fonction publique qui est engagée.

Mr Mondialisation : Vous revenez longuement sur le rôle de l’ENA dans la reproduction des élites. Vous défendez même la suppression pure et simple de cette école. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? 

Laurent Mauduit : L’ENA est une exception française : c’est une école qui a été créée pour former des hauts fonctionnaires dans le cadre d’une démocratie autoritaire. Dans son livre L’étrange défaite, écrit juste au lendemain de la débâcle de Juin-40, le grand républicain Marc Bloch critiquait vivement le Front populaire qui avait eu, juste avant la guerre, l’idée de créer l’ENA – qui ne verra finalement le jour qu’à la Libération. Et il le faisait avec des arguments très forts, estimant que l’on ne pouvait pas former les élites publiques au travers d’un moule de formation unique, et qu’il fallait au contraire laisser à l’Université, dans le pluralisme de ses approches, le soin de former ces élites publiques. Je trouve que cette remarque est d’une très grande actualité.

De surcroît, cette caste est devenue si puissante et si arrogante qu’il serait opportun, me semble-t-il, de prendre des mesures énergiques, pour lui briser les reins. La suppression de l’ENA pourrait donc être une mesure symbolique de cette nature. Mais, par-dessus tout, je pense qu’il faudrait envisager la suppression pure et simple de l’Inspection des finances, qui ne sert à rien : c’est juste une association d’entraide pour oligarques.

Mr Mondialisation :  Votre collègue Fabrice Arfi expliquait sur France 24 ce mardi 26 mars que la France était l’un des pays où l’on comptait le plus d’affaires politico-financières. Est-ce un symptôme de cette prise de pouvoir par la Caste ?

Laurent Mauduit : Oui, sûrement. Mais cela découle surtout des institutions présidentialistes dont cette caste se sert avec délectation. Car quand, face à la toute-puissance d’un hyperprésident, les autorités indépendantes sont faibles ou inexistantes ; quand la justice n’est pas réellement indépendante ; quand le pays barbote dans un système de consanguinité malsaine, cela favorise nécessairement des dérives.

SOURCE

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Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici.

C’est un soupçon qui existe depuis longtemps, et l’US Aid n’a pas beaucoup aidé à le faire disparaître, comme j’ai déjà pu le dire ici et là.  Son manque de transparence y a beaucoup aidé.  Mais, cette fois encore, les preuves sont là et elles sont gravissimes. Les turpitudes de la CIA mettent en danger des gens qui n’ont rien à voir au départ avec ses actions armées douteuses.  Mais la décision prise par les anciens reaganiens que sont Rumsfeld et Cheney de remplacer les militaires par des milices privées produit aujourd’hui des effets secondaires désastreux, car tous les services civils se retrouvent ainsi enrôlés dans leur tourmente guerrière, y compris jusqu’à aller compromettre les compagnies d’aviation comme on va le voir, ou des services humanitaires détournées de leur fonction sociale. La suspicion rejaillit sur les autres, bien plus saines, et c’est cela qui est à la fois désolant et dangereux…

Les envois US restés en plan chez DHL…

Cette fois c’est par un autre rapport compromettant, un de plus, par lequel on commence.  En date de juillet 2015, il est visible ici.  Son auteur est le GAO, à savoir  l’U.S. Government Accountability Office, qui, lui, visiblement sait lire et analyser des tableaux Excel. Le rapport décrit une incurie incroyable. Ce qu’il a découvert c’est que des éléments qui auraient dû être transmis depuis des années continuent à pourrir dans un entrepôt virginien appartenant à DHL…. à l’insu de tous, et dont DHL ne savait pas trop bien quoi en faire désormais.  Au comble de la bêtise, on s’apercevra que la totalité pouvait tenir dans un seul container de 40 pieds, capable d’être envoyé par bateau donc (cf ici la slide de gauche). « Les subventions du FMF financées par le gouvernement ne sont pas expédiées dans un entrepôt privé en Virginie, au lieu d’atteindre l’objectif visé de création et de maintien des forces de sécurité yéménites telles que  l’AQAP. Comme le permet le programme FMF au Yémen, le gouvernement du Yémen a acquis le droit de propriété du matériel lors de la livraison à son transitaire contractuel,  le transitaire du Yémen à cette époque, que le pays avait initialement contracté pour expédier le matériel. À partir de 2007, le Yémen avait des arriérés avec son transitaire. En avril 2008, le contrat entre le gouvernement du Yémen et ce transitaire a pris fin ».

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Le PDG de Vinci Xavier Huillard s'adresse à l'assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

Le PDG de Vinci Xavier Huillard s’adresse à l’assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018

afp.com/ERIC PIERMONT

La ministre des Transports a indiqué que Vinci et l’Etat n’étaient « pas d’accord sur les montants » et devront négocier la compensation de l’abandon du projet d’aéroport.

Vinci compte bien faire payer à l’État l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Le groupe de BTP, qui devait être le concessionnaire du projet, réclame « plusieurs centaines de millions d’euros » à l’Etat en guise de compensation, a déclaré ce dimanche la ministre des Transports Élisabeth Borne.

Confirmant que l’État négocie avec Vinci une indemnité liée à l’abandon du projet, Élisabeth Borne a déclaré sur France 3 : « Nous ne sommes a priori pas d’accord sur les montants, mais on prendra nos responsabilités sur ce dossier ». « Ils [Vinci] ont parlé de quelques centaines de millions d’euros, tandis que nous parlons de quelques dizaines » de millions, a-t-elle précisé. « Nous aurons une discussion passionnante », a ironisé la ministre.

Vinci candidat à la reprise d’ADP

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« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. »

Zola

Voila ce qu’avaient vécu les parents et grands parents de mon grand-père François, comme spectateurs soumis; voilà ce qui avait fait l’atmosphère socio-politico-économique qu’ils respiraient. Et malgré cela, puisque ses maîtres d’école ne lui avaient enseigné que ce qui était autorisé de savoir, pour lui, avec ses origines et l’éducation reçue, François reste persuadé que les dirigeants politiques, à l’image de son maître d’école qui était aussi le maire de son village, ne visaient que l’intérêt supérieur de la nation, que les fonctionnaires ne pouvaient qu’être intègre et courageux, les policiers honnêtes et efficaces, les magistrats justes et équitables et les prêtres charitables et moralement au dessus de tout soupçon.

Dans les journaux de cette période, on lit tout et son contraire.

Dans La Justice, ce journal fondé en 1880, inspiré par Clemenceau, comme dans le tout nouvel Aurore qui n’avait pas trois ans d’existence, et qui bien sûr étaient considérés comme radical comme d’ailleurs La Lanterne et le Voltaire. Mais ici, dans le Nord de la France, à Cambrai, on lisait aussi l’Echo du Nord et depuis peu le Réveil du Nord, tous deux, journaux plus modérés, avec des informations locales tellement recherchées. C’est vrai, savoir que le maire de la commune de Marchiennes, de Naves, de Rieux ou d’Avesnes les Aubert a fait promulguer telle ou telle autre interdiction est nettement plus intéressant pour la plupart des lecteurs que de suivre les comportements, tergiversations, billevesées, menteries, carabistouilles, sornettes, balivernes, calembredaines et autres fariboles des politiques auxquels les petites gens ne comprennent rien! Désormais, dans chaque commune, un ou plusieurs correspondants, très souvent des fonctionnaires, s’emploient à faire parvenir au journal qui utilise leurs services le compte rendu fidèle de la vie communale et des événements à venir. Mariage, naissances, décès, construction, avis divers à la population et des reportages sur les récoltes, les cultures, les artisans, la mode et les faits divers. L’homme simple de la France du bas de l’échelle sociale peut au moins vérifier que ce qu’il lit est vrai ou faux !  Déjà la publicité fait ses premières apparitions pour des produits alimentaires.

En octobre 1896, le préfet Veil-Durand du département du Nord se plaint au ministère des cultes d’être trop souvent dérangé pour constater que nombre de curés cherchent à faire le vide dans les écoles publiques par tous les moyens dont ils disposent, citant l’exemple de l’abbé Colpin, le curé de Denain, qui, dans un de ses derniers sermons, vitupérant contre les francs-maçons, athées, juifs, protestants, « tous les tarés de la société » a conclu en affirmant : « Il n’y eut jamais autant d’enfants criminels ni autant d’assassins que depuis qu’on n’enseigne plus le catéchisme dans les écoles! »

EXTRAIT de « L’Archipel des Soumis »

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Magistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche et dit « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.

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Disparition d’Emiliano Sala : un rapport nébuleux, mais des découvertes explosives

Le pauvre Emiliano, il n’avait pas franchement mérité ça.  Cette semaine le rapport tant attendu de l’organisme anglais chargé de l’étude des catastrophes aériennes est tombé, photos du désastre à l’appui. 

Il s’agit de trois nouveaux clichés, datés du 3 février dernier comme le premier divulgué, fournis par le petit « rover »  lancé par le Geo Océan III affrété par les anglais, l’avion étant en réalité tombé dans les eaux internationales.  Des photos pleines d’enseignements, comme on va le voir, et une bombe médiatique dissimulée dedans, à  savoir que le pilote, davantage que l’appareil en lui-même, est aujourd’hui fortement mis en cause dans les raisons du crash, un pilote ne disposant pas juridiquement du droit de transporter des passagers payants dans un appareil, et c’est bien là l’un des problème essentiels. 

Mais aussi un avion dont le propriétaire s’avère  également afficher une adresse qui n’est à l’évidence qu’une simple boîte postale… dissimulant autre chose encore !

Lire le dossier n°1


Je vous avais promis quelques découvertes.  Les voici, avec un peu de retard, à la suite de discussions, notamment, avec des amis journalistes «  papier » désireux de pousser plus loin eux aussi leurs investigations.  

Cette fois, c’est l’examen de la cartographie des localisations des endroits cités durant toute cette enquête qui m’a permis de réaliser divers parallèles aussi troublants que le sont les faits qu’ils rappellent ou que ce qu’ils permettent d’entrevoir.  Il y a beaucoup de coïncidences frappantes dans ce dossier et les derniers rebondissements, à savoir l’aveu des McKay d’avoir bel et bien payé le dernier trajet aérien d’Emiliano Sala, n’expliquent pas tout encore, loin de là, notamment l’usage réel de l’avion.  Il conviendrait au plus vite d’en déterminer tous les derniers vols, car ils risquent de nous apporter quelques surprises encore. 

L’affaire est loin d’être terminée car il y a, dans cette sombre affaire, beaucoup de coïncidences et de dissimulations.  

Lire le dossier n°2


Entre autres découvertes, il y a celle d’une relation espagnole, celle de la base arrière de Robert Dawes, condamné en France pour l’import de 1,3 tonne de cocaïne à Roissy, qui intrigue énormément comme on va le voir. 

Fait à noter, bien qu’il s’agisse encore là d’une coïncidence, l’avion dans lequel est mort Emiliano Sala provenait d’Espagne.  Au passage, nous allons en découvrir un second d’avion appartenant aux McKay, celui-là oublié de tous les médias… encore un petit appareil à hélices, à croire que malgré les millions d’euros brassés (les McKay se sont vantés d’avoir favorisé 600 transferts de joueurs !), la famille de l’ancien bookmaker n’avait pas été capable de se munir d’un jet privé.  Pourquoi cette propension aérienne, malgré les millions engrangés, voilà une bonne question en effet…

Une autre piste, donc … à observer de près

Lire le dossier n°3


Après la gangrène de la cocaïne dans les vestiaires et la description de toute une région plongée dans le trafic de cocaïne remontant du Portugal ou de l’Espagne, on revient à l’étude des avions détenus par la société ayant détenu celui dans lequel est mort Emiliano Sala. 

Une étude qui va nous mener à des pratiques industrielles bien particulières, à celles aussi de sociétés offshore pour administrer à distance une entreprise… ou encore un club de football. 

Et là encore, les surprises s’amoncellent, comme vous allez vous en apercevoir, avec des « vedettes », les rois du genre, dont une partie installée sur une petite île située à quelques encablures seulement de l’endroit où l’avion s’est écrasé, ce qui est encore une coïncidence dans cette affaire qui est en est truffée.

Un endroit surnommé « l’île des hommes de paille », c’est vous dire… à quel point toute cette désolante affaire nage dans la duplicité !

Revenons, après cet exposé, sur les environs sulfureux de Nottingham, sur la propriétaire même de l’avion, la société Cool Flourish Limited, selon ce que l’on a déterminé précédemment … Un document en date du 11 septembre 2015 (montré dans notre premier épisode) nous a indiqué que l’avion, lui, avait été acheté en Espagne, à Clasik, Alqier de Clasicos, appartenant à Roberto Sastre. L’adresse indiquée pour les 3 sociétés de sa responsable, Fay Keely s’oriente vers une maison dont les coordonnées postales (DE55 6EF) pointent vers une localisation au N 53.129862 et W-1.417584, ce qui situe l’endroit à l’arrière d’un restaurant appelé Greyhound Higham.  L’estimation de l’habitat donnait 160 000 livres comme valeur estimée (en 2000, mais Zoopla l’estime aujourd’hui à 590,000 !!. L’une des adresses, Mobile ScreenWipe Limited, pointant, elle, vers Burnside, The Dale, Bonsall, Derbyshire, DE4 2AY dans une maison évaluée à 335 000 livres, sur les rebords du Peak District National Park.
Dans les  deux cas, on est loin du manoir familial… et les adresses ressemblent plus à des boîtes aux lettres de portage d’entreprise qu’à autre chose…
Lire le dossier n°4
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Sorti major de sa promotion à l’ENA, le favori à la présidence des Républicains a rejoint le Conseil d’État en 2001.

Après un poste d’éditeur, il était ensuite devenu maître des requêtes en 2004. Mais, très rapidement, il est élu député à la suite d’une élection partielle en Haute-Loire et obtient alors sa mise en détachement de la fonction publique deux mois après son entrée en poste. Comme l’explique Lyon Capitale, Laurent Wauquiez pourrait donc réintégrer ses fonctions en cas de défaite électorale dans les cinq ans. Il continue également de cumuler les droits à la retraite liés à ce poste. Il a donc cumulé 13 ans de droits de retraite.

LIRE l’article

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Le 5 mars prochain, Bernard Henri-Lévy sera sur la scène du théâtre Parenti, à Milan, pour un monologue où il appellera à une refondation de l’Europe.

Le début d’une tournée qui le mènera dans 22 villes du continent. Une façon, pour lui, de combattre le populisme qui, en France comme chez nos voisins, menace selon lui le fondement même de nos démocraties.

Entretien.

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Pourquoi les Gilet Jaune ont perdu….. non seulement la bataille du ‘VIII clos’, mais la guerre ?

https://wp.me/p4Im0Q-2Hj

Connaissez- vous, au moins,  la constitution (16 pages format journal au prix de 2€) version 21/07/2008)

(Prenez le temps d’ouvrir les documents y inclus) Être, encore, Gilet Jaune,  demain     https://wp.me/p4Im0Q-2Et

 

Les « Gilet Jaune Femme » de ce dimanche après midi, se sont invitées chez le maire de Montélimar (Franck Reynier – UDI), à son domicile et non en ses cabinets, pour réclamer le fameux cahier de doléances. Mais, il serait comme les déclarations de patrimoine non communicable à des tiers……

Du danger de s’en remettre aux élus pour ses doléances, quand depuis 7 semaines on s’évertue à inviter les « émeutiers » à garder la maîtrise de leurs propres doléances, non « travestirsables » et surtout où ils ne garderaient pas la maîtrise de leurs priorités….

Ils ne font pas confiance à des « gilet Jaune » mais feraient confiance à des maires…. qui appartiennent au système qu’ils voudraient déboulonner.

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Par

Le premier ministre a annoncé, lundi soir 7 janvier, une aggravation de l’arsenal sécuritaire avec notamment une loi contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un ciblage préventif de manifestants supposés violents.

Sans un mot sur les violences policières, ce choix répressif tourne le dos aux exigences démocratiques confusément portées par les gilets jaunes.

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AU SECOURS !

La queue basse entre les jambes, ils défilent en ordres dispersés, c’est-à-dire sans ordre et sans méthode. Et ils appellent cela révolution, leur absence de propre évolution….  personnelle (d’eux-mêmes à eux-mêmes, alors pensez d’eux aux autres !).

Le triomphe de l’anarchie ne peut-être l’anarchie du triomphe.

Nous ne sommes pas assez adultes pour être anarchiques. Cela implique savoir, connaissance, ordre (personnel avant que de vouloir commander à d’autres), méthode et surtout respect des autres…..  y compris ceux qui ne pensent pas comme nous !

Les ‘gilet-jaune’ vont-ils mourir de leur belle mort (et pas seulement sous les flashball)?  Ils seraient alors indignes de la mort des 11 ‘gilet jaune’, sans compter les mutilés à vie…. !

A quoi a servi tout cela pour un non résultat ?

Votre descendance vous demandera des comptes sur son esclavage !

Que leur répondrez-vous ?

 

Plus d’infos en cliquant sur Papy Tourettes

 

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Source :France 2, Envoyé Spécial, 13-12-2018

Face à une marée de “gilets jaunes”, les policiers dénoncent une violence rarement atteinte à laquelle ils répliquent avec force gaz lacrymogène et grenades assourdissantes… Du côté des manifestants, il y a de nombreux blessés. Les forces de l’ordre ont-elles été dépassées ? Leur riposte a-t-elle été excessive ?

Samedi 1er décembre 2018, place de l’Etoile à Paris : des CRS sont attaqués à coups de pavés, dans un brouillard de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, obligés de reculer face à une marée de “gilets jaunes”. En diffusant ces images spectaculaires, les policiers dénoncent une violence rarement atteinte et destinée, selon eux, à tuer.

Flash-Ball, grenades…

Le même jour, David, réfugié sous un Abribus avec sa compagne, est soudain touché par un tir de Flash-Ball. Sa joue est déchiquetée. Une semaine plus tard, à Bordeaux, un jeune homme perd sa main suite à l’explosion d’une grenade policière. Une jeune femme perd un œil sur les Champs-Elysées : grenade ? Flash-Ball ?

Les forces de l’ordre ont-elles été dépassées ? Leur riposte a-t-elle été excessive ?

Un reportage d’Elise Menand, Perrine Bonnet, Alice Gauvin, Matthieu Boisseau, Tristan Waleckx et Yvan Martinet

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Bien que le président de la République ait annoncé en personne le retrait de l’augmentation de la hausse du carburant qui est à l’origine directe du mouvement de contestation des GJ, et ce retrait pour l’année 2019, il me semble qu’Emmanuel Macron doit actuellement tenter de reprendre la main par des mesures pour qu’enfin le pouvoir d’achat des Français retrouve un niveau acceptable.
Poursuivre les manifestations, c’est risqué l’aggravation des violences sur les Champs Élysées qui pourraient alors se traduire par de nombreux morts, mais qui ne nuirait pas plus à un pouvoir politique, qui est déjà à terre.
Et penser que le départ d’Emmanuel Macron solutionnerait la crise du système actuel n’est pas raisonnable.
Son maintien, sa démission ou sa destitution, indépendamment des suites ou difficultés, à savoir, qui mettre à la place, n’est pas la solution. il a été élu « démocratiquement » (avec 18,19% des inscrits du premier tout et les 12 millions de ‘peureux’ du second tour) et il faut donc le laisser continuer…en exigeant qu’il s’éloigne de ses conseillers de l’ENA, tous hors-sol, pour être entouré alors de conseillers des populations des GJ ouverts aux suggestions venant de gens confrontés à la réalité de la société actuelle et pouvant lui transmettre et lui apporter la réalité de ce que vivent les Français au quotidien.
Mais ne serait-il pas dangereux de maintenir quelqu’un qui donne l’impression n’avoir que du mépris, maintenant comme avant, des petites gens? Les apparences sont parfois trompeuses et l’intelligence d’Emmanuel Macron saura rectifier la perception négative qu’a une majorité de Français.
Faute de ces préalables de recomposition de son environnement de « conseillers », effectivement son départ deviendrait inéluctable.
Coté partis politiques, une représentativité  à la proportionnelle est également la seule option qui peut s’offrir à lui pour que les citoyens retrouvent le chemin des urnes.
L’urgence est de restaurer en France une vraie démocratie, de rebâtir des partis politiques crédibles pour assurer une représentation politique digne du pays.
Quant à la grève prévue par deux syndicats routiers cherchant ainsi à se redonner de l’importance alors qu’ils sont avant tout des parasites des travailleurs, je ne pense pas que ce soit la solution.
Toutes les gréves ont un coût et ce sont les travailleurs en final qui règlent l’addition.
Note de vécu par un sondage effectué, ce 06/11/2018, au passage-piéton des Tourettes près de Montélimar Nord (Drôme), sur 200 automobilistes questionnés.
Sur Emmanuel Macron:
35,68% pour la destitution et 42,71% pour la démission!
Lors du sondage au même endroit le 26/11, c’était 30% pour la démission et 21,61% pour le maintien.
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Occitanie environnement
Hameau de Cubservies – 11380 ROQUEFERE
ventmauvais.association@nordnet.fr
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IL NOUS MENT!
Le mardi 27 novembre, le Président de la République Emmanuel MACRON a annoncé qu’«à l’horizon 2030, la production du parc éolien terrestre sera (…) triplée et la quantité d’énergie produite à partir du photovoltaïque multipliée par cinq” … /…que la fiscalité des carburants permettrait à la France d’investir “7 à 8 milliards d’euros” par an dans le développement des énergies renouvelables au cours des prochaines années contre 5 milliards actuellement.
Voilà donc l’explication des augmentations du prix des carburants!
Et leur augmentation est programmée jusqu’en 2022!
Il a ajouté:
«Parce que nous sommes soucieux des dépenses publiques, nous concentrons nos efforts sur le développement des énergies renouvelables les plus compétitives, et parce que
nous veillons au pouvoir d’achat des Français, nous serons exigeants avec les professionnels sur la baisse des coûts».

C’EST FAUX.

NOTRE POUVOIR D’ACHAT VA BAISSER et L’ÉOLIEN N’EST PAS COMPÉTITIF !
CE QU’IL NOUS PRÉPARE POUR 2022:
  • •LE LITRE DE CARBURANT À 2,50 EUROS
  • •LE QUASI DOUBLEMENT DES PRIX DE ÉLECTRICITÉ À 25 CENTIMES D’EURO LE KW
En effet, la quasi-totalité des taxes sur les carburants (CCE) et l’électricité consommée (CSPE),
au total près de 20 Milliards d’euros , est aujourd’hui utilisée pour faire fonctionner le business des « énergies renouvelables » selon le rapport de la Cour des Comptes.
Déjà près de 150 Milliards d’euros à rembourser jusqu’en 2024 pour financer la production à perte des 8.000 éoliennes implantées en France qui tournent moins de 25 % du temps et génèrent au mieux 4,5 % du total de l’électricité produite toute origine confondue!
Et cela va s’accentuer!
Le triplement de la production signifie le triplement du nombre des éoliennes soit 24.000 machines sur le territoire!
Les zones rurales et de montagne d’Occitanie seront particulièrement touchées alors qu’elles arrivent déjà à saturation avec le saccage du cadre de vie et des paysages.
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Moratoire sur l’éolien!
Annulation définitive de l’augmentation des taxes sur les carburants et l’électricité!
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Association Vent Mauvais membre du Collectif TNE – Occitanie environnement
Hameau de Cubservies – 11380 ROQUEFERE
ventmauvais.association@nordnet.fr
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L’épave de Berbera nous a en effet intrigué.  Son analyse va nous mener à un autre pays dont nous allons beaucoup parler dans les épisodes à venir:  un pays lié à une histoire incroyable en 2001, celle du transfert d’armes à capacité nucléaire, des missiles russes fort particuliers, devenus la bête noire du Pentagone pendant plusieurs années. 

Des missiles revendus par des généraux véreux désireux de se faire de l’argent avant tout, en dehors de toute considération politique. 

L’histoire avait été révélée officiellement par le magazine Jane’s, très reconnu et qui fait autorité dans le domaine de l’armement.  On a ainsi disséminé en 2005 des armes nucléaires par simple goût du lucre (1) !!! 

Ce pays c’était l’Ukraine, qui est en effet se retrouve au centre de toute cette longue enquête comme vous allez vous en rendre compte bientôt. 

Aujourd’hui, elle va même nous faire passer par Strasbourg…

Comme candidats « serbes » au transport d’armes dans la région (cf notre épisode précédent), on a une piste.  C’est celle d’une épave d’Antonov, qui gît toujours près de la piste de Berbera…  Selon Google Earth, elle n’a pas bougé depuis… au moins 2009:
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Il y a un bout de temps que ça s’est passé.  Quatre ans déjà.  Et on n’a toujours pas retrouvé l’épave de l’avion.  Un énième farfelu étant venu récemment raconter des balivernes au sujet de la disparition du MH370, m’a donné l’idée de revenir en arrière et de l’étudier à nouveau, ne serait-ce que pour rendre service à ma manière à Ghyslain Wattrelos, ce nordiste qui a perdu femme et enfants dans la catastrophe et dont la dignité dans l’épreuve est tout simplement exemplaire.  Intrigué par ses propos (1), j’ai résolu de m’y replonger. 

Pour découvrir, vous allez le voir, encore plus de questions que de réponses à cette énigme qui perdure.  Mais des questions qui suscitent une réflexion sur l’endroit où cela aurait pu se passer, et avec un objet qui pour moi a été et demeure encore plus aujourd’hui au centre de l’affaire et de ses manipulations.

Le 8 mars 2014 à h 41, le Boeing 777 de Malaysia Airlines décolle de l’aéroport international de Kuala Lumpur à destination de Pékin. A 119, le 8 mars, le pilote envoie ce qui va être son dernier message et à 6h 43 les autorités annoncent qu’elles ont perdu contact avec lui.  Après, plus rien.  Les recherches débutent les jours suivants dans le Golfe de Thaïlande, tout d’abord.  Logique, c’était son itinéraire prévu.  Elles ne donnent rien.  Le 25 mars, soit 17 jours après la disparition de l’appareil, des pêcheurs découvrent sur une page des îles Baarah, dans les Maldives, un drôle d’objet.

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MH370 (2) : le drone de trop

MH370 (3) : le navire chercheur d’or

MH370 (4) : l’emblématique vol 295

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09.11.2018

 

By Marie Foult

Crédit Photo : AFP Zoom
Douze millions de vues, des dizaines de passages à la télé et la radio… Le 11 janvier 2017, Sabrina Ali Benali, alors interne en médecine générale, devenait la porte-parole (malgré elle) des soignants à l’hôpital en dénonçant dans une vidéo virale leurs conditions de travail et leur manque de moyens, à l’occasion d’une communication de Marisol Touraine sur l’épidémie de grippe.

S’en était suivi une polémique où l’interne avait dû prouver qu’elle était rémunérée par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), bien qu’en stage dans un hôpital privé à but non lucratif. La jeune interne avait aussi été accusée de « manipulation », en tant que responsable de la commission santé au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Moins de deux ans plus tard, désormais médecin remplaçante dans une association, la colère de la jeune femme ne semble pas dissipée. Dans un livre* préfacé par le Dr Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), elle continue d’alerter sur « l’état d’urgence » de l’hôpital en France. L’auteure, militante pour la France Insoumise, n’y va pas par quatre chemins : elle dénonce une « dérive marchande de la santé dans une vision néolibérale court-termiste », qui éloigne les soignants du sens premier de leur métier et porte atteinte à la dignité des patients.

Variable d’ajustement

Partant de ce constat, Sabrina Ali Benali déroule le fil de son parcours de médecin, entamé en 2005 lorsqu’elle réussit le concours de première année à la faculté de Limoges, avant de partir finir son externat à Paris. Elle souligne le mode d’évaluation des étudiants en médecine « testés sur leur capacité à régurgiter un nombre démesuré de mots-clés et de chiffres » dans des épreuves de QCM « dont chacun sort dans un état proche de l’ivresse ».

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Un boulot vide de sens et qui rend malheureux, c’est ce que vivent au quotidien de plus en plus d’employés. Ce sont les « bullshit jobs » …

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Ah, je sens que vous allez me dire tout de suite que je ne peux qu’être contre ce bidule qui fait tant jaser ici en France.  Détrompez-vous, et lisez plutôt ici l’étude que j’ai pu faire du bidule, contraint et forcé par des incessantes questions d’amis qui me disaient tous « et toi, que l’actualité intéresse, t’en penses quoi  du Linky » ?  Je m’étais promis d’en parler un jour et puis d’autres sujets bien plus préoccupants, comme le tonnage qui augmente tous les jours de la circulation de la cocaïne dans le monde m’ont beaucoup accaparé.  Mais l’occasion d’un dernier entretien avec un ami dont j’estime beaucoup par ailleurs la lucidité, m’amène aujourd’hui à parler de cet objet présenté souvent comme le diable débarqué dans la maison.  Car c’est bien ce que j’ai pu hélas en entendre, en effet, le plus souvent.  Revue de détail du plus gros fake français, celui de la plus grande désinformation circulant depuis des mois, entretenue par des inconséquents et des irresponsables qui n’ont rien compris à cet appareil, destiné en fait à juguler la surconsommation actuelle d’électricité chez certains, qui en fait se fichent comme de l’an quarante de leur prochain en sortant le crucifix ou l’ail protecteur à l’arrivée de son installateur… 

Revenons d’abord sur l’époque d’avant le Linky.  Les gens avaient alors chez eux plutôt ça (ici à droite) comme compteur : un bidule comme ici à droite évaluant à la louche la consommation, visualisée par une roue mécanique horizontale… et c’est tout.  Quand elle tourne comme un frisbee, c’est que quelqu’un chez vous a tout branché en même temps.  Tout simplement.  Si les plombs sautent ce n’est pas à cause du frisbee qui tourne trop vite, c’est à cause de tous ces bazars à la mode :  fours à micro-ondes, four électrique (à pyrolyse), table de cuisson à induction, bref tout ce que le vendeur de chez Mobalpa vous a fourgué en oubliant de vous dire de faire attention à ne pas tous les déclencher ensemble.  Oui, mais dans une cuisine toute noire, faut des lampes partout, me direz-vous.  Voilà qui ajoute à la consommation d’électricité.  Heureusement les LEDs sont depuis arrivées… pour faire la fortune des ophtalmos, car le bonheur a toujours une face… sombre. Evitons les halogènes, puisqu’on vient enfin de s’apercevoir que ça consommait un max.

Séquence nostalgie

J’ai toujours été étonné à vrai dire par ces engins :  il fallait presque mettre des lunettes de soudeur, chez soi,  un fois en marche, même réglés au plus bas (il n’y avait pas de réglage ou presque, c’était à fond ou rien !) et au-dessus d’eux, tout grillait, ou la poussière se transformait souvent en volutes indéfinissables, comme ceux de la publicité pour les Gitanes.  On le fichait au bout d’un poteau dont on perdait invariablement l’embase lors des déménagements.  Ou bien on ne retrouvait jamais le modèle de lampe, dont la taille variait avec chaque modèle ou presque.  On savait en revanche quand quelqu’un venait de déménager, si dans la rue, il y en avait un d’abandonné.  C’était un des appareils surréalistes des années 70, celui qui ornait des salons décorés en papiers peints Vasarely en orange et marron, avec les poufs en PVC transparents ou aux à sacs de billes dans lesquels tout le monde s’est assis pour dire que c’était nul (ou avec un lumbago).  Combien d’incendies ces bidules chauffants ont-il provoqué, je n’ose l’imaginer.  Bien plus que ceux attribués aujourd’hui au Linky par une campagne d’hoax manifestes (même si certains on effectivement brûlé).  D’ailleurs, ces halogènes ont fini par les recycler en fours à pizzas new style, ou en chauffages de terrasse de bars !  Un site concurrent, à infra-rouges qui est dédié à cette fonction s’appelle UFO, ne rigolez pas (un autre s’appelle Chaudevan, là, vous pouvez rigoler).  Je me disais que ce truc devait effectivement nous apporter aussi de la chaleur, avec toutes ces lampes (quelqu’un a eu un jour en main la facture EDF de Spielberg ?)… Je soupçonne donc très fort Pierre Messmer d’avoir eu dans son bureau des halogènes, pour décider de construire 13 centrales nucléaires d’un coup en France… Bon tout ça c’était de la faute de Claude Pompidou et sa manie de vouloir faire neuf avec du Paulin moche partout. Pompidou, aurait été un président halogène alors si je comprends bien ?

Les compteurs ne comptent plus (ils tournent à fond)

Donc le frisbee n’a cessé de tourner depuis Pompidou, et chez vous.  A croire que l’électricité est devenue intarissable (merci Messmer, qui nous avait annoncé ça comme un magicien et qui ne semblait pas trop fort sur le design, lui !) ! Et pas qu’un peu, même bien après que Perry Spencer ait pendant la guerre vu son barre de chocolat fondre dans sa poche chez Raytheon, les gens ont en effet découvert qu’ils pouvaient en effet dévorer de succulents plats Weight Watchers avec rien dedans (sinon du sel ?) mais cuits en deux minutes, selon un principe… idiot.  Un four à micro-ondes, ce radar véritable, et accessoire de cuisine probable, est en effet un engin bizarre qui nous trompe tous les jours : on croit que son bouton de puissance, par exemple, fait plus ou moins baisser son intensité. Que nenni :  en fait il fonctionne toujours à fond, mais à plein temps quand il est réglé au maximum et par intermittence si on met à faible volume !  Bref, il pompe un max le compteur, tout le temps… un temps court ou… plus longtemps, tout bêtement !!!  Bref, même en 5 secondes il peut faire surcharger toute votre ligne (1) !  Et comme en dessous de 800 watts il ne cuit rien, ou presque, les acheteurs se voient conseiller des plus de 1000 watts… comme pour leur fer à repasser (je finirai par cuire les steaks de mon fiston directement sur sa semelle, je pense, vu ma réussite en la matière avec mon induction à la noix).  Aujourd’hui, en fait, on se tape complètement de leur puissance : on les vend avec comme seul critère le design.  J’attends avec hâte un fer à repasser Dyson, le mec qui a réussi à vous vendre une turbine à hélice sans le sac papier au prix d’un iPhone X.  Très fort le mec !!!  J’attends avec impatience son prochain modèle à quatre roues !  A 3000 watts le fer, c’est votre compteur qui n’a plus aucun faux pli (et son frisbee est déjà sorti du boîtier, logiquement).  Question design, on sait bien les fourguer:  je vous ai même trouvé un projet qui est tout droit sorti je pense d’un ordinateur Alienware… (« Iron Dell », ça sonne bien, non ?).  Plus haut, plus fort : le fer à repasser, c’est la devise d’Olivier Minne dans Fort-Boyard.  Toujours plus fort, pardon.  Une légende tenace  voudrait que l’iMac première mouture aurait copié sa matière et son coloris chez… Rowenta !!!

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Au final une conclusion s’impose :

– Linky, en fait, c’est le plus bel hoax entretenu en France aujourd’hui… !!!

A voir absolument : un excellent reportage, qui insiste sur le peu de critères dépassionnés de ceux qui refusent le « monstre » vert…  tout en exposant clairement les craintes sur la surveillance.  Bref, un reportage qui n’oublie rien, ou presque.

Ici un très bon dossier sur le sujet

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Le jury de l’ENA décrit des candidats moutonniers, incapables de penser par eux-mêmes

Dans son rapport sur le concours d’entrée 2017, la prestigieuse ENA, école des haut fonctionnaires régulièrement critiquée pour perpétuer une forme de pensée unique, s’inquiète de manière particulièrement appuyée de l’incapacité des aspirants énarques à produire une réflexion originale, voire à penser par eux-même…

En 1967, Jean-Pierre Chevènement pointait dans un essai offensif les membres de « l’énarchie » comme des « mandarins de la société bourgeoise« . Un-demis siècle plus tard, sans aller jusque-là, l’Ecole nationale d’administration – la fameuse ENA – se préoccupe enfin de la question du conformisme de ses étudiants. Ses craintes transpirent du rapport publié par l’école faisant le bilan de son concours d’entrée 2017.

Coordonné par la préfète Michèle Kirry, le jury y dresse sans langue de bois un bilan des épreuves écrites et orales sur lesquelles ont planché les 1.368 candidats aux différents concours d’entrée à l’ENA. Et le bilan n’est pas rose, malgré le haut degré d’exigence requis pour intégrer l’institution qui donne accès aux postes les plus prestigieux de la haute fonction publique.

Uniformité et références hors-sol

Concernant l’épreuve de droit, le jury pointe ainsi « une certaine unicité de vues entre les candidats« , et même une « frilosité » qui empêcherait les aspirants énarques de « proposer une réflexion, une vision personnelle du sujet ». Les correcteurs relèvent l’uniformité des candidats, qui préparent quasiment tous les concours dans les mêmes établissements, utilisent les mêmes références… et régurgitent donc les mêmes connaissances lors des épreuves. En clair : des clones ânonnant une pensée unique. « D’une manière générale et très regrettable, les candidats ont fortement tendance à construire leur devoir à partir de fiches toutes préparées par thèmes« , regrette le jury, qui se désespère de « traquer l’originalité comme une denrée rare« , alors que les candidats ambitionnent de devenir l’élite administrative de la nation.

Parfois, les correcteurs s’amusent même du caractère monochrome des copies : ils croient parfois trouver une référence sortant du lot… « jusqu’au moment où elle apparaît dans les mêmes termes sous la plume de plusieurs candidats, trahissant la fiche de lecture ». Lors de l’épreuve de questions européennes, pas moins de cinq individus ont ainsi utilisé l’interrogation de Henry Kissinger : « L’Europe, quel numéro de téléphone ?« . Sauf que plusieurs se sont montrés « ensuite incapables d’expliquer et de justifier leur affirmation » !

Peut-être craintifs à l’idée de froisser le jury d’une école déjà réputée pour son conformisme, les candidats à l’ENA ont également été très prudents à l’heure de donner leur avis sur les sujets pourtant éminemment politiques qui leur ont été soumis. Jusqu’à totalement escamoter l’actualité lors de l’épreuve de questions contemporaines, qui portait pourtant sur un sujet tout chaud : la confiance envers les pouvoirs publics. Il en ressort l’impression que « le candidat [imagine] la copie idéale comme un texte éthéré, où n’apparaîtraient surtout pas les sujets délicats« , poursuit la préfète, qui parle « d’autocensure

CICE, Europe, voies sur berge… ils pensent tous pareil

Cela ne surprendra peut-être pas mais les candidats ont également fortement rechigné à critiquer le crédit d’impôt en faveur des entreprises mis en place par François Hollande… « Il est tout à fait possible de penser et d’écrire […] que le bilan du CICE est très en deçà des ambitions d’origine ou même que l’accorder à toutes les entreprises sans s’assurer de son utilisation a été une erreur« , se voient obligés d’insister les membres du jury ! Même tendance à l’uniformité au moment de traiter l’Union européenne, considérée par les candidats « comme un ordre établi qui ne pourrait être différent« . Lors de l’oral consacré à des questions d’actualité, « la fermeture des voies sur berge a quasi systématiquement donné lieu à une réponse d’adhésion totale, sans prise en compte des inconvénients possibles« , regrettent encore les examinateurs. Pas de quoi modifier l’image d’une technocratie hors-sol…

Pour remédier à ces problèmes, le jury indique qu’il a choisi de mettre en avant les critères d’authenticité, de sincérité et de sens critique dans sa sélection des 80 lauréats du concours. « Une tête bien faite valant mieux, dans tous les univers professionnels et sous tous les cieux, qu’une tête trop pleine« , le jury explique avoir privilégié les individus capables de penser par eux-mêmes plutôt que des singes savants de la technocratie. Et Michèle Kirry d’exhorter les ambitieux voulant intégrer l’ENA à l’avenir au « courage qui consiste à faire une analyse personnelle« , loin des « raisonnements formatés« .

Allez, les futurs énarques : courage, pensez !

SOURCE: https://www.marianne.net/societe/le-jury-de-l-ena-decrit-des-candidats-moutonniers-incapables-de-penser-par-eux-memes

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