Archives de la catégorie ‘Réflexions’

«Le Squale, opérations secrètes»: la bombe des écoutes ignorées de Bernard Squarcini

  de Mediapart a commencé, ce dimanche, la publication d’une série d’enquêtes multimédia d’un genre nouveau.

Basées sur des interceptions judiciaires ayant visé l’ancien chef des services secrets intérieurs, Bernard Squarcini, ces révélations mettent au jour l’existence d’un État dans l’État, où se mêlent intérêts privés et basse police.

Fakir et Ruffin: opération infiltration

Par et

Dans le premier épisode de sa série « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart révèle que la présidence de LVMH a directement demandé à pouvoir « infiltrer » le journal indépendant Fakir afin de l’espionner en temps réel. L’opération a été pilotée par Bernard Squarcini, qui ne souhaite pas faire de commentaire. LVMH non plus.

-C’est la France des copains et des coquins!

-C’est la France de la politique des hochets, des rubans et des médailles

-LVMH: tous au service de Bernard Arnault

-Le drame de la France!

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Qui sont ces énarques, ces ‘Sciences Po’, ceux de l’Ecole centrale, des Ponts ou des Mines, d’HEC, de l’Essec, de l’ESCP et autres qui ont envahi tous les étages de Bercy et des grandes directions de nos administrations.

Alors qu’ils se présentent tous comme étant d’extraordinaires gestionnaires, ils ont fait que les finances publiques sont malsaines, ils ont fait et font que le budget ne trouve son équilibre que dans le déséquilibre, ils n’ont fait qu’augmenter la dette publique, et ne se sont jamais opposés à l’augmentation des privilèges, participant alors largement au festin réglé par les contribuables.

Non contents de tout ces faits énumérés, ils ont institutionnalisé l’arrogance comme attitude et s’inspirent du dogme de l’infaillibilité déjà utilisé par les Dalloziens pour pondre parfois des inepties par directives et autres décrets.

Naturellement l’ irresponsabilité est totale et lorsqu’il s’avère qu’une erreur a été commise, aux conséquences financières importantes, souvent provoquée par une incompétence caractérisée et un ‘j’m’en foutisme’ certain, la sanction se traduit toujours par une promotion, voire la création d’une direction inutile mais très coûteuse, où pourront alors se prélasser les ‘marquis’ de cette nouvelle noblesse décadente … Pour d’autres qui auraient osé s’opposer à de basses manœuvres, un séjour à l’IGF, permet de ramener le velléitaire à plus de retenues. Un troisième cas de figure existe, c’est celui de la canaille, qui sera nommée à un poste bidon et maintenue alors, à domicile, tout en continuant à recevoir son salaire.

Des noms? J’ai de quoi remplir tout un « Bottin »!

Quant aux effectifs, ils doivent croitre, sans contrôle, au détriment des services régaliens utiles, transformant alors tous ces services en armée mexicaine, n’ayant plus alors que le prestige de l’uniforme comme consolation et …, parfois, une, voire plusieurs participations au défilé du 14 juillet!

C’est la politique du hochet !

Aujourd’hui, les « Politiques », ne sont que des marionnettes dans les mains de ces savants manipulateurs, ayant participé totalement ou, et participant par silence complice de confort alors, puisque sans réactions, à l’état des lieux de la France de 2020

Pour mémoire, pour le Général De Gaulle, les partis politiques étaient bel et bien une catastrophe pour la nation et en écoutant le Général De Gaulle, on ne peut que regretter que notre constitution ne nous protège pas aussi de ces parasites que sont devenus tous ces savants stratèges de la réussite personnelle !

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Paris, le 23 mai 2019

Dans le cadre de la deuxième phase du projet Artemis[1], Atos, leader international de la transformation digitale, est sélectionné avec ses partenaires stratégiques – Capgemini et le CEA – pour livrer un démonstrateur de plateforme Big Data à la Direction Générale de l’Armement (DGA). Le projet a pour objectif de doter à terme le Ministère des Armées d’une « infostructure » souveraine de stockage et traitement massif de données.

L’exploitation des données, toujours plus nombreuses et plus diverses, représente un enjeu majeur pour conserver la supériorité opérationnelle des forces armées. Le projet Artemis, lancé en novembre 2017 par la DGA, a pour vocation à répondre à des attentes opérationnelles via des cas d’usages qui vont faciliter la gestion et la prise de décision des différents services des Armées.

Artemis vise à doter la France d’une capacité de traitement des données de masse pour lui permettre d’agir de façon autonome dans les domaines du renseignement, du commandement des opérations et dans l’espace numérique.

Pour répondre aux enjeux industriels, de souveraineté et d’innovation du projet, le consortium mené par Atos – déjà retenu par la DGA pour la première phase, – a été sélectionné pour participer à la deuxième phase d’Artemis :

  • Atos, leader du consortium, conçoit la plateforme de souveraineté. Elle comprend l’infrastructure matérielle de calcul haute performance (avec ses serveurs BullSequana) ; l’infostructure, c’est-à-dire un environnement de développement collaboratif des applications ou forge logicielle ; ainsi que les différents aspects de sécurité. Atos apporte aussi son une expertise en data science et réalisera le développement de trois cas d’usage axés sur le renseignement et le traitement de l’information ;
  • Capgemini apporte sa capacité à développer et mettre en œuvre l’intelligence artificielle à l’échelle en intégrant des partenaires innovants. Capgemini développera trois cas d’usage dans les domaines de la cybersécurité, du service de santé et de la maintenance prévisionnelle. Le groupe sera également en charge de la réalisation de l’ « usine logicielle » qui permettra aux utilisateurs d’Artemis de développer leurs propres produits.
  • Le CEA participe à plusieurs cas d’usage ainsi qu’à la sécurisation de l’infostructure. Le CEA apporte son expertise et ses compétences scientifiques, particulièrement dans les domaines du calcul intensif et de la cybersécurité, ainsi que dans celui de l’analyse sémantique des textes et des images.

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Thales et Sopra Steria soutenus par un écosystème de 80 sociétés, laboratoires et PME innovantes

La numérisation croissante de l’engagement des forces françaises concerne les services de soutien et de maintenance logistique, comme les agents de renseignement, l’analyse prédictive, le déploiement des systèmes d’information et de communication, la cybersécurité ou encore l’entrainement et la simulation. En partenariat avec Sopra Steria, Thales se réjouit d’avoir été retenu par la DGA pour la mise en œuvre de la deuxième phase du partenariat innovant Artemis. Celle-ci consiste en l’amélioration des capacités de la plateforme, sa résilience et son adéquation à des usages plus nombreux et plus exigeants. Cette phase de maturation de la solution permettra de la tester notamment dans les domaines de la cybersécurité, du renseignement, du traitement d’image, de la maintenance et de la santé du soldat. Ce démonstrateur opérationnel comprend l’intégration de données massives, le développement de traitements spécifiques et une interface utilisateur novatrice pour présenter les résultats des traitements, progressivement déployé sur de nombreux sites opérationnels. A terme, cette plateforme s’adressera aux besoins interministériels de traitement de l’exploitation de données de masses, problématiques partagés par les douanes, la justice et à sécurité intérieure. Elle sera également disponible pour les autres services de l’administration.

Soutenu par un écosystème de 80 sociétés, laboratoires et PME innovantes, Thales et Sopra Steria accompagnent les ambitions du ministère des Armées pour que les opérateurs puissent prendre la bonne décision à chaque moment décisif de leur mission. Thales compte ainsi démontrer son expertise dans les hautes technologies, et particulièrement dans le Big Data, l’Intelligence Artificielle Comme La Cybersécurité.

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Des relations incestueuses

LU dans le 5 décembre 2018 dans

Le gouvernement français ne cache pas sa proximité avec les « représentants d’intérêts » des grandes entreprises.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, semble appuyer en sous-main les revendications des industriels du tabac sur la traçabilité des cigarettes.

« Vous voulez une liste ? La voici. Le ministre de l’Agriculture est lié au lobby de l’agroalimentaire. La ministre de la Santé a fait une bonne partie de sa carrière dans l’industrie pharmaceutique. La ministre du Travail a été directrice des ressources humaines pour de grandes entreprises comme Dassault ou Danone. Le premier ministre lui-même a été employé d’Areva, le géant du nucléaire…» : une députée européenne, interrogée par le quotidien suisse Le Temps et qui a voulu rester anonyme, ne cache pas son exaspération. De fait, jamais un gouvernement français n’a semblé aussi proche de ces « représentants d’intérêts », l’autre nom des lobbyistes qui gravitent en marge des lieux de pouvoir, à Paris ou Bruxelles.

Questionné par Le Monde sur la présence de ces anciens lobbyistes dans l’équipe gouvernementale, un conseiller du Premier ministre Edouard Philippe – lui-même ancien directeur des affaires publiques d’Areva – assume : « Si on choisit des gens pour leur légitimité et leur expérience professionnelle, on ne peut pas ensuite leur reprocher leur légitimité et leur expérience professionnelle ». Emmanuel Macron lui-même entretient un rapport décomplexé aux cercles d’influence, son cabinet comprenant de nombreux ex-lobbyistes : sa conseillère à l’Agriculture, Audrey Bourolleau, précédemment directrice du lobby viticole Vin & Société ; Claudia Ferrazzi, sa conseillère Culture, ancienne de Capgemini et du Boston Consulting Group ; etc.

La démission fracassante de Nicolas Hulot, à la fin de l’été, a révélé au grand public la porosité inédite entre ces représentants d’intérêts de grandes entreprises et le monde politique français. Pour expliquer son départ, après quinze mois au gouvernement, l’ancien ministre de l’Environnement a directement pointé du doigt l’influence du lobby des chasseurs, ou encore celle des lobbys des pesticides, l’UIPP, et de l’agriculture « conventionnelle », la FNSEA, dans la rédaction des textes de loi sur l’agriculture et l’alimentation, dont les ambitions ont été largement revues à la baisse.

Pour certains spécialistes, l’influence des lobbies, pas toujours visible en France, est considérée comme une atteinte à la démocratie. Un sujet qui a longtemps été tabou dans l’hexagone, comme l’explique Cornelia Woll, professeure à Sciences Po, et spécialiste de la question. « On a cette conception que la politique éclairée ne devrait pas être pervertie » par des groupes, analyse-t-elle pour l’AFP. Cependant, leur influence est bien réelle. Et s’il est un lobby qui semble plus puissant que tous les autres réunis, c’est bien celui du tabac. Pourtant, aucun de ses représentants ne siège au gouvernement ; est-ce à dire qu’il ne s’agite pas en coulisses ?

Traçabilité des cigarettes : le lobby du tabac impose-t-il sa loi au gouvernement ?

Vendredi 22 novembre 2018 se tenait au Sénat un colloque intitulé « Origines du commerce parallèle de tabac, solutions pour y mettre fin ». Organisé par le sénateur socialiste Xavier Iacovelli, ce débat ne portait pas tant sur les questions de santé publique que sur les recettes fiscales de l’Etat. Avec la hausse des taxes, le marché parallèle explose, privant les caisses de l’Etat français de quelque 3 milliards d’euros de rentrées. Afin de lutter contre ce phénomène complexe, largement alimenté par les cigarettiers eux-mêmes qui, comme à Andorre, livrent chaque année 850 tonnes de leurs produits pour une demande domestique de 120 tonnes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a institué en 2012 un protocole sur la traçabilité des cigarettes.

Selon ce protocole, le système de traçabilité doit impérativement être confié à un organisme indépendant de l’industrie du tabac. Mais il se trouve que la Commission européenne a parallèlement défini sa propre norme : la Directive tabac. Un texte qui s’écarte totalement de la convention-cadre de l’OMS puisqu’il donne les coudées franches aux industriels du tabac. Un choix controversé donc, pourtant validé par le directeur général des douanes françaises, Rodolphe Gintz. Et comme l’explique le journal Libération du 22 novembre dernier, un député UDI, Charles-Amédée de Courson, a déposé un amendement afin de traduire rapidement la directive de Bruxelles dans le droit français.

« Je suis très favorable à cet amendement », a déclaré à cette occasion le ministre des Comptes publics, Gérard Darmanin.

Un ministre dont le directeur de cabinet n’est autre que Jérôme Fournel, un ancien directeur général des douanes françaises, douanes qui semblent se satisfaire de procéder à quelques saisies spectaculaires par an au lieu d’aller à la racine du problème.

Un ministre dont de nombreux observateurs se demandent s’il ne serait pas « poreux à certaines interventions en coulisses », selon Libération.

source

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Pourtant, des autorités compétentes existent !

Aviseur International

Twitter et Instagram permettent aujourd’hui non seulement à des dealers de prospérer sur leurs réseaux mais également à des trafiquants de photos d’adolescentes mineures de s’étaler sans aucune entrave ou contrôle de leur part.

Ce ne sont plus seulement des services de livraison de cocaïne, cannabis, ecstasy, cigarettes qui pullulent avec environ 3 000 tweets en 10 jours.

Mais désormais, ce sont des services de jeunes filles offrant des « nudes » contre rétribution.

Comment expliquer alors que Twitter propose aujourd’hui de contrôler le vocabulaire sur les tweets alors qu’il est incapable de s’assurer que des photos ou vidéos de mineures nues n’envahissent leur propre réseau avec des noms d’utilisateurs ou hastags associant nude et teen ?

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Twitter teste en ce moment un outil pour analyser le langage de ses utilisateurs quand ils s’apprêtent à répondre à un tweet. Le but est de rendre le réseau social plus sain, en diminuant…

Voir l’article original 73 mots de plus

Bonjour Stéphanie Gibaud, pouvez-vous vous présenter ?
J’étais Responsable Marketing et Communication de la banque UBS en France, j’ai rejoint la filiale Gestion de Fortune à l’ouverture du bureau parisien, en 1999. Mon métier était de mettre en valeur la marque UBS, notamment lors d’événements sportifs, culturels, artistiques, financiers et de nouer des partenariats avec des maisons de luxe ; le nom UBS étant à l’époque peu connu en France, la stratégie était de développer la notoriété sur le territoire national et donc de capter les fortunes afin que la banque devienne l’un des premiers gestionnaires de fortune dans notre pays notamment face aux banques françaises.
Au quotidien, quel était votre travail ?
Avec les équipes Marketing d’UBS International basées à Genève, nous organisions conjointement des plateformes VIP où les banquiers d’UBS basés en Suisse et ceux d’UBS France invitaient leurs clients et leurs prospects. Les budgets très conséquents ont permis de participer à l’organisation d’une centaine d’événements par an de Bordeaux à Lille, de Nantes à Strasbourg, de Cannes à Lyon, de Marseille à Paris ou encore Toulouse. D’autres événements en direction des clients français étaient par ailleurs organisés en Suisse. Toutes ces actions étaient validées par mes hiérarchies basées à Paris, Genève et Zurich et par les banquiers. La France appartenait à la division “Western Europe”, qui incluait l’Espagne, le Portugal, Monaco mais aussi les entités « France International » et « Iberia International » basées en Suisse. Ceci signifie que j’étais par ailleurs régulièrement en contact avec les collègues basés dans ces pays lorsque cela était nécessaire pour répondre à la satisfaction d’une demande quelconque d’un client ou d’un prospect.
A quel type de demande faites-vous référence ?
En gestion de fortune, il est question de transmission de patrimoine d’une génération à  l’autre, la confiance est donc l’élément fondamental de la relation. UBS étant la plus ancienne banque suisse et la plus puissante depuis sa fusion en 1997 avec la Société de Banque suisse, sa réputation tenait à la fois à son image, la gestion de ses portefeuilles financiers et les services rendus à sa clientèle. Les clients de gestion de fortune pouvant tout s’offrir, la complexité de mon métier tenait à proposer des choses que les clients ne pouvaient pas acquérir en payant, la difficulté était donc d’offrir des événements sur – mesure et de l’émotion – par exemple un dîner avec un chef d’orchestre mondialement acclamé, un dîner privé avec un ténor en Espagne, autoriser le client à pouvoir suivre des régates avec son propre yacht, lui trouver un billet pour une finale de match de coupe du monde de football jouée à guichets fermés etc. En effet, la concurrence en gestion de fortune étant sévère, l’importance des budgets alloués permettaient d’offrir une image exceptionnelle de la banque et d’acquérir de nouveaux clients plus facilement.
Pourquoi tout a t-il été remis en question ?
En 2008, le paquebot UBS a failli sombrer, se retrouvant à la fois pris dans la crise des subprimes aux Etats-Unis, dans le dossier Madoff dont les fonds étaient hébergés chez UBS au Luxembourg mais par ailleurs dans la tourmente du dossier Birkenfeld, le banquier américain travaillant pour UBS à Genève qui a dénoncé aux autorités américaines le fait que son métier permettait à des clients américains fortunés d’échapper à l’IRS (le fisc américain). S’en est suivi un bras de fer entre Washington et Berne, le dossier créant une brèche dans le sacro-saint secret bancaire suisse. Washington, via sa Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, a alors demandé des informations sur 4.450 comptes offshore détenus par UBS Genève. Les dirigeants d’UBS ont été obligés de s’excuser devant le Sénat américain et UBS a payé une amende d’un peu moins d’un milliard de US dollars. Cette affaire américaine a créé un séisme dans toutes les filiales UBS à l’international puisque le modèle économique de la banque de gestion de fortune venait d’être révélé au grand jour.
Concrètement, que s’est-il passé en France ?
La banque s’est retrouvée être un avion sans pilote. Le management était en panique, essayant de calmer les banquiers dont les clients transféraient tour à tour leurs fortunes à la concurrence. Beaucoup de banquiers ont claqué la porte, inquiets. D’autres ont été licenciés. L’ambiance était électrique, les tensions entre les divisions, entre les dirigeants étaient terribles. Cela étant, les collaborateurs ne recevaient aucune information en interne et étaient livrés à des spéculations, des bruits de couloir, des paniques avec la presse pour seul vecteur d’information et de compréhension. A titre personnel, j’ai vécu un véritable cauchemar. J’étais à mon bureau un jour de juin 2008 lorsque ma supérieure hiérarchique a surgi face à moi, m’expliquant très nerveusement que le bureau de Patrick de Fayet, Directeur Général, venait d’être perquisitionné. Elle n’a pas répondu à mes questions concernant cette perquisition, m’a uniquement ordonné de détruire le contenu de mes archives informatiques “étant donné les circonstances”.
De quelles archives s’agissait-il ?
Je gérais tous les événements dans des matrices, des tableaux Excel, me permettant de savoir qui était invité, qui accompagnait l’invité, quelques détails personnels les concernant et également le nom du banquier gérant la relation avec cet invité. Ne comprenant strictement rien à cette demande de destruction de fichiers, je n’ai pas exécuté cet ordre, qui me sera répété dans les semaines suivantes.
Entre temps, des banquiers français, qui eux-mêmes avaient des problèmes avec leur hiérarchie et notamment Patrick de Fayet, m’ont expliqué que mon métier servait à ce que les banquiers suisses démarchent des clients français sur notre territoire, ce qui est interdit. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu’ils me disaient puisque j’avais depuis presque dix ans travaillé avec ces banquiers, je n’avais jamais été auditée, je n’avais jamais eu affaire aux autorités de contrôle. Je recevais effectivement des documents en provenance de Zurich concernant les précautions lors des passages aux frontières mais j’ignorais tout de l’évasion fiscale, du blanchiment de capitaux, du démarchage bancaire illicite puisque je travaillais souvent à l’extérieur du bureau et je n’avais jamais reçu de formation ou d’information sur ces thématiques.
Que s’est-il donc passé ?

Ces collègues m’ont fait très peur, m’expliquant que la banque s’était servie de ma non-connaissance du métier bancaire et que je risquais d’avoir des problèmes de niveau pénal si une enquête était menée en France – et peut-être également à cause de la perquisition. Par ailleurs, ils m’informaient que les transactions des clients français vers l’offshore n’apparaissaient pas dans la comptabilité de la banque en France mais étaient consignées, manuellement et mensuellement dans un cahier appelé “carnet du lait”, en référence aux carnets des vachers suisses, qui notent chaque soir le nombre de litres de lait produits par chacune de leurs vaches…N’ayant pas détruit les données, j’ai rencontré un à un les dirigeants d’UBS en France qui m’ont chacun répondu que j’étais fatiguée, que je racontais des bêtises puisque je n’y connaissais rien en finance etc. Étant une élue du personnel, j’ai alors pris la décision de prendre rendez-vous à l’inspection du travail. Après plusieurs entretiens, l’inspection du travail m’a suggéré de poser des questions aux dirigeants de la banque en réunion officielle avec les autres élus et de consigner les échanges dans des procès-verbaux.

Ma situation est devenue cauchemardesque, je l’ai décrite en détail dans mon premier ouvrage “La femme qui en savait vraiment trop” (Cherche Midi). Je me suis retrouvée isolée, harcelée, placardisée. J’ai été dégradée professionnellement au point de devenir la responsable des hôtesses au troisième étage des bureaux Boulevard Haussmann à Paris, à vérifier si les plantes vertes étaient bien arrosées. Mon métier a été confié à une jeune femme, qui n’avait ni mon expérience ni mes compétences en matière de communication. Début 2009, j’ai été arrêtée par mon médecin traitant plusieurs semaines pour dépression et j’ai ensuite accumulé des arrêts maladie jusqu’à mon licenciement. A l’été 2009, l’inspection du travail m’a demandé de porter plainte contre UBS. Mon état de santé, mon état psychologique m’ayant affaiblie considérablement, les pressions exercées étant terriblement fortes, j’ai mis plusieurs mois avant de me rendre sur l’Ile de la Cité à Paris où j’ai déposé plainte contre la banque suisse UBS avec la complicité d’UBS France concernant les motifs de démarchage illicite, d’évasion fiscale, de blanchiment de capitaux en bande organisée mais aussi concernant le harcèlement subi et l’entrave à ma mission d’élue.

Comment êtes-vous entrée en relation avec les douanes judiciaires ?
Alors que l’inspection du travail me demandait de porter plainte contre mon employeur, elle a, au même moment, refusé mon licenciement demandé par UBS via un Plan Social concernant une centaine de collaborateurs. Je me suis retrouvée “enfermée” dans une banque qui fraudait dont je dénonçais la fraude. Ma santé empirait, mon travail ne correspondait plus à mes compétences, mes collègues s’étaient éloignés de moi, les arrêts maladie se multipliaient. Après une visite surprise de l’inspection du travail dans les bureaux, les dirigeants d’UBS ont été mis en demeure de me rétablir dans mes fonctions et c’est ainsi qu’en mai 2011, j’ai pu gérer pour la banque le tournoi de tennis de Roland Garros. Alors que le tournoi allait commencer, j’ai reçu un appel en numéro masqué d’une femme. Après quelques phrases, j’ai compris qu’elle travaillait pour une cellule des douanes du Ministère des Finances et qu’elle souhaitait me rencontrer au plus vite. Le rendez-vous a été fixé devant le magasin Vuitton sur les Champs-Elysées. Cette cheffe de mission du SNDJ (Service National des Douanes Judiciaires) m’a alors annoncé que je serai suivie pendant les quinze jours par des membres de son équipe et que certains prendraient des photographies. Selon elle, la fraude continuait. Effectivement, à plusieurs reprises lors du tournoi, je me suis retrouvée nez à nez avec des collègues suisses, des problématiques avec des clients français bookés à Genève etc. Ces fonctionnaires étant assermentés, je n’ai pu me soustraire aux obligations de répondre à leurs demandes. Ma première audition a duré neuf longues heures au bureau du SNDJ ; j’ai été convoquée à plusieurs reprises jusqu’à l’été 2012 pour remettre des documents qui appartenaient alors à mon employeur et répondre à des questions très précises sur des clients, des prospects, des banquiers. Entre ces convocations, ils me téléphonaient régulièrement sur des points précis. Alors que ces fonctionnaires ne pouvaient ignorer mon état de faiblesse, acté à la fois par le médecin du travail et l’inspection du travail, je pensais bien évidemment être protégée. Jamais je ne m’étais posé la question de ma sécurité ni de mon avenir professionnel. Jamais je n’aurais imaginé que mon honnêteté et ma collaboration avec ces services des douanes judiciaires me conduiraient à des ennuis et des problèmes graves. UBS m’a licenciée en 2012, étant très probablement informée de ma collaboration avec les douanes. J’ai mis plus d’une année à aller un peu mieux, j’ai ensuite répondu à des centaines d’annonces de recrutement et n’ai jamais pu me re-positionner professionnellement. Depuis huit ans, je n’ai plus d’emploi, plus de revenus.
Alors aujourd’hui, avec le recul est-ce que vous diriez, vu tout ce que vous avez déjà fait et subi.  Est-ce que ça en valait la peine ?
Ce n’est pas le problème de lancer une alerte, le problème  c’est ce que ça génère. C’est-à-dire qu’alors que vous vous attendez au soutien de vos collègues, il n’y a absolument personne. On imagine qu’on peut s’attendre à une solidarité du monde du travail, mais rien! On se dit qu’on pourra obtenir le soutien des hommes politiques de tous bords et là…on peut les compter sur les doigts de la main. Et puis, je pensais penser que la justice ferait son travail rapidement et ça a duré dix longues années. C’est pour ça que certains lanceurs d’alerte ont disparu, alors que certains autres ont été assassinés, ne supportant plus cette force qui est émise contre eux. Et si je continue de dénoncer, c’est à la fois pour les lanceurs d’alerte du secteur privé, mais aussi pour tous les  fonctionnaires qu’on peut saluer puisque, eux, dans le cadre de leur mission dévouée au service public, ils sont obligés via l’article 40 du Code de procédure pénale, de dénoncer quand quelque chose ne va pas.

Et dans mon livre « La traque des lanceurs d’alerte », les uns après les autres expliquent qu’ils se sont tous retrouvés en justice, qu’ils ont tous été complètement ostracisés, complètement placardisés, isolés. C’est édifiant. Tout est fait pour que le système perdure. En fait, c’est ça que tous les lanceurs d’alerte ont compris mais que le grand public peine à comprendre.

Je me souviens, quand Pierre MOSCOVICI, le ministre des Finances à l’époque en France, nomme la déontologue d’UBS à la  l’AMF, (l’Autorité des Marchés Financiers) à la commission des sanctions de cette autorité alors qu’UBS était déjà mise en examen plusieurs fois… Des questions se posent! C’est là où vous vous rendez compte que tout est tissé pour que rien ne change. 

Comment la justice a t-elle géré ce dossier ?
J’ai été la première à être traînée en justice pour une plainte en diffamation déposée par UBS. J’ai été relaxée, en 2010, sans appel de la part d’UBS. Le Tribunal des Prudhommes a reconnu en 2015 que j’avais été harcelée par la banque. UBS n’a pas fait appel de cette décision. UBS a ensuite déposé une deuxième plainte en diffamation concernant mon premier ouvrage après que j’ai refusé une somme de plusieurs dizaines de milliers d’euros à condition de retirer la plainte déposée en 2009. J’avais bien évidemment refusé.
Michel Sapin, Ministre des Finances, que j’ai rencontré en 2016 dans le cadre de la publication des « Panama Papers », a fait passer une loi qui porte son nom (Sapin II) avec un volet de protection des lanceurs d’alerte.
Son administration m’a répondu à plusieurs reprises, via la direction des douanes et notamment la directrice générale de la douane française, Mme Hélène Crocquevieille, que j’usurpais ce titre de lanceur d’alerte et que je n’avais été qu’un témoin utilisé dans un dossier. Après des échanges infructueux, j’ai attaqué l’Etat en justice en 2018 et le Tribunal Administratif m’a reconnue “collaboratrice du service public”. En 2019, la banque UBS a été condamnée par la justice française à une amende de 4,5milliards d’Euros (3,7 milliards d’euros plus 850 millions d’euros de dommages et intérêts). UBS a immédiatement fait appel de la décision ; les audiences en appel auront lieu à Paris en juin 2020.
Qu’en est-il de votre situation vis à vis du Ministère des Finances ?
Rodolphe Ginz, qui a succédé à Madame Croquevieille, a refusé de me recevoir et de m’appliquer la loi. Il est en effet possible de rétribuer sur le fondement de la loi de 1995, permettant la rémunération des informateurs des douanes judiciaires. Il est également possible de rétribuer grâce au nouveau dispositif de rémunération des aviseurs fiscaux dont le Ministre de l’action et des comptes publics vante les mérites.

Étant donné les refus essuyés et la non-volonté d’exemplarité face à un dossier emblématique de fraude organisée sur notre territoire national, nous avons récemment déposé une plainte avec constitution de partie civile contre les agents des douanes et leurs hiérarchies, ceux-ci ne pouvant ignorer m’avoir fait travailler de manière illégale et forcée alors que j’étais en état de faiblesse. Le Premier Ministre Edouard Philippe a été tenu informé de cette action en mars dernier.

Aujourd’hui, Stéphanie, est ce que cela vaut la peine d’être honnête?

La véritable question, effectivement, est de savoir si ça vaut la peine d’être honnête. Je ne suis pas devenue philosophe faute de temps, mais l’éthique est tout l’enjeu car ces hauts fonctionnaires, ministres, patrons divers et variés ont pris nos vies en otage et jamais ils n’ont payé pour nous avoir assassinés financièrement, professionnellement, personnellement et judiciairement. C’est une honte.

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Et dire que chaque année on a presque l’équivalent du « corona-virus 1919 » (alias grippe espagnole), et que l’on n’en fait pas cas et que brutalement, on s’alarme pour le score de ces 0,29%.

A qui profite cette épidémie et cette « catastrophisation » induite, où tout le monde semblerait mentir aux foules (labos, pouvoir, médias etc. etc……. )

Tout cela pour ne pas s’attaquer aux causes réelles des 42 millions de morts par an… , bien plus graves que la pandémie actuelle qui ne sera plus qu’un mauvais souvenir, alors que les causes actuelles de mort habituelles restent… et continueront comme si de rien n’était !

Corona virus au 14/04 = 122 787 morts soit 0,29% des morts habituels annuels

 

source:  https://www.notre-planete.info/actualites/4378-causes-mortalite-monde

Pandémie corona  actuelle = 0,29% 41 830 142 341
fois
Causes morts par an Covid 19
Pollution de l’air 8 800 000 72
Tabagisme 7 200 000 59
Alcoolisme 3 000 000 24
Malnutrition 3 100 000 25
Obésité 3 000 000 24
Accidents domestiques 2 000 000 16
Infections nosocomiales 2 000 000 16
Travail (accidents et maladies) 2 000 000 16
Alzheimer 1 655 000 13
Sida / VIH 1 500 000 12
Tuberculose 1 290 000 11
Accidents de la route 1 250 000 10
Suicides 800 000 6,52
Résistance aux antibiotiques 700 000 5,70
Grippe saisonnière 650 000 5,29
Eau non potable (diarrhée) 500 000 4,07
Homicides (80 % des tués sont des hommes) 475 000 3,87
   
Intoxication alimentaire 420 000 3,42
Paludisme 405 000 3,30
Complications de la grossesse ou accouchement (femmes) 303 000 2,47
Drogues (hors alcool et tabac) 183 000 1,49
Rougeole 140 000 1,14
Schistosomiase (bilharziose) 110 000 0,90
Attaques de serpent 100 000 0,81
Consommation de viande 84 000 0,68
Catastrophes naturelles 77 000 0,63
Conflits, guerres entre états 69 280 0,56
Attentats terroristes 18 814 0,15
Se prendre en selfie 43 0,00
Attaques de requin 5 0,00

 

C’est un droit d’ainesse qui coûte cher et coûtera cher aux contribuables et que feront payer les responsables de ces hécatombes qui durent depuis des décennies. (mais voilà, ils ne répondent jamais de leur gestion. La sanction ; on les réélit ou il se font coopter par les copains-coquins-maffieux).

C’est pas eux qui paient, c’est le Peuple

 0,29% c’est le ratio de la pandémie corona actuelle par rapport au nombre de morts annuels habituels…

Tout ce bruit pour 0,29% de la pandémie annuelle habituelle à large spectre. On fait pas beaucoup de cas des 7 200 000 morts de tabagisme (qui rapportent combien …., ?), par exemple, et qui représentent 59 fois la pandémie covid 19 en l’état.

Les morts annuels habituels représentent 391 fois la pandémie actuelle. Qui s’en émeut au niveau des pouvoirs? Mais ce sont des morts qui rapportent, là est la nuance.

REPRIS (et modifié) sur:  SOURCE et plus

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Depuis plus de trente ans, l’anthropologue genevois Jean-Dominique Michel étudie les dispositifs sanitaires et les politiques de soin. Son article «Covid-19: fin de partie» a beaucoup fait réagir depuis sa publication, mi-mars, sur son blog hébergé par la Tribune de Genève.
En particulier en France, où il a battu des records de consultation sur Mediapart. Le papier est désormais traduit en plusieurs langues.
Tout juste remis lui-même de la maladie, après un traitement à l’hydroxichloroquine, le conférencier a répondu à mes questions.

Interview

Amèle Debey pour L’Impertinent: Alors que l’épidémie se répandait progressivement depuis la Chine vers le reste du monde, les gouvernements n’ont pas tous réagi de la même manière. En Europe, par exemple, on a le sentiment qu’ils ont cherché à minimiser le problème, puis ont sauté dans l’autre extrême, comme pour ne pas qu’on puisse les accuser de négligence. Mais le problème est bien là: cela fait des années que nous sommes conscients qu’une pandémie nous pend au nez. Ebola résonne désormais comme un avertissement. Un avertissement que nous n’avons pas su entendre. Comment expliquer ce manque de préparation de la part des gouvernements?

J.D.M: C’est franchement incompréhensible! Une fois qu’on sera sortis d’affaire, on se penchera sur cette question, et ça promet d’être intéressant.

Il s’agit d’un risque sanitaire majeur qu’on connaît depuis 25 ans. Tout comme on connaît le risque qu’advienne tôt ou tard un tremblement de terre de grande amplitude dans certaines régions sismiquement instables. On connaît les mesures structurelles et opérationnelles à prendre et on construit donc, par exemple, les immeubles en conséquence; on forme la population; on prépare les services d’urgence à réagir; on anticipe les besoins logistiques particuliers, sanitaires et vitaux (alimentaires) etc… afin d’être sûrs d’être bien préparés quand le problème surviendra.

Depuis les années 2000, et plus encore après l’épisode du virus H1N1 (qui n’aura été, Dieu merci, qu’un pétard mouillé) des plans solides et bien pensés ont été mis sur pied pour anticiper cette menace. En France, le professeur Didier Raoult a, par exemple, exhumé un rapport qui date de 2003 dans lequel il avait prévu et décrit comment se passerait une pandémie. Or, nos gouvernements donnent l’impression d’avoir soudain découvert cette menace, comme s’ils n’y avaient jamais réfléchi. Et font, de surcroît, le contraire de ce que tous les meilleurs experts recommandent de faire dans ce genre de cas. Donc, effectivement, cela pose question.

TOUT LIRE

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À ce jour, le Covid 19 a tué dans le monde, 126 886 êtres humains!

Nous sommes 7 milliards et demi d’individus et l’automobile tue chaque année dans le monde, 1 Million de personnes…le tabac, c’est 7 millions de morts, la malnutrition, c’est plus de dix millions de morts par an dont plus de 4 millions d’enfants de moins de 5 ans… d’accident vasculaire cérébral, plus de 6 millions de personnes meurent et 250.000 morts pour les usagers de la drogue!

Où est le vrai danger?

Cette pandémie serait-elle un « cadeau du ciel » pour permettre à nos politiques de se défausser de la responsabillité d’une crise financière?

Le financement pour remettre en route le système sera comme toujours à la charge du plus grand nombre de travailleurs…

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La pandémie ne pouvant être jugulée qu’à l’échelle planétaire, instaurer des mécanismes de solidarité inspirés, notamment, de la lutte contre le sida est une nécessité absolue soulignent, dans une tribune au « Monde », quatre spécialistes.

Le Covid-19 représente le plus grand défi pour la santé mondiale depuis la pandémie du sida. Du jour au lendemain, la santé et le bien-être de millions de personnes se sont retrouvés en péril et la moitié de l’humanité a été forcée au confinement. Le fonctionnement de nos économies et la structure même de nos sociétés en sont profondément ébranlés et la crise n’a pas fini de dérouler ses effets. LIRE

Il y a ce que l’on nous dit et ce que nous voulons entendre…et il y a ce que reflète la réalité des faits, y compris en matière de pandémie du coronavirus.

On retrouve la même logique d’interprétation des résultats des élections, selon le côté où on veut les voir pencher. Du côté politique aux manettes, l’analyse se fera par rapport aux exprimés 60% c’est mieux que 17%… par exemple! Et du côté politique de l’opposition, l’analyse ne se fera que par rapport aux seuls exprimés, pour mieux démontrer la faiblesse des résultats obtenus permettant alors de disqualifier les résultats des vainqueurs.

Chacun se faisant alors sa propre religion.

Il en est de même, en matière de chiffres, avec la pandémie…

Tableau 1 – Données brutes depuis le 21 mars 2020

Tableau 2  – Données du 1 ramenées par rapport au prorata de la population

Tableau 3  – Analyse relative sur la France, l’Italie et les USA

Tableau 4  – Synthèse comparative des morts France/USA en données brutes et relatives

Tableau 5  – Données brutes du nombre de morts au jour le jour France/USA

Tableau 5b– Indication des morts au prorata des populations France/USA depuis le 21 mars.

L’observation du tableau 5 fait apparaitre  les données annoncées et utilisées par les autorités en place, laissant penser que la situation aux USA est pire que celle constatée en France, alors que l’observation du tableau 5b fait apparaitre une progression plus spectaculaire en France par rapport à la progression réelle des USA (Voir orientation des courbes).

Les tableaux sont issus de l’article du jour de KEG, mais actualisés à 15 h 30. Ils sont libres d’utilisation par autorisation de KEG.

(L’évolution de la pandémie depuis le 14 avril 2020 à TU – 07 h 00 jusqu’à TU – 15 h 30  donne 16.000 atteints supplémentaires et 4 600 morts de plus pour les 185 pays référencés)

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Des avocats toulousains ont soulevé, ce jeudi après-midi, à l’audience des comparutions immédiates du tribunal correctionnel, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative au confinement. Elle a été déclarée recevable.

Le confinement tel qu’il est prévu est-il légal ?

Alors qu’un chauffeur Uber de 23 ans allait être jugé pour avoir été verbalisé quatre fois sans l’attestation nécessaire à ses déplacements, Mes Sébastien Delorge et Justine Rucel ont successivement pris la parole pour étayer leur QPC. « On vit une période inédite et il ne viendrait à personne l’idée d’en contester la gravité. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’état d’urgence sanitaire, a posé Me Delorge. C’est dans ce genre de situation exceptionnelle que se rappellent à nous de grands principes et, dans ces moments-là, les juges sont garants des libertés individuelles. Ils doivent veiller à ce que le gouvernement ne porte pas atteinte aux droits et libertés ».

Pour les avocats, l’obligation de fournir une attestation et l’attestation elle-même relèvent du plus grand « flou » dont découle un « risque d’arbitraire ».

LIRE

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Cet important article a été rédigé par Dominique Strauss-Kahn, ancien patron du FMI, pour l’influente revue Politique Internationale qui le publiera dans son prochain numéro (numéro de printemps). Nous remercions particulièrement Patrick Wajsman qui autorise sa diffusion et Dominique Strauss-Kahn qui l’accepte au profit des lecteurs du blog du Club des juristes.

La crise sanitaire que nous vivons est différente de toutes celles que les générations précédentes ont pu connaître. Les convocations de la grande peste noire de 1348 ou de la grippe espagnole de 1918-1919 sont intéressantes en ce qu’elles nous permettent de repenser les conséquences des pandémies. Mais elles ne disent rien, pour autant, de la capacité de résilience d’une société dont l’économie est mondialement intégrée, et qui avait perdu presque toute mémoire du risque infectieux.

Si la crise actuelle est de prime abord différente, ce serait par la vitesse de propagation de cette maladie. Trois mois après le début de la crise sanitaire, près de la moitié de la population de la planète est appelée au confinement. Même si la contagiosité du virus a vraisemblablement joué un rôle dans ce basculement, du stade épidémique à celui de pandémie, la mondialisation marquée par l’accélération de la circulation des personnes est au cœur du processus de propagation (1). Le délai de réaction des pays développés, dont les systèmes de santé ont été rapidement submergés, doit sans doute être également incriminé. Il atteste d’un défaut de prévoyance et d’une confiance – infondée – dans la capacité des systèmes sanitaires à protéger massivement leur population tout en s’approvisionnant en matériel de protection et en tests de dépistage au fil de l’eau, auprès de fournisseurs étrangers, majoritairement chinois. Sans doute ceci n’était-il pas fatal. Taïwan, forte de ses expériences lors d’épidémies antérieures, disposait d’équipements de protection en quantité (2), de capacités de production de ceux-ci et d’un département dédié à la gestion des maladies infectieuses capable, notamment, de déployer rapidement des applicatifs de gestion et de partage de données sur les patients infectés. Il est, sans doute, normal qu’un système de soins ne soit pas fait pour traiter une demande brutale et temporaire. Mais, dans ce cas, il importe qu’il soit réactif, c’est-à-dire capable de réorienter son offre et de mobiliser des réserves prédéfinies et recensées. Cette agilité, il semblerait bien qu’elle nous ait fait défaut.

L’autre différence structurelle entre cette crise sanitaire et les crises antérieures tient à son ampleur. Nombreux sont ceux qui ont, dans un premier temps, tenté de relativiser la gravité de la situation en rappelant le nombre de morts dû à la grippe saisonnière, aux épidémies de VIH et d’Ebola, voire aux conséquences sanitaires des pratiques addictives telles que l’alcool ou le tabac. Outre que l’on ne connaîtra les conséquences létales du Covid-19 que lorsqu’on aura jugulé sa transmission, avancer ce type d’argument revient à faire fi du caractère global et absolu de cette pandémie. Global dans la mesure où aucune aire géographique n’est plus épargnée et parce que la pandémie vient croiser une démographie mondiale qui est sans comparaison avec celle de 1919 : le simple nombre d’individus appelés à rester à domicile est aujourd’hui deux fois plus important que la population mondiale totale lors de l’épisode de grippe espagnole. Absolu, car il est évident qu’aucun individu ne peut se considérer comme étant à l’abri du risque de contamination.

Et c’est cette dernière spécificité de la crise sanitaire qui la distingue de tous les épisodes antérieurs : son caractère hautement symbolique heurte et choque une population mondiale qui avait presque oublié le risque infectieux. En cela, elle porte atteinte au confort douillet dans lequel les pays économiquement développés se sont progressivement lovés. La mort n’était pas seulement devenue lointaine en raison de l’augmentation de l’espérance de vie, elle était aussi devenue intolérable comme en témoignent les réticences à engager des troupes au sol dans la plupart des conflits récents. La « valeur » de la vie humaine a considérablement augmenté dans l’inconscient collectif des pays les plus riches. Or aujourd’hui, nous reprenons conscience de la précarité de l’être. Cette crise de l’être aura certainement des conséquences considérables qu’il est peut-être trop tôt pour aborder ici, mais elle est aussi révélatrice d’une crise de l’avoir et d’une crise du pouvoir dont l’analyse est nécessaire pour guider les décisions à prendre.

-Une crise de l’avoir
-À court terme, les pertes sont inévitables
-Les limites de l’action monétaire
-A moyen et long terme, les cartes sont rebattues
-Une crise du pouvoir
-Sans doute entrons nous dans un autre monde

LIRE la suite

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« Nous ne sommes pas du même monde! » disait-il.

Aujourd’hui, les propos et dérapages volontaires ou involontaires du préfet Lallement continuent d’infecter la parole d’Etat, d’abîmer l’image des forces de l’ordre, de nuire à celle de ce grand corps qu’est le corps préfectoral, et dans les circonstances actuelles ils sont, il faut le dire, insupportables car ils sont faux factuellement, appartenant au registre d’une forme de fake-news d’État, ils sont enfin insultants moralement.

lire l’interview de Arnaud Benedetti

Source :Les Crises, Atlantico , Arnaud Benedetti

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Si le gouvernement appelle à l’union nationale dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du coronavirus, Guillaume Bigot décrypte les réflexes d’une caste politique qui s’est empêtrée dans une situation dont elle peine à s’en sortir.

Pour Guillaume Bigot, Macron, c’est l’acharnement thérapeutique de l’ancien monde!

Le modèle anglo-saxon en question

Guillaume Bigot s’attaque aux élites et à leurs réflexes dans son prochain livre qui devait initialement sortir le 17 avril prochain mais qui devrait être reporté. Un terme qu’il n’aime pas forcément utiliser même s’il apparaît dans le sous-titre de l’ouvrage. « En réalité, l’élite c’est positif, ça veut dire que ce sont les meilleurs », rectifie-t-il. « Or on peut davantage parler de caste dirigeante parce que je pense qu’on est sur la fin« , affirme le politologue.

Pour Guillaume Bigot, dans cette crise sanitaire, cette élite « s’est comportée comme une caste vieillissante, sénile en dépit du jeune âge du président de la République, avec la mise en œuvre de réflexes conditionnés, un peu pavlovien« , estime-t-il. Des mauvais réflexes qui s’illustrent de deux façons. « Il y a d’abord la contamination de l’énarchie française par le management à l’anglo-saxonne« , remarque-t-il, regrettant « sa conversion au fanatisme du marché, l’influence et le caractère de contraintes très fortes qu’exerce l’Union européenne sous laquelle ils se sont eux-mêmes placés ».

La fuite des responsabilités

Autre point, « il y a ce réflexe typique de la haute fonction publique, qui consiste à appliquer des procédures et se demander s’il n’y a pas quelque chose dans nos dossiers à mettre en œuvre », regrette Guillaume Bigot. « On ne prend aucune initiative, on n’a pas de courage, de créativité ou d’audace, on a peur d’être mis en cause« , déplore-t-il. Alors, les dirigeants « ouvrent des parapluies et appliquent des procédures« . Un phénomène qui s’illustre « avec les comités scientifiques et les mises en œuvres des règles de droit stricto sensu sans pouvoir en suspendre« .

Guillaume Bigot pointe du doigt la délégation de la production de masques. « Elle serait retardée parce qu’on dit que toutes les contraintes réglementaires, administratives, juridiques ne seraient pas respectées ». Un argument qui n’a pas de sens selon le politologue qui souligne que « l’on va importer 1 milliard de masques de Chine dont beaucoup seront défectueux. Mais ce ne sera pas leur responsabilité à eux », affirme-t-il.

« Cette classe dirigeante a été triée, sélectionnée, formée, choisie parce qu’elle est incapable de prendre des décisions et qu’elle est complètement dans une optique de fonctionnaire et d’administratif et pas du tout de décideur et en même temps parce que son cerveau a été grignoté par l’Union européenne et la globalisation ultra libérale« , dénonce Guillaume Bigot.

 

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Le désormais ex-directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est Christophe Lannelongue n’a pas eu le droit au même traitement de faveur que le préfet de police de Paris Didier Lallement.

Au cœur du problème, la logique comptable fort malvenue en pleine crise sanitaire.

EXTRAIT

Une question se pose : comment Lannelongue a t-il pu vouloir maintenir un plan qui supprime ce qu’on n’a pas ? L’anémie du système hospitalier du Grand Est, symbole du déclin de notre système de santé national, n’a donc pas convaincu Christophe Lannelongue de suspendre le plan ministériel de  restructuration. Il a appliqué mécaniquement les instructions de Bercy en faisant comme si la situation n’avait pas changé.

Son suivisme bien discipliné révèle le dogmatisme de la technocratie médicale qui ronge notre système de santé.

D’un techno l’autre

Aveuglé par l’orthodoxie budgétaire, Christophe Lannelongue en a oublié la mission fondamentale de la médecine : sauver des vies humaines… on ajouterait bien  « quoi qu’il en coûte » pour reprendre l’anaphore qui a ponctuée le dernier discours télévisé d’Emmanuel Macron. Pour Lannelongue, ses propos lui ont coûté son poste. Mais il sert de victime expiatoire, sacrifié sur l’autel élyséen pour mieux se faire pardonner les choix politiques désastreux qui ont porté atteinte à notre souveraineté médicale.

« C’est dans le vide de la pensée, que s’inscrit le mal » écrivait Hannah Arendt. Oublier cette capacité de penser, de juger, de mettre à distance les choses, c’est faire l’impasse sur notre humanité… Au lieu de parachuter à la tête de notre système hospitalier des technocrates qui ont perdu le sens du bien commun, il faudrait peut-être privilégier philosophes et médecins, deux métiers qui guérissent le corps et l’esprit.

Sibeth Ndiaye a annoncé que Christophe Lannelongue serait remplacé par un médecin issu de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), corps administratif au sein duquel retourne d’ailleurs le haut fonctionnaire limogé… Bref, on nomme un médecin venant de l’administration étatique. Encore une entourloupe du « en même temps » macronien. Rappelons qu’Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, était aussi médecin, et ce n’est pas pour autant que la crise sanitaire a été anticipée.

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par h16

La situation n’est pas drôle, mais au moins en France avons-nous tous compris l’absolue nécessité qu’elle soit fermement encadrée : tout sera fait dans l’ordre, dans le respect le plus strict des règles, des normes et des formulaires que l’administration, inflexible, se chargera de faire distribuer, appliquer, remplir et tamponner.

Certes, notre pays ne sera certainement pas le plus protégé avec des masques dont nous attendons encore la livraison. Il ne sera certainement pas le plus suivi épidémiologiquement alors que les tests sont toujours réalisés avec la plus grande parcimonie et un souci des deniers publics comme on n’en avait plus vu depuis 40 années de déficits budgétaires. Il ne sera pas non plus le plus suivi statistiquement avec une fière bidouille des chiffres de mortalité comme seul le Parti communiste Chinois pourrait le comprendre.

Mais au moins, les Français en auront pour leurs 1100 milliards de prélèvements annuels : grâce à une maréchaussée au maximum de son utilité sociale, le peuple français sera le peuple le plus pruné de sa génération, au point que l’excuse qui sert de ministre de l’Intérieur en vient à fanfaronner sur les plateaux télé en vantant le demi-million de contredanses distribuées sur le territoire républicain.

Cette distribution d’amendes à un rythme stakhanoviste trouve une explication simple : il ne sera pris aucun risque avec les citoyens français dont on sait qu’ils sont trop bêtes et trop indisciplinés pour être laissés à leur seul jugement. Papa État ne peut laisser aucune latitude à ses enfants citoyens et doit mettre en œuvre toutes les précautions nécessaires pour les protéger de tout, y compris d’eux-mêmes, ces chers galopins turbulents.

« Précaution » : le mot est écrit. Il est même plus qu’écrit, il est sanctifié dans notre constitution, par principe même : malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il conviendra pour l’État français de prendre toutes les mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

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Didier Raoult, la chloroquine…

 

Trier le vrai du faux, le défi stimule le journaliste. Mais quand il le plonge dans l’hystérie, à l’épicentre des angoisses d’une société confrontée à une crise sans précédent qui révèle des antagonismes et des fractures béantes, l’exercice se révèle casse-gueule. Une mission impossible dont je ne suis pas sûr d’être sorti indemne.

Premier épisode : la France se prépare à prendre la vague du coronavirus sans le savoir, et sans s’en inquiéter.

Dans le monde d’avant, le virus est encore un sujet exotique. Chacun à mieux à faire, Didier Raoult aussi. Jusqu’à ce que tout bascule.

Par Olivier-Jourdan Roulot

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On peut citer le cas emblématique de François Pérol : après un passage par des cabinets ministériels, cet inspecteur des finances devient associé-gérant de la banque Rothschild en 2005, avant d’être nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée, en 2007. Sans transition, ce conseiller de Nicolas Sarkozy, en charge des affaires économiques, est promu en 2009 patron du groupe Banque populaire – Caisses d’épargne (BPCE). Si cette affaire a fait grand bruit, et a entrainé la démission de deux membres de la commission de déontologie ainsi qu’une plainte à l’encontre de François Pérol, d’autres parcours de pantouflage se font plus discrets. Comme ceux de Frédéric Oudéa, directeur de la Société générale, et de Pierre Mariani, ex-patron de Dexia, deux inspecteurs des finances devenus banquiers après avoir été conseillers de Nicolas Sarkozy. Parmi les inspecteurs des finances ayant exercé des responsabilités dans les banques ou assurances, on peut aussi citer Henri de Castries, ancien PDG d’Axa, Baudouin Prot et Michel Pébereau, anciens patrons de BNP, ou Xavier Musca, directeur du Trésor puis secrétaire général de l’Élysée, nommé quelques mois plus tard directeur général délégué du Crédit Agricole ! Et, bien entendu, l’inspecteur des finances Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires chez Rothschild devenu ministre puis élu Président de la République…

Autre cas flagrant de pantouflage problématique : l’inspectrice des finances Marie-Anne Barbat-Layani. Après avoir travaillé à la direction du Trésor (2002-2007), elle devient directrice générale adjointe du Crédit Agricole (2007-2010), puis sans transition encore, directrice adjointe au cabinet du Premier ministre François Fillon (2010-2012), pour lequel elle coordonne notamment les dossiers financiers et fiscaux ! Nommée Inspectrice générale des finances, elle revient ensuite dans le secteur bancaire, comme directrice générale de la Fédération bancaire française, le lobby des banques, et membre du conseil exécutif du Medef, à partir de 2014. Ils sont actuellement quatre inspecteurs des finances dans les cabinets ministériels de l’actuel gouvernement ou à l’Élysée, dont Gilles de Margerie, directeur de cabinet au ministère des Solidarités et de la Santé. Celui-ci était juste avant directeur général adjoint de la mutuelle Humanis, troisième groupe de protection sociale français (assurance santé, prévoyance et retraite complémentaire) – après avoir pantouflé au Crédit agricole et dans les banques d’affaires Lazard et Rothschild. Ce qui n’est pas sans poser question sur de potentiels conflits d’intérêts…

Des banquiers dans les instances de contrôle et de régulation de la finance

Plus grave encore : on retrouve certains de ces inspecteurs devenus banquiers à la tête des organismes de régulation financière. François Villeroy de Galhau, ex-directeur général délégué de BNP Paribas, est ainsi nommé en 2015 président de la Banque de France par François Hollande. Jean-Pierre Jouyet, directeur du Trésor de 2000 à 2004, prend la présidence de la banque Barclays-France en 2005, avant d’être nommé en 2008 président de l’Autorité des marchés financiers, le gendarme de la bourse ! Hubert Reynier, ancien dirigeant de BNP-Paribas de 1992 à 2000, occupe un poste à responsabilité au sein de l’Autorité des marchés financiers (AMF) jusqu’en 2009, avant de partir travailler au Crédit agricole. Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF à partir de 2012, a longtemps travaillé au Crédit Lyonnais puis à la banque Hervet et pour le groupe HSBC.

François Mongin

Dans le sens inverse, des gendarmes de la finance qui deviennent banquiers, on peut noter le cas de François Mongin : conseiller du Premier ministre Alain Juppé (1995-1997), puis responsables des Douanes, il est secrétaire général de Tracfin – organisme de lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale – de 2002 à 2007, date à laquelle il devient membre du comité exécutif d’HSBC France… banque impliquée dans l’affaire des Swissleaks et bien connue pour sa conduite exemplaire en matière d’évasion fiscale !

Alain Cadiou

Il y prend la succession d’Alain Cadiou, lui aussi inspecteur des finances, ancien responsable de cellule fiscale du cabinet du ministre de l’Economie, qui, après onze années passées à la banque Hervet, était lui aussi devenu le 6 décembre 2000 directeur général de la Douane française, (en remplacement de François Auvigne, devenu directeur de cabinet de la secrétaire d’Etat au budget Florence Parly) secrétaire général de Tracfin (2000-2002), avant de finir sa carrière deux ans plus tard à HSBC.

Rien que pour l’IGF, la liste est longue… Et pose une question très simple : cette porosité entre haute administration, banques et instances chargées de leur contrôle est-elle saine ? Ou est-ce plutôt un signe de plus de ce « capitalisme de connivence » qui ronge notre démocratie ?

source

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Inspecteur généraux des finances

 

François AUVIGNE
Didier BANQUY
Christophe BAULINET
Pierre BOISSIER
Philippe BOUYOUX
Bertrand BRASSENS
Frédéric BREDIN
Adolphe COLRAT
Bernard de COURREGE d’USTOU
François-Xavier DENIAU
Pierre DEPROST
Jean-Philippe DONJON de SAINT MARTIN
Benjamin DUBERTRET
Julien DUBERTRET
Philippe DUPUIS
Rodolphe GINTZ
Eric GISSLER
Henri HAVARD
Alexandre JEVAKHOFF
Danièle LAJOUMARD
Jean-Yves LATOURNERIE
Frédéric LAVENIR
Olivier LE GALL
Marie-Christine LEPETIT
Vincent LIDSKY
Martine MARIGEAUD
Bruno PARENT
Anne PAUGAM
Hélène PELOSSE
Anne PERROT
Jacques RAPOPORT
Jean-Louis ROUQUETTE
Julien SENEZE
André TANTI
Laurent VACHEY
Thierry WAHL
Claude WENDLING
François WERNER

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Inspecteurs des finances

 

Jonas ANNE-BRAUN
Taline APRIKIAN
Antoine ARMAND
Anne-Michelle BASTERI
François-Xavier BOELL
Louis-Philippe CARRIER
Jordan CARTIER
Julien CHARTIER
Vincent CONSTANSO
Louis de CREVOISIER
Sandra DESMETTRE
Valérie DESMOUCEAUX
Nicolas DUPAS
Orianne DUPRAT-BRIOU
Thomas ESPEILLAC
Céline FRACKOWIAK
Alban GENAIS
Florence GOMEZ
Ombeline GRAS
Philippe GUDEFIN
Christophe HEMOUS
John HOULDSWORTH
Quentin JAGOREL
Geneviève LALLEMAND-KIRCHE
Frédéric LEPAGE
Constance MARÉCHAL-DEREU
Louise MARIANI
Yves MATHIS
Cécile MAYSONNAVE
Vincent MENUET
Benoît MOURNET
Charles MURCIANO
Muriel PACAUD
Eric PARIDIMAL
Sébastien PIEDNOIR
Amaël PILVEN
Anne ROSSION
Jérôme SAULIÈRE
Sarah SAUNERON
Nicolas SCOTTÉ
Alexandre SINÉ
Laurent TRUPIN
Guillaume VANDERHEYDEN

source

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Ils sont les visages connus! Mais combien de hauts fonctionnaires, énarques, inspecteurs des financeset autres cooptés invisibles pour le grand public ont une responsabilité aussi importante que ces personnages éphémères du monde des décideurs politiques.

Côté avantages, privilèges et salaires mirobolants d’ailleurs très souvent cachés, ces  hauts fonctionnaires inconnus’ ont accepté et préparé l’ensemble des mesures, lois et décrets qui ont amené le pays à ce que nous connaissons.

Nous payons grassement une bande de corrompus dénués d’intelligence et d’éthiques prêts à toutes les bassesses pour s’enrichir.

Cette caste de « serviteurs de l’État », n’assume jamais la moindre responsabilité et l’entre soi primant sur tout, l’erreur, voire l’incompétence, est toujours récompensé par une promotion.

Et, cette caste bienveillante pour tous ses membres les blanchit toujours de toutes responsabilités (‘4’ et ‘5’).

D’innombrables exemples depuis ces derniers décennies nous l’ont démontrés ***.

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*** Pour les incrédules, quelques liens:

 

1 – FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions

2 – DOUANE FRANÇAISE: la coûteuse incompétence de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille dans la gestion de la flotte d’avions et de navires de la douane

3 – DOUANE FRANÇAISE: Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille ont jeté l’argent du contribuable par les fenêtres 

4 – DOUANE FRANÇAISE: Rodolphe Gintz couvre la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille

5 – DNRED (Douane Française): lettre ouverte aux douaniers

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Avec La Caste, Laurent Mauduit nous emmène dans les arcanes du pouvoir à travers une enquête fouillée, précise et ô combien précieuse pour comprendre comment se fabrique et se perpétue l’oligarchie à la française.

Une oligarchie qui, loin d’œuvrer dans l’intérêt général, cherche avant tout à conforter sa domination tout en se remplissant les poches au détriment de la Nation.

Laurent Mauduit, La caste : enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir,

Éditions la découverte, 2018, 350 pp. Prix : 19 euros. ISBN : 978-2348037702.

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EXTRAITS

Mr Mondialisation : La caste, qu’est-ce que vous désignez par cette appellation ?

Laurent Mauduit : Nous vivons, en France, dans un capitalisme qui s’est converti au modèle anglo-saxon et qui est donc devenu beaucoup plus inégalitaire que par le passé, comme en témoigne la crise sociale historique que nous traversons avec le mouvement des gilets jaunes. Mais notre pays ne traverse pas qu’une crise sociale ; il traverse aussi une crise démocratique. Et si c’est le cas, c’est parce qu’un petit groupe de très hauts fonctionnaires, essentiellement issus de l’un des corps d’élite de Bercy, l’Inspection des finances, a réalisé au fil des ans, un :.

Le premier hold-up a été effectué grâce aux privatisations : les hauts fonctionnaires chargés de les conduire les ont souvent effectuées à leur propre profit puisqu’ils ont pris les commandes des groupes privatisés. Regardez par exemple les banques françaises : elles sont toutes aujourd’hui dirigées par des Inspecteurs des finances, qui ont déserté le service de l’intérêt général, et qui ont pactisé avec la finance. Et puis, plus récemment, certains de ces anciens hauts fonctionnaires qui étaient passés dans le privé sont revenus dans le public, et on a assisté à une sorte de privatisation des postes clefs de la République. Observez que le gouverneur de la Banque de France vient de BNP-Paribas ; le patron de la Caisse des Dépôts de l’assureur italien Generali ; le directeur de cabinet du ministre des Finances de la banque italienne Mediobanca ; le secrétaire général de l’Élysée du transporteur maritime MSC ; et Macron lui-même est emblématique de cela puisque, Inspecteur des finances, il est passé par la banque Rothschild avant de revenir vers la sphère publique.

C’est donc cela, la Caste : une petite oligarchie de hauts fonctionnaires qui a mis la main sur une partie de la vie des affaires, et qui, avec Macron, a maintenant aussi pris le pouvoir en France.

 

Mr Mondialisation : Dans votre enquête, il est beaucoup question de pantouflages et de retropantouflages. Qu’est-ce que ces termes désignent, et dans quelle mesure ces phénomènes constituent-ils un problème pour notre démocratie ?

Laurent Mauduit : C’est précisément ce que je viens de vous dire. L’épisode 1, celui des pantouflages, a permis à cette caste de prendre le contrôle de secteurs clefs de la vie économique, et tout particulièrement du secteur de la finance. Et puis l’épisode 2, celui des rétropantouflages, a permis aux mêmes de prendre en main tous les rouages de l’État, jusqu’au sommet.

Si l’on regarde en arrière, les pantouflages constituent une pratique très ancienne. Déjà sous le Second Empire, les Inspecteurs des finances se ruaient dans les banques privées pour y faire fortune. En revanche, les rétropantouflages sont un phénomène nouveau, en tous cas par leur ampleur. Si nouveau qu’ils ont entraîné avec Macron un phénomène nouveau : une porosité générale entre l’intérêt général et les affaires privées. La muraille de Chine qui a presque toujours existé entre ces deux univers est en train de s’effondrer, entraînant une sorte de dissolution de l’intérieur de l’État au profit des intérêts privés. Et cette porosité généralisée est assumée puisque Macron propose que le temps passé dans le privé par un haut fonctionnaire qui revient ensuite vers la sphère publique soit pris en compte pour son avancement dans la fonction publique. C’est donc une implosion de la fonction publique qui est engagée.

Mr Mondialisation : Vous revenez longuement sur le rôle de l’ENA dans la reproduction des élites. Vous défendez même la suppression pure et simple de cette école. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? 

Laurent Mauduit : L’ENA est une exception française : c’est une école qui a été créée pour former des hauts fonctionnaires dans le cadre d’une démocratie autoritaire. Dans son livre L’étrange défaite, écrit juste au lendemain de la débâcle de Juin-40, le grand républicain Marc Bloch critiquait vivement le Front populaire qui avait eu, juste avant la guerre, l’idée de créer l’ENA – qui ne verra finalement le jour qu’à la Libération. Et il le faisait avec des arguments très forts, estimant que l’on ne pouvait pas former les élites publiques au travers d’un moule de formation unique, et qu’il fallait au contraire laisser à l’Université, dans le pluralisme de ses approches, le soin de former ces élites publiques. Je trouve que cette remarque est d’une très grande actualité.

De surcroît, cette caste est devenue si puissante et si arrogante qu’il serait opportun, me semble-t-il, de prendre des mesures énergiques, pour lui briser les reins. La suppression de l’ENA pourrait donc être une mesure symbolique de cette nature. Mais, par-dessus tout, je pense qu’il faudrait envisager la suppression pure et simple de l’Inspection des finances, qui ne sert à rien : c’est juste une association d’entraide pour oligarques.

Mr Mondialisation :  Votre collègue Fabrice Arfi expliquait sur France 24 ce mardi 26 mars que la France était l’un des pays où l’on comptait le plus d’affaires politico-financières. Est-ce un symptôme de cette prise de pouvoir par la Caste ?

Laurent Mauduit : Oui, sûrement. Mais cela découle surtout des institutions présidentialistes dont cette caste se sert avec délectation. Car quand, face à la toute-puissance d’un hyperprésident, les autorités indépendantes sont faibles ou inexistantes ; quand la justice n’est pas réellement indépendante ; quand le pays barbote dans un système de consanguinité malsaine, cela favorise nécessairement des dérives.

SOURCE

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Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic.  La série a débuté ici.

C’est un soupçon qui existe depuis longtemps, et l’US Aid n’a pas beaucoup aidé à le faire disparaître, comme j’ai déjà pu le dire ici et là.  Son manque de transparence y a beaucoup aidé.  Mais, cette fois encore, les preuves sont là et elles sont gravissimes. Les turpitudes de la CIA mettent en danger des gens qui n’ont rien à voir au départ avec ses actions armées douteuses.  Mais la décision prise par les anciens reaganiens que sont Rumsfeld et Cheney de remplacer les militaires par des milices privées produit aujourd’hui des effets secondaires désastreux, car tous les services civils se retrouvent ainsi enrôlés dans leur tourmente guerrière, y compris jusqu’à aller compromettre les compagnies d’aviation comme on va le voir, ou des services humanitaires détournées de leur fonction sociale. La suspicion rejaillit sur les autres, bien plus saines, et c’est cela qui est à la fois désolant et dangereux…

Les envois US restés en plan chez DHL…

Cette fois c’est par un autre rapport compromettant, un de plus, par lequel on commence.  En date de juillet 2015, il est visible ici.  Son auteur est le GAO, à savoir  l’U.S. Government Accountability Office, qui, lui, visiblement sait lire et analyser des tableaux Excel. Le rapport décrit une incurie incroyable. Ce qu’il a découvert c’est que des éléments qui auraient dû être transmis depuis des années continuent à pourrir dans un entrepôt virginien appartenant à DHL…. à l’insu de tous, et dont DHL ne savait pas trop bien quoi en faire désormais.  Au comble de la bêtise, on s’apercevra que la totalité pouvait tenir dans un seul container de 40 pieds, capable d’être envoyé par bateau donc (cf ici la slide de gauche). « Les subventions du FMF financées par le gouvernement ne sont pas expédiées dans un entrepôt privé en Virginie, au lieu d’atteindre l’objectif visé de création et de maintien des forces de sécurité yéménites telles que  l’AQAP. Comme le permet le programme FMF au Yémen, le gouvernement du Yémen a acquis le droit de propriété du matériel lors de la livraison à son transitaire contractuel,  le transitaire du Yémen à cette époque, que le pays avait initialement contracté pour expédier le matériel. À partir de 2007, le Yémen avait des arriérés avec son transitaire. En avril 2008, le contrat entre le gouvernement du Yémen et ce transitaire a pris fin ».

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Le PDG de Vinci Xavier Huillard s'adresse à l'assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

Le PDG de Vinci Xavier Huillard s’adresse à l’assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018

afp.com/ERIC PIERMONT

La ministre des Transports a indiqué que Vinci et l’Etat n’étaient « pas d’accord sur les montants » et devront négocier la compensation de l’abandon du projet d’aéroport.

Vinci compte bien faire payer à l’État l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Le groupe de BTP, qui devait être le concessionnaire du projet, réclame « plusieurs centaines de millions d’euros » à l’Etat en guise de compensation, a déclaré ce dimanche la ministre des Transports Élisabeth Borne.

Confirmant que l’État négocie avec Vinci une indemnité liée à l’abandon du projet, Élisabeth Borne a déclaré sur France 3 : « Nous ne sommes a priori pas d’accord sur les montants, mais on prendra nos responsabilités sur ce dossier ». « Ils [Vinci] ont parlé de quelques centaines de millions d’euros, tandis que nous parlons de quelques dizaines » de millions, a-t-elle précisé. « Nous aurons une discussion passionnante », a ironisé la ministre.

Vinci candidat à la reprise d’ADP

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« Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. »

Zola

Voila ce qu’avaient vécu les parents et grands parents de mon grand-père François, comme spectateurs soumis; voilà ce qui avait fait l’atmosphère socio-politico-économique qu’ils respiraient. Et malgré cela, puisque ses maîtres d’école ne lui avaient enseigné que ce qui était autorisé de savoir, pour lui, avec ses origines et l’éducation reçue, François reste persuadé que les dirigeants politiques, à l’image de son maître d’école qui était aussi le maire de son village, ne visaient que l’intérêt supérieur de la nation, que les fonctionnaires ne pouvaient qu’être intègre et courageux, les policiers honnêtes et efficaces, les magistrats justes et équitables et les prêtres charitables et moralement au dessus de tout soupçon.

Dans les journaux de cette période, on lit tout et son contraire.

Dans La Justice, ce journal fondé en 1880, inspiré par Clemenceau, comme dans le tout nouvel Aurore qui n’avait pas trois ans d’existence, et qui bien sûr étaient considérés comme radical comme d’ailleurs La Lanterne et le Voltaire. Mais ici, dans le Nord de la France, à Cambrai, on lisait aussi l’Echo du Nord et depuis peu le Réveil du Nord, tous deux, journaux plus modérés, avec des informations locales tellement recherchées. C’est vrai, savoir que le maire de la commune de Marchiennes, de Naves, de Rieux ou d’Avesnes les Aubert a fait promulguer telle ou telle autre interdiction est nettement plus intéressant pour la plupart des lecteurs que de suivre les comportements, tergiversations, billevesées, menteries, carabistouilles, sornettes, balivernes, calembredaines et autres fariboles des politiques auxquels les petites gens ne comprennent rien! Désormais, dans chaque commune, un ou plusieurs correspondants, très souvent des fonctionnaires, s’emploient à faire parvenir au journal qui utilise leurs services le compte rendu fidèle de la vie communale et des événements à venir. Mariage, naissances, décès, construction, avis divers à la population et des reportages sur les récoltes, les cultures, les artisans, la mode et les faits divers. L’homme simple de la France du bas de l’échelle sociale peut au moins vérifier que ce qu’il lit est vrai ou faux !  Déjà la publicité fait ses premières apparitions pour des produits alimentaires.

En octobre 1896, le préfet Veil-Durand du département du Nord se plaint au ministère des cultes d’être trop souvent dérangé pour constater que nombre de curés cherchent à faire le vide dans les écoles publiques par tous les moyens dont ils disposent, citant l’exemple de l’abbé Colpin, le curé de Denain, qui, dans un de ses derniers sermons, vitupérant contre les francs-maçons, athées, juifs, protestants, « tous les tarés de la société » a conclu en affirmant : « Il n’y eut jamais autant d’enfants criminels ni autant d’assassins que depuis qu’on n’enseigne plus le catéchisme dans les écoles! »

EXTRAIT de « L’Archipel des Soumis »

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Magistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche et dit « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.

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