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Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)

© Photo. http://syria.mil.ru

17:45 22.12.2015
Les médias norvégiens ont eu accès à un rapport de la société de conseil Rystad Energy fait à la demande du ministère norvégien des Affaires étrangères qui avait annoncé en juillet 2015 que la Turquie achetait le pétrole des rebelles de Daech tout en étant membre de l’Otan.

Début décembre, le ministère russe de la Défense avait présenté différentes images prouvant la complicité de l’Etat turc avec le groupe terroriste, notamment des images satellites de camions-citernes chargeant du pétrole dans des installations contrôlées par l’EI en Syrie et en Irak, et qui franchissaient ensuite la frontière turque. La Turquie, quant à elle, nie jusqu’à présent son inculpation dans le trafic.

 

Pourtant, en juillet déjà, la société de conseil norvégienne Rystad Energy avait écrit un rapport selon lequel la Turquie avait vraiment acheté le pétrole de Daech. Des citations de ce rapport secret ont fuité dans l’un des journaux locaux:

« Malgré le fait que l’Otan participait activement à la lutte contre l’Etat islamique, le rapport du ministère norvégien des Affaires étrangères a démontré que la Turquie, pays membre de l’alliance, achetait le pétrole des terroristes. D’après les documents secrets, la plupart du pétrole emporté par l’EI de la Syrie et de l’Irak a été livré en Turquie. Le rapport a été préparé par la société de conseil à la demande du ministère norvégien des Affaires étrangères », lit-on dans un article de la revue norvégienne.

Russia Today a contacté Rystad Energy, mais la société a redirigé le média au ministère des Affaires étrangères.Le ministère a confirmé que le rapport avait été fait par la société internationale de conseil et l’a qualifié d’une de ses sources d’information.

Pourtant, le ministère a également souligné que le document reflète l’opinion de ses auteurs.

Le général de division de l’armée de terre française Vincent Desportes a commenté ainsi la situation avec la Turquie:

« Toute l’ambiguïté de la Turquie est qu’elle est dans l’Otan sans y être, qu’elle veut être dans l’Europe sans y être et qu’elle mène un double jeu par rapport à Daech. Son véritable ennemi n’étant pas l’EI mais les mouvements kurdes indépendantistes. La Turquie devient effectivement un danger pour tout le monde. Et la solution de la crise dans laquelle nous sommes, passe bien par la Turquie qu’il faudra ramener à la raison de manière à ce que la Turquie comprenne quels sont ses véritables intérêts et non pas ses intérêts à court terme ».

Ayant dévoilé trois itinéraires de livraison du pétrole de l’EI en Turquie, le ministère russe de la Défense a également fait remarquer qu’à l’heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes étaient engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu’à 200.000 barils de brut.

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Ashti Hawrami: «Nous réglerons le problème de ce commerce criminel.»

Les Kurdes traquent les commerçants d’or noir

Tribune de Genèveil y a 14 heures
Financement du terrorisme
A Londres, le ministre des Ressources naturelles du Kurdistan irakien assure que son pétrole n’est pas lié à Daech.

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Traité de Sèvres

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz

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Contenu du traité de Lausanne

Signataires Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d’Italie
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie

Le traité reconnaît en premier lieu la légitimité du régime d’Atatürk installé à Ankara. Les Alliés obtiennent la reconnaissance par la république turque des pertes territoriales de l’empire ottoman à Chypre, dans le Dodécanèse, en Syrie, Palestine, Jordanie, Irak et Arabie, mais en échange renoncent à demander l’indépendance, voire simplement l’autonomie, du Kurdistan et de l’Arménie, auparavant prévues dans le traité de Sèvres. Au sandjak d’Alexandrette près, les frontières de la Turquie actuelle sont reconnues : la république turque moderne est donc limitée à l’Anatolie (occidentale et orientale) et la Thrace orientale.

Le traité institue aussi des échanges de populations obligatoires entre la Grèce et la Turquie (1,6 million de Grecs ottomans contre 385 000 musulmans de Grèce : ces échanges forcés ont débuté, « baïonnette dans le dos », avant même la signature du traité en juillet 1923). Dans une moindre mesure, les autres signataires sont également concernés, le régime kémaliste souhaitant « rapatrier » des Turcs de Bulgarie, de Roumanie ou du Dodécanèse italien en échange de populations chrétiennes de Turquie (Bulgares de la Thrace turque, Pontiques envoyés en Roumanie, Grecs de Cilicie envoyés à Rhodes). Près d’un demi-million de Grecs de Turquie sont morts (pour la plupart dans les camps ou en route) et 400 000 musulmans, en majorité Turcs, ont quitté, eux, la Grèce pour la Turquie. L’échange de population était strictement basé sur l’appartenance religieuse. Le traité prévoyait quelques exceptions : Istanbul et les îles de Gökçeada (Imbros) et de Bozcaada (Tenedos), où les minorités grecques (300 000 personnes) étaient autorisées à rester, et la Thrace occidentale, où la minorité musulmane (230 000 personnes) était aussi autorisée à rester. Mais, dans les décennies suivantes, les discriminations et persécutions déterminèrent aussi ces populations à quitter leurs territoires de sorte qu’au XXIe siècle il reste 140 000 musulmans en Grèce8 et seulement quelques milliers de Grecs en Turquie.

À Lausanne, le contrôle des Alliés sur les finances et les forces armées turques sont supprimés, ainsi que la zone démilitarisée autour des détroits des Dardanelles et du Bosphore, qui restent cependant ouverts, sans restriction ni contrôle turc, à la navigation maritime internationale. Le traité de Lausanne met également fin au régime des Capitulations qui accordait des conditions favorables aux institutions étrangères en Turquie, surtout dans le domaine économique et scolaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lausanne_%281923%29

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Les zones majoritairement kurdes (en clair).

Les zones majoritairement kurdes (en clair).

La région du Kurdistan est connue par plusieurs termes apparentés au mot Kurde au cours de l’Antiquité. Les Sumériens l’appelaient Kur-a, Tritium ou encore le pays de Karda, les Élamites Kurdasu, les Akkadiens Kurtei, les Assyriens Kurti, les Babyloniens Qardu, les Grecs Καρδοῦχοι / Kardoûkhoi et les Romains Corduene.

La terminaison en -stan dans le mot Kurdistan est un suffixe utilisé par les langues iraniennes signifiant « pays de ». Un autre équivalent en kurde pour désigner la région serait le terme Kurdewarî.

Une des premières apparitions du terme Kurdistan dans l’histoire est due au Sultan Sanjar. Ce roi seldjoukide crée en 1150 une province appelée Kurdistan2. Cette province était située entre l’Azerbaïdjan et le Lorestan; elle comprenait les régions de Hamedan, Dinavar, Kermanshah et Sinneh sur le flanc est des Zagros et s’étendait jusqu’à Kirkouk et à Khuftiyan, sur le Petit Zab3.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.Juste après la Seconde Guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.Cinquante ans plus tard, le 11 mars 1974, Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d’un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d’octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le 16 avril 1987, Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. Entre avril et juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l’armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l’initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l’armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l’offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Cape Breton Independent

Jürgen Todenhöfer spent months in covert negotiations with Islamic State fighters over Skype, until he had reassurances from the very highest levels of the « Caliphate » that he would be safe in Iraq and Syria. The veteran German reporter then packed a small bag and departed for the most dangerous place on Earth.

Todenhöfer, speaking to ABC News, said he had made contact with up to 80 fighters before he decided to make the trip, building a strong enough bond with two of them to feel sure he would be safe. As sure as he could be.

German journalist Jürgen Todenhöfer with two Islamic State fighters in northern Iraq. German journalist Jürgen Todenhöfer with two Islamic State fighters in northern Iraq.

The journalist and author, who has been one of the most prominent critics of Western intervention in the Middle East, said he was under no illusions that the Islamic State’s fighters could easily renege on their promise to keep him…

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20141113_Kurdist-2Kurds battling Daesh terrorist in Kobani reportedly made advances in the south of the flashpoint Syrian town on the border with Turkey.

Top Kurdish officials told AFP their fighters were advancing street by street, voicing confidence that the ISIL would soon be ejected.

The Kurdish YPG recaptured streets and buildings in the south of Kobani, after a fierce battle against the Daesh-ISIL.

On Monday night, the US-led coalition hit ISIL positions in Kobani’s southeast.

Syria’s Kurds are being backed by Iraqi peshmerga fighters in their bid to reclaim the town from terrorists hands.

Syrian Kurdish chief Saleh Muslim said the YPG were advancing “street by street” and that they would “recapture the town in a very short time”. And the Kurds’ top field commander in Kobane, Narin Afrin, a 40-year-old woman, said by telephone: “We have been resisting for 56 days in very difficult conditions.”

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Source: AFP News

SFP/patriot from local agencies ~ 13/11/2014
the real SyrianFreePress.NETwork
https://syrianfreepress.wordpress.com/?p=38989

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NOTE: The contents of this article/speech are of sole responsibility of the author(s). The team and the editor of SyrianFreePress.NETwork do not necessarily subscribe every point of view expressed and are not be responsible for any inaccurate or incorrect statement in this article.

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civilwarineurope

imageLa police zurichoise a dû intervenir ce samedi 1er novembre après-midi à Zurich lors de la manifestation autorisée de quelque 3500 personnes en soutien aux Kurdes qui défendent Kobané. Personne n’a toutefois été blessé au terme des échauffourées, que les forces de l’ordre ont rapidement pu maîtriser.

Alors que le cortège se déroulait pacifiquement, ses participants ont été provoqués verbalement par un certain nombre d’inconnus. Une trentaine d’individus en sont venus aux mains, a indiqué la police municipale zurichoise dans un communiqué.

Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, parvenant à séparer les protagonistes au moyen de spray au poivre. De plus, l’entrée d’un magasin a dû être fermée quelques minutes pour empêcher certains participants aux échauffourées de s’y réfugier, a précisé la police. La situation est finalement vite rentrée dans l’ordre, sans qu’aucun blessé ne soit à signaler (…)

Source : http://www.lematin.ch/suisse/La-manifestation-de-Kurdes-a-Zurich-degenere/story/16476178

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On n'est pas des moutons

YEZIDIS_0

En Irak, les Yézidis seraient victimes d’une «tentative de génocide», selon les Nations unies. Ivan Simonovic, haut responsable de l’ONU sur les droits de l’homme, a rencontré dans ce pays une trentaine de Yézidis, membres de cette minorité kurdophone. Et tous répètent que leur communauté religieuse est traquée et massacrée par les combattants de l’organisation Etat islamique, depuis quatre mois. Les jihadistes leur laisseraient le choix entre la conversion forcée à l’Islam ou l’exécution.

Selon ce responsable de l’ONU, il y aurait une volonté d’exterminer cette communauté. Sur internet, les membres de l’organisation Etat islamique ne s’en cachent pas. Depuis cet été et leur fulgurante ascension en Irak, ils publient régulièrement des vidéos. Des films dans lesquels on voit les jihadistes, soit faire réciter aux Yézidis la profession de foi musulmane avant de les prendre dans leurs bras et les féliciter de leur conversion, soit au contraire on…

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Solidarité Ouvrière

Selon des dépêches publiées ce 22 octobre peu après minuit par l’Orient le Jour, citant des sources du Pentagone, les forces kurdes contrôlent la majeure partie de la ville de Kobanê à la frontière syro-turque, et les jihadistes de Daesh n’ont pas réussi à progresser sur le terrain ces derniers jours.

La situation reste « fragile », mais pour le moment les forces kurdes, récemment réapprovisionnées en armes, munitions et médicaments par des parachutages, résistent et les assauts de Daesh sont freinés.

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TIME

A U.S. airdrop intended to arm Kurdish fighters in northern Syria ended up in the hands of Islamic State of Iraq and Greater Syria (ISIS) fighters, local activists said Tuesday, underscoring the challenge of arming Kurdish fighters along fluid and ill-defined battle lines.

ISIS-affiliated social media accounts filled with images of what appeared to be the intercepted weapons cache, which included ammunition and rocket-propelled grenades, along with sarcastic thank you notes to « Team USA. » Activists for the Syrian Observatory for Human Rights told Associated Press that ISIS fighters had seized at least one package.

The U.S. deployed three C-130 cargo planes on Monday to airdrop supplies to the embattled bordertown of Kobani, as Kurdish forces struggled to repel an onslaught of IS fighters near the Turkish border.

[AP]

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Kurdistan

En regardant les Kurdes de Syrie se faire massacrer sans réagir, tout en laissant passer les djihadistes, la Turquie est un allié objectif de l’Etat islamique, écrit Marie-Hélène Miauton. Ainsi, «avoir démasqué l’ami turc sera sans doute le seul effet collatéral positif du chaos qui règne au Proche-Orient»

Depuis près d’un mois, la ville syrienne kurde de Kobané, juste sur la frontière turque, n’en finit plus de résister face à l’Etat islamique (EI). L’enjeu est de taille. Pour les Kurdes, il s’agit de défendre leur territoire et leur peuple. Pour les attaquants, c’est une pièce maîtresse de leur propagande. Pour la coalition, c’est d’assumer sans broncher le massacre de la population qui n’a pas encore fui.

Qui se bat sur place? Au sol, les Kurdes, et seulement les Kurdes. Les Etats-Unis mènent des frappes ciblées qui sont adaptées pour détruire des chars en plein désert, mais perdent leur efficacité contre un ennemi installé au cœur de la ville. Les Français ont déplacé quelques Rafale mais n’ont jusqu’ici mené que de rares interventions. La Turquie a fermé ses frontières à l’aide destinée aux Kurdes mais laisse passer les djihadistes allant rejoindre l’EI sur place. Elle refuse l’usage de la base d’Incirlik aux Américains pour mener leurs interventions. Elle ne veut évidemment pas envoyer des troupes au sol pour assister les Kurdes qu’elle déteste et dont elle a peur, et qui d’ailleurs ne le leur demandent pas. Ils n’exigent que des armes qu’on ne leur fournit pas.

Mardi, une réunion a eu lieu à Washington, en présence du président américain, entre les chefs des armées des vingt-deux pays de la coalition. Il s’agissait avant tout d’harmoniser les points de vue entre les partisans de seules frappes aériennes et les tenants d’une intervention au sol. Qu’en est-il ressorti? Qui l’a emporté? Personne, évidemment, puisque chacun défend des intérêts divergents et reste empêtré dans ses contradictions. Ainsi, malgré l’urgence, rien de concret ne sera entrepris, ce qui prouve encore une fois combien la conscience internationale est à géométrie variable. Pourtant, le danger que représente l’EI, ses méthodes, sa barbarie face aux populations civiles, son embrigadement de jeunes de nos contrées prêts à revenir y semer la terreur, devrait susciter des actes au lieu des bavardages.

D’ailleurs, la composition de la coalition signe d’emblée son inefficacité. On y trouve, auprès du gendarme américain, les nations occidentales flanquées des principaux pays arabes, dont les amis inavoués de l’EI qu’il s’agirait de combattre. Quant aux Etats-Unis, on peut douter de leur bonne foi quand on entend John Kerry affirmer qu’au bout du compte «ce sera aux Irakiens de reprendre l’Irak». Après avoir fait de ce pays ce que l’on sait, l’avoir attaqué par deux fois, affamé, détruit ses structures et démantelé son armée, cette phrase ne manque pas de cynisme.

Mais le pire vient de la Turquie qui joue un double jeu évident dans ce conflit. Pour elle, la fin des Kurdes de Syrie permettrait de résoudre son problème de frontières au sud. Pour cette raison-là au moins, à laquelle s’ajoute sa détestation de Bachar el-Assad, elle est un soutien objectif de l’EI. Erdogan a beau jeu de prétendre que ceux qui l’incitent à s’engager sont de «nouveaux Lawrence d’Arabie qui se cachent derrière la liberté de la presse, la guerre d’indépendance ou le djihad». Quel culot de la part d’un membre à part entière de l’OTAN, dont il était même question qu’il rejoigne l’UE, perspective sans doute écartée pour longtemps. Avoir démasqué l’ami turc sera sans doute le seul effet collatéral positif du chaos qui règne au Proche-Orient.

Source Le Temps 17/10/2014

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/25af32e6-5559-11e4-b9f9-6d062b046f6b%7C1

 Survivre dans le piège de Kobané

PAR DELPHINE MINOUI ENVOYÉE SPÉCIALE À MURSITPINAR (FRONTIÈRE TURCO-SYRIENNE)/Le Temps 20/10/14

Assiégés depuis un mois dans la cité martyre, les combattants kurdes résistent aux assauts des djihadistes de l’Etat islamique. Reportage aux portes d’un enfer au quotidien

Un tonnerre de pluie et d’obus s’acharne sur Kobané. Il est 17h, suffisamment sombre pour franchir en douce les barbelés et rallier, malgré le danger, la cité martyre à travers champs. Pull vert sur débardeur noir, Ghamgin, 19 ans, embrasse une dernière fois son père. «N’y retourne pas! Si les gardes-frontière turcs ne t’abattent pas, c’est Daech qui aura ta peau. Cette ville est un piège!» sanglote le vieillard, les souliers crottés de boue. Dans le brouillard du soir, le jeune combattant kurde a déjà disparu de l’autre côté. Le voilà, le «piège», à quelques encablures d’ici: un méli-mélo d’immeubles grisâtres, au pied de deux collines, carte postale sanglante de détresse, assiégée depuis un mois par les djihadistes de l’Etat islamique. «Des monstres!» s’insurge le docteur Mohammad Arif Ali. Contacté par cellulaire – la ville kurde de Syrie est si proche de la frontière que le réseau téléphonique turc y fonctionne à la perfection –, il est l’un des quelques centaines de civils restés à Kobané. Ce jeudi après-midi, le quartier qui héberge sa clinique de fortune, au premier étage d’un immeuble anonyme, a essuyé des tirs de mortiers. «On a reçu deux morts, dont un civil, et six blessés», raconte le médecin.

Radiologue de formation, il se retrouve à tout faire, appuyé par une équipe médicale de dix personnes: nettoyage des plaies, points de suture, perfusion, transfusion sanguine. Il y a deux jours, il a même donné son sang à une combattante de 27 ans, blessée d’un tir de sniper dans la poitrine. «Les combattants font couler leur sang pour défendre notre terre. Je suis heureux que le mien puisse aider», dit-il. Les cas graves sont évacués dans des hôpitaux en Turquie pour être opérés d’urgence. «Parfois, ils doivent patienter jusqu’à dix heures au poste frontière pour qu’on les laisse passer. Malheureusement, cette attente peut s’avérer fatale. Certains blessés meurent avant d’arriver», s’attriste-t-il. En fonction des jours, et de l’intensité des attaques, Mohammad Arif Ali reçoit quotidiennement entre 6 et 30 patients. «Parfois, on voit arriver des blessés qui ont perdu une jambe, un bras. L’autre jour, on nous a amené une femme dont la tête avait été arrachée par un obus», poursuit-il. Imprimées à jamais dans sa mémoire, ces scènes de chaos de la fin septembre, quand les soldats du califat d’Al- Bagh­dadi ont fait irruption en centre-ville: «Ça tirait de partout à l’arme lourde. Dans les rues, c’était la panique. Les gens couraient sans se retourner. Ce jour-là, on a reçu une quarantaine de blessés, dont des gamins, et dix combattants. Des femmes hurlaient: où est mon fils? Où est ma sœur? Seule la moitié des blessés a survécu. Les médecins et infirmiers étaient à bout de nerfs. Une dizaine d’entre eux n’ont pas tenu. Ils sont partis.»

Depuis le 16 septembre, date du début de l’offensive des islamistes au drapeau noir, près de 600 personnes ont péri, en majorité des combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. La semaine dernière, l’espoir est revenu timidement: l’intensification des frappes de la coalition a freiné la progression de l’Etat islamique, chassant même ses soldats de plusieurs artères stratégiques. Mais Daech, qui encercle la ville, continue à pilonner la frontière, dernière issue de secours, et à refermer le piège sur les combattants kurdes. «Quand on entend les avions, on applaudit en direction du ciel. Dès que ça s’arrête, les guerriers de Daech se remettent à tirer au canon. Et là, on se sent de nouveau vulnérable. Parfois, on doit se réfugier au sous-sol», confie Mohammad Arif Ali. Sa voix se perd dans un énorme «boum», suivi de rafales de tirs. «Vous entendez? Ça tire de nouveau!» lance l’imperturbable médecin. En un mois, il a dû changer plusieurs fois de clinique de campagne au gré des nouvelles lignes de front, constamment changeantes. L’hôpital principal, évacué au début de l’offensive, a été défiguré par un attentat à la voiture piégée. «Les djihadistes s’infiltrent partout, dans les rues, sur les toits, dans les maisons», dit le praticien. Par précaution, les sorties sont limitées au maximum, juste le temps de fumer une cigarette à la va-vite, de s’approvisionner en pain ou d’aller chercher l’eau au puits. «Ensuite, on la fait bouillir, car il n’y a plus d’eau potable», ajoute-t-il.

Dehors, la ville a perdu son âme: rideaux de fer baissés, salons de beauté fermés, écoles vides. A Kobané, il n’y a plus d’enfants. Seulement des combattants – environ 5000, dont de nombreuses femmes. Et autant de civils, affirme Mohammad Arif Ali – même si ce chiffre est invérifiable. Dans les rues, l’écho des canons a chassé le chant des oiseaux. Et puis, ce spectacle sordide des cadavres «ennemis» qui jonchent les trottoirs. La semaine passée, le docteur Mohammad Arif Ali en a vu, de ses propres yeux. «Ils étaient Tunisiens. C’était écrit sur leurs papiers d’identité. J’étais choqué. L’année passée, j’ai travaillé à Tunis: une ville accueillante, sympathique. Ce n’est pas la Tunisie que je connais!» dit-il, consterné par ce Printemps arabe, parti de Tunisie, si vite métamorphosé en hiver djihadiste.

Il est revenu il y a 5 mois en Syrie pour aider les siens, et sa vie est aujourd’hui un enfer au quotidien. «Parfois, on ne se douche pas pendant 5 jours. Le soir, on dort à peine. En fait, de jour comme de nuit, on ferme l’œil quand on peut, entre deux soins d’urgence», confie-t-il. Avant d’ajouter, pragmatique: «De toute façon, dans la clinique, il n’y a pas assez de place pour tout le monde pour dormir!» Les repas, eux, sont sommaires: du pain et des conserves. «Pour garder le moral, on chante, on joue au tambourin, on fume la chicha», dit le docteur. A cause des combats, Mohammad Arif Ali n’est pas rentré chez lui depuis un mois. Son appartement, situé dans la partie ouest, sous le contrôle de l’YPG [les Unités de protection du peuple, la milice kurde], est néanmoins resté intact. «L’autre jour, un combattant kurde m’a appelé pour me dire qu’il était dans ma cuisine, en train de manger mon fromage. Bon appétit, je lui ai répondu!» rigole le médecin. L’humour, une carapace de protection en ces heures difficiles.

Fayza Abdi, elle, ne reverra jamais sa maison, dans le quartier de Sina. «Les djihadistes l’ont bombardée», raconte cette membre du Conseil municipal de Kobané, en visite éclair à Suruç, première ville turque après la frontière. Les photos qui commencent à circuler sur Internet montrent l’ampleur des dégâts: des bâtisses éventrées, des couloirs de ruines, des places méconnaissables. Un mini-Srebrenica aux portes de la Turquie. Car, pour les Kurdes, c’est bien d’un nettoyage ethnique qu’il s’agit. «Les djihadistes nous détestent. Ils nous traitent de kafir (infidèles). Ils ne supportent ni nos idées égalitaires, ni notre vision modérée de l’islam, ni l’importance donnée aux femmes», dit-elle. Elle non plus n’en revient pas de la vitesse à laquelle Kobané a sombré dans l’enfer.

Après le début de l’insurrection anti-Assad, en 2011, la minorité kurde (15% de la population syrienne) était pourtant parvenue à faire renaître son rêve d’indépendance. En marge de la guerre civile, le Rojava fut déclaré l’année suivante région auto-administrée, composée de trois cantons autonomes: Kobané, Afrine, à l’ouest, et Djazira, à l’est. Un rêve aujour­d’hui menacé par Daech. Et que la Turquie fait tout pour briser. «Pendant trois ans, elle a fermé les yeux sur le passage de rebelles syriens islamistes. Et, aujourd’hui, elle bloque la frontière aux combattants pro-kurdes. Ankara joue la carte djihadiste pour nettoyer le nord de la Syrie de la présence kurde», enrage Idris Nassan, un autre représentant politique de Kobané. Collé à son oreille, le portable ne cesse de sonner. Egalement de passage à Suruç, il a un agenda saturé: faire libérer ses confrères du Conseil municipal, arrêtés par les autorités turques, appeler à l’aide ses contacts occidentaux, convaincre les ambassades européennes de pousser Ankara à ouvrir un corridor… «A force de pression, les soldats nous ont laissé envoyer quelques camions de nourriture. Mais ce n’est pas suffisant», dit-il.

Là-bas, de l’autre côté, Asya Abdullah en supervise la distribution, avec une équipe de bénévoles. Retranchée dans un endroit secret de Kobané, la coprésidente du PYD (Parti de l’union kurde) affirme que les combattants kurdes, appuyés par des rebelles syriens, contrôlent désormais «70% de la ville, y compris le carré sécuritaire, repris aux djihadistes». «Dans chaque quartier, derrière chaque ligne de front, nous pouvons également compter sur le courage des civils, eux aussi armés. A Kobané, chacun met le pied à l’étrier: il y a des femmes qui font le pain chez elles, des jeunes qui en assurent la livraison», dit-elle, au bout d’une ligne téléphonique parasitée par de nouvelles violentes détonations. «Tout va bien, si, si, tout va bien», insiste-t-elle, presque vexée, quand on lui demande si elle a peur. Fidèle à la doctrine du PYD, un parti à la discipline de fer, héritée de l’idéologie marxiste des rebelles du PKK turc, elle enchaîne d’une voix martiale: «Daech est bien plus fort en armes et nombre, mais nous nous battrons jusqu’à la dernière balle!»

Pas de discours formaté pour Bavé Renas. Mais plutôt une détermination à toute épreuve. A 48 ans, cet agriculteur aux yeux turquoise a abandonné ses champs de pistaches pour endosser le treillis et protéger sa «terre» et son «honneur» contre Daech. «Jamais je n’avais touché à une arme de ma vie», dit-il, encore surpris par son geste. Ce jeudi, c’est lui qui nous accoste à quelques mètres des barbelés du poste frontière de Mursitpinar. Le temps d’une pause salutaire, il est venu embrasser sa famille, réfugiée dans un camp, avant de repartir au front. Il raconte Kobané: «La moitié de la ville est détruite. Il n’y a plus d’électricité. Les rues sentent la morgue, tant il y a de cadavres d’ennemis abandonnés.» Preuve, dit-il, du mépris des djihadistes pour la mort: «Ils s’en fichent de mourir. Je me souviens d’un combat de rue, début octobre. Avec mes hommes, on en a tué 65. Des renforts sont arrivés de leur côté. Ils ont formé un mur en empilant les 65 cadavres et ils ont continué, impassibles, à nous tirer dessus.» Lui qui a vu, fin septembre, un compagnon d’armes se faire décapiter sous ses yeux connaît le danger de ce combat. «Mais c’est mon devoir de résister. Ces gens-là violent les femmes, ils kidnappent les enfants, ils s’accaparent les terres. Si on cède, ils ne s’arrêteront pas à Kobané», insiste Bavé Renas, avant de repartir franchir les barbelés. En quelques secondes, l’obscurité du soir l’a déjà englouti. De l’autre côté, le piège de Kobané s’est refermé.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0e59a5c4-5886-11e4-b7f4-d2d5f283df81/Survivre_dans_le_pi%C3%A8ge_de_Koban%C3%A9

Les Américains larguent des armes PAR AFP 20/10/14

La Turquie fait un geste pour aider les peshmergas à Kobané

La pression internationale s’accentue sur les djihadistes à Kobané avec une première livraison d’armes aux Kurdes et la promesse de la Turquie de faciliter l’arrivée de combattants kurdes irakiens pour défendre la ville syrienne. Ces nouveaux développements interviennent alors que les combattants kurdes ont réussi ces derniers jours à freiner l’avancée des combattants de l’Etat islamique (EI) grâce notamment à l’augmentation des raids aériens de la coalition internationale.

 Pour la première fois depuis le début de l’offensive de l’EI, trois ­avions cargos C-130 américains ont largué à l’aube des armes, des munitions et du matériel médical, sur les positions des Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent encore environ 50% de Kobané. Ces armes, fournies par les autorités kurdes d’Irak, vont être «d’une grande aide», s’est félicité le porte-parole des YPG. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affirmé qu’il serait «irresponsable» pour les Etats-Unis et «moralement très difficile de tourner le dos à une communauté combattant» l’EI.

Ces dernières semaines, les Kurdes avaient multiplié les appels à renforcer les moyens des combattants des YPG, moins nombreux et moins bien armés que ceux de l’EI qui veulent conquérir la troisième ville kurde de Syrie. Mais désormais «l’équilibre des forces peut basculer à tout moment», a estimé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

D’autant que la Turquie a surpris en annonçant qu’elle aidait «les forces des peshmergas kurdes» d’Irak «à franchir la frontière pour aller à Kobané». Malgré les pressions de ses alliés, Etats-Unis en tête, le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara a jusqu’à présent toujours refusé d’intervenir pour venir en aide aux combattants kurdes syriens. Mais, a assuré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, «nous n’avons jamais voulu que Kobané tombe». Dimanche encore, le président Recep Tayyip Erdogan avait rejeté catégoriquement les appels lancés à son pays pour qu’il fournisse directement des armes aux YPG.

SOURCE: http://leblogalupus.com/2014/10/21/kobane-par-marie-helene-miauton/

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TIME

U.S. aircraft delivered weapons, ammunition and medical supplies to Kurdish forces in the besieged Syrian border town of Kobani who’ve been battling the Islamic State of Iraq and Greater Syria (ISIS) for more than a month.

American C-130s made multiple airdrops over the embattled city on Sunday and met no resistance from ISIS forces on the ground, according to officials.

“These airdrops were conducted in support of Operation Inherent Resolve, the operation to degrade and defeat the terrorist group [ISIS] and the threat they pose to the region and the wider international community,” read a statement released by U.S. Central Command late Sunday.

During a conference call on Sunday night, a senior administration official confirmed that the White House had given the green light for the operation in order to provide the embattled Kurdish militia forces with the badly needed supplies.

« The President determined to take this action now, » the…

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Peace and Freedom

War against Islamic State: The Syrian border town of Kobane will fall to terrorists unless those fighting it are given heavy weapons and extra fighters

Stand-off: Turkish soldiers observe the Syrian town of Kobane under fire from Isil forces
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Stand-off: Turkish soldiers observe the Syrian town of Kobane under fire from Isil forces Photo: ARIS MESSINIS/AFP

Kurdish militia fighters battling to hold Kobane in the face of a jihadist onslaught have said they will lose the key Syrian border town within a week, unless they are given heavy weapons and extra fighters.

The United States-led coalition stepped up its bombardment of Islamic State of Iraq and the Levant (Isil) positions in Kobane on Thursday, and the US Central Command claimed that Kurdish militia allies controlled « most of the city » and were « holding out against Isil ».

But residents of Kobane and fighters on the ground provided a much darker prognosis for…

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Solidarité Ouvrière

Malgré le couvre-feu, la population de Kızıltepe (Kurdistan turc) continue de manifester son soutien à la résistance de Kobanê contre Daesh et à dénoncer la complicité du gouvernement Erdogan avec les assassins du groupe obscurantiste.

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Dès le matin, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues et ont défié le couvre-feu. Chaque quartier a été transformé en citadelle pour résister aux forces de répression. De jeunes habitants de la ville ont érigé des barricades pour résister aux forces de répression. A coups de cocktails molotov, de feu d’artifice et de pierres, la population a affronté des forces de répression armées de canons à eau, de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.

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histoireetsociete

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Publié RT: 7 octobre 2014 18:30
Édité fois: 8 octobre 2014 05:55
RT Photo / Paula Slier

Photo de RT / Paula sournoise

 Les femmes combattantes kurdes  déclenchent la peur des militants de l’État islamique, qui croient qu’ils iront tout droit en enfer s’ils sont tués par une femme. RT s’est rendu à la frontière irako-syrienne pour rencontrer le GPJ, le bataillon féminin combat IS.

La zone frontalière entre l’Irak et la Syrie est actuellement contrôlée par des bénévoles  kurdes après l’abandon des forces militaires irakiennes et syriennes des passages frontaliers.

Les femmes combattantes  occupent le poste d’observation sur la frontière, ce qui leur permet de surveiller toutes les activités de l’IS en Irak et en Syrie.

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Rosarine, une des femmes, a avoué qu’elle avait jamais tiré avec un pistolet dans sa vie avant que  la guerre contre l’Etat islamique (IS, anciennement ISIS) ait commencé.


« La première fois que j’ai tiré, j’ai eu peur…

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Solidarité Ouvrière

Malgré la présence de l’armée turque, des centaines de jeunes kurdes de Turquie ont forcé la frontière avec la Syrie pour aller combattre aux côtés des forces de la résistance à Kobanê contre les réactionnaires fanatiques de Daesh (info parvenue ce 7 octobre vers 17 h).

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Solidarité Ouvrière

La voie du jaguar, 4 octobre 2014 :

Depuis plusieurs jours, la ville de Kobané subit les attaques de Daech (État islamique en arabe), provoquant un exode massif de la ville par les Kurdes.

De nombreux Kurdes reviennent pour se battre et défendre la ville malgré leur refoulement à la frontière par les forces turques. Les forces kurdes continuent à se battre contre Daech à l’intérieur de la frontière aux côtés de l’Armée syrienne libre. Parmi ceux qui vont soutenir et défendre Kobané se trouvent des camarades du groupe anarchiste turc Devrimci Anarşist Faaliyet (DAF, Action révolutionnaire anarchiste).

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histoireetsociete

voici plusieurs jours que, comme je l’ai dit dès le départ, ce blog ne parle pas des kurdes parce que ceux-ci sont tombés dans le piège tendu par Barzani, allié des Etats-Unis… Il me paraissait difficile de critiquer leur volonté de résister à l’état islamique et dans le même temps d’appuyer les illusions entretenues sur le futur Etat kurde… Maintenant il faut dénoncer le drame qui se prépare pour ce peuple, là aussi arrêter les frappes américaines qui sont faites pour aider l’Etat islamique contre les kurdes et contre la Syrie.  (note de Danielle Bleitrach)

30/09/2014 – 00:15

KOBANE (SIWEL) — » En acceptant de jouer le jeu des Américains, Barzani a préparé le terrain à une véritable catastrophe géostratégique, pour les Kurdes ! Les terroristes de l’Etat Islamique se sont mis, à partir de ce dimanche, à pilonner les positions des Kurdes irakiens, à Mossoul! Selon les sources sécuritaires irakiennes, citées…

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