Source : Gilbert Doctorow, Consortium News, 12-062017

Un nouveau paradigme de la « liberté de la presse » a pris possession du monde occidental, imposant le récit officiel de l’establishment comme la « vérité », et écartant les analyses contradictoires en les qualifiant de « fake news », ce qui rompt avec le « marché des idées » du siècle des Lumières, affirme Gilbert Doctorow.

Au cours du dernier quart de siècle ou plus, la politique étrangère occidentale a affirmé être guidée par la promotion des « valeurs démocratiques », parmi lesquelles aucune ne brille plus intensément que la liberté de parole et la liberté de la presse liée à cette dernière. Les institutions de l’Union Européenne ont été promptes à dénoncer les régimes autoritaires de l’Europe élargie, pour l’arrestation ou le meurtre de journalistes, et pour la fermeture de médias, une ligne rouge que quelques gouvernements ont franchie.

Drapeau de l’Union Européenne

L’année dernière, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était en haut de la liste de Bruxelles pour ce type d’infraction, spécialement après la répression qui a suivi la tentative de coup d’État l’été dernier. Les supposés gardiens européens d’une presse libre ont également placé la Russie de Vladimir Poutine sur la liste des pays où le journalisme est réputé être sévèrement contrôlé.

Cependant, contrastant avec la posture moraliste de l’Europe, on trouve des exemples troublants de la manière dont l’Union Européenne elle-même traite les journalistes qui remettent en cause la pensée majoritaire. L’Union Européenne trouve ses propres excuses pour étouffer la dissidence au travers de manœuvres bureaucratiques sans avoir à faire couler la moindre goutte de sang.

Par exemple, en avril 2016, j’ai décrit comment la diffusion d’un documentaire remettant en cause le récit officiel des circonstances de la mort du critique du Kremlin Sergei Magnitsky en 2009 avait été bloquée au parlement Européen à Bruxelles, en Belgique.

Le blocage de dernière minute du documentaire, « Les dessous de l’affaire Magnitsky », a été conçu par des avocats pour William Browder, l’influent président du fond d’investissement Hermitage Capital, et associé de Magnitsky.

Basé à Londres, Browder a mené une incessante croisade pour imposer des sanctions aux officiels russes supposés être impliqués dans la mort de Magnitsky en prison. Browder est parvenu à pousser le congrès à approuver le « Magnitsky act » en 2012, et a également fait du lobbying auprès du parlement de l’Union Européenne afin de faire voter une mesure punitive similaire.

Le financier William Browder (à droite), la veuve de Magnitsky et son fils, aux côtés d’autres parlementaires européens.

Puis, en avril 2016, Browder a accompli une démonstration de force en organisant l’annulation du documentaire sur « l’affaire Magnitsky » quelques minutes seulement avant que les invités n’entrent dans l’auditorium du Parlement européen pour la projection.

Browder a bloqué le documentaire, dirigé par Andrei Nekrasov, parce qu’il analysait en détail les éléments factuels de cette affaire, et soulevait des doutes quant à l’histoire narrée par Browder selon laquelle Magnitsky était une victime innocente de la répression russe. Les responsables au sein de l’Union Européenne, qui avaient totalement gobé l’histoire de Browder au sujet de Magnitsky, n’ont rien fait pour empêcher Browder d’étouffer toute voix dissidente.

Parmi les éléments de la nouvelle approche occidentale envers l’information, il apparaît que seuls les récits approuvés par l’establishment peuvent être présentés au public ; et les analyses contradictoires qui tentent de raconter l’autre facette d’une histoire sont écartées en tant que « fausses nouvelles ». (Lorsque le documentaire sur Magnitsky a été projeté une unique fois au Newseum de Washington, un éditorial du Washington Post a mal décrit son contenu et l’a écarté au motif qu’il s’agissait de « Russian agitprop », de la propagande russe agitatrice, ce qui était assez facile à faire car pratiquement personne n’a pu visionner son contenu.)

Renvoyé de bureau en bureau

J’ai moi-même goûté à la résistance bureaucratique de l’Union Européenne à la dissidence, lorsque j’ai soumis une demande d’accréditation aux médias de la commission Européenne le 2 mars, désireux d’obtenir un badge presse pour agir en tant que reporter pour Consortiumnews.com à Bruxelles.

Ce comité émet les accréditations pour toutes les institutions européennes, y compris la seule ayant un intérêt à mes yeux, le Parlement européen. Le comité est au-dessus des lois, c’est une entité bureaucratique sans visage qui traite uniquement les demandes faites en ligne, et vous renvoie des e-mails anonymes. Le processus de demande comprend plusieurs étapes, déjà marquées de points rouges sur ce que veut dire, au XXIe siècle, faire partie de la « presse » ou être un « journaliste » méritant une accréditation.

Premièrement, selon les règles de la commission, un journaliste doit être salarié d’un des médias acceptés. Cette condition ne peut généralement pas être satisfaite par les « pigistes » ou les « freelancers », qui sont payés à la mission ou à l’histoire, un accord de paiement qui a existé tout au long de l’histoire du journalisme mais qui est devenu commun aujourd’hui, utilisé par les médias mainstream comme par les médias alternatifs, qui payent généralement peu ou rien. J’ai satisfait ce critère avec un relevé de virement bancaire Paypal de Consortiumnews.

La Commission doit aussi trouver le média sur sa liste approuvée. Concernant Consortiumnews, un magasine d’investigation sur internet fondé en 1995 et opérant dans la zone de Washington, la commission n’était pas sûre de ce qu’elle devait faire.

Donc, comme toute institution bureaucratique, la commission jouait avec le temps. C’est seulement le 6 juin que j’ai reçu le retour de ma demande. Le constat était que 1) je devais présenter davantage de preuves que mon employeur me payait régulièrement, pas juste une fois, et 2) je devais fournir davantage d’articles afin de montrer que je n’étais pas juste publié régulièrement, comme il ressortait des articles envoyés dans la demande initiale, mais que j’étais publié précisément sur le sujet des activités des institutions européennes.

J’étais confiant qu’après la livraison de ces preuves et la réalisation de ma requête, je pourrais demander une accréditation ad hoc « aux institutions concernées pour des événements de presse spécifiques que vous souhaitez couvrir ».

En fait, j’avais omis dans ma demande, mon éditorial le plus récemment publié sur une table ronde du Parlement européen, consacrée à la censure des prétendues « fake news » répandues par la Russie. Ce débat était conduit par un député européen polonais, ancien ministre des Affaires étrangères du parti résolument anti-russe des Kaczynskis. Le titre de mon éditorial était « L’Europe est en état de mort cérébrale et sous perfusion ». J’avais la sensation que cet article ne soutiendrait pas vraiment la cause de ma carte de presse.

Cependant, l’insincérité de la réponse du comité d’accréditation de la presse de l’U.E. à ma demande était évidente. Un journaliste peut écrire sur les institutions européennes quand il ou elle a l’accès libre au parlement via une carte de presse et peut évaluer ce qui est digne d’intérêt. Sans carte de presse, vous ne savez pas qui ou quoi vaut la peine d’être couvert.

Dans ce contexte, « les événements de presse spécifiques » sont, parmi les choses se déroulant dans l’U.E., les moins désirables pour les desseins d’un journaliste authentique. Ils sont utiles seulement aux journalistes paresseux qui envoient à leurs rédactions le communiqué de presse et quelques citations en boîte obtenues en se montrant à une conférence de presse au moment des cafés et des sandwichs.

En bref, je ne recevrai pas d’accréditation et le Comité ne se dérangera pas pour répondre à la véritable raison de son refus : Consortiumnews ne figure pas sur la liste des médias acceptables par le Comité. N’ayons pas peur des mots, c’est ainsi que la bureaucratie de l’U.E. gère les médias sceptiques et étouffe les voix dissidentes.

La nouvelle star de NBC, Vladimir Poutine

Pendant ce temps, les médias occidentaux mainstream continuent de marteler à domicile leurs récits de propagande, notamment concernant la Russie. Une autre étude de cas s’est déroulée la semaine dernière avec la nouvelle journaliste vedette de NBC, Megyn Kelly, qui a interviewé le président russe Vladimir Poutine le 2 juin en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Megyn Kelly, de NBC, s’entretient avec le président russe Vladimir Poutine le 2 juin 2017. (Photo NBC )

Ce dernier crime de NBC contre le journalisme professionnel devient évident lorsqu’on compare la version complète de l’interview telle qu’elle a été diffusée sur le réseau RT en Russie et la version éditée que NBC a diffusée pour son public américain. L’écart le plus choquant se trouve dans une séquence où Kelly interrogeait agressivement Poutine sur ce qui, selon elle, était la compréhension par les Américains de son gouvernement, à savoir tuer des journalistes, supprimer l’opposition politique, être rongé par la corruption, etc.

Dans la version de NBC, la réponse de Poutine a été réduite à une déclaration liminaire creuse selon laquelle « la Russie est sur le point de devenir une démocratie », flanquée d’une phrase de clôture également creuse. Dans la version complète et non coupée, Poutine répond aux allégations de Kelly point par point, puis retourne la question en demandant de quel droit les États-Unis et l’Occident mettent en cause le bilan de la Russie, alors qu’ils ont activement fait bien pire que ce que Kelly reproche. Il a demandé où est Occupy Wall Street aujourd’hui, pourquoi les États-Unis et la police européenne utilisent des matraques et des gaz lacrymogènes pour briser les manifestations, alors que la police russe ne fait rien de tel, et ainsi de suite.

Autrement dit, NBC a intentionnellement fait en sorte que Poutine ressemble à un despote creux, alors qu’il est en fait un débatteur très sophistiqué ; il l’avait démontré plus tôt dans la journée lors d’une table ronde ouverte avec Kelly, où elle était devenue la risée de tous. En ce qui concerne l’interview caviardée, le management de NBC porte la première responsabilité pour avoir déformé le document et trompé ses téléspectateurs.

Les entretiens par des organes d’information sérieux peuvent être des « discussions difficiles », comme dans le programme hebdomadaire de la BBC du même nom [hard talk]. Le journaliste en charge peut contester directement et gravement un leader politique ou autre personnalité publique et insister sur un point litigieux jusqu’à obtenir une réponse exhaustive, permettant aux téléspectateurs de tirer leurs propres conclusions.

Cependant, dans l’entretien qui nous occupe et lors de la table ronde qui l’avait précédé, Kelly a répété la même question sur l’ingérence présumée de la Russie lors des élections américaines, même après avoir reçu une réponse exhaustive de Poutine à plusieurs reprises. De toute évidence, elle lisait un script qui lui avait été donné par la direction et n’était pas autorisée à réagir à ce qui se produisait lors de l’échange.

Étant donné que les réponses de Poutine ont ensuite été mises en pièces dans la salle de montage de NBC, nous pouvons expliquer les objectifs des cadres de NBC comme suit : se présenter au public américain, ainsi que le journaliste en vedette, comme étant respectés par le Kremlin au point que le président russe leur accorde un entretien exclusif ; deuxièmement, montrer au public américain qu’ils ont profité de cette opportunité non pour permettre au président russe de donner son avis au public américain, mais au contraire pour lui lancer toutes les accusations d’actes répréhensibles qui se sont accumulées dans l’arène politique américaine.

En d’autres termes, NBC devait exhiber la soi-disant hardiesse de Kelly et le faux patriotisme de la chaîne tout en évitant au peuple américain d’entendre les réponses complètes de Poutine.

Une dissidente à Harvard

Bien que le paradigme émergent consistant à supprimer immédiatement tout ce qui défie les récits mainstream semble être la tendance de l’avenir – avec des algorithmes Internet renforçant éventuellement la censure moderne – certaines voix protestent contre cet attentat à la confiance des Lumières en la raison humaine pour trier les fausses affirmations et avancer vers la vérité des faits.

La présidente de Harvard, Drew Faust.

A la cérémonie de remise des diplômes du 25 mai à l’Université de Harvard à Cambridge, au Massachusetts, la présidente de Harvard, Drew Faust, a prononcé une défense passionnée de la liberté d’expression. Elle a parlé de l’institution et de ses obligations en tant que créatrice et protectrice de la « vérité » et de l’accès à la connaissance par le libre débat et le défi des idées.

Cela ne veut pas dire que son message était d’une clarté parfaite. Elle m’a laissé, moi et d’autres participants, quelque peu incertains quant au droit à la libre parole qu’elle défendait, et contre quel type d’enjeu. Compte tenu de la sensibilité politique des étudiants et des facultés, à savoir à mi-parcours vers l’aile progressiste du Parti Démocrate, on pourrait penser qu’elle avait à l’esprit des affaires aussi célèbres que les attaques verbales en cours contre Linda Sarsour, une musulmane (palestinienne) conférencière à l’Université de la Ville de New York.

En effet, dans son discours, Drew Faust a désigné les membres les plus vulnérables du corps étudiant, ceux des minorités, ceux des étudiants de première année qui pourraient être intimidés par un discours blessant dirigé contre eux. Mais il est plus probable qu’elle ait rédigé son discours en tenant compte de la controverse de ce printemps sur le campus, concernant le droit de conférenciers diffusant des idées détestables à venir sur le campus. Cette question a été soulevée à maintes reprises dans le journal étudiant The Crimson, et on peut dire que cela date du scandale de l’UC Berkeley concernant l’annulation de la venue de l’ancien porte-parole controversé de l’extrême droite, Milo Yiannopoulos.

Cependant, je crois que la force principale de son argumentation visait autre chose. Principalement, les processus par lesquels on détermine ce qui est la vérité. Elle défendait la pertinence d’un débat pointu et de l’expression d’opinions pouvant être intensément détestées sur le campus :

« Les universités doivent façonner l’engagement envers cette conception de la vérité comme ne pouvant être simplement revendiquée, mais devant être établie – établie par des arguments raisonnés, des évaluations et même des défis parfois inconfortables qui constituent son fondement. »

Bien que cette idée soit au cœur des Lumières, elle s’est affadie ces dernières années, où diverses forces politiques et médiatiques préfèrent simplement rejeter les preuves et les analyses contraires en stigmatisant les messagers et, chaque fois que cela est possible, en passant sous silence le message. Cette approche est maintenant courante dans les médias majeurs qui regroupent des cas de théories du complot dépourvues de faits et des « fausses nouvelles » délibérées, avec des informations bien documentées et des analyses sérieuses qui jurent avec les conceptions conventionnelles.

Pas d’aspérités

Par mon expérience d’organisateur d’événements publics au cours des cinq dernières années, j’ai appris que le mot « débat » trouve peu de défenseurs ces jours-ci. Le débat suggère le conflit plus que le consensus. Le terme politiquement correct pour des discussions publiques sur des questions même chaudes est celui de « tables rondes ». Aucun angle aigu n’est permis.

Un panneau de soutien à Donald Trump lors d’un rassemblement au Veterans Memorial Coliseum au Arizona State Fairgrounds à Phoenix, en Arizona, le 18 juin 2016 (Photo de Gage Skidmore)

Mais Faust a déclaré : « Assurer la liberté d’expression ne consiste pas seulement à permettre la parole. Il s’agit de créer activement une communauté où tout le monde puisse contribuer et s’épanouir, une communauté où l’argument est réintégré, et non pas craint. La liberté d’expression n’est pas seulement la liberté de ne pas être censuré ; c’est la liberté de se joindre activement au débat en tant que participant complet. Il s’agit de créer le contexte dans lequel un véritable débat peut se produire. »

Outre la validité du débat honnête comme méthode de validation de la vérité, Faust a également noté que la suppression de la diversité des opinions peut empêcher ceux qui la suppriment de voir le trouble croissant du grand public, allusion apparente à l’élection surprise de Donald Trump.

Faust a poursuivi : « Passer des idées sous silence ou se délecter d’une orthodoxie intellectuelle indépendante de tous faits ou preuves, barre la route aux idées nouvelles et meilleures, et empêche le rejet total et argumenté des mauvaises. Au moins depuis le temps de Galilée, on peut voir comment la répression des idées apparemment hérétiques a empêché les sociétés et les nations d’acquérir la connaissance et la compréhension approfondies dont dépend le progrès.

« Beaucoup plus récemment, on peut voir ici à Harvard comment notre inattention au pouvoir et à l’attrait des voix conservatrices a laissé une grande partie de notre communauté stupéfiée – aveuglée par le résultat des élections de l’automne dernier. Nous devons veiller à ce que les universités ne deviennent pas des bulles isolées des préoccupations et des discours de la société qui les entoure. »

Bien sûr, la vérité gênante est que l’Université de Harvard a longtemps été une telle « bulle », en particulier dans le domaine de la recherche politique qui m’intéresse le plus et qui peut se révéler vitale pour éviter une catastrophe nucléaire : à savoir les études russes.

Au cours des dernières années de confrontation croissante entre les États-Unis et la Russie, vilipendant le Président russe et le peuple russe, y compris à présent l’hystérie du « Russie-gate », on a refusé à plusieurs reprises à des collègues ayant une expérience longue et largement reconnue dans les affaires russes, y compris l’ambassadeur Jack Matlock et le professeur Stephen Cohen, toute possibilité de participer à des « tables rondes » dédiées aux relations avec la Russie qui pourraient être organisées au Kennedy Center de Harvard ou au Davis Center.

Ces centres politiques sont devenus des chaires exposant la stricte orthodoxie selon le consensus de Washington. Ainsi, l’argumentation flasque et la complaisance envers la politique étrangère des États-Unis sont assistées et encouragées par cette université de premier plan qui, avec Columbia, a créé la discipline même des études russes en 1949. Ainsi, en se complaisant dans ce groupe de réflexion axé sur le consensus, Harvard contribue à des politiques dangereusement biaisées qui pourraient conduire à la troisième guerre mondiale. Dans ce cas, la vérité – ou comme Harvard pourrait dire, Veritas – ne serait pas la seule victime.

Il ne fait aucun doute qu’il y a d’autres facultés à Harvard qui ont désespérément besoin de renouvellement suite à l’appel au débat et à la liberté d’expression de la présidente Drew Faust. Néanmoins, la célébration du débat ouvert et de la liberté d’expression du docteur Faust représente un reconstituant bienvenu contre l’étroitesse d’esprit de la stigmatisation actuelle de la Russie .

Son discours est d’autant plus remarquable qu’il marque l’un des premiers moments, pour les libéraux et les piliers du Parti démocrate, de reconnaître que ceux que Hillary Clinton a condamnés comme « déplorables » doivent être entendus et rendus à la raison, si la démocratie américaine veut devenir grande à nouveau.

Gilbert Doctorow est un analyste politique indépendant basé à Bruxelles.

Source : Gilbert Doctorow, Consortium News, 12-062017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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salimsellami's Blog

Il est à noter qu’un entrepôt sous douane peut rapporter facilement plus de 2 milliards de centimes de revenus par mois dans notre pays. Le prix de la consigne pour un container est fixé à 50 dollars la journée. Ce qui représente une importante manne financière.

Le 11/11/2015, Mohamed Nadjib Bouderbala s’est lancé dans la création d’une deuxième entreprise qui détient encore et toujours des magasins sous douane. Mais cette fois-ci, il s’est installe au niveau du port deDjen Djenà Jijel, l’un des ports les plus importants en Algérie…….

https://algeriepart.com/2017/07/23/papa-dirigeait-douanes-fils-detient-magasins-de-stockage-douane/

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CRITIQUES DE LA RÉDACTION de Télé loisirs.fr
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Epaulé par un Gilles Lellouche convaincant, Julien Leclercq réalise une solide adaptation du livre de Marc Fiévet.
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Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE »!
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Interpol has circulated a list of 173 Islamic State fighters it believes could have been trained to mount suicide attacks in Europe in revenge for the group’s military defeats in the Middle East.

The global crime fighting agency’s list was drawn up by US intelligence from information captured during the assault on Isis territories in Syria and Iraq.

read more:

https://www.theguardian.com/world/2017/jul/21/isis-islamic-state-suicide-brigade-interpol-list

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Interpol aurait constitué une liste de 173 djihadistes pouvant frapper en Europe

Transmise aux services de renseignement européens, la liste contiendrait des informations très précieuses sur l’identité de ces terroristes, comme leur dernière adresse connue ou la date de leur recrutement par l’Etat islamique, révèle The Guardian.

Noms, photos, date de recrutement… La base de données serait une véritable mine d’or. Selon le quotidien britannique The Guardian, Interpol aurait transmis aux services de renseignement européens une liste de 173 djihadistes du groupe État Islamique (EI) qui pourraient chercher à rejoindre l’Europe afin de commettre des attentats.

LIRE PLUS:

http://www.lefigaro.fr/international/2017/07/23/01003-20170723ARTFIG00079-interpol-aurait-constitue-une-liste-de-173-djihadistes-pouvant-frapper-en-europe.php

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Depuis décembre 2003 jusqu’à aujourd’hui, Daniel MASSÉ est injustement incarcéré pour un crime qu’il n’a pas commis…

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Philippe Waechter's blog

The ECB remains committed for an extended period to a very accommodative monetary policy stance.
There is no strategic change in the ECB economic diagnosis on the Euro Area. The recovery is getting strength and risks are now balanced. But the inflation rate is still way below the ECB target at below but close to 2%. On this specific point the ECB explains that the low oil price is an explanation but it is not sufficient as the core inflation rate is still close to 1%. Draghi said the inflation should stay close to the current level (1.3%) in coming months. Therefore no convergence to the target is expected by the European Central Bank in a foreseeable future.
In other words, the recovery is strong for the real economy side but still very limited on the nominal side. As far as the inflation rate remains low, the monetary policy will…

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Aviseur International

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir…

Hélène Crocquevielle serait partie de la DGDDI avec voiture et i-pad, c’est ce que nous apprenons en lisant la lettre d’information de l’UNSA Douanes.

La déontologie, la probité, et la recherche d’économies sont des thèmes mis en en avant ces derniers temps par notre Président et nos ministres.
Chacun doit faire preuve de responsabilité et d’efforts, y compris Hélène Crocquevielle qui, j’en suis sûr,  voudra se dédouaner en restituant très rapidement le matériel qui aurait été soustrait peut-être pour témoigner tardivement son attachement à la douane française!
Déjà absoute de toutes responsabilités dans la gestion scabreuse des acquisitions « avions et bateaux » par Rodolphe Gintz, Hélène Crocquevielle ne devrait pas être envoyé en conseil de discipline, réservé aux seuls agents « lambda »!

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Comment la prison a remplacé l’hôpital psychiatrique

16072017

Eloignement_asile.jpgUne étude publiée dans la revue Punishment and Society analyse 150 ans de statistiques pénitentiaires et psychiatriques en France. Les auteurs montrent que la prison et l’hôpital psychiatrique ont tendance à se « compenser » sur la longue durée: quand l’incarcération diminue, l’hospitalisation psychiatrique augmente, et vice-versa. 

LIRE la suite 

http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2017/07/16/Comment-la-prison-a-remplace-l-hopital-psychiatrique

http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12072017/

Philippe Waechter's blog

Negotiations on Brexit may lead to a negative and persistent shock in the United Kingdom as it will deeply change rules for the external trade. Therefore there is a need to carefully look at the domestic demand momentum in order to eventually counterbalance this negative and persistent shock.
At the same time, the Bank of England has mentioned (Carney in Sintra or Saunders here) that the monetary policy could be normalized. In other words, the BoE is wondering if there is still a need for stimulus. Here too it is interesting to carefully look at the domestic demand to see if the need for stimulus is superfluous or not.

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Leer

http://www.24horas.cl/internacional/reyes-de-espana-visitan-reino-unido-con-gibraltar-y-brexit-de-fondo-2443131


http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-09072017/

L’arrivée d’un inspecteur des finances à la présidence, renforcée par celle d’un autre énarque comme premier ministre, et confortée par la multiplication des énarques à tous les postes de ministres ou de conseillers, ne peut que terroriser.

Par Bernard Zimmern.

LIRE la suite 

https://www.contrepoints.org/2017/07/04/293895-gouvernement-macron-lena-superstar?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=9576754b8d-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-9576754b8d-113948253&mc_cid=9576754b8d&mc_eid=050be3880c

http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-28-06-2017/

Le Blog de Philippe Waechter

Les citoyens européens sont désormais optimistes sur l’avenir de l’Europe et se sentent européens. Un sondage du Pew Research Center montre cela dans une étude du mois de juin. Partout en 2017 la perception positive de l’Europe s’est améliorée même au Royaume Uni. Le seul pays en retrait est la Grèce mais l’on comprend pourquoi au regard des contraintes qui sont imposées aux citoyens par le lourd processus d’ajustement bruxellois. On pourrait aussi interpréter le vote présidentiel français comme un référendum gagné largement sur l’Europe.
Le vieux contient retrouve ainsi une plus grande robustesse politique au moment où sa croissance accélère. L’alignement des planètes joue enfin favorablement. Son cadre politique est plus stable et le risque de populisme s’est estompé.

Dans un monde complexe, difficile et volatil, l’Europe est désormais un pôle de stabilité.

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Que les députés (nouveaux et anciens) relisent ça et soient courageux ! Le mensonge triomphant, quelle actualité ! Si certains font une formation accélérée – je crois que c’est le cas -, qu’ils planchent sur cette citation !

juillet 1903 – Jean Jaurès 

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Le Blog de Philippe Waechter

Après les élections britanniques, la confusion, qui en résulte, suggère que la probabilité d’un Brexit modéré a augmenté puisque Theresa May, ne disposant pas d’une majorité, sera obligée de composer. Pourtant ce n’est pas et cela ne peut pas être aussi simple car cela reflète un reniement du référendum sur le Brexit.

Une source de confusion vient de ce que l’image de l’Europe a profondément changé chez les britanniques en un an. L’image positive de l’Europe est majoritaire (54%) chez les britanniques selon une enquête menée par PEW Research Center au printemps 2017. C’est 10 points de plus que l’an dernier au moment du référendum.

Ma chronique pour Forbes sur le Brexit modéré est disponible ici

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Une affaire de pots-de-vin contre des marchés publics éclabousse le conseil départemental des Bouches-du-Rhône, une collectivité longtemps dans la tourmente des dossiers judiciaires impliquant l’ex-PS Jean-Noël Guérini, battu en mars 2015 par l’actuelle présidente (LR) Martine Vassal. Cinq personnes ont été mises en examen dans le cadre d’une enquête pour favoritisme, corruption et blanchiment.

Parmi elles figure un haut fonctionnaire, en poste depuis plusieurs années dans la collectivité territoriale. Il a reconnu avoir touché des liasses de billets pour favoriser deux entreprises soumissionnaires aux marchés d’entretien et de rénovation des bâtiments du département.

Lire la suite 

http://mobile.lemonde.fr/societe/article/2016/05/28/une-affaire-de-corruption-eclabousse-le-conseil-departemental-des-bouches-du-rhone_4928401_3224.html?xtref=android-app%3A%2F%2Fcom.linkedin.android


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