En Irlande, la New IRA, organisation paramilitaire qui a succédé à l’IRA provisoire, a également « formulé ses voeux » pour 2020, en indiquant notamment vouloir « consolider la lutte contre l’occupation britannique » sur l’île.

Dans une déclaration diffusée aux médias le 8 janvier, la New IRA écrit : « La direction de l’Armée républicaine irlandaise salue ses volontaires emprisonnés et leurs familles et leur souhaite un avenir pacifique. Nous envoyons des messages de solidarité et des promesses de lutte continue aux hommes et aux femmes emprisonnés dans les six comtés occupés et dans l’État libre. Vos sacrifices et ceux de vos familles pendant des périodes difficiles et longues seront récompensés par la justice que vous méritez – la liberté dans la République socialiste.

Dans un contexte où le gouvernement britannique et ses mandataires marquent leur autorité sur l’Irlande par la force, nous, l’IRA, avons l’intention de répondre à la force par la force. Enfin, nous espérons une année 2020 réussie et la consolidation de la lutte contre l’occupation britannique illégale et tout ce qu’elle implique »

L’organisation a également présenté à nouveau ses des excuses « totales et sincères » à la partenaire, à la famille et aux amis de Lyra McKee pour son décès. Mme McKee, journaliste indépendante, militante féministe et LGBT, est morte lors d’une émeute à Derry en avril dernier après avoir été touchée par une balle visant initialement un véhicule blindé du PSNI, la police d’Irlande du Nord.

« Nos volontaires ont reçu pour instruction de faire preuve de la plus grande prudence à l’avenir lorsqu’ils engageront le combat contre l’ennemi et nous avons mis en place des mesures pour y parvenir » ont déclaré les officiers de la New IRA, via ce communiqué qui a été diffusé par le Republican Sinn Fein (parti sécessionniste d’avec le Sinn Féin qui ne reconnait pas la partition de l’Irlande et la légitimité des institutions d’Irlande du Nord), branche politique du mouvement armé.

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Une chose est d’échanger ou de collecter les données, une autre est de les traiter.

Jérôme Fournel

En matière d’analyse du risque, la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a de son côté « entrepris de généraliser l’utilisation du datamining et de l’analyse-risque » au point qu’« en 2018, les productions issues du service centralisé d’analyse de données ont été à l’origine de 14 % des opérations de contrôle ».

« Une cinquantaine de requêtes reposant sur des techniques d’apprentissage automatique ou d’analyse risque » ont été développées à cet effet, de sorte que l’application de ces requêtes et modèles statistiques puisse couvrir une grande partie des risques fiscaux, « dont une quinzaine relatifs à des fraudes en matière de TVA » et de déterminer, automatiquement et pour chaque entreprise, une « cotation traduisant le niveau de son risque fiscal ».

Plus de 24 000 dossiers, dont 12 700 comportant au moins une problématique en matière de TVA, ont ainsi été envoyés aux services de contrôle en 2018.

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La fuite de Carlos Ghosn du Japon vers le Liban a été organisée par une société de sécurité privée activant en Syrie et en Libye et travaillant indirectement pour le Gouvernement français.

Le système judiciaire japonais est l’un des plus durs au monde mais l’affaire Ghosn inclut depuis le début un volet sécuritaire non divulgué par le gouvernement japonais et il s’agissait bien d’une série d’affaires d’espionnage industriel et technologique de très grande ampleur allant bien au delà des accusations officielles de malversations sont est accusé Carlos Ghosn. Ce volet est bien connu dans le milieu de l’industrie automobile mondiale et demeure toujours un sujet tabou.

Le jet de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn s’est plaint d’un acharnement judiciaire au Japon qui ne pouvait s’expliquer par les simples chefs d’accusation dont il faisait l’objet mais laisser planer de très fortes suspicions sur d’autres volets liés à l’espionnage industriel et au sabotage de certains segments de l’industrie automobile nipponne. Ce volet n’a pas été rendu public par la partie japonaise.

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EXTRAIT

Par Etienne Chaumeton

La présidente de la BCE est la personne économiquement la plus puissante en Europe, son contrôle de l’euro lui donne un pouvoir bien supérieur à celui de n’importe quel ministre ou patron. Pour autant, Christine Lagarde ne se limite pas à défendre une politique monétaire laxiste et inflationniste. Elle prend ouvertement position sur des sujets politiques qui sortent manifestement de ses fonctions.

Interrogée à Bruxelles le 2 décembre par le comité des affaires économiques et monétaires sur la question de la parité hommes – femmes, elle regrette d’être la seule femme au conseil des gouverneurs de la BCE. Il lui parait « indispensable que cette situation puisse évoluer de manière positive pour mieux refléter la société »

La véritable évolution à souhaiter à la BCE n’est pas tant de savoir le nombre de femmes ou d’hommes qui y travaillent, mais la politique qu’ils y mènent et les conséquences qu’elle engendre pour la société. Il serait souhaitable que la liberté monétaire soit laissée aux Européens, que la monnaie ne soit pas un instrument supplémentaire de la politique des États, et que la Banque centrale, conformément à son mandat institutionnel, veille à la stabilité de l’euro plutôt que de s’en faire le manipulateur en chef.

Plus étonnant encore, Christine Lagarde s’est exprimée sur le changement climatique. Après avoir rappelé que le mandat prioritaire de la BCE est la stabilité des prix, elle s’autorise à affirmer que le changement climatique peut constituer un mandat « secondaire ». Ainsi la BCE a-t-elle commencé à favoriser des instruments financiers dits « verts ». Non contente de l’immense pouvoir qui lui incombe déjà, madame Lagarde entend utiliser ses prérogatives pour financer certaines activités spécifiques, même les plus improbables, au détriment des autres… et aux frais des épargnants.

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Par Codjo Prosper Akpovi

Selon le Professeur chercheur et juriste consultant Illy Ousséni, ce qui vient de se passer à Abidjan ressemble plus à un sabotage du projet de la monnaie unique de la CEDEAO qu’à une véritable réforme du CFA :

1) Quinze pays (CEDEAO) se mettent d’accord pour créer une monnaie unique qu’ils ont décidé d’appeler Eco et avec un chronogramme de mise en œuvre bien établi (même s’il n’est pas toujours respecté) ;

2) Tout à coup, 8 d’entre eux (UEMOA, encore faut-il qu’il soit démontré qu’il s’agit vraiment des 8, puisque l’annonce a été faite par le président Ouattara seul, en compagnie du président français) décident, de façon unilatérale, de rebaptiser leur monnaie controversée du même nom (Eco).

La question légitime que l’on est en droit de se poser est de savoir, cet « Eco » (qui vient d’être lancé à Abidjan), est-il celui projeté par la CEDEAO ou s’agit-il d’un autre (nouvelle monnaie UEMOA) ?

Ce télescopage (voulu à dessein ?) dénature complètement le projet de la CEDEAO, s’il ne le compromet pas tout simplement. En lieu et place d’un processus inclusif et endogène comme voulu au départ, on se retrouve avec un « Eco » décidé par l’UEMOA (ou plus exactement par la Côte d’Ivoire et la France) auquel on demande maintenant aux autres pays de la CEDEAO d’adhérer ; toute chose qui me semble inimaginable pour certains pays comme le Nigéria, que je vois mal adhérer à une monnaie dont les termes ont été fixés par la Côte d’Ivoire et la France. On est donc parti pour une division des pays de la CEDEAO entre d’une part, ceux qui vont accepter cette nouvelle donne et d’autre part, ceux qui vont la rejeter, mettant ainsi un terme au processus de l’Eco (le vrai).

Concernant les réformes qui ont été annoncées à Abidjan, il ne s’agit en réalité que de la poudre aux yeux. On nous dit que le compte d’opération au Trésor français sera fermé, que la BCEAO pourra désormais placer ses devises où bon lui semble, et que les derniers représentants français dans les instances de la BCEAO se retireront, etc. Certes, il s’agit là de progrès, mais cela ne change rien dans le fond quant à la mainmise de la France, ce d’autant plus que cette dernière demeure le garant (comme c’était le cas sous le CFA) de la « nouvelle » monnaie.

En décidant de recourir à la France comme garant de la stabilité et de la convertibilité de l’ « Eco UEMOA », cela traduit deux choses (qui ont d’ailleurs toujours prévalu sous le FCFA) :

Premièrement, l’incapacité de nos dirigeants à assurer encore, 60 ans après les indépendances, la stabilité et la convertibilité d’une monnaie (même étant réunis à 8 !). Cela est simplement honteux. Même les plus petits pays africains arrivent à gérer leur monnaie en toute indépendance et en toute responsabilité, sans avoir besoin du secours de leurs maîtres d’hier.

Deuxièmement, comme le mot « altruisme » n’existe pas dans le vocabulaire des relations internationales, il est hors de question que la France prenne la responsabilité d’assurer la garantie de notre monnaie (toute chose qui a un coût pour elle) sans aucune contrepartie (qu’elle soit économique ou politique). Le chemin reste donc encore long.

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Inquiets, ils veulent exprimer leur colère face à une nouvelle restructuration qui menace leurs services.

« La loi de finances 2020 prévoit un transfert de 11 taxes fiscales sur 14 vers la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) entre 2021 et 2024, indique Virginie Langlois (FO). Cela représente 44 milliards d’euros en moins et une perte d’emplois au sein de la Direction générale des douanes et droits indirects ! Le risque, c’est moins d’argent dans les caisses de l’État et beaucoup plus de fraude. »
Gérard Schoen n’était pas parmi eux… l’ex pape du contentieux n’a pas l’air de s’inquiéter de l’augmentation des fraudes, n’étant qu’aux ordres de Jérôme Fournel.

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Les trois magistrats, membres de la chambre sociale de la Cour de cassation, étaient accusés de partialité par un syndicat de salariés.

Par Pascale Robert-Diard

L’ancien président de la chambre sociale de la Cour de cassation, Jean-Yves Frouin, et deux conseillers de cette chambre, Jean-Guy Huglo et Laurence Pécaut-Rivolier, ont été blanchis de l’accusation de conflit d’intérêts qui leur avait valu d’être renvoyés en procédure disciplinaire devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), sur plainte d’un syndicat de salariés. Dans sa décision, rendue jeudi 19 décembre, le CSM a considéré qu’ils n’ont pas commis de faute

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Bande annonce

du film

d’Abdel Raouf Dafri

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Les documents divulgués par le Washington Post , lundi 9 décembre, pourraient être l’équivalent des fameux «Pentagon Papers» qui ont rendu public l’implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam de 1955 à 1971.

Cette fois, c’est la face cachée d’un autre conflit armé qui est divulguée: la guerre d’Afghanistan, lancée en 2001 par George W. Bush, au lendemain des attentats du 11-Septembre.

Le Washington Post publie des extraits de plus de 2000 pages d’entretiens avec des personnes impliquées dans ce conflit réalisés par le Bureau de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (Sigar). L’agence gouvernementale Sigar a été créée par le Congrès en 2008 pour enquêter sur les dysfonctionnements et les fraudes dans cette zone. En 2014, elle a eu une nouvelle mission: diagnostiquer les échecs politiques et militaires dans ce conflit. Plus de 600 personnes ont été interrogées. C’est le fruit de ces entretiens qui a été divulgué par le Washington Post ce lundi, en vertu du Freedem of Information Act qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents, à quiconque en fait la demande. Le quotidien a également obtenu des centaines de pages de notes de service rédigées par les équipes de l’ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld.

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No escapes, constant surveillance and forced confessions

Panorama reveals how China runs its re-education camps. More than a million people have been locked up. It’s one of the biggest mass detentions in modern history.

Reporter Richard Bilton uncovers the reality of surveillance and abuse inside hundreds of new detention centres.

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Les faits sont têtus. Alors que nous laissions entendre précédemment que le conflit qui frappe le Mali depuis déjà de nombreux mois pourrait encore une fois avoir de forts relents de course effrénée pour se procurer hydrocarbures et ressources minières dont le pays regorge, des informations semblent confirmer nos dires. Avec un nouvel enjeu : le lithium. Une « denrée » recherchée à l’heure actuelle, cette matière première rentrant dans le processus de fabrication des batteries ion-lithium pour voitures électriques ou téléphones portables.

Blenheim Natural Resources a ainsi annoncé mercredi que d’autres explorations allaient commencer sur ses permis d’exploration de lithium au Mali suite à des indications “positives” de la reconnaissance initiale sur le terrain.

Blenheim a indiqué que 53 échantillons ont été prélevés, 16 d’entre eux confirmant des niveaux élevés d’oxyde de lithium. Selon lui, cela démontre le potentiel de la zone pour obtenir de meilleurs résultats en profondeur ou le long de la grève.

Ces travaux, comprenant une cartographie systématique et un échantillonnage, ont été effectués sur 4 permis de lithium dans le sud-ouest du Mali par Sahara Mining Services. Blenheim détient des participations dans les 4 permis par le biais de ses participations dans Xantus et Nashwan Holdings.

Le programme de travail planifié permettra de réaliser des échantillons sur 90% de la zone du permis à fort potentiel, à la recherche de minéralisation sous-terraine. Les travaux initiaux couvraient quant à eux moins de 5% des roches affleurantes disponibles. Blenheim a par ailleurs déclaré que Sahara Mining devait commencer le travail de suivi au premier trimestre de 2018.

  • Blenheim confiante sur le potentiel de l’Afrique de l’Ouest en lithium

A cette occasion, le président de Blenheim, Chris Ells a indiqué : “nous sommes satisfaits des progrès réalisés dans les projets de lithium en Afrique de l’Ouest et de ces derniers résultats qui confirment le potentiel des projets ». Selon lui, il est « encourageant de constater que des valeurs anormales de lithium ont été obtenues dans plusieurs sites échantillonnés.”

“Nous sommes donc optimistes quant au potentiel futur des intérêts de lithium de Blenheim en Afrique de l’Ouest alors qu’ils progressent actuellement vers la prochaine étape des travaux d’exploration ».”

  • D’autres projets prometteurs de lithium au Mali

A noter que ces licences sont situées à moins de 40 kilomètres d’autres projets ayant permis de découvrir des quantités importantes de lithium au Mali, notamment le projet Bougouni de Kodal Minerals, société cotée à Londres.

Alors que déjà, en janvier 2013 , nous indiquions que le Mali est un pays riche en pétrole, en gaz et en mines d’or… richesses qui pourraient d’ailleurs être à l’origine des tensions actuelles, le pays se révèle également riche en lithium.
Ainsi, en février 2017, nous indiquions ici-même que selon les résultats d’une étude exploratoire réalisée par son propriétaire, la société minière Birimian , le coût du projet de lithium – dénommé alors Bougouni – avait été évalué à 83,4 millions de dollars. Le projet – renommé par la suite Goulamina pour éviter toute confusion avec d’auters projets et être au plus proche des réalités géographiques – couvre une superficie de 295 km2, dans une région située dans le Sud du Mali, pays ou l’entreprise minière australienne détient également deux projets aurifères, Massigui et Dankassa.

A cette date, Birimian indiquait que le développement du projet de Goulamina serait réalisé en deux étapes, sur une durée globale de 13 ans. 47,2 millions dollars seront affectés à la réalisation de la première phase, une exploitation à ciel ouvert d’une capacité de production annuelle d’un million de tonnes. La deuxième phase sera dédiée quant à elle au traitement du minerai par une usine de séparation en milieu dense.

«Les résultats de l’étude exploratoire confirment le potentiel remarquable de notre projet de lithium » dénommé encore alors Bougouni puis devenu Goulamina, avait alors déclaré Kevin Joyce, DG de Birimian. Ajoutant : “il s’agit de l’un des plus grands projets à haute teneur en lithium au monde et nous continuons à nous concentrer sur l’accélération de son développement”.

En novembre 2016, la compagnie minière Kodal Minerals avait quant à elle conclu un accord avec la société Minefinders, en vue d’acquérir une participation de 90% dans le projet de lithium Diendio, situé dans le Sud du Mali. Le projet couvre une superficie de 109 km2 et comprend trois concessions, Diendio Sud, Diossyan Sud et Manankoro Nord. La transaction évaluée à 65 000 dollars sera payée en deux tranches, la clôture étant planifié pour novembre 2017.

  • Présence militaire dans l’intérêt du « bien commun »

Le 14 janvier 2017, le Président François Hollande, en visite officielle au Mali, avait prévenu quant à lui que la présence militaire française au côté de forces maliennes pour leur formation et la lutte contre les groupes djihadistes présents dans le pays serait longue.
“Nous resterons ici, au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane tant que les pays africains – et il n’y a pas que le Mali – en décideront”, avait alors déclaré le chef de l’Etat français lors de la conférence de presse de clôture du 27e sommet Afrique-France. ”Notre objectif est de former les armées africaines” pour qu’elles assurent leur mission, à savoir “mettre en sécurité la zone sahélo-saharienne”, avait-t-il poursuivi. Il semble en effet nécessaire le préciser … le but ultime pouvant ne pas être aussi clair que cela.

Le président malien avait alors jugé pour sa part que l’opération Barkhane “en son temps et encore aujourd’hui répond à un besoin, non seulement du Mali, du Sahel mais aussi de l’Europe et du monde”. ”Il y a donc aujourd’hui des situations qui justifient cette coopération entre la France et nos armées”, avait-t-il souligné, ajoutant que “bien sûr” les troupes “resteront le temps qu’il faudra pour notre bien commun”. Reste à déterminer l’ampleur voire même le contenu de ce « bien commun ».

Sources : Alliance News, Agence ecofin, Birimian, AFP

Elisabeth Studer – 4 février 2018 – http://www.leblogfinance.com

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AFFAIRE BOULIN

Pourquoi je suis passé de la version officielle du SUICIDE à celle de l’ASSASSINAT.

Par Jean Pierre Courtel

En 1979 j’étais inspecteur au groupe criminel du S.R.P.J. de Versailles.

Le 30 octobre 1979, mon groupe étant de permanence, l’inspecteur Divisionnaire Pierre Ramat, est passé me chercher à mon domicile, puis nous nous sommes rendus au service.Là, nous étions attendus par le commissaire divisionnaire Brémond, sous chef du SRPJ qui nous a ordonné de partir immédiatement à la recherche d’une personne qu’il n’a pas nommé, dans une direction qu’il n’a pas indiqué. Devant notre étonnement, il a précisé qu’une personnalité avait disparu ajoutant, que les recherches devraient se faire dans la région de Rambouillet. Enfin, il a dit que des renseignements complémentaires nous seraient communiqués par radio.Nous sommes immédiatement partis, tous les deux dans la direction indiquée.

En cours de route, comme prévu nous avons reçu des informations nous apprenant que le disparu était un ministre susceptible de mettre fin à ses jours, vraisemblablement par noyade. C’est pourquoi nous avons été dirigé vers les étangs de Hollande.

Après des recherches dans le périmètre considéré, nous sommes arrivés au chemin conduisant à l’étang Rompu,.deux gendarmes motocyclistes en interdisaient l’entrée et ont refusé de nous laisser passer. Après un échange verbal assez vif ils ont libéré l’accès.Nous avons roulé sur ce chemin et, arrivé à hauteur de l’étang, ce qui m’a frappé c’est le nombre de gendarmes présents. Ils étaient positionnés sur la gauche du chemin, face à l’étang. Sur la berge à quelques mètres du bord de l’eau, un véhicule automobile de marque Peugeot, plus loin et à droite de cette voiture, un camion de pompiers. Au milieu du chemin deux officiers supérieurs dont le colonel Pépin. Et, dans l’eau à environ six ou sept mètres un corps la tête vers le fond laissant voir les cheveux argentés et le dos. Pour le moins, notre arrivée a été peu appréciée par ces officiers.. Après une brève présentation, le colonel Pépin a ordonné aux pompiers, qui se trouvaient déjà dans l’eau, de sortir le corps. Mon chef de groupe a émis une objection concernant cette manoeuvre qui, en l’absence de l’identité judiciaire, lui semblait prématurée.Faisant fi de cette observation , le colonel Pépin a réitéré son ordre, que les pompiers ont exécuté. Pour ce faire, ils se sont approchés du corps, le laissant dans sa position, ils l’ont fait pivoter pour l’amener vers la berge, où ils l’ont déposé.Dès qu’ils se sont retirés, un gendarme s’est approché du corps, l’a enjambé et, étant face au visage, a desserré sa cravate.

Concernant la sortie du corps je tiens à préciser les points suivants :

1) – N’étaient présents à ce moment que les pompiers, les gendarmes et deux policiers Pierre Ramat et moi.

2) – Compte tenu de l’endroit où je me trouvais je n’ai vu le corps que de profil (le gauche) et j’ai vu un visage blafard (très blanc) celui d’un noyé. Ultérieurement, dans une déclaration faite à Benoit Collombat, j’ai dit « je n’ai peut être pas vu ce que j’aurais dû voir » je reconnais que cette phrase peut prêter à confusion, pour lever toute ambiguïté, je précise que j’étais à une certaine distance et que le corps était plongé
depuis plusieurs heures dans une eau à 10°. Mais surtout ce qu’il faut dire c’est que je n’ai procédé à aucune constations.

Ensuite j’ai vu arriver le commissaire divisionnaire Brémond, le commissaire principal Tourre et l’inspecteur Lepache .Cette arrivée a déclenché un « affrontement » choquant et déplacé entre les commissaires et les officiers de gendarmerie, au sujet de la saisine.

Puis, le Procureur général Chalret est arrivé, accompagné d’un Préfet. La querelle concernant la saisine a repris avec, pour arbitre, ce magistrat, lequel a calmé les ardeurs de chacun en demandant le nom du médecin ayant constaté le décès. Là, il y a eu un flottement car aucun praticien n’avait été sollicité. Après réquisition un médecin a constaté le décès. C’est plus tard que j’ai appris par Pierre Ramat qu’il y avait eu une erreur au moment de la rédaction de cet acte de décès. Mon chef de groupe a établi un procès-verbal à ce sujet.

Quand il a été question de transporter le corps à l’Institut médico-légal le Colonel Pépin a refusé que Pierre Ramat OPJ, monte à bord de l’hélicoptère de la gendarmerie arguant de son statut civil. Puis le Procureur général ayant évoqué une éventuelle cosaisine, les préventions du colonel Pépin ont disparu et Pierre Ramat a été autorisé a embarqué dans l’hélicoptère pour accompagner le corps à la morgue de l’hôpital de la Salpétrière.

Peu après le décollage de l’appareil le commissaire principal Tourre m’a chargé de me rendre à la morgue de la Salpétrière et d’attendre sur place. Je suis parti en compagnie de l’inspecteur Lepache. Au moment ou nous arrivions sur place, nous avons été redirigés vers l’institut médico-légal où devait avoir lieu l’autopsie du corps.

En arrivant, j’ai retrouvé Pierre Ramat devant la salle d’autopsie qui était fermée à clés. J’ai noté également la présence de deux hommes qui se sont révélés être Messieurs Gaillard et Cats, respectivement Directeur et Chef de cabinet de Monsieur Boulin. Une conversation s’est engagée entre nous et à un moment j’ai dit « qu’à-t-on pu faire subir à cet homme pour qu’il en arrive à cette extrémité ». C’est alors que l’un et l’autre ont évoqué la campagne de presse et les attaques personnelles visant Robert Boulin. J’ai eu le sentiment qu’ils voyaient là ,la cause probable, du suicide du Ministre.

La porte de la salle d’autopsie s’est ouverte interrompant notre conversation. Pierre Ramat, Lepache et moi sommes entrés suivis par Messieurs Gaillard et Cats. L’un des médecins leur a demandé de sortir. A ce moment étaient présents les docteurs Bailly et Deponge le CP Tourre, l’ID Ramat Lepache et moi. Estimant que nous étions trop nombreux Tourre a demandé à Lepache de sortir pour se mettre à l’écoute de la radio de service. La porte a été refermée et l’autopsie a commencé.

Sur ce point j’ai déjà eu l’occasion de m’expliquer. En effet, j’ai été interrogé par Benoit Collombat au sujet de cette autopsie. Je lui ai dit qu’elle avait été, pour moi, plus auditive que visuelle. Il y a, à cela une raison simple c’est que, de moi même, je me suis placé en retrait. Ayant pris conscience du contexte et sachant que je n’aurais pas d’acte à rédiger, l’émotionnel s’est substitué au technique.

Je reconnais que je ne garde pas de souvenirs très précis de ces instants. Mais, à un moment, Monsieur Leimbacher premier substitut au Parquet de Versailles est entré dans la salle et s’adressant aux médecins a dit »Pas la tête, la famille s’y oppose » Evidemment ce magistrat n’a pas dit que cela et de plus il l’a peut être formulé différemment. Mais en substance c’est ce qu’il a exprimé.

L’autopsie terminée j’ai regagné le service. Je n’ai rédigé aucun procès-verbal et je n’ai plus travaillé sur cette affaire.

Les faits remontant à 1979 il est normal que les souvenirs se soient estompés. Seuls peuvent rester en mémoire les faits marquants.

Je pense que dans cette affaire, jusqu’en 2008 j’ai été d’une grande naïveté ,. J’ai pêché par excès de confiance. Cependant il faut reconnaître que la hiérarchie policière, la Justice, la presse et même la famille tout le monde croyait au suicide, cette version officielle faisait l’unanimité.Ce n’est que plus tard et progressivement que certains éléments ont commencé a semer le doute. Mais, que l’on puisse mettre en doute cette version officielle du suicide de Robert Boulin me semblait inconvenant.

C’est la lecture du livre de Benoit Collombat « Un homme à, abattre » contre enquête sur la mort de Robert Boulin qui m’a fait changer d’avis.

A partir de ce moment, après l’avoir rencontré, après avoir vu des photos et pris connaissance d’éléments que j’ignorais complètement ma conviction qu’il ne pouvait s’agir d’un suicide a été établie.

En tenant compte des éléments révélés par Benoit Collombat et en me cantonnant à ce que j’ai vu et entendu, je souhaite mettre en évidence les points suivants :

1) – L’avis de recherche concernant Robert Boulin a été diffusé à 06h,25 dans ces conditions pourquoi nous laisser venir au service normalement – heure d’arrivée 07h45 – Pourquoi ne pas nous appeler à domicile pour nous faire partir directement ?
2) – Pourquoi avoir sorti le corps en l’absence de l’identité judiciaire?
3) – Pourquoi ne pas avoir fait de constatations sur le corps au moment de la sortie de l’eau.?
4) – Au moment de la sortie du corps n’étaient présents que deux policiers, Pierre Ramat et moi. Pourtant plusieurs policiers ont attesté de leur présence sur place à ce moment ?
5) – Ultérieurement j’ai appris qu’un de mes collègues avait déclaré sur procès-verbal que les marques relevées sur le visage de Monsieur Boulin étaient consécutives à un choc contre un rocher au moment de la sortie de l’eau par les pompiers. Il n’y a pas de rocher à cet endroit et ce collègue n’était pas présent lors de la sortie du corps?
6) – Quid de la présence, en compagnie des docteurs Bailly et Deponge du CP Tourre dans la salle d’autopsie fermée à clés?

Enfin, je souhaite m’exprimer sur un point qui me tient particulièrement à coeur. Le 30 octobre 1979 quand j’ai assisté à la sortie du corps j’ai vu ce que j’ai rapporté précédemment. J’ai dit aussi que je n’avais plus travaillé sur cette affaire. Mais, dans un service de police, des bruits circulent, des mots s’échangent et c’est l’un d’eux « excoriations » qui me vaut aujourd’hui encore, bien du tourment.

En effet, dans son livre, Benoit Collombat, citant un passage de mon témoignage de 1984 écrit « Pour moi certaines des excoriations présentes sur le visage de Monsieur Boulin étaient consécutives à la sortie du corps de l’eau par les pompiers. En effet, le visage a vraisemblablement râpé la berge ».

J’indique que ce témoignage était sincère mais, à ma grande confusion, il n’était qu’une extrapolation puisque je n’avais vu aucune photos en gros plan du visage. Pour comprendre mon état d’esprit à l’époque, il faut restituer le contexte. Car, Monsieur Boulin s’est suicidé, tout le monde le dit, les autorités, la presse et les politiques. Donc , aucune raison de douter et si quelqu’un évoque la présence d’excoriations sur le visage de Robert Boulin c’est sûrement parce que le visage « a râpé la berge »

Parlant de mon témoignage Benoit Collombat ajoute « La Cour de cassation en fait son miel » donc, si je comprends bien, c’est grâce à mon témoignage que le dossier a pu être refermé. C’est dire si je me sens concerné.

Il est évident que ce témoignage est désormais caduc. Et, à la lumière de ce qui précède je le récuse.

Pour terminer, et en dehors des 75 anomalies relevées par Benoit Collombat, démontant totalement la thèse officielle du suicide pour rendre évidente celle de l’assassinat je tiens à dire ceci. Le visage de Robert Boulin présente non des excoriations mais des fractures et pour justifier leurs présences il faut des témoignages donc, des policiers qui n’étaient pas présents au moment de la sortie du corps ont attesté par procès-verbal que ce sont les pompiers qui par leurs manoeuvres hasardeuses et leur manque de précaution dans la manipulation du corps sont responsables des fractures.

L’un d’entre eux, plus inventif que les autres a imaginé qu’un rocher ferait l’affaire. Le problème, le gros problème c’est qu’il n’y a pas de rocher dans l’étang Rompu et que ce collègue faisant preuve d’une imagination débordante n’était pas présent.

Tout dans cette affaire est scandaleux, les dysfonctionnements de la Justice et son inertie les mensonges répétés des autorités et le silence des politiques. Je souhaite très vivement que cette affaire pourra trouver sa conclusion et que justice sera rendu à Robert Boulin à sa famille et à ses amis. et, très sincèrement j’espère que tous les responsables de ce fiasco policier et judiciaire seront identifiés et poursuivis.

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Dans le même temps des généraux ventrus se gobergeaient dans des chateaux réquisitionnés de l’Aisne

Entre 1914 et 1918, la justice militaire française a condamné à mort des combattants pour des crimes de droit commun mais également pour faire un exemple.

Un sujet délicat, mais qu’il est nécessaire de
réaborder dans le cadre du Centenaire et notamment des mutineries de 1917, souvent assimilées – à tort – avec les fusillés pour l’exemple.

Retrouvez ci-dessous les explications d’André Bach*, ancien
directeur du Service Historique de l’Armée de Terre, dans une
interview accordée à la Revue Française de Généalogie**.

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