par Eric Kelly Guillon

La France par sa pseudo représentativité du Peuple ne représente que les partis ou nuances et encore … (pas toutes, ni tous) et leurs propres idées qui ne sont pas celles du Peuple : écoutons les pérorer « ils n’exposent que leurs propres idées et non pas celles du Peuple » …. Et leurs idées sont souvent celles du parti ! Et le Peuple dans tout cela ?

L’assemblée telle que constituée pour cette nouvelle mandature (comme toutes ses précédentes) ne peut et ne doit être l’organe représentatif de la Nation et surtout du Peuple

Selon l’hypothèse d’analyse d’une proportionnelle intégrale basée sur le seul 1er tour (le second tour, ici comme dans toute autre sorte d’élection ne repose que sur le vulgaire « maquignonnage » entre larrons en foire, soit disant d’empoigne, et que l’on est loin de la véritable expression du Peuple, puisque seuls les partis ont voix au chapitre). Telle devrait être une élection se voulant représentative et respectueuse du Peuple composant le pays dans sa diversité. Qui ose en parler, voire aborder le problème ?

Où sont les

· 302 représentants des « abstentionnistes » (52,59% des inscrits)

· 4 représentants des « blanchisseurs » (0,74% des inscrits)

· 1 représentant des « nullistes » (0,74% des inscrits)

Les partis s’approprient ainsi 308 sièges qui ne leur « appartiennent » pas

Ces catégories de citoyens sont pourtant des citoyens à part entière (ils paient impôts, taxes, redevances, relèvent des mêmes lois, …. Et sont régis de la même façon que les votant nominatifs (votent-ils réellement en connaissance de cause ? Ceux qui ont voté au second tour des législatives, ne se sont-ils pas égarés dans des votes égoïstes pour leur seul parti, alors qu’il y avait un enjeu majeur : créer un contre-pouvoir absolu pour lequel il fallait savoir dépasser une vision aussi simpliste que « voter contre ». Pour une fois qu’il fallait voter pour quelque chose d’utile au Peuple – ce qui ne veut nullement dire se rallier à certaines idées….)

L’appartenance de citoyens à ce « BAN » électoral est criante de leur état d’âme. Ils ont peur, ils en ont ras-le-bol, ils crient leurs misères (morale, économique, sociale, salariale, politique), etc … mais qui les écoute (réellement) : le Pouvoir, les partis, les élus, les collectivités locales, les médias, vous-même ?

On nous dit qu’ils ne s’expriment pas ! Mais si nous ne les entendons pas c’est que nous sommes aveugles et surtout sourds. Leur silence est audible et significatif de leurs espérances et qu’en faisons -nous ?

Et pour aller plus loin :

Voyez-vous une différence entre :

· S’imaginer vivre avec le Smic (ne parlons pas du seuil de pauvreté)

· Vivre réellement avec le dit Smic (sans aller plus loin)

Si vous oui, eux non !

C’est pourquoi, il serait bon d’institutionnaliser :

1. Que l’ensemble des parlementaires vivent avec le Smic pendant la première année de leur mandat.

2. La différence entre les indemnités cumulées – parlementaires et de représentativité = 12 000€ mensuels – et le Smic étant récupérable :

a. sur le nombre de mois correspondants à la durée restante du mandat

b. payable de suite au cas d’élection anticipée

3. que les députés soient indemnisés :

a. au prorata de leurs scores par rapport aux inscrits au 1er tour (indemnités de base et IUFM du meilleur score de l’ensemble des députés – base 100 – multiplié par le score personnel par rapport aux inscrits)

b. pour les députés ayant obtenu moins de 12,5% des inscrits (voir à ce sujet le code électoral), leur indemnités cumulées ne pouvant dépasser 1,5 fois le smic durant toute la durée de leur mandat. Combien seraient concernés pour cette mandature qui commence et quelle économie pour le Peuple (car c’est lui, et non, l’état qui paie,

c. demander pour obtenir le fichier des « nouvelles indemnités 2022» que le Peuple pourrait consentir à leurs présupposés représentants, dans la mesure où, effectivement, le Peuple prend et veut prendre, son destin en main. S’il reste moutonnier qu’il se dispense de cette demande de document, analyse et conclusions qu’il pourrait en tirer (car il y en a, même, au-delà des miennes).

Trouvez-vous normal que :

L’assemblée nationale ne soit qu’une chambre d’enregistrement des volontés du pouvoir ?

· 95% de son travail consiste à « valider » les désidératas de l’Élysée (et donc d’une seule personne qui fait présenter par ses ministres – secrétaires particuliers – des « projets de loi », soumis aux députés qui vont jouer leur partition réciproque en soutenant en vertu de la discipline de parti. (Ce qui veut dire qu’un député n’est pas maître de ses choix et donc où est sa fonction de vous représenter ?) ou contrant, sous formes d’amendements répétitifs et surtout nombreux, parfois jusque 5 000 pour un texte de loi.

· Les 5% restants, représentent l’étude des « propositions de loi » selon le bon vouloir des parlementaires (pardon, lobbies)

· Où sont et que sont les si fameuses volontés du Peuple ? Qui les aborde, qui les soumet, qui s’y intéresse ?

Et la constitution dans tout cela ! Est-elle respectée ou contournée !

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SHANGHAI – Une manifestation prévue par des centaines de déposants bancaires dans le centre de la Chine, qui souhaitaient avoir accès à leurs fonds gelés, a été contrecarrée parce que les autorités ont fait passer leurs codes sanitaires au rouge, ont déclaré plusieurs déposants à Reuters.

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Lorsque les Nations Unies ont publié en mai 2022 leur « Bilan mondial sur la réduction des risques de catastrophe » (GAR2022), l’attention du monde entier s’est portée sur le sombre verdict qui indique que le monde connaît actuellement une tendance à l’accélération des catastrophes naturelles et des crises économiques. Mais pas un seul média n’a relevé le problème le plus important : la probabilité grandissante d’un effondrement de la civilisation.

Enfouie dans ce rapport, qui a été approuvé par le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, se cache la conclusion que les synergies toujours plus fortes entre les catastrophes, les vulnérabilités économiques et les défaillances des écosystèmes augmentent le risque d’un scénario « d’effondrement mondial ».

Il semble que ce soit la première fois que les Nations Unies, dans une conclusion brutale, publient un rapport mondial phare indiquant que les politiques mondiales actuelles accélèrent l’effondrement de la civilisation humaine. Pourtant, cet avertissement urgent n’a pas été diffusé jusqu’à présent.

Le rapport ne laisse pas entendre que cette issue est inévitable pas plus qu’il ne précise dans quelle mesure nous sommes proches de cette possibilité. Mais il confirme que, sans changement radical, c’est bien vers cela que le monde se dirige.

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par Kelly Eric Guillon

La France représentative de ce qu’elle veut et uniquement cela !

Ils ont voté la fin du « pouvoir méprisant », en envoyant au turbin une nouvelle physionomie qui à peine élue se disloque, preuve que quelque chose va très mal en ce si bon royaume de France qui n’a qu’à se glorifier de ses monarques successifs depuis le vent de la révolution de 1789.

Du régime à venir : celui de la chienlit !

Les études menées le sont à partir des bases d’informations centralisées par Beauvau et diffusées, officiellement, par le ministère de l’Intérieur.

Force est de constater le flou informationnel offert en pâture aux curieux !

On ne sait qui est qui et à quel réseau d’influence politique il appartient, réellement, et quand on arrive, après beaucoup de recherches, à affiner un peu plus l’information (qui devrait depuis Beauvau, être claire et précise), on réalise avec stupeur que l’opposition n’est pas celle que l’on croit et surtout celle que l’on nous dit. En effet, les « majorités » décortiquées, en leur plus simple expression donne le RN comme principal opposant à Macron avec 3 589 465 voix contre 8 002 419 (qu’il faudra bien ventiler entre Rémistes, Modemistes, Horizontalistes et Radicalistes) ce qui donne 89 sièges contre 107 aux rémistes (101 sièges de moins qu’en 2017)

Ne vaudrait-il pas mieux pour le « pouvoir », qui n’en est plus un, d’introniser la Marine (nationale) au Panthéon « matignonien », afin d’avoir enfin sa majorité absolue :

· Ensemble : 245 sièges

· RN : 89 sièges

Soit 314 sièges (pour nécessaire : 289)

Faute de quoi il va falloir naviguer à voile ou à vapeur, en fonction des sujets (bons ou mauvais) à aborder, avec des « majorités de circonstance » dont chacun sait la vénalité à naître et surtout à peaufiner au fur et à mesure des compromissions. Exit la tranquillité qui faisait sa morgue.

« T’as voulu voir Jean-Luc et t’a eu Marine…. ». C’est le jeu mal renégocié des 7 familles.

En tout cas la Marine est en droit d’exiger la Présidence de la commission des finances, tel que prévue par la réforme constitutionnelle de 2008…. Avec possibilité d’avoir accès à tous les comptes (et surtout les mécomptés) des particuliers (particuliers) et des boites, entre autres….

Mes travaux d’analyse entrepris (en réattribuant ce qui appartient à chacun) pour rétablir cette vérité « traficotée », avec la réalité froide et crue des urnes vont permettre, dans le temps de :

-La ventilation des groupistes avec retour dans leurs écuries de base (NUPES et Ensemble, …) pour comparer le dysfonctionnement général de l’élection législative (déjà la plus injuste des élections et surtout la moins représentative de la réalité. Exit la réelle représentativité, les soit-disant représentants du Peuple, ne représentent plus que des partis quand ce n’est pas plus simplement le Pouvoir dans ses différents aspects.

-Écarts cumulées entre les deux « vainqueurs » du 1er tour avec mesure

-Des voix manquantes pour faire le grand chelem de toutes les circonscriptions où le parti était présent et surtout dans les deux premiers (aptes au second tour)

-Des voix manquantes pour être effectivement au second tour

-etc, etc…

Ainsi la NUPES en métropole a marqué un écart de 991 338 voix ( 4,39% des inscrits cumulés dans les circonscriptions où il était en course avec un challenger pour le second tour)

-L’analyse des différents duels avec là encore les écarts cumulés de voix (pour l’ensemble des circonscriptions où le duel existe entre deux partis)

-L’analyse des 15 à 30 circonscriptions où les écarts entre deux duettistes sont les plus petits ‘au regard desdits écarts par rapport aux inscrits des dites 15 à 30 circonscriptions.

-Bien d’autres analyse qui me viendront à l’esprit ou que vous souhaiteriez voir aborder (indiquer vos pistes de recherche)

Ma particularité : je n’analyse pas de façon classique. J’ai de souci de tenter de dénicher la vision différente qui éclaire d’un jour nouveau le regard que l’on peut porter sur la chose publique (puisque telle est la définition de la politique : vie de la cité et à plus forte raison du pays). Si vous recherchez le classicisme ne vous arrêtez pas ici (lieu réservé aux gens qui aiment et recherchent à sortir des sentiers battus. Je n’ai pas de diplôme de statisticien. Je me suis créé celui de « chercheur de vérités »

Mes maîtres mots en matière politique :

· BAN (Blancs + Abstentions + Nuls)

· % par rapport aux inscrits (et non par rapport aux exprimés, qui n’ont plus aucun sens avec des BAN électoraux supérieurs à 50% – 55% pour ces dernières législatives 2022). C’est le seul moyen de mesurer le poids d’une idée politique dans le pays (on devrait élire en un seul tour et à la proportionnelle pour chaque élection).

Alors que pour les spécialistes c’est % par rapport aux exprimés, victoire relative pour parler d’une défaite. Pour moi, un chat est un chat et un lapin historique, un lapin !

En connaître beaucoup plus sur les variétés d’analyse hors normes sur « launedekeg » !

Toutes informations complémentaires en écrivant à guilke2@gmail.com

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Par Christine Deviers-Joncour

J’entendais leurs délires, loin d’imaginer qu’ils iraient jusqu’au bout de leur folie

Je les ai vus, à l’époque, se goberger, s’empiffrer sur le dos du peuple. Je les ai vus, les yeux plus gros que le ventre, piller et se goinfrer. Se donner des lettres de noblesse factices que leur position et leur pouvoir leur conférait. Je les ai vus bomber le torse et de leur petite hauteur, mépriser le peuple en donnant au château de Versailles des fêtes royales pour célébrer dignement l’arrivée au pouvoir du nouveau « monarque ».

Les cortèges de voitures officielles comme autant de carrosses et les garden-parties de ces nouveaux parvenus.

J’ai vu les épouses et leur marmaille jouant à Marie-Antoinette sans vergogne sous les lambris, dont le passe-temps se limitait à organiser des dîners fins entre amis et visiter le ‘Mobilier national’ comme on va chez Ikea. Gratuit ici. Surtout quand on omettait de restituer pièces d’art et meubles d’époque. Je les ai vus et j’ai payé très cher pour avoir été témoin, n’étant pas du sérail…

J’ai vu les caisses noires des ministères exonérées d’impôts, les frais d’intendance éhontés enfler, chauffeurs et gardes du corps à vie et retraites cumulées replètes, retro-commissions sur des marchés d’état, des avions équipés comme des palaces volants, des jets sur le tarmac prêts à décoller au moindre caprice ou quand tsunamis, tremblements de terre et autres catastrophes permettaient d’appeler les hordes de photographes, après être passé en vitesse chez le coiffeur et le couturier branché, pour se faire immortaliser au pied d’un jet avec un sac de riz sur le dos.

J’ai vu des soutes en provenance d’Afrique garnies de billets de banque et des coffres de voitures transformés en caverne d’Ali Baba pour distribution d’argent à grande échelle, des contrats d’État passés aux mains des filous, des comptes bien cachés dans des pays aux lagons bleus, (…). J’ai vu un avion avec une croix rouge sur son flanc porter secours à des populations africaines affamées en leur tirant dessus, et j’ai même vu certains crocodiles bouffer de malheureux témoins encombrants et d’autres tomber des fenêtres, arrêts cardiaques et cancers fulgurants. Un monde aux mains de la Finance Internationale, Bilderberg, Nouvel Ordre Mondial criminel, FMI, GAFAM etc, pour maintenir, verrouiller le système, protéger une élite et asservir les peuples en les abrutissant et en les dépravant en inversant les valeurs ! Nous leur donnons une once de pouvoir et ils perdent tout sens commun.

Et plus on monte dans la hiérarchie, plus ils s’en donnent à cœur joie, perdent le sens des réalités et franchissent allègrement et sans états d’âme l’inacceptable. Et au plus haut niveau de la pyramide ils n’ont plus rien d’humain. Ce sont des monstres.(…) Le pouvoir, aphrodisiaque suprême, les déshumanise ? Et le fric, moteur essentiel à toutes ces dérives… Comment osent-ils se poser en donneurs de leçons, parler de probité, d’intégrité, de franchise, quand se multiplient leurs égarements et que les affaires de corruption et autres méfaits les éclaboussent ? (…)

Soumission

Nous sommes devenus un immense peuple de moutons à tondre, tandis que la démocratie n’existe plus depuis longtemps, et tout dépend maintenant du pouvoir de résistance et de révolte des peuples. La mise en esclavage des populations est passée à la vitesse supérieure avec cette « pandémie covid » en créant la PEUR. Et les grands argentiers de la planète et leurs marionnettes nous font clairement comprendre que seuls comptent leurs profits, que le bien-être des citoyens n’a aucune espèce d’importance. Nous sommes tous sacrifiés sur l’autel des profits. Depuis ces dernières décennies tout fut mis en œuvre pour leurs profits. Et la télévision et les médias aux ordres ont participé à cet abrutissement de masse qui nous a conduits à l’impuissance en nous lavant le cerveau. Je veux pourtant rester optimiste.

Nous sommes à un changement de civilisation.

Il est urgent que tous les citoyens se réveillent et reprennent en main leurs pays, leur souveraineté et éliminent cette vermine financière afin de réinjecter dans les caisses des états pour le bien collectif, les incroyables fortunes détournées par une poignée de mafiosi sans foi ni loi et dangereux. Il faut bien prendre conscience que, quels que soient votre bord politique ou votre conception de la vie, si vous ne faites pas partie de leur élite, vous serez broyés.

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L’évaluation présentée ici se base sur les données de 2021 et répertorie 115 pays

Il est frappant de constater que la corruption est très limitée en Europe du Nord. Ainsi, la France se trouve également à la meilleure extrémité de l’échelle, à la 21e place, tandis que le Soudan du Sud ferme le tableau.

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L’agression.

A mon retour de vacances, début janvier 2010, j’étais devenue aphone. J’avais été contaminée par un virus habituel à Cotonou. C’était très handicapant au quotidien et je consultai mon médecin-traitant à plusieurs reprises. J’en informai ma hiérarchie et plus particulièrement le nouveau COCAC et son adjoint.

J’avais des rapports cordiaux avec la collègue dont je partageais le bureau depuis mon arrivée au sein de l’ambassade, une Béninoise recrutée locale, mariée à un franco-béninois.

Toutefois, en ce début d’année, je relevais une certaine agressivité de sa part, que j’imputais sans y prêter attention à mon impossibilité de communiquer par oral et donc de répondre aux appels téléphoniques.

C’est dans ce contexte que cette collègue me reprocha de ne pas avoir répondu au salut d’un jeune Béninois. Je ne l’avais pas entendu entrer dans notre bureau car j’étais absorbée par la préparation d’un dossier. Elle m’accusait d’avoir manqué de courtoisie. Du coup, ma collègue se murait dans une attitude renfrognée, me considérant désormais avec une certaine hostilité. Je n’y prêtai pas une attention particulière, absorbée par ma charge de travail. Ma collègue évoqua cette situation une semaine plus tard auprès de nos supérieurs, le COCAC et son adjoint, et j’étais alors amenée à donner toutes explications à ces derniers (toujours par écrit à cause de mon aphonie) et à contester le bien-fondé des reproches formulés à mon égard. Je rédigeai un courrier électronique en m’expliquant, m’étonnant de la démarche et du comportement de ma collègue de bureau.

Le lendemain matin, 14 janvier 2010, après que j’eus rejoint mon bureau à l’ambassade, ma collègue me reprocha le contenu de cet email adressé à nos supérieurs. Je répondis alors (toujours par écrit puisque je ne pouvais parler) que je ne l’avais nullement insultée comme elle le prétendait.

C’est dans ces conditions, venant à peine de m’asseoir à mon bureau pour reprendre mon travail que je la vis se lever, contourner son bureau, saisir un cintre accroché à la porte d’entrée avec lequel elle me frappa à la tête tout en m’agrippant par les cheveux. Elle me plaqua alors contre des étagères et chercha à me crever les yeux avec un objet pointu. Pour me défendre, je ne pus que fermer les yeux de toutes mes forces et mordre au hasard. Alors, ma collègue me serra le cou, ce qui entraîna un étouffement. Je commençai à perdre connaissance et je me sentis mourir.

C’est à ce moment que l’étau sur ma gorge se desserra: un homme d’entretien venait d’entrer dans le bureau car il avait entendu un bruit anormal. Il s’y prit à trois fois pour me délivrer.

J’étais par terre, à demi-consciente. En reprenant mes esprits, bien qu’encore dans le vague, je reconnus me regardant, l’ambassadeur, le COCAC et son adjoint. Un gendarme de l’ambassade traversa le bureau en courant et vint à la rescousse pour maîtriser mon agresseur.

Je fus emmenée à un cabinet médical voisin où le médecin établit un certificat de coups et blessures et prit des photos de mes blessures. Il me fut prescrit un premier arrêt de travail de 8 jours, suivi de prolongations (au total je serai arrêtée cinq mois dont deux mois d’hospitalisation en France). Pour sa part, ma collègue déposait plainte au commissariat de Cotonou pour un doigt mordu et un ongle cassé par ma faute pendant l’agression (10). Elle soutenait m’avoir simplement menacée d’un cintre (version radicalement incompatible avec mes blessures).

Et je me suis trouvée confrontée à la situation suivante:

Des représentants de l’ambassade venaient quotidiennement à mon domicile pour évoquer mon renvoi immédiat en France sans autre forme de procès. L’ambiance était tendue : les convocations au commissariat de Cotonou qui m’étaient transmises via l’ambassade me parvenaient soit avec des jours, soit avec des heures de retard, pour aboutir finalement à une transmission de main à main avec l’irruption à mon domicile d’un commissaire de police accompagné d’un homme armé (11).

J’étais toujours dans un état de choc consécutif à l’agression.

Je découvrirai l’explication à tous ces événements plus d’un an après les faits, à la fois et simultanément, par la presse spécialisée et par la défense du ministère des Affaires étrangères devant le tribunal administratif de Paris amené à justifier mon renvoi brutal en France et ma mutation d’office. La Lettre du Continent, une lettre confidentielle spécialisée sur l’Afrique, l’explique en rapportant l’incident en mars 2011 : «  Pour qui ne la connaît pas, l’ambassade de France au Bénin est l’une des plus agréables en Afrique. Idéalement située au bord du littoral, entre brise marine et odeur de brochettes, le bâtiment bordé de jardins est plutôt spacieux au regard de l’intérêt géopolitique de ce pays pour Paris. Mais le 14 janvier 2010, c’est plutôt jour de guérilla à la chancellerie! Retour sur les faits. Dans la matinée, une violente altercation est survenue entre la vice-consule, Madame X, en poste depuis 2008, et une collègue béninoise partageant le même bureau, Madame Y. Hurlements, insultes, claques, coups de cintre sur la tête, étranglement… . Les deux femmes sont séparées par le gendarme de l’ambassade. La diplomate qui affirme avoir été agressée en raison de l’hostilité de sa collègue à son égard, tombe à terre, à demi-inconsciente. Elle obtiendra deux mois d’arrêt de travail en France où elle sera également hospitalisée. Employée sous contrat local, la ressortissante béninoise explique pour sa part avoir été mordue à ma main. Elle portera plainte le lendemain. Mais l’incident a rapidement pris une tournure diplomatique. Car (la ressortissante béninoise) n’est pas n’importe qui : c’est une proche de Marcel de Souza, beau-frère et directeur de campagne de Yayi Boni » (12) , le président du Bénin alors candidat à sa réélection.

Dans un autre numéro, La Lettre du Continent précisera qu’elle « est la mère d’un enfant né d’une relation hors mariage avec Marcel de Souza, actuel ministre du Plan, qui est par ailleurs le beau-frère des présidents béninois, Thomas Boni Yayi, et togolais, Faure Gnassingbé » (13).

Tout le monde savait, sauf moi. Et j’étais pour le ministère « la » responsable de l’agression. Une semaine après les faits, le 21 janvier 2010, une lettre de l’ambassadeur était apportée à mon domicile. « Le 14 janvier dernier au matin, un grave incident est intervenu entre vous-même et un autre agent de cette ambassade. Depuis cette date, cet évènement qui mobilise quotidiennement plusieurs de mes proches collaborateurs et moi-même, a suscité une forte émotion au sein des personnels de cette ambassade, mais aussi des autorités béninoises ». L’ambassadeur précisait qu’une intervention du premier conseiller avait évité, le matin même, que la police ne m’interpelle à mon domicile pour être interrogée. Je fus informée que la décision de mon rappel en France avait été prise. « Il s’agit d’une mesure conservatoire, prise dans votre intérêt et visant à prévenir une mesure d’expulsion du territoire béninois qui pourrait être prise à votre encontre; en revanche, elle ne suspend pas les éventuelles suites judiciaires de cette affaire ». Dès le lendemain, je quittai le Bénin à bord d’un vol Air France, sans être en état de faire moi-même ma valise, en abandonnant tous mes biens, en perdant un an de loyers déjà versés.

Un télégramme diplomatique de l’ambassadeur, daté du 5 février 2010, confirma la proximité de mon agresseur avec le pouvoir béninois et précisait que l’agression avait agité en haut lieu : « Le ministre [de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme] a souligné le fait que cet évènement avait suscité une vive émotion dans différents cercles proches du pouvoir, au regard de la qualité de la personne impliquée [ma collègue] et de son état après l’incident ». Selon le récit qu’en livre l’ambassadeur, le ministre aurait avancé « qu’il convenait de traiter cette affaire avec discrétion, car ni le Bénin ni la France n’avaient à y gagner ».

«Une « discrétion » efficace puisque dans ce même télégramme diplomatique, l’ambassadeur soulignait que « dans un pays où il est facile pour des raisons « alimentaires », de faire paraître des articles de presse, je note qu’aucune information relative à cette affaire n’a été diffusée à ce jour ». Mais c’est à la fin de ce télégramme, dans la partie réservée aux commentaires, que le diplomate fit part de son soulagement… que cette affaire ne soit pas venue polluer une visite de Carla Bruni-Sarkozy au Bénin. « Son départ (de Madame X.), écrit l’ambassadeur, a par ailleurs empêché l’apparition d’un « irritant » dans nos relations bilatérales et la diffusion dans la presse locale d’une version des faits qui nous aurait été défavorable (à quelques jours de la visite au Bénin de la première dame de France)». Le passage de l’ancien mannequin à Cotonou, les 26 et 27 janvier 2010, en tant qu’ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, put donc se dérouler sans encombre (14) »

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J’étais définitivement écartée de mon poste : « l’empêcheuse de tourner en rond » était éliminée. En France, dans les heures suivant mon retour, j’étais admise au service des urgences d’un hôpital.

Au total, les suites de l’agression entraîneront cinq mois d’arrêt dont 43 jours d’hôpital, des années de traitement.

La Direction des Ressources Humaines du ministère des Affaires étrangères me mettra d’emblée en position de coupable :

– sans m’accorder le bénéfice du droit d’être entendue par un conseil de discipline que je réclamai puisqu’il était sous-entendu que j’étais l’agresseur ;

– en me retournant mes factures d’ambulances et autres au motif que c’était à moi de « prouver (que je n’avais pas) initié le combat ou pris une part active » (15) , en niant la gravité des conséquences de l’agression qualifiées de « bénignes », de simples « griffures » qui ne méritaient donc par une procédure de reconnaissance d’accident de service (16) ;

– en s’exonérant de toutes ses obligations légales: pas de déclaration de l’agression au Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), pas de reconnaissance de l’accident de service, pas de protection fonctionnelle, etc.

Depuis, il m’est appliqué avec constance ce que l’on m’explique être « la politique du noeud coulant » au mépris de la loi relative aux droits et obligations des fonctionnaires (17) qui organise leur protection par leur administration (et « accessoirement », au mépris de la protection diplomatique et de la protection consulaire due à tout citoyen français à l’étranger).

Tout cela ne peut que me donner à penser qu’il existe une volonté de mon administration de faire en sorte que cette agression soit non existante (de l’étouffer). La Lettre du Continent, déjà citée, s’en étonnera: « Depuis son retour en France, cette fonctionnaire n’a, curieusement, été entendue par aucune commission de discipline du ministère des Affaires étrangères. Elle n’a pas davantage été sanctionnée ou mise à pied pour faute. Alors ? Son cas, qui a fait l’objet de la préface de l’ouvrage de Franck Renaud « Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France » est sensible » (18) du fait de la condition sociale de l’amant de son agresseur…

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10 – Sa plainte disparaîtra peu après du commissariat de Cotonou

11 – Mon avocat béninois dénoncera les obstructions de l’ambassade par courrier du 19 janvier 2010 adressé au commissaire concerné. Il ne réussira à déposer ma plainte au Bénin qu’un mois et demi plus tard.

12 – La Lettre du Continent, n°608, 24 mars 2011.

13 – La Lettre du Continent, n° 624, 1er décembre 2011

14 – Extrait de « Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France », de Franck Renaud, Nouveau Monde éditions, juin 2011, page 13.

15 – Courrier de la DRH du 8 avril 2010.

16 – Mail de la DRH du 18 février 2010.

17 – Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaire

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Le piège

Un matin de juin 2009, l’adjoint du COCAC m’appela à mon domicile pour me donner l’ordre de me rendre au cabinet du médecin de l’ambassade. Ce dernier m’avait reçue la veille car j’avais été prise d’un accès de fièvre dû au paludisme. Que du très banal au Bénin. J’en fis la remarque mais l’ordre était « un ordre » formel. Le médecin de l’ambassade m’expliqua alors que je ne souffrais pas d’une banale crise de paludisme mais que, à la réflexion, « des parasites étaient en train de détruire mes systèmes lymphatique et sanguin » et que je devais être hospitalisée et rapatriée en France. C’était une question de vie ou de mort. En pleine crise de paludisme, et il était médecin, son avis par nature faisait autorité. Il n’y avait pas lieu dans un tel cas d’aller solliciter un deuxième avis (6). J’acceptai d’être rapatriée sanitaire en France et consultai notamment le service des maladies infectieuses de l’hôpital de ma ville. Trois semaines plus tard, je me retrouvai donc à Paris, dans un bureau du ministère des Affaires étrangères face au médecin de prévention pour lui apporter toutes mes analyses, lesquelles attestaient que je n’avais traversé qu’une crise de paludisme, banale.

Et là, ce fut pour moi la stupéfaction. Le médecin du ministère me déclara sévèrement que l’ambassadeur avait motivé mon rapatriement par « une tentative de suicide ». Or, je n’avais pas de problème : je me trouvais bien au Bénin, je me trouvais bien dans mon activité, je gagnais bien ma vie, je me pacsais le mois suivant; ce que je lui dis… et il me fut répondu: « Madame, je ne suis pas policier. Si je dois croire l’ambassadeur ou vous, je crois l’ambassadeur ». Très vite, je me heurtai à un mur de la DRH du ministère qui refusait de considérer les certificats des médecins rennais, notamment hospitaliers, lesquels m’avaient jugée en parfaite santé. Le ministère faisait état brusquement de problèmes psychiatriques. Je découvris que le médecin de l’ambassade m’avait inventé de faux « antécédents psychiatriques » datés de ma prise de fonctions un an plus tôt… Je commençais alors à entrevoir les pièces d’un puzzle. Plus tard, je découvrirai des documents écrits par l’ambassadeur me discréditant de façon grossière. Ainsi, mes vacances méritées de l’été 2009 tournèrent à la course aux avocats. Malheureusement, je ne pris pas garde à une réflexion (qui s’avèrera prémonitoire) du médecin de prévention qui me dit: « si vous retournez à Cotonou, vous allez vous faire tuer ». Des amis s’alarmaient pourtant aussi… Septembre 2009, après ou grâce à, la saisine en référé du tribunal administratif de Paris, je rentrai à Cotonou au plus vite. Il y avait eu un changement majeur dans l’organigramme de l’ambassade : le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle tant humilié publiquement par l’ambassadeur avait été remplacé. La personnalité du nouveau conseiller était à l’opposé de celle de son prédécesseur. De délétère, l’ambiance dans le service devint violente. Le nouveau COCAC ne formulait à mon encontre que des observations infondées, me reprochant ainsi l’octroi d’une bourse de stage sans autorisation alors que celle-ci avait bien été donnée, etc. Mon travail était continuellement dénigré par ma nouvelle hiérarchie, de même que mon attitude. Ainsi, le nouveau conseiller me reprocha ma présence à une conférence – alors que j’y avais été invitée à titre personnel par ses organisateurs – avec une violence telle que, de France, mes avocats jugèrent nécessaire d’intervenir sous la forme d’échanges de recommandés pour en garder la trace avec communication à la DRH du ministère, laquelle était prise à témoin par ma nouvelle hiérarchie. De facto, ma nouvelle hiérarchie me retirait mes tâches et les moyens nécessaires à l’accomplissement de mes missions, me cantonnant à des tâches subalternes, sans lien avec les fonctions que j’exerçais initialement pour lesquelles j’avais été missionnée et reconnue compétente.

Les dossiers fantômes

Clairement, j’étais sanctionnée et mise à l’écart du service. Les dossiers dont je devais assurer la mise en œuvre et le suivi étaient désormais confiés à une employée béninoise de recrutement local. Ces dossiers étaient à l’évidence des « dossiers fantômes » : ils n’étaient plus signés par leurs « bénéficiaires », ils ne comportaient aucun des justificatifs nécessaires aux dossiers d’invitations, de missions, aucun contact, etc. Je ne réussis à identifier que deux bénéficiaires non fantômes. Ceux-là apparaissaient également sous une forme codée pour que les crédits soient consommés deux fois pour un même stage. Il s’agissait tout simplement de créations de dépenses fictives (7) apparemment de façon systématique. Les bases de données que j’avais mises en place à mon arrivée le démontraient sans ambiguïté.

Parallèlement, les menaces à mon égard se faisaient plus précises.

Cotonou, bien que capitale économique du Bénin, garde des caractéristiques de village. Au sein d’une communauté donnée, tout le monde se connaît. En l’espace d’une semaine, une dizaine de personnes vinrent me rapporter un projet qui se tramait contre moi à l’ambassade, avec toujours la même expression peu courante de «viol commandité ». Le raisonnement était simple : puisque l’ambassade(ur) n’avait pas réussi à m’écarter de mon poste, eh bien, « on allait (me) dégoûter du pays» . Je prévins mes avocats français par mail de ces menaces (identité d’au moins une des personnes ayant tenu ces propos, les circonstances, coordonnées de deux des personnes m’ayant mise en garde)8. Il y eut deux tentatives d’intrusion nocturne à mon domicile. L’inquiétude était telle parmi mes amis béninois qu’ils se relayaient pour me raccompagner le soir.

Novembre et décembre se passèrent, toujours dans une atmosphère tendue. Les violences verbales et écrites du nouveau COCAC étaient quotidiennes.

A Paris, mon syndicat découvrait a posteriori dans mon dossier administratif un tableau sans appel que l’ambassadeur avait dressé de moi. Quatre mois après ma prise de fonctions, le 10 novembre 2008, il avait signé un télégramme diplomatique pour signaler à la DRH que « depuis (mon) arrivée en poste en juillet dernier, (j’avais) fait montre de sérieux problèmes d’adaptation aux conditions de vie dans un pays en voie de développement ». L’ambassadeur ajoutait que « si (ma) façon de servir … n’appelle pas de commentaires particuliers par sa hiérarchie directe, mes collaborateurs sont souvent sollicités pour lui apporter écoute et assistance, car elle semble vivre les tracas de la vie quotidienne comme une succession de persécutions ». Je saisis alors mes avocats, expliquant que les deux fois où j’avais demandé une intervention, elle avait été justifiée9. Mais le télégramme diplomatique (comportant également des considérations d’ordre médical) figurait désormais dans mon dossier administratif au ministère. J’en demandai le retrait devant la justice administrative.

6 – Coïncidence ? Mon médecin-traitant au Bénin venait de rentrer en France pour ses vacances

7 – Mail à mon correspondant PRISME en administration centrale du 14 décembre 2009 (PRISME est un logiciel de gestion interne au ministère

8 – Mail précité du 18 octobre 2009.

9 – Cf. note 4.

à SUIVRE

Tout le témoignage :

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Lanceur d’alerte au ministère des Affaires étrangères

« Si tu ne parles pas, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, dis et meurs », cette citation d’un poète algérien (1) trouve à s’appliquer à la situation professionnelle à laquelle je suis confrontée.

Mourir ne fait a priori pas partie de mes intentions, mais je me bats depuis 2010 pour faire reconnaître ce que je vis comme une profonde injustice. Pour cette raison, j’ai décidé de témoigner. Je considère être triplement victime de mon administration: d’une part, d’une tentative d’assassinat en janvier 2010 commise par une employée locale dans les locaux de l’ambassade de France au Bénin; d’autre part d’un harcèlement moral de la part de ma hiérarchie d’alors; et enfin, de l’acharnement de mon administration depuis, à m’appliquer « la politique du nœud coulant ».

En 2000, j’ai intégré le ministère des Affaires étrangères par concours externe. Deuxième au classement sur plus de 2000 candidats, mais c’était sans compter sur l’attitude de la Direction des Ressources Humaines (DRH) de ce ministère qui, lorsque je fus en situation de postuler sur un poste à l’étranger, me fit savoir que j’avais « intégré le ministère trop âgée (39 ans), et qu’en outre, (j’étais) une femme, et les femmes, on n’en veut pas dans tous les postes ». J’eus beau mettre en avant mes compétences: une licence d’anglais, un bon niveau d’espagnol, des années de japonais… Rien n’y fit, ni même l’intervention de ma hiérarchie d’alors qui m’avait inscrite de sa propre autorité à la préparation du diplôme professionnel interne, le Brevet d’Administration Consulaire Appliquée (BACA), considéré comme le B.A.-BA de tout agent du ministère des Affaires étrangères, préparation dont je fus radiée par la DRH dès qu’elle eut connaissance de ma présence aux cours. Dans les années qui suivirent, je me heurtai à la même obstruction. Ce n’est qu’en 2006 que, sous la pression d’un syndicat, la DRH me proposa un marché : si j’acceptais de prendre un poste d’adjoint de chef de bureau, vacant depuis plus de trois mois pour cause de chef de bureau « difficile », et si je « tenais » 18 mois, alors j’obtiendrais le sésame pour partir en poste à l’étranger (sésame que tous mes camarades de promotion, plus jeunes, avaient eu depuis bien longtemps).

1 – Tahar Djaout

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En 2008, j’obtins donc mon premier poste à l’étranger. A l’été, je partis pour Cotonou, la capitale économique du Bénin, affectée au Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France. Je m’occupais des boursiers béninois envoyés en France pour des stages ou des formations, des missions de Français effectuées au Bénin, des invitations de Béninois en France, de l’organisation de concours, d’examens. Je découvrais un service tenu au fil de l’eau, où des placards dégorgeaient littéralement de dossiers en vrac, parfois en double ou triple exemplaire. Je détectais des « anomalies » : des bourses d’études attribuées depuis 6 ou 7 ans sans justificatif quand le maximum était fixé à 3 ans pour une thèse. J’accumulais les heures de travail et j’entrais par dizaines des dossiers dans des bases de données, j’organisais des concours, je recevais des étudiants en partance… Depuis que j’avais rejoint le ministère des Affaires étrangères, après une première vie professionnelle chez France Telecom, les appréciations de ma hiérarchie étaient élogieuses: « elle a toute la confiance de son supérieur hiérarchique qui apprécie la qualité de son travail ». Ce dernier soulignait « une compétence remarquable et un dévouement exceptionnel » ainsi que des « qualités relationnelles appréciées ». J’étais « un excellent agent qui a un fort potentiel dans de nombreux domaines » avait estimé mon dernier supérieur avant que je ne quitte la France pour le Bénin (2). L’évaluation du Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle (COCAC) à la tête du SCAC de l’ambassade, en mai 2009, était de même nature.

Il écrivit ainsi de moi : « elle s’est rapidement et fortement investie dans ses nouvelles fonctions à la tête du bureau des bourses, missions, invitations, ainsi que des concours et examens. Elle marque constamment son souci d’améliorer les outils pour plus de transparence et d’efficacité. Elle inscrit également son action dans le souci de faire des bourses, missions et invitations et concours et examens un instrument performant au service de notre politique culturelle et de promotion de l’enseignement supérieur tant français qu’africain ».(3)

Je ne tardai pas à percevoir une ambiance générale au sein de l’ambassade étrangement délétère. A deux reprises, au cours de l’année, le COCAC me demanda de témoigner par écrit des scènes de menaces dont j’avais été témoin dans le cadre professionnel. Il semblait inquiet. Chacun pouvait constater la politique d’humiliations publiques que l’ambassadeur menait à son égard. Ainsi, privé de sa voiture de fonction, il n’avait comme ressource pour se rendre à des manifestions officielles et représenter la France que le recours à l’estafette de l’ambassade ou à un mototaxi local. Moi-même, je me trouvais confrontée à une violence qui ne disait pas son nom. Des menaces répétées (4), des rumeurs relevant de la calomnie (5). Elles émanaient de la hiérarchie de l’ambassade. Mes collègues du service étaient d’accord pour considérer qu’elles étaient liées à la personne du conseiller qui était ainsi visé. La première année au Bénin se passa ainsi, caractérisée par un énorme investissement dans mon travail. Et puis, il y eut un évènement que je qualifie de piège tendu par l’ambassade. J’y tombai à pieds joints.

2 – Compte-rendu de l’entretien professionnel 2008, ministère des Affaires étrangères, 16 juin 2008.

3 – Compte-rendu de l’entretien professionnel 2009, ministère des Affaires étrangères, 13 mai 2009.

4 – Pour m’être occupée d’un boursier accidenté (août 2008), pour avoir signalé les menaces de représailles physiques du compagnon d’une contractuelle, proche de l’ambassadeur, qui m’avait escroquée (octobre 2008. Plainte en France), pour avoir refusé de payer un policier et un tiers à l’occasion d’un banal racket de rue devant témoins (octobre 2008, rapport de mon assurance)…

5 – Je cite le médecin de prévention du ministère : « des rumeurs circulent notamment sur des épisodes d’alcoolisation et de prises de benzodiazépines intempestives », sa note du 1er juillet 2009 à l’attention du psychiatre mandaté pour le ministère suite ma supposée tentative de suicide évoquée plus loin. Il y aura aussi les accusations par l’ambassadeur « d’espionnage au bénéfice de la Présidence de la République béninoise (mails de septembre 2009 à mon syndicat et mes avocats). Un interprète du président béninois, «d’ami » avant l’été 2009 était devenu mon « amant » (mail du 18 octobre 2009 à mes avocats)…

A suivre

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Il y a quelques années Vincent Jauvert avait écrit « La face cachée du Quai d’Orsay »

On pouvait lire !

Petits trafics

On apprend ainsi que l’ambassadeur de France à Madrid, Bruno Delaye, est soupçonné d’avoir loué à de grandes sociétés les somptueuses salles de réception de sa résidence pour 90 000 € versés sur son compte bancaire personnel. Il a fait l’objet d’une enquête mais n’a écopé que d’un blâme, et a été vu dans des voyages officiels avec François Hollande. Le représentant au Luxembourg et son épouse, M. et Mme Terral ont eux déclaré deux fois plus d’invités présents aux réceptions à l’ambassade, donc obtenus deux fois plus de remboursements forfaitaires. Ils ont reconnu « des maladresses ». Mais comme la retraite approchait, l’ambassadeur a été déplacé à Paris.

Présumé pédophilie muté

Plus grave, un diplomate français en poste à New York suspecté de pédophilie qui a réussi à quitter précipitamment les USA en 2011 a été recasé au… service internet du Quai d’Orsay à Paris avant d’être exfiltré. « Tout cela reste en interne pour ne pas affecter l’image de la France », se désole un interlocuteur de l’auteur qui reconnaît qu’en matière de pédophilie pourtant, « le Quai « a mis fin à l’omerta qui régnait jusqu’aux années 2000 ».

Sur l’argent, l’enquête lève enfin quelques tabous. Ambassadeurs et consuls sont mieux payés que les ministres, les salaires fluctuant de 9 000 € à 24 000 pour le Yémen. Mais au moins, ceux-là travaillent. Car on apprend que le ministère comptait en 2008 « 238 ambassadeurs sur étagère ». Rémunérés mais sans affectation après avoir exercé dans tel ou tel pays. Beaucoup ont dépassé 55 ans. Pour désengorger cet effectif le quai d’Orsay a signé des chèques de pré-retraite de 80 000 à 100 000 euros !

Les nominations, par l’Élysée ou en interne, restent d’une grande opacité. Qui devient diplomate ? Des énarques, des lauréats de concours mais aussi une litanie de proches du pouvoir d’anciens conseillers de cabinets ministériels, de parlementaires, de copains de promotion ENA à recaser. Très pratiques pour cela : les ambassades thématiques comme celle « des relations avec la société civile », de « l’audiovisuel extérieur » ou de « l’Antarctique ».

Machisme et lobby gay

Enfin, l’enquête confirme la réputation qui colle aux Affaires Étrangères d’être un ministère divisé entre mâles machistes et lobby… gay.

Les premiers surnommaient jusqu’en 2012 une ambassade d’Asie la cage aux folles et déploraient la promotion de « jeunes femmes inexpérimentées au nom de la parité ». Pourtant, au palmarès des dérives et du machisme, le diplomate est dominé par… l’épouse de diplomates si on en croit le livre. « Comportement tyrannique avec le personnel », dépenses de prestige, harcèlement de conseillères qui déplaisent : la direction scrute autant le comportement de l’Ambassadeur que celui de sa ou son conjoint (les coming out se multiplient). Laurent Fabius a dû nommer un médiateur chargé de déminer les conflits. Après tout, c’est le boulot de ce ministère.

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Le ci devant Darmanin contribue à une vaste pantalonnade qui fait de notre pays une risée mondiale. Il se réfugie dans des propos visant à taire ce que notre France est devenue : un pays où la racaille a un boulevard qui ne cesse de s’agrandir. J’ai eu l’honneur en tant que Policier de servir mon pays jusqu’à ma retraite. Aujourd’hui, je vous le dis clairement, je démissionnerai plutôt que de contribuer à ce qu’il est devenu.

Les policiers ne se reconnaissent plus dans une institution qui n’a de cesse que les dénigrer et les rabaisser.

Monsieur, aujourd’hui, vous n’avez plus à faire à des baïonnettes obéissantes mais à des femmes et des hommes capables de discernement : les générations de collègues qui ont déjà quelques années, voire décennies de service.

Vous vous voyez obligés de baisser considérablement le niveau de recrutement pour pallier ces errements car vous ne pouvez plus attirer des jeunes qui ont la moindre once de discernement.

Votre police est devenue à l’image de la société où l’esprit de corps et la cohésion ne sont plus de mise. J’étaye cette affirmation par un fait dont j’ai pu être le témoin il y a peu.

Arrêté à un feu rouge, je me suis retrouvé à côté d’une TV équipée à 0+2 : si vous n’arrivez pas à traduire, donnez vous la peine de franchir les portes d’un Commissariat où le Chef de Poste se fera un plaisir de vous expliquer ce qui pourrait vous sembler des hiéroglyphes.

Ces deux « fonctionnaires », et j’emploie le terme approprié, avait chacun leur smartphone en main et s’escrimaient sur leur écran respectif. Si j’avais eu la moindre velléité de m’en prendre à eux, ils passaient de vie à trépas sans même avoir eu le temps de lever le nez de leur écran.

Un jour, les policiers feront valoir leur droit de retrait, ils en ont le droit, il ne s’agit nullement d’un mouvement de grève.

Il serait temps que vous battiez votre coulpe et teniez enfin des discours dignes de vos fonctions. Vous êtes largement rémunérés grâce aux subventions des contribuables.

Monsieur Darmanin, je viens de voir à l’instant votre intervention pitoyable et pathétique lors du 20h00 de TF1, vous avez de nouveau noyé le poisson en tentant de dissimuler la réalité des chiffres.

Je vais partie d’une génération qui a eu notamment pour Ministre de l’intérieur Monsieur Joxe. J’ai le courage de dire que je ne suis pas culturellement de gauche et que je ne me reconnais nullement dans les extrêmes. Force est de constater qu’à ce jour, il est le seul au travers de son plan de modernisation de la Police à avoir concrètement agi pour notre corporation.

Il est grand tant que toutes les vérités soient exposées, vous n’en sortirez que grandi. Acceptez vous de relever le défi ? N’oubliez pas que lorsque les quinquas et les quadras de la Police seront partis, certains en ayant choisi une reconversion, les vrais « flics » ne seront plus légion.

Frank Baudry

Commandant de Police à l’Emploi Fonctionnel

Chevalier de l’Ordre National du Mérite

FREE ASSANGE

Publié: 28 mai 2022 dans Informations générales

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Aviseur International

Ils sont soupçonnés d’avoir gonflé artificiellement les chiffres de leurs saisies, en pactisant secrètement avec un trafiquant: six anciens responsables douaniers sont jugés à partir de lundi pour répondre d’un scandale révélé par la découverte d’un trafic de café contrefait.

L’affaire fait resurgir une problématique qui a plusieurs fois ébranlé les douanes ou la police antidrogue ces dernières années: la gestion de certains informateurs.

Elle amène sur le banc des prévenus Jean Paul Garcia, l’ex-patron de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et cinq de ses subordonnés dont l’énarque caviardeur Erwan Guilmin, Pascal Schmidt, le chef de la DOD au Havre et l’ancien directeur de la DOD, Vincent Sauvalère , deux indics et un entrepreneur du Havre.

Les douaniers en cause « ont enfreint la loi dans l’unique but de réaliser des saisies avantageuses pour l’image médiatique de la DNRED mais sans aucun résultat concret sur…

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Et si on soumettait nos élus au dépistage anti drogue: tous nos élus avec un grand É sans exception ?

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Le #McKinseyGate fait actuellement scandale, et révèle aussi bien l’impuissance des fonctionnaires à être à la manœuvre que la facilité avec laquelle le gouvernement délègue la gestion publique moyennant des sommes faramineuses.

Au micro de Radio Courtoisie (Ligne Droite, 21 mars 2022), le magistrat Charles Prats explique le rôle très important des consultants de McKinsey dans la création d’En Marche : les membres de ce cabinet sont à la fois à l’origine de la Macronie, et dans sa mise en œuvre.

Ce qui pose problème, c’est cette interconnexion, la perméabilité de ce cabinet avec la Macronie.

Cela dit, c’est aussi le cas de Valérie Pécresse : Alexandra Dublanche, sa chef de cellule riposte, est une ancienne de McKinsey, tout comme son directeur de programme, Frédéric Lemoine.

Idem pour Laurent Fabius : le président du Conseil constitutionnel a validé la constitutionnalité du pass sanitaire et vacinal élaboré par… son fils, Victor Fabius, directeur de McKinsey.

Matthieu Aron, auteur de Les infiltrés, comment les cabinets de conseil ont pris le contrôle sur l’Etat, tient le même discours et relaie l’analyse d’Alain Minc :

« Emmanuel Macron ? C’est l’idole des consultants ! Tout simplement parce qu’il est comme eux. Au ministère de l’Economie, il les fait déjà rêver. Il s’habille comme eux, il pense comme eux, il connait leurs codes, les fondements de leurs métiers… ».

Source et plus

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Aviseur International

C’est un service à compétence nationale rattaché à la Direction générale des douanes et droits indirects qui est chargée de mettre en œuvre, sur l’ensemble du territoire, la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la délinquance douanière organisée.

Service de constatation douanière de premier plan visant le haut spectre, la DNRED est également un service de renseignement du premier cercle.

Elle constitue à cet égard une direction originale, forte de sa double culture, dotée de pouvoirs et de moyens d’actions puissants et variés, intervenant dans plusieurs cadres légaux, en constante évolution. Elle doit faire preuve, à ce titre, d’une capacité d’adaptation permanente pour relever les nombreux défis juridiques soulevés à la fois par ses activités opérationnelles classiques de service douanier et son rôle de service du renseignement.

Le droit douanier a connu de fortes évolutions au cours des dernières années marquées par l’élargissement des pouvoirs d’enquête…

Voir l’article original 697 mots de plus

Le Monde nous informe que de 1956 à 1962, la France a ordonné à ses services secrets d’assassiner des citoyens français

C’était un tabou. Si notre démocratie s’accordait, en secret, le droit de recourir à l’assassinat ciblé contre des ennemis étrangers, une pratique reconnue par l’ancien président de la République François Hollande, la France s’interdisait, en théorie, de tuer ses propres ressortissants. Une règle avancée officieusement par les autorités politiques et du renseignement depuis l’après-guerre. Un ouvrage fouillé à paraître, Les Tueurs de la République (Fayard), de Vincent Nouzille, dans son édition augmentée, livre des documents inédits qui viennent contredire cette affirmation. Extraits du fonds d’archives personnelles de Jacques Foccart, homme de confiance du général de Gaulle, chargé de suivre les services secrets et les affaires africaines, ils lèvent un voile inédit sur des projets d’élimination de Français mais aussi d’Européens et de dignitaires étrangers.

Selon ces nouvelles pièces, au cœur de l’été 1958, dans le plus grand secret d’un pouvoir gaulliste tout juste revenu aux affaires grâce au putsch d’Alger du 13 mai, Jacques Foccart a coordonné, sous les ordres du général, un programme d’opérations clandestines sur fond de conflit algérien. Menaces, attentats, sabotages mais aussi assassinats figurent parmi les moyens employés. Le service action du Sdece (service de documentation extérieure et de contre-espionnage, devenu DGSE) était chargé de mener ces missions. Constantin Melnik, conseiller du premier ministre chargé des affaires de renseignement de 1959 à 1962, chiffrait le nombre d’assassinats à 140 pour la seule année 1960, sans pour autant fournir de détails.

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Écoutez François Korber, invité d’André Bercoff (Sud Radio)

Comportement honteux du Maubeugeois Eric Dupont Moretti, bien silencieux dans cette affaire!

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DOUANE Française – DNRED

C’est France Culture qui est revenu ce 23 mars 2022 sur NS 55, le matricule de l’agent infiltré Marc Fievet, dont le dossier est classé ‘SECRET DÉFENSE

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On se demande si ces gens-là ont une éthique, s’ils sont au service de l’État et du plus grand nombre ou s’ils sont à leur propre service pour faire du fric. Ce sont des mafieux institutionnels, mais ce sont des mafieux : tous les coups fourrés sont permis.

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BULLETIN DE DOCUMENTATION N°27

LA SITUATION MILITAIRE EN UKRAINE

Jacques Baud (Suisse)

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EXTRAIT

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PREMIÈRE PARTIE : EN ROUTE VERS LA GUERRE

Pendant des années, du Mali à l’Afghanistan, j’ai travaillé pour la paix et ai risqué ma vie pour elle. Il ne s’agit donc pas de justifier la guerre, mais de comprendre ce qui nous y a conduit. Je constate que les « experts » qui se relaient sur les plateaux de télévision analysent la situation à partir d’informations douteuses, le plus souvent des hypothèses érigées en faits, et dès lors on ne parvient plus à comprendre ce qui se passe. C’est comme ça que l’on crée des paniques. Le problème n’est pas tant de savoir qui a raison dans ce conflit, mais de s’interroger sur la manière dont nos dirigeants prennent leurs décisions. Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’«indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’«auto-détermination » ou d’«autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine. En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk. A ce stade, trop rigides et engoncés dans une approche doctrinaire de l’art opératif, les états-majors ukrainiens, subissent l’ennemi sans parvenir s’imposer. L’examen du déroulement des combats en 2014-2016 dans le Donbass montre que l’état-major ukrainien a systématiquement et mécaniquement appliqué les mêmes schémas opératifs. Or, la guerre menée par les autonomistes est alors très proche de ce que l’on observe dans le Sahel : des opérations très mobiles menées avec des moyens légers. Avec une approche plus flexible et moins doctrinaire, les rebelles ont su exploiter l’inertie des forces ukrainienne pour les « piéger » de manière répétée. En 2014, je suis à l’OTAN, responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter des livraisons d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations que nous recevons viennent alors pratiquement toutes des services de renseignement polonais et ne « collent pas » avec les informations en provenance de l’OSCE : en dépit d’allégations assez grossières, on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie. Les rebelles sont armés grâce aux défections d’unités ukrainiennes russophones qui passent du côté rebelle. Au fur et à mesure des échecs ukrainiens, les bataillons de chars, d’artillerie ou anti-aériens au complet viennent grossir les rangs des autonomistes. C’est ce qui pousse les Ukrainiens à s’engager dans les Accords de Minsk. Mais, juste après avoir signé les Accords de Minsk 1, le président ukrainien Petro Porochenko lance une vaste opération antiterroriste (ATO/Антитерористична операція) contre le Donbass. Bis repetita placent : mal conseillés par des officiers de l’OTAN, les Ukrainiens subissent une cuisante défaite à Debaltsevo qui les oblige à s’engager dans les Accords de Minsk 2…Il est essentiel de rappeler ici que les Accords de Minsk 1 (septembre 2014) et Minsk 2 (février 2015), ne prévoyaient ni la séparation, ni l’indépendance des Républiques, mais leur autonomie dans le cadre de l’Ukraine. Ceux qui ont lu les Accords (ils sont très, très, très peu nombreux) constateront qu’il est écrit en toutes lettres que le statut des républiques devait être négocié entre Kiev et les représentants des républiques, pour une solution interne à l’Ukraine. C’est pourquoi depuis 2014, la Russie a systématiquement demandé leur application tout en refusant d’être partie aux négociations, car il s’agissait d’une affaire intérieure à l’Ukraine. De l’autre côté, les Occidentaux – France en tête – ont systématiquement tenté de substituer aux Accords de Minsk le « format Normandie », qui mettait face à face Russes et Ukrainiens. Or, rappelons-le, il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23-24 février 2022. D’ailleurs, les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass. Ainsi, la carte des services de renseignements américains publiée par le Washington Post le 3 décembre 2021 ne montre pas de troupes russes dans le Donbass. En octobre 2015, Vasyl Hrytsak, directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU), confessait que l’on avait seulement observé 56 combattants russes dans le Donbass. C’était un même comparable à celui des Suisses allaient combattre en Bosnie durant les week-ends,dans les années 1990, ou des Français qui vont combattre en Ukraine aujourd’hui. L’armée ukrainienne est alors dans un état déplorable. En octobre 2018, après quatre ans de guerre, le procureur militaire ukrainien en chef Anatoly Matios déclarait que l’Ukraine avait perdu 2 700 hommes dans le Donbass : 891 de maladies, 318 d’accidents de la route, 177 d’autres accidents, 175 d’empoisonnements (alcool, drogue), 172 suite à desmanipulations imprudentes d’armes, 101 d’infractions aux règles de sécurité, 228 de meurtres et 615 de suicides. En fait, l’armée est minée par la corruption de ses cadres et ne jouit plus du soutien de la population. Selon un rapport du ministère de l’Intérieur britannique, lors du rappel des réservistes de mars-avril 2014, 70 % ne se sont pas présentés à la première session, 80 % à la deuxième, 90 % à la troisième et 95 % à la quatrième. En octobre/novembre 2017, 70 % des appelés ne se sont pas présentés lors de la campagne de rappel « Automne 2017». Ceci sans compter les suicides et les désertions (souvent au profit des autonomistes) qui atteignent jusqu’à 30 % des effectifs dans la zone de l’ATO. Les jeunes Ukrainiens refusent d’aller combattre dans le Donbass et préfèrent l’émigration, ce qui explique aussi, partiellement au moins, le déficit démographique du pays. Le ministère de la Défense ukrainien s’adresse alors à l’OTAN pour l’aider à rendre ses forces armées plus « attractives ». Ayant déjà travaillé à des projets similaires dans le cadre des Nations Unies, j’ai été sollicité par l’OTAN pour participer à un programme destiné à restaurer l’image des forces armées ukrainiennes. Mais c’est un processus de longue haleine et les Ukrainiens veulent aller vite. Ainsi, pour compenser le manque de soldats, le gouvernement ukrainien recourt alors à des milices paramilitaires. Elles sont essentiellement composées de mercenaires étrangers, souvent militants d’extrême-droite. En 2020, elles constituent environ 40% des forces ukrainiennes et comptent environ 102 000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la France. On y trouve plus de 19 nationalités – dont des Suisses.Les pays occidentaux ont donc clairement créé et soutenu desmilices d’extrême droite ukrainiennes. En octobre 2021, le Jerusalem Post sonnait l’alarme en dénonçant le projet Centuria. Ces milices opèrent dans le Donbass depuis 2014, avec le soutien des Occidentaux. Même si on peut discuter le terme « nazi », il n’en demeure pas moins que ces milices sont violentes, véhiculent une idéologie nauséabonde et sont virulemment antisémites. Leur antisémitisme est plus culturel que politique, c’est pourquoi le qualificatif « nazi » n’est pas vraiment adapté. Leur haine du juif vient des grandes famines des années 1920-1930 en Ukraine, résultant de la confiscation des récoltes par Staline afin de financer la modernisation de l’Armée Rouge. Or, ce génocide – connu en Ukraine sous le nom d’Holodomor – a été perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB) dont les échelons supérieurs de conduite étaient principalement composés de juifs. C’est pourquoi, aujourd’hui, les extrémistes ukrainiens demandent à Israël de s’excuser pour les crimes du communisme, comme le relève le Jerusalem Post. On est donc bien loin d’une «réécriture de l’Histoire» par Vladimir Poutine. Ces milices, issues des groupes d’extrême-droite qui ont animé la révolution de l’ Euromaïdan en 2014, sont composées d’individus fanatisés et brutaux. La plus connue d’entre elles est le régiment Azov, dont l’emblème rappelle celui de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, qui fait l’objet d’une véritable vénération en Ukraine, pour avoir libéré Kharkov des Soviétiques en 1943, avant de perpétrer le massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, en France. Parmi les figures célèbres du régiment Azov, on trouvait l’opposant Roman Protassevitch, arrêté en 2021 par les autorités biélorusses à la suite de l’affaire du vol RyanAir FR4978. Le 23 mai 2021, on évoque le détournement délibéré d’un avion de ligne par un MiG-29 – avec l’accord de Poutine, bien évidemment – pour arrêter Protassevitch, bien que les informations alors disponibles ne confirment absolument pas ce scénario.

Mais il faut alors montrer que le président Loukachenko est un voyou et Protassevitch un « journaliste » épris de démocratie. Pourtant, une enquête assez édifiante produite par une ONG américaine en 2020, mettait en évidence les activités militantes d’extrême-droite de Protassevitch. Le complotisme occidental se met alors en marche et des médias peu scrupuleux« toilettent » sa biographie. Finalement, en janvier 2022, le rapport de l’ OACI est publié et montre que malgré quelques erreurs de procédure, le Bélarus a agi conformément aux règles en vigueur et que le MiG-29 a décollé 15 minutes après que le pilote de RyanAir a décidé d’aller atterrir à Minsk. Donc pas de complot bélarus et encore moins avec Poutine.

Ah !… Encore un détail : Protassevitch, cruellement torturé par la police bélarusse, est aujourd’hui libre. Ceux qui voudraient correspondre avec lui, peuvent aller sur son compte Twitter. La qualification de « nazi » ou « néo-nazi » donnée aux paramilitaires ukrainiens est considérée comme de la propagande russe. Peut-être ; mais ce n’est pas l’avis du Times of Israel, du Centre Simon Wiesenthal ou du Centre de Lutte contre le Terrorisme de l’académie de West Point. Mais cela reste discutable, car, en 2014, le magazine Newsweek semblait plutôt les associer à… l’État Islamique. Au choix ! Donc, l’Occident soutient et continue d’armer des milices qui se sont rendues coupables de nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2014: viols, torture et massacres. Mais alors que le gouvernement suisse a été très prompt à prendre des sanctions contre la Russie, il n’en n’a adopté aucune contre l’Ukraine qui massacre sa propre population depuis 2014. En fait, ceux qui défendent les droits de l’homme en Ukraine ont depuis longtemps condamné les agissements de ces groupes, mais n’ont pas été suivis par nos gouvernements. Car, en réalité, on ne cherche pas à aider l’Ukraine, mais à combattre la Russie. L’intégration de ces forces paramilitaires dans la Garde Nationale ne s’est pas du tout accompagnée d’une « dénazification », comme certains le prétendent.

DEUXIÈME PARTIE : LA GUERRE

Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk. A ce stade, trop rigides et engoncés dans une approche doctrinaire de l’art opératif, les états-majors ukrainiens, subissent l’ennemi sans parvenir s’imposer. L’examen du déroulement des combats en 2014-2016 dans le Donbass montre que l’état-major ukrainien a systématiquement et mécaniquement appliqué les mêmes schémas opératifs. Or, la guerre menée par les autonomistes est alors très proche de ce que l’on observe dans le Sahel : des opérations très mobiles menées avec des moyens légers. Avec une approche plus flexible et moins doctrinaire, les rebelles ont su exploiter l’inertie des forces ukrainienne pour les « piéger » de manière répétée. En 2014, je suis à l’OTAN, responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter des livraisons d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations que nous recevons viennent alors pratiquement toutes des services de renseignement polonais et ne « collent pas » avec les informations en provenance de l’OSCE : en dépit d’allégations assez grossières, on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie. Les rebelles sont armés grâce aux défections d’unités ukrainiennes russophones qui passent du côté rebelle. Au fur et à mesure des échecs ukrainiens, les bataillons de chars, d’artillerie ou anti-aériens au complet viennent grossir les rangs des autonomistes. C’est ce qui pousse les Ukrainiens à s’engager dans les Accords de Minsk. Mais, juste après avoir signé les Accords de Minsk 1, le président ukrainien Petro Porochenko lance une vaste opération antiterroriste (ATO/Антитерористична операція) contre le Donbass. Bis repetita placent : mal conseillés par des officiers de l’OTAN, les Ukrainiens subissent une cuisante défaite à Debaltsevo qui les oblige à s’engager dans les Accords de Minsk 2…Il est essentiel de rappeler ici que les Accords de Minsk 1 (septembre 2014) et Minsk 2 (février 2015), ne prévoyaient ni la séparation, ni l’indépendance des Républiques, mais leur autonomie dans le cadre de l’Ukraine. Ceux qui ont lu les Accords (ils sont très, très, très peu nombreux) constateront qu’il est écrit en toutes lettres que le statut des républiques devait être négocié entre Kiev et les représentants des républiques, pour une solution interne à l’Ukraine. C’est pourquoi depuis 2014, la Russie a systématiquement demandé leur application tout en refusant d’être partie aux négociations, car il s’agissait d’une affaire intérieure à l’Ukraine. De l’autre côté, les Occidentaux – France en tête – ont systématiquement tenté de substituer aux Accords de Minsk le « format Normandie », qui mettait face à face Russes et Ukrainiens. Or, rappelons-le, il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23-24 février 2022. D’ailleurs, les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass. Ainsi, la carte des services de renseignements américains publiée par le Washington Post le 3 décembre 2021 ne montre pas de troupes russes dans le Donbass. En octobre 2015, Vasyl Hrytsak, directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU), confessait que l’on avait seulement observé 56 combattants russes dans le Donbass. C’était un même comparable à celui des Suisses allaient combattre en Bosnie durant les week-ends,dans les années 1990, ou des Français qui vont combattre en Ukraine aujourd’hui. L’armée ukrainienne est alors dans un état déplorable. En octobre 2018, après quatre ans de guerre, le procureur militaire ukrainien en chef Anatoly Matios déclarait que l’Ukraine avait perdu 2 700 hommes dans le Donbass : 891 de maladies, 318 d’accidents de la route, 177 d’autres accidents, 175 d’empoisonnements (alcool, drogue), 172 suite à des manipulations imprudentes d’armes, 101 d’infractions aux règles de sécurité, 228 de meurtres et 615 de suicides. En fait, l’armée est minée par la corruption de ses cadres et ne jouit plus du soutien de la population. Selon un rapport du ministère de l’Intérieur britannique, lors du rappel des réservistes de mars-avril 2014, 70 % ne se sont pas présentés à la première session, 80 % à la deuxième, 90 % à la troisième et 95 % à la quatrième. En octobre/novembre 2017, 70 % des appelés ne se sont pas présentés lors de la campagne de rappel « Automne 2017». Ceci sans compter les suicides et les désertions (souvent au profit des autonomistes) qui atteignent jusqu’à 30 % des effectifs dans la zone de l’ATO. Les jeunes Ukrainiens refusent d’aller combattre dans le Donbass et préfèrent l’émigration, ce qui explique aussi, partiellement au moins, le déficit démographique du pays. Le ministère de la Défense ukrainien s’adresse alors à l’OTAN pour l’aider à rendre ses forces armées plus « attractives ». Ayant déjà travaillé à des projets similaires dans le cadre des Nations Unies, j’ai été sollicité par l’OTAN pour participer à un programme destiné à restaurer l’image des forces armées ukrainiennes. Mais c’est un processus de longue haleine et les Ukrainiens veulent aller vite. Ainsi, pour compenser le manque de soldats, le gouvernement ukrainien recourt alors à des milices paramilitaires. Elles sont essentiellement composées de mercenaires étrangers, souvent militants d’extrême-droite. En 2020, elles constituent environ 40% des forces ukrainiennes et comptent environ 102 000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la France. On y trouve plus de 19 nationalités – dont des Suisses.Les pays occidentaux ont donc clairement créé et soutenu des milices d’extrême droite ukrainiennes. En octobre 2021, le ‘Jérusalem Post’ sonnait l’alarme en dénonçant le projet Centuria. Ces milices opèrent dans le Donbass depuis 2014, avec le soutien des Occidentaux. Même si on peut discuter le terme « nazi », il n’en demeure pas moins que ces milices sont violentes, véhiculent une idéologie nauséabonde et sont virulemment antisémites. Leur antisémitisme est plus culturel que politique, c’est pourquoi le qualificatif « nazi » n’est pas vraiment adapté. Leur haine du juif vient des grandes famines des années 1920-1930 en Ukraine, résultant de la confiscation des récoltes par Staline afin de financer la modernisation de l’Armée Rouge. Or, ce génocide – connu en Ukraine sous le nom d’Holodomor – a été perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB) dont les écles informations alors disponibles ne confirment absolument pas ce scénario.

Dès le 16 février, Joe Biden sait que les Ukrainiens ont commencé à pilonner les populations civiles du Donbass, mettant Vladimir Poutine devant un choix difficile : aider le Donbass militairement et créer un problème international ou rester sans rien faire et regarder les russophones du Donbass se faire écraser. S’il décide d’intervenir, Vladimir Poutine peut invoquer l’obligation internationale de « Responsibility To Protect » (R2P). Mais il sait que quelle que soit sa nature ou son ampleur, l’ intervention déclenchera une pluie de sanctions. Dès lors, que son intervention soit limitée au Donbass ou qu’elle aille plus loin pour faire pression sur les Occidentaux pour le statut de l’Ukraine, le prix à payer sera le même. C’est d’ailleurs ce qu’il explique lors de son allocution du 21 février. Ce jour-là, il accède à la demande de la Douma et reconnaît l’indépendance des deux Républiques du Donbass et, dans la foulée, il signe avec elles des traités d’amitié et d’assistance. Les bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les populations du Donbass se poursuivent et, le 23 février, les deux Républiques demandent l’aide militaire de la Russie.

La « démilitarisation

L’offensive russe se déroule de manière très « classique ». Dans un premier temps – comme l’avaient fait les Israéliens en 1967 – avec la destruction au sol des forces aériennes dans les toutes premières heures. Puis, on assiste à une progression simultanée surplusieurs axes selon le principe de « l’eau qui coule » : on avance partout où la résistance est faible et on laisse les villes (très voraces en troupes) pour plus tard. Au nord, la centrale de Tchernobyl est occupée immédiatement afin de prévenir des actes de sabotage. Les images de soldats ukrainiens et russes assurant ensemble la surveillance de la centrale ne sont naturellement pas montrées… L’idée que la Russie cherche à s’emparer de Kiev, la capitale pour éliminer Zelensky, vient typiquement des Occidentaux : c’est ce qu’ils ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et ce qu’ils voulaient faire en Syrie avec l’aide de l’État islamique. Mais Vladimir Poutine n’a jamais eu l’intention d’abattre ou de renverser Zelensky. La Russie cherche au contraire à le maintenir au pouvoir en le poussant à négocier en encerclant Kiev. Il avait refusé de faire jusque-là pour appliquer les Accords de Minsk, mais maintenant les Russes veulent obtenir la neutralité de l’Ukraine. Beaucoup de commentateurs occidentaux se sont étonnés que les Russes aient continué à chercher une solution négociée tout en menant des opérations militaires.L’explication est dans la conception stratégique russe, depuis l’époque soviétique. Pour les Occidentaux, la guerre commence lorsque la politique cesse. Or, l’approche russe suit une inspiration clausewitzienne : la guerre est la continuité de la politique et on peut passer de manière fluide de l’une à l’autre, même au cours des combats. Cela permet de créer une pression sur l’adversaire et le pousser à négocier. Du point de vue opératif, l’offensive russe a été un exemple du genre : en six jours, les Russes se sont emparés d’un territoire aussi vaste que le Royaume-Uni, avec une vitesse de progression plus grande que ce que la Wehrmacht avait réalisé en 1940. Le gros de l’armée ukrainienne était déployé au sud du pays en vue d’une opération majeure contre le Donbass. C’est pourquoi, les forces russes ont pu l’encercler dès le début mars dans le « chaudron » compris entre Slavyansk, Kramatorsk et Severodonetsk, par une poussée venant de l’est par Kharkov et une autres venant du sud depuis la Crimée. Les troupes des Républiques de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) complètent l’action des forces russes par une poussée venant de l’Est. A ce stade, les forces russes resserrent lentement l’étau, mais ne sont plus sous pression du temps. Leur objectif de démilitarisation est pratiquement atteint et les forces ukrainiennes résiduelles n’ont plus de structure de commandement opératif et stratégique. Le « ralentissement » que nos « experts » attribuent à une mauvaise logistique, n’est que la conséquence d’avoir atteint les objectifs fixés. La Russie ne semble pas vouloir s’engager dans une occupation de l’ensemble du territoire ukrainien. En fait, il semble plutôt que la Russie cherche à limiter son avance à la frontière linguistique du pays. Nos médias parlent de bombardements indiscriminés contre les populations civiles, notamment à Kharkov et des images dantesques sont diffusées en boucle. Pourtant, Gonzalo Lira, un latino-américain qui y vit, nous présente une ville calme le 10 mars, et le 11 mars. Certes c’est une grande ville et on ne voit pas tout, mais cela semble indiquer que l’on n’est pas dans la guerre totale qu’on nous sert en continu sur nos écrans. Quant aux Républiques du Donbass, elles ont « libéré » leurs propres territoires et combattent dans la ville de Marioupol. La « dénazification » Dans les villes comme Kharkov, Marioupol et Odessa, la défense est assurée par les milices paramilitaires. Elles savent que l’objectif de « dénazification » les vise au premier chef. Pour un attaquant en zone urbanisée, les civils sont un problème. C’est pourquoi la Russie cherche à créer des couloirs humanitaires pour vider les villes des civils et ne laisser que les milices afin de les combattre plus facilement. À l’inverse, ces milices cherchent à garder les civils dans les villes afin de dissuader l’armée russe de venir y combattre. C’est pourquoi elles sont réticentes à mettre en œuvre ces couloirs et font tout pour que les efforts russes soient vains : ils peuvent ainsi utiliser la population civile comme « boucliers humains ». Les vidéos montrant des civils cherchant à quitter Marioupol et tabassés par les combattants du régiment Azov sont naturellement soigneusement censurées chez nous. Sur Facebook, le groupe Azov était considéré dans la même catégorie que l’État islamique et soumis à la « politique sur les individus et organisations dangereuses» de la plate-forme. Il était donc interdit de le glorifier, et les « posts » qui lui étaient favorables étaient systématiquement bannis. Mais le 24 février, Facebook modifie sa politique et autorise les posts favorables à la milice. Dans le même esprit, en mars, la plate-forme autorise, dans les ex-pays de l’Est, les appels au meurtre de militaires et de dirigeants russes. Voilà pour les valeurs qui inspirent nos dirigeants, comme nous le verrons. Nos médias propagent une image romanesque de la résistance populaire. C’est cette image qui a conduit l’Union européenne à financer la distribution d’armes à la population civile. C’est un acte criminel. Dans mes fonctions de chef de la doctrine des opérations de maintien de la paix à l’ONU, j’ai travaillé sur la question de la protection des civils. Nous avons alors constaté que les violences contre les civils avaient lieu dans des contextes très précis.

Pour tout LIRE, fichier à demander à marcfievet@live.fr

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Allo! Allo! « Pavillon de complaisance et sociétés Off-shore », même nos oligarques français en abusent !

Rien à signaler à bord du Flying Fox, que la Douane française soupçonne d’appartenir à un oligarque Russe, potentiellement cible des sanctions européennes, dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les autorités s’y sont pris à deux fois, pour prendre les usagers du méga-yacht à défaut, en vain.

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Le 25 novembre 2018, j’avais écrit une lettre ouverte à Jérôme Fournel, alors Dircab du Ministre de l’Action et des Comptes publics lui demandant de bien vouloir communiquer la liste des noms des 150 bénéficiaires de « rémunérations 150 000€ » de Bercy pour que les fonctionnaires en poste à Bercy puissent en prendre connaissance eux aussi.

Aujourd’hui, Jérôme Fournel est DGFIP, il doit donc être en mesure de rendre public ce document interne nommé « REM 150 » datant du 4 octobre 2016 qui précisait la liste des salaires de plus de 150 000€ / An.

Cerise sur le gâteau, parmi ces heureux hauts-fonctionnaires, 14 douaniers figuraient dans cette liste. Du coup, le 25 novembre 2018, j’avais écrit une lettre ouverte au DG de la Douane française Rodolphe Gintz pour lui demander de révéler à l’ensemble de la SURV les noms des heureux douaniers aux salaires annuels de plus de 150 000 euros, qui me répondit qu’il n’avait pas ce document et que , bien entendu, déontologiquement, même en possession de ce dernier, il ne me l’aurait pas communiqué…

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Dans les rangs de la haute fonction publique ainsi que dans les AAI (autorités administratives indépendantes) , on constate qu’il est difficile, voire impossible de connaitre les salaires percus par des Hypers-hauts-fonctionnaires.

Pourtant, il a été possible de découvrir le salaire et les avantages de certains d’entre eux

  • François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, est le fonctionnaire le mieux payé de France : 285 538 € brut par an + une indemnité de logement de 5 653 € par mois + une enveloppe annuelle de 46 500 € en tant qu’administrateur de la Banque des règlements internationaux (BRI). Au total, son salaire culmine à 37 580 € brut mensuels.
  • Sibyle Veil, présidente de Radio France depuis avril 2018, perçoit un salaire de 18 500 € brut par mois.
  • Sylvie Goulard, nommée par Emmanuel Macron, 2e sous-gouverneur de la Banque de France pour 18 640 € brut par mois + une indemnité de logement de 5 712 € par mois !  
  • Thierry Dallard, haut fonctionnaire X-Ponts, directeur de la Société du Grand Paris, perçoit 25 000 € brut par mois et une part variable sur objectifs, pouvant aller jusqu’à 60 000 € par an. 
  • Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public, qui avait refusé d’organiser le Grand Débat National, perçoit une rémunération presque équivalente à celle du président de la République, soit 14 666 € brut par mois.  
  • Hervé Gaymard, administrateur civil hors classe à temps plein au ministère des Finances, où il perçoit 7 596 € net mensuels, cumule cet emploi avec la présidence du Conseil départemental de Savoie pour 4 033 € net par mois !  
  • Chris Dercon, de nationalité belge, président des musées nationaux et du Grand Palais, perçoit un salaire de 12 000 € brut par mois + un «complément personnel» de 42 000 € + une part variable de 30 000 € maximum par an, soit au total des émoluments à hauteur de 16 000 € par mois !  
  • Agnès Saal, ex-présidente de l’Institut national de l’audiovisuel, condamnée par la justice à deux reprises en 2016 pour des frais de taxis indus, a été nommée haut fonctionnaire à l’égalité et la diversité du ministère de la Culture en 2018, et promue à l’échelon spécial du grade d’administrateur général, perçoit 6 166 € brut par mois. 
  • Dominique Voynet, ancienne ministre de l’Environnement. D’abord recasée par François Hollande à l’inspection générale des affaires sociales où elle touchait 100 000 euros par an, selon Economie Matin. Son salaire n’a pas dû baisser depuis qu’elle a été bombardée en 2020 à la tête de l’Agence régionale de santé de Mayotte. 
  • Aurélien Rousseau, ancien collaborateur de Bertrand Delanoë, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. D’abord recasé à la tête de la Monnaie de Paris avec un salaire fixe de 210 000 euros par an et jusqu’à 47 000 euros de variable. Il est depuis 2018 directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Il touche entre 16 700 à 17 500 euros brut mensuels, selon linternaute.com
  • Et enfin, les contribuables du monde entier se donnent la main pour financer depuis le début de l’année Agnès Buzyn. L’ancienne ministre de la Santé, catastrophique gestionnaire de la crise de la Covid et ex-candidate à la Mairie de Paris, a été recasée par Emmanuel Macron à l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé. Elle y est « chargée du suivi des questions multilatérales » pour un salaire de 15 000 euros net d’impôts par mois.

Source : Contribuables associés

Et c’est dans les bureaux de Chantal Jouanno qu’avait commencé un reportage baptisé « Les hauts salaires de la fonction publique » laissant apparaitre que d’autres présidents d’autorités touchent bien plus, comme Robert Ophèle de l’AMF qui perçoit 238.973 euros ou encore Sébastien Soriano de l’ARCEP avec son salaire annuel de 191.833 euros. Il existe aussi d’autres salaires en or de la République qui ne sont pas connus du grand public, fait savoir cette émission.

Au ministère des Finances, on peut par exemple gagner jusqu’à 21.000 euros par mois. 

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Mais qui est Jérôme Margulis?

Expert-comptable et Commissaire aux Comptes près la Cour d´Appel de Paris depuis plus de 15 années, il a évolué jusqu’en 2014 parmi les hautes sphères, constituées par nos élites, les mêmes que mentionne Juan Branco notamment dans son ouvrage “Crépuscule”.

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Depuis le 21 avril 2017, il vit privé de tous ses droits, de tous ses biens, sans électricité, sans aucune assistance sociale pourtant sollicitée… et bloqué dans un village espagnol, où la corruption est à son paroxysme et l´impunité, pour lui nuire, octroyée par nos fameuses élites.

Rentrer dans le détail des alertes, des plaintes officielles jusqu´aux plus hautes juridictions des appareils judiciaires français et espagnol pourrait faire l’objet d’un livre.

Jérôme MARGULIS a contacté « International Informant » pour communiquer la liste NON EXHAUSTIVE des tiers impliqués dans cette cabale qu’il subit, tiers pour lesquels il est à même de produire toutes les preuves accablantes qui permettraient à une commission d’enquête indépendante, si une telle entité existe, de déclencher des instructions judiciaires qui pourraient qualifier ces crimes et délits perpétrés par nos élites.

Palais de l’Élysée : Magistrate Héléne Davo, responsable des affaires juridiques et ancienne Magistrate de Liaison au Consulat de France à Madrid

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Ordre des Expert Comptables de Paris et Bordeaux, notamment son confrère Stéphane Cohen, lors de son mandat de président de l’ordre des expert-comptable de Paris

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Groupe Acom Audit : Alain Pechmagre Carminade, Mathieu Bidgarey

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Police Judiciaire Pôle de lutte contre la haute délinquance financière de Nanterre

Huissier : Maìtre David Buzy

JEX en charge des saisies immobilières, TGI Paris

Mandataire Tribunal de Commerce de Paris, Leila Belhacen

Tribunal de Commerce de Paris

TGI Nanterre, notamment la Juge d´instruction Anne de Pingon

Cour Appel de Paris et Versailles

Parquet

Administration fiscale, notamment les brigades de vérification fiscales de Paris – 5 ème et du 16 ème avec intervention de la hiérarchie de la DGFIP à Bercy

La Douane

Société Générale

Banque Populaire Rives de Paris

BBVA

AXA

GENERALI

VERSPIEREN

Guardia Civil

TSJCYL sala de lo Penal

Fiscalia de Burgos

CGPJ

Consulat de France à Madrid : Magistrate de Liaison Garrigos, Consul Lang, M. Bertolino, M. David Lefevre

Services de renseignement français

Garde des Sceaux : Nicole Belloubet et Eric Dupont Moretti

AVOCATS : Me Roberte Martin (Paris), Me Franck Maisant (Paris), Me Sorin Margulis (Paris), Me Francois Laly (Bordeaux), Me Spitzner, Me Marco Mayer Payno (Burgos), Me Fernando Dans (Medina de Pomar), Me Gema (Villarcayo), Decano del Colegio de Abogados de Burgos, etc….

Le ministère espagnol des affaires sociales

La sécurité sociale espagnole

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Mairie de Medina de Pomar : Isaac Angulo

Aduriz Electra et Iberdrola

USECIC de Burgos

Tribunal de Villarcayo : « Querella » (PLAINTE) pour prévarication initiée et étouffée depuis près de 8 années

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Les 16 et 17 décembre, des gens se rassemblent à Timisoara pour protester contre l’expulsion par la Securitate, la police politique roumaine, du pasteur Laszlo Tökes de son église. Le régime ordonne d’ouvrir le feu.

Le bilan est lourd au soir du 18 décembre : 70 morts ! Trois jours plus tard, le discours de Ceausescu est interrompu en direct par une foule vociférante.

Après Timisoara, c’est Bucarest qui se soulève.

Une nouvelle fois, l’armée et la Securitate exécutent les ordres du régime : 49 morts, 463 blessés et 698 arrestations sont dénombrés. Mais le peuple ne se laisse pas faire et se dirige vers le siège du Comité central où le vieux dictateur s’est réfugié.

La révolution est en marche sous le regard des caméras.

Et le 25 décembre 1989, les télévisions du monde entier retransmettaient des images tournées le jour même à Targoviste, en Roumanie. Les téléspectateurs assistent au procès des époux Ceausescu. Au bout d’une heure la sentence tombe : la peine capitale, exécutée dans la foulée.

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