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Derrière le scandale provoqué par les révélations de « Mediapart » sur la firme française d’intelligence économique Avisa Partners, se cache tout un écosystème d’entreprises qui partagent les mêmes méthodes pour promouvoir les intérêts de leurs clients ou torpiller la concurrence, notamment en publiant des publirédactionnels sur les plateformes de blogs de certains médias.

Co-organisatrice avec la gendarmerie nationale du Forum international de la cybersécurité (FIC), le principal événement européen sur les questions de la sécurité et de confiance numérique, Avisa Partners rassemble – ou a rassemblé – en son sein des figures du renseignement, du monde des affaires, de la politique ou de la diplomatie : l’ancien chef des services secrets intérieurs Patrick Calvar, l’ex-numéro 2 du Quai d’Orsay Maurice Gourdault-Montagne, l’actuelle porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire ou l’ancienne plume d’Emmanuel Macron à l’Élysée Sylvain Fort (voir leurs réactions en fin d’article)…

Codirigée par un proche de Sarkozy et de Zemmour, Arnaud Dassier, et le fils d’un ancien directeur d’un service de renseignement militaire, Matthieu Creux, la société Avisa Partners s’est notamment spécialisée dans la vente d’influence médiatique et numérique à ses clients.

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Intelligence économique en France : Avisa Partners, un acteur de dimension internationale

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Par Christine Deviers-Joncour

J’entendais leurs délires, loin d’imaginer qu’ils iraient jusqu’au bout de leur folie

Je les ai vus, à l’époque, se goberger, s’empiffrer sur le dos du peuple. Je les ai vus, les yeux plus gros que le ventre, piller et se goinfrer. Se donner des lettres de noblesse factices que leur position et leur pouvoir leur conférait. Je les ai vus bomber le torse et de leur petite hauteur, mépriser le peuple en donnant au château de Versailles des fêtes royales pour célébrer dignement l’arrivée au pouvoir du nouveau « monarque ».

Les cortèges de voitures officielles comme autant de carrosses et les garden-parties de ces nouveaux parvenus.

J’ai vu les épouses et leur marmaille jouant à Marie-Antoinette sans vergogne sous les lambris, dont le passe-temps se limitait à organiser des dîners fins entre amis et visiter le ‘Mobilier national’ comme on va chez Ikea. Gratuit ici. Surtout quand on omettait de restituer pièces d’art et meubles d’époque. Je les ai vus et j’ai payé très cher pour avoir été témoin, n’étant pas du sérail…

J’ai vu les caisses noires des ministères exonérées d’impôts, les frais d’intendance éhontés enfler, chauffeurs et gardes du corps à vie et retraites cumulées replètes, retro-commissions sur des marchés d’état, des avions équipés comme des palaces volants, des jets sur le tarmac prêts à décoller au moindre caprice ou quand tsunamis, tremblements de terre et autres catastrophes permettaient d’appeler les hordes de photographes, après être passé en vitesse chez le coiffeur et le couturier branché, pour se faire immortaliser au pied d’un jet avec un sac de riz sur le dos.

J’ai vu des soutes en provenance d’Afrique garnies de billets de banque et des coffres de voitures transformés en caverne d’Ali Baba pour distribution d’argent à grande échelle, des contrats d’État passés aux mains des filous, des comptes bien cachés dans des pays aux lagons bleus, (…). J’ai vu un avion avec une croix rouge sur son flanc porter secours à des populations africaines affamées en leur tirant dessus, et j’ai même vu certains crocodiles bouffer de malheureux témoins encombrants et d’autres tomber des fenêtres, arrêts cardiaques et cancers fulgurants. Un monde aux mains de la Finance Internationale, Bilderberg, Nouvel Ordre Mondial criminel, FMI, GAFAM etc, pour maintenir, verrouiller le système, protéger une élite et asservir les peuples en les abrutissant et en les dépravant en inversant les valeurs ! Nous leur donnons une once de pouvoir et ils perdent tout sens commun.

Et plus on monte dans la hiérarchie, plus ils s’en donnent à cœur joie, perdent le sens des réalités et franchissent allègrement et sans états d’âme l’inacceptable. Et au plus haut niveau de la pyramide ils n’ont plus rien d’humain. Ce sont des monstres.(…) Le pouvoir, aphrodisiaque suprême, les déshumanise ? Et le fric, moteur essentiel à toutes ces dérives… Comment osent-ils se poser en donneurs de leçons, parler de probité, d’intégrité, de franchise, quand se multiplient leurs égarements et que les affaires de corruption et autres méfaits les éclaboussent ? (…)

Soumission

Nous sommes devenus un immense peuple de moutons à tondre, tandis que la démocratie n’existe plus depuis longtemps, et tout dépend maintenant du pouvoir de résistance et de révolte des peuples. La mise en esclavage des populations est passée à la vitesse supérieure avec cette « pandémie covid » en créant la PEUR. Et les grands argentiers de la planète et leurs marionnettes nous font clairement comprendre que seuls comptent leurs profits, que le bien-être des citoyens n’a aucune espèce d’importance. Nous sommes tous sacrifiés sur l’autel des profits. Depuis ces dernières décennies tout fut mis en œuvre pour leurs profits. Et la télévision et les médias aux ordres ont participé à cet abrutissement de masse qui nous a conduits à l’impuissance en nous lavant le cerveau. Je veux pourtant rester optimiste.

Nous sommes à un changement de civilisation.

Il est urgent que tous les citoyens se réveillent et reprennent en main leurs pays, leur souveraineté et éliminent cette vermine financière afin de réinjecter dans les caisses des états pour le bien collectif, les incroyables fortunes détournées par une poignée de mafiosi sans foi ni loi et dangereux. Il faut bien prendre conscience que, quels que soient votre bord politique ou votre conception de la vie, si vous ne faites pas partie de leur élite, vous serez broyés.

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L’agression.

A mon retour de vacances, début janvier 2010, j’étais devenue aphone. J’avais été contaminée par un virus habituel à Cotonou. C’était très handicapant au quotidien et je consultai mon médecin-traitant à plusieurs reprises. J’en informai ma hiérarchie et plus particulièrement le nouveau COCAC et son adjoint.

J’avais des rapports cordiaux avec la collègue dont je partageais le bureau depuis mon arrivée au sein de l’ambassade, une Béninoise recrutée locale, mariée à un franco-béninois.

Toutefois, en ce début d’année, je relevais une certaine agressivité de sa part, que j’imputais sans y prêter attention à mon impossibilité de communiquer par oral et donc de répondre aux appels téléphoniques.

C’est dans ce contexte que cette collègue me reprocha de ne pas avoir répondu au salut d’un jeune Béninois. Je ne l’avais pas entendu entrer dans notre bureau car j’étais absorbée par la préparation d’un dossier. Elle m’accusait d’avoir manqué de courtoisie. Du coup, ma collègue se murait dans une attitude renfrognée, me considérant désormais avec une certaine hostilité. Je n’y prêtai pas une attention particulière, absorbée par ma charge de travail. Ma collègue évoqua cette situation une semaine plus tard auprès de nos supérieurs, le COCAC et son adjoint, et j’étais alors amenée à donner toutes explications à ces derniers (toujours par écrit à cause de mon aphonie) et à contester le bien-fondé des reproches formulés à mon égard. Je rédigeai un courrier électronique en m’expliquant, m’étonnant de la démarche et du comportement de ma collègue de bureau.

Le lendemain matin, 14 janvier 2010, après que j’eus rejoint mon bureau à l’ambassade, ma collègue me reprocha le contenu de cet email adressé à nos supérieurs. Je répondis alors (toujours par écrit puisque je ne pouvais parler) que je ne l’avais nullement insultée comme elle le prétendait.

C’est dans ces conditions, venant à peine de m’asseoir à mon bureau pour reprendre mon travail que je la vis se lever, contourner son bureau, saisir un cintre accroché à la porte d’entrée avec lequel elle me frappa à la tête tout en m’agrippant par les cheveux. Elle me plaqua alors contre des étagères et chercha à me crever les yeux avec un objet pointu. Pour me défendre, je ne pus que fermer les yeux de toutes mes forces et mordre au hasard. Alors, ma collègue me serra le cou, ce qui entraîna un étouffement. Je commençai à perdre connaissance et je me sentis mourir.

C’est à ce moment que l’étau sur ma gorge se desserra: un homme d’entretien venait d’entrer dans le bureau car il avait entendu un bruit anormal. Il s’y prit à trois fois pour me délivrer.

J’étais par terre, à demi-consciente. En reprenant mes esprits, bien qu’encore dans le vague, je reconnus me regardant, l’ambassadeur, le COCAC et son adjoint. Un gendarme de l’ambassade traversa le bureau en courant et vint à la rescousse pour maîtriser mon agresseur.

Je fus emmenée à un cabinet médical voisin où le médecin établit un certificat de coups et blessures et prit des photos de mes blessures. Il me fut prescrit un premier arrêt de travail de 8 jours, suivi de prolongations (au total je serai arrêtée cinq mois dont deux mois d’hospitalisation en France). Pour sa part, ma collègue déposait plainte au commissariat de Cotonou pour un doigt mordu et un ongle cassé par ma faute pendant l’agression (10). Elle soutenait m’avoir simplement menacée d’un cintre (version radicalement incompatible avec mes blessures).

Et je me suis trouvée confrontée à la situation suivante:

Des représentants de l’ambassade venaient quotidiennement à mon domicile pour évoquer mon renvoi immédiat en France sans autre forme de procès. L’ambiance était tendue : les convocations au commissariat de Cotonou qui m’étaient transmises via l’ambassade me parvenaient soit avec des jours, soit avec des heures de retard, pour aboutir finalement à une transmission de main à main avec l’irruption à mon domicile d’un commissaire de police accompagné d’un homme armé (11).

J’étais toujours dans un état de choc consécutif à l’agression.

Je découvrirai l’explication à tous ces événements plus d’un an après les faits, à la fois et simultanément, par la presse spécialisée et par la défense du ministère des Affaires étrangères devant le tribunal administratif de Paris amené à justifier mon renvoi brutal en France et ma mutation d’office. La Lettre du Continent, une lettre confidentielle spécialisée sur l’Afrique, l’explique en rapportant l’incident en mars 2011 : «  Pour qui ne la connaît pas, l’ambassade de France au Bénin est l’une des plus agréables en Afrique. Idéalement située au bord du littoral, entre brise marine et odeur de brochettes, le bâtiment bordé de jardins est plutôt spacieux au regard de l’intérêt géopolitique de ce pays pour Paris. Mais le 14 janvier 2010, c’est plutôt jour de guérilla à la chancellerie! Retour sur les faits. Dans la matinée, une violente altercation est survenue entre la vice-consule, Madame X, en poste depuis 2008, et une collègue béninoise partageant le même bureau, Madame Y. Hurlements, insultes, claques, coups de cintre sur la tête, étranglement… . Les deux femmes sont séparées par le gendarme de l’ambassade. La diplomate qui affirme avoir été agressée en raison de l’hostilité de sa collègue à son égard, tombe à terre, à demi-inconsciente. Elle obtiendra deux mois d’arrêt de travail en France où elle sera également hospitalisée. Employée sous contrat local, la ressortissante béninoise explique pour sa part avoir été mordue à ma main. Elle portera plainte le lendemain. Mais l’incident a rapidement pris une tournure diplomatique. Car (la ressortissante béninoise) n’est pas n’importe qui : c’est une proche de Marcel de Souza, beau-frère et directeur de campagne de Yayi Boni » (12) , le président du Bénin alors candidat à sa réélection.

Dans un autre numéro, La Lettre du Continent précisera qu’elle « est la mère d’un enfant né d’une relation hors mariage avec Marcel de Souza, actuel ministre du Plan, qui est par ailleurs le beau-frère des présidents béninois, Thomas Boni Yayi, et togolais, Faure Gnassingbé » (13).

Tout le monde savait, sauf moi. Et j’étais pour le ministère « la » responsable de l’agression. Une semaine après les faits, le 21 janvier 2010, une lettre de l’ambassadeur était apportée à mon domicile. « Le 14 janvier dernier au matin, un grave incident est intervenu entre vous-même et un autre agent de cette ambassade. Depuis cette date, cet évènement qui mobilise quotidiennement plusieurs de mes proches collaborateurs et moi-même, a suscité une forte émotion au sein des personnels de cette ambassade, mais aussi des autorités béninoises ». L’ambassadeur précisait qu’une intervention du premier conseiller avait évité, le matin même, que la police ne m’interpelle à mon domicile pour être interrogée. Je fus informée que la décision de mon rappel en France avait été prise. « Il s’agit d’une mesure conservatoire, prise dans votre intérêt et visant à prévenir une mesure d’expulsion du territoire béninois qui pourrait être prise à votre encontre; en revanche, elle ne suspend pas les éventuelles suites judiciaires de cette affaire ». Dès le lendemain, je quittai le Bénin à bord d’un vol Air France, sans être en état de faire moi-même ma valise, en abandonnant tous mes biens, en perdant un an de loyers déjà versés.

Un télégramme diplomatique de l’ambassadeur, daté du 5 février 2010, confirma la proximité de mon agresseur avec le pouvoir béninois et précisait que l’agression avait agité en haut lieu : « Le ministre [de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme] a souligné le fait que cet évènement avait suscité une vive émotion dans différents cercles proches du pouvoir, au regard de la qualité de la personne impliquée [ma collègue] et de son état après l’incident ». Selon le récit qu’en livre l’ambassadeur, le ministre aurait avancé « qu’il convenait de traiter cette affaire avec discrétion, car ni le Bénin ni la France n’avaient à y gagner ».

«Une « discrétion » efficace puisque dans ce même télégramme diplomatique, l’ambassadeur soulignait que « dans un pays où il est facile pour des raisons « alimentaires », de faire paraître des articles de presse, je note qu’aucune information relative à cette affaire n’a été diffusée à ce jour ». Mais c’est à la fin de ce télégramme, dans la partie réservée aux commentaires, que le diplomate fit part de son soulagement… que cette affaire ne soit pas venue polluer une visite de Carla Bruni-Sarkozy au Bénin. « Son départ (de Madame X.), écrit l’ambassadeur, a par ailleurs empêché l’apparition d’un « irritant » dans nos relations bilatérales et la diffusion dans la presse locale d’une version des faits qui nous aurait été défavorable (à quelques jours de la visite au Bénin de la première dame de France)». Le passage de l’ancien mannequin à Cotonou, les 26 et 27 janvier 2010, en tant qu’ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, put donc se dérouler sans encombre (14) »

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J’étais définitivement écartée de mon poste : « l’empêcheuse de tourner en rond » était éliminée. En France, dans les heures suivant mon retour, j’étais admise au service des urgences d’un hôpital.

Au total, les suites de l’agression entraîneront cinq mois d’arrêt dont 43 jours d’hôpital, des années de traitement.

La Direction des Ressources Humaines du ministère des Affaires étrangères me mettra d’emblée en position de coupable :

– sans m’accorder le bénéfice du droit d’être entendue par un conseil de discipline que je réclamai puisqu’il était sous-entendu que j’étais l’agresseur ;

– en me retournant mes factures d’ambulances et autres au motif que c’était à moi de « prouver (que je n’avais pas) initié le combat ou pris une part active » (15) , en niant la gravité des conséquences de l’agression qualifiées de « bénignes », de simples « griffures » qui ne méritaient donc par une procédure de reconnaissance d’accident de service (16) ;

– en s’exonérant de toutes ses obligations légales: pas de déclaration de l’agression au Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), pas de reconnaissance de l’accident de service, pas de protection fonctionnelle, etc.

Depuis, il m’est appliqué avec constance ce que l’on m’explique être « la politique du noeud coulant » au mépris de la loi relative aux droits et obligations des fonctionnaires (17) qui organise leur protection par leur administration (et « accessoirement », au mépris de la protection diplomatique et de la protection consulaire due à tout citoyen français à l’étranger).

Tout cela ne peut que me donner à penser qu’il existe une volonté de mon administration de faire en sorte que cette agression soit non existante (de l’étouffer). La Lettre du Continent, déjà citée, s’en étonnera: « Depuis son retour en France, cette fonctionnaire n’a, curieusement, été entendue par aucune commission de discipline du ministère des Affaires étrangères. Elle n’a pas davantage été sanctionnée ou mise à pied pour faute. Alors ? Son cas, qui a fait l’objet de la préface de l’ouvrage de Franck Renaud « Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France » est sensible » (18) du fait de la condition sociale de l’amant de son agresseur…

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10 – Sa plainte disparaîtra peu après du commissariat de Cotonou

11 – Mon avocat béninois dénoncera les obstructions de l’ambassade par courrier du 19 janvier 2010 adressé au commissaire concerné. Il ne réussira à déposer ma plainte au Bénin qu’un mois et demi plus tard.

12 – La Lettre du Continent, n°608, 24 mars 2011.

13 – La Lettre du Continent, n° 624, 1er décembre 2011

14 – Extrait de « Les diplomates. Derrière la façade des ambassades de France », de Franck Renaud, Nouveau Monde éditions, juin 2011, page 13.

15 – Courrier de la DRH du 8 avril 2010.

16 – Mail de la DRH du 18 février 2010.

17 – Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaire

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Des relations incestueuses

LU dans le 5 décembre 2018 dans

Le gouvernement français ne cache pas sa proximité avec les « représentants d’intérêts » des grandes entreprises.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, semble appuyer en sous-main les revendications des industriels du tabac sur la traçabilité des cigarettes.

« Vous voulez une liste ? La voici. Le ministre de l’Agriculture est lié au lobby de l’agroalimentaire. La ministre de la Santé a fait une bonne partie de sa carrière dans l’industrie pharmaceutique. La ministre du Travail a été directrice des ressources humaines pour de grandes entreprises comme Dassault ou Danone. Le premier ministre lui-même a été employé d’Areva, le géant du nucléaire…» : une députée européenne, interrogée par le quotidien suisse Le Temps et qui a voulu rester anonyme, ne cache pas son exaspération. De fait, jamais un gouvernement français n’a semblé aussi proche de ces « représentants d’intérêts », l’autre nom des lobbyistes qui gravitent en marge des lieux de pouvoir, à Paris ou Bruxelles.

Questionné par Le Monde sur la présence de ces anciens lobbyistes dans l’équipe gouvernementale, un conseiller du Premier ministre Edouard Philippe – lui-même ancien directeur des affaires publiques d’Areva – assume : « Si on choisit des gens pour leur légitimité et leur expérience professionnelle, on ne peut pas ensuite leur reprocher leur légitimité et leur expérience professionnelle ». Emmanuel Macron lui-même entretient un rapport décomplexé aux cercles d’influence, son cabinet comprenant de nombreux ex-lobbyistes : sa conseillère à l’Agriculture, Audrey Bourolleau, précédemment directrice du lobby viticole Vin & Société ; Claudia Ferrazzi, sa conseillère Culture, ancienne de Capgemini et du Boston Consulting Group ; etc.

La démission fracassante de Nicolas Hulot, à la fin de l’été, a révélé au grand public la porosité inédite entre ces représentants d’intérêts de grandes entreprises et le monde politique français. Pour expliquer son départ, après quinze mois au gouvernement, l’ancien ministre de l’Environnement a directement pointé du doigt l’influence du lobby des chasseurs, ou encore celle des lobbys des pesticides, l’UIPP, et de l’agriculture « conventionnelle », la FNSEA, dans la rédaction des textes de loi sur l’agriculture et l’alimentation, dont les ambitions ont été largement revues à la baisse.

Pour certains spécialistes, l’influence des lobbies, pas toujours visible en France, est considérée comme une atteinte à la démocratie. Un sujet qui a longtemps été tabou dans l’hexagone, comme l’explique Cornelia Woll, professeure à Sciences Po, et spécialiste de la question. « On a cette conception que la politique éclairée ne devrait pas être pervertie » par des groupes, analyse-t-elle pour l’AFP. Cependant, leur influence est bien réelle. Et s’il est un lobby qui semble plus puissant que tous les autres réunis, c’est bien celui du tabac. Pourtant, aucun de ses représentants ne siège au gouvernement ; est-ce à dire qu’il ne s’agite pas en coulisses ?

Traçabilité des cigarettes : le lobby du tabac impose-t-il sa loi au gouvernement ?

Vendredi 22 novembre 2018 se tenait au Sénat un colloque intitulé « Origines du commerce parallèle de tabac, solutions pour y mettre fin ». Organisé par le sénateur socialiste Xavier Iacovelli, ce débat ne portait pas tant sur les questions de santé publique que sur les recettes fiscales de l’Etat. Avec la hausse des taxes, le marché parallèle explose, privant les caisses de l’Etat français de quelque 3 milliards d’euros de rentrées. Afin de lutter contre ce phénomène complexe, largement alimenté par les cigarettiers eux-mêmes qui, comme à Andorre, livrent chaque année 850 tonnes de leurs produits pour une demande domestique de 120 tonnes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a institué en 2012 un protocole sur la traçabilité des cigarettes.

Selon ce protocole, le système de traçabilité doit impérativement être confié à un organisme indépendant de l’industrie du tabac. Mais il se trouve que la Commission européenne a parallèlement défini sa propre norme : la Directive tabac. Un texte qui s’écarte totalement de la convention-cadre de l’OMS puisqu’il donne les coudées franches aux industriels du tabac. Un choix controversé donc, pourtant validé par le directeur général des douanes françaises, Rodolphe Gintz. Et comme l’explique le journal Libération du 22 novembre dernier, un député UDI, Charles-Amédée de Courson, a déposé un amendement afin de traduire rapidement la directive de Bruxelles dans le droit français.

« Je suis très favorable à cet amendement », a déclaré à cette occasion le ministre des Comptes publics, Gérard Darmanin.

Un ministre dont le directeur de cabinet n’est autre que Jérôme Fournel, un ancien directeur général des douanes françaises, douanes qui semblent se satisfaire de procéder à quelques saisies spectaculaires par an au lieu d’aller à la racine du problème.

Un ministre dont de nombreux observateurs se demandent s’il ne serait pas « poreux à certaines interventions en coulisses », selon Libération.

source

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Le résultat de cet entre soi étant la corruption, les conflits d’intérêts, les délits d’initiés, les parachutes dorés, l’absence de poursuites judiciaires… .

Liens internet qui reportent les collusions entre les étudiants sortant des grandes écoles françaises : ENA, HEC, polytechniques,….. qui se répercutent dans les conseils d’administration du CAC 40, la politique et l’inspection générale des finances.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00536683/document

https://cartorezo.wordpress.com/2014/09/03/le-reseau-des-administrateurs-du-cac-40-entre-grandes-ecoles-et-cursus-universitaires/

https://www.alternatives-economiques.fr/nombre-de-liens-entre-entreprises-cac-40-selon-administrateurs-membres-comite-de-direction-commun-0105201884296.html

https://www.strategie-aims.com/events/conferences/28-xxvieme-conference-de-l-aims/communications/4649-structure-et-evolution-des-reseaux-d-administrateurs-en-france-cac40-et-sbf120/download

https://www.bastamag.net/Le-pantouflage-a-l-Inspection-des-finances

https://www.bastamag.net/Inspecteurs-des-finances-une-caste-d-elite-qui-a-pour-mission-principale-de

https://www.lenouveleconomiste.fr/linfluence-montante-inspecteurs-finances-62369/

https://www.bastamag.net/Ces-enarques-charges-de-piloter-la-politique-economique-de-la-France-qui

https://www.bastamag.net/Etre-banquier-et-haut-fonctionnaire-peut-on-eviter-les-conflits-d-interets-au

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Ils sont les visages connus! Mais combien de hauts fonctionnaires, énarques, inspecteurs des financeset autres cooptés invisibles pour le grand public ont une responsabilité aussi importante que ces personnages éphémères du monde des décideurs politiques.

Côté avantages, privilèges et salaires mirobolants d’ailleurs très souvent cachés, ces  hauts fonctionnaires inconnus’ ont accepté et préparé l’ensemble des mesures, lois et décrets qui ont amené le pays à ce que nous connaissons.

Nous payons grassement une bande de corrompus dénués d’intelligence et d’éthiques prêts à toutes les bassesses pour s’enrichir.

Cette caste de « serviteurs de l’État », n’assume jamais la moindre responsabilité et l’entre soi primant sur tout, l’erreur, voire l’incompétence, est toujours récompensé par une promotion.

Et, cette caste bienveillante pour tous ses membres les blanchit toujours de toutes responsabilités (‘4’ et ‘5’).

D’innombrables exemples depuis ces derniers décennies nous l’ont démontrés ***.

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*** Pour les incrédules, quelques liens:

 

1 – FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions

2 – DOUANE FRANÇAISE: la coûteuse incompétence de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille dans la gestion de la flotte d’avions et de navires de la douane

3 – DOUANE FRANÇAISE: Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille ont jeté l’argent du contribuable par les fenêtres 

4 – DOUANE FRANÇAISE: Rodolphe Gintz couvre la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille

5 – DNRED (Douane Française): lettre ouverte aux douaniers

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Cagnotte-trésor, cherche utilisation judicieuse …..

ses caractéristiques actuelles :

  • 317 milliards (22 pistes explorées sur 38!)
  • 8 000€ de prime annuelle de Noël (en moyenne. A égalité, pour une fois, avec les parlementaires)
  • plus de 40 millions de bénéficiaires
  • couper les branches sur lesquelles les pouvoirs prospèrent (au crochet des citoyens. Ce qui est interdit pas la loi anti « Julot Casse-croute »)

Il y a les :

  • chercheurs de doléances (la masse inerte)
  • contradicteurs de ces doléances (au motif « il n’y a pas d’argent…. « . Les 1% de « pauvres » nantis, dessus, apparemment, du panier, l’élite, quoi…!!! )
  • chercheurs de moyens pour satisfaire les doléances rares, si rares qu’ils font comme un canal sous un ciel de plomb, comme la chape, perdu corps et armes en plat encéphalogramme)

A quelle catégorie appartenez-vous réellement ?

Pour plus d’infos: guilke2@gmail.com

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Société  – Nom du dirigeant  – Année de la prise de fonction – Salaire fixe versé en 2017 – Rémunération variable au titre de 2017 – Stock-options et actions de performance Total (variation par rapport à 2017) – Performance de l’action en 2017

Accorhotels [AC] Sébastien Bazin 2013 0,95 million d’€ 1,51 million d’€ 2,84 million d’€ 5,35 millions d’€
(+89,6%)
+21,4%
Air Liquide [AI] Benoît Potier 1997 1,28 million d’€ 1,95 million d’€ 2,10 millions d’€ 5,34 millions d’€
(-8,5%)
+9,4%
Airbus [AIR] Thomas Enders 2012 1,50 million d’€ 2,17 millions d’€ 1,50 million d’€ 6,41 millions d’€
(+28,5%)
+32,1%
Arcelormittal [MT] (5) Lakshmi Mittal 1997 1,25 million d’€ 1,94 million d’€ 0,94 millions d’€ 4,17 millions d’€
(+12,9%)
+28,8%
Atos [ATO] Thierry Breton 2008 1,40 million d’€ 1,84 million d’€ 2,88 millions d’€ 6,12 millions d’€
(+11,9%)
+21%
Axa [CS] Thomas Buberl 2016 1,45 million d’€ 1,76 millions d’€ 1,89 millions d’€ 5,38 millions d’€
(+57,8%)
+3,1%
BNP Paribas [BNP] Jean-Laurent Bonnafé 2011 1,56 million d’€ 1,58 million d’€ 0,48 million d’€ 3,69 millions d’€
(-9%)
+2,8%
Bouygues [EN] Martin Bouygues 1989 0,92 million d’€ 1,65 million d’€ 0 € 2,69 millions d’€
(+12,2%)
+27,2%
Capgemini [CAP] Paul Hermelin 2002 1,45 million d’€ 0,99 million d’€ 2,32 millions d’€ 4,77 millions d’€
(+0,6%)
+23,4%
Carrefour [CA] Georges Plassat
puis Alexandre Bompard (1)
2017 1,57 millions d’€ 2,13 millions d’€ 0 € 7,74 millions d’€
(-20,5%)
-21,2%
Crédit Agricole [ACA] Philippe Brassac 2015 0,90 million d’€ 0,42 million d’€ 0,63 million d’€ 2,02 millions d’€
(+2,9%)
+17,1%
Danone [BN] Emmanuel Faber 2014 1 million d’€ 1,20 million d’€ 2,01 millions d’€ 4,22 millions d’€
(-12,4%)
+16,2%
Essilor International [EI] Hubert Sagnières 2010 0,80 million d’€ 1,21 million d’€ 2,70 millions d’€ 4,73 millions d’€
(+19%)
+7,1%
Engie [ENGI] Isabelle Kocher 2016 1 million d’€ 0,76 million d’€ 0,73 million d’€ 2,9 millions d’€
(-3,4%)
+18,3%
Kering [KER] François-Henri Pinault 2005 1,20 million d’€ 1,94 million d’€ 2,61 millions d’€ 5,90 millions d’€
(+57,6%)
+84,2%
Lafargeholcim [LHN] (5) Éric Olsen, Beat Hess et Jan Jenisch (1) 2017 1,91 million d’€ 2,50 millions d’€ 5,84 millions d’€ 11,20 millions d’€
(+34,1%)
-5,8%
Legrand [LR] Gilles Schnepp 2004 0,63 million d’€ 0,54 million d’€ 0,67 million d’€ 1,83 million d’€
(+0,5%)
+19%
L’Oréal [OR] Jean-Paul Agon 2006 2,20 millions d’€ 2,04 millions d’€ 5,34 millions d’€ 9,58 millions d’€
(+4,9%)
+6,7%
LVMH [MC] Bernard Arnault 1989 1,14 million d’€ 2,20 millions d’€ 4,48 millions d’€ 7,96 millions d’€
(+0,2%)
+35,3%
Michelin [ML] Jean-Dominique Senard 2011 1,10 million d’€ 2,69 millions d’€ 0 € 3,8 millions d’€
(+15%)
+13,1%
Orange [ORA] Stéphane Richard 2011 0,90 million d’€ 0,83 million d’€ 0 € 1,75 million d’€
(+12,9%)
+0,3%
Pernod Ricard [RI] (1) (8) Alexandre Ricard 2015 0,95 million d’€ 1,24 million d’€ 1,42 million d’€ 3,62 millions d’€
(+29,7%)
-17,1%(10)
Peugeot [UG] Carlos Tavares 2014 1,30 million d’€ 2,40 millions d’€ 2 millions d’€ 6,71 millions d’€
(+42,5%)
+9,4%
Publicis Group [PUB] Maurice Lévy puis Arthur Sadoun (1) 2017 1,63 millions d’€ 0,73 millions d’€ 0 € 2,36 millions d’€
(-5,8%)
-13,6%
Renault [RNO] (9) Carlos Ghosn 2005 1,23 million d’€ 1,45 million d’€ 4,64 millions d’€ 7,38 millions d’€
(+4,5%)
-0,7%
Safran [SAF] Philippe Petitcolin 2015 0,60 million d’€ 0,78 million d’€ 0,84 million d’€ 2,42 millions d’€
(+7,5%)
+25,6%
Saint-Gobain [SGO] Pierre-André de Chalendar 2007 1,10 million d’€ 1,49 million d’€ 2 millions d’€ 4,6 millions d’€
(+13%)
+3,9%
Sanofi [SAN] Olivier Brandicourt 2015 1,20 million d’€ 1,79 million d’€ 6,76 millions d’€ 9,75 millions d’€
(+1%)
-6,6%
Schneider Electric [SU] Jean-Pascal Tricoire 2013 1,13 million d’€ 2,24 million d’€ 3,22 millions d’€ 6,61 millions d’€
(+17,5%)
+7,2%
Société Générale [GLE] Frédéric Oudéa 2008 1,30 million d’€ 1,31 million d’€ 0,85 million d’€ 3,46 millions d’€
(-0,4%)
-7,9%
Sodexo [SW] (8) Michel Landel 2009 0,93 million d’€ 1,09 million d’€ 3,26 millions d’€ 5,28 millions d’€
(+29,9%)
-5,6%(9)
STMicroelectronics [STM] Carlo Bozotti 2005 0,75 million d’€ 0,87 million d’€ 0,89 million d’€ 2,94 millions d’€
(+116%)
+69%
Solvay [SOLB] Jean-Pierre Clamadieu 2012 1,10 million d’€ 1,64 million d’€ 1,65 million d’€ 5,2 millions d’€
(-1,3%)
+4,1%
TechnipFMC [TEC] Douglas Pferdehirt 2017 0,93 million d’€ 1,89 million d’€ 7,55 millions d’€ 10,57 millions d’€
(NS)
-24%
Total [FP] Patrick Pouyanné 2014 1,40 million d’€ 2,40 millions d’€ 2,13 million d’€ 6 millions d’€
(+1,4%)
-5,5%
Unibail-Rodamco [UL] Christophe Cuvillier 2013 1 million d’€ 1,50 million d’€ 0,59 million d’€ 3,44 millions d’€
(+6,5%)
-7,4%
Valeo [FR] Jacques Aschenbroich 2009 1 million d’€ 1,28 million d’€ 2,70 millions d’€ 5 millions d’€
(-6,2%)
+14%
Veolia [VIE] Antoine Frérot 2009 0,95 million d’€ 1,23 million d’€ 0,87 million d’€ 3,05 million d’€
(+60,1%)
+31,5%
Vinci [DG] Xavier Huillard 2010 1 million d’€ 1,38 million d’€ 1,84 million d’€ 4,23 millions d’€
(+10,9%)
+31,6%
Vivendi [VIV] Arnaud de Puyfontaine 2014 1,20 million d’€ 0,54 million d’€ 0,72 million d’€ 2,48 millions d’€
(-29,4%)
+24,2%

SOURCE

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La France championne du monde des dividendes !

D’après l’ONG dirigée par Cécile Duflot, plus de deux tiers (67,4%) des bénéfices du CAC40 depuis 2009 ont été reversés aux actionnaires, faisant de la France « le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires ».

Oxfam dénonce l’alimentation consciente et organisée d’une « spirale des inégalités » au sein du CAC40 : « Afin de maximiser leurs bénéfices et la rémunération de leurs actionnaires, les entreprises exercent une pression à la baisse sur les salaires au sein de leurs groupes et dans leurs chaînes d’approvisionnement et multiplient les techniques pour échapper à l’impôt, y compris en utilisant les paradis fiscaux pour des montages d’évasion fiscale », écrit l’ONG.

En effet, à mesure que les dividendes et les écarts de rémunération augmentaient, le recours aux paradis fiscaux s’est également accru au sein des grandes entreprises françaises: 1.454 filiales situées dans des paradis fiscaux étaient détenues par le CAC40 en 2016.

Et pour cela, on mobilise la Douane et ses différents services (DNRED, SURV et CELTIC) pour permettre à nos milliardaires de s’enrichir encore et encore en embauchant de l’énarque adepte du pantouflage issu de Bercy qui refilera les tuyaux pour mieux baiser le fisc français.

A la tête de LVMH, Bernard Arnault, première fortune de France et quatrième fortune mondiale, a le sens des affaires… et un exceptionnel talent pour l’optimisation fiscale. Selon une ONG, en 2014, le groupe LVMH comptait 202 filiales dans des paradis fiscaux, tandis qu’une bonne partie du patrimoine de la famille Arnault est placée dans une fondation en Belgique, un paradis fiscal qui ne dit pas son nom. Montages financiers opaques, succession organisée hors de France, mécénat… l’enquête de « Pièces à conviction » lève le voile sur les pratiques des plus fortunés qui, comme Bernard Arnault, tentent de payer le moins d’impôts possible, voire d’y échapper.

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Xavier Huillard, PDG du géant français de la construction Vinci le 4 avril 2015 à l’assemblée générale de son groupe à Paris Photo Eric Piermont. AFP

Les grands patrons français s’inquiètent d’une dégradation de l’environnement des affaires qui accélère le glissement des activités hors du pays, selon une étude de l’Institut de l’entreprise menée auprès de 20 d’entre eux, à paraître dimanche dans les journaux du groupe Ebra.

Au-delà du «glissement inéluctable du centre de gravité des grandes entreprises» françaises vers l’international», jugé «globalement positif», «la tendance s’est fortement accélérée dans les dernières années pour cause d’environnement défavorable», explique l’auteur de l’étude, Frédéric Monlouis-Félicité, qui a interrogé 20 dirigeants d’entreprises françaises, majoritairement du CAC 40.

«Les grandes entreprises constatent ainsi l’écart grandissant entre leur propre croissance, liée à leur activité à l’étranger, et la paupérisation relative du tissu économique français», ajoute-t-il en affirmant que l’un de ses interlocuteurs, qui ont tous parlé sous le sceau de l’anonymat, a même affirmé que «le problème de la France n’est pas son attractivité mais sa répulsivité».

Parmi ces grands patrons, «dont le chiffre d’affaires cumulé représente plus de 585 milliards d’euros et qui emploient 2,1 millions de salariés dans le monde entier» figurent notamment Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, Henri de Castries d’Axa, Jean-Paul Herteman de Safran.

Xavier Huillard, PDG de Vinci, Frédéric Oudéa de Société Générale ou encore Georges Plassat de Carrefour en font également partie.

«Une croissance économique qui tarde à repartir», le coût du travail, la «rareté des capitaux d’origine française», la «complexité administrative et juridique de l’environnement des affaires», la «fiscalité personnelle» ou encore «la relation entre le monde politique et l’entreprise», font partie des facteurs les plus cités.

«Ainsi les grands groupes se sentent souvent +dénigrés+ par les pouvoirs publics, +chez qui la méconnaissance des grandes entreprises est peut être plus forte encore qu’au sein de l’opinion publique+», selon «un grand industriel» cité par l’étude.

«Le problème, pour certains dirigeants, est plus profond, il concerne +la relation à l’entreprise et à l’économie+ qu’ont les Français», d’après un autre dirigeant de l’industrie.

Le rapport souligne toutefois que «les grandes entreprises, aux dires de leurs dirigeants, ont aussi leur part de responsabilité dans le désamour qu’elles perçoivent à leur endroit» car elles se sont trop centrées sur elles-mêmes ou se sont trop anglicisées.

«Tous les dirigeants rencontrés s’accordent à dire que la France dispose encore d’atouts appréciables par rapport à d’autres pays» et notamment «un certain +art de vivre+ qui permet à la France de continuer à rayonner», souligne toutefois l’étude de l’institut en évoquant également «la qualité» de la recherche et développement.

Citant l’Insee, l’étude rappelle qu’en 2012, «les groupes français multinationaux (hors secteur bancaire) réalisaient 54% de leur chiffre d’affaires consolidé à l’étranger et 56% de leurs effectifs, soit 5,3 millions de salariés, étaient localisés hors de l’Hexagone».

L’institut de l’entreprise est un groupe de réflexion créé en 1975 qui réunit 130 adhérents (grandes entreprises privées et publiques, fédérations professionnelles et organismes consulaires, institutions académiques, associations…).

source: http://www.liberation.fr/futurs/2015/10/17/de-grands-patrons-francais-s-inquietent-d-une-degradation-de-l-environnement-des-affaires_1406276
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Trader John Santiago, center, works on the floor of the New York Stock Exchange, Monday, Aug. 24, 2015

Lundi noir: les marchés mondiaux s’effondrent

© AFP 2015. Richard Drew

16:14 24.08.2015(mis à jour 17:19 24.08.2015) URL courte

Le Dow Jones subit aujourd’hui une baisse historique. Jusqu’à ce jour, l’indice de référence américain n’avait jamais chuté de 1000 points en une seule journée. Le précédent record remonte au 29 septembre 2008, où le Dow Jones avait alors perdu 777 points.

La déroute des Bourses asiatiques, avec un lundi noir à Shanghai, continuait de faire des ravages, se propageant à Wall Street après avoir entraîné la chute des marchés européens, les investisseurs se montrant de plus en plus inquiets pour l’économie mondiale.

17.10 — La bourse de New York pourrait être suspendue si la chute du S&P excède les 7%, a indiqué Sara Rich, une porte-parole de NYSE.

16.50 — En Asie, les lourdes pertes enregistrées la semaine dernière n’ont fait que se creuser.

A Shanghai, l’indice composite a clôturé en baisse de 8,49%, sa plus forte baisse journalière depuis février 2007, effaçant tous les gains enregistrés depuis le début de l’année.

A Tokyo, l’indice Nikkei a terminé la journée en baisse de 4,61%, à un plus bas de six mois.

Hong Kong a reculé de 5,17%, et Sydney de 4,09%, un plus bas en deux ans.

16.45 — La Bourse de Londres abandonne 5,51%, celle de Francfort 6,51% et Milan 7,12%. L’indice Stoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, perd 6,88%.

16.40 — Sur le marché parisien les valeurs les plus exposées à la croissance mondiale plongeaient.
ArcelorMittal perdait 11,33% à 6,54 euros, Renault 9,84% à 66,67 euros, PSA Peugeot Citroën 9,64% à 13,97 euros et Vinci 8,37% à 51,48 euros.

16.31 — Le CAC 40 perd 8%

16.30 — Le prix du pétrole chutait lourdement lundi à l’ouverture de Wall Steet. Le baril de « light sweet crude » (WTI) tombait à 38,41 dollars vers 14H10 GMT. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord coté à Londres s’échangeait à la même heure à 43,32 dollars. Le prix du pétrole est lesté également par une production très forte.

16.26 — La Bourse d’Athènes a accéléré ses pertes lundi en séance, l’indice général Athex perdant 11,3% une demi-heure avant sa fermeture.

16.25 — Apple, dont les investisseurs craignent qu’il soit touché de plein fouet par le ralentissement chinois, chutait de 4,29% à 101,28 dollars.

16.23 — La Bourse de Sao Paulo, la principale d’Amérique latine, chutait de 4,5% lundi matin.

16.21 — L’indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, reculait de 4,24% à 1.887,39 points.

16.20 — La Bourse de Paris en déroute, lâche plus de 8% après l’ouverture de Wall Street.

La Chine, première économie mondiale et première consommatrice de métaux industriels, a vu la Bourse de Shanghaï plonger lundi de 8,49%.

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Du temps de Charles Pasqua, c’était la French Connexion* qui prévalait, aujourd’hui avec Emmanuel Macron, c’est la French tech!

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Macron et les jeunes milliardaires : la phrase qui consterne la gauche

Le Parisien le 07/01/2015 à 10:18

Macron et les jeunes milliardaires : la phrase qui consterne la gauche

2015 commence fort pour Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie est actuellement en déplacement à Las Vegas (Etats-Unis) pour le Consumer Electronics show (CES), la grand-messe de la high-tech où la France, avec 120 entreprises présentes, est le premier pays d’Europe représenté. Il a eu une formule, au sujet des jeunes patrons de start-up, qui consterne la gauche. «Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires», affirme-t-il dans Les Echos, en guise de conclusion à un développement consacré à la force de ces petites entreprises innovantes.

«Je suis aussi ici (Ndlr : à Las Vegas) pour accompagner les start-up françaises, ce qu’on appelle avec fierté la French tech. C’est un élément clé de notre redémarrage. La France est un succès pour les start-up, Paris est déjà un vrai hub. Mais nos start-up manquent de financements, non pas pour naître mais pour grandir», explique tout d’abord le ministre. Que faire alors pour aider des entreprises ? «Améliorer les possibilités d’investissements en fond propres», assure le ministre en annonçant que la BPI, la Banque publique d’investissements, va créer «un fonds pour faire des co-investissements de business angels». Les entrepreneurs qui réinjectent leur argent en France ont un rôle fondamental à jouer».  Puis viennent ces phrases qui font débat ce mercredi matin : «L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires».

«C’est un objectif qui a pu être le sien dans le passé. Je trouve cela un peu réducteur comme objectif de vie», sourit l’ancien Premier ministre François Fillon (UMP) sur Bfm TV, incarnant le versant le plus modéré des réactions. Car, à gauche surtout, la phrase est répétée, commentée… et assassinée. «Des jeunes Français» devient ainsi «Les jeunes Français»… Le discours du Bourget, où le candidat François Hollande désignant la finance comme son …

Lire la suite de l’article sur Le Parisien.fr

SOURCE: http://www.boursorama.com/actualites/macron-et-les-jeunes-milliardaires–la-phrase-qui-consterne-la-gauche-20c4609105e1b635b4f92373336a79ef

* http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection

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Solidarité Ouvrière

Les Echos, 17 novembre 2014 :

Les entreprises cotées vont verser, cette année, 133 milliards de plus qu’en 2013 selon une étude.

record

Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011. La progression ne tient pas compte des effets de change, ni du versement de dividendes exceptionnels (4,3 milliards au troisième trimestre, le montant le plus faible depuis deux ans). « Nous sommes convaincus que les dividendes ­enregistreront une croissance à deux chiffres sur l’ensemble de l’année », pronostique Alex Crooke, de Henderson GI. « Malgré les incertitudes en termes de croissance économique pour 2015, les dividendes devraient continuer à bien progresser, même…

Voir l’article original 239 mots de plus

Qui mieux que Juncker pour lutter contre l’évasion fiscale?

Jean-Claude Juncker le 12 novembre 2014 à Bruxelles. REUTERS

Juncker, touché par les révélations de la presse sur les pratiques fiscales du Luxembourg, contre-attaque. Cela peut faire sourire. En fait, avoir à la présidence de la Commission l’ancien Premier ministre du premier paradis fiscal de l’Union européenne est peut-être une chance.

Les révélations de quarante journaux internationaux mettant en évidence le rôle joué par le Luxembourg dans l’élaboration de pratiques fiscales très imaginatives permettant aux grandes entreprises de tous les pays d’échapper en partie à l’impôt (les «LuxLeaks») ont constitué un rude coup pour Jean-Claude Juncker, qui a été pendant dix-huit ans Premier ministre de ce pays, poste qu’il cumulait avec ceux de ministre des Finances, ministre du Travail et de l’Emploi et ministre du Trésor. L’homme qui a occupé aussi longtemps ces responsabilités pouvait difficilement affirmer qu’il ignorait tout de ces pratiques.

LIRE sur http://www.slate.fr/story/94649/juncker-evasion-fiscale

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Le patron de Sanofi débarqué

Le Monde.fr | 29.10.2014 à 07h49 • Mis à jour le 29.10.2014 à 09h00 | Par Cédric Pietralunga et Denis Cosnard

L'avenir de Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi, est compromis.

Les évènements s’accélèrent chez Sanofi. Après des mois de rumeurs et deux journées de terribles turbulences au sommet du groupe pharmaceutique, le conseil d’administration a tranché. Réunis en urgence mercredi 29 octobre avant l’ouverture de la Bourse, les administrateurs ont décidé d’écarter immédiatement le directeur général actuel, Chris Viehbacher. Serge Weinberg, le président du conseil, va sortir de son rôle non exécutif et devenir PDG pour quelques mois. Le temps de chercher un nouveau dirigeant. Une fois trouvée la perle rare, M. Weinberg redeviendra simple président.

Après le non-renouvellement d’Henri Proglio chez EDF et la mort de Christophe de Margerie chez Total, Sanofi est le troisième poids lourd du CAC à changer brusquement de patron en quelques jours.

RUMEURS ET CLARIFICATION

Le directeur général de Sanofi, Christopher Viehbacher, n’avait obtenu lundi de Serge Weinberg, le président du conseil d’administration, aucune réponse sur son avenir dans le groupe, bien qu’il ait posé la question avec insistance en séance. Le président du conseil s’est contenté de dire que le sujet n’était pas à l’ordre du jour, conformément aux termes d’un communiqué publié lundi par Sanofi.

La crise entre les deux dirigeants avait éclaté au grand jour lundi avec la publication dans Les Echos d’une lettre adressée par M. Viehbacher aux membres du conseil d’administration. Il y évoquait des rumeurs persistantes sur son sa possible éviction et réclamait une clarification rapide de la situation.

Ces turbulences au sein de la direction de Sanofi- ainsi que la publication d’un résultat trimestriel en baisse et des perspectives aux Etats-Unis moins bonnes que prévu – ont fortement pénalisé l’action Sanofi à la Bourse de Paris mardi 28 octobre.

Le cours de l’action Sanofi s’est effondré de 10,6 %, avec pour conséquence de faire fondre la capitalisation boursière du groupe. Celui-ci n’est désormais plus la première valeur du CAC 40. Il pointe à la deuxième place derrière Total.

Lire aussi : L’inquiétant bulletin de santé de Sanofi

Solidarité Ouvrière

Plus de la moitié des grandes entreprises allemandes, britanniques et françaises ont été mises en cause dans des atteintes présumées aux droits humains. C’est ce que constate une étude publiée le 21 octobre par une coalition européenne d’organisations indépendantes, European Coalition for Corporate Justice, qui travaille sur les responsabilités sociales et environnementales des entreprises. Cette coalition, basée à Bruxelles, regroupe des grandes ONG comme Amnesty International, le CCFD ou Greenpeace.

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L’étude s’appuie sur une revue de presse au long cours : des dizaines d’articles et rapports impliquant des grandes entreprises dans des atteintes aux droits humains ont été recensés pendant huit ans, de 2005 à 2013. Cette revue de presse s’est concentrée sur les trois premières économies européennes et leurs grandes multinationales cotées : celles du CAC 40 en France, du DAX 30 en Allemagne et du FTSE 100 à Londres. Les auteurs de l’étude précisent bien qu’il ne s’agit…

Voir l’article original 452 mots de plus

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remportait l’élection présidentielle. Deux jours plus tard, le magazine Capital donnait dans un bref article quelques informations sur les vacances que s’accordait alors le candidat victorieux juste avant son entrée en fonction : « C’est sur le Paloma, le yacht de soixante mètres de Vincent Bolloré, que le nouveau président de la République a choisi de se reposer, au cours d’une mini-croisière de trois jours au large de Malte. Nicolas Sarkozy, son épouse Cécilia, son fils Louis, âgé de dix ans, et quelques proches sont arrivés lundi après-midi à l’aéroport de La Valette, à bord du Falcon 900 EX de Vincent Bolloré. » Le magazine ajoutait même quelques détails : « Construit en 1965 par un chantier naval japonais, le Paloma a été acheté par le milliardaire breton en 2003 à la famille d’armateurs grecs Goulandris, pour la somme de 3,5 millions de dollars. Vincent Bolloré a investi cinq millions d’euros supplémentaires afin de refaire à neuf cet élégant bateau. » Sans autre commentaire.

Quel esprit chagrin pourrait trouver à redire au fait que le futur président ressente le besoin de se reposer avant d’assumer la plus haute responsabilité de l’État que le peuple français venait de lui confier ? Et pourtant la nouvelle choqua beaucoup de monde, et même dans les rangs du parti présidentiel, des voix s’élevèrent pour exprimer leur désaccord. L’affaire prit rapidement une tournure polémique. Le 9 mai, Nicolas Sarkozy déclara à des journalistes que son voyage à Malte « n’avait pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant : « Je vais vous dire une chose : je n’ai pas l’intention de me cacher, je n’ai pas l’intention de mentir, je n’ai pas l’intention de m’excuser ». Pressé de s’expliquer sur la mise à disposition du yacht Paloma par le milliardaire français, le nouveau président répondit : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français, il n’a jamais travaillé avec l’État ».

Loin de calmer les esprits, cette dernière déclaration a fait bondir pas mal de personnes. Les journalistes de l’AFP se sont précipités sur le BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) et ont dégotté plusieurs commandes de l’État au groupe de Vincent Bolloré, pour des millions d’euros.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy commençait sous le double signe des faveurs d’un grand industriel acceptées avec complaisance et du mensonge. Mauvais départ.

Si l’AFP s’était donné la peine de pousser plus loin son investigation, elle aurait pu découvrir l’un des aspects les plus intéressants des relations entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Pourtant, le président avait mis la puce à l’oreille des journalistes : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite, vingt ans que je refuse ». Qu’est-ce qui a valu une telle insistance de la part du milliardaire français, depuis si longtemps ?

Il faut pour répondre à cette question remonter dans le temps. Au début des années 1980, le trentenaire Vincent Bolloré rachète la papeterie familiale pour un franc symbolique. Le jeune entrepreneur prend graduellement le contrôle de nombreuses compagnies et se constitue en moins de dix années un empire industriel, en utilisant de façon créative l’effet de levier produit par le système des cascades de sociétés, qui permet de contrôler un grand nombre d’entreprises avec une faible mise initiale et sans endettement.

L’empire ainsi constitué peut certes être immense, mais il n’en reste pas moins fragile et risque à tout moment de s’écrouler comme un château de cartes. C’est ce qui aurait pu se produire en 1992. À la suite d’une OPA ruineuse sur la société maritime Delmas-Vieljeux, en 1991, qui a mis à mal ses finances, le groupe Bolloré enregistre l’année suivante, pour la première fois de son histoire, une baisse importante de son chiffre d’affaires. Toutes les branches du groupe souffrent et voient leurs bénéfices fondre. À l’exception d’une seule : celle du tabac. Bien que ne représentant que 5 % de son chiffre d’affaires, l’activité tabac dégage à elle seule plus du quart de son bénéfice total. Elle constitue le véritable atout du groupe.

La raison de cette solidité et de cette prospérité de la branche tabac du groupe est simple : Vincent Bolloré est connu comme le roi du tabac en Afrique francophone, où sa société, Tobaccor, dispose d’une position dominante sur ce juteux marché en pleine expansion. Le groupe possède neuf fabriques. Il opère comme un quasi-monopole au Congo, en République centrafricaine, au Gabon et au Tchad, et contrôle plus de la moitié du marché au Sénégal, au Burkina Faso et à Madagascar, plus des parts importantes des marchés de la Côte d’Ivoire et du Niger. Cette domination du marché, conjuguée avec la montée du tabagisme en Afrique, confère à l’activité tabac du groupe de solides et prévisibles perspectives de croissance et de profitabilité qui constituent une véritable rente. Tout cela est rendu possible grâce à l’accord conclu en 1990 entre le groupe et la SEITA, la régie publique des tabacs, pour la création de la société Coralma International, possédée à 60 % par le groupe et à 40 % par la SEITA, et qui a le monopole de la distribution des cigarettes en Afrique francophone de l’Ouest [1].

Coralma est le fleuron du groupe Bolloré. Or, après cette année 1992 difficile, qui a confirmé l’importance de l’activité tabac pour la solidité financière du groupe, 1993 apporte une très bonne nouvelle pour Vincent Bolloré : le 30 mars, son ami Nicolas Sarkozy est nommé ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, et, à ce titre, devient le ministre de tutelle de la SEITA.

Cette même année 1993, le Gouvernement commence des discussions en vue de la privatisation de la régie de tabacs. Les négociations qui ont abouti à cette privatisation en 1995 ont été longues et complexes. Elles ont eu, comme il se doit, un caractère très confidentiel et n’ont pas été rendues publiques. Nous pouvons néanmoins apprécier une partie de ce qui s’est tramé en coulisses dans les ministères concernés, et notamment le ministère du Budget, grâce aux documents internes d’une des sociétés candidates à la reprise de la SEITA, British American Tobacco (BAT), documents rendus publics par une décision de la justice américaine et qui sont maintenant consultables sur Internet [2].

Dans sa correspondance interne, BAT parle de la privatisation de la SEITA en désignant cette dernière sous différents noms de code, tels que Windmill (« moulin à vent ») ou Blue (« bleu »). Dans une note classée « secret » intitulée Project Blue, datant de juillet 1993, le comité exécutif de BAT explore les opportunités que présente pour la compagnie la future privatisation de Blue. La note indique qu’une réunion a eu lieu entre BAT et la direction de la SEITA. La principale conclusion qui en ressort est la suivante : « Il est clair que, pour être agréé par le Gouvernement français et le public, un partage du noyau des actions doit impliquer la présence d’un partenaire industriel français crédible aux côtés de BAT. Lazard Frères pensent que le groupe Bolloré est le meilleur (si ce n’est le seul) candidat pour ce rôle… Un dîner a été organisé à Paris le 29 juin, au cours duquel M. Bolloré a confirmé son grand intérêt pour un arrangement de quelque forme que ce soit en relation avec Blue ». En fait, les dirigeants de la SEITA n’étaient pas très enthousiasmés à l’idée que Bolloré puisse accéder au « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA après sa privatisation, car « ils ne voyaient pas ce qu’il pouvait apporter à la SEITA qu’elle n’avait déjà ». Cependant, ils considéraient cette éventualité comme inévitable, car Bolloré est « politiquement très influent », et concluent que « Bolloré nous sera imposé dans le noyau dur ». En décembre 1993, Jean-Dominique Comolli est nommé au poste de PDG de la SEITA. Dans un mémorandum classé « secret » de BAT, on lit la description suivante : « Comolli est un sympathisant socialiste venant de l’administration publique (ministère du Budget). Il n’est pas proche de la direction actuelle, étant une création de la “cohabitation” entre l’Élysée et l’Hôtel Matignon. On dit, cependant, qu’il a développé de bonnes relations avec Sarkozy, le ministre du Budget, qui est responsable de la taxe sur le tabac. » Toutes les conditions sont donc réunies pour que Bolloré ait sa part du gâteau lors de la privatisation de la SEITA…

En effet, lorsque l’arrêté de nationalisation de la SEITA paraît au Journal officiel le 7 février 1995, on constate que le groupe Bolloré, par l’intermédiaire de la Compagnie Saint-Gabriel, fait partie des membres de l’actionnariat stable de la SEITA, le fameux « noyau dur », et bénéficie de la cession gré à gré de 776 920 actions. La privatisation s’effectuera en deux étapes – le noyau dur étant constitué dans un premier temps – l’entreprise sortira complètement du giron de l’État lorsqu’en 1999, elle fusionnera avec Tabacalera pour constituer Altadis. L’accord qui liait la SEITA au groupe Bolloré concernant la société jointe Coralma International n’est pas remis en cause, bien au contraire. Un pacte d’actionnaires va le sceller, en donnant au groupe Bolloré un avantage considérable dont celui-ci saura tirer le meilleur parti.

En effet, dès que l’État français se retire de la SEITA, et que celle-ci devient Altadis, Bolloré va invoquer son pacte d’actionnaires pour racheter, en juillet 2000, les parts détenues par l’ex-régie dans Coralma, pour un prix dérisoire. Cette acquisition lui donne le contrôle absolu de tout le marché du tabac d’Afrique francophone : un marché annuel de treize milliards de cigarettes, en rapide expansion.

Cependant, le règne absolu de Bolloré sur la cigarette africaine sera bref. Bolloré est probablement trop rusé pour ne pas comprendre que son empire du tabac en Afrique sera attaqué de toutes parts par les multinationales qui cherchent à tout prix à développer ce marché pour compenser le tassement de leurs affaires dans les pays occidentaux. Il sait aussi que Coralma représente une proie très intéressante pour ces multinationales, qui donnera un avantage décisif à celle qui s’en emparera. Il peut donc faire monter les enchères. Tout cela était parfaitement prévisible au moment où il a racheté les parts de la SEITA, et Bolloré peut donc se frotter les mains.

Moins de neuf mois après avoir pris le contrôle total de Coralma, le groupe Bolloré passe un accord avec la multinationale Imperial Tobacco et lui cède 75 % des parts de sa société Tobaccor, propriétaire à 100 % de Coralma International, réalisant « une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés » Le journal économique Les Échos commente ainsi cette opération :

« L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la SEITA. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la SEITA dans le tabac. À la suite de l’OPE de Tabacalera sur la SEITA, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restants pour la bagatelle de quatre cents millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard un milliard de francs. Non seulement la SEITA n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que Gauloises ou Gitanes. »

Et d’ajouter : « Et pour couronner le tout, la SEITA compte un client de moins : Vincent Bolloré vient d’arrêter de fumer. » Nous notons que c’est à la « légèreté des dirigeants de la SEITA » qui ont rédigé un pacte d’actionnaires « en dépit du bons sens » que Bolloré doit d’avoir réalisé une opération particulièrement « juteuse ». Or qui était le principal dirigeant de la SEITA au moment de la rédaction de ce pacte d’actionnaires ? Jean-Dominique Comolli, qui entretient de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, ministre de tutelle de la SEITA, et lui-même excellent ami de Vincent Bolloré. La boucle est bouclée.

En 2003, rebelote, Bolloré cède les 25 % restants de Tobaccor et Coralma passe alors totalement entre les mains d’Imperial Tobacco. Cette opération, qui prépare le terrain pour la mainmise de la multinationale britannique sur Altadis (qui interviendra en 2008) a rapporté en tout près de deux cents millions d’euros de plus-values. Une super cagnotte ! Dans laquelle le milliardaire français puise la même année pour acheter et rénover – pour moins de dix millions d’euros, une broutille – le Paloma, ce yacht de luxe qu’il met gentiment à disposition de son ami Nicolas, en ce mois de mai 2007. Il le fait à titre gracieux, et sans arrière-pensée, dans le seul but de permettre au président de voyager tout en se reposant avant d’arriver aux responsabilités suprêmes. Un voyage qui, a déclaré Nicolas Sarkozy, « n’a pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant « Je souhaite pour l’économie française beaucoup de Vincent Bolloré, c’est-à-dire des hommes qui sont capables d’investir pour créer des emplois. Vous savez, ce n’est pas une honte d’avoir travaillé dur, d’avoir créé un grand groupe, de donner de l’emploi ».

Entré en fonction bien reposé, le président a été en mesure de prendre rapidement d’importantes décisions. Dont celle d’instaurer le bouclier fiscal. Il y avait urgence : il ne fallait quand même pas laisser l’État confisquer l’argent que son ami Bolloré avait gagné en travaillant si durement.

Ainsi commençait le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

[1] Bolloré essuie son premier coup de tabac, L’Expansion, 7 octobre 1993. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/bollore-essuie-son-premier-coup-de-tabac_1397.html

[2] http://legacy.library.ucsf.edu

(Texte publié dans La République enfumée, Les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy : du meilleur au pire, 222 pages, OFTA Éditions)

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Mon article me vaut une réaction de Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, qui invoque son droit de réponse. J’apprécie l’intérêt que suscite mon texte au plus haut niveau de la hiérarchie du groupe français, alors qu’il n’a probablement été consulté que par quelques douzaines d’internautes. Aurais-je touché un point sensible ?

Je prends bonne note de la correction – le pacte d’actionnaire (car il y en a bien eu un) a été conclu en 1990, alors que Sarkozy n’était pas encore ministre du budget. Cependant, lorsque la SEITA était sous la tutelle de Sarkozy, le groupe Bolloré a eu le privilège de faire partie du club très fermé des dix investisseurs constituant le « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA, à qui les parts de la régie en voie de privation ont été distribuées de gré à gré.  Au moment de la privatisation, le pacte d’actionnaire n’a pas été remis en cause – il aurait du être renégocié, puisqu’il était rédigé en «dépit du bon sens», selon le journal économique Les Échos. Dans son édition du 3 avril 2001, sous le titre Des liens cousus d’or, on peut lire le passage suivant :

Pour fêter son entrée dans sa cinquantième année _ c’était dimanche _ Vincent Bolloré s’est offert une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés à l’occasion de la vente de 75 % de Tobaccor à Imperial Tobacco. L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la Seita. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la Seita dans le tabac. A la suite de l’OPE de Tabacalera sur la Seita, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restant pour la bagatelle de 400 millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard 1 milliard de francs. Non seulement la Seita n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que gauloises ou gitanes.

A ma connaissance, cet article, et en particulier la référence à « un pacte d’actionnaire rédigé en dépit du bon sens », n’a pas suscité à l’époque la moindre réaction du groupe Bolloré.

Cette juteuse transaction n’est peut-être pas le résultat direct de l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Mais elle plante le décor dans lequel la déclaration du président sonne particulièrement faux lorsqu’il nous décrivait, en mai 2007, son ami comme quelqu’un qui  « travaille dur » pour gagner son argent – c’est là une illustration parlante de la conception qu’a Nicolas Sarkozy du « vrai travail ».

Je constate que l’information selon laquelle Bolloré était un intermédiaire quasi incontournable pour discuter avec le gouvernement  – et son ministre du budget de l’époque – sur la question de la privatisation de la SEITA n’est pas remise en cause.  Cette information est tirée des documents internes, précédemment confidentiels, de l’industrie du tabac, qui ont été rendus publics à la suite d’une décision de la justice américaine. Je donne ci-dessous quelques liens permettant de consulter  un échantillon de ces documents, pour ceux que cela peut intéresser.

Tous les articles de La rédaction de Mediapart » href= »http://www.mediapart.fr/biographie/54054″>La rédaction de Mediapart

Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, a notifié, via Mediapart, à l’auteur de ce billet un droit de réponse que nous publions selon les règles de droit :

«Monsieur Pascal DIETHELM,

Un article intitulé « Bolloré – Sarkozy: une amitié à 200 millions d’euros », accessible à l’adresse URL « http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy- une-amitie-200-millions-deuros », publié sur le blog de Monsieur Pascal DIETHELM met gravement en cause le Groupe BOLLORE et son Président Monsieur Vincent BOLLORE.

En effet, l’auteur affirme que notre Groupe aurait réalisé « 200 millions d’euros » de plus-values à l’occasion de la privatisation de la SEITA de par la revente de notre participation dans la société CORALMA INTERNATIONAL et ce grâce à « l’amitié » du Ministre du Budget d’alors (décembre 1993), qui devait devenir Chef de l’Etat, Monsieur Nicolas SARKOZY.

En réalité, lors de la privatisation de la SEITA, nous n’avons été autorisés à souscrire au capital de la nouvelle société que dans la limite de 1,5%, et ce malgré  les relations quasi centenaires BOLLORE/SEITA en tant que fournisseur historique de papier à cigarette et associé dans certains pays de production.

D’autres nouveaux actionnaires ont été oubliés par l’auteur, à savoir la Société Générale (5%), le CCF (5%), le Groupe Jacques Lejeune (4%), la Française des Jeux (2,5%), Barry SA (1,5%), la Compagnie de Navigation Mixte (1,5%), le Groupe Edouard Stem (1,5%), la Société Bic (1,5%), la Société  Suisse d’Assurances Générales (1%).

Par ailleurs, l’activité traditionnelle du Groupe BOLLORE l’a amené à se développer sur le marché  du tabac en Afrique depuis la fin des années 70 (Nicolas SARKOZY avait 15 ans) à travers les sociétés JOB et SOFICAL.

Bien antérieurement à la nomination de Monsieur SARKOZY comme Ministre du Budget, a été créée en 1990, avec la SEITA, la société CORALMA INTERNATIONAL, distributeur de cigarettes en Afrique de l’ouest.

Un pacte d’actionnaires a été conclu en 1990 entre le Groupe BOLLORE et la SEITA, représentée par son Président Monsieur Bertrand de GALLE et non par Monsieur Jean- Dominique COMOLLI, comme Monsieur Pascal DIETHELM le prétend, ce dernier n’en prenant la présidence qu’en 1993.

Cet accord prévoyait que si le Groupe BOLLORE ou le groupe SEITA passait sous le contrôle d’un tiers exerçant une activité dans l’industrie du tabac, le groupe ne faisant pas l’objet du changement de contrôle avait la possibilité de demander de vendre ses actions CORALMA ou d’acheter celles de son associé  à un prix fixé à défaut d’accord entre les parties par un expert désigné en référé.

Or la SEITA étant passée sous le contrôle du fabricant de cigarettes espagnol TABACALERA, la procédure prévue en 1990 a été  lancée, et le groupe BOLLORE a décidé d’acheter les actions CORALMA de la SEITA au prix tel que fixé le 31 mai 2000 par un expert nommé par la Président du Tribunal de Commerce de Paris.

Ainsi, il est parfaitement inexact d’affirmer qu’un « pacte d’actionnaires » aurait été « rédigé en dépit du bon sens » grâce à la nomination en décembre 1993 de Monsieur Jean- Dominique COMOLLI et de ses « bonnes relations avec Nicolas SARKOZY, ministre du Budget qui est responsable de la taxe sur le tabac ».

Un tel pacte n’a jamais existé.

Le seul accord exécuté fut celui conclu en 1990 avec la SEITA, lequel comportait, à la demande de celle-ci, la clause permettant à l’une des deux parties de racheter la participation de l’autre en cas de changement de contrôle et ce à  un prix fixé par le Tribunal de Commerce de Paris, comme indiqué ci-dessus.

Par la suite, le groupe BOLLORE est sorti du secteur de la cigarette en vendant ses activités cahiers de papiers à  cigarettes à Republic Technologies et ses activités cigarettes à Impérial Tobacco.

Monsieur Nicolas Sarkozy ne fut donc en rien acteur ou décideur de cette procédure.

Soutenir que la plus-value réalisée par le Groupe BOLLORE résulte d’une quelconque « amitié » politique est particulièrement inexact et peut apparaître, aux yeux du public, politiquement orienté.»

SOURCE: http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy-une-amitie-200-millions-deuros

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uncitoyenindigné

Il faisait plaisir à voir, Arnaud, le slip en vrac sur les chevilles, le pot de vaseline à la main, nous expliquant tout sourire qu’il venait de remporter une grande victoire patriotique en laissant l’américaine General Electric reprendre l’activité  énergie qui représente 70 % du chiffre d’affaires d’Alstom.

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Depuis des semaines il nous bassinait avec l’allemande Siemens. Alstom plus Siemens allait permettre de construire un grand consortium européen de l’énergie dont Alstom serait l’âme, et même international, puisque le Japonais Mitsubishi y mettait lui aussi un pied. Quel ministre de l’économie on avait là, on ne fait pas mieux ! De surcroît il nous laissait entendre que le premier ministre Valls était hostile à ce projet mais il ne ferait qu’une bouchée du petit bonhomme, car plus patriote que lui, Arnaud, y a pas.

Et puis vendredi soir, il annonce tout faraud qu’il a gagné son bras de fer…

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