Archives de la catégorie ‘CAC 40’

Xavier Huillard, PDG du géant français de la construction Vinci le 4 avril 2015 à l’assemblée générale de son groupe à Paris Photo Eric Piermont. AFP

Les grands patrons français s’inquiètent d’une dégradation de l’environnement des affaires qui accélère le glissement des activités hors du pays, selon une étude de l’Institut de l’entreprise menée auprès de 20 d’entre eux, à paraître dimanche dans les journaux du groupe Ebra.

Au-delà du «glissement inéluctable du centre de gravité des grandes entreprises» françaises vers l’international», jugé «globalement positif», «la tendance s’est fortement accélérée dans les dernières années pour cause d’environnement défavorable», explique l’auteur de l’étude, Frédéric Monlouis-Félicité, qui a interrogé 20 dirigeants d’entreprises françaises, majoritairement du CAC 40.

«Les grandes entreprises constatent ainsi l’écart grandissant entre leur propre croissance, liée à leur activité à l’étranger, et la paupérisation relative du tissu économique français», ajoute-t-il en affirmant que l’un de ses interlocuteurs, qui ont tous parlé sous le sceau de l’anonymat, a même affirmé que «le problème de la France n’est pas son attractivité mais sa répulsivité».

Parmi ces grands patrons, «dont le chiffre d’affaires cumulé représente plus de 585 milliards d’euros et qui emploient 2,1 millions de salariés dans le monde entier» figurent notamment Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, Henri de Castries d’Axa, Jean-Paul Herteman de Safran.

Xavier Huillard, PDG de Vinci, Frédéric Oudéa de Société Générale ou encore Georges Plassat de Carrefour en font également partie.

«Une croissance économique qui tarde à repartir», le coût du travail, la «rareté des capitaux d’origine française», la «complexité administrative et juridique de l’environnement des affaires», la «fiscalité personnelle» ou encore «la relation entre le monde politique et l’entreprise», font partie des facteurs les plus cités.

«Ainsi les grands groupes se sentent souvent +dénigrés+ par les pouvoirs publics, +chez qui la méconnaissance des grandes entreprises est peut être plus forte encore qu’au sein de l’opinion publique+», selon «un grand industriel» cité par l’étude.

«Le problème, pour certains dirigeants, est plus profond, il concerne +la relation à l’entreprise et à l’économie+ qu’ont les Français», d’après un autre dirigeant de l’industrie.

Le rapport souligne toutefois que «les grandes entreprises, aux dires de leurs dirigeants, ont aussi leur part de responsabilité dans le désamour qu’elles perçoivent à leur endroit» car elles se sont trop centrées sur elles-mêmes ou se sont trop anglicisées.

«Tous les dirigeants rencontrés s’accordent à dire que la France dispose encore d’atouts appréciables par rapport à d’autres pays» et notamment «un certain +art de vivre+ qui permet à la France de continuer à rayonner», souligne toutefois l’étude de l’institut en évoquant également «la qualité» de la recherche et développement.

Citant l’Insee, l’étude rappelle qu’en 2012, «les groupes français multinationaux (hors secteur bancaire) réalisaient 54% de leur chiffre d’affaires consolidé à l’étranger et 56% de leurs effectifs, soit 5,3 millions de salariés, étaient localisés hors de l’Hexagone».

L’institut de l’entreprise est un groupe de réflexion créé en 1975 qui réunit 130 adhérents (grandes entreprises privées et publiques, fédérations professionnelles et organismes consulaires, institutions académiques, associations…).

source: http://www.liberation.fr/futurs/2015/10/17/de-grands-patrons-francais-s-inquietent-d-une-degradation-de-l-environnement-des-affaires_1406276
00000000000000000000000000000000000000000

Trader John Santiago, center, works on the floor of the New York Stock Exchange, Monday, Aug. 24, 2015

Lundi noir: les marchés mondiaux s’effondrent

© AFP 2015. Richard Drew

16:14 24.08.2015(mis à jour 17:19 24.08.2015) URL courte

Le Dow Jones subit aujourd’hui une baisse historique. Jusqu’à ce jour, l’indice de référence américain n’avait jamais chuté de 1000 points en une seule journée. Le précédent record remonte au 29 septembre 2008, où le Dow Jones avait alors perdu 777 points.

La déroute des Bourses asiatiques, avec un lundi noir à Shanghai, continuait de faire des ravages, se propageant à Wall Street après avoir entraîné la chute des marchés européens, les investisseurs se montrant de plus en plus inquiets pour l’économie mondiale.

17.10 — La bourse de New York pourrait être suspendue si la chute du S&P excède les 7%, a indiqué Sara Rich, une porte-parole de NYSE.

16.50 — En Asie, les lourdes pertes enregistrées la semaine dernière n’ont fait que se creuser.

A Shanghai, l’indice composite a clôturé en baisse de 8,49%, sa plus forte baisse journalière depuis février 2007, effaçant tous les gains enregistrés depuis le début de l’année.

A Tokyo, l’indice Nikkei a terminé la journée en baisse de 4,61%, à un plus bas de six mois.

Hong Kong a reculé de 5,17%, et Sydney de 4,09%, un plus bas en deux ans.

16.45 — La Bourse de Londres abandonne 5,51%, celle de Francfort 6,51% et Milan 7,12%. L’indice Stoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, perd 6,88%.

16.40 — Sur le marché parisien les valeurs les plus exposées à la croissance mondiale plongeaient.
ArcelorMittal perdait 11,33% à 6,54 euros, Renault 9,84% à 66,67 euros, PSA Peugeot Citroën 9,64% à 13,97 euros et Vinci 8,37% à 51,48 euros.

16.31 — Le CAC 40 perd 8%

16.30 — Le prix du pétrole chutait lourdement lundi à l’ouverture de Wall Steet. Le baril de « light sweet crude » (WTI) tombait à 38,41 dollars vers 14H10 GMT. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord coté à Londres s’échangeait à la même heure à 43,32 dollars. Le prix du pétrole est lesté également par une production très forte.

16.26 — La Bourse d’Athènes a accéléré ses pertes lundi en séance, l’indice général Athex perdant 11,3% une demi-heure avant sa fermeture.

16.25 — Apple, dont les investisseurs craignent qu’il soit touché de plein fouet par le ralentissement chinois, chutait de 4,29% à 101,28 dollars.

16.23 — La Bourse de Sao Paulo, la principale d’Amérique latine, chutait de 4,5% lundi matin.

16.21 — L’indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, reculait de 4,24% à 1.887,39 points.

16.20 — La Bourse de Paris en déroute, lâche plus de 8% après l’ouverture de Wall Street.

La Chine, première économie mondiale et première consommatrice de métaux industriels, a vu la Bourse de Shanghaï plonger lundi de 8,49%.

Permalien de l'image intégrée
Is there a stock I can buy that is responsible for red fonts?! That seems like a winner today.
00000000000000000000000000000000000000000000

Du temps de Charles Pasqua, c’était la French Connexion* qui prévalait, aujourd’hui avec Emmanuel Macron, c’est la French tech!

————————————-

Macron et les jeunes milliardaires : la phrase qui consterne la gauche

Le Parisien le 07/01/2015 à 10:18

Macron et les jeunes milliardaires : la phrase qui consterne la gauche

2015 commence fort pour Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie est actuellement en déplacement à Las Vegas (Etats-Unis) pour le Consumer Electronics show (CES), la grand-messe de la high-tech où la France, avec 120 entreprises présentes, est le premier pays d’Europe représenté. Il a eu une formule, au sujet des jeunes patrons de start-up, qui consterne la gauche. «Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires», affirme-t-il dans Les Echos, en guise de conclusion à un développement consacré à la force de ces petites entreprises innovantes.

«Je suis aussi ici (Ndlr : à Las Vegas) pour accompagner les start-up françaises, ce qu’on appelle avec fierté la French tech. C’est un élément clé de notre redémarrage. La France est un succès pour les start-up, Paris est déjà un vrai hub. Mais nos start-up manquent de financements, non pas pour naître mais pour grandir», explique tout d’abord le ministre. Que faire alors pour aider des entreprises ? «Améliorer les possibilités d’investissements en fond propres», assure le ministre en annonçant que la BPI, la Banque publique d’investissements, va créer «un fonds pour faire des co-investissements de business angels». Les entrepreneurs qui réinjectent leur argent en France ont un rôle fondamental à jouer».  Puis viennent ces phrases qui font débat ce mercredi matin : «L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires».

«C’est un objectif qui a pu être le sien dans le passé. Je trouve cela un peu réducteur comme objectif de vie», sourit l’ancien Premier ministre François Fillon (UMP) sur Bfm TV, incarnant le versant le plus modéré des réactions. Car, à gauche surtout, la phrase est répétée, commentée… et assassinée. «Des jeunes Français» devient ainsi «Les jeunes Français»… Le discours du Bourget, où le candidat François Hollande désignant la finance comme son …

Lire la suite de l’article sur Le Parisien.fr

SOURCE: http://www.boursorama.com/actualites/macron-et-les-jeunes-milliardaires–la-phrase-qui-consterne-la-gauche-20c4609105e1b635b4f92373336a79ef

* http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection

0000000000000000000000000000000

On n'est pas des moutons

gattaz0905
La semaine d’action de l’organisation patronale commence ce lundi. Elle vise à créer un écran de fumée sur les difficultés de PME étranglées par les groupes du CAC 40 qui ponctionnent toujours plus de richesses sur le dos de l’emploi et des salaires.

Ce n’est pas le Medef qui vous l’apprendra cette ­semaine, il va pleurer misère avec une semaine d’action pour dire la « souffrance des patrons ». Mais, en cette année 2014, la France serait en tête de gondole au rayon du fric-frac. Elle serait le plus important payeur de dividendes en Europe, hors Royaume-Uni, selon l’indice du cabinet anglo-saxon Henderson. Ce dernier évalue le total de la rémunération des actionnaires à 40,7 milliards de dollars rien qu’au ­deuxième trimestre, en hausse de 30 % par rapport à 2013. De source officielle, du côté des cadors du capital, au cours du premier semestre 2014, les grands groupes du CAC 40…

View original post 1 124 mots de plus

Solidarité Ouvrière

Les Echos, 17 novembre 2014 :

Les entreprises cotées vont verser, cette année, 133 milliards de plus qu’en 2013 selon une étude.

record

Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011. La progression ne tient pas compte des effets de change, ni du versement de dividendes exceptionnels (4,3 milliards au troisième trimestre, le montant le plus faible depuis deux ans). « Nous sommes convaincus que les dividendes ­enregistreront une croissance à deux chiffres sur l’ensemble de l’année », pronostique Alex Crooke, de Henderson GI. « Malgré les incertitudes en termes de croissance économique pour 2015, les dividendes devraient continuer à bien progresser, même…

View original post 239 mots de plus

Qui mieux que Juncker pour lutter contre l’évasion fiscale?

Jean-Claude Juncker le 12 novembre 2014 à Bruxelles. REUTERS

Juncker, touché par les révélations de la presse sur les pratiques fiscales du Luxembourg, contre-attaque. Cela peut faire sourire. En fait, avoir à la présidence de la Commission l’ancien Premier ministre du premier paradis fiscal de l’Union européenne est peut-être une chance.

Les révélations de quarante journaux internationaux mettant en évidence le rôle joué par le Luxembourg dans l’élaboration de pratiques fiscales très imaginatives permettant aux grandes entreprises de tous les pays d’échapper en partie à l’impôt (les «LuxLeaks») ont constitué un rude coup pour Jean-Claude Juncker, qui a été pendant dix-huit ans Premier ministre de ce pays, poste qu’il cumulait avec ceux de ministre des Finances, ministre du Travail et de l’Emploi et ministre du Trésor. L’homme qui a occupé aussi longtemps ces responsabilités pouvait difficilement affirmer qu’il ignorait tout de ces pratiques.

LIRE sur http://www.slate.fr/story/94649/juncker-evasion-fiscale

0000000000000000000000

Le patron de Sanofi débarqué

Le Monde.fr | 29.10.2014 à 07h49 • Mis à jour le 29.10.2014 à 09h00 | Par Cédric Pietralunga et Denis Cosnard

L'avenir de Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi, est compromis.

Les évènements s’accélèrent chez Sanofi. Après des mois de rumeurs et deux journées de terribles turbulences au sommet du groupe pharmaceutique, le conseil d’administration a tranché. Réunis en urgence mercredi 29 octobre avant l’ouverture de la Bourse, les administrateurs ont décidé d’écarter immédiatement le directeur général actuel, Chris Viehbacher. Serge Weinberg, le président du conseil, va sortir de son rôle non exécutif et devenir PDG pour quelques mois. Le temps de chercher un nouveau dirigeant. Une fois trouvée la perle rare, M. Weinberg redeviendra simple président.

Après le non-renouvellement d’Henri Proglio chez EDF et la mort de Christophe de Margerie chez Total, Sanofi est le troisième poids lourd du CAC à changer brusquement de patron en quelques jours.

RUMEURS ET CLARIFICATION

Le directeur général de Sanofi, Christopher Viehbacher, n’avait obtenu lundi de Serge Weinberg, le président du conseil d’administration, aucune réponse sur son avenir dans le groupe, bien qu’il ait posé la question avec insistance en séance. Le président du conseil s’est contenté de dire que le sujet n’était pas à l’ordre du jour, conformément aux termes d’un communiqué publié lundi par Sanofi.

La crise entre les deux dirigeants avait éclaté au grand jour lundi avec la publication dans Les Echos d’une lettre adressée par M. Viehbacher aux membres du conseil d’administration. Il y évoquait des rumeurs persistantes sur son sa possible éviction et réclamait une clarification rapide de la situation.

Ces turbulences au sein de la direction de Sanofi- ainsi que la publication d’un résultat trimestriel en baisse et des perspectives aux Etats-Unis moins bonnes que prévu – ont fortement pénalisé l’action Sanofi à la Bourse de Paris mardi 28 octobre.

Le cours de l’action Sanofi s’est effondré de 10,6 %, avec pour conséquence de faire fondre la capitalisation boursière du groupe. Celui-ci n’est désormais plus la première valeur du CAC 40. Il pointe à la deuxième place derrière Total.

Lire aussi : L’inquiétant bulletin de santé de Sanofi

Solidarité Ouvrière

Plus de la moitié des grandes entreprises allemandes, britanniques et françaises ont été mises en cause dans des atteintes présumées aux droits humains. C’est ce que constate une étude publiée le 21 octobre par une coalition européenne d’organisations indépendantes, European Coalition for Corporate Justice, qui travaille sur les responsabilités sociales et environnementales des entreprises. Cette coalition, basée à Bruxelles, regroupe des grandes ONG comme Amnesty International, le CCFD ou Greenpeace.

5918788

L’étude s’appuie sur une revue de presse au long cours : des dizaines d’articles et rapports impliquant des grandes entreprises dans des atteintes aux droits humains ont été recensés pendant huit ans, de 2005 à 2013. Cette revue de presse s’est concentrée sur les trois premières économies européennes et leurs grandes multinationales cotées : celles du CAC 40 en France, du DAX 30 en Allemagne et du FTSE 100 à Londres. Les auteurs de l’étude précisent bien qu’il ne s’agit…

View original post 452 mots de plus

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remportait l’élection présidentielle. Deux jours plus tard, le magazine Capital donnait dans un bref article quelques informations sur les vacances que s’accordait alors le candidat victorieux juste avant son entrée en fonction : « C’est sur le Paloma, le yacht de soixante mètres de Vincent Bolloré, que le nouveau président de la République a choisi de se reposer, au cours d’une mini-croisière de trois jours au large de Malte. Nicolas Sarkozy, son épouse Cécilia, son fils Louis, âgé de dix ans, et quelques proches sont arrivés lundi après-midi à l’aéroport de La Valette, à bord du Falcon 900 EX de Vincent Bolloré. » Le magazine ajoutait même quelques détails : « Construit en 1965 par un chantier naval japonais, le Paloma a été acheté par le milliardaire breton en 2003 à la famille d’armateurs grecs Goulandris, pour la somme de 3,5 millions de dollars. Vincent Bolloré a investi cinq millions d’euros supplémentaires afin de refaire à neuf cet élégant bateau. » Sans autre commentaire.

Quel esprit chagrin pourrait trouver à redire au fait que le futur président ressente le besoin de se reposer avant d’assumer la plus haute responsabilité de l’État que le peuple français venait de lui confier ? Et pourtant la nouvelle choqua beaucoup de monde, et même dans les rangs du parti présidentiel, des voix s’élevèrent pour exprimer leur désaccord. L’affaire prit rapidement une tournure polémique. Le 9 mai, Nicolas Sarkozy déclara à des journalistes que son voyage à Malte « n’avait pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant : « Je vais vous dire une chose : je n’ai pas l’intention de me cacher, je n’ai pas l’intention de mentir, je n’ai pas l’intention de m’excuser ». Pressé de s’expliquer sur la mise à disposition du yacht Paloma par le milliardaire français, le nouveau président répondit : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français, il n’a jamais travaillé avec l’État ».

Loin de calmer les esprits, cette dernière déclaration a fait bondir pas mal de personnes. Les journalistes de l’AFP se sont précipités sur le BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) et ont dégotté plusieurs commandes de l’État au groupe de Vincent Bolloré, pour des millions d’euros.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy commençait sous le double signe des faveurs d’un grand industriel acceptées avec complaisance et du mensonge. Mauvais départ.

Si l’AFP s’était donné la peine de pousser plus loin son investigation, elle aurait pu découvrir l’un des aspects les plus intéressants des relations entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Pourtant, le président avait mis la puce à l’oreille des journalistes : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite, vingt ans que je refuse ». Qu’est-ce qui a valu une telle insistance de la part du milliardaire français, depuis si longtemps ?

Il faut pour répondre à cette question remonter dans le temps. Au début des années 1980, le trentenaire Vincent Bolloré rachète la papeterie familiale pour un franc symbolique. Le jeune entrepreneur prend graduellement le contrôle de nombreuses compagnies et se constitue en moins de dix années un empire industriel, en utilisant de façon créative l’effet de levier produit par le système des cascades de sociétés, qui permet de contrôler un grand nombre d’entreprises avec une faible mise initiale et sans endettement.

L’empire ainsi constitué peut certes être immense, mais il n’en reste pas moins fragile et risque à tout moment de s’écrouler comme un château de cartes. C’est ce qui aurait pu se produire en 1992. À la suite d’une OPA ruineuse sur la société maritime Delmas-Vieljeux, en 1991, qui a mis à mal ses finances, le groupe Bolloré enregistre l’année suivante, pour la première fois de son histoire, une baisse importante de son chiffre d’affaires. Toutes les branches du groupe souffrent et voient leurs bénéfices fondre. À l’exception d’une seule : celle du tabac. Bien que ne représentant que 5 % de son chiffre d’affaires, l’activité tabac dégage à elle seule plus du quart de son bénéfice total. Elle constitue le véritable atout du groupe.

La raison de cette solidité et de cette prospérité de la branche tabac du groupe est simple : Vincent Bolloré est connu comme le roi du tabac en Afrique francophone, où sa société, Tobaccor, dispose d’une position dominante sur ce juteux marché en pleine expansion. Le groupe possède neuf fabriques. Il opère comme un quasi-monopole au Congo, en République centrafricaine, au Gabon et au Tchad, et contrôle plus de la moitié du marché au Sénégal, au Burkina Faso et à Madagascar, plus des parts importantes des marchés de la Côte d’Ivoire et du Niger. Cette domination du marché, conjuguée avec la montée du tabagisme en Afrique, confère à l’activité tabac du groupe de solides et prévisibles perspectives de croissance et de profitabilité qui constituent une véritable rente. Tout cela est rendu possible grâce à l’accord conclu en 1990 entre le groupe et la SEITA, la régie publique des tabacs, pour la création de la société Coralma International, possédée à 60 % par le groupe et à 40 % par la SEITA, et qui a le monopole de la distribution des cigarettes en Afrique francophone de l’Ouest [1].

Coralma est le fleuron du groupe Bolloré. Or, après cette année 1992 difficile, qui a confirmé l’importance de l’activité tabac pour la solidité financière du groupe, 1993 apporte une très bonne nouvelle pour Vincent Bolloré : le 30 mars, son ami Nicolas Sarkozy est nommé ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, et, à ce titre, devient le ministre de tutelle de la SEITA.

Cette même année 1993, le Gouvernement commence des discussions en vue de la privatisation de la régie de tabacs. Les négociations qui ont abouti à cette privatisation en 1995 ont été longues et complexes. Elles ont eu, comme il se doit, un caractère très confidentiel et n’ont pas été rendues publiques. Nous pouvons néanmoins apprécier une partie de ce qui s’est tramé en coulisses dans les ministères concernés, et notamment le ministère du Budget, grâce aux documents internes d’une des sociétés candidates à la reprise de la SEITA, British American Tobacco (BAT), documents rendus publics par une décision de la justice américaine et qui sont maintenant consultables sur Internet [2].

Dans sa correspondance interne, BAT parle de la privatisation de la SEITA en désignant cette dernière sous différents noms de code, tels que Windmill (« moulin à vent ») ou Blue (« bleu »). Dans une note classée « secret » intitulée Project Blue, datant de juillet 1993, le comité exécutif de BAT explore les opportunités que présente pour la compagnie la future privatisation de Blue. La note indique qu’une réunion a eu lieu entre BAT et la direction de la SEITA. La principale conclusion qui en ressort est la suivante : « Il est clair que, pour être agréé par le Gouvernement français et le public, un partage du noyau des actions doit impliquer la présence d’un partenaire industriel français crédible aux côtés de BAT. Lazard Frères pensent que le groupe Bolloré est le meilleur (si ce n’est le seul) candidat pour ce rôle… Un dîner a été organisé à Paris le 29 juin, au cours duquel M. Bolloré a confirmé son grand intérêt pour un arrangement de quelque forme que ce soit en relation avec Blue ». En fait, les dirigeants de la SEITA n’étaient pas très enthousiasmés à l’idée que Bolloré puisse accéder au « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA après sa privatisation, car « ils ne voyaient pas ce qu’il pouvait apporter à la SEITA qu’elle n’avait déjà ». Cependant, ils considéraient cette éventualité comme inévitable, car Bolloré est « politiquement très influent », et concluent que « Bolloré nous sera imposé dans le noyau dur ». En décembre 1993, Jean-Dominique Comolli est nommé au poste de PDG de la SEITA. Dans un mémorandum classé « secret » de BAT, on lit la description suivante : « Comolli est un sympathisant socialiste venant de l’administration publique (ministère du Budget). Il n’est pas proche de la direction actuelle, étant une création de la “cohabitation” entre l’Élysée et l’Hôtel Matignon. On dit, cependant, qu’il a développé de bonnes relations avec Sarkozy, le ministre du Budget, qui est responsable de la taxe sur le tabac. » Toutes les conditions sont donc réunies pour que Bolloré ait sa part du gâteau lors de la privatisation de la SEITA…

En effet, lorsque l’arrêté de nationalisation de la SEITA paraît au Journal officiel le 7 février 1995, on constate que le groupe Bolloré, par l’intermédiaire de la Compagnie Saint-Gabriel, fait partie des membres de l’actionnariat stable de la SEITA, le fameux « noyau dur », et bénéficie de la cession gré à gré de 776 920 actions. La privatisation s’effectuera en deux étapes – le noyau dur étant constitué dans un premier temps – l’entreprise sortira complètement du giron de l’État lorsqu’en 1999, elle fusionnera avec Tabacalera pour constituer Altadis. L’accord qui liait la SEITA au groupe Bolloré concernant la société jointe Coralma International n’est pas remis en cause, bien au contraire. Un pacte d’actionnaires va le sceller, en donnant au groupe Bolloré un avantage considérable dont celui-ci saura tirer le meilleur parti.

En effet, dès que l’État français se retire de la SEITA, et que celle-ci devient Altadis, Bolloré va invoquer son pacte d’actionnaires pour racheter, en juillet 2000, les parts détenues par l’ex-régie dans Coralma, pour un prix dérisoire. Cette acquisition lui donne le contrôle absolu de tout le marché du tabac d’Afrique francophone : un marché annuel de treize milliards de cigarettes, en rapide expansion.

Cependant, le règne absolu de Bolloré sur la cigarette africaine sera bref. Bolloré est probablement trop rusé pour ne pas comprendre que son empire du tabac en Afrique sera attaqué de toutes parts par les multinationales qui cherchent à tout prix à développer ce marché pour compenser le tassement de leurs affaires dans les pays occidentaux. Il sait aussi que Coralma représente une proie très intéressante pour ces multinationales, qui donnera un avantage décisif à celle qui s’en emparera. Il peut donc faire monter les enchères. Tout cela était parfaitement prévisible au moment où il a racheté les parts de la SEITA, et Bolloré peut donc se frotter les mains.

Moins de neuf mois après avoir pris le contrôle total de Coralma, le groupe Bolloré passe un accord avec la multinationale Imperial Tobacco et lui cède 75 % des parts de sa société Tobaccor, propriétaire à 100 % de Coralma International, réalisant « une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés » Le journal économique Les Échos commente ainsi cette opération :

« L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la SEITA. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la SEITA dans le tabac. À la suite de l’OPE de Tabacalera sur la SEITA, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restants pour la bagatelle de quatre cents millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard un milliard de francs. Non seulement la SEITA n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que Gauloises ou Gitanes. »

Et d’ajouter : « Et pour couronner le tout, la SEITA compte un client de moins : Vincent Bolloré vient d’arrêter de fumer. » Nous notons que c’est à la « légèreté des dirigeants de la SEITA » qui ont rédigé un pacte d’actionnaires « en dépit du bons sens » que Bolloré doit d’avoir réalisé une opération particulièrement « juteuse ». Or qui était le principal dirigeant de la SEITA au moment de la rédaction de ce pacte d’actionnaires ? Jean-Dominique Comolli, qui entretient de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, ministre de tutelle de la SEITA, et lui-même excellent ami de Vincent Bolloré. La boucle est bouclée.

En 2003, rebelote, Bolloré cède les 25 % restants de Tobaccor et Coralma passe alors totalement entre les mains d’Imperial Tobacco. Cette opération, qui prépare le terrain pour la mainmise de la multinationale britannique sur Altadis (qui interviendra en 2008) a rapporté en tout près de deux cents millions d’euros de plus-values. Une super cagnotte ! Dans laquelle le milliardaire français puise la même année pour acheter et rénover – pour moins de dix millions d’euros, une broutille – le Paloma, ce yacht de luxe qu’il met gentiment à disposition de son ami Nicolas, en ce mois de mai 2007. Il le fait à titre gracieux, et sans arrière-pensée, dans le seul but de permettre au président de voyager tout en se reposant avant d’arriver aux responsabilités suprêmes. Un voyage qui, a déclaré Nicolas Sarkozy, « n’a pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant « Je souhaite pour l’économie française beaucoup de Vincent Bolloré, c’est-à-dire des hommes qui sont capables d’investir pour créer des emplois. Vous savez, ce n’est pas une honte d’avoir travaillé dur, d’avoir créé un grand groupe, de donner de l’emploi ».

Entré en fonction bien reposé, le président a été en mesure de prendre rapidement d’importantes décisions. Dont celle d’instaurer le bouclier fiscal. Il y avait urgence : il ne fallait quand même pas laisser l’État confisquer l’argent que son ami Bolloré avait gagné en travaillant si durement.

Ainsi commençait le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

[1] Bolloré essuie son premier coup de tabac, L’Expansion, 7 octobre 1993. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/bollore-essuie-son-premier-coup-de-tabac_1397.html

[2] http://legacy.library.ucsf.edu

(Texte publié dans La République enfumée, Les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy : du meilleur au pire, 222 pages, OFTA Éditions)

 —————————————–

Voir les commentaires sélectionnés par Mediapart

Mon article me vaut une réaction de Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, qui invoque son droit de réponse. J’apprécie l’intérêt que suscite mon texte au plus haut niveau de la hiérarchie du groupe français, alors qu’il n’a probablement été consulté que par quelques douzaines d’internautes. Aurais-je touché un point sensible ?

Je prends bonne note de la correction – le pacte d’actionnaire (car il y en a bien eu un) a été conclu en 1990, alors que Sarkozy n’était pas encore ministre du budget. Cependant, lorsque la SEITA était sous la tutelle de Sarkozy, le groupe Bolloré a eu le privilège de faire partie du club très fermé des dix investisseurs constituant le « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA, à qui les parts de la régie en voie de privation ont été distribuées de gré à gré.  Au moment de la privatisation, le pacte d’actionnaire n’a pas été remis en cause – il aurait du être renégocié, puisqu’il était rédigé en «dépit du bon sens», selon le journal économique Les Échos. Dans son édition du 3 avril 2001, sous le titre Des liens cousus d’or, on peut lire le passage suivant :

Pour fêter son entrée dans sa cinquantième année _ c’était dimanche _ Vincent Bolloré s’est offert une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés à l’occasion de la vente de 75 % de Tobaccor à Imperial Tobacco. L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la Seita. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la Seita dans le tabac. A la suite de l’OPE de Tabacalera sur la Seita, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restant pour la bagatelle de 400 millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard 1 milliard de francs. Non seulement la Seita n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que gauloises ou gitanes.

A ma connaissance, cet article, et en particulier la référence à « un pacte d’actionnaire rédigé en dépit du bon sens », n’a pas suscité à l’époque la moindre réaction du groupe Bolloré.

Cette juteuse transaction n’est peut-être pas le résultat direct de l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Mais elle plante le décor dans lequel la déclaration du président sonne particulièrement faux lorsqu’il nous décrivait, en mai 2007, son ami comme quelqu’un qui  « travaille dur » pour gagner son argent – c’est là une illustration parlante de la conception qu’a Nicolas Sarkozy du « vrai travail ».

Je constate que l’information selon laquelle Bolloré était un intermédiaire quasi incontournable pour discuter avec le gouvernement  – et son ministre du budget de l’époque – sur la question de la privatisation de la SEITA n’est pas remise en cause.  Cette information est tirée des documents internes, précédemment confidentiels, de l’industrie du tabac, qui ont été rendus publics à la suite d’une décision de la justice américaine. Je donne ci-dessous quelques liens permettant de consulter  un échantillon de ces documents, pour ceux que cela peut intéresser.

Tous les articles de La rédaction de Mediapart » href= »http://www.mediapart.fr/biographie/54054″>La rédaction de Mediapart

Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, a notifié, via Mediapart, à l’auteur de ce billet un droit de réponse que nous publions selon les règles de droit :

«Monsieur Pascal DIETHELM,

Un article intitulé « Bolloré – Sarkozy: une amitié à 200 millions d’euros », accessible à l’adresse URL « http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy- une-amitie-200-millions-deuros », publié sur le blog de Monsieur Pascal DIETHELM met gravement en cause le Groupe BOLLORE et son Président Monsieur Vincent BOLLORE.

En effet, l’auteur affirme que notre Groupe aurait réalisé « 200 millions d’euros » de plus-values à l’occasion de la privatisation de la SEITA de par la revente de notre participation dans la société CORALMA INTERNATIONAL et ce grâce à « l’amitié » du Ministre du Budget d’alors (décembre 1993), qui devait devenir Chef de l’Etat, Monsieur Nicolas SARKOZY.

En réalité, lors de la privatisation de la SEITA, nous n’avons été autorisés à souscrire au capital de la nouvelle société que dans la limite de 1,5%, et ce malgré  les relations quasi centenaires BOLLORE/SEITA en tant que fournisseur historique de papier à cigarette et associé dans certains pays de production.

D’autres nouveaux actionnaires ont été oubliés par l’auteur, à savoir la Société Générale (5%), le CCF (5%), le Groupe Jacques Lejeune (4%), la Française des Jeux (2,5%), Barry SA (1,5%), la Compagnie de Navigation Mixte (1,5%), le Groupe Edouard Stem (1,5%), la Société Bic (1,5%), la Société  Suisse d’Assurances Générales (1%).

Par ailleurs, l’activité traditionnelle du Groupe BOLLORE l’a amené à se développer sur le marché  du tabac en Afrique depuis la fin des années 70 (Nicolas SARKOZY avait 15 ans) à travers les sociétés JOB et SOFICAL.

Bien antérieurement à la nomination de Monsieur SARKOZY comme Ministre du Budget, a été créée en 1990, avec la SEITA, la société CORALMA INTERNATIONAL, distributeur de cigarettes en Afrique de l’ouest.

Un pacte d’actionnaires a été conclu en 1990 entre le Groupe BOLLORE et la SEITA, représentée par son Président Monsieur Bertrand de GALLE et non par Monsieur Jean- Dominique COMOLLI, comme Monsieur Pascal DIETHELM le prétend, ce dernier n’en prenant la présidence qu’en 1993.

Cet accord prévoyait que si le Groupe BOLLORE ou le groupe SEITA passait sous le contrôle d’un tiers exerçant une activité dans l’industrie du tabac, le groupe ne faisant pas l’objet du changement de contrôle avait la possibilité de demander de vendre ses actions CORALMA ou d’acheter celles de son associé  à un prix fixé à défaut d’accord entre les parties par un expert désigné en référé.

Or la SEITA étant passée sous le contrôle du fabricant de cigarettes espagnol TABACALERA, la procédure prévue en 1990 a été  lancée, et le groupe BOLLORE a décidé d’acheter les actions CORALMA de la SEITA au prix tel que fixé le 31 mai 2000 par un expert nommé par la Président du Tribunal de Commerce de Paris.

Ainsi, il est parfaitement inexact d’affirmer qu’un « pacte d’actionnaires » aurait été « rédigé en dépit du bon sens » grâce à la nomination en décembre 1993 de Monsieur Jean- Dominique COMOLLI et de ses « bonnes relations avec Nicolas SARKOZY, ministre du Budget qui est responsable de la taxe sur le tabac ».

Un tel pacte n’a jamais existé.

Le seul accord exécuté fut celui conclu en 1990 avec la SEITA, lequel comportait, à la demande de celle-ci, la clause permettant à l’une des deux parties de racheter la participation de l’autre en cas de changement de contrôle et ce à  un prix fixé par le Tribunal de Commerce de Paris, comme indiqué ci-dessus.

Par la suite, le groupe BOLLORE est sorti du secteur de la cigarette en vendant ses activités cahiers de papiers à  cigarettes à Republic Technologies et ses activités cigarettes à Impérial Tobacco.

Monsieur Nicolas Sarkozy ne fut donc en rien acteur ou décideur de cette procédure.

Soutenir que la plus-value réalisée par le Groupe BOLLORE résulte d’une quelconque « amitié » politique est particulièrement inexact et peut apparaître, aux yeux du public, politiquement orienté.»

SOURCE: http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy-une-amitie-200-millions-deuros

00000000000000000

uncitoyenindigné

Il faisait plaisir à voir, Arnaud, le slip en vrac sur les chevilles, le pot de vaseline à la main, nous expliquant tout sourire qu’il venait de remporter une grande victoire patriotique en laissant l’américaine General Electric reprendre l’activité  énergie qui représente 70 % du chiffre d’affaires d’Alstom.

 Image

Depuis des semaines il nous bassinait avec l’allemande Siemens. Alstom plus Siemens allait permettre de construire un grand consortium européen de l’énergie dont Alstom serait l’âme, et même international, puisque le Japonais Mitsubishi y mettait lui aussi un pied. Quel ministre de l’économie on avait là, on ne fait pas mieux ! De surcroît il nous laissait entendre que le premier ministre Valls était hostile à ce projet mais il ne ferait qu’une bouchée du petit bonhomme, car plus patriote que lui, Arnaud, y a pas.

Et puis vendredi soir, il annonce tout faraud qu’il a gagné son bras de fer…

View original post 1 660 mots de plus


%d blogueurs aiment cette page :