Archives de la catégorie ‘Albanie’

Source : Le Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

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Le rapport présenté le 16 décembre devant le Conseil de l’Europe par le député suisse Dick Marty sur le trafic d’organes dont auraient été victimes des prisonniers de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a fait l’effet d’une bombe (1). Pourtant, les allégations contenues dans ce rapport ne sont pas nouvelles : ce trafic est déjà évoqué dans les mémoires publiées en 2008 par l’ancienne Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte (2) et, au Kosovo, l’hypothèse d’un tel trafic est une « rumeur » qui circule depuis longtemps. De même, l’enquête publiée en 2009 par les journalistes Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj avait confirmé l’existence d’un véritable « archipel » de centres secrets de détention de l’UCK en Albanie (3).

Le rapport de M. Marty apporte cependant nombre d’informations nouvelles, permettant de mieux comprendre les mécanismes de ce trafic. Plusieurs centaines de prisonniers capturés par l’UCK — principalement des Serbes du Kosovo, mais aussi probablement des Roms et des Albanais accusés de « collaboration » — auraient été déportés en Albanie, en 1998 et 1999. Emprisonnés dans plusieurs petits centres de détention — dont la fameuse « maison jaune » du village de Rripë, près de Burrel, visitée par les inspecteurs du TPIY —, certains d’entre eux auraient alimenté un trafic d’organes. Les prisonniers étaient conduits vers une petite clinique située à Fushë Kruja, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Tirana lorsque des clients se manifestaient pour recevoir des organes. Ils étaient alors abattus d’une balle dans la tête avant que les organes, principalement des reins, soient prélevés. Ce trafic était conduit par le « groupe de la Drenica », un petit noyau de combattants de l’UCK regroupés autour de deux figures clés : M. Hashim Thaçi, actuel Premier ministre du Kosovo, et M. Shaip Muja, alors responsable de la brigade médicale de l’UCK et aujourd’hui conseiller pour la santé de ce même Hashim Thaçi.

Bonne nouvelle, il n’est plus Premier Ministre !

Mauvaise nouvelle, il est désormais Président du Kosovo !

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Il est là, à droite…

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Le rapport de M. Marty laisse beaucoup de questions sans réponses, notamment le nombre exact de prisonniers victimes de ce trafic. La justice serbe, pour sa part, parle de 500 personnes déportées en Albanie. On ignore également quels étaient les partenaires étrangers de ce trafic, et surtout quels en étaient les bénéficiaires. Le rapport relève cependant que 60 patients de l’hôpital universitaire de Jérusalem auraient bénéficié d’une transplantation rénale en 2001, un chiffre exceptionnellement élevé.

Il importe de placer le crime supposé à sa juste valeur. Si le trafic est avéré, il s’agit d’un crime contre l’humanité massif, qui se situe, dans l’ordre de l’horreur, au « même niveau » que le massacre génocidaire de Srebrenica. Autre point essentiel, ce trafic se serait poursuivi au moins jusqu’en 2001, c’est-à-dire deux ans après l’entrée des troupes de l’OTAN au Kosovo et l’instauration du protectorat des Nations Unies sur le territoire. Le rapport note d’ailleurs qu’à partir de juin 1999, la frontière entre l’Albanie et le Kosovo n’était soumise à aucun contrôle réel.

Le rapport a suscité un tollé de protestations et de démentis. Certains ont voulu disqualifier le rapport de M. Marty, en jetant le doute sur son auteur, présenté comme un « adversaire de l’indépendance du Kosovo », voire comme un « ennemi du peuple albanais ». Le Premier ministre d’Albanie, M. Sali Berisha, l’a ouvertement qualifié de « raciste ». À l’appui de ces assertions, est souvent citée une interview accordée par M. Marty en mars 2008 au site du Réseau Voltaire, dans laquelle celui-ci critique, du point de vue de la légalité internationale, la proclamation d’indépendance du Kosovo (4). Cette prise de position ne traduit nullement une « aversion » à l’égard du peuple albanais ni du Kosovo, et le rapport de M. Marty ne serait ni plus ni moins étayé si son auteur avait approuvé, de ce même point de vue juridique, la proclamation d’indépendance. Notons enfin que la presse d’Albanie reproche explicitement à M. Marty son « anti-américanisme », puisque celui-ci a déjà révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Certaines déclarations officielles de Tirana, ces derniers jours, associent « l’anti-américanisme » supposé du rapporteur et son préjugé « anti-albanais ». M. Marty appartient pourtant au Parti radical, une formation politique qui se classe sur la droite de l’échiquier politique suisse et qui n’a jamais été réputée pour son anti-impérialisme forcené.

Certains accusent également M. Marty de « préjugés politiques », car il a publié son rapport quelques jours après les élections parlementaires organisées au Kosovo le 12 décembre, qui ont été entachées de fraudes massives, principalement commises, semble-t-il, par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) de M. Thaçi. Cet argument est facile à rejeter, car la concomitance des dates ne tient, à l’évidence, que de hasards du calendrier. Les élections du 12 décembre étaient un scrutin anticipé, dont la date n’a été fixée que début novembre. Que n’aurait-on dit si M. Marty avait publié ce rapport à la veille de ces élections !

Pour sa part, directement mis en cause, M. Thaçi a sorti l’artillerie lourde pour répondre à M. Marty. Dans une interview publiée le 30 décembre dans le Tages Anzeiger de Zürich, il reprend les accusations de racisme et va même jusqu’à comparer le rapport à la « propagande de Goebbels » (5). À l’inverse, l’affaire est également surexploitée dans le contexte politique suisse, quelques semaines après l’adoption par référendum d’une loi prévoyant l’expulsion des « étrangers délinquants ». La Présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, a ainsi préféré « différer » la réception du « prix de la diaspora » qui devait lui être attribué fin décembre par l’ambassade du Kosovo à Berne. Les Albanais, en plus d’alimenter les chiffres de la délinquance en Suisse seraient des « trafiquants d’organes ». On comprend que certains veuillent opposer un déni d’ensemble à cette criminalisation collective.

De nombreux commentateurs estiment enfin qu’il serait « impossible » d’attribuer un tel crime à des Albanais, et tentent de « relativiser » la portée du rapport en rappelant l’ampleur des crimes commis par des Serbes, au Kosovo et ailleurs dans les Balkans. On ne peut que s’étonner du revirement de beaucoup, qui présentaient Mme Del Ponte comme une héroïne de la justice internationale quand elle traquait les criminels de guerre serbes, et sont sur le point de mettre en doute sa santé mentale depuis qu’elle a évoqué ce trafic. Mme Florence Hartman, ancienne porte-parole de Mme Del Ponte, a ainsi fustigé dans de nombreuses interviews « l’irresponsabilité » de l’ancienne Procureur, qui présenterait « comme des faits avérés de simples hypothèses », soulignant que les enquêtes menées par le TPIY n’avaient pas apporté de preuves concluantes. Or, ces enquêtes, notamment dans la fameuse « maison jaune » de Rripë, n’ont jamais pu être menées à bien, en partie à cause du refus de collaboration opposé par les autorités albanaises (6).

En attendant qu’une enquête sérieuse et systématique soit menée et puisse établir ou non la réalité du trafic d’organes, en attendant que des inculpations soient éventuellement prononcées par un tribunal compétent, on peut retenir comme acquis plusieurs faits. Tout d’abord, les corps de plusieurs centaines de Serbes et d’autres prisonniers de l’UCK n’ont jamais été retrouvés et il est très peu probable qu’ils le soient sur le petit territoire du Kosovo, où tous les sites éventuels de charniers et de fosses communes ont été identifiés et fouillés. Il est également certain qu’un nombre important de ces prisonniers ont été déportés en Albanie, où l’UCK disposait d’un réseau de centres de détention. On doit également admettre, plus de dix ans après les faits, qu’il est très probable que ces prisonniers sont aujourd’hui pour la plupart morts. Leurs corps n’ont pas non plus été découverts en Albanie (7).

Par ailleurs, l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo, alimenté par des « volontaires » venant vendre leurs reins est également attestée. Des patients, principalement israéliens, se rendaient dans la clinique Medicus de Pristina pour recevoir des organes sains. Ce trafic implique un personnage très inquiétant, un chirurgien turc nommé Yusuf Erçin Sönmez, alias « Docteur Vautour », actuellement en fuite. L’affaire de la clinique Medicus, dont le procès vient de s’ouvrir à Pristina, n’est pas forcément liée à l’éventuel trafic d’organes pratiqué, dix ans plus tôt, sur des prisonniers de l’UCK, mais les coïncidences sont troublantes (8).

Les réactions dans les médias albanais, dans la classe politique et plus largement dans la société albanaise, notamment dans la diaspora (9), rappellent immanquablement l’attitude de déni longtemps opposée par de larges secteurs de l’opinion serbe face aux crimes commis par les forces serbes. Les deux arguments centraux sont les mêmes : « notre peuple ne peut pas avoir commis de telles atrocités », et « notre peuple a été victime de crimes encore pires que ceux qu’on lui impute ». La réalité des crimes commis par les forces serbes au Kosovo n’invalide pourtant pas l’hypothèse que certains Albanais aient pu commettre un autre crime, particulièrement abject.

Tout le problème est que « le peuple albanais » n’est aucunement coupable de cet éventuel trafic, tout comme « le peuple serbe » n’a pas à porter la responsabilité du massacre génocidaire de Srebrenica : ces crimes ont des coupables, dont il appartient à la justice d’établir la responsabilité personnelle. Ce travail de justice est la seule manière d’éviter à des peuples entiers, et aux générations futures, de porter le fardeau accablant d’une responsabilité collective. Au Kosovo, seul M. Albin Kurti, le dirigeant du mouvement Vetëvendosja (« Autodétermination ») semble avoir compris la véritable signification de ce qui est en train de se jouer. Il a officiellement demandé que la justice se saisisse du dossier de M. Thaçi, estimant que c’était la seule manière de laver l’ensemble des combattants et des sympathisants de l’UCK du soupçon d’une responsabilité collective (10).

En Albanie, une des rares voix critiques à s’être élevée est celle de l’essayiste Fatos Lubonja, ancien prisonnier politique du régime stalinien et grande figure de la gauche. Dans un article publié par le quotidien Panorama, M. Lubonja ose établir un parallèle entre ce crime, supposé, et celui, établi, de Srebrenica, en soulignant que les Albanais risquent désormais d’en subir le poids accablant sur leur conscience collective. Dénonçant le « front patriotique », qui se forme, de Tirana à Pristina, pour refuser une enquête, il écrit : « l’accusation est certes lourde, mais refuser l’enquête qui la confirmerait ou l’infirmerait est encore pire. Ce refus nous rend tous coupables et je crois que la plupart des Albanais ne veulent pas se sentir mêlés à ce genre de crimes » (11).

Les critiques de M. Marty pointent l’absence de preuves fournies par son rapport. La résolution adoptée à l’unanimité par la Commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe demande justement que des enquêtes soient diligentées pour établir ces preuves. Par la voix de sa représentante pour les Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton, l’Union européenne a estimé que cette enquête devait être menée par la mission européenne Eulex, précisément chargée d’assister les institutions du Kosovo dans la construction de l’Etat de droit. Tout en répétant ses critiques, le gouvernement albanais a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à ce que cette enquête se poursuive sur son territoire. Pour sa part, Mme Del Ponte a soulevé le problème de la juridiction compétente pour se saisir d’une telle affaire : le TPIY ne pouvant plus ouvrir de nouveaux dossiers, il faudrait créer un tribunal ad hoc, ou bien transmettre le dossier à la Cour pénale internationale (CPI) (12).

Enfin, les responsabilités que pointent le rapport ne concerne pas seulement M. Thaçi et les anciens dirigeants de la guérilla albanaise. Dans son livre, Mme Del Ponte explique le mur auquel elle s’est heurtée lorsqu’elle a essayé, à partir de 2000, de mener des enquêtes sur les crimes supposés de l’UCK, citant nommément le chef de la mission de l’ONU, M. Bernard Kouchner, ainsi que le général français Valentin, alors commandant en chef de la KFOR. Pour tenter d’expliquer ce blocage, elle écrit : « Je suis certaine que les responsables de la MINUK et même de la KFOR craignaient pour leur vie et pour la vie des membres de leurs missions ». Plus loin, elle ajoute : « dans l’esprit de la MINUK et de la KFOR, [M. Hashim] Thaçi et [l’ancien chef militaire de l’UCK, M. Agim] Ceku ne représentaient pas uniquement un danger pour la sécurité de leur personnel et l’accomplissement de leurs missions : ils mettaient en péril tout l’édifice du processus de paix dans les Balkans » (13).

Dans une interview publiée le 21 décembre par le quotidien serbe Politika, le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef du département de police de la Minuk, déclare : « Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. » De fait, la lutte contre la criminalité organisée représentait l’une des priorités des missions internationales au Kosovo. Le capitaine Kellock explique également que « toute critique à l’encontre de Hashim Thaçi et de son entourage » était immédiatement rejetée dans les « cercles où [il] travaillait » (14).

Par « réalisme politique », plusieurs pays occidentaux ont fait le choix de jouer la « carte » politique que représentait M. Thaçi. On sait que ce dernier était conseillé, déjà durant la guerre, par des agents de certains services de renseignements, notamment de la DGSE française. L’implication directe de M. Thaçi dans de nombreuses activités illégales (racket, blanchiment d’argent, etc.) est également avérée. Par souci de ne pas « griller » un précieux allié politique, les « protecteurs » occidentaux de M. Thaçi ont fait le choix de passer l’éponge sur ces « péchés véniels ». Si une enquête confirme l’implication de M. Thaçi dans un abject trafic d’organes, la responsabilité de ses « protecteurs » occidentaux risque d’être accablante.

Interrogé par un journaliste serbe sur le trafic d’organes le 27 février dernier, alors qu’il se trouvait en voyage officiel au Kosovo, M. Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, avait éclaté de rire, avant de s’exclamer : « J’ai une tête à vendre des organes, moi ? », et de suggérer au journaliste « d’aller se faire soigner » (15). Le rire de M. Kouchner résonne aujourd’hui de manière sinistre.

Jean-Arnault Dérens

Rédacteur en chef du site Le Courrier des Balkans. Dernier ouvrage paru (avec Laurent Geslin) : Voyage au pays des Gorani (Balkans, début du XXIe siècle), Cartouche, Paris, 2010.

(1) Le rapport est disponible sur le site du Conseil de l’Europe.

(2) Traduction française : Carla Del Ponte, La chasse. Les criminels de guerre et moi, Paris, Héloïse d’Ormesson, 2009.

(3) Lire Altin Raxhimi, Michael Montgomery et Vladimir Karaj, « Albanie et Kosovo : les camps de la mort de l’UÇK », Le Courrier des Balkans, 10 avril 2009.

(5) « Martys Vorgehen erinnert mich an Goebbels », Tages Anzeiger, 30 décembre 2010.

(6) Lire Ben Andoni, « Trafic d’organes en Albanie : dans la “clinique fantôme” de Carla Del Ponte », Le Courrier des Balkans, 19 mai 2008.

(7) Rappelons que les autorités albanaises avaient refusé d’accéder en 2003 aux demandes des enquêteurs du TPIY, qui souhaitaient procéder à des exhumations dans le cimetière de Rripë. Ce refus a été officiellement justifié par des « raisons culturelles ».

(8) Lire « Trafic d’organes : le vaste réseau de “Docteur Vautour”, chirurgien turc », Le Courrier des Balkans, 21 décembre 2010.

(9) Lire Blerim Shabani & Sevdail Tahiri, « Le rapport de Dick Marty secoue la diaspora albanophone en Suisse », albinfo.ch, 20 décembre 2010.

(10) Lire « Kosovo : Vetëvendosje demande que Thaçi soit déféré devant la justice », Le Courrier des Balkans, 18 décembre 2010.

(11) Fatos Lubonja, « Pse refusohet raporti i Dick Martit ? », Panorama, 22 décembre 2010.

(12) Lire « Trafic d’organes de l’UÇK : Carla Del Ponte pour la saisine de la CPI », Le Courrier des Balkans, 23 décembre 2010.

(13) Carla Del Ponte, La chasse, op.cit., pp.460-461.

(14) Lire Rade Maroević, « Kušner je morao da zna », Politika, 21 décembre 2010, et R.S.V., « Trafic d’organces : Kouchner savait », Le Courrier des Balkans, 29 décembre 2010.

(15) La vidéo de cet échange circule beaucoup sur Internet. On peut la consulter sur Dailymotion.

SourcesLe Monde diplomatique, Jean-Arnault Dérens, 04-01-2011

Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant

 

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Auseinandersetzungen zwischen Albanischen Fussballfans und der PolizeiPlusieurs bars de la Friesstrasse, dans le quartier d’Oerlikon, à Zurich, diffusaient jeudi soir le match entre l’Albanie et la Serbie. L’enjeu de la partie : se qualifier pour le championnat d’Europe de football. Mais pas seulement : à chaque fois que les deux voisins s’affrontent, la situation entre supporters est tendue. Pour rappel, le match aller avait été interrompu en raison de l’invasion de l’espace aérien du stade par un drone décoré d’un drapeau albanais.

Au coup de sifflet final (victoire 2-0 de la Serbie), les provocations ont tout de suite commencé dans les rues du quartier, rapporte vendredi la police municipale zurichoise. Et les attaques verbales se sont très vite transformées en pugilats. Résultat, la police a dû faire barrage entre les supporters, de peur que la situation ne dégénère.

Les agents ont été visés par des pierres et des bouteilles par des assaillants cagoulés. Faisant usage de balles en caoutchouc et de gaz irritant, ils ont réussi à calmer le jeu. Mais pas pour longtemps. Les bagarres se sont ensuite déplacées vers la gare d’Oerlikon et les rues avoisinantes.

Vers 00h30, la situation s’est enfin calmée. Un policier a été blessé, touché par une pierre. Il a été hospitalisé. Aucune information n’a été donnée sur l’ampleur des dégâts matériels.

«Personne n’a été arrêté, précise Marco Cortesi, porte-parole de la police de la ville. Nous nous sommes concentrés sur le fait d’éviter qu’il y ait des blessés.» Selon le policier, des telles émeutes, provoquées par un match de football, sont une première à Zurich (…)

Source : http://www.20min.ch/ro/lecteurreporter/story/Serbes-et-Albanais-se-sont-affrontes-dans-la-rue-31139702

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17:18 09.07.2015(mis à jour 18:47 09.07.2015) URL courte
 

La chancelière fédérale allemande Angela Merkel est prête à soutenir l’entrée de la Serbie et de l’Albanie au sein de l’UE, car elle redoute l’influence de la Russie sur ces pays, écrit le quotidien économique allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN).

Les promesses de l’Union européenne sur l’admission de nouveaux membres seront réalisées, a souligné Mme Merkel lors de sa visite en Albanie et en Serbie cette semaine. Selon elle, l’UE souhaite un développement stable des Balkans. La chancelière a promis aux dirigeants serbe et albanais de promouvoir les négociations d’adhésion de ces pays à l’UE.

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imageLa Mafia et les terroristes albanais, c’est la même chose. A la lumière de cette info, ces récents titres de presse deviennent lisibles : « Macédoine : 14 migrants tués par un train »(…)
Macédoine : 150 réfugiés syriens découverts dans un train en gare de Veles »(…)

Mais la grande presse occidentale passe pratiquement sous silence le kidnnaping massif de «migrants» par les terroristes albanais.

Le Courrier des Balkans, portail confidentiel, a évoqué l’affaire ainsi que la télévision d’Etat serbe RTS : «La police macédonienne a décidé d’ouvrir une enquête après les révélations de la chaîne britannique Channel 4 sur des enlèvements massifs de migrants le long de la voie de chemin de fer entre la Grèce et la Serbie. »

L’une des bases de concentration des migrants kidnappés est la bourgade albanaise de Vaksince (2500 habitants) près de Kumanovo. Mais si les forces de sécurité macédoniennes montent l’opération…

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imageLes corps de neuf terroristes albanais tués à Kumanovo ont été transportés à Pristina où ils ont été accueillis par un grand nombre de citoyens et de représentants de l’UCK avec les drapeaux de l’Albanie. Les corps ont été rendus au Kosovo après que les membres de la famille des terroristes tués a organisé une manifestation. Il a été annoncé que les obsèques des Albanais tués se fera avec les honneurs militaires après l’autopsie des corps au Kosovo.

Cet accueil officiel des terroristes tués ne provoque aucune réaction de l’Union européenne, ni de la communauté internationale. Cet hommage a été condamné uniquement par les médias macédoniens, rappelant que 8 policiers ont été tués dans des attaques terroristes et plus de 30 blessés (..)

« Chaque victime est regrettable, mais ici nous avons affaire à des terroristes qui ont pénétré dans le pays voisin de la Macédoine dans un seul but…

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imageUne quarantaine d’hommes en armes, portant des uniformes de l’ex-Armée de libération du Kosovo (UÇK), ont pris plusieurs policiers en otages la nuit dernière dans le nord de la Macédoine, a rapporté aujourd’hui la police macédonienne.

Le groupe s’est retiré du poste de police, proche de la frontière entre la Macédoine et le Kosovo, au bout de quelques heures. S’exprimant en albanais, les individus armés ont dit à leurs captifs : « Nous aurons un Etat albanais ». « Ce matin, les institutions de l’Etat macédonien ont été la cible d’un acte terroriste », a déclaré un fonctionnaire du ministère macédonien de l’Intérieur, Ivo Kotevski.

L’incident rappelle les débuts de l’insurrection qu’a connue la Macédoine en 2001, lorsque les forces de sécurité affrontaient dans le nord-ouest du pays des insurgés réclamant davantage de droits pour la minorité albanaise de Macédoine. Les accords de paix signés à Ohrid avaient mis fin aux combats durant l’été…

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imagePlusieurs dizaines de milliers de personnes, 7.000 selon la police, ont défilé samedi dans les rues de Pristina contre le gouvernement du Kosovo, à l’appel du mouvement d’opposition Vetëvendosje et de l’organisation Thirrjet e nënave (« L’appel des mères »), formée par les mères des disparus de Gjakova/Đakovica.

Les manifestants réclamaient le limogeage du ministre serbe du gouvernement du Kosovo Aleksandar Jablanović, ainsi que l’adoption de la loi de renationalisation du combinat Trepça de Mitrovica. « Le Premier ministre Isa Mustafa a 48 heures pour limoger Aleksandar Jablanović et pour voter la loi sur Trepca qui deviendra une compagnie publique sous la gestion du Parlement du Kosovo », a déclaré Albin Kurti, le dirigeant de Vetëvendosje, en appellant les manifestants à se rasembler de nouveau mardi prochain (…)

Le nouveau Premier ministre du Kosovo Isa Mustafa qui avait annoncé vendredi dernier que son gouvernement allait déclarer le complexe minier «…

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image(…) Aujourd’hui, les albanais représentent près de 90% de la population du Kosovo, 25% en Macédoine, 5% au Monténégro, ainsi que des fortes minorités dans la région de Preševo en Serbie, ainsi que l’Epire en Grèce. Alors que le multi-ethnisme est de rigueur en Serbie, le Kosovo tend à devenir un territoire homogène ethniquement. Toutes les minorités y compris musulmanes sont persécutées. Chaque semaine, les serbes sont victimes d’agressions et ne peuvent sortir de leurs enclaves sans protections armées. On pense notamment aux pogroms du 17 mars 2004, où de nombreux serbes ont été tués, 35 église orthodoxes et près de 1000 maisons ont été détruites ou brûlées.

Ces territoires purement albanais favorisent les revendications autonomistes et le projet de la Grande Albanie. Depuis un mois les tensions entre l’Albanie et la Serbie sont réapparues suite à un match de foot notamment.

Le 14 octobre dernier se déroulait le match…

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imageLa visite historique du Premier ministre albanais en Serbie a tourné au gâchis. Aleksandar Vucic, le Premier ministre serbe, n’a pas apprécié sa discussion avec son homologue albanais Edi Rama à propos du Kosovo. Lors d’une conférence de presse commune à l’occasion de la première visite d’un chef de gouvernement albanais en 68 ans à Belgrade, Aleksandar Vucic s’est offusqué et a dénoncé une « provocation » lorsque Edi Rama a abordé le sujet de l’ex-province serbe.

La discussion, portant sur la coopération et la bonne entente régionale ainsi que sur l’adhésion à l’Union européenne, a volé en éclats lorsque Edi Rama a prononcé le mot Kosovo. Un incident qui a une nouvelle fois illustré les profondes divergences entre Serbes et Albanais dans les Balkans (…)

(…) Aleksandar Vucic s’est offusqué et a dénoncé une « provocation » lorsque Edi Rama a abordé le sujet du Kosovo en appelant la Serbie à reconnaître la…

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imageLe président de Bujanovac et futur président du Conseil National des Albanais, Jonuz Misliju, a déclaré que le gouvernement serbe doit reconnaître le référendum de 1992 qui donne le droit aux municipalités dans le sud de la Serbie à fusionner avec le Kosovo. « Ce serait une solution satisfaisante », a déclaré l’ancien commissaire de la soi-disant LAPBM (armée de libération de Presevo, Bujanovac et Medvedja) qui a accepté de faire une déclaration pour le quotidien serbe « Politika » à condition qu’il le fasse dans sa langue maternelle, avec la présence d’un traducteur, même si il parle seurbe.

Selon lui, l’accord entre les cinq partis de coalition contient des principes écrits dont ils ne dévierons pas. « Ces principes sont – le respect de la lutte des combattants de la LAPBM, le respect des résultats du référendum organisé en 1992, l’utilisation des manuels scolaires exclusivement à partir de Pristina…

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imageLa rencontre entre la Serbie et l’Albanie, comptant pour les qualifications à l’Euro 2016, a été interrompue peu avant la mi-temps. Un drone muni d’un drapeau albanais a alors survolé le stade de Belgrade, provoquant l’arrêt de la rencontre. Le défenseur serbe Stefan Mitrovic a réussi à agriper le drapeau et à le mettre à terre avant d’être attaqué par deux joueurs albanais. Des supporteurs ont envahi le stade avant que l’arbitre britannique ne décide d’interrompre le match. Les joueurs albanais ont quitté le terrain sous les huées des supporteurs serbes qui ont allumé des torches. La police a dû intervenir.

Source : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Serbie-albanie-interrompu/506758 et http://balkans.courriers.info/article25794.html

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imageUne « Cérémonie » d’Albanais proclamant la « République de Viart » s’est déroulée dans le centre de Skopje, au pied de la statue de Skanderbeg, avec l’auto-proclamé Président – ancien membre du Parlement macédonien et chef du « premier parti albanais en Macédoine indépendante » (PDP) Nezvat Halili.

Le président autoproclamé du nouvel État a précisé que la déclaration de Viart reposait sur la Constitution des États-Unis, qui dit qu’un homme a le droit à l’autodétermination. Il a ajouté que la demande que la Macédoine fonctionne comme un État avec deux républiques se fonde sur l’« exemple de l’ex-Fédération entre la Serbie et le Monténégro ».

Halili a demandé au premier ministre du gouvernement de Skopje, Nikola Gruevski, qu’il donne « l’ordre au Parlement d’entamer des discussions pour la fédéralisation de la Macédoine ». Lors de la rencontre de Skopje les initiateurs ont ouvert une procédure de collecte des signatures…

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imageKoco Danaj, un Albanais de Tirana, est l’un des promoteurs de l’idée de créer un grand État albanais et il est le chef de file de la liste pour l’Albanie naturelle. Il a déclaré que la Macédoine est déjà morte, et que la Serbie est la suivante.

Selon lui, l’Albanie occupera une grande partie du territoire macédonien et la moitié sud de la Serbie et les protestations à Skopje sont l’expression de la lutte de ses compatriotes qui sont traités selon lui comme des citoyens de seconde zone. « Les Albanais se sont opposés au chauvinisme du gouvernement macédonien. Au cours des manifestations ils se sont heurtés à la police qui étaient armés jusqu’aux dents. Mais les protestations en Macédoine doivent continuer. Étape par étape ce territoire devra être nettoyé et libéré de toute diversité religieuse ou nationale, et la rébellion devra être transformée en un mouvement global qui vise…

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Aviseur International

ALBANIE-I

Tiers du PIB de l’Albanie

Selon un rapport de la police italienne, Lazarat produit 900 tonnes de cannabis par an, d’une valeur estimée à la revente d’environ 4,5 milliards d’euros, soit près du tiers du produit intérieur brut (PIB) de l’Albanie.

Village de 2200 habitants, Lazarat est devenu depuis des années un grand marché de travail pour des milliers d’ouvriers saisonniers qui viennent de différentes régions du pays pour travailler dans les champs du cannabis.
Plus de dix tonnes de marijuana et des dizaines de milliers de plants de cannabis ont été saisis et détruits courant juin 2014.
SOURCE: http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Dix-tonnes-saisies-dans-le–royaume-du-cannabis–27659308

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KOSOVO-I

KOSOVO(..) « (..) Les habitants d’Orahovac qui ont déménagé en Serbie centrale ne pensent même plus à la sécurité de leurs voisins et cousins qui sont restés au village. La partie serbe de la ville ressemble à un marché. L’été, une vague d’ Albanais de la diaspora arrivent avec leur argent, mesurent, estiment, comme si nous étions tous mis en vente », regrette Dejan Baljošević (…)

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civilwarineurope

image(…) L’enclave d’Orahovac est située dans le sud-ouest du Kosovo, entre les villes de Đakovica/Gjakova et Prizren. Jusqu’à l’introduction du protectorat de l’Onu au Kosovo, 5.200 Serbes habitaient dans cette commune, dont 2.500 dans la ville et les autres dans neufs villages environnants. Aujourd’hui, il n’y a plus que 380 Serbes, pour la plupart des résidents permanents, installés dans la partie supérieure d’Orahovac. 650 autres habitent à trois kilomètres de là, dans le village de Velika Hoča, là où le seigneur serbe Stefan Nemanja avait plantée sa première vigne en Serbie. Ces deux enclaves serbes sont toujours connues pour leurs vins (…)

(…) Ce printemps, les Serbes qui ont quitté la ville en 1999, ou plus tôt, et leurs descendants ont vendu leurs maisons. Ceux qui sont restés affirment qu’il s’agit majoritairement des anciens fonctionnaires ou élus locaux, députés au Parlement serbe et directeurs du Parti socialiste serbe, qui se…

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La France d'Alicia

Zoom sur une Europe qui continue encore et encore d’attirer des milliers d’immigrés désirant se rendre dans les pays de l’Union européenne. Melilla, une enclave espagnole en territoire marocain, est…

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