Archives de mars, 2015

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imageL’avenir d’une ville au cours des décennies suivantes peut se déduire de la composition de la classe des enfants âgés de 0-6 ans et de son évolution au cours des dernières années. Certains de ces enfants, issus de l’immigration, apprendront aussi, outre le néerlandais, la langue berbère, ou l’arabe marocain, et pour certains, le ‘bon’ arabe, en plus de l’anglais, du français, de l’allemand, et des autres langues enseignées à l’école.

Le tableau ci-dessous montre la proportion d’enfants d’origine étrangère âgés de 0-6 ans dans les différents districts de la ville d’Anvers. Dans 12 ans, les jeunes qui ont actuellement 6 ans auront 18 ans, et ils débuteront leurs études supérieures. Les districts avec une mixité ethnique moins prononcée sont Borgerhout et Anvers-district.

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Source et méthodologie : Buurtmonitor Antwerpen, qui fournit une image extrêmement détaillée, basée sur les données du registre national sur la démographie de la ville au 01/01…

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Le commandant du Basij menace aussi les Saoudiens et déclare qu’ils connaîtront le même destin que Saddam Hussein

Mohammad Reza Naqdi, le commandant de la force Basij de l'Iran (Crédit : capture d'écran YouTube / PresTVGlobalNews)Mohammad Reza Naqdi, le commandant de la force Basij de l’Iran (Crédit : capture d’écran YouTube / PresTVGlobalNews)

Le commandant de la milice Basij des Gardiens de la Révolution de l’Iran a déclaré qu’ « effacer Israël de la carte » est « non négociable », a rapporté mardi, Radio Israel.

Mohammad Reza Naqdi a également menacé l’Arabie saoudite, en affirmant que l’offensive menée au Yémen « aura le même destin que celui de Saddam Hussein ».

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Drapeau GirbaltarA.Ch. avec AFP

Mis à jour le 30.03.2015 à 21:57Les corps sans vie de quatre personnes, dont un bébé et sa sœur de quatre ans, ont été retrouvés dans un appartement de Gibraltar, a annoncé la police de Gibraltar ce lundi. Les policiers ont découvert un Britannique de 31 ans, sa compagne espagnole de 37 ans, et leurs deux enfants, une fillette de 4 ans et sa petite sœur de seulement six semaines appartenant vraisemblablement «à la même famille», vers 11h30 lundi matin.

 

La piste du drame familial

Les victimes gisaient dans un appartement situé à Gibraltar, à mi-chemin entre le centre de cette colonie britannique située à la pointe sud de l’Espagne et sa vieille ville, sur les hauteurs. «Une enquête est en cours et a été confiée à la brigade criminelle pour tenter d’expliquer ces morts prématurées», a déclaré le chef de la police de Gibraltar Eddie Yome.

L’affaire a secoué le petit territoire de 6,8 km2 et 30.000 habitants, au point que son ministre en chef Fabian Picardo a annoncé la suspension des sessions parlementaires jusqu’à mercredi. Eddie Yome n’a pas déclaré quelle éventuelle arme avait été employée, se limitant à préciser que les policiers «ne recherchent personne» en relation avec ces morts, semblant indiquer qu’il pourrait s’agir d’un drame familial.

source: http://www.20minutes.fr/monde/1575507-20150330-gibraltar-quatre-personnes-dont-bebe-retrouves-morts

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civilwarineurope

imageCe n’est pas faute de l’avoir écrit. Dès le 14 novembre 2014 nous avions annoncé que la libération surprise de Vojislav Seselj par le Tribunal Pénal International sur la Yougoslavie était un piège tendu à Belgrade. Voici un extrait de notre analyse :

(…) La récente visite de Vladimir Poutine à Belgrade, accueilli comme un héros, a d’ailleurs prouvé que l’amitié serbo-russe n’était pas qu’un mythe. Insupportable pour Washington qui veut isoler Moscou en Europe en relançant une nouvelle guerre froide. Et quoi de mieux pour déstabiliser un pays que de libérer un extrémiste, dont la popularité il est vrai est importante, qui à peine revenu sur son sol natal a déclaré qu’il était revenu à Belgrade avec une intention claire : renverser le pouvoir pro-européen en place qu’il accuse de traîtrise. Tout le savant travail d’équilibre des dirigeants serbes entre Bruxelles et Moscou risque de se voir détruit ouvrant…

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Aviseur International

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat  et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

© Lukas Lehmann, Keystone

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue. Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent…

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Une voiture a tenté d’enfoncer l’une des portes d’entrée du complexe, dans le Maryland. Il y aurait un mort et deux blessés. (Images : AFP)

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Le patron de Nestlé France dénonce les méthodes des distributeurs

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — On savait que les distributeurs mettaient la pression sur leurs fournisseurs pour obtenir de meilleurs prix… Mais le patron de Nestlé-France lance aujourd’hui un véritable cri d’alarme, en estimant que les pressions sont devenues excessives sur les industriels. Dans un entretien publié par ‘Le Figaro’ de mardi, Richard Girardot dénonce ainsi une « situation de concurrence anormale« , née de la guerre des prix que se livrent les distributeurs depuis la crise de 2008, et en appelle à la direction de la concurrence pour mieux réguler le marché.

Des marges écrasées pour les industriels

Le dirigeant fustige les méthodes des distributeurs, qui aboutissent à « une situation où le commercial se retrouve à 23 heures à attendre dans un box, soumis à une pression digne d’une garde à vue ». « Nous avons écrasé nos marges pour continuer d’être référencés chez les distributeurs », en baissant notamment les prix de produits phares comme Ricoré ou Mousline. Mais dans le même temps, « pour compenser cet effort, (les distributeurs) ont augmenté les prix des produits vendus sous leurs marques propres », tempête le PDG de Nestlé-France.

En outre, les distributeurs « sont revenus nous mettre la pression tout au long de l’année en renégociant sous différentes formes, pour nous faire baisser les tarifs, financer leurs promotions ou revoir les conditions de lancement des innovations.

Est-ce légal ?  » Richard Girardot ajoute que les distributeurs « refusent de signer des chartes de bonnes pratiques avec les industriels, alors que nous en signons avec les agriculteurs ».

Le rôle de la DGCCRF remis en cause

M. Girardot s’interroge également sur le travail des « gendarmes » de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), qu’il accuse d’être « toujours prompte à prendre la parole contre les industriels ».

Il critique notamment la lenteur de la DGCCRF à se prononcer sur les projets de rapprochements entre les centrales d’achat des grandes enseignes (Auchan/Système U et Casino/Intermarché), qui constituent ainsi des forces de frappe ultra-puissantes face aux fournisseurs. L’avis de la Direction de la concurrence était attendu en principe avant la fin du premier trimestre qui s’achève ce mardi. « Cela fait sept mois que les premiers rapprochements entre centrales d’achat ont été annoncés et l’Autorité n’a toujours pas rendu sa décision sur le sujet, laissant passer la période cruciale des négociations tarifaires annuelles », souligne le PDG de Nestlé-France.

Victoria Adam — ©2015, Boursier.com

SOURCE: http://www.boursier.com/actualites/economie/le-patron-de-nestle-france-denonce-les-methodes-des-distributeurs-27551.html

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Rusia

17:35 30.03.2015(actualizada a las 20:08 30.03.2015)
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Las autoridades españolas congelaron las cuentas bancarias de cientos de rusos residentes en España que no informaron sobre el origen de los capitales, comunicó el medio Deutsche Welle citando al abogado Gregorio Fuentes.

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Politik

10:21 31.03.2015(aktualisiert 10:46 31.03.2015) Zum Kurzlink
Atomstreit mit Iran (2015)
 

Die russische Delegation spielt eine Schlüsselrolle bei den Atomverhandlungen mit dem Iran in Lausanne, so Marie Harf, offizielle Sprecherin des US-Außenamtes.

 Weiterlesen: http://de.sputniknews.com/politik/20150331/301712912.html#ixzz3VxRzmQgP
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Виды Белграда

Meinungen

11:42 26.03.2015(aktualisiert 11:13 29.03.2015) Zum Kurzlink
 

„Das Ziel Serbiens ist es, mit allen Ländern partnerschaftliche Beziehungen aufzubauen“, so der serbische Außenminister Ivica Dačić. Damit ist ein möglicher NATO Beitritt vom Tisch. „Das muss sich nicht zwangsläufig negativ auf die Beitrittsverhandlungen mit der EU auswirken“, sagt der Balkan-Experte Dr. Franz-Lothar Altmann.

Schließlich gebe es in der EU auch Mitgliedsstaaten, die nicht in der Nato seien, so wie Schweden und Finnland. Andersrum ist Norwegen NATO-Mitglied, jedoch nicht in der EU. Dies würde sich nicht unbedingt ausschließen, so der Balkanexperte. Probleme sieht er jedoch, wenn es um Fragen der einheitlichen Außenpolitik der EU gehe. So sagt Altmann zur Rolle Serbiens, in der Frage der Russlandsanktionen: „Da erwartet man eben schon, dass alle Mitglieder hier eine gemeinsame Linie vertreten. Aber, das muss man, wie gesagt, auch von der Verteidigungs- und Sicherheitspolitik trennen.“

SerbienhabesichbisherzurückgehaltenundsichnichtnurgegendieSanktionengestellt,sonderngleichzeitigauchangekündigt, eswürdegernedieseentstandeneLückeschließen.Indem esLieferschwierigkeitenundEngpässeausnutzenwolle. In der EUhabedasnatürlichzuziemlichenIrritationengeführt,soAltmann.

Zur Rolle Serbiens in der Ukraine-Krise sagt Altmann: „Serbien hat ja in diesem Fall zunächst mal eine Haltung eingenommen, wo es sich eher auf die Seite der EU gestellt hat, es hat nämlich die Annektierung, so wie das die EU sieht, verurteilt. » Trotzdem habe sich Serbien dann wieder zwischen den Lagern wiedergefunden, da es auf der einen Seite die Sanktionen nicht unterstütze, auf der anderen Seite schon aus seiner eigenen Geschichte heraus, die Loslösung der Krim nicht tolerieren könne.

So sagt Altmann: „Ich denke auf Dauer wird Serbien schon Schwierigkeiten haben. Wenn es zu den Abstimmungen in den EU-Parlamenten kommt, kann ich mir schon vorstellen, dass da in einigen Parlamenten kritische Stimmen laut werden, so dass sich die Ratifizierung vielleicht länger hinziehen könnte. »

Nato
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International

12:40 24.03.2015(mis à jour 13:21 24.03.2015)
Règlement de la situation en Ukraine (2018)
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Loin de s’attendre à une telle déstabilisation suite à la crise ukrainienne, les États-Unis et l’Union européenne sont toujours persuadés de leur propre invincibilité, estime un politologue américain.

 L’effet déstabilisateur de la crise en Ukraine s’est avéré beaucoup plus grave que prévu en Occident, les États-Unis et l’UE, « grisés » par leurs succès d’autrefois, se croyant capables de « frapper n’importe quelle cible », a indiqué le politologue américain Daniel McAdams à l’édition Daily Bell.

« L’effet déstabilisateur s’est avéré beaucoup plus grave que prévu« , a déclaré M.McAdams, en expliquant la gravité de la crise en Ukraine par les méprises de l’Occident lors de la planification du coup d’Etat à Kiev.

Par ailleurs, l’expert est persuadé d’une collision entre les intérêts des oligarques américains, qui s’attendent à pouvoir disposer à leur guise des ressources naturelles dont l’Ukraine est riche.En outre, le politologue signale l’intérêt du complexe militaro-industriel des Etats-Unis à attiser la crise en Ukraine. Estimant que l’élargissement de l’Otan engendrerait de nouveaux conflits, les barons de l’industrie de l’armement comptent sans doute sur l’augmentation du nombre de « clients » susceptibles d’être « protégés aux frais des contribuables américains ».

M.McAdams attribue l’agressivité de l’Occident à son « enivrement lié à la réussite de ses précédentes opérations de changement de régime, ainsi que par sa foi inébranlable dans sa propre capacité à atteindre n’importe quel objectif aussi important qu’il soit ».

Quoi qu’il en soit, lepolitologue rappelle que des manifestationsantiaméricaines ont éclatés à maintes reprises enSerbie, en Tunisie, au Yémen, en Syrie, en Libye et dans d’autres pays où les Etats-Unis ont réalisé des opérations.Selon M.McAdams, une sécession suivie de l’apparition d’un Etat indépendant n’a rien de catastrophique en soi, les Etats-Unis ayant même été fondés sur cette base.

« Et enfin, pourquoi les Etats-Unis se préoccupent-ils du fait qu’un groupe de personnes à 6.000 km de l’Amérique ne veut plus être gouverné par un certain groupe de personnes qui l’a gouverné auparavant? », s’interroge en conclusion le politologue américain.

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civilwarineurope

imageUn imam installé près de Lucques, en Toscane, a été expulsé car jugé trop radical et dangereux pour la sécurité du pays, a annoncé samedi le ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano.

« Nous avons trouvé des preuves évidentes d’actions radicales et de radicalisation extrême ainsi que de prosélytisme. Il n’est pas possible d’inciter à la haine dans notre pays », a-t-il dit devant quelques journalistes à Florence (centre-nord).

L’homme âgé d’une trentaine d’années et originaire du Maroc, a été conduit à Rome où il devait embarquer à bord d’un avion à destination du Maroc, selon les autorités italiennes.

L’Italie a renforcé la sécurité et les mesures de prévention après l’attentat de Tunis il y a quelques jours qui avait coûté la vie à 21 personnes, dont quatre touristes italiens.

Source : http://www.rtl.fr/actu/international/italie-un-imam-juge-trop-radical-expulse-7777160322

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Global News

JERUSALEM – Former Israeli Prime Minister Ehud Olmert was found guilty Monday of accepting bribes in a retrial of corruption charges, the latest chapter in the downfall of a man who only years earlier hoped to lead the country to a historic peace agreement with the Palestinians.

Olmert’s lawyers said they would likely appeal the ruling by the Jerusalem District Court. He’ll be sentenced at a later court hearing.

Olmert was acquitted in 2012 of a series of charges that included accepting cash-stuffed envelopes containing hundreds of thousands of dollars from U.S. businessman Morris Talansky before Olmert became prime minister. The verdict was seen as a major victory for Olmert.

But Olmert’s former office manager and confidant Shula Zaken later became a state’s witness, offering tape recordings of conversations with Olmert about illicitly receiving cash, leading to a retrial.

A panel of judges at the Jerusalem District Court found that…

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Le Blog de Philippe Waechter

Chronique hebdomadaire du 30 Mars

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/Wtv-CHebdo-30Mars-PW

Sur SoundCloud

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civilwarineurope

imagePorochenko et son homologue roumain, en accord avec Washington, veulent « dégeler » le conflit en Transnistrie, comme nous l’écrivions avant-hier. Aussi, il semble cohérent que les manœuvres de l’OTAN sous l’appellation d’Atlantic Resolve, qui se déroulent en moment des pays baltes à la Roumanie en passant par la Pologne, s’approchent un peu trop de la Moldavie.

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Un Stryker sanitaire : voilà le type d’engin qui leur sera bien utile si d’aventure ils venaient à se frotter aux FAN…

Le 2nd Squadron du 2nd Stryker Cavalry Rgt. participe depuis le 24 mars à l’opération Atlantic Resolve au sud de la Roumanie, à deux pas de la Transnistrie. Il est accompagné d’éléments du 173rd (Airborne) Brigade Special Troops Battalion, la même unité qui encadre en Galicie la formation d‘une partie des paramilitaires de Kiev. Le 2/2 Cav. (Cougars) est arrivé à la base aérienne Mihail Kogalniceanu le 20 mars dernier.

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Le…

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L’Islande donne un coup d’arrêt à l’impunité des barbouzes de la grande finance.

La cours suprême condamne quatre banquiers à de lourdes peines de prison.

Hreidar Mar Sigurdsson, ancien directeur général : 5 ans et demi ; Sigurdur Einarsson, ancien président : 5 ans ; Magnus Gumundsson, ancien directeur de la filiale luxembourgeoise : 42 mois ; Olafur Olafssona, actionnaire influent : 3 ans. L’information est passée à la trappe, les média à grande audience n’ayant cure de ce genre de décisions. La Cour suprême d’Islande vient de condamner le quarteron de banquiers responsables de l’effondrement du système financier du pays pour des peines allant donc de 3 à 5 ans et demi de détention. Il s’agit de quatre anciens dirigeants ou membre influent de la banque Kaupting, septième institution financière des pays nordiques, en terme de capitalisation, au moment du déclenchement de la crise de 2008. Les prévenus devront également s’acquitter des frais liés à la procédure d’un montant de 670 000 dollars américains.

Un prince qatari dans le coup

À ce niveau de la procédure, la décision est irrévocable et l’honneur de briser le mur du silence sur cette affaire revient au portail Conseiller, le média québécois dédié aux professionnels des services financiers.

Cela dit, la justice islandaise reproche aux quatre détenus d’avoir contribué à l’effondrement du système financier du pays. Un point particulier ressort dans ce dossier. Les quatre condamnés sont accusés d’avoir couvert les agissements d’un prince Qatari Sheikh Mohammed Ben Khalifa Ben Hamad al-Thani –à ne pas confondre avec Sheikh Hamad ben khalifa al-Thani ancien émir du Koweït, mais au fond on n’en est pas très loin. C’est son fils ; le sixième de la descendance-. L’impudent prince a eu le toupet de s’offrir 5,1% de Kaupting lors de la crise de 2008 par le recours à un prêt consenti par cette même banque. Rien que ça !

Les anciens banquiers ne sont pas pour autant tirés d’affaire. À partir du 21 avril prochain, avec neufs anciens salariés du même groupe bancaire, Hreidar Mar Sigurdsson et Sigurdur Einarsson seront de nouveau devant les juges pour répondre des chefs d’accusation de manipulation de marché.

La fermeté de la justice islandaise servira-t-elle de force d’exemple ? Il faut l’espérer. Mais à en juger par l’ambiance délétère dans les pays générateurs de prêts toxiques, rien n’est moins sûr.

Dahmane Soudani

Source:http://maghnord.com/2015/03/29/lislande-donne-un-coup-darret-a-limpunite-des-barbouzes-de-la-grande-finance/

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Les enquêteurs inspectent l’avion abîmé à l’aéroport d’Halilfax. Crédit photo : PC/Andrew Vaughan
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Grosse frayeur dimanche matin pour les 137 personnes à bord d’un Airbus d’Air Canada. L’appareil a fait une sortie de piste lors de son atterrissage, 25 passagers ont été légèrement blessés. Pour l’heure on ignore les raisons de cet accident mais les fortes chutes de neige et une panne d‘électricité au même moment à l’aéroport pourraient être une explication. L’avion effectuait la liaison entre Toronto et Halifax en Nouvelle-Ecosse. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada va ouvrir une enquête. Les deux pistes de l’aéroport ont été fermées pendant quelques heures.

PLUS Un Airbus d’Air Canada rate son atterrissage à Halifax

http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2015/03/29/001-atterrissage-rate-halifax-air-canada.shtml

FOX6Now.com

(CNN) — An Air Canada jet touched down short of the runway at an airport in Halifax early Sunday, hitting an antenna, severing a power line and losing its landing gear before skidding to a stop.

The aircraft, an Airbus A320, touched down about 1,100 feet short of the runway, said Mike Cunningham, a regional manager of air investigations at the Transportation Safety Board of Canada. From there, it hit an antenna array that’s part of the airport’s landing system and severed a power line.

That caused « significant damage » to the plane and cut off power to Halifax Stanfield International Airport in Nova Scotia, he said.

The plane skidded for another 1,100 feet on its belly before coming to a stop.

Investigators haven’t determined yet what caused the accident, Cunningham said.

The plane’s so-called black boxes are on their way to engineers for analysis, he said, and dozens more investigators…

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Un entretien passionnant du Saker avec Paul Craig Roberts : au menu les groupes d’intérêt privés qui détiennent le pouvoir réel aux Etats-Unis (ce que Peter Scott Dale a appelé l’Etat profond) et surtout le risque, aujourd’hui extrême, d’un conflit nucléaire en Europe et au-delà… 

 paul craig roberts

« Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/03/saker-falcon-drawing.jpginterviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.

The Saker

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The Saker :  Il est devenu assez évident pour de nombreuses personnes, sinon pour la plupart, que les États-Unis ne sont pas une démocratie ou une république, mais plutôt une ploutocratie dirigée par une petite élite que certains nomment le 1%.  D’autres parlent de l’État profond. Ma première question est donc la suivante : pourriez-vous s’il vous plaît prendre le temps d’évaluer l’influence et le pouvoir de chacune des entités suivantes, l’une après l’autre. En particulier, pouvez-vous spécifier pour chacune d’elles si elle occupe une position dominante en termes de prises de décision, ou une position moyenne dans la mise en œuvre des décisions dans la structure réelle du pouvoir (elles sont répertoriées sans ordre particulier).

  • Réserve fédérale
  • Grandes institutions bancaires
  • Bilderberg
  • Council on Foreign Relations [Conseil des relations internationales]
  • Skull & Bones [Société secrète de l’université de Yale, NdT]
  • CIA
  • Goldman Sachs et grandes banques
  • Les 100 familles (Rothschild, Rockefeller, famille royale néerlandaise, famille royale britannique, etc.)
  • Lobby israélien
  • Francs-maçons et leurs loges
  • Grandes entreprises: grandes sociétés pétrolières, complexe militaro-industriel, etc.
  • D’autres gens ou organisations non cités ci-dessus?

Qui, quel groupe, quelle entité estimez-vous être vraiment au sommet du pouvoir dans le régime politique actuel aux États-Unis ?

Paul Craig Roberts : Les États-Unis sont gouvernés par des groupes d’intérêts privés et par l’idéologie néoconservatrice qui affirme que l’Histoire a choisi les États-Unis comme le pays exceptionnel et indispensable, qui a le droit et la responsabilité d’imposer sa volonté au monde.

A mon avis, les plus puissants des groupes d’intérêts privés sont :

  • Le complexe militaro-sécuritaire
  • Les 4 ou 5 banques gigantesques, trop grandes pour faire faillite, et Wall Street
  • Le lobby israélien
  • L’agrobusiness
  • Les industries d’extraction (pétrole, mines, bois).

Les intérêts de ces groupes coïncident avec ceux des néoconservateurs. L’idéologie néoconservatrice soutient l’impérialisme financier et militaro-politique, ou son hégémonie.

Il n’y a pas de presse américaine, écrite ou audiovisuelle, qui soit indépendante. Dans les dernières années du régime Clinton, 90% des médias écrits et audiovisuels étaient concentrés dans six méga-sociétés. Pendant le régime Bush, la radio publique nationale a perdu son indépendance. Donc les médias fonctionnent comme un ministère de la Propagande.

Les deux partis politiques, les Républicains et les Démocrates, dépendent des mêmes groupes d’intérêts pour leurs fonds de campagne, donc les deux partis dansent pour le même maître.  La délocalisation des emplois a détruit les syndicats et privé les Démocrates des contributions politiques des organisations syndicales. A l’époque, les Démocrates représentaient les travailleurs et les Républicains les patrons d’entreprises.

La Réserve fédérale est là pour les banques, principalement les grandes. La Réserve fédérale a été créée pour être le prêteur de dernier recours destiné à empêcher que les banques ne fassent faillite à cause d’une ruée aux guichets pour retirer les dépôts. La Fed de New York, qui effectue les interventions financières, a un conseil d’administration constitué des dirigeants des grandes banques. Les trois derniers présidents de la Réserve fédérale étaient des juifs, et l’actuel président est l’ancien directeur de la Banque centrale israélienne. Les juifs sont importants dans le secteur financier, par exemple Goldman Sachs.  Ces dernières années, les secrétaires du Trésor américain et les chefs des agences de régulation financière ont principalement été les cadres bancaires responsables de la fraude et de l’endettement excessif qui a déclenché la dernière crise financière.

Au XXIe siècle, la Réserve fédérale et le Trésor n’ont servi que les intérêts des grandes banques. Cela s’est fait au détriment de l’économie et de la population. Par exemple, les retraités ne touchent aucun intérêt pendant huit ans pour que les institutions financières puissent emprunter sans frais et faire de l’argent.

Peu importe la richesse de certaines familles, elles ne peuvent pas rivaliser avec les groupes d’intérêts puissants, comme le complexe militaro-sécuritaire ou Wall Street et les banques. La richesse établie depuis longtemps peut veiller à ses intérêts et certains, comme les Rockefeller,  ont des fondations activistes qui travaillent très probablement main dans la main avec le National Endowment for Democracy pour financer et encourager diverses organisations non gouvernementales (ONG) pro-américaines dans des pays que les États-Unis veulent influencer ou renverser, comme cela s’est passé en Ukraine. Les ONG sont des cinquièmes colonnes états-uniennes et elles agissent sous des noms comme droits humains, démocratie, etc. Un professeur chinois m’a raconté que la Fondation Rockefeller avait créé une université américaine en Chine et servait à organiser des Chinois opposés au régime. A un moment donné, et peut-être encore, il y avait des centaines d’ONG financées par les États-Unis et l’Allemagne en Russie, peut-être jusqu’à un millier.

Je ne sais pas si les Bilderberg font de même. Il est possible qu’ils soient seulement des gens très riches et qu’ils aient leurs protégés dans des gouvernements qui tentent de défendre leurs intérêts. Je n’ai jamais vu aucun signe des Bilderberg, ou des Mason, ou des Rothschild affectant les décisions du Congrès ou de l’Exécutif.

D’autre part, le Conseil pour les relations étrangères est influent. Ce conseil est formé d’anciens responsables politiques gouvernementaux et d’universitaires impliqués dans la politique étrangère et les relations internationales. La revue du conseil, Foreign Affairs, est le premier forum de politique étrangère. Quelques journalistes en sont aussi membres. Quand j’ai été proposé pour y adhérer, dans les années 1980, j’ai été blackboulé.

Skull & Bones est une société secrète de l’université de Yale. Un certain nombre d’universités ont de telles sociétés. Par exemple, l’université de Virginie en a une, et l’université de Géorgie.  Ces fraternités n’ont pas de places ni de pouvoir gouvernemental. Leur influence se limiterait à l’influence personnelle de leurs membres, qui sont généralement les fils et filles des familles de l’élite. A mon avis, ces fraternités existent pour transmettre ce statut d’élite à leurs membres. Elles n’ont pas de fonctions opérationnelles.

The Saker :  Et les individus ?  Qui sont, selon vous, les gens les plus puissants aux États-Unis aujourd’hui ?  Qui prend la décision stratégique finale, au plus haut niveau ?

Paul Craig Roberts :  Il n’y a en réalité pas de gens puissants en eux-mêmes. Les gens puissants sont ceux qui ont de puissants groupes d’intérêts derrière eux. Depuis que le secrétaire à la Défense a privatisé une grande partie de l’armée en 1991, le complexe militaro-sécuritaire a été extrêmement puissant, et son pouvoir est encore amplifié par sa capacité à financer des campagnes politiques et par le fait que c’est une source d’emploi dans de nombreux États. Les dépenses du Pentagone sont essentiellement contrôlées par des entrepreneurs de la défense.

The Saker :  J’ai toujours cru que, sur le plan international, des organisations comme l’Otan, l’Union européenne ou toutes les autres n’étaient qu’une façade, et que la véritable alliance qui contrôle la planète sont les pays membres du réseau Echelon : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, aka AUSCANNZUKUS (ils sont aussi appelés Anglosphère ou les Cinq Yeux), avec les États-Unis et le Royaume-Uni comme partenaires principaux, tandis que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les partenaires juniors, ici. Est-ce que ce modèle est correct ?

Paul Craig Roberts : L’Otan était une création des États-Unis prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion soviétique. Sa raison d’être a disparu en 1991.  Aujourd’hui, l’Otan offre une couverture à l’agression états-unienne et fournit des mercenaires pour l’Empire américain. La Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie sont de simples États vassaux, tout comme le sont l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le reste. Il n’y a pas de partenaires ; seulement des vassaux. C’est l’empire de Washington, et de personne d’autre.

Les États-Unis favorisent l’Union européenne, parce qu’elle est plus facile à contrôler que les différents pays.

The Saker : Il se dit souvent qu’Israël contrôle les États-Unis. Chomsky, et d’autres, affirment que ce sont les États-Unis qui contrôlent Israël. Comment caractériseriez-vous les relations entre Israël et les États-Unis – est-ce que c’est le chien qui remue la queue ou la queue qui fait bouger le chien ?  Diriez-vous que le lobby israélien contrôle totalement les États-Unis ou y a-t-il encore d’autres forces capables de dire non au lobby israélien et d’imposer leur propre programme ?

Paul Craig Roberts :  Je n’ai jamais vu aucune preuve que les États-Unis contrôlent Israël. Toutes les preuves montrent qu’Israël contrôle les États-Unis, mais seulement sa politique au Moyen-Orient. Ces dernières années, Israël ou le lobby israélien a été en mesure de contrôler ou de bloquer les nominations universitaires aux États-Unis ainsi que la titularisation et les nominations de professeurs considérés comme critiques à l’égard d’Israël.  Israël a réussi à bloquer des titularisations et des nominations dans des universités catholiques et d’État. Israël peut aussi bloquer certaines nominations à la présidence et a une grande influence sur la presse écrite et la télévision.  Le lobby israélien a aussi beaucoup d’argent pour les fonds des campagnes politiques et ne manque jamais de limoger les représentants et les sénateurs américains considérés comme critiques à l’égard d’Israël. Le lobby israélien a réussi à atteindre une femme noire, Cynthia McKinney, dans son district électoral noir, et à empêcher sa réélection.  Comme l’a dit l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et président du Comité des chefs d’état-major interarmées: «Aucun président américain ne peut résister à Israël.» L’amiral Moorer n’a même pas pu obtenir une enquête officielle sur l’attaque meurtrière d’Israël contre l’USS Liberty en 1967.

Quiconque critique la politique d’Israël, même de manière utile, est qualifié d’antisémite.

Dans la politique, les médias et les universités américaines, c’est une accusation mortelle. Vous pourriez aussi bien être frappé par un missile hellfire.

The Saker :  Lesquelles des douze entités de pouvoir dont j’ai fait la liste ci-dessus ont, à votre avis, joué un rôle clé dans la planification et l’exécution du coup monté  du 11 septembre ?  Après tout, il est difficile d’imaginer que cela a été planifié et préparé entre l’investiture de GW Bush et le 11 septembre – cela doit avoir été préparé pendant les années de l’administration Clinton. N’est-il pas vrai que l’attentat d’Oklahoma City était une répétition pour 9/11 ?

Paul Craig Roberts : A mon avis, 9/11 était le produit des néoconservateurs, dont nombre d’entre eux sont des alliés juifs d’Israël, de Dick Cheney, et d’Israël. Son objectif était de fournir le nouveau Pearl Harbour dont les néoconservateurs disaient qu’il était nécessaire pour lancer leurs guerres de conquête au Moyen-Orient.  Je ne sais pas si c’était prévu depuis longtemps, mais Silverstein [propriétaire des tours du World Trade Center, NdT] en faisait visiblement partie et il avait acheté le World Trade Center très peu de temps avant le 11 septembre.

Quant à l’attentat contre le Bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, à Oklahoma City, le général Partin, de l’US Air Force, expert en munitions dans ce corps d’armée, a préparé un rapport d’expert prouvant indubitablement que le bâtiment a explosé de l’intérieur et que le camion piégé était un leurre. Le Congrès et les médias ont ignoré ce rapport. Le bouc émissaire, McVeigh,  était déjà désigné, et c’était la seule histoire autorisée.

The Saker :  Pensez-vous que les gens qui dirigent aujourd’hui les États-Unis réalisent qu’ils sont sur une trajectoire de collision avec la Russie, qui pourrait conduire à la guerre thermonucléaire ?  Si oui, pourquoi prendraient-ils un tel risque ? Croient-ils vraiment qu’au dernier moment la Russie va flancher et céder, ou croient-ils réellement qu’ils peuvent gagner une guerre nucléaire ?  N’ont-ils pas peur que dans une conflagration nucléaire avec la Russie ils perdent tout ce qu’ils ont, y compris leur pouvoir et même leur vie ?

Paul Craig Roberts : Je suis aussi perplexe que vous. Je pense que Washington est perdu dans l’orgueil et l’arrogance et qu’il est plus ou moins fou. En outre, il est convaincu que les États-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire avec la Russie. Un article paru dans Foreign Affairs vers 2005 ou 2006 arrivait à cette conclusion.  La croyance dans la possibilité de gagner une guerre nucléaire a été stimulée par la foi dans les défenses anti-missiles balistiques. L’argument est que les États-Unis peuvent toucher la Russie tellement fort dans une première frappe préventive que celle-ci ne riposterait pas, de peur d’un second coup.

The Saker :  Comment évaluez-vous l’état de santé présent de l’Empire ?  Pendant de nombreuses années, nous avons vu des signes évidents de déclin, mais il n’y a pas encore d’effondrement visible. Croyez-vous qu’un tel effondrement est inévitable et, si non, comment pourrait-il être évité ?  Verrons-nous le jour où le dollar américain deviendra soudain sans valeur ou un autre mécanisme précipiter la chute de cet Empire ?

Paul Craig Roberts :  L’économie états-unienne a été vidée de sa substance. Il n’y a pas eu de véritable augmentation du revenu familial médian depuis des décennies.  Alan Greenspan, lorsqu’il était président de la Fed, a recouru à l’expansion du crédit à la consommation pour compenser l’absence d’augmentation du revenu des consommateurs, mais la population est maintenant trop endettée pour s’endetter davantage.  Il n’y a donc rien pour stimuler l’économie. Donc il y a eu tellement d’emplois dans la fabrication et les services professionnels négociables, comme l’ingénierie informatique, qui ont été délocalisés à l’étranger, que la classe moyenne a diminué.  Les diplômés de l’université ne peuvent pas avoir un emploi qui leur permette une vie indépendante. Donc ils ne peuvent pas fonder une famille, acheter des maisons, des appareils, des meubles et des accessoires pour la maison. Le gouvernement prend des mesures pour maintenir une inflation basse sans mesurer l’inflation, et un chômage bas sans mesurer le chômage.  Les marchés financiers sont truqués et l’or est maintenu artificiellement en baisse malgré une augmentation de la demande, grâce à la vente à découvert sur les marchés à terme. C’est un château de cartes qui a résisté plus longtemps que je ne le pensais. Apparemment, le château de cartes peut tenir debout jusqu’à ce que le reste du monde cesse de maintenir le dollar US comme réserve.

Peut-être l’empire a-t-il infligé trop de stress à l’Europe en l’impliquant dans un conflit avec la Russie. Si l’Allemagne, par exemple, se retirait de l’Otan, l’empire s’effondrerait, ou si la Russie pouvait avoir l’illumination de financer la Grèce, l’Italie et l’Espagne en échange de leur sortie de l’euro et de l’Union européenne, l’empire subirait un coup fatal.

Ou alors la Russie pourrait dire à l’Europe qu’elle n’aura pas le choix d’épargner les capitales européennes avec des armes nucléaires maintenant qu’elle a rejoint les États-Unis pour lui faire la guerre.

The Saker :  La Russie et la Chine ont fait quelque chose d’unique dans l’histoire et elles sont allées au-delà de la manière traditionnelle de former une alliance : elles ont accepté de devenir interdépendantes – on pourrait dire qu’elles ont convenu d’une relation symbiotique. Croyez-vous que ceux qui sont chargés de l’Empire ont compris le mouvement tectonique qui vient de se produire ou s’enfoncent-ils simplement dans un déni profond parce que la réalité leur fait trop peur ?

Paul Craig Roberts :  Stephen Cohen dit qu’il n’y a tout simplement pas de discussion sur la politique étrangère. Il n’y a pas de débat. Je pense que l’empire pense que cela peut déstabiliser la Russie et la Chine et que c’est la raison pour laquelle Washington a des révolutions de couleur en cours en Arménie, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Comme Washington est déterminé à empêcher la montée d’autres pouvoirs et est perdu dans l’orgueil et l’arrogance, il croit probablement que cela réussira. Après tout, l’Histoire a choisi Washington.

The Saker :  A votre avis, les élections présidentielles ont-elles encore de l’importance et, si oui, quel est votre meilleur espoir pour 2016 ?  J’ai personnellement très peur de Hillary Clinton dont je vois qu’elle est une personne exceptionnellement dangereuse et carrément mauvaise, mais avec l’influence néocon actuelle chez les Républicains, pouvons-nous vraiment espérer qu’un candidat non néocon puisse remporter l’investiture du GOP (Parti Républicain) ?

Paul Craig Roberts :  La seule élection présidentielle qui pourrait avoir de l’importance serait si le président élu avait un fort mouvement derrière lui. Sans un mouvement, le président n’a aucun pouvoir indépendant et personne à désigner qui exécutera ses ordres.  Reagan avait quelque chose comme un mouvement, juste assez pour que nous soyons en mesure de traiter la stagflation malgré l’opposition de la CIA et du complexe militaro-sécuritaire.  En plus, Reagan était très vieux et il venait d’une époque où le président avait du pouvoir et il agissait en conséquence.

The Saker :  Qu’en est-il des forces armées ?  Pouvez-vous imaginer un président du Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) disant : « Non, Monsieur le Président, c’est fou, nous ne le ferons pas » ou attendez-vous des généraux qu’ils obéissent à tous les ordres, y compris le déclenchement d’une guerre nucléaire contre la Russie ?  Avez-vous un espoir quelconque que l’armée des États-Unis puisse intervenir et stopper les fous actuellement au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès ?

Paul Craig Roberts :  L’armée américaine est une créature de l’industrie de l’armement. Le but, en devenant général, est d’être qualifié comme consultant pour l’industrie de la défense ou devenir un cadre dirigeant ou de faire partie du comité d’une entreprise de la défense. L’armée sert de vivier pour des carrières après la retraite, quand les généraux font beaucoup d’argent. L’armée américaine est totalement corrompue. Lisez le livre d’Andrew Cockburn, Kill Chain.

The Saker :  Si les États-Unis marchent délibérément sur le sentier de la guerre avec la Russie – que devrait faire la Russie ?  Est-ce que la Russie devrait céder et accepter qu’être soumis est une option préférable à une guerre thermonucléaire ou devrait-elle résister et donc accepter la possibilité d’une guerre thermonucléaire ?  Croyez-vous qu’une démonstration de force délibérée et forte de la part de la Russie pourrait dissuader une attaque américaine ?

Paul Craig Roberts : Je me suis souvent posé cette question. Je ne peux pas dire que je connais la réponse. Je pense que Poutine est suffisamment humain pour se rendre plutôt que de participer à la destruction du monde, mais Poutine doit répondre à d’autres à l’intérieur de la Russie et je doute que les nationalistes seraient favorables à une reddition.

A mon avis, je pense que Poutine devrait se concentrer sur l’Europe et lui faire prendre conscience que la Russie s’attend à une attaque américaine et qu’elle n’aura pas d’autre choix que de faire disparaître l’Europe en réponse. Poutine devrait encourager l’Europe à sortir de l’Otan afin d’empêcher la Troisième Guerre mondiale.

Poutine devrait aussi s’assurer que la Chine comprend qu’elle est ressentie par les États-Unis comme la même menace que la Russie et que les deux pays ont besoin de s’unir.  Peut-être que si la Russie et la Chine unissaient leurs forces pour une alerte nucléaire, pas la plus élevée, mais à un niveau élevé qui ferait reconnaître la menace américaine et communiquerait cette menace au monde, les États-Unis pourraient être isolés.

Peut-être que si la presse indienne, la presse japonaise, la presse française et allemande, la presse britannique, la presse chinoise et la presse russe commençaient à rapporter que la Russie et la Chine se demandent si elles vont subir une attaque nucléaire préventive de Washington, le résultat serait d’empêcher l’attaque.

Pour autant que je puisse parler de mes nombreux entretiens avec la presse russe, il n’y a pas de conscience russe de la doctrine Wolfowitz. Les Russes pensent qu’il y a une sorte de malentendu sur les intentions russes. Les médias russes ne comprennent pas que la Russie est inacceptable, parce qu’elle n’est pas un vassal des États-Unis. Les Russes croient toutes les conneries occidentales sur la liberté et la démocratie et ils croient qu’ils manquent des deux mais qu’ils font des progrès. En d’autres termes, les Russes n’ont aucune idée qu’ils sont visés pour être détruits.

The Saker :  Quelles sont, à votre avis, les racines de la haine de tant de membres des élites états-uniennes à l’égard de la Russie ?  Est-ce que c’est seulement un vestige de la guerre froide, ou y a-t-il une autre raison à la russophobie quasi universelle au sein des élites états-uniennes ?  Même pendant la guerre froide, il était difficile de savoir si les États-Unis étaient anti-communistes ou antirusses. Y a-t-il quelque chose dans la culture russe, la nation ou la civilisation, qui déclenche cette hostilité et, si oui, qu’est-ce que c’est ?

Paul Craig Roberts : L’hostilité à l’égard de la Russie remonte à la doctrine Wolfowitz :

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace sur l’ordre [international] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, suffire à produire l’énergie mondiale. »

Pendant que les États-Unis se concentraient sur leurs guerres au Moyen-Orient, Poutine a redressé la Russie et bloqué l’invasion de la Syrie et le bombardement de l’Iran projetés par Washington.  Le premier objectif de la doctrine néocon a été violé. La Russie devait être remise à l’ordre. C’est l’origine de l’attaque de Washington contre la Russie. Les médias états-uniens et européens dépendants et captifs répètent simplement la menace russe au public, qui est insouciant et mal informé autrement.

Le délit de la culture russe est là aussi – la morale chrétienne, le respect de la loi et de l’humanité, la diplomatie au lieu de la coercition, les mœurs sociales traditionnelles – mais tout ça est à l’arrière-plan. La Russie (et la Chine) sont haïes car elles sont le miroir qui reflète l’hybris de Washington, sa puissance unique et unilatérale. C’est ce miroir qui conduira à la guerre.

Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une attaque nucléaire préventive de Washington, ils seront détruits.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Lire aussi :

La Russie menacée de guerre par les Etats-Unis (« Russia under attack »)

Quelques rappels :

Stephen Cohen : La guerre entre l’Otan et la Russie est une réelle possibilité

L’OTAN, un danger pour la paix mondiale (I. Wallerstein)

Michel Raimbaud, ambassadeur de France : « Les Etats-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

Etats-Unis : un projet de loi pour renverser Poutine

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En Suisse aussi, les clients vident leur compte en banque

En Suisse aussi les clients vident leur compte en banque

« L’inquiétude a surgi lundi dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps : « Taux d’intérêt négatifs, la peur d’une ruée sur le cash ». Vider ses comptes en banque n’est apparemment plus l’apanage des Grecs, tétanisés par les funestes menaces que fait courir la politique d’Alexis Tsipras. En Suisse, c’est l’action de la Banque centrale qui fait fuir le client. « Depuis que des taux d’intérêt négatifs de 0,75% ont été mis en place par la BNS au mois de janvier, tous cherchent des moyens d’y échapper, explique le journaliste. Certains clients préfèrent tout simplement retirer du cash pour le placer dans des coffres forts. Des rumeurs font même état de billets de 1000 francs qui pourraient venir à manquer »…

L’économie helvétique bloquée par des comportements anti-citoyens ? C’est ce que craint Thomas Jordan, le patron de la BNS pour qui ces tentatives « ne servent pas l’intérêt général de la Suisse dans le contexte actuel ». Gênée par le franc fort, l’activité est en train de chuter. Le FMI a enfoncé le clou lundi en prévoyant un taux de croissance de 0,75% seulement cette année, inférieur aux prévisions officielles. Or, échapper aux taux négatifs, c’est échapper à une mesure censée affaiblir le franc, s’inquiète la BNS. La monnaie risque de rester trop vigoureuse, d’autant que l’argent retiré des comptes aujourd’hui taxés n’est pas placé hors de Suisse. Le pays demeure le coffre fort qu’il a toujours été, au grand dam de Thomas Jordan.

Il y a deux mois, le patron de la Banque centrale avait provoqué un mini-séisme sur la planète finance en libérant le franc de ses entraves, déclenchant son envolée. A une échelle moindre, la Suède et le Danemark sont aussi contraints de taxer les dépôts dans leur devise, tout comme la BCE d’ailleurs, qui tente par ce moyen de relancer le crédit. Nul ne sait ce qui se passerait en cas de fuite généralisée devant la monnaie. Pourquoi pas le grand retour du troc ? »

Muriel Motte, L’Opinion, le 23 mars 2015

 

Lors du premier tour dans le Tarn, dimanche 22 mars.

Le Monde.fr | 29.03.2015 à 19h59 • Mis à jour le 30.03.2015 à 04h38 | Par Service politique

Le deuxième tour des élections départementales, dimanche 29 mars, a amplifié, les résultats du premier tour : un retour en force de la droite UMP-UDI, une sèche défaite du Parti socialiste et une percée du Front national, sans que la conquête des départements qu’il ambitionnait de gagner soit assurée. Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’intérieur, le taux d’abstention total a atteint 50,01 %. Il s’agit d’une participation un peu inférieure à celle enregistrée lors du premier tour (49,83 %), mais nettement supérieure à celle constatée lors des élections cantonales de 2011, où l’abstention avait atteint 55,29 %.

La droite, qui contrôlait 40 départements avant l’élection, en remporte au moins 66. La gauche contrôle désormais 33 départements. Un seul département a basculé à gauche. Il s’agit de la Lozère, de longue date bastion de la droite, et le département le moins peuplé de France. A l’inverse, 25 départements sont passés de gauche à droite.

Lire : Les chiffres à retenir du second tour des départementales

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-departementales-2015/article/2015/03/29/large-victoire-de-la-droite_4604990_4572524.html#Sa5E2zwfP5ZUUMdu.99

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Le blog de Patrick Mottard

france 3

Participer à une soirée électorale sur un plateau de télévision est toujours une expérience étonnante. Entre les sentencieux, les faux culs, les vrais naïfs, les vieux routiers, les inhibés, les jeunes loups… c’est un peu les personnages de la Comédie humaine qui défilent devant les caméras répondant tant bien que mal aux questions parfois pertinentes des journalistes et presque toujours affligeantes des réseaux sociaux.

Pour ma part, ce soir, j’ai tenu à relativiser la défaite nationale de la gauche (même si elle est lourde…) car elle s’inscrit dans la tradition bien établie des défaites du parti au pouvoir sous la Ve République dans les élections locales.

Par contre, j’ai voulu faire preuve de sévérité devant l’ampleur de la défaite de la gauche locale, un an après le tsunami des municipales. Car comme l’a rappelé la journaliste il n’y a pas si longtemps dans la foulée d’une municipale que nous avions…

Voir l’article original 186 mots de plus

Départementales : la droite victorieuse, le FN fait chou blanc
RÉSULTATS – Selon les premières projections, la droite remporterait jusqu’à 70 départements, dimanche 29 mars 2015, lors du second tour des départementales. La gauche n’en conserverait qu’une trentaine. Le FN n’aura pas de département.

Les résultats.L’alliance UMP-UDI arrive largement en tête du second tour des départementales. Elle remporterait entre 66 et 71 départements, dimanche 29 mars, selon les premières estimations de l’institut Ifop, dont Europe 1 est partenaire. Quant à la gauche, elle décrocherait entre 28 et 35 départements, essuyant un revers cinglant. Le Front national, c’est officiel, engrange des élus locaux mais ne décrochera aucun département.

Ces départements symboliques qui ont basculé. Ils étaient dirigés par la gauche depuis de nombreuses années, mais les électeurs ont choisi le changement à l’occasion du second tour des élections départementales. C’est notamment le cas de la Corrèze, le fief de François Hollande, ou l’Essonne, territoire de Manuel Valls. Citons également le Nord, les Côtes d’Armor ou encore la Seine-Maritime,n terre d’élection de Laurent Fabius.

Manuel Valls reconnaît la victoire de la droite. Le chef du gouvernement, comme dimanche dernier, a été le premier à réagir aux premières estimations, regrettant le « score beaucoup trop élevé pour l’extrême droite », et évoquant un « bouleversement durable » du paysage politique français. « Notre gouvernement redoublera d’énergie, avec comme priorité l’emploi, l’emploi, l’emploi », a-t-il promis. Le Premier ministre a également annoncé des mesures pour favoriser la création d’emploi dans les PME. « Il y a eu une colère de l’électorat qui s’est exprimée au premier tour par un vote Front national et qui s’est transformée de leur part en vote UMP au deuxième tour pour battre le PS », a analysé Corinne Narassiguin, porte-parole du PS. Son homologue du gouvernement, Stéphane Le Foll, a en revanche salué la « résistance de la gauche et du Parti socialiste ».

LIRE plus http://www.europe1.fr/politique/elections-departementales-2015-les-infos-du-second-tour-2412985

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