Articles Tagués ‘BCE’

Le Blog de Philippe Waechter

Voici les points saillants à retenir de la conférence de presse de Mario Draghi à l’issu du comité de politique monétaire de la BCE

  1. Les taux d’intérêt de la BCE sont restés inchangés. Mario Draghi a précisé qu’ils resterait à ce niveau bas ou plus bas pour une longue période (extended period)
  2. Les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact positif sur les conditions financières
  3. Les taux d’intérêt ne remonteront que lorsqu’il y aura davantage de croissance et d’inflation.
  4. Les signaux conjoncturels sur l’activité sont plus rassurants même s’ils restent insuffisants.
  5. L’inflation n’avait plus l’allure préoccupante qui était la sienne mais il faut désormais être patient. « Nous devons attendre » pour reprendre le terme de Mario Draghi
  6. Sur un plan plus conjoncturel il s’attend à un taux d’inflation négatif au cours des prochains mois et positif durant la seconde partie de l’année lorsque l’écart du  du prix du pétrole d’une année…

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9 éléments à suivre cette semaine pour appréhender la conjoncture

Premier pointLa dynamique mondiale reste limitée
Les chiffres du commerce mondial ont été publiés pour le mois de novembre. Sa progression sur un an est de 2%, soit une progression qui reste en-dessous de ce qui était observé avant la crise de 2008. L’Asie hors Japon est la région la plus pénalisante pour l’évolution des échanges avec une contribution négative. Les Etats-Unis n’ont pas non plus une contribution forte mais elle est positive. La zone Euro et l’Afrique et le Moyen-Orient ont une contribution positive aux échanges

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Periscope – BCE, Fed et Emploi US

Le Periscope fait à 1600 est en ligne dans la vidéo ci-dessous.
Philippe Waechter évoque les enjeux de la politique monétaire de la BCE, la stratégie de la Fed et le profil de l’Emploi américain pour le mois de novembre.

Voici 3 graphes que j’évoque dans la vidéo
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Retrouvez le document Perspectives Economiques – Septembre 2015

Ce qu’il faut retenir

  • La dynamique du commerce mondial est réduite. Les échanges sont à un haut niveau mais ils n’accélèrent plus
    Il n’y a pas de moteur fort capable d’entrainer la croissance mondial
    Chaque pays ou zone géographique doit définir par lui-même les moyens de sa croissance en renforçant sa demande interne
    Les politiques économiques seront durablement accommodantes
  • Pas de tensions sur l’appareil productif => inflation basse
  • Pas d’attentes fortes sur les Etats-Unis et l’économie chinoise est en phase d’ajustement durable
  • La zone Euro connait une reprise modérée – Elle ne doit pas hésiter à utiliser l’arme budgétaire pour soutenir sa demande interne
  • Les excès passés (endettement privé) pèsent sur la capacité de tous ces pays à retrouver une allure plus robuste
  • La conséquence majeure de cette dynamique conjoncturelle réduite est la baisse durable du prix des matières premières et du…

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Et en plus, Mario Draghi est tout content de lui… !

Der Italiener Mario Draghi, neuer Präsident der Europäischen Zentralbank (EZB), lächelt am Donnerstag (03.11.2011) während der EZB-Pressekonferenz in Frankfurt am Main. Der Rat der EZB hat bei seiner turnusmäßigen Sitzung überraschend den Leitzins auf 1,25 Prozent gesenkt. Mitten in der Schuldenkrise hat Draghi das Amt des obersten Währungshüters in der Euro-Zone übernommen. Foto: Arne Dedert dpa/lhe +++(c) dpa - Bildfunk+++

Der Italiener Mario Draghi, neuer Präsident der Europäischen Zentralbank (EZB), lächelt am Donnerstag (03.11.2011) während der EZB-Pressekonferenz in Frankfurt am Main.

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Remarquez, Mario Draghi n’est pas le seul mamamouchi à être content de lui et de ses résultats. Par exemple, notre grand chambellan élyséen, surnommé « Rainman » par certains esprits pluvieux et grincheux, est lui aussi très content de lui… Rendez-vous compte, la solde est bonne, le gîte plutôt agréable, et le couvert assez convenable semble-t-il surtout lorsque les repas coûtent la modique somme de 3 000 euros par tête de pipe (avec votre pognon évidemment, c’est cela être socialo en l’an 2015, bien bouffer mais aux frais des pauvres de plus en plus nombreux).

Bref, François aussi est content de lui à Matignon, Manu aussi est content de lui. Et puis regardez, Sapin qui nous explique naturellement que Hollande sera le candidat naturel de la gôche en 2017… Ben oui quoi, la bouffe est bonne on vous dit, et à 3 000 euros le repas… c’est sûr que ça peut être bon, 3000 euros de bouffe pour moi ce n’est pas un repas, c’est un budget alimentation annuel… Mais bon, je suis un sans-dents !

Donc dans la famille « contents d’eux » je demande « Mariole » Draghi, mamamouchi en chef de la BCE.

« Le président de la BCE Mario Draghi a salué jeudi l’efficacité de sa politique monétaire ultra-accommodante mais aussi signalé que des taux très bas de manière prolongée pouvaient présenter « l’effet secondaire » de faire épargner plus et consommer moins… »

Bon, il reconnaît quand même qu’il y aurait des effets négatifs… Et lesquels je vous prie ?

Je vous rappelle que le grand poilu de la Banque centrale européenne rachète pour 60 milliards d’euros chaque mois d’actifs sous forme de dettes publique et privée et que ces rachats doivent se poursuivre jusqu’à au moins septembre 2016.

Mais selon lui, cela entraîne les taux vers le bas…Bon, je ne sais pas si « Mariole » a regardé les tableaux de taux ces derniers jours… mais c’est vraiment en hausse là, et pas qu’un peu… Mais bon, passons et disons que même que ça baisserait…

Eh bien « évoquant « les effets secondaires » d’une politique continue de taux d’intérêt très bas, M. Draghi a signalé qu’il fallait être attentif à son impact sur la distribution des richesses et les allocations de ressources. « Il devient important que ces conséquences soit identifiées, pesées et y remédier quand nécessaire », a-t-il affirmé.

M. Draghi a mentionné qu’il fallait « être conscients du fait qu’une période trop prolongée de très bas taux d’intérêt réels peut avoir des conséquences indésirables dans des sociétés vieillissantes » où de nombreux ménages sont préoccupés à long terme par leur épargne-retraite.

« Pour ces retraités ou ceux qui épargnent pour la retraite, des taux bas d’intérêt ne sont pas un encouragement à consommer », a-t-il souligné. « Au contraire, cela motive à économiser davantage pour compenser le ralentissement de l’accumulation d’actifs », a poursuivi le patron de la BCE. »

Les retraités, inquiets des taux bas, ne consomment plus…

C’est sûr qu’avec des pensions qui baissent, des impôts en hausse et des placements qui ne rapportent plus rien, les retraités n’ont plus forcément envie de mener grand train mais il n’y a pas que cela : il y a aussi le fait que les retraités d’aujourd’hui assument beaucoup de dépenses des « jeunes » y compris de… 50 ans !!
Cela porte le nom de « transfert intergénérationnel » et pour que les retraités dépensent plus, il faudrait juste que la situation le leur permette. Entre ceux qui ont juste de quoi faire face et ceux qui ont plus qu’il n’en faut et en profitent pour aider les enfants ou petits-enfants qui n’ont pas assez, il ne reste pas grand-chose pour la « con-sommation » et donc pour la croissance. C’est une évidence.

Vous remarquerez, encore une fois, que le système par capitalisation suppose que les rendements existent pour vous servir une rente de retraite. Or aujourd’hui, les rendements sont même négatifs…

Le problème de Draghi en réalité n’est pas les vieux, il s’en fiche comme d’une guigne, de la même façon que le père Hollande qui s’empiffre à 3 000 balles le repas en se disant de gôche, ce qui insulte la partie de mon cerveau gauchiste. Je rappelle que j’ai deux hémisphères, un de droite et un de gauche… c’est comme ça !!

Ce sont les compagnies d’assurance et les banques qui inquiètent Draghi…

Ben oui, comment qu’elles vont faire les banques et les compagnies d’assurance pour verser des rentes à 3 ou 4 % avec des taux à moins quelque chose… Ça va pas être facile…

Bref, si l’on résume, le système des retraites par capitalisation est mort puisque qu’il ne peut plus rien capitaliser vu que les taux sont négatifs.

Le système par répartition est mort vu qu’il y a tellement de chômeurs qu’il n’y a plus de cotisants, surtout par rapport au nombre de retraités qui augmente…

En fait, où que vous regardiez, ce système est moribond. Encore une fois, personne ne veut l’admettre, et c’est assez logique car cela veut dire siffler la fin de la partie pour rentrer dans l’inconnu et vraisemblablement une forme plus ou moins forte de chaos économique. Personne ne le souhaite, mais ne pas le souhaiter ne veut pas dire que l’on peut encore l’éviter.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.lepopulaire.fr/france-monde/actualites/economie-politique/eco-finances/2015/05/15/bce-draghi-evoque-les-effets-secondaires-des-achats-d-actifs_11440978.html

À propos de l’auteur

Charles Sannat est diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, ‘Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique’.

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Le Blog de Philippe Waechter

Chronique hebdomadaire du 11 Mai

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/Wtv-CHebdo-11Mai-PW

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Plusieurs points à relever cette semaine

Le premier est le chiffre de croissance très réduit aux Etats-Unis au premier trimestre. La hausse de l’activité n’a été que de 0.2%, en taux annualisé, très en dessous du consensus (1%) mais très proche des prévisions de la Fed d’Atlanta (0.1%). L’acquis est de 1.4% pour 2015 à la fin du premier trimestre.

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lire le verbatim: Ma Chronique du 4 Mai.

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Chronique hebdomadaire du 4 Mai

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La BCE, les banques et la politique monétaire

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Verbatim de la chronique du jour

La politique monétaire de la BCE veut, dans la durée, maintenir des taux d’intérêt très bas et peser sur la valeur de l’euro. Sur ces deux aspects, elle vise à accroitre les dépenses présentes des consommateurs et des entreprises plutôt que de les voir être reportées dans le temps. La zone Euro souffre d’une dynamique interne insuffisante et donc de dépenses immédiates trop réduites pour caler l’activité sur une trajectoire plus ambitieuse. Cependant, cela n’est pas suffisant pour permettre à l’économie de la zone Euro de converger vers ce cycle vertueux. Il faut pouvoir trouver le relais entre aujourd’hui et demain. Ce lien tant pour les entreprises que les ménages est le crédit.

Le souhait de la BCE est que les acteurs de l’économie dépensent davantage maintenant mais aussi qu’ils inscrivent ce comportement dans la durée, d’où l’accent mis sur le crédit.

LIRE sur La BCE, les Banques et la Politique Monétaire.

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En Suisse aussi, les clients vident leur compte en banque

En Suisse aussi les clients vident leur compte en banque

« L’inquiétude a surgi lundi dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps : « Taux d’intérêt négatifs, la peur d’une ruée sur le cash ». Vider ses comptes en banque n’est apparemment plus l’apanage des Grecs, tétanisés par les funestes menaces que fait courir la politique d’Alexis Tsipras. En Suisse, c’est l’action de la Banque centrale qui fait fuir le client. « Depuis que des taux d’intérêt négatifs de 0,75% ont été mis en place par la BNS au mois de janvier, tous cherchent des moyens d’y échapper, explique le journaliste. Certains clients préfèrent tout simplement retirer du cash pour le placer dans des coffres forts. Des rumeurs font même état de billets de 1000 francs qui pourraient venir à manquer »…

L’économie helvétique bloquée par des comportements anti-citoyens ? C’est ce que craint Thomas Jordan, le patron de la BNS pour qui ces tentatives « ne servent pas l’intérêt général de la Suisse dans le contexte actuel ». Gênée par le franc fort, l’activité est en train de chuter. Le FMI a enfoncé le clou lundi en prévoyant un taux de croissance de 0,75% seulement cette année, inférieur aux prévisions officielles. Or, échapper aux taux négatifs, c’est échapper à une mesure censée affaiblir le franc, s’inquiète la BNS. La monnaie risque de rester trop vigoureuse, d’autant que l’argent retiré des comptes aujourd’hui taxés n’est pas placé hors de Suisse. Le pays demeure le coffre fort qu’il a toujours été, au grand dam de Thomas Jordan.

Il y a deux mois, le patron de la Banque centrale avait provoqué un mini-séisme sur la planète finance en libérant le franc de ses entraves, déclenchant son envolée. A une échelle moindre, la Suède et le Danemark sont aussi contraints de taxer les dépôts dans leur devise, tout comme la BCE d’ailleurs, qui tente par ce moyen de relancer le crédit. Nul ne sait ce qui se passerait en cas de fuite généralisée devant la monnaie. Pourquoi pas le grand retour du troc ? »

Muriel Motte, L’Opinion, le 23 mars 2015

 

Francis Wurtz

wurtz-l-humanite-dimancheLe 25 janvier prochain, les Grecs voteront. La perspective d’une victoire de Syrisa provoque un véritable branle-bas de combat dans les milieux dirigeants européens. Le président de la Commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, et son associé français, Pierre Moscovici, ainsi que le lugubre ministre allemand des finances, Wolfgang Schaüble, avaient ouvert le ban en multipliant « conseils » et menaces pour tenter d’impressionner les citoyens de ce pays martyr, dans l’espoir de les dissuader de porter au pouvoir une force décidée à tenir tête à la « troïka » (1). A présent, c’est Angela Merkel en personne qui entonne l’air favori de son électorat le plus réactionnaire en agitant le bâton d’une expulsion de la Grèce de la zone euro si son futur gouvernement refusait de payer la « dette » -un fardeau , en vérité, largement illégitime et devenu irrécouvrable du fait même des purges drastiques qui ont étouffé l’économie et déstabilisé la société. C’est…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Une dette qui atteint 180% du PIB malgré deux « restructurations ». L’austérité à la hache a tué la croissance, la Grèce va de nouveau faire faillite. Cette économiste dit ce que l’on dit sur le blog depuis des années : Il aurait fallu laisser la Grèce sortir de l’euro et dévaluer. Mais l’euro est une monnaie politique, il ne faut jamais l’oublier. Qu’importe si cette monnaie est une vraie imbécillité (voire un crime) sur le plan économique ! Et puis aujourd’hui la perspective d’un retour à la réalité effraie tellement les esprits… OD

(Europe 1, 29 décembre 2014)

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

koenig elkeAFP -La Commission européenne a proposé vendredi l’Allemande Elke König pour prendre la direction du Conseil de résolution unique des banques de la zone euro, chargé de gérer la liquidation des banques défaillantes de l’union monétaire.

Ce Conseil est un des éléments du Mécanisme unique dit « de résolution » des banques de la zone euro, avec un fonds financé par les banques qui devra disposer de 55 milliards d’euros d’ici 2024.

Mme König, 60 ans, est actuellement directrice de l’autorité allemande des marchés financiers.

Le Finlandais Timo Löyttyniemi a été proposé pour le poste de vice-président. Le Conseil devrait être complété par l’Italien Mauro Grande, l’Espagnol Antonio Carrascosa, la Néerlandaise Joanne Kellermann et le Français Dominique Laboureix.

Cette liste de noms doit obtenir l’aval du Parlement européen, puis celle du Conseil, représentant les Etats, à la majorité qualifiée.

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(BFM Business, 2 décembre 2014)

« Le statut de la BCE interdit un quantitative easing à l’américaine et on sait que ce statut est très sérieusement surveillé, non seulement par le gouvernement allemand mais, ce qui est encore plus important, par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe… »

Rappel :Jacques Sapir : « L’Italie bientôt hors de l’euro ? »

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