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La Russie bombarde la Syrie… avec ses armes vieillies, sinon vieillottes

Tu_22 bombing bayLa première photo parue n’est pas sans étonner, en effet. C’est celle de la soute d’un bombardier russe censé être en train de larguer ses bombes sur Daech, en Syrie (ou plutôt sur les opposants à Bachar de l’armée syrienne libre). La vue révèle une soute ancienne, avec ses câbles et tuyauteries apparents. Celle d’un bombardier Tu-22M dont la disposition interne est bien connue. Or l’avion a volé pour la première fois en… 1969, les engins de production ayant volé trois ans plus tard et la version vue en Syrie  a volé en 1976 pour la première fois. En somme, la Russie bombarde avec des avions vieux de… bientôt 40 ans. L’engin a été connu pendant la guerre d’Afghanistan, où il faisait comme le B-1 américain, à savoir qu’il servait de camion à bombes conventionnelles. : il servira de même pour pilonner et écraser Grozny ou plus tard en Georgie, où l’un d’entre eux sera abattu par un missile S-200 Dubna, qui lui était sorti en… 1966. Le bombardier de 112 tonnes à pleine charge ne peut lancer de bombes guidées, aussi se contente-t-il de les larguer de haut, bombing syria TU-22ses contres-mesures anti-missiles semblant bien vieillottes et dépassées. L’avion à un autre handicap (outre sa gourmandise en kérosène) il ne vole qu’à 2300 km maxi de sa base car il est dépourvu de perche de ravitaillement. Question précision de bombardement, la Russie est avec ce modèle fort en retard  : s’il y a bien eu un test en 2009 sur un exemplaire de conduite de tir à partir de données GPS fournies par le réseau de satellites Glonass, pour l’instant, et faute de crédits, peu d’appareils semblent en avoir été équipés, même si en 2012 on annonçait la livraison d’un premier exemplaire opérationnel du genre. Trente appareils auraient du suivre, mais en 2014 encore, Ria Novosti (le pré-Sputnik) annonçait pouvoir en recevoir « 10 au final » si tout allait bien « avant la fin de l’année« . L’analyste Piotr Bukowski,dans un numéro de Combat Aircraft de 2014, après étude d’images satellites, expliquait que sur les 500 construits, il en reste fort peu en état de fonctionner (les ukrainiens ont été détruits en 2002  à la pelleteuse, pour respecter les accords SALT) :  28 avions à Shaykovka, 40 à Belaya à et 10 à Ryaza, selon lui. Soit moins de cent exemplaires. Et même pas 10 équipés du nouveau dispositif de bombardement !!! C’est donc un bon vieux camion à bombes de la guerre d’Afghanistan qui a repris du service, bonjour les dégâts collatéraux en cas d’emploi au dessus de villes  !!! Cela n’a pas empêché le magazine pro-Poutine Sputnik de pavoiser, pourtant aussitôt après (on remarquera les bombes larguées au dessus d’un tapis de nuages, sans assistance GPS : à se demander où ça a bien pu tomber !!!). 

canard russe

su-34Le deuxième engin révélé, s’il semble lui aussi nouveau sur un conflit… n’est pas non plus un appareil neuf, loin s’en faut. Haut sur pattes, train principal à diabolo en ligne, bec de canard comme pointe avant et vaste cockpit deux places côte à côte, c’est bien le Su-34 en effet. Dérivé des Su-27, il a volé pour la première fois il y a 25 ans, déjà, pour le prototype ! Au départ, c’était un avion destiné à la… surveillance maritime longue distance : à bord, il y a même des toilettes à bord et un four à micro-ondes pour se faire à mangesu-34 constructionr !!! On ne sait pas quel menu est prévu pendant le bombardement de Daech : du bacon, peut-être ?). Mais l’engin a longtemps été laissé de côté, faute encore une fois de crédits : l’armée de l’air russe ne l’a commandé qu’en 2008, seize ans après le vol du premier avion de production!!!

« L’écraseur ultime de Daech » selon Sputnik revient de loin en effet : prévu pour remplacer les Fencer Su-24 de la Marine russe, on l’avait mis de côté en prolongeant la vie de ces derniers, qui s’étaient montrés robustes et efficaces : la Russie n’avait tout simplement pas d’argent pour le construire. On l’oublie, mais l’armée russe sort à peine de dizaines d’années de disette et de bricolages en remplacement. Décrit comme « l’avion le plus avancé envoyé en Syrie » par the Aviationist, ce qui me semble un peu abusif, l’engin n’a été déployé à Latakia qu’à six exemplaires seulement. Lors du défilé de 2015, on a pu en voir 14 en vol… mais il n’y en a pas beaucoup plus sur les 92 commandés par Poutine en 2012… les chaînes de production, restées fort archaïques, comme on peut le voir dans ce superbe reportage (et celui-ci) sont nettement à la traîne (photos English Russia).

russiancrash3L’appareil emploie à vrai dire fort peu de matériaux modernes, type composite, et son architecture générale à base d’aluminium est archi-traditionnelle, avec longerons et lisses rivetés. La grande industrie de guerre poutinienne moderne est en fait un petit artisanat spécialisé à la JP Pernaud (l’avion a 57 000 pièces paraît-il, faites ou montées à la main) ! A noter que les avions envoyés en Russie ont été pris sur les stocks existants, et leurs insignes russes... ont été masqués. Seul le numéro (« Bort »est laissé visible. Comme bombes, l’avion emporte sous le ventre une bombe guidée par satellite, de 500 kilos, la KAB-500S-E, comme on peut le voir ici. Mais celle-ci est loin d’être récente : elle est apparue pour la première fois en… 1979 (le modèle utilisé étant sa mise à jour de 2000). Aux dernières nouvelles celle de Sputnik, bien sûr, les fameux Su-34 devraient encore s’améliorer en « recevant des containers spéciaux, conçus pour être installés au-dessous du fuselage des missiles, grâce auxquels les bombardiers Su-34 pourront se défendre et mener également de puissantes attaques électroniques » : à croire qu’ils n’y avaient pas pensé, ou que leurs Su-24, destinés au départ à le faire, avaient déjà à oublié comment faire. Ou ne savaient plus faire… espérons que les pilotes russes de Su-34 seront plus doués que celui qui s’est planté en Astrakan à la base aérienne de Privolzhskiy… en août dernier. Un cheval de bois aussi parfait, c’est assez rare avec un aussi grand avion !

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-24L’autre camion à bombes (conventionnelles) favori des russes est le « cheval de trait » de l’aviation : ce bon vieux SU-24 Fencer. Le clone façon russe du F-111 américain, en plus petit et en beaucoup plus rustique (son fuselage était entièrement rectangulaire de section au départ, sur le prototype, taillé au couteau). Il a participé à tous les conflits de ces quarante dernières années, ayant commencé sa carrière en Afghanistan. Premier avion russe tous temps à calculateur digital (le Su-25 fonctionnait encore avec des tubes à vide !) il devait emporter au départ de l’étude quatre petits réacteurs centraux pour décoller court et ne pas avoir d’aile à géométrie variable. Les russes sachant revirer de concept à une vitesse grand V, c’est finalement le contraire qui a été réalisé ! Rapide (il est de la classe des Mach2) et surtout résistant, il s’est imposé dans un rôle pas prévu au départ, celui de l’attaque au sol (avec lui aussi des bombes guidées comme ici découvertes en Libye). Si c’est un avion plus équipé que ses contemporains russes en contre-mesures, ses équipements aujourd’hui vieillissants ne semblent plus pouvoir le protéger :queue su-24 libye il a été abattu en Libye et récemment en Turquie, mais il est vrai aussi par des armes de DCA conventionnelles contre lesquelles il n’y a que le blindage qui protège (en Turquie, ses contre-mesures ont failli face aux Sidewinder turc). Les syriens, qui tenaient à leurs appareils (ah, la musique qui accompagne le docu de propagande de Bachar..!!), les avaient fait garder par… des mercenaires russes, bien avant que Poutine ne se décide à intervenir de façon plus… visible. Ceux-là, on les avait retrouvés… en Ukraine.

Il a aussi été l’objet de la ferveur inattendue de l’extrême droite, qui a monté en neige tout un hoax au sujet d’un de ses passages bas en Mer Noire, en avril 2014, près d’un navire américain, l’USS  Donald Cook qui aurait selon les complo-tistes bruns complètement déstabilisé ses ordinateurs de bord. L’article, un hoax évident, avait été recopié partout, comme ici chez « Voltaire »…. tous les sites « conspis » avaient en fait recopié le même texte !!! En 2015, l’ USS Ross (DDG-71) allait lui aussi voir un passage du même type d’un Su-24, destiné selon toute vraisemblance à capter quelques émissions du destroyer, comme pour le Cook… rien de très spectaculaire : pas la peine d’écrire comme certains que les « USA ne sont même pas prêts pour la guerre » ou que « l’OTAN n’est pas rassuré « !! David Cenciotti, de chez Reuters (et du site spécialisé déjà cité), était presque lui aussi tombé dans le panneau, lui aussi en évoquant une « agression » les pilotes russes sont essentiellement casse-cous, ça on le sait. Hélas, parfois, et le passage bas une de leurs grandes spécialités. en Su-24, notamment.

putine blakcjackL’autre belle bête sortie du hangar par Poutine est son plus gros bombardier au catalogue : l’immense Tu-160 Blackjack, sorte de B-1 US qui aurait pris des stéroïdes. Conçu en même temps que l’américain (en 1981, soit il y a… 34 ans, la production du B1 avait été arrêtée avant de reprendre sous Reagan) c’est un monstre ravitaillable (capable de voler ainsi 23 heures d’affilée) qui fait ses 270 tonnes à pleine charge. Il devait être construit à 150 exemplaires à partir de 1987 mais l’implosion de l’URSS a réduit le chiffre à 35, dont à peine 14 qui volent encore sur les 16 désormais restants en stock. L’appareil a les faveurs de Poutine, et ses idées de grandeur, qui a souhaité la relance de sa chaîne de fabrication, alors qu’il n’en a pas vraiment les moyens (mais il adore bluffer, on le sait; comme il adore poser en photo). Un exemplaire a été modernisé en 2014, les autres devraient l’être dans les années à venir.. mais rien n’est sûr et rien surtout n’a été mis en chantier comme chaîne de montage remise en route : là encore, les sites d’extrême droite soutiens de Poutine mentent effrontément en affirmant leur reprise immédiate. A ce jour, seuls l’unité des moteurs a été relancée, et ce uniquement pour maintenir la flotte actuelle en état de vol.  C’est donc encore à l’état de projet, les premiers avions neufs ayant été annoncés comme étant livrables en 2023 : à savoir 42 ans après leur conception, ce qui est une totale hérésie (ne serait-ce que par l’évolution des défenses adverses) !!! La seule phase de modernisation des 14 restants devrait se terminer en… 2019, s’il n’y a aucun retard : on doute donc fortement de la relance des chaînes de fabrication pour les fameux « 50 exemplaires » neufs promis par Poutine … 

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Lourd et encombrant, en Syrie, il a surtout servi de vitrine d’armement, en qualité de lanceur de missile de croisière  à longue portée Raduga NPO kh-555 (équivalent du Tomahawk US) ou de Raduga Kh-101 arrivés en 2013, et guidés par le système Glonass (le GPS russe)filmé missile. Les missiles sont largués chez lui d’une baie rotative. Ils sont donnés pour des portées mirifiques (3000 ou même 5000 km ?), mais cela paraît très exagéré. En Syrie, leur emploi frise l’anecdotique, en réalité : 35 missiles seulement auraient été lancés sur la Syrie, dit officiellement la Russie, et par des Tu-22M, des Blackjack et même des Tu-95 Bear (2). Soit une dizaine par type d’appareil, pas plus. La sortie des Blacjacks est vraiment une manifestation de capacité de bombardement et non une attaque visant à un véritable résultat.  En effet, selon Air Et Cosmos, le 20 novembre, deux Blackjack ont décollé d’Olenegorsk, longé les côtes de Norvège, puis celles des les Britanniques pour descendre en Méditerranée via Gibraltar, puis l’ont traversée pour lancer leurs missiles et sont repartis… droits devant eux, en survolant la Syrie, l’Irak et l’Iran pour remonter ensuite en Mer Caspienne et se poser sur la base d’Engels. Le périple effectué a été de 13 000 km. Ce qui est bien une prouesse technologique, avec ravitaillements successifs… et accord des pays traversés, et pas d’opposition en vue…   le magazine révèle aussi que des missiles largués ont manqué leur cible; ou ont mal fonctionné : l’un s’est écrasé en Iran, son aile ne s’étant pas déployée. Ici à droite un missile  Kh-101 tiré d’un croiseur en Mer Caspienne en train de passer à basse altitude  au dessus du Kurdistan.

bearLes derniers avions cités sont le pompon de l’histoire : c’est la variante bombardier du Tupolev commercial  Tu-114, ou plutôt l’inverse (le commercial est bien le descendant du militaire !), qui a volé pour la première fois le 12 novembre 1952. Véritable archaïsme volant (ici à droite), c’est aujourd’hui encore le bombardier le plus bruyant au monde avec ses énormes turbopropulseurs. La Syrie a donc aussi été bombardée par un engin volant à hélices… archéologiques, car vieux de 64 ans (le record du B-52 est battu !). Bear-Bomber-600x400-490x327Un avion qui a tendance désormais à s’écraser tout seul, obligeant la Russie a les mettre à l’écart parfois quelque mois le temps de l’enquête !! Ils sortent très souvent de leur propre musée de l’aviation, selon les humeurs de Vladimir, sans doute, venant titiller les suédois ou les anglais le long des côtes, voir les USA, en Alaska, un grand sport international russe (jouer avec les nerfs des autres pays, ici le Portugal) qui perdure depuis plus de 50 ans... ils sortent plus que les Blackjacks, car ils consomment moins de kérosène que les avions à réaction ! Encore heureux que Poutine ne se soit pas entiché du M-50 Bounder pour le ressortir de la naphtaline lui aussi !!! La Russie possède encore aujourd’hui  Tu-95 dont 42 sont positionnés dans l‘oblast d’Ukraine, l’ancienne base des  Myasishchev M-4 Bison retirés du service.

Passe donc sur le Su-25 Frogfoot, dont j’ai déjà décrit l’historique (ça paraîtra bientôt ici je pense), et déjà aussi expliqué l’arrivée des modèles iraniens en Irak (c’est à lire ici), venons-en à ce que je vous ai dit en premier. Car pour coordonner tous ces bombardements, il faut de bonnes cartes, ou de belles photos des objectifs à atteindre. Et c’est là qu’on va se permettre de sourire, sinon de rire. Car dans ce domaine, la Russie de Poutine est plus qu’en retard. Et je ne parle pas des drones (où la aussi c’est dramatique), mais des satellites bien sûr. Car dans ce domaine criant, celui de l’observation des champs de bataille, la Russie fonctionne toujours au temps de l’URSS de Kroutchev. Poutine le flamboyant, on vient de le voir, fait du neuf avec beaucoup de vieux, avec son aviation militaire. Dans le domaine de l’astronautique miliaire, c’est pire encore, et ça frise tout simplement le ridicule !
persona1Les russes ont en effet lancé le 23 juin dernier seulement leur troisième satellite militaire Persona (ici à gauche déployé) Le premier avait été lancé en… 2008, (sous le nom de Cosmos 2441) c’est un très gros satellite (il pèse 16 tonnes  !) qui n’est pas vraiment original : il n’est que la mise à jour d’un vieux projet, le Sapfir, imaginé en 1979… et tombé dans les oubliettes à la fin de l’Union Soviétique en 1990. En fait, ils ressemble à un autre engin, le Resurs-P, lui-même lancé en 2013, destiné lui au domaine civil : c’est même son cousin direct. persona2C’est tout bêtement un télescope type Korsch à 3 miroirs (c’est un système Cassegrain amélioré, pour ceux qui font de l’astronomie) dont le principal fait 1,5 mètres de diamètre (ici à droite on les distingue), et qui prend des photos qu’il envoie sur terre par radio. Les satellites James Webb, le futur remplaçant de Hubble et Euclid (qui devrait être lancé en 2020) auront le meme principe. L’engin envoie en effet ses clichés au sol par radio, au contraire de la génération précédente : enfin c’est ce qu’il devait faire, car il n’a fonctionné que quelques jours avant de tomber en panne, son électronique ayant flanché. Le second modèle lancé en 2009 (Cosmos 2486) a lui aussi bien des déboires, avant de finir par envoyer des images mais pas avant… 2014 (c’est un miraculé en astronautique). bars m goodBref, cela fait peu de temps que les militaires russes peuvent admirer des photos de champs de bataille, et encore, seulement tous les trois jours (selon la révolution des satellites, il leur faut ça pour repasser au dessus du même point). Ici un des clichés transmis par Persona en juillet 2014 lors du conflit en Ukraine (c’est un des fameux  Buk-M1 « anti-aircraft system » près de Donetsk). Bref, c’est encore loin d’être au top ! Le dernier Persona a été lancé sous le nom de Kosmos-2506. En satellites d’imagerie radar, ce n’est guère plus reluisant. Car il n’y a pas que dans ce secteur que l’équipement fait défaut. Le satellite radar Kondor, développé depuis 1993 et lancé 20 ans plus tard seulement, en 2013 !) est lui aussi tombé en panne l’année suivante de son lancement !!! La Russie dispose quand même d’un satellite de cartographie militaire récent, leur « premier satellite tout digital » le Bars-M (ici à gauche), un engin de 4 tonnes, à télescope LOMO (la même firme qui fait des appareils photo cheap) , dont le premier exemplaire a été lancé le 27 février de cette année, là encore. yantarIl est toujours exemplaire unique. Lui aussi envoie ses données par radio. Mais on ne sait pas grand chose de son fonctionnement actuel, et il semble être une solution vite construite à bas coût (3)… Ce que l’on sait en revanche c’est que la Russie a pris un incroyable retard sur les américains, dans ce domaine crucial de l’imagerie instantanée destinée aux militaires. Alors qu’eux dispose d’une mini-navette qui reste plus d’un an en l’air et se déplace où elle veut, ou presque, lorsqu’elle est en orbite… A un tel point, qu’elle s’est remise à lancer le 5 juin dernier du dernier exemplaire de la série des Kobalt-M, un satellite reposant sur la méthode désormais archaïque de réaliser des photos sur une bande de film qui s’enroule dans une capsule qui est éjectée quand on souhaite voir ce que le satellite a survolé (ses deux capsules largables sont bien visibles ici). Le procédé date de… 1960, avec le satellite Discoverer 14, premier a avoir vu sa capsule de film rattrapée au vol par un avion C-119, et qui donnera la famille des Corona et son aboutissement avec l’énorme KH-9 Hexagon, lancé pour la dernière fois en 1986 (c’était le 20 eme de la série). La première capsule de pellicules a été récupérée le 17 septembre dernier dans le Kazakhstan… juste avant que Poutine ne décide de faire bouger ses avions, direction… la Syrie !

L’usage du Kobalt-M russe, vestige de la Guerre Froide, satellite archéologique à film récupérables, est, davantage encore que ses avions, le symbole même des rodomontades d’un Vladimir Poutine qui se dit prêt à faire la guerre alors qu’il n’en a pas les moyens réels… Le Kobalt-M n’est qu’une amélioration du Yantar-4K2 qui a été lancé pour la première fois en… 1981. Les études sur le modèle remontent à 1964, aux tous débuts de l’astronautique !!!

PS: la Russie n’est pas la seule à faire dans le vieux : l’Angleterre a envoyé hier ses premiers Tornado, des avions apparus en 1974 pour la première fois (son Eurofighter pas fait pour l’attaque au sol est en train d’apprendre à le faire). La France bombarde avec des Rafale, imaginés au milieu des années 80 et mis en service en 2002 seulement, mais aussi avec le Mirage 2000D qui a volé pour la première fois en 1991…

syria-leaflet_0(1) c’est vite devenu une série de plusieurs bombardements et non un seul, et c’est bien une propagande, qui ne faisait que répondre à l’annonce des 280 camions décrits comme détruits par les bombardements US (283 ici)… deux propagandes qui se répondent mutuellement, donc, plutôt que de vraies infos… des attaques menées par des A-10 Warthogs et des AC-130 Specter Gunships, selon la presse US, dont une attaque menée à Al-Bukamal. Le Phacochère, qui ne veut pas partir en retraite et que le F-35 ne saura pas remplacer (j’y reviendrai).. Un chiffre fort variable, donc, ici 280 (au Figaro c’était « autour de 300« ) , là 116 ou bien « plus d’une centaine » pour RT Russia, qui a tout intérêt à en citer moins… côté US et 1000 au moins côté russe…. chez Silvia Cattori, chez l’égérie de la sphère Meyssan, sponsorisée par le site mondialisation.ca, encore un autre chiffre,  ils  étaient « 500 » selon elle... A ce rythme là, en tout cas, il devrait y avoir bientôt plus de camions détruits que de terroristes pour les conduire… sans compter les mêmes gogos gavés de Meyssan pour tomber dans le panneau... comme autre communication, on a eu droit aussi à cet incroyable « leaflet » (un avertissement ici) qui aurait été balancé avant les bombardements pour prévenir les conducteurs… une information donnée par le porte-parole US de la coalition anti-Daech. A cette occasion, l’armée US avait ressorti en exemple l’Operation Tidal Wave de 1943 contre les réservoirs nazis de Ploesti, en Roumanie… histoire d’enfoncer le clou, sans aucun doute.

(2) lire ici :

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-1/

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-2/

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-sur-la-lune-3/
(4) à noter cette incroyable lien possible entre le scientifique et industriel d’origine irakienne mort à Chevaline, dont la spécialité était justement la réalisation de télescopes spatiaux à bas coûts chez Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL). Ici à droite le télescope du satellite d’observation « low-cost »auquel a participé Saad al-Hilli.

 

kosmos

sources :

http://www.russianspaceweb.com/persona.html

sur le Su-34 et le Su-24

à noter le Leninets B005 Multimode Attack Radar phases array à l’avant du Su-34.

http://www.ausairpower.net/APA-Fullback.html

http://www.n2yo.com/satellites/?c=30

L’appli permet de suivre le Persona III – Kosmos 2506, qui est ici à gauche en train de survoler le Soudan le 3 décembre vers 8h du matin heure locale à Paris. Il fait du 7,5 km à la seconde, à 200 ou 700 km d’altitude (son orbite est elliptique)…

Sur le Lomo :

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121107

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121128

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121141

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121258

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121319

la série sur les capsules récupérables commence ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121755

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121183

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121418

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121202

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121184

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122507

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121419

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122014

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121458

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122879

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121464

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122389

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122876

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121933

http://www.centpapiers.com/la-russie-bombarde-la-syrie-avec-ses-armes-vieillies-sinon-vieillottes/

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Un entretien passionnant du Saker avec Paul Craig Roberts : au menu les groupes d’intérêt privés qui détiennent le pouvoir réel aux Etats-Unis (ce que Peter Scott Dale a appelé l’Etat profond) et surtout le risque, aujourd’hui extrême, d’un conflit nucléaire en Europe et au-delà… 

 paul craig roberts

« Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/03/saker-falcon-drawing.jpginterviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.

The Saker

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The Saker :  Il est devenu assez évident pour de nombreuses personnes, sinon pour la plupart, que les États-Unis ne sont pas une démocratie ou une république, mais plutôt une ploutocratie dirigée par une petite élite que certains nomment le 1%.  D’autres parlent de l’État profond. Ma première question est donc la suivante : pourriez-vous s’il vous plaît prendre le temps d’évaluer l’influence et le pouvoir de chacune des entités suivantes, l’une après l’autre. En particulier, pouvez-vous spécifier pour chacune d’elles si elle occupe une position dominante en termes de prises de décision, ou une position moyenne dans la mise en œuvre des décisions dans la structure réelle du pouvoir (elles sont répertoriées sans ordre particulier).

  • Réserve fédérale
  • Grandes institutions bancaires
  • Bilderberg
  • Council on Foreign Relations [Conseil des relations internationales]
  • Skull & Bones [Société secrète de l’université de Yale, NdT]
  • CIA
  • Goldman Sachs et grandes banques
  • Les 100 familles (Rothschild, Rockefeller, famille royale néerlandaise, famille royale britannique, etc.)
  • Lobby israélien
  • Francs-maçons et leurs loges
  • Grandes entreprises: grandes sociétés pétrolières, complexe militaro-industriel, etc.
  • D’autres gens ou organisations non cités ci-dessus?

Qui, quel groupe, quelle entité estimez-vous être vraiment au sommet du pouvoir dans le régime politique actuel aux États-Unis ?

Paul Craig Roberts : Les États-Unis sont gouvernés par des groupes d’intérêts privés et par l’idéologie néoconservatrice qui affirme que l’Histoire a choisi les États-Unis comme le pays exceptionnel et indispensable, qui a le droit et la responsabilité d’imposer sa volonté au monde.

A mon avis, les plus puissants des groupes d’intérêts privés sont :

  • Le complexe militaro-sécuritaire
  • Les 4 ou 5 banques gigantesques, trop grandes pour faire faillite, et Wall Street
  • Le lobby israélien
  • L’agrobusiness
  • Les industries d’extraction (pétrole, mines, bois).

Les intérêts de ces groupes coïncident avec ceux des néoconservateurs. L’idéologie néoconservatrice soutient l’impérialisme financier et militaro-politique, ou son hégémonie.

Il n’y a pas de presse américaine, écrite ou audiovisuelle, qui soit indépendante. Dans les dernières années du régime Clinton, 90% des médias écrits et audiovisuels étaient concentrés dans six méga-sociétés. Pendant le régime Bush, la radio publique nationale a perdu son indépendance. Donc les médias fonctionnent comme un ministère de la Propagande.

Les deux partis politiques, les Républicains et les Démocrates, dépendent des mêmes groupes d’intérêts pour leurs fonds de campagne, donc les deux partis dansent pour le même maître.  La délocalisation des emplois a détruit les syndicats et privé les Démocrates des contributions politiques des organisations syndicales. A l’époque, les Démocrates représentaient les travailleurs et les Républicains les patrons d’entreprises.

La Réserve fédérale est là pour les banques, principalement les grandes. La Réserve fédérale a été créée pour être le prêteur de dernier recours destiné à empêcher que les banques ne fassent faillite à cause d’une ruée aux guichets pour retirer les dépôts. La Fed de New York, qui effectue les interventions financières, a un conseil d’administration constitué des dirigeants des grandes banques. Les trois derniers présidents de la Réserve fédérale étaient des juifs, et l’actuel président est l’ancien directeur de la Banque centrale israélienne. Les juifs sont importants dans le secteur financier, par exemple Goldman Sachs.  Ces dernières années, les secrétaires du Trésor américain et les chefs des agences de régulation financière ont principalement été les cadres bancaires responsables de la fraude et de l’endettement excessif qui a déclenché la dernière crise financière.

Au XXIe siècle, la Réserve fédérale et le Trésor n’ont servi que les intérêts des grandes banques. Cela s’est fait au détriment de l’économie et de la population. Par exemple, les retraités ne touchent aucun intérêt pendant huit ans pour que les institutions financières puissent emprunter sans frais et faire de l’argent.

Peu importe la richesse de certaines familles, elles ne peuvent pas rivaliser avec les groupes d’intérêts puissants, comme le complexe militaro-sécuritaire ou Wall Street et les banques. La richesse établie depuis longtemps peut veiller à ses intérêts et certains, comme les Rockefeller,  ont des fondations activistes qui travaillent très probablement main dans la main avec le National Endowment for Democracy pour financer et encourager diverses organisations non gouvernementales (ONG) pro-américaines dans des pays que les États-Unis veulent influencer ou renverser, comme cela s’est passé en Ukraine. Les ONG sont des cinquièmes colonnes états-uniennes et elles agissent sous des noms comme droits humains, démocratie, etc. Un professeur chinois m’a raconté que la Fondation Rockefeller avait créé une université américaine en Chine et servait à organiser des Chinois opposés au régime. A un moment donné, et peut-être encore, il y avait des centaines d’ONG financées par les États-Unis et l’Allemagne en Russie, peut-être jusqu’à un millier.

Je ne sais pas si les Bilderberg font de même. Il est possible qu’ils soient seulement des gens très riches et qu’ils aient leurs protégés dans des gouvernements qui tentent de défendre leurs intérêts. Je n’ai jamais vu aucun signe des Bilderberg, ou des Mason, ou des Rothschild affectant les décisions du Congrès ou de l’Exécutif.

D’autre part, le Conseil pour les relations étrangères est influent. Ce conseil est formé d’anciens responsables politiques gouvernementaux et d’universitaires impliqués dans la politique étrangère et les relations internationales. La revue du conseil, Foreign Affairs, est le premier forum de politique étrangère. Quelques journalistes en sont aussi membres. Quand j’ai été proposé pour y adhérer, dans les années 1980, j’ai été blackboulé.

Skull & Bones est une société secrète de l’université de Yale. Un certain nombre d’universités ont de telles sociétés. Par exemple, l’université de Virginie en a une, et l’université de Géorgie.  Ces fraternités n’ont pas de places ni de pouvoir gouvernemental. Leur influence se limiterait à l’influence personnelle de leurs membres, qui sont généralement les fils et filles des familles de l’élite. A mon avis, ces fraternités existent pour transmettre ce statut d’élite à leurs membres. Elles n’ont pas de fonctions opérationnelles.

The Saker :  Et les individus ?  Qui sont, selon vous, les gens les plus puissants aux États-Unis aujourd’hui ?  Qui prend la décision stratégique finale, au plus haut niveau ?

Paul Craig Roberts :  Il n’y a en réalité pas de gens puissants en eux-mêmes. Les gens puissants sont ceux qui ont de puissants groupes d’intérêts derrière eux. Depuis que le secrétaire à la Défense a privatisé une grande partie de l’armée en 1991, le complexe militaro-sécuritaire a été extrêmement puissant, et son pouvoir est encore amplifié par sa capacité à financer des campagnes politiques et par le fait que c’est une source d’emploi dans de nombreux États. Les dépenses du Pentagone sont essentiellement contrôlées par des entrepreneurs de la défense.

The Saker :  J’ai toujours cru que, sur le plan international, des organisations comme l’Otan, l’Union européenne ou toutes les autres n’étaient qu’une façade, et que la véritable alliance qui contrôle la planète sont les pays membres du réseau Echelon : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, aka AUSCANNZUKUS (ils sont aussi appelés Anglosphère ou les Cinq Yeux), avec les États-Unis et le Royaume-Uni comme partenaires principaux, tandis que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les partenaires juniors, ici. Est-ce que ce modèle est correct ?

Paul Craig Roberts : L’Otan était une création des États-Unis prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion soviétique. Sa raison d’être a disparu en 1991.  Aujourd’hui, l’Otan offre une couverture à l’agression états-unienne et fournit des mercenaires pour l’Empire américain. La Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie sont de simples États vassaux, tout comme le sont l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le reste. Il n’y a pas de partenaires ; seulement des vassaux. C’est l’empire de Washington, et de personne d’autre.

Les États-Unis favorisent l’Union européenne, parce qu’elle est plus facile à contrôler que les différents pays.

The Saker : Il se dit souvent qu’Israël contrôle les États-Unis. Chomsky, et d’autres, affirment que ce sont les États-Unis qui contrôlent Israël. Comment caractériseriez-vous les relations entre Israël et les États-Unis – est-ce que c’est le chien qui remue la queue ou la queue qui fait bouger le chien ?  Diriez-vous que le lobby israélien contrôle totalement les États-Unis ou y a-t-il encore d’autres forces capables de dire non au lobby israélien et d’imposer leur propre programme ?

Paul Craig Roberts :  Je n’ai jamais vu aucune preuve que les États-Unis contrôlent Israël. Toutes les preuves montrent qu’Israël contrôle les États-Unis, mais seulement sa politique au Moyen-Orient. Ces dernières années, Israël ou le lobby israélien a été en mesure de contrôler ou de bloquer les nominations universitaires aux États-Unis ainsi que la titularisation et les nominations de professeurs considérés comme critiques à l’égard d’Israël.  Israël a réussi à bloquer des titularisations et des nominations dans des universités catholiques et d’État. Israël peut aussi bloquer certaines nominations à la présidence et a une grande influence sur la presse écrite et la télévision.  Le lobby israélien a aussi beaucoup d’argent pour les fonds des campagnes politiques et ne manque jamais de limoger les représentants et les sénateurs américains considérés comme critiques à l’égard d’Israël. Le lobby israélien a réussi à atteindre une femme noire, Cynthia McKinney, dans son district électoral noir, et à empêcher sa réélection.  Comme l’a dit l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et président du Comité des chefs d’état-major interarmées: «Aucun président américain ne peut résister à Israël.» L’amiral Moorer n’a même pas pu obtenir une enquête officielle sur l’attaque meurtrière d’Israël contre l’USS Liberty en 1967.

Quiconque critique la politique d’Israël, même de manière utile, est qualifié d’antisémite.

Dans la politique, les médias et les universités américaines, c’est une accusation mortelle. Vous pourriez aussi bien être frappé par un missile hellfire.

The Saker :  Lesquelles des douze entités de pouvoir dont j’ai fait la liste ci-dessus ont, à votre avis, joué un rôle clé dans la planification et l’exécution du coup monté  du 11 septembre ?  Après tout, il est difficile d’imaginer que cela a été planifié et préparé entre l’investiture de GW Bush et le 11 septembre – cela doit avoir été préparé pendant les années de l’administration Clinton. N’est-il pas vrai que l’attentat d’Oklahoma City était une répétition pour 9/11 ?

Paul Craig Roberts : A mon avis, 9/11 était le produit des néoconservateurs, dont nombre d’entre eux sont des alliés juifs d’Israël, de Dick Cheney, et d’Israël. Son objectif était de fournir le nouveau Pearl Harbour dont les néoconservateurs disaient qu’il était nécessaire pour lancer leurs guerres de conquête au Moyen-Orient.  Je ne sais pas si c’était prévu depuis longtemps, mais Silverstein [propriétaire des tours du World Trade Center, NdT] en faisait visiblement partie et il avait acheté le World Trade Center très peu de temps avant le 11 septembre.

Quant à l’attentat contre le Bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, à Oklahoma City, le général Partin, de l’US Air Force, expert en munitions dans ce corps d’armée, a préparé un rapport d’expert prouvant indubitablement que le bâtiment a explosé de l’intérieur et que le camion piégé était un leurre. Le Congrès et les médias ont ignoré ce rapport. Le bouc émissaire, McVeigh,  était déjà désigné, et c’était la seule histoire autorisée.

The Saker :  Pensez-vous que les gens qui dirigent aujourd’hui les États-Unis réalisent qu’ils sont sur une trajectoire de collision avec la Russie, qui pourrait conduire à la guerre thermonucléaire ?  Si oui, pourquoi prendraient-ils un tel risque ? Croient-ils vraiment qu’au dernier moment la Russie va flancher et céder, ou croient-ils réellement qu’ils peuvent gagner une guerre nucléaire ?  N’ont-ils pas peur que dans une conflagration nucléaire avec la Russie ils perdent tout ce qu’ils ont, y compris leur pouvoir et même leur vie ?

Paul Craig Roberts : Je suis aussi perplexe que vous. Je pense que Washington est perdu dans l’orgueil et l’arrogance et qu’il est plus ou moins fou. En outre, il est convaincu que les États-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire avec la Russie. Un article paru dans Foreign Affairs vers 2005 ou 2006 arrivait à cette conclusion.  La croyance dans la possibilité de gagner une guerre nucléaire a été stimulée par la foi dans les défenses anti-missiles balistiques. L’argument est que les États-Unis peuvent toucher la Russie tellement fort dans une première frappe préventive que celle-ci ne riposterait pas, de peur d’un second coup.

The Saker :  Comment évaluez-vous l’état de santé présent de l’Empire ?  Pendant de nombreuses années, nous avons vu des signes évidents de déclin, mais il n’y a pas encore d’effondrement visible. Croyez-vous qu’un tel effondrement est inévitable et, si non, comment pourrait-il être évité ?  Verrons-nous le jour où le dollar américain deviendra soudain sans valeur ou un autre mécanisme précipiter la chute de cet Empire ?

Paul Craig Roberts :  L’économie états-unienne a été vidée de sa substance. Il n’y a pas eu de véritable augmentation du revenu familial médian depuis des décennies.  Alan Greenspan, lorsqu’il était président de la Fed, a recouru à l’expansion du crédit à la consommation pour compenser l’absence d’augmentation du revenu des consommateurs, mais la population est maintenant trop endettée pour s’endetter davantage.  Il n’y a donc rien pour stimuler l’économie. Donc il y a eu tellement d’emplois dans la fabrication et les services professionnels négociables, comme l’ingénierie informatique, qui ont été délocalisés à l’étranger, que la classe moyenne a diminué.  Les diplômés de l’université ne peuvent pas avoir un emploi qui leur permette une vie indépendante. Donc ils ne peuvent pas fonder une famille, acheter des maisons, des appareils, des meubles et des accessoires pour la maison. Le gouvernement prend des mesures pour maintenir une inflation basse sans mesurer l’inflation, et un chômage bas sans mesurer le chômage.  Les marchés financiers sont truqués et l’or est maintenu artificiellement en baisse malgré une augmentation de la demande, grâce à la vente à découvert sur les marchés à terme. C’est un château de cartes qui a résisté plus longtemps que je ne le pensais. Apparemment, le château de cartes peut tenir debout jusqu’à ce que le reste du monde cesse de maintenir le dollar US comme réserve.

Peut-être l’empire a-t-il infligé trop de stress à l’Europe en l’impliquant dans un conflit avec la Russie. Si l’Allemagne, par exemple, se retirait de l’Otan, l’empire s’effondrerait, ou si la Russie pouvait avoir l’illumination de financer la Grèce, l’Italie et l’Espagne en échange de leur sortie de l’euro et de l’Union européenne, l’empire subirait un coup fatal.

Ou alors la Russie pourrait dire à l’Europe qu’elle n’aura pas le choix d’épargner les capitales européennes avec des armes nucléaires maintenant qu’elle a rejoint les États-Unis pour lui faire la guerre.

The Saker :  La Russie et la Chine ont fait quelque chose d’unique dans l’histoire et elles sont allées au-delà de la manière traditionnelle de former une alliance : elles ont accepté de devenir interdépendantes – on pourrait dire qu’elles ont convenu d’une relation symbiotique. Croyez-vous que ceux qui sont chargés de l’Empire ont compris le mouvement tectonique qui vient de se produire ou s’enfoncent-ils simplement dans un déni profond parce que la réalité leur fait trop peur ?

Paul Craig Roberts :  Stephen Cohen dit qu’il n’y a tout simplement pas de discussion sur la politique étrangère. Il n’y a pas de débat. Je pense que l’empire pense que cela peut déstabiliser la Russie et la Chine et que c’est la raison pour laquelle Washington a des révolutions de couleur en cours en Arménie, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Comme Washington est déterminé à empêcher la montée d’autres pouvoirs et est perdu dans l’orgueil et l’arrogance, il croit probablement que cela réussira. Après tout, l’Histoire a choisi Washington.

The Saker :  A votre avis, les élections présidentielles ont-elles encore de l’importance et, si oui, quel est votre meilleur espoir pour 2016 ?  J’ai personnellement très peur de Hillary Clinton dont je vois qu’elle est une personne exceptionnellement dangereuse et carrément mauvaise, mais avec l’influence néocon actuelle chez les Républicains, pouvons-nous vraiment espérer qu’un candidat non néocon puisse remporter l’investiture du GOP (Parti Républicain) ?

Paul Craig Roberts :  La seule élection présidentielle qui pourrait avoir de l’importance serait si le président élu avait un fort mouvement derrière lui. Sans un mouvement, le président n’a aucun pouvoir indépendant et personne à désigner qui exécutera ses ordres.  Reagan avait quelque chose comme un mouvement, juste assez pour que nous soyons en mesure de traiter la stagflation malgré l’opposition de la CIA et du complexe militaro-sécuritaire.  En plus, Reagan était très vieux et il venait d’une époque où le président avait du pouvoir et il agissait en conséquence.

The Saker :  Qu’en est-il des forces armées ?  Pouvez-vous imaginer un président du Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) disant : « Non, Monsieur le Président, c’est fou, nous ne le ferons pas » ou attendez-vous des généraux qu’ils obéissent à tous les ordres, y compris le déclenchement d’une guerre nucléaire contre la Russie ?  Avez-vous un espoir quelconque que l’armée des États-Unis puisse intervenir et stopper les fous actuellement au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès ?

Paul Craig Roberts :  L’armée américaine est une créature de l’industrie de l’armement. Le but, en devenant général, est d’être qualifié comme consultant pour l’industrie de la défense ou devenir un cadre dirigeant ou de faire partie du comité d’une entreprise de la défense. L’armée sert de vivier pour des carrières après la retraite, quand les généraux font beaucoup d’argent. L’armée américaine est totalement corrompue. Lisez le livre d’Andrew Cockburn, Kill Chain.

The Saker :  Si les États-Unis marchent délibérément sur le sentier de la guerre avec la Russie – que devrait faire la Russie ?  Est-ce que la Russie devrait céder et accepter qu’être soumis est une option préférable à une guerre thermonucléaire ou devrait-elle résister et donc accepter la possibilité d’une guerre thermonucléaire ?  Croyez-vous qu’une démonstration de force délibérée et forte de la part de la Russie pourrait dissuader une attaque américaine ?

Paul Craig Roberts : Je me suis souvent posé cette question. Je ne peux pas dire que je connais la réponse. Je pense que Poutine est suffisamment humain pour se rendre plutôt que de participer à la destruction du monde, mais Poutine doit répondre à d’autres à l’intérieur de la Russie et je doute que les nationalistes seraient favorables à une reddition.

A mon avis, je pense que Poutine devrait se concentrer sur l’Europe et lui faire prendre conscience que la Russie s’attend à une attaque américaine et qu’elle n’aura pas d’autre choix que de faire disparaître l’Europe en réponse. Poutine devrait encourager l’Europe à sortir de l’Otan afin d’empêcher la Troisième Guerre mondiale.

Poutine devrait aussi s’assurer que la Chine comprend qu’elle est ressentie par les États-Unis comme la même menace que la Russie et que les deux pays ont besoin de s’unir.  Peut-être que si la Russie et la Chine unissaient leurs forces pour une alerte nucléaire, pas la plus élevée, mais à un niveau élevé qui ferait reconnaître la menace américaine et communiquerait cette menace au monde, les États-Unis pourraient être isolés.

Peut-être que si la presse indienne, la presse japonaise, la presse française et allemande, la presse britannique, la presse chinoise et la presse russe commençaient à rapporter que la Russie et la Chine se demandent si elles vont subir une attaque nucléaire préventive de Washington, le résultat serait d’empêcher l’attaque.

Pour autant que je puisse parler de mes nombreux entretiens avec la presse russe, il n’y a pas de conscience russe de la doctrine Wolfowitz. Les Russes pensent qu’il y a une sorte de malentendu sur les intentions russes. Les médias russes ne comprennent pas que la Russie est inacceptable, parce qu’elle n’est pas un vassal des États-Unis. Les Russes croient toutes les conneries occidentales sur la liberté et la démocratie et ils croient qu’ils manquent des deux mais qu’ils font des progrès. En d’autres termes, les Russes n’ont aucune idée qu’ils sont visés pour être détruits.

The Saker :  Quelles sont, à votre avis, les racines de la haine de tant de membres des élites états-uniennes à l’égard de la Russie ?  Est-ce que c’est seulement un vestige de la guerre froide, ou y a-t-il une autre raison à la russophobie quasi universelle au sein des élites états-uniennes ?  Même pendant la guerre froide, il était difficile de savoir si les États-Unis étaient anti-communistes ou antirusses. Y a-t-il quelque chose dans la culture russe, la nation ou la civilisation, qui déclenche cette hostilité et, si oui, qu’est-ce que c’est ?

Paul Craig Roberts : L’hostilité à l’égard de la Russie remonte à la doctrine Wolfowitz :

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace sur l’ordre [international] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, suffire à produire l’énergie mondiale. »

Pendant que les États-Unis se concentraient sur leurs guerres au Moyen-Orient, Poutine a redressé la Russie et bloqué l’invasion de la Syrie et le bombardement de l’Iran projetés par Washington.  Le premier objectif de la doctrine néocon a été violé. La Russie devait être remise à l’ordre. C’est l’origine de l’attaque de Washington contre la Russie. Les médias états-uniens et européens dépendants et captifs répètent simplement la menace russe au public, qui est insouciant et mal informé autrement.

Le délit de la culture russe est là aussi – la morale chrétienne, le respect de la loi et de l’humanité, la diplomatie au lieu de la coercition, les mœurs sociales traditionnelles – mais tout ça est à l’arrière-plan. La Russie (et la Chine) sont haïes car elles sont le miroir qui reflète l’hybris de Washington, sa puissance unique et unilatérale. C’est ce miroir qui conduira à la guerre.

Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une attaque nucléaire préventive de Washington, ils seront détruits.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Lire aussi :

La Russie menacée de guerre par les Etats-Unis (« Russia under attack »)

Quelques rappels :

Stephen Cohen : La guerre entre l’Otan et la Russie est une réelle possibilité

L’OTAN, un danger pour la paix mondiale (I. Wallerstein)

Michel Raimbaud, ambassadeur de France : « Les Etats-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

Etats-Unis : un projet de loi pour renverser Poutine

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

L’Histoire retiendra qu’en septembre 2013 la Russie a évité une guerre mondiale en arrêtant deux missiles de l’OTAN et en offrant à Obama une sortie honorable à la crise des armes chimiques en Syrie. De la domination sans partage des Etats-Unis on a alors basculé dans un système multipolaire plus respectueux de l’équilibre des forces. Tout n’est pas réglé, loin s’en faut. L’Empire aux abois a reporté sa soif d’expansion sur la malheureuse Ukraine et l’agression contre le régime de Bachar-el-Assad s’est poursuivie avec une férocité redoublée au nom de la « guerre contre le terrorisme ». OD

Latuff_2013_Syria_Obama_Hollande_Arab_League[Un article de The Australian Voice traduit par Diane pour Arrêt sur Info]

Les raisons officielles

Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses : la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre…

Voir l’article original 2 208 mots de plus

 

Les Etats-Unis ont été en guerre 222 des 239 années de leur existence

“Nous sommes un peuple de la guerre. Nous aimons la guerre parce que nous sommes très bons à la faire. En fait, c’est la seule chose que nous savons faire dans ce putain de pays: faire la guerre, on a eu beaucoup de temps de pratique et aussi parce que c’est sûr que nous ne sommes plus capables de construire une machine à laver ou une voiture qui vaille un pet de lapin ; par contre si vous avez plein de bronzés dans votre pays, dites leur de faire gaffe parce qu’on va venir leur foutre des bombes sur la gueule…”

~ George Carlin ~

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Les Etats-Unis ont été en guerre 93% du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c’est à dire 222 des 239 années de leur existence

lire sur https://hiteksaucer.wordpress.com/2015/02/25/les-etats-unis-ont-ete-en-guerre-222-des-239-annees-de-leur-existence/

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L’État islamique planifie-t-il des attaques amphibies contre des villages français, italiens ou maltais ?

image(…) Les pays européens sont attaqués maintenant par des mini, voire mono, commandos. Rien n’empêche l’apparition de procédés plus sophistiquées, organisés sur le sol européen ou venus de l’extérieur. On peut très bien imaginer désormais un raid amphibie venu d’une ville côtière de Libye, Syrte ou Derna, sur les côtes provençales ou l’infiltration d’un commando sur une ville ou même n’importe quel village français, sans avoir forcément à charger une cible symbolique.

Il est possible aussi et même probable, la surprise (et donc l’inattendu) étant une qualité en soi des actions terroristes, qu’il s’agisse d’un mode d’action inédit. Le sniping, par exemple, déjà utilisé pour terroriser les populations en Bosnie ou en Irak serait redoutable.

 le Snaïperskaïa Vintovka Dragounova, ou SVD

Un seul sniper, équipé d’un fusil Dragunov, le plus courant sinon le plus performant, des fusils de tireurs d’élite, placé sur un toit, au mieux dans un appartement parisien ferait des ravages sur les foules rassemblées, par exemple, un soir de 14 juillet ou du 31 décembre, profitant même des bruits (feux d’artifice) pour camoufler ses tirs. Il serait déjà particulièrement difficile à déceler. Il le serait encore plus s’il se déplaçait sur plusieurs emplacements de tirs avec armes prépositionnées. Plusieurs snipers croisant leurs feux ou se succédant dans l’action à partir d’angles différents sèmeraient, outre des pertes humaines, une confusion considérable.

On peut imaginer malheureusement beaucoup d’autres procédés et l’ennemi ne manque pas d’imagination. La guerre est loin d’être terminée.

Source : Joseph Henrotin, « Le terrorisme comme forme de guerre » et Yves Trotignon, « Menace djihadiste : quelle évolution », in Défense et sécurité internationale n°111, février 2015 via La voie de l’épée http://fb.me/3WTZRqCkx

http://civilwarineurope.com/2015/02/16/letat-islamique-planifie-t-il-des-attaques-amphibies-contre-des-villages-francais-italiens-ou-maltais/

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Chasse aux sorcières et hystérie antiterroriste.

La liberté d’expression vit sans doute ses dernières heures. Comme on pouvait le craindre, le gouvernement a récupéré sans vergogne l’émotion collective suscitée par la fusillade de Charlie Hebdo pour mettre en place un véritable régime d’exception comparable au Patriot Act étasunien. Ce tour de vis sécuritaire survient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses atteintes aux libertés publiques avec la dissolution de mouvements nationalistes, la jurisprudence Dieudonné et deux lois antiterroristes.

Cette véritable chasse aux sorcières a d’ores et déjà fait de nombreuses victimes en particulier parmi les enfants. Nous publions ci-après une série de témoignages édifiants qui en disent long sur l’état actuel des libertés.

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Nicolas Bourgoin, né à Paris, est démographe, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur. Il est l’auteur de trois ouvrages : La révolution sécuritaire (1976-2012) aux Éditions Champ Social (2013), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

LIRE: https://bourgoinblog.wordpress.com/2015/01/26/chasse-aux-sorcieres-et-hysterie-antiterroriste/

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Image à la Une

Le Blog de l'autre

Par KAI LITTMANN

Sarah via Flickr Sarah via Flickr

Une vague de solidarité et d’indignation secoue toute l’Europe et même le monde. Mais il ne faut pas céder à la tentation de se sentir en guerre. Nous ne sommes pas en guerre, en Europe.

(KL) – Les réactions à l’attentat sont intenses, heureusement. Comment ne pas s’indigner contre la barbarie, la folie et le meurtre ? Cela dit, nous ne sommes pas en guerre. En guerre, comme le dit «Le Figaro», en ajoutant «une guerre qu’il faut gagner». Mais pour qu’il y ait une guerre, il faut des adversaires. Et ces criminels malades mentaux n’ont pas la dignité d’un adversaire. Ils ne représentent rien et personne, il s’agit de criminels et aucun État, aucun continent ne peut partir sérieusement en guerre contre des individus criminels.

Déjà hier, les premiers attentats sur des bâtiments musulmans ont été perpétrés. Mais quelle est…

Voir l’article original 635 mots de plus

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(source : Stratpol)

« Ce qui se passe en ce moment entre la Turquie et la Russie est assez révolutionnaire (…) La Turquie se rend compte que la Russie a quelquefois des objectifs politico-stratégiques qui vont à l’encontre des siens mais que c’est quelqu’un à qui on peut parler et qui est fiable… et qui ne va pas s’immiscer à l’intérieur d’un pays – notamment d’un pays ami – pour renverser le gouvernement afin d’en avoir un plus favorable. Aujourd’hui, avec sa politique étrangère, la Russie est un allié qu’on cherche, qu’on veut avoir avec soi parce qu’on sait qu’il est fiable ».

Voir l’article original

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Pierre Moscovici merveilles« Que vous ayez ou non de l’argent, dépensez-le. Voilà ce que conseille aujourd’hui le gouvernement ukrainien.

Cette philosophie n’est bien entendu pas différente de celle de n’importe quel autre pays, y compris des Etats-Unis.

Mais l’Ukraine est proche du défaut.

Voici un extrait de l’article Ukraine Can’t Scrimp on Military Spending as S&P Rating Cut :

Le lendemain de la réduction de la note de crédit de son pays, le président ukrainien a annoncé que le budget de l’an prochain ne devrait pas prévoir d’économies sur le domaine militaire, et devrait prendre en ligne de compte la possibilité d’une invasion.

« La guerre nous a rendus plus forts, mais elle a détruit notre économie, a déclaré Poroshenko. Il y a un domaine sur lequel nous ne pouvons nous permettre de faire des économies, et c’est celui de la sécurité nationale ».

L’Ukraine finalise son plan fiscal pour l’an prochain, alors que le…

Voir l’article original 333 mots de plus

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

otan organisation terroriste atlantique nordImmanuel Wallerstein, chercheur principal de recherche à l’Université de Yale, est l’auteur du Déclin de la puissance américaine : Les Etats – Unis dans un monde chaotique (NewPress).

L’article qui suit a été traduit et commenté par François Asselineau sur le site de l’UPR.

« Renoncer à l’OTAN comme structure serait un premier pas  sur le chemin de la raison et la survie de la planète », dit Wallerstein. On ne peut qu’approuver, tant sont stupéfiantes la folie et la perversité de ceux qui dirigent cette sanglante machine de guerre. Je vous renvoie à la dernière information d’un média allemand sur le sujet : Via la Turquie, l’OTAN alimente en armes et en fournitures l’Etat islamique (Daesh) en Syrie [voir ici la traduction en français]… OD

« La mythologie officielle veut qu’entre 1945 (ou 1946) et 1989 (ou 1991), les Etats-Unis et l’Union soviétique (URSS) se sont affrontés en continu…

Voir l’article original 1 144 mots de plus

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Ainsi que – de façon plus marginale – l’Algérie et le Venezuela. Une thèse que je trouve plus logique et plus cohérente avec les événements géopolitiques en cours que celle de la stratégie anti-pétrole de schisteOD

(Agence Info Libre, 30 novembre 2014)

– « La meilleure manière de casser un pays, c’est de l’intérieur. C’est une occasion inouïe d’essayer d’introduire en Russie une contestation plus une crise économique. Ils espèrent que cette Russie qui jusque-là a mené la valse diplomatique (…) va être littéralement asphyxiée… »

Voir l’article original 110 mots de plus

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

plan secret poutine otan

« Les 11 et 12 septembre derniers s’est tenue la réunion d’une organisation dont la plupart des Américains n’ont jamais entendu parler. La couverture des médias grand public était à peu près inexistante.

La réunion s’est tenue à Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, un pays que peu d’Occidentaux sauraient situer correctement sur une carte. Mais vous pouvez parier votre dernier rouble que Vladimir Poutine sait exactement où se trouve ce pays. Car le groupe qui s’est réuni là-bas est le bébé du président russe. Il s’agit de l’organisation de coopération de Shanghai, constituée de six états membres : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, et l’Ouzbekistan.

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Barroso sans l'UE la Russie n'aurait fait qu'une bouchée de la Bulgarie et des pays baltes(source : Euractiv via Les-crises.fr)

Autre déclaration savoureuse de l’ex-leader maoïste récupéré et reformaté par la CIA :

« En réalité, l’UE est l’entité qui fait preuve du plus de cohérence au niveau de la politique mondiale » (sic).

Rappel :  Vladimir au Club Valdaï : La fin du monde unipolaire

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le monde à l'ENVERS

La guerre est le plus fructueux des business. C’est à ce moment-là que les grandes fortunes se font. Heureusement, le pays radieux de la liberté d’entreprendre est toujours en guerre. Cette fois, ce sont l’Irak et la Syrie qui rapportent.

BOURSE DE NEW-YORK Cloture de la Bourse de New York

Il y a à peine un an —avec le retrait des troupes de l’Irak et de l’Afghanistan et les coupes annoncées dans le budget militaire— les gros actionnaires des industries guerrières états-uniennes voyaient en noir l’avenir de leurs profits. Mais à présent, avec les opérations militaires du Pentagone en Syrie et en Irak et la nouvelle confrontation avec la Russie, l’avenir est redevenu radieux.

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Ras-le-bol russe, l’UE à la croisée des chemins

Un article d’Entrefilets.com.

Ras-le-bol russe, l'UE à la croisée des chemins

« Cette fois, les Russes en ont marre. L’interminable campagne d’agressions du Bloc atlantiste, jusqu’à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’Ouest. Le dégel n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l’a signifié en s’interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d’Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l’humanité», avec Daesh et l’Ebola (1). Poutine himself a ensuite été jusqu’à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire (2). Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n’a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée (3). Coincée entre les deux, l’Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire.

Trois grandes options

«Toutes les options sont sur la table», aiment à répéter à l’envi les va-t’en guerre de l’Empire. Nous, nous dirions que les options qui restent se réduisent désormais à peau de chagrin.

Constat préliminaire : Les Etats-Unis sont effrayés par leur déclin et la montée en puissance des pays du BRICs. A travers l’agression en cours de la Russie, c’est aussi la Chine qui est visée, une Chine qui vient d’ailleurs de devenir la première puissance économique mondiale (4).

L’agression de la Russie, planifiée bien avant l’Ukraine (5) (campagne de dénigrement dès 2011), n’a jamais eu pour seul objectif que d’empêcher la constitution d’un bloc concurrent Euro-Asiatique qui entraînerait instantanément l’effondrement de la puissance US. La stupidité et la compromission des élites européennes, ajoutées aux troubles calculs allemands (6), ont permis le succès du plan américain jusqu’ici.
Sauf qu’au lieu d’affaiblir la Russie, cette nouvelle donne l’a convaincu de se détourner définitivement de l’Ouest et d’accélérer comme jamais la réorientation de sa politique vers un partenariat complet avec la Chine (7) et les pays du BRICs en général.
Partant, trois grandes options restent sur la table.

Première option, la pire de toute, que nous évacuons d’entrée de jeu un peu par superstition : l’Occident poursuit dans son hystérie jusqu’au-boutiste et la conflagration survient. Les Etats-Unis s’imaginent peut-être que, comme avec la Seconde Guerre mondiale, ils vont pouvoir tirer leurs marrons du feu à moindre coût et emporter la mise en pilotant Trente nouvelles Glorieuses. Sauf que leurs marrons aussi risquent fort d’être irradiés et qu’en vérité, tout a de forte chance de s’arrêter dans un grand éclair blanc pour tout le monde. Fin de la partie.

Deuxième option, le plan US marche, la Russie, ratant sa réorientation vers l’Est, s’effondre à nouveau lamentablement ; la Chine apeurée se soumet d’instinct aux vertus occidentales après quelques coups de parapluie ; et le Bloc atlantiste renait comme un seul homme de ses cendres à la tête du meilleur des mondes avec, tout en haut, juste sous le soleil, un eurodollar qui flamboie pour mille ans.
Vous y croyez ?
Moi non plus.

Troisième option : le plan US échoue, l’Europe se ressaisit ou éclate et la Russie, avec le soutien des pays BRICs, réussit à faire mourir l’Empire dans son lit (8). C’est le basculement «en douceur» des centres de pouvoir de la planète et l’arrivée de l’Asie aux commandes. On peut compter sur le réalisme des Russes et des Chinois pour offrir ensuite une session de repêchage à l’Europe, mais plus l’Europe sera restée solidaire de son geôlier américain dans sa chute, plus l’addition sera salée.

Presque en post scriptum, ont pourrait aussi ajouter une quatrième option, sorte de cadeau Bonus de l’Empire du Chaos, avec un lent pourrissement de toutes les situations dans le plus complet désordre et, à terme, l’effondrement global du Système sans passation de pouvoir aucune.

Toutes les options sont en effet sur la table.
Toutes impliquent un gigantesque séisme ».

Entrefilets.com, le 17 octobre 2014

(1) Medvedev pose la question de la santé mentale d’Obama

(2) L’avertissement de Poutine : “We hope that our partners will realize the futility of attempts to blackmail Russia and remember what consequences discord between major nuclear powers could bring for strategic stability.”

(3) Niet à la coopération contre Daesh

(4) La Chine, désormais première puissance économique mondiale

(5) Enfumage ukrainien: contre-propagande

(6) Les troubles calculs allemands

(7) Vers la création d’un bouclier antimissiles russo-chinois ?

(8) L’empire, le docteur Kübler-Ross et la Syrie

SOURCE: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/10/19/ras-le-bol-russe-lue-a-la-croisee-des-chemins/

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Publié le 13-10-2014 à 07h27Mis à jour à 09h52

Bolivie : le triomphe de Morales, réélu président

Le président bolivien sortant Evo Morales, réélu le 12 octobre 2014 pour un troisième mandat, salue la foule à La Paz (c) Afp

La Paz (AFP) – Le président bolivien Evo Morales a remporté dimanche un troisième mandat à une écrasante majorité, selon des résultats encore non-officiels lui attribuant 61% des voix, une victoire que le dirigeant de gauche a dédiée à ceux qui « luttent contre l’impérialisme ».

« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il déclaré depuis le balcon du palais présidentiel.

Evo Morales a estimé que ce triomphe « est celui des anti-colonialistes et des anti-impérialistes », et l’a notamment dédié « à Fidel Castro et à Hugo Chavez, qu’il repose en paix ».

Selon les résultats des instituts Mori et Ipsos, relayés par les chaînes de télévision, le président l’emporte largement dans tous les départements du pays à l’exception du Beni (nord-est) qui va à son rival Samuel Doria Medina, du parti Unité Démocrate. Il repart donc pour un mandat de cinq ans.

Le département de Santa Cruz, longtemps bastion de l’opposition et le plus prospère du pays, a voté pour Evo Morales avec 49% des voix, son rival Samuel Doria Medina n’obtenant que 38%.

Au niveau national Doria Medina remporte 24% des voix, l’ex-président conservateur Jorge Quiroga 9%, le candidat du Parti Vert Fernando Vargas 3%, et le social-démocrate Juan del Granado (3%).

Ces résultats non-officiels portant sur 100% du décompte des voix « représentent une reconnaissance à la gestion du gouvernement et montrent que l’opposition de droite n’a jamais eu une vision du pays », a commenté pour sa part l’analyste de l’Université Gabriel René Moreno de Santa Cruz (est), Reymi Ferreira.

Des l’annonce des résultats, les pétards ont explosé à La Paz et des milliers de partisans du président Morales ont convergé vers la place Murillo où se trouve le palais présidentiel. Evo Morales, blouson bleu aux couleurs du MAS, est sorti sous les acclamations sur le balcon avec des membres de son gouvernement.

Il obtiendrait également 111 des 130 députés de la Chambre basse et 25 des 36 sièges de sénateurs

Quelque six millions de Boliviens ont voté dimanche dans le calme et pour la première fois, plus de 200.000 Boliviens de l’étranger ont faire entendre leur voix lors de cette huitième élection depuis le retour à la démocratie.

– Craintes de l’opposition –

Arrivé au pouvoir en 2006 avec 54% des voix dès le premier tour, Evo Morales avait été triomphalement réélu en 2009 avec 64% des suffrages. Il est le plus ancien président en exercice du continent.

En Amérique latine, la Bolivie est le pays à la plus forte proportion de population amérindienne et le plus pauvre, malgré d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Un taux élevé de croissance et un climat propice aux affaires ont provoqué un rapprochement du pouvoir avec les milieux d’affaires de Santa Cruz (est), et les entrepreneurs ne sont plus en guerre ouverte contre le président auteur de la nationalisation de pans entiers de l’économie.

Sonia Tika, étudiante de Santa Cruz, a « voté pour Evo car il a fait de bonnes choses, des routes, nous a donné des ordinateurs, des bons d’alimentation, tout ce que le peuple demande, il le donne. »

Avec le contrôle du Congrès, l’opposition craint qu’Evo Morales ait les mains libres pour modifier la Constitution en vue de réélections répétées.

« En neuf ans, nous avons appris à bien gouverner et c’est pour cela que nous gagnerons avec une large majorité », a assuré le président lors de son dernier meeting.

Le premier président amérindien de Bolivie a affronté les électeurs fort d’une stabilité politique inédite dans un pays qui a connu 160 coups d’État depuis l’indépendance en 1825.

Le vote est obligatoire en Bolivie sous peine d’une amende élevée (environ 60 dollars). La consommation d’alcool a été interdite 48 heures avant le vote et jusqu’à 12 heures après, ainsi que le port d’armes à feu.

Faisant une longue queue dans une école transformée en bureau de vote à Laja, sur l’altiplano à une trentaine de kilomètres de la capitale, Johny Huanco, chauffeur de bus trentenaire, a prédit « une large victoire d’Evo » et de son parti, le MAS (Movimiento Al Socialismo).

SOURCE: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141013.AFP8122/la-bolivie-choisit-evo-morales-une-troisieme-fois.html

plus sur (video)http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141013.AFP8122/la-bolivie-choisit-evo-morales-une-troisieme-fois.html

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À propos de Olivier Demeulenaere, 49 ans JournalisteindépendantMacroéconomieMacrofinance Questions monétaires Matières premières

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Ou la vraie raison pour laquelle la Russie et la Syrie sont ciblées en ce moment.

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[un article de SCGnews.com traduit par Les Brindherbes engagés]

Une synthèse de très bonne facture pour qui veut comprendre les grands enjeux géopolitiques de notre époque – jusqu’aux développements les plus récents et les plus brûlants. Les habitués du blog s’y sentiront en terrain familier : Le cocktail explosif de pétrole, de gaz et de dollars de l’Empire états-unien va-t-il nous mener à la troisième guerre mondiale ? OD

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Algérie Résistance

holklande-à-lécole

François Hollande, le président français. D.R.

Trop de coïncidences, trop de zones d’ombre entourent l’assassinat d’Hervé Gourdel, le randonneur français, dans les montagnes du Djurdjura en Algérie, pour que cette mort ne soit pas louche. Tout d’abord, le dernier tweet plus qu’intrigant de ce Français qui disait « si jamais je reviens », soulignant le fait qu’il pourrait ne pas revenir de ce voyage en Algérie. Ensuite, le groupe non identifié qui parvient en un temps record à rallier Daech-ISIS, à prendre un otage sans réclamer de rançon alors que les Français sont réputés pour être de bons payeurs, à exécuter leur prisonnier en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, et en postant une vidéo depuis le fin fond des montagnes de Kabylie. Enfin, le timing de l’exécution qui arrive juste à temps pour l’allocution de François Hollande à la 69 assemblée générale de l’ONU où le…

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Un dessin par jour

travailler en paixIl est discret, le Président, pendant que son prédécesseur s’agite.

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

« Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe.

chute dollar jim willie

La politique de la Réserve Fédérale US détruit le système financier. En fait, ce qu’ils appellent une politique de stimulation, constitue en réalité le sauvetage camouflé de Wall Street, où les dettes des banquiers sont transférées sur l’Etat US (et l’ensemble du monde, d’autre part). Les USA ont renoncé à fixer un plafond de la dette, parodie amère de l’économie réelle. Les USA font penser chaque mois un peu plus à un pays du tiers-monde, avec son immense fraude, son effondrement économique, la guerre, les sanctions, et son absence de direction. La FED s’est engagée en terrain très dangereux…

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uncitoyenindigné

Confident de Poutine : « il y aura la guerre en Europe »

pout

 « Confident de Poutine : « il y aura la guerre en Europe » »

Le Président russe Vladimir Poutine prévoit une guerre en Europe. Il s’agit d’un commentaire d’un confident de Poutine dans le cadre de la décision d’Ioukos. Les américains spéculent déjà sur le renversement de M. Poutine. Le Ministre allemand des affaires étrangères Steinmeier voit menacée la paix en Europe. Le rouble est à nouveau sous pression.

http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/07/29/putin-vertrauer-es-wird-krieg-in-europa-geben/

À Moscou, le pessimisme se répand : un confident de Poutine pour la première fois mentionne explicitement la possibilité d’une guerre en Europe. (Photo : dpa)

Les Russes ont pris acte du verdict contre la nationalisation du groupe pétrolier d’Ioukos avec une indifférence évidente. La raison pourrait être que l’on estime à Moscou, que les relations avec l’Occident sont déjà en panne.

Pour la première…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

usa guerre chaos tyrannie« L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme de ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Israël Gaza gaz offshore« La guerre de Gaza cache-t-elle, derrière un alibi militaire, la volonté israélienne de reprendre une zone géographique permettant à l’Etat hébreu de revendiquer les gisements gaziers ? Le débat avait été lancé dès la découverte des gisements sous-marins au début de ce siècle, mais la nouvelle offensive de Tsahal relance la polémique.

Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait « par tous les moyens à notre disposition… Le prix payé par l’organisation – le Hamas – sera très lourd « . Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire « Plomb Fondu » dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’époque, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à…

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Allain Jules

gazaa23e jour de folie. Tsahal dit avoir frappé 80 cibles du Hamas dans la nuit. Les défenseurs des droits de l’homme autoproclamés sont aux abris. Personne ne parle, tout le monde voit mais personne ne dit rien. Quelle lâcheté face à cette barbarie sans fin ! Vingt Palestiniens qui s’étaient réfugiés dans une école de l’ONU ont été tués mercredi à l’aube à la suite de bombardements israéliens dans le nord de la bande de Gaza, ce qui porte à plus de 1200 morts. 

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images PALEST

Allain Jules

Majed Bamya et Vanessa Burggraf Majed Bamya et Vanessa Burggraf

Majed Bamya est un jeune diplomate palestinien francophone et francophile. Il était l’invité de la chaîne française France 24  pour répondre en direct de Ramallah aux questions de la journaliste Vanessa Burggraf. Un moment d’anthologie. Une volée de bois vert !

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