Archives de 16 mars 2015

media La population des Andes consomme la feuille de coca depuis des millénaires. RFI / Reza Nourmamode

La Bolivie a vécu sa troisième « journée nationale de mastication de la feuille de coca ».

Un événement en défense de la culture indigène du pays, mais qui a également des connotations politiques.

De notre correspondant à La Paz,

Le geste est immuable. Prendre quelques feuilles de coca entre ses doigts, les plier et les insérer dans la bouche, entre la joue et la mâchoire supérieure. Y ajouter une pincée de catalyseur, par exemple du bicarbonate de soude. Mastiquer, extraire le jus, cracher et répéter l’opération aussi longtemps que voulu.

Sur la grande place Villaroel, dans le centre-ville de La Paz, un peu plus d’un millier de Boliviens se sont réunis pour procéder collectivement à cet « acullico », un mot de la langue amérindienne aymara désignant l’acte de mâcher de la coca. « La coca représente notre patrimoine culturel, explique Juan, l’un des participants. La coca nous donne la vie, les études, le travail pour nos enfants et aussi, et surtout, la santé ». Pour Rodrigo, « sans coca, la vie n’est pas bonne. Nous vivons quotidiennement avec la feuille sacrée de coca. Sans coca, il n’y a rien ».

La population indigène des Andes, aymara et quechua, consomme depuis des millénaires la feuille de coca pour combattre la fatigue, la faim ou encore le mal d’altitude. Durant la colonie, les Espagnols en avaient massifié la consommation dans les mines d’argent afin d’augmenter le « rendement » des esclaves amérindiens et africains. La plante sacrée des Incas est également utilisée dans tous les rituels sacrés des sorciers andins, qui l’utilisent comme « catalyseur des énergies ».

Une victoire contre les Etats-Unis

Cette journée est née en 2013, pour célébrer la décision de l’ONU d’accepter la réintégration de la Bolivie au sein de la Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies. Un retour qui signifiait la reconnaissance officielle par l’ONU du droit des Boliviens à mâcher des feuilles de coca. Cette victoire diplomatique, le gouvernement d’Evo Morales continue de la brandir comme le triomphe de la culture indigène locale contre la communauté internationale et surtout contre les Etats-Unis, accusés d’être le principal ennemi des producteurs de coca.

Pour Reynaldo, producteur de coca, les Etats-Unis devraient au contraire profiter des vertus coupe-faim et digestives de la coca : « Ils nous ont traités de drogués, nous, les producteurs de coca. Nous ne sommes pas des drogués. Nous consommons la feuille de coca depuis tout petit et nous continuons à la consommer. Qu’ils cessent de diaboliser la feuille de coca. Car justement cette feuille de coca peut aider les Etats-Unis, où il y a tellement de personnes obèses. Ça peut les aider à perdre toute cette graisse. Et la solution est ici, à La Paz : qu’ils consomment de la coca et ils résoudront le problème de l’obésité ».

Washington, de son côté, a toujours critiqué la politique de promotion de la coca menée par La Paz, et place année après année la Bolivie sur la liste noire des pays ne luttant pas efficacement contre le trafic de drogue. En 2008, sous prétexte de conspiration contre son gouvernement, Evo Morales avait expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis et interdit à la DEA, l’agence anti-drogue américaine, d’exercer sur le territoire national bolivien. Aujourd’hui encore, et même si un rapprochement est en cours, les relations diplomatiques entre les deux pays restent coupées.

Objectif : exportation

Sabino Mendoza, directeur du Conseil national de lutte contre le trafic de drogue, assure que son pays entend bien rester ferme vis-à-vis du narcotrafic : « La position du gouvernement est très claire. Il n’y aura jamais zéro coca, mais il ne peut pas non plus y avoir une libre production de la feuille de coca. Nous condamnons totalement le narcotrafic. Pour les producteurs de coca, le narcotrafic est un mal, il ne doit pas exister ».

Troisième producteur mondial de cocaïne, derrière la Colombie et le Pérou, la Bolivie est le seul pays au monde qui a le droit de cultiver de la coca : 12 000 hectares censés être destinés exclusivement à la consommation traditionnelle des populations indigènes. Mais d’après de tout récents chiffres des Nations unies, il y avait en 2014 dans le pays 23 000 hectares de plantations de coca, soit près du double de la superficie autorisée. L’objectif affiché d’Evo Morales est désormais d’obtenir la dépénalisation internationale de la feuille, pour pouvoir un jour exporter des produits à base de coca. Déjà, sur le marché national, se trouvent des infusions, des liqueurs, de la farine ou encore du dentifrice à base de coca. Un projet d’exportation de sachets d’infusion de coca vers l’Equateur et le Venezuela avait été annoncé par le président Morales il y a deux ans, mais rien n’a encore été concrétisé.

On trouve sur le marché bolivien des infusions, des liqueurs, de la farine ou encore du dentifrice à base de coca. RFI / Reza Nourmamode
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civilwarineurope

imageLe premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a exigé que le ministère de la Défense et l’Etat-major général mettent les forces armées du pays en état d’alerte.

« Cette situation (dans le Donbass) exige que le ministère de la Défense et l’Etat-major général mettent les Forces armées ukrainiennes en état d’alerte totale », a indiqué M.Iatseniouk lors d’une réunion en duplex des chefs des régions ukrainiennes.

M.Iatseniouk a en outre demandé que le Service d’Etat pour les situations d’urgence prenne des mesures de protection de la population et prépare notamment des abris antiaériens.

Le premier ministre ukrainien a appelé le ministère de l’Intérieur et les services judiciaires du pays à poursuivre ceux qui « portent atteinte à la vie des Ukrainiens et à l’indépendance ukrainienne ».

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150316/1015192474.html

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civilwarineurope

imageLa Cour constitutionnelle allemande a donné suite à la plainte de deux enseignantes musulmanes, qui voulaient avoir le droit de porter le voile dans les écoles, écrit lundi le quotidien Kommersant. La décision de la Cour a relancé le débat enflammé entre les opposants et les partisans de l’interdiction actuelle du port du voile : les premiers estiment que les juges se sont prononcés contre la discrimination des musulmans ; les seconds craignent que la décision de la Cour puisse donner aux parents radicaux un prétexte pour forcer les élèves à porter le voile également.

Cette plainte, qui a provoqué de grands débats sur les limites de la liberté religieuse dans les établissements scolaires, avait été déposée encore en 2007 par deux enseignantes d’origine turque qui travaillaient en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’une d’elles a été licenciée pour avoir refusé d’enseigner en classe sans voile et il a été interdit à la seconde…

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

petites-gens« Vous trompez les petites gens! » a déclaré le Premier ministre à l’Assemblée nationale (lien ci-dessous). M. Valls se fourvoie en assimilant ce qu’il appelle  « petites gens » et tentation du vote fn. L’immense majorité de ses soi-disant « petites gens« , n’ont pas la moindre attirance pour le fn son histoire, son identité, sa démagogie. Ils se retrouvent en vérité dans les 60% d’abstentionnistes et les 74% qui éprouvent, soit du dégoût, soit de la méfiance envers la politique (CEVIPOF janvier 2015). Et cela n’est pas près de s’arranger à voir la grande comédie hystérique en cours.

Cette expression « les petites gens« , ne semble avoir scandalisé personne.  Pourtant, elle est bien à l’image du mépris de la classe dirigeante dans son ensemble envers les citoyens, le peuple, la majorité silencieuse, la « France d’en-bas ». Lui, fait partie des « grandes gens » sans doute, ceux qui…

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Dans les rues de Damas, le 4 mars dernier.

Les États-Unis, désormais préoccupés par la lutte contre les djihadistes de Daech, admettent «qu’au final» il faudra parler avec Damas.

«Au final, il faudra négocier» avec Bachar el-Assad, a déclaré dimanche le secrétaire d’État John Kerry sur CBS en évoquant une transition politique en Syrie, qui est entrée ce 15 mars dans sa cinquième année d’une guerre sanglante entre le régime et ses opposants.

LIRE: http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/15/01003-20150315ARTFIG00105-syrie-nouvelle-evolution-de-la-position-de-washington-face-a-assad.php

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Airbus Helicopters (c) Airbus Helicopters

Airbus Helicopters a signé lundi 16 mars à Séoul un contrat de 1,5 milliard d’euros avec le sud-coréen Korea Aerospace Industries (KAI) portant sur le développement et la fabrication de plus de 300 hélicoptères civils et militaires, a annoncé un responsable du groupe européen.

L’EC155 comme base

L’appareil civil appelé LCH (Light Civil Helicopter) sera développé sur la base de l’EC155 B1 (toute dernière version du Dauphin) et ne nécessitera pas de nouvelle certification.

Le LCH servira également de base pour le développement par KAI d’un dérivé militaire léger, le LAH (Light Armed Helicopter), qui sera qualifié par l’armée de terre coréenne.

Les premières livraisons du LCH et entrées en service du LAH sont prévues respectivement en 2021 et 2022.

Le LAH, appareil de cinq tonnes, sera équipé d’une tourelle canon placée à l’avant de l’appareil comme ses homologues de la catégorie supérieure Tigre et Apache.

lire: http://www.challenges.fr/entreprise/20150316.CHA3880/airbus-signe-un-contrat-pour-300-helicopteres-en-coree-du-sud.html

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Sur un panneau publicitaire tournant de Tel Aviv, le visage du premier ministre Benyamin Netanyahou fait place à celui de son opposant Yitzhak Herzog.
Sur un panneau publicitaire tournant de Tel Aviv, le visage du premier ministre Benyamin Netanyahou fait place à celui de son opposant Yitzhak Herzog. Image: AFP

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Las de Netanyahou, Israël pourrait basculer à gauche

Législatives

Le premier ministre paraît usé après six ans au pouvoir. Le chef du Likoud n’arrive pas en tête dans les derniers sondages, dépassé par le Camp sioniste d’Yitzhak Herzog allié à Tsipi Livni.

Omniprésent dans les médias, sur Facebook et sur le terrain, Benyamin (Bibi) Netanyahou a fait le forcing jusqu’au dernier jour pour battre le rappel de ses sympathisants. «C’est moi ou la gauche», répète-t-il. Mais rien n’y fait. Les sondages sont inexorablement défavorables à l’indéracinable icône de la droite, aux commandes du pays depuis six ans consécutifs. Les Israéliens vont élire demain une nouvelle Knesset, le parlement de l’Etat hébreu. Et Bibi espère y trouver une majorité pour arracher son quatrième mandat de premier ministre. Son parti, le Likoud, est crédité de 21 députés seulement (sur 120), contre 25 au Camp sioniste d’Yitzhak Herzog.

Agé de 54 ans, doté d’un physique d’éternel adolescent, toujours bien mis, la voix haut perchée, Herzog n’a pas le charisme d’Yitzhak Rabin ou d’Ehoud Barak, ses prédécesseurs à gauche, des travaillistes au glorieux passé militaire. Mais le candidat de l’opposition a eu un coup de génie en s’alliant avec Tzipi Livni, ex-chef du parti du centre Kadima, au prix d’une future rotation à la tête du gouvernement après deux ans.

De Ouri Daniel

LIRE: http://www.tdg.ch/monde/las-netanyahou-israel-pourrait-basculer-gauche/story/18437877

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