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International

12:40 24.03.2015(mis à jour 13:21 24.03.2015)
Règlement de la situation en Ukraine (2018)
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Loin de s’attendre à une telle déstabilisation suite à la crise ukrainienne, les États-Unis et l’Union européenne sont toujours persuadés de leur propre invincibilité, estime un politologue américain.

 L’effet déstabilisateur de la crise en Ukraine s’est avéré beaucoup plus grave que prévu en Occident, les États-Unis et l’UE, « grisés » par leurs succès d’autrefois, se croyant capables de « frapper n’importe quelle cible », a indiqué le politologue américain Daniel McAdams à l’édition Daily Bell.

« L’effet déstabilisateur s’est avéré beaucoup plus grave que prévu« , a déclaré M.McAdams, en expliquant la gravité de la crise en Ukraine par les méprises de l’Occident lors de la planification du coup d’Etat à Kiev.

Par ailleurs, l’expert est persuadé d’une collision entre les intérêts des oligarques américains, qui s’attendent à pouvoir disposer à leur guise des ressources naturelles dont l’Ukraine est riche.En outre, le politologue signale l’intérêt du complexe militaro-industriel des Etats-Unis à attiser la crise en Ukraine. Estimant que l’élargissement de l’Otan engendrerait de nouveaux conflits, les barons de l’industrie de l’armement comptent sans doute sur l’augmentation du nombre de « clients » susceptibles d’être « protégés aux frais des contribuables américains ».

M.McAdams attribue l’agressivité de l’Occident à son « enivrement lié à la réussite de ses précédentes opérations de changement de régime, ainsi que par sa foi inébranlable dans sa propre capacité à atteindre n’importe quel objectif aussi important qu’il soit ».

Quoi qu’il en soit, lepolitologue rappelle que des manifestationsantiaméricaines ont éclatés à maintes reprises enSerbie, en Tunisie, au Yémen, en Syrie, en Libye et dans d’autres pays où les Etats-Unis ont réalisé des opérations.Selon M.McAdams, une sécession suivie de l’apparition d’un Etat indépendant n’a rien de catastrophique en soi, les Etats-Unis ayant même été fondés sur cette base.

« Et enfin, pourquoi les Etats-Unis se préoccupent-ils du fait qu’un groupe de personnes à 6.000 km de l’Amérique ne veut plus être gouverné par un certain groupe de personnes qui l’a gouverné auparavant? », s’interroge en conclusion le politologue américain.

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