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Syrie
Poutine fait preuve d’une grande intelligence stratégique avec son initiative en Syrie

© AP Photo/ Lefteris Pitarakis, File

Opinion

23:17 28.09.2015(mis à jour 00:21 29.09.2015)

Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle, président du parti Solidarité et Progrès, commente l’intervention du président russe Vladimir Poutine prononcé lundi lors de la 70e session de l’Assemblée générale de l’Onu.

M. Cheminade estime que les relations  Poutine-Obama sont déterminantes pour l’avenir de l’humanité.

D’après M. Cheminade, M. Obama ne cesse de « parler de l’hyperpuissance mais il n’y a plus d’hyperpuissance parce que le gouvernement américain actuel est associé à un système financier et monétaire qui est en train de s’effondrer. On voit maintenant l’effondrement de ce système monétariste occidental ».

Et M. Cheminade d’expliquer qu’il y a deux voies à suivre. L’une va dans le sens de l’évolution vers l’irrespect de la démocratie  qui mènera à la guerre. L’autre, à l’encontre du monde gagnant dans la lutte contre le terrorisme ou le développement économique mutuel, comme l’avaient dit le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping.

« La France prétend que rien ne change lorsque tout est en train de changer. Le président Hollande, ne serait-ce que par opportunisme, se contentera d’aller du côté de ce qu’a défini V. Poutine, notamment en ce qui concerne l’Ukraine. Et je crois que le fait qu’il y ait des réunions de format Normandie…en excluant les USA et la Grande-Bretagne, est quelque chose de très important », a-t-il souligné.

« Sur la Syrie, la France essaye de faire croire qu’elle maintient toujours sa position. Hélas ou heureusement, elle ne peut pas grand-chose », a ajouté Jacques Cheminade.

Sur la question du terrorisme, le politicien a remarqué qu' »on joue avec les terroristes pour les manipuler, pour jouer les uns contre les autres. On voit cette politique non seulement au Moyen Orient mais au Mexique, en Amérique centrale. On voit les pays occidentaux perdre leur moral. La démarche gagnant-gagnant de V. Poutine ou Xi Jinping définit une autre politique. Je pense que la France et de plus en plus de secteurs français partagent ce point de vue que je viens de vous exposer. Le milieu industriel français, les agriculteurs, parlent de plus en plus haut et fort de l’arrêt des sanctions, et les militaires français savent très bien que la Russie ne peut pas être un adversaire mais un partenaire. On espère que la politique des USA pourra être changée ».

Sur l’Ukraine: « on a des gens en France et en Allemagne qui peuvent faire une politique qui permette la paix. Il est très clair que Victoria Nuland qui représente l’administration américaine  a organisé le coup d’Etat de Maïdan. Maintenant, il faut que les Européens concluent un accord réel avec la Russie et arrêtent cette politique de sanctions qui nuit à tout le monde », a conclu Jacques Cheminade.

Des idées saines dans des cerveaux disponibles, ou la dictature insidieuse

fabiusdoigteAujourd’hui, on va parler d’un sujet aussi essentiel qu’ignoré dans ce pays: la liberté de la presse. Beaucoup critiquent les médias et les journalistes, souvent à raison. Le nivellement par le bas a eu des effets prodigieux sur cette profession. Les journalistes qui durent sont presque toujours ceux qui ont renoncé. Toutefois, avant de critiquer ce métier, les gens devraient savoir dans quelles conditions il est fait, aujourd’hui en france. Car, finalement, on a la presse qu’on mérite.

Les Guignols de l’Info qui passent à la trappe (ou en crypté, c’est pareil), un documentaire censuré [1] et une direction de Canal décapitée par Bolloré, actionnaire n°1 de Canal Plus. Dassault qui veut faire passer ses « idées saines » dans le Figaro (journal qui a effacé une bague à 15.000€ du doigt de Rachida Dati sur une photo), Le Lay de TF1 qui vend notre temps de cerveau disponible.

Voilà la situation des médias aujourd’hui, tenus par des groupes industriels qui passent des contrats avec l’État, et subventionnés par l’État.

Les citoyens ont laissé passer, sans réagir, énormément de retsrictions à la liberté d’expression, et à la liberté de la presse.

En 2014, la france se situait derrière le Salvador et la Lettonie, en 39e position du classement de Reporters sans Frontières sur la liberté de la presse dans le monde. Le Costa Rica est 21e, le Ghana est 27e, le Surinam 31e… Bref, on n’a  vraiment pas de quoi se vanter, même si on remonte un peu depuis que sarkoléon a dégagé (on était 44e en 2011).

Comment en est-on arrivé là?

Malgré ce qu’on apprend à l’école, la censure est une vieille tradition française. Les mêmes Rois qui jouaient les mécènes des écrivains n’hésitaient pas à les envoyer au cachot au premier mot de travers.

tele_conL’histoire est censurée, j’ai pu le constater par moi-même. L’histoire au jour le jour (le journalisme) l’est aussi, évidemment. On se souvient de Chirac qui voulait que les historiens présentent « le rôle positif » de la colonisation, de l’interdiction du « négationnisme » (en fait toute discussion sur la version officielle, ce qui ne fait jamais avancer la connaissance) sur la Shoah ou le génocide arménien, de l’interdiction de parler du cannabis de manière positive, d’ « offenser » le président de la République (l’affaire du « casse-toi pauv’ con » renvoyé à sarkoléon par un citoyen), de donner la recette du purin d’orties, de la présomption d’innocence, du secret de l’instruction, de l’interdiction de faire de la « propagande anti-nataliste », de publier les déclarations fiscales de nos députés, de l’interdiction des spectacles de Dieudonné, de l’interdiction pour une personne condamnée d’écrire un livre sur les faits pour lesquels elle a été condamnée, des 36 sites Internet bloqués par Valls

Ce n’est pas pour rien que la France est un des pays les plus condamnés pour ses atteintes à la liberté d’expression par la cour européenne des droits de l’homme: la France a une véritable culture de la censure, et cela ne va qu’en s’aggravant. Tous les spécialistes du droit de la presse sont d’accord pour dire que la France est un des pays les plus restrictifs au monde en la matière.

Petit à petit, on a élaboré des lois pour protéger la vie privée, mais aussi les affaires, la fonction politique, et même l’honneur, contre les écrits trop agressifs. Ça part d’une bonne idée car il y a des abus, il ne sert à rien de revenir sur les dérives de la presse people.

Mais en réalité, ce que veulent protéger nos oligarques, c’est leur pré carré. Leurs magouilles, leurs mensonges, leurs amis,  tout cela doit rester dans l’ombre.

Aujourd’hui, même un journaliste qui dit la vérité et ne commet aucune faute, comme le reconnait le tribunal, peut-être condamné. Juste pour la forme, sans aucune base légale. Mais les lois, on s’en fout, en fait elles ne valent que pour les justiciables, par pour les juges et les politiciens.

Dans mon métier, j’ai eu à connaitre un certain nombre de magouilles politiques et/ou financières. J’ai pu écrire à ce sujet seulement deux fois, dont l’une a débouché sur un procès qui traine depuis des lustres. Pourquoi? Tout simplement parce que, sans avoir les moyens de la justice ou de la police, un journaliste doit avoir bétonné son enquête avant de la publier. Bétonné, cela veut dire multiplier les sources concordantes, et avoir des preuves valables devant un tribunal en cas de plainte pour diffamation, outrage ou autre invention destinée à nous museler [2], le tout en respectant la loi.

104-statueEn fait, il faut réunir les preuves que des policiers auraient du déjà réunir avant nous, à la demande d’un juge, sans avoir les moyens d’enquête d’une brigade de police, ni les pouvoirs légaux d’un juge. Et en risquant moult ennuis qu’un magistrat ne risque pas d’avoir s’il commet une ou deux erreurs dans son instruction.

Il est par conséquent très rare qu’un journaliste puisse publier une enquête politico financière, ou sur un trafic quelconque. Surtout s’il est pigiste, et surtout s’il sait que sa rédaction ne le soutiendra pas en cas de problème, ce qui devient la norme.

Par exemple il est impossible de diffuser la moindre enquête mettant en cause un politicien pédophile. Dans les rédactions, quand on parle d’un tel ou d’un autre, tout le monde est parfaitement au courant de leurs casseroles, mais aucune ne prendra le risque de publier quoi que ce soit parce qu’on sait qu’on perdra, avec à la clé des dommages et intérêts monstrueux à verser. Même si l’enquête est béton.

Et quand on parvient, malgré moult embûches, à publier un article ou à diffuser un reportage, il se trouve qu’on peut encore être attaqué au pénal ou au civil, où on va dire qu’on a cherché à nuire à des innocents, qu’on est de parti pris, et où on va nous réclamer une somme rondelette en guise de dommages et intérêts.

Souvent, et surtout en période électorale, j’aimerais vraiment que les citoyens puissent se transformer en petites souris dans les rédactions. Ils en apprendraient de belles sur les mœurs de leurs élus, sur leurs magouilles et leurs guéguerres stériles. Il est rare que les journalistes aient du respect pour le métier d’homme ou de femme politique.

Or, les citoyens devraient savoir que les médias et surtout la liberté d’expression sont les pierres angulaires d’une société démocratique. C’est d’ailleurs cela qui nous permet de penser qu’aujourd’hui nous ne sommes plus du tout dans une société démocratique.

Quand un journaliste qui refuse de donner ses sources à un juge risque de la prison ferme, où va-t-on?

Certes il faut des limites à la liberté d’expression:  il serait stupide de permettre n’importe quoi en la matière. Mais aujourd’hui il est temps que les gens se réveillent à ce sujet. S’ils ont Pujadas au JT de France 2 depuis des lustres, c’est parce qu’ils ne réagissent pas et ne défendent pas la liberté de la presse.

 

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°°°

Régressions

Le droit de la presse et la liberté d’expression régressent au même rythme que les libertés en général, avec une nette accélération depuis le lamentable passage de sarkoléon à l’Elysée. Il a attaqué le secret des sources, n’a cessé de faire son Berlusconi en attaquant les journalistes à chaque fois qu’ils écrivaient quelque chose qui ne lui plaisait pas, et faisait pression pour dégager les moins sympathiques.

Depuis la loi Dati censée officiellement renforcer le secret des sources, en réalité les journalistes sont forcés à balancer ou mis sous pression par la justice dans des cas de figure extrêmement nombreux. En fait, dès qu’un juge ou un responsable politique ou des RG estimait qu’il y avait un « impératif prépondérant d’intérêt public« , le journaliste était tenu de donner ses sources sous peine de 150.000 euros d’amende et 10 ans de prison. En Belgique, c’est plus simple: un journaliste est tenu d’informer la justice s’il a connaissance de la préparation d’un crime (meurtre ou attentat), point barre.

Mais bon, si un juge s’assied sur ce qu’il nous reste de secret des sources, aucune sanction n’était prévue, comme c’est toujours le cas avec les juges qui bénéficient d’une impunité certaine dans l’exercice de leurs fonctions, ce qui est un comble quand on sait que la justice est rendue au nom du peuple français. Une belle arnaque encore une fois, mais il est vrai que ça ferait mauvais genre d’écrire au bas des décisions de justice qu’elles sont rendues au nom de l’oligarchie qui nous dirige.

Ces dernières années, et surtout quand sarkoléon était au pouvoir, on vu se multiplier les perquisitions dans les rédactions ou au domicile de journalistes. Par moment, on n’a rien eu à envier à l’URSS.

Alors depuis que flamby est arrivé, il est question, toujours officiellement, de « renforcer » cette protection des sources. Or, au final, le texte était encore plus restrictif que les précédents.

En parallèle des gesticulations de Taubira sur le secret des sources, la loi Macron voulait protèger le secret des affaires, impliquant des sanctions pour les journalistes trop curieux, et la loi sur le renseignement passée elle aussi en force, suite aux attentats de janvier, a bien failli permettre aux RG et aux flics de perquisitionner chez des journalistes, avec ou sans la décision d’un juge. Quoi qu’il en soit, tous les ordinateurs seront pistés et leurs données traitées on ne sait comment.

Les journalistes sont parvenus à éviter la catastrophe avec la loi Macron, mais finalement, depuis 2013 la commission  européenne prépare une directive assurant le secret des affaires, dont une définition particulièrement large nous est donnée.

loi_sur_le_renseignementLe journaliste du magazine Cash Investigations qui a enquêté sur l’évasion fiscale menée par le Luxembourg est poursuivi par ce pays au nom de la violation du « secret des affaires ».

Cette arme est déjà utilisée, entre secret commercial, secret professionnel, recel de violation du secret professionnel et autres instruments législatifs, les entreprises et institutions avaient déjà de quoi faire taire et condamner des journalistes trop curieux, même si leur enquête était des plus sérieuses. Denis Robert, qui a longuement travaillé sur l’affaire Clearstream, a été victime de dizaines de procès avant de gagner, en 2011, en cassation.

Il faut juste imaginer combien coute un procès contre des entités aussi puissantes que l’Etat luxembourgeois, Clerstream, les banques, et même contre n’importe quelle entreprise. Le temps que cela prend. Les moyens disproportionnés. Le fait qu’on peut être condamné même en ayant mené une enquête des plus sérieuses, dans l’intérêt général.

Normalement, un juge devrait prendre en compte l’intérêt général à avoir accès à ces informations. Car sans la liberté d’enquêter, il ne peut pas y avoir de société démocratique. Or dans l’affaire Denis Robert/Clearstream, il a fallu attendre l’arrêt de la cour de cassation après dix ans de procédures diverses et variées pour qu’un juge se pose la question de l’intérêt général à avoir connaissance de cette affaire.

En outre, il faut souligner que des éditorialistes comme Edwy Plenel dans Le Monde et Philippe Val dans Charlie Hebdo, avaient violemment critiqué l’enquête de Denis Robert, la qualifiant de « théorie du complot » ou de « protocole des sages de Sion », rien que ça.

Il faut le reconnaitre: un journaliste, en france, doit être très courageux pour attaquer frontalement des multinationales, des banques ou des politiciens véreux.

 

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L’uniformisation par l’abêtissement

Il y avait encore plein de journaux intéressants il y a 15 ans: Alternatives Economiques, Courrier International, Charlie Hebdo, Le Monde… Mais à force de rachat par des groupes financiers, d’indépendance perdue, ces journaux ont commencé à tous raconter les mêmes choses, de plus en plus insipides.

Les médias tournent aujourd’hui grâce à la publicité, et plus le lectorat a du pouvoir d’achat plus votre revue a des chances de durer, aux pages sport et people, aux subventions publiques, aux actionnaires friqués qui les utilisent pour obtenir de meilleurs contrats publics, notamment dans l’armement et le BTP (groupes Dassault, Lagardère, Bolloré). Pourquoi un Rothschild deviendrait-il le premier actionnaire d’un journal comme Libération si ce journal était encore pertinent?

La seule subversion à laquelle on a le droit, aujourd’hui dans les médias commerciaux, c’est à des films naturistes à tendance pédophiles ou des petits cours d’ « éducation sexuelle » sur Arte et des escroqueries intellectuelles anti féministes dans le journal créé par la Elisabeth Levy [3], dont on sait à quel point elle peut s’exciter lors des discussions à la télé. De même, on censure nombre d’expositions quand les religions sont malmenées mais on tolère le plug anal géant sur la place Vendôme d’un artiste scatophile.

De leur coté, les annonceurs dictent aussi de plus en plus leur loi, comme Apple qui exige que les sujets traités dans les éditions où elle a placé des pubs ne soient pas choquants ou polémiques.

Dans tous les types de médias, l’information est le parent pauvre. Quant aux journaux d’information pure, ils ne financent généralement plus de longues enquêtes. En fait, les journalistes doivent trop souvent enquêter en dehors de leur travail quotidien, car les enquêtes coûtent cher et ne sont pas « rentables ».

Les journalistes sont aussi de plus en plus précaires, payés au lance pierre, et sont dans l’insécurité. Même les salariés se demandent s’ils ne feront pas partie du prochain charter, puisqu’il faut réduire les coûts absolument.

Or, un journaliste qui craint d’être viré du jour au lendemain va hésiter avant de faire des sujets polémiques, avec risques de procès, ou qui pourraient heurter des sensibilités.

 

imgscan-contrepoints843-presse-médiasMais qu’importe, car en fait il n’y a plus la place pour la réflexion de fond, l’analyse, la prise de recul. Tout est dans l’instantané, le buzz, tout doit attirer l’œil et pas le cerveau [4]. Parce que les dirigeants de presse considèrent que leurs lecteurs sont stupides et fainéants, et qu’écrire plus de 3.000 signes c’est gavant. En 3.000 signes, il est bien difficile d’aborder le fond d’un problème de société ou d’une affaire compliquée.

A la radio, les consignes sont les mêmes: pas plus de 15 mots par phrase, pas plus de 2 ou 3 concepts par sujet. Ca, ce sont les consignes de tous les médias commerciaux, qu’on apprend bien aux étudiants dans les écoles de journalisme.

Des journalistes précaires, des sujets insipides, fun, distrayants, ou alors carrément glauques et sanguinolents quand il s’agit de faits divers.

De plus en plus, les articles se ressemblent. Les sujets traités par Le Monde, Libé et Le Figaro (les trois quotidiens dits « de référence » (sic.) en France) sont les mêmes à 90%, souvent retapés sur le net avec des fautes d’orthographe, parce que ce qui compte c’est d’être le premier à retaper la dépêche AFP, pour être mieux référencé sur Google.

Les angles sous lesquels sont traités les sujets sont aussi de plus en plus les mêmes d’un média à l’autre, sur tous les sujets fondamentaux.  Que vous regardiez France 2, que vous lisiez Le Monde ou L’Express, que vous écoutiez RTL, vous entendrez exactement les mêmes choses sur le terrorisme, la guerre en Syrie, en Irak, en Libye et ailleurs, l’économie, la Grèce, les vaccins, les affaires criminelles, le réchauffement climatique, les élections, l’Europe, Hugo Chavez, Poutine…

Étrange, non, alors que ces sujets suscitent de réels débats dans la société. La seule différence qu’on trouve entre les médias, c’est le courant politique qu’ils soutiennent: Le Figaro occultera quelques infos favorables au PS ou défavorables à Sarko, en mettra d’autres en exergue. Ce sera l’inverse dans Libé.

Les sources sont aussi toujours les mêmes: les sources officielles priment toujours. Par exemple, dans le cas de la dernière grippe aviaire/porcine, toute la presse nationale commerciale et les médias « officiels » (France Télé, France Inter, AFP etc.) ont relayé sans aucune critique les communiqués des ministères de la santé et de l’OMS qui appelaient à se vacciner parce qu’on allait tous mourir. Sur le terrain, dans la presse locale, on a attendu de voir. Et il ne s’est rien passé. La presse locale, elle n’a pas appelé à se vacciner car l’épidémie n’a jamais eu lieu, en réalité.

liberte-presseDu côté de la justice, les juges n’ont plus le droit de parler à la presse: c’est le parquet, inféodé au pouvoir politique, qui communique. Dans les institutions, les entreprises, les associations, on cultive aujourd’hui la parole officielle.

Le top du top pour nos chefs de rédactions, ce sont les sujets consensuels, ceux où tout le monde est d’accord. D’où les 30% du temps des JT consacré à nous parler du temps qu’il fait, des « reportages » sur les vacances, sur le bac, sur les achats de noël, le prix du carburant…

On sait aussi q’un article sur un chat ou un chien maltraité aura un bien meilleur « taux de lecture » qu’un article sur un enfant victime de pédophile, ce qui devient certes d’une banalité effrayante dans la presse locale.

Tout est lissé, plus rien ne dépasse sauf dans la stupidité, où là on dépasse allègrement les limites de la décence.

Dans le cas de la presse spécialisée, des médias axés sur le sport à ceux axés sur l’automobile, la santé ou sur la pêche, le problème n°1 est que les annonceurs qui paient des pubs dans ces médias au public très ciblé ne veulent généralement pas de polémique sur leur gagne pain, et encore moins quand la polémique les vise directement. Il y aura donc rarement d’articles dérangeants dans ce type de presse.

Heureusement, toutefois, qu’il existe encore quelques médias indépendants, financés uniquement par ceux qui les achètent, et j’ai envie de citer La Brique, Fakir, la Décroissance, le Monde Diplomatique (et dans un autre registre, qui doit exister, Minute et la presse catholique ou de droite)… Certains autres, notamment des magazines, tentent de garder un minimum d’indépendance, eux aussi, mais toujours avec de petits moyens. Et puis, il a tous les webzines alternatifs, les blogs et autres forums, et réseaux sociaux, où finalement beaucoup d’informations circulent.

Offensive sur la toile

300x200-ctComme les médias ne disent plus rien, c’est sur Internet que les gens se renseignent désormais le plus. Et c’est là que la justice tape de plus en plus, même quand, là encore, il n’y a pas d’infraction.

Les dernières lois censées viser le « terrorisme » vont en fait attaquer la liberté d’expression de tout le monde: tout écrit jugé néfaste à l’intéret général tel que défini par la clique au pouvoir sera passible de censure, et l’auteur risquera des sanctions allant jusqu’à la prison. Et comme d’habitude, on s’arrange pour donner au « terrorisme » une définition suffisamment floue pour que toute opposition puisse rentrer dans le cadre.

Aujourd’hui, puisque c’est sur le net que passe l’information, ce sont les blogueurs qui sont attaqués. Même si je ne partage pas ses idées, je suis outrée que Le Libre Penseur soit poursuivi par Pierre Bergé pour avoir fait écho à un article du magazine VSD qui évoquait des partouzes pédophiles dans sa villa au Maroc.

Aujourd’hui, les avocats de certains hommes politiques n’hésitent pas à envoyer des pages de plaidoirie à tout blogueur qui osera dire que ledit politique est pédophile, et cela malgré une pile impressionnante de dossiers -tous étouffés bien-sûr- à propos des agissements de ce politique. Vous ne lirez donc rien à ce sujet sur la toile, sauf avec des blogs pirates créées en utilisant des moyens de cryptage, afin que l’auteur ne finisse pas en taule.

Deux mois avant les attentats de janvier, le gouvernement Valls a fait passer des « lois sur le terrorisme », qui permettaient de censurer directement des sites web sans passer par l’autorisation d’un juge. On a aussi augmenté les peines contre tous ceux qui se montrent favorables au « terrorisme ».

Avec la loi sur le renseignement  il y aura une surveillance généralisée de tout ce qui est fait et circule sur le web. Toutes les données de connexion des internautes qu’on jugera trop subversifs seront analysées, sans aucun contrôle. Tout cela, au nom de la « prévention du terrorisme ». Mais, tout le monde sera pisté dès lors qu’il utilisera le web classique. Sur le deep web, l’anonymat reste garanti, et c’est d’ailleurs par ce canal que les vrais terroristes et les vrais pédocriminels échangent.

arton4880-04a8bEnfin, on parle bien de « prévention », c’est-à-dire qu’il n’y a même plus besoin d’être sur le point de commettre un attentat pour être pisté de près et censuré, il suffit qu’on estime que vous êtes favorable aux idées de certains « terroristes ». Aujourd’hui, tout le monde pense que terroriste = islamiste, mais vous allez voir que la définition est appelée à s’élargir de manière plus que conséquente.

En fait, les renseignements cas:

> La sécurité nationale

> Les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France

> Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France

> La prévention du terrorisme

> La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous

> La prévention de la criminalité et de la délinquance organisée

> La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique

Je parie que dans 5 ans, le cadre de ce flicage de masse aura encore été élargi, toujours au nom du terrorisme. Mais il est vrai que la peur est le meilleur moyen de manipuler les masses, surtout quand des médias aux ordres répercutent n’importe quelle info bidon pourvu qu’elle soit officielle.

 

Offensive contre la liberté de penser

46826107Petit à petit, on est aussi en train d’élargir le délit d’opinion.

Je sais que peu savent encore ce qu’est l’affaire de Tarnac, mais que vous soyez de droite ou de gauche, je pense qu’il faut comprendre qu’au final, c’est la liberté d’expression qui est en cause. A l’époque on venait d’entrer en sarkoland, et la semaine de l’élection, au cours de laquelle des émeutes ont eu lieu dans de nombreuses villes de france, on a vu apparaître le terme « anarcho autonomes » dans Le Figaro, le journal pro sarkoléon [5]. Diantre, me suis-je dit alors: on va nous refaire le coup du terrorisme de gauche, genre les coups foireux des réseaux stay-behind auxquels plus aucun historien sérieux ne croit aujourd’hui?

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour y arriver. Fin 2008, une série d’arrestations a lieu à Tarnac, où des « autonomes » vivaient donc « en autonomie ». Ils n’avaient même pas de téléphones portables, ce qui était hautement suspect, par contre ils lisaient des livres subversifs, comme « L’Insurrection qui vient », pourtant étudié dans des universités européennes.

On leur reprochait d’avoir commis une dégradation sur une ligne de chemin de fer, acte requalifié pour la circonstance en « terrorisme ».

On a traités d’ « anarcho-autonomes« , donc, mais aussi d’ « ultra-gauche » avec une « connotation sectaire » ou de « milieu radical » ces jeunes que les voisins trouvaient pourtant « très gentils et polis« , et qui avaient repris l’épicerie du village.

Puis, au fil des mois, certains sont ressortis de prison, mais à travers la France des dizaines de personnes ont été entendues et perquisitionnées, avec saisie de l’ordinateur et du téléphone portable. Probablement histoire de faire une cartographie des jeunes alternatifs, ceux qui sont vraiment contre ce système mais s’y opposent avec des valeurs de solidarité et d’inventivité, et qui, souvent, ont fait leurs armes dans des manifestations contre les mesures ultra libérales de la France, de l’Europe, de l’OMC…

46826313Bref, revenons à Tarnac. Le jour des arrestations, sarkoléon avait tenu à « saluer l’efficacité et la mobilisation des forces de police et de gendarmerie dans cette enquête« . La presse rapportait que la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) « s’interroge sur « d’éventuels liens avec l’ultra-gauche allemande qui a déjà revendiqué des actions contre des trains transportant des déchets nucléaires« . Mdr.

Or, il se trouve que l’enquête des policiers a été mise en cause très rapidement. Je ne rentre pas dans les détails, mais dès 2009 un tas d’irrégularités ont été mises à jour dans l’enquête qui a mené à la désignation du Julien Coupat et quelques autres comme ayant organisé l’ « attentat » (à savoir la mise d’un bloc de granit sur le caténaire d’un TGV, de manière à le bloquer).

Aujourd’hui, la juge d’instruction vient d’enlever cette accusation de terrorisme (car 7 ans après, huit personnes sont renvoyées au tribunal correctionnel, et Julien Coupat a passé plusieurs mois en prison), mais le procureur a fait appel pour qu’on la remette.

En effet, Le Monde nous expliquait que dans l’affaire dite « de Tarnac », « Le ministère public estimait, en se fondant sur l’article 421-1 du code pénal, que « les atteintes aux biens » peuvent constituer des actes de terrorisme pour peu qu’elles aient « pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » ».

Dans son dossier, il n’y a plus rien qui tient, à part sa pièce maîtresse: le livre « L’Insurrection qui vient », qu’on reproche à Coupat d’avoir écrit, ce qu’il a toujours nié. Et quand bien-même: on a encore le droit de penser et d’écrire ses opinions dans ce pays, même si on parle d’insurrection. En outre, le livre en lui-même n’a jamais été poursuivi par la justice.

Cette affaire qui a démarré sous sarkoléon continue bien que flamby et le PS soient au pouvoir depuis 2012. Certes, il serait compliqué de stopper l’affaire, de s’excuser et de renvoyer sarkoléon au tribunal pour avoir instrumentalisé la justice. Et puis, cela arrange tout le monde de mettre un étau autour des mouvements alternatifs, les seuls à être vraiment subversifs aujourd’hui.

Screenshot - 16_08_2015 , 23_23_55Depuis Tarnac, on a bien relancé la peur du terrorisme islamiste, donc on tape moins sur la gauche et les alternatifs. Mais, l’épée de Damoclès est là. Si l’atteinte à la propriété devient du terrorisme quand ça chante le pouvoir en place, n’importe quel accident de voiture pourra prendre des proportions de dingue.

Et puis après, ce sera quoi? Critiquer le système capitaliste deviendra-t-il du terrorisme? Ce n’est pas impossible et on pourra vite nous dire que s’en prendre à l’intérêt économique de la nation est du terrorisme.

Avec la loi sur le renseignement et les pleins pouvoirs donnés aux barbouzes, plus personne qui ose contester l’ordre établi ne sera à l’abri d’une opération à son encontre similaire à celle de Tarnac.

Car dans cette affaire, l’enquête de police a été tellement bidonnée qu’on n’est absolument pas sur que les huit accusés aient commis quoi que ce soit, ni même qu »ils aient été sur les lieux des faits.

Il est clair qu’on n’a plus la liberté d’opinion et d’expression en France, d’ialleurs historiquement je crois que cela n’a jamais été le cas. En tout cas, aujourd’hui on cumule autour de 400 lois destinées à restreindre les libertés d’opinion et d’expression.

Comment les médias, dans un tel contexte, peuvent-ils encore être les garants d’une société démocratique, comment peuvent-ils remplir leur rôle de « contre pouvoir »?

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On le voit, glissement après glissement, les libertés se réduisent comme peau de chagrin, et la liberté d’expression est en première ligne. Pourquoi un tel besoin de censure, digne de l’Inquisition? Mais parce que les idées non contrôlées font peur, et en premier lieu les idées qui attaquent directement le système.

En fait, nous sommes toujours plus soumis à la pensée unique, la pensée orthodoxe, la Doxa. On est dans une oligarchie, une ploutocratie peut-être, mais certainement pas en démocratie, et nos élites ont peur. Les lois répressives, c’est une certitude, ne vont pas s’arrêter là: toute liberté est perçue comme une menace par la classe dirigeante [6].

[1] Un documentaire qui parlait de l’évasion fiscale opérée par des filiales du Crédit Mutuel, avec lequel Bolloré est partenaire en affaires. Bolloré a appelé le chef de Canal Plus pour demander la censure, qu’il a obtenue sans autre forme de procès.

[2] Parmi ces inventions, il a poursuivi  un journaliste non pas pour diffamation mais pour « harcèlement médiatique », et lui réclamer 400.000 euros au civil. Un moyen de détourner le droit de la presse qui est normalement interdit, mais que je subis depuis deux ans. Il y aussi poursuivre un journaliste pour « recel de violation du secret professionnel »: durant une enquête, 9 fois sur 10 on doit avoir des sources internes qui n’ont pas le droit parler et sont donc attaquables, et le journaliste avec s’il a utilisé la violation du secret professionnel pour mener son enquête. Les inventions en la matière pullulent et personne ne bouge.

[3] Je fais référence à un récent « dossier » sur « la terreur féministe » dans le magazine machiste Causeur. Magazine où un type mis en examen dans le cadre d’une affaire de marché public a osé traiter les gens venus soutenir les frères Delay à Rennes de « secte ». L’article de Causeur sur « la terreur féministe » est au niveau zéro du journalisme, mais dans la pure tradition éditorialiste française.

[4] On peut rappeler cette fois où l’AFP a déclaré que Martin Bouygues était décédé, quand elle a diffusé cette histoire du père qui laisse sa fille se noyer à Dubaï, oubliant de préciser que les faits datent d’il y a 20 ans, ou quand il a été dit que Kim Jong Il avait tué un officiel au canon anti aérien, le tout ayant repris en chœur par tous les médias, qui prennent toujours pour argent comptant ce que raconte l’AFP. D’ailleurs, 90% des infos répercutées dans les médias commerciaux proviennent directement de l’AFP, quand les dépêches ne sont pas retapées telles quelles. Tout simplement parce qu’il faut être le premier à donner l’info, et que les dépêches de l’AFP, pourtant dirigée par des proches du parti socialiste, sont considérées comme parole d’évangile.

Sur ce thème, je peux raconter une anecdote révélatrice: partie couvrir un incendie dans une usine, je reviens à la rédaction et le directeur m’appelle pour me dire que j’avais écrit n’importe quoi. En réalité, la « rédaction web », à 200 kilomètres de là, avait balancé une dépêche de l’agence, dont le reporter n’avait pas été sur place et la dépêché était remplie d’inexactitudes. Ceci, alors que ma rédaction avait bien un reporter sur place: moi. Mais on n’a même pas pris la peine de m’appeler ou d’attendre 30 minutes que j’envoie moi-même ce web. C’est ridicule, mais cela monte bien quelle est la priorité dans les rédactions.

[5] Comme par hasard, les « bastions » de ces « anarcho autonomes » étaient les facultés qui avaient manifesté le plus fortement contre le CPE, le « contrat premier emploi » de Villepin, qui était un contrat au rabais pour les jeunes de moins de 25 ans. Personne dans ces manifestations n’a jamais parlé de commettre des actes terroristes, mais apparemment il fallait faire peur, et ces « groupes » ont été qualifiés de « très violents« .

[6] Je renvoie ceux qui auraient des doutes vers un sublime rapport pondu par la banque JP Morgan, dans lequel, à l’aune de la crise économique, politique et sociale que connaît la zone euro, on s’inquiétait que les citoyens avaient encore le droit de voter, et que leur poids était bien supérieur, électoralement, aux 2 ou 3% de la classe dominante. Au nom de l’euro et des principes ultra libéraux, il convenait de redresser les choix politiques alternatifs de certains pays du sud de l’Europe. Ils ont été entendus: l’Espagne est en train de faire passer des lois dignes de Franco en matière de libertés publiques.

source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2015/08/17/31669231.html

Lu aussi sur:

https://launedekeg.wordpress.com/2015/08/19/keg-ce-19082015-je-prends-la-liberte-de-vous-dire-que-le-pouvoir-corrompu-corrompt/

http://reseauinternational.net/des-idees-saines-dans-des-cerveaux-disponibles-ou-la-dictature-insidieuse/

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Un entretien passionnant du Saker avec Paul Craig Roberts : au menu les groupes d’intérêt privés qui détiennent le pouvoir réel aux Etats-Unis (ce que Peter Scott Dale a appelé l’Etat profond) et surtout le risque, aujourd’hui extrême, d’un conflit nucléaire en Europe et au-delà… 

 paul craig roberts

« Il y a longtemps déjà que j’avais envie d’interviewer Paul Craig Roberts. J’ai suivi ses articles et ses https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/03/saker-falcon-drawing.jpginterviews pendant de nombreuses années et chaque fois que je lisais ce qu’il avait à dire, j’espérais avoir un jour le privilège de l’interviewer sur la nature de l’État profond états-unien et l’Empire. Récemment, je lui ai envoyé un message et je lui ai demandé une interview, ce qu’il a très aimablement accepté. Je lui en suis vraiment reconnaissant.

The Saker

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The Saker :  Il est devenu assez évident pour de nombreuses personnes, sinon pour la plupart, que les États-Unis ne sont pas une démocratie ou une république, mais plutôt une ploutocratie dirigée par une petite élite que certains nomment le 1%.  D’autres parlent de l’État profond. Ma première question est donc la suivante : pourriez-vous s’il vous plaît prendre le temps d’évaluer l’influence et le pouvoir de chacune des entités suivantes, l’une après l’autre. En particulier, pouvez-vous spécifier pour chacune d’elles si elle occupe une position dominante en termes de prises de décision, ou une position moyenne dans la mise en œuvre des décisions dans la structure réelle du pouvoir (elles sont répertoriées sans ordre particulier).

  • Réserve fédérale
  • Grandes institutions bancaires
  • Bilderberg
  • Council on Foreign Relations [Conseil des relations internationales]
  • Skull & Bones [Société secrète de l’université de Yale, NdT]
  • CIA
  • Goldman Sachs et grandes banques
  • Les 100 familles (Rothschild, Rockefeller, famille royale néerlandaise, famille royale britannique, etc.)
  • Lobby israélien
  • Francs-maçons et leurs loges
  • Grandes entreprises: grandes sociétés pétrolières, complexe militaro-industriel, etc.
  • D’autres gens ou organisations non cités ci-dessus?

Qui, quel groupe, quelle entité estimez-vous être vraiment au sommet du pouvoir dans le régime politique actuel aux États-Unis ?

Paul Craig Roberts : Les États-Unis sont gouvernés par des groupes d’intérêts privés et par l’idéologie néoconservatrice qui affirme que l’Histoire a choisi les États-Unis comme le pays exceptionnel et indispensable, qui a le droit et la responsabilité d’imposer sa volonté au monde.

A mon avis, les plus puissants des groupes d’intérêts privés sont :

  • Le complexe militaro-sécuritaire
  • Les 4 ou 5 banques gigantesques, trop grandes pour faire faillite, et Wall Street
  • Le lobby israélien
  • L’agrobusiness
  • Les industries d’extraction (pétrole, mines, bois).

Les intérêts de ces groupes coïncident avec ceux des néoconservateurs. L’idéologie néoconservatrice soutient l’impérialisme financier et militaro-politique, ou son hégémonie.

Il n’y a pas de presse américaine, écrite ou audiovisuelle, qui soit indépendante. Dans les dernières années du régime Clinton, 90% des médias écrits et audiovisuels étaient concentrés dans six méga-sociétés. Pendant le régime Bush, la radio publique nationale a perdu son indépendance. Donc les médias fonctionnent comme un ministère de la Propagande.

Les deux partis politiques, les Républicains et les Démocrates, dépendent des mêmes groupes d’intérêts pour leurs fonds de campagne, donc les deux partis dansent pour le même maître.  La délocalisation des emplois a détruit les syndicats et privé les Démocrates des contributions politiques des organisations syndicales. A l’époque, les Démocrates représentaient les travailleurs et les Républicains les patrons d’entreprises.

La Réserve fédérale est là pour les banques, principalement les grandes. La Réserve fédérale a été créée pour être le prêteur de dernier recours destiné à empêcher que les banques ne fassent faillite à cause d’une ruée aux guichets pour retirer les dépôts. La Fed de New York, qui effectue les interventions financières, a un conseil d’administration constitué des dirigeants des grandes banques. Les trois derniers présidents de la Réserve fédérale étaient des juifs, et l’actuel président est l’ancien directeur de la Banque centrale israélienne. Les juifs sont importants dans le secteur financier, par exemple Goldman Sachs.  Ces dernières années, les secrétaires du Trésor américain et les chefs des agences de régulation financière ont principalement été les cadres bancaires responsables de la fraude et de l’endettement excessif qui a déclenché la dernière crise financière.

Au XXIe siècle, la Réserve fédérale et le Trésor n’ont servi que les intérêts des grandes banques. Cela s’est fait au détriment de l’économie et de la population. Par exemple, les retraités ne touchent aucun intérêt pendant huit ans pour que les institutions financières puissent emprunter sans frais et faire de l’argent.

Peu importe la richesse de certaines familles, elles ne peuvent pas rivaliser avec les groupes d’intérêts puissants, comme le complexe militaro-sécuritaire ou Wall Street et les banques. La richesse établie depuis longtemps peut veiller à ses intérêts et certains, comme les Rockefeller,  ont des fondations activistes qui travaillent très probablement main dans la main avec le National Endowment for Democracy pour financer et encourager diverses organisations non gouvernementales (ONG) pro-américaines dans des pays que les États-Unis veulent influencer ou renverser, comme cela s’est passé en Ukraine. Les ONG sont des cinquièmes colonnes états-uniennes et elles agissent sous des noms comme droits humains, démocratie, etc. Un professeur chinois m’a raconté que la Fondation Rockefeller avait créé une université américaine en Chine et servait à organiser des Chinois opposés au régime. A un moment donné, et peut-être encore, il y avait des centaines d’ONG financées par les États-Unis et l’Allemagne en Russie, peut-être jusqu’à un millier.

Je ne sais pas si les Bilderberg font de même. Il est possible qu’ils soient seulement des gens très riches et qu’ils aient leurs protégés dans des gouvernements qui tentent de défendre leurs intérêts. Je n’ai jamais vu aucun signe des Bilderberg, ou des Mason, ou des Rothschild affectant les décisions du Congrès ou de l’Exécutif.

D’autre part, le Conseil pour les relations étrangères est influent. Ce conseil est formé d’anciens responsables politiques gouvernementaux et d’universitaires impliqués dans la politique étrangère et les relations internationales. La revue du conseil, Foreign Affairs, est le premier forum de politique étrangère. Quelques journalistes en sont aussi membres. Quand j’ai été proposé pour y adhérer, dans les années 1980, j’ai été blackboulé.

Skull & Bones est une société secrète de l’université de Yale. Un certain nombre d’universités ont de telles sociétés. Par exemple, l’université de Virginie en a une, et l’université de Géorgie.  Ces fraternités n’ont pas de places ni de pouvoir gouvernemental. Leur influence se limiterait à l’influence personnelle de leurs membres, qui sont généralement les fils et filles des familles de l’élite. A mon avis, ces fraternités existent pour transmettre ce statut d’élite à leurs membres. Elles n’ont pas de fonctions opérationnelles.

The Saker :  Et les individus ?  Qui sont, selon vous, les gens les plus puissants aux États-Unis aujourd’hui ?  Qui prend la décision stratégique finale, au plus haut niveau ?

Paul Craig Roberts :  Il n’y a en réalité pas de gens puissants en eux-mêmes. Les gens puissants sont ceux qui ont de puissants groupes d’intérêts derrière eux. Depuis que le secrétaire à la Défense a privatisé une grande partie de l’armée en 1991, le complexe militaro-sécuritaire a été extrêmement puissant, et son pouvoir est encore amplifié par sa capacité à financer des campagnes politiques et par le fait que c’est une source d’emploi dans de nombreux États. Les dépenses du Pentagone sont essentiellement contrôlées par des entrepreneurs de la défense.

The Saker :  J’ai toujours cru que, sur le plan international, des organisations comme l’Otan, l’Union européenne ou toutes les autres n’étaient qu’une façade, et que la véritable alliance qui contrôle la planète sont les pays membres du réseau Echelon : États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, aka AUSCANNZUKUS (ils sont aussi appelés Anglosphère ou les Cinq Yeux), avec les États-Unis et le Royaume-Uni comme partenaires principaux, tandis que le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les partenaires juniors, ici. Est-ce que ce modèle est correct ?

Paul Craig Roberts : L’Otan était une création des États-Unis prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion soviétique. Sa raison d’être a disparu en 1991.  Aujourd’hui, l’Otan offre une couverture à l’agression états-unienne et fournit des mercenaires pour l’Empire américain. La Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie sont de simples États vassaux, tout comme le sont l’Allemagne, la France, l’Italie, le Japon et le reste. Il n’y a pas de partenaires ; seulement des vassaux. C’est l’empire de Washington, et de personne d’autre.

Les États-Unis favorisent l’Union européenne, parce qu’elle est plus facile à contrôler que les différents pays.

The Saker : Il se dit souvent qu’Israël contrôle les États-Unis. Chomsky, et d’autres, affirment que ce sont les États-Unis qui contrôlent Israël. Comment caractériseriez-vous les relations entre Israël et les États-Unis – est-ce que c’est le chien qui remue la queue ou la queue qui fait bouger le chien ?  Diriez-vous que le lobby israélien contrôle totalement les États-Unis ou y a-t-il encore d’autres forces capables de dire non au lobby israélien et d’imposer leur propre programme ?

Paul Craig Roberts :  Je n’ai jamais vu aucune preuve que les États-Unis contrôlent Israël. Toutes les preuves montrent qu’Israël contrôle les États-Unis, mais seulement sa politique au Moyen-Orient. Ces dernières années, Israël ou le lobby israélien a été en mesure de contrôler ou de bloquer les nominations universitaires aux États-Unis ainsi que la titularisation et les nominations de professeurs considérés comme critiques à l’égard d’Israël.  Israël a réussi à bloquer des titularisations et des nominations dans des universités catholiques et d’État. Israël peut aussi bloquer certaines nominations à la présidence et a une grande influence sur la presse écrite et la télévision.  Le lobby israélien a aussi beaucoup d’argent pour les fonds des campagnes politiques et ne manque jamais de limoger les représentants et les sénateurs américains considérés comme critiques à l’égard d’Israël. Le lobby israélien a réussi à atteindre une femme noire, Cynthia McKinney, dans son district électoral noir, et à empêcher sa réélection.  Comme l’a dit l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et président du Comité des chefs d’état-major interarmées: «Aucun président américain ne peut résister à Israël.» L’amiral Moorer n’a même pas pu obtenir une enquête officielle sur l’attaque meurtrière d’Israël contre l’USS Liberty en 1967.

Quiconque critique la politique d’Israël, même de manière utile, est qualifié d’antisémite.

Dans la politique, les médias et les universités américaines, c’est une accusation mortelle. Vous pourriez aussi bien être frappé par un missile hellfire.

The Saker :  Lesquelles des douze entités de pouvoir dont j’ai fait la liste ci-dessus ont, à votre avis, joué un rôle clé dans la planification et l’exécution du coup monté  du 11 septembre ?  Après tout, il est difficile d’imaginer que cela a été planifié et préparé entre l’investiture de GW Bush et le 11 septembre – cela doit avoir été préparé pendant les années de l’administration Clinton. N’est-il pas vrai que l’attentat d’Oklahoma City était une répétition pour 9/11 ?

Paul Craig Roberts : A mon avis, 9/11 était le produit des néoconservateurs, dont nombre d’entre eux sont des alliés juifs d’Israël, de Dick Cheney, et d’Israël. Son objectif était de fournir le nouveau Pearl Harbour dont les néoconservateurs disaient qu’il était nécessaire pour lancer leurs guerres de conquête au Moyen-Orient.  Je ne sais pas si c’était prévu depuis longtemps, mais Silverstein [propriétaire des tours du World Trade Center, NdT] en faisait visiblement partie et il avait acheté le World Trade Center très peu de temps avant le 11 septembre.

Quant à l’attentat contre le Bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, à Oklahoma City, le général Partin, de l’US Air Force, expert en munitions dans ce corps d’armée, a préparé un rapport d’expert prouvant indubitablement que le bâtiment a explosé de l’intérieur et que le camion piégé était un leurre. Le Congrès et les médias ont ignoré ce rapport. Le bouc émissaire, McVeigh,  était déjà désigné, et c’était la seule histoire autorisée.

The Saker :  Pensez-vous que les gens qui dirigent aujourd’hui les États-Unis réalisent qu’ils sont sur une trajectoire de collision avec la Russie, qui pourrait conduire à la guerre thermonucléaire ?  Si oui, pourquoi prendraient-ils un tel risque ? Croient-ils vraiment qu’au dernier moment la Russie va flancher et céder, ou croient-ils réellement qu’ils peuvent gagner une guerre nucléaire ?  N’ont-ils pas peur que dans une conflagration nucléaire avec la Russie ils perdent tout ce qu’ils ont, y compris leur pouvoir et même leur vie ?

Paul Craig Roberts : Je suis aussi perplexe que vous. Je pense que Washington est perdu dans l’orgueil et l’arrogance et qu’il est plus ou moins fou. En outre, il est convaincu que les États-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire avec la Russie. Un article paru dans Foreign Affairs vers 2005 ou 2006 arrivait à cette conclusion.  La croyance dans la possibilité de gagner une guerre nucléaire a été stimulée par la foi dans les défenses anti-missiles balistiques. L’argument est que les États-Unis peuvent toucher la Russie tellement fort dans une première frappe préventive que celle-ci ne riposterait pas, de peur d’un second coup.

The Saker :  Comment évaluez-vous l’état de santé présent de l’Empire ?  Pendant de nombreuses années, nous avons vu des signes évidents de déclin, mais il n’y a pas encore d’effondrement visible. Croyez-vous qu’un tel effondrement est inévitable et, si non, comment pourrait-il être évité ?  Verrons-nous le jour où le dollar américain deviendra soudain sans valeur ou un autre mécanisme précipiter la chute de cet Empire ?

Paul Craig Roberts :  L’économie états-unienne a été vidée de sa substance. Il n’y a pas eu de véritable augmentation du revenu familial médian depuis des décennies.  Alan Greenspan, lorsqu’il était président de la Fed, a recouru à l’expansion du crédit à la consommation pour compenser l’absence d’augmentation du revenu des consommateurs, mais la population est maintenant trop endettée pour s’endetter davantage.  Il n’y a donc rien pour stimuler l’économie. Donc il y a eu tellement d’emplois dans la fabrication et les services professionnels négociables, comme l’ingénierie informatique, qui ont été délocalisés à l’étranger, que la classe moyenne a diminué.  Les diplômés de l’université ne peuvent pas avoir un emploi qui leur permette une vie indépendante. Donc ils ne peuvent pas fonder une famille, acheter des maisons, des appareils, des meubles et des accessoires pour la maison. Le gouvernement prend des mesures pour maintenir une inflation basse sans mesurer l’inflation, et un chômage bas sans mesurer le chômage.  Les marchés financiers sont truqués et l’or est maintenu artificiellement en baisse malgré une augmentation de la demande, grâce à la vente à découvert sur les marchés à terme. C’est un château de cartes qui a résisté plus longtemps que je ne le pensais. Apparemment, le château de cartes peut tenir debout jusqu’à ce que le reste du monde cesse de maintenir le dollar US comme réserve.

Peut-être l’empire a-t-il infligé trop de stress à l’Europe en l’impliquant dans un conflit avec la Russie. Si l’Allemagne, par exemple, se retirait de l’Otan, l’empire s’effondrerait, ou si la Russie pouvait avoir l’illumination de financer la Grèce, l’Italie et l’Espagne en échange de leur sortie de l’euro et de l’Union européenne, l’empire subirait un coup fatal.

Ou alors la Russie pourrait dire à l’Europe qu’elle n’aura pas le choix d’épargner les capitales européennes avec des armes nucléaires maintenant qu’elle a rejoint les États-Unis pour lui faire la guerre.

The Saker :  La Russie et la Chine ont fait quelque chose d’unique dans l’histoire et elles sont allées au-delà de la manière traditionnelle de former une alliance : elles ont accepté de devenir interdépendantes – on pourrait dire qu’elles ont convenu d’une relation symbiotique. Croyez-vous que ceux qui sont chargés de l’Empire ont compris le mouvement tectonique qui vient de se produire ou s’enfoncent-ils simplement dans un déni profond parce que la réalité leur fait trop peur ?

Paul Craig Roberts :  Stephen Cohen dit qu’il n’y a tout simplement pas de discussion sur la politique étrangère. Il n’y a pas de débat. Je pense que l’empire pense que cela peut déstabiliser la Russie et la Chine et que c’est la raison pour laquelle Washington a des révolutions de couleur en cours en Arménie, au Kirghizstan et en Ouzbékistan. Comme Washington est déterminé à empêcher la montée d’autres pouvoirs et est perdu dans l’orgueil et l’arrogance, il croit probablement que cela réussira. Après tout, l’Histoire a choisi Washington.

The Saker :  A votre avis, les élections présidentielles ont-elles encore de l’importance et, si oui, quel est votre meilleur espoir pour 2016 ?  J’ai personnellement très peur de Hillary Clinton dont je vois qu’elle est une personne exceptionnellement dangereuse et carrément mauvaise, mais avec l’influence néocon actuelle chez les Républicains, pouvons-nous vraiment espérer qu’un candidat non néocon puisse remporter l’investiture du GOP (Parti Républicain) ?

Paul Craig Roberts :  La seule élection présidentielle qui pourrait avoir de l’importance serait si le président élu avait un fort mouvement derrière lui. Sans un mouvement, le président n’a aucun pouvoir indépendant et personne à désigner qui exécutera ses ordres.  Reagan avait quelque chose comme un mouvement, juste assez pour que nous soyons en mesure de traiter la stagflation malgré l’opposition de la CIA et du complexe militaro-sécuritaire.  En plus, Reagan était très vieux et il venait d’une époque où le président avait du pouvoir et il agissait en conséquence.

The Saker :  Qu’en est-il des forces armées ?  Pouvez-vous imaginer un président du Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS) disant : « Non, Monsieur le Président, c’est fou, nous ne le ferons pas » ou attendez-vous des généraux qu’ils obéissent à tous les ordres, y compris le déclenchement d’une guerre nucléaire contre la Russie ?  Avez-vous un espoir quelconque que l’armée des États-Unis puisse intervenir et stopper les fous actuellement au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès ?

Paul Craig Roberts :  L’armée américaine est une créature de l’industrie de l’armement. Le but, en devenant général, est d’être qualifié comme consultant pour l’industrie de la défense ou devenir un cadre dirigeant ou de faire partie du comité d’une entreprise de la défense. L’armée sert de vivier pour des carrières après la retraite, quand les généraux font beaucoup d’argent. L’armée américaine est totalement corrompue. Lisez le livre d’Andrew Cockburn, Kill Chain.

The Saker :  Si les États-Unis marchent délibérément sur le sentier de la guerre avec la Russie – que devrait faire la Russie ?  Est-ce que la Russie devrait céder et accepter qu’être soumis est une option préférable à une guerre thermonucléaire ou devrait-elle résister et donc accepter la possibilité d’une guerre thermonucléaire ?  Croyez-vous qu’une démonstration de force délibérée et forte de la part de la Russie pourrait dissuader une attaque américaine ?

Paul Craig Roberts : Je me suis souvent posé cette question. Je ne peux pas dire que je connais la réponse. Je pense que Poutine est suffisamment humain pour se rendre plutôt que de participer à la destruction du monde, mais Poutine doit répondre à d’autres à l’intérieur de la Russie et je doute que les nationalistes seraient favorables à une reddition.

A mon avis, je pense que Poutine devrait se concentrer sur l’Europe et lui faire prendre conscience que la Russie s’attend à une attaque américaine et qu’elle n’aura pas d’autre choix que de faire disparaître l’Europe en réponse. Poutine devrait encourager l’Europe à sortir de l’Otan afin d’empêcher la Troisième Guerre mondiale.

Poutine devrait aussi s’assurer que la Chine comprend qu’elle est ressentie par les États-Unis comme la même menace que la Russie et que les deux pays ont besoin de s’unir.  Peut-être que si la Russie et la Chine unissaient leurs forces pour une alerte nucléaire, pas la plus élevée, mais à un niveau élevé qui ferait reconnaître la menace américaine et communiquerait cette menace au monde, les États-Unis pourraient être isolés.

Peut-être que si la presse indienne, la presse japonaise, la presse française et allemande, la presse britannique, la presse chinoise et la presse russe commençaient à rapporter que la Russie et la Chine se demandent si elles vont subir une attaque nucléaire préventive de Washington, le résultat serait d’empêcher l’attaque.

Pour autant que je puisse parler de mes nombreux entretiens avec la presse russe, il n’y a pas de conscience russe de la doctrine Wolfowitz. Les Russes pensent qu’il y a une sorte de malentendu sur les intentions russes. Les médias russes ne comprennent pas que la Russie est inacceptable, parce qu’elle n’est pas un vassal des États-Unis. Les Russes croient toutes les conneries occidentales sur la liberté et la démocratie et ils croient qu’ils manquent des deux mais qu’ils font des progrès. En d’autres termes, les Russes n’ont aucune idée qu’ils sont visés pour être détruits.

The Saker :  Quelles sont, à votre avis, les racines de la haine de tant de membres des élites états-uniennes à l’égard de la Russie ?  Est-ce que c’est seulement un vestige de la guerre froide, ou y a-t-il une autre raison à la russophobie quasi universelle au sein des élites états-uniennes ?  Même pendant la guerre froide, il était difficile de savoir si les États-Unis étaient anti-communistes ou antirusses. Y a-t-il quelque chose dans la culture russe, la nation ou la civilisation, qui déclenche cette hostilité et, si oui, qu’est-ce que c’est ?

Paul Craig Roberts : L’hostilité à l’égard de la Russie remonte à la doctrine Wolfowitz :

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace sur l’ordre [international] équivalente à celle posée auparavant par l’Union soviétique. C’est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et qui exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, sous contrôle consolidé, suffire à produire l’énergie mondiale. »

Pendant que les États-Unis se concentraient sur leurs guerres au Moyen-Orient, Poutine a redressé la Russie et bloqué l’invasion de la Syrie et le bombardement de l’Iran projetés par Washington.  Le premier objectif de la doctrine néocon a été violé. La Russie devait être remise à l’ordre. C’est l’origine de l’attaque de Washington contre la Russie. Les médias états-uniens et européens dépendants et captifs répètent simplement la menace russe au public, qui est insouciant et mal informé autrement.

Le délit de la culture russe est là aussi – la morale chrétienne, le respect de la loi et de l’humanité, la diplomatie au lieu de la coercition, les mœurs sociales traditionnelles – mais tout ça est à l’arrière-plan. La Russie (et la Chine) sont haïes car elles sont le miroir qui reflète l’hybris de Washington, sa puissance unique et unilatérale. C’est ce miroir qui conduira à la guerre.

Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une attaque nucléaire préventive de Washington, ils seront détruits.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Lire aussi :

La Russie menacée de guerre par les Etats-Unis (« Russia under attack »)

Quelques rappels :

Stephen Cohen : La guerre entre l’Otan et la Russie est une réelle possibilité

L’OTAN, un danger pour la paix mondiale (I. Wallerstein)

Michel Raimbaud, ambassadeur de France : « Les Etats-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

Etats-Unis : un projet de loi pour renverser Poutine

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

L’Histoire retiendra qu’en septembre 2013 la Russie a évité une guerre mondiale en arrêtant deux missiles de l’OTAN et en offrant à Obama une sortie honorable à la crise des armes chimiques en Syrie. De la domination sans partage des Etats-Unis on a alors basculé dans un système multipolaire plus respectueux de l’équilibre des forces. Tout n’est pas réglé, loin s’en faut. L’Empire aux abois a reporté sa soif d’expansion sur la malheureuse Ukraine et l’agression contre le régime de Bachar-el-Assad s’est poursuivie avec une férocité redoublée au nom de la « guerre contre le terrorisme ». OD

Latuff_2013_Syria_Obama_Hollande_Arab_League[Un article de The Australian Voice traduit par Diane pour Arrêt sur Info]

Les raisons officielles

Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses : la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre…

Voir l’article original 2 208 mots de plus

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Après le périple russo-ukrainien d’Angela Merkel et François Hollande pour trouver un accord de paix dans l’est de l’Ukraine, une rencontre entre les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Petro Porochenko est prévue mercredi à Minsk.

Ukraine : Hollande et Merkel à Moscou pour "aller chercher un accord"Ukraine : Hollande et Merkel à Kiev exposent leur plan de paixUkraine : Hollande et Merkel à Moscou pour présenter leur plan de paix à Poutine

Une nouvelle tentative pour trouver une solution et éviter que la situation ne dégénère.

Est-ce un nouveau pas encourageant dans le sens d’un réglement du conflit ? Un sommet réunissant France, Allemagne, Ukraine et Russie est prévu à Minsk mercredi avec pour objectif d’esquisser une solution pour l’Ukraine, a annoncé dimanche la chancellerie allemande dans un communiqué, à l’issue d’une conférénce téléphonique à quatre.

Angela Merkel, François Hollande, Petro Porochenko et Vladimir Poutine ont conduit « une longue conférence téléphonique » dans la matinée et « continué à travailler à un paquet de mesures dans le cadre de leurs efforts pour un règlement global du conflit dans l’Est de l’Ukraine ».

Réunion de préparation lundi à Berlin

Les travaux se poursuivront lundi à Berlin, « avec pour objectif de tenir mercredi à Minsk un sommet dans le ‘format Normandie' » réunissant les quatre puissances. Le communiqué ne précise pas qui seront les participants aux réunions de Berlin lundi. « Les signataires des accords de Minsk », première tentative en septembre dernier d’un règlement aux conflits, « vont également se retrouver à Minsk d’ici mercredi », selon la chancellerie. Il s’agit de représentants de l’OSCE, de la Russie et de l’Ukraine, ainsi que des séparatistes pro-russes actifs dans l’Est de l’Ukraine.

La situation en Ukraine a dégénéré à nouveau ces derniers jours après plusieurs mois d’accalmie, et Paris et Berlin ont lancé une initiative « de la dernière chance » pour essayer d’arriver à la paix. François Hollande et Angela Merkel ont négocié pendant cinq heures vendredi à Moscou avec le chef d’Etat russe. L’objectif est d’arriver à mettre en oeuvre les accords de Minsk, restés lettre morte.

Réunis à Munich pour une conférence sur la sécurité, de nombreux responsables européens et américains ont lancé ce week-end des appels pressants à trouver une solution, tandis que Moscou et Kiev ont continué à se rejeter mutuellement la responsabilité du conflit entre séparatistes prorusses et forces ukrainiennes qui a fait plus de 5.300 morts, dont de nombreux civils, en dix mois dans l’Est du pays.

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Le résultat est si peu conséquent que l’on s’interroge sur ce qui a bien pu être réellement discuté pendant 5 heures.  5 heures de discussion pour décider qu’un document sera peut-être signé et qu’on se rappellera au téléphone. C’est un peu comme la veille avec Poroshenko, 5 heures pour aboutir selon le New York Times a confirmer seulement les termes des accords de Minsk et rien de plus.  par qui et sur quoi les deux émissaires étaient-ils mandatés? Au nom des intérêts de leurs pays respectifs et de l’Europe, très bien mais pourquoi le seul qui avait été consulté était Tusk le Polonais, la légion avancée des Etats-Unis en Europe?
De qui se moque-t-on? Si c’est comme le dit l’ensemble de la presse, des assurances données à la Russie sur la non-appartenance de l’Ukraine à l’OTAN, alors même que le dit OTAN vient de « blinder les frontières russes » dans les…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(source : Stratpol)

« Ce qui se passe en ce moment entre la Turquie et la Russie est assez révolutionnaire (…) La Turquie se rend compte que la Russie a quelquefois des objectifs politico-stratégiques qui vont à l’encontre des siens mais que c’est quelqu’un à qui on peut parler et qui est fiable… et qui ne va pas s’immiscer à l’intérieur d’un pays – notamment d’un pays ami – pour renverser le gouvernement afin d’en avoir un plus favorable. Aujourd’hui, avec sa politique étrangère, la Russie est un allié qu’on cherche, qu’on veut avoir avec soi parce qu’on sait qu’il est fiable ».

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– Le président Poutine: La Russie continue à soutenir la Syrie et l’Irak dans la lutte contre le terrorisme
– L’Autriche: Arrestation de 13 personnes accusées de recruter des terroristes
– Le président Kazakh appelle à l’intensification des efforts pour la lutte contre le recrutement des jeunes pour les envoyer en Syrie
– Irak: L’armée poursuite sa progression à l’est de la ville d’al-Ramadi, Destruction d’un camp des terroristes de Daesh
– – Le Monastère de Saint James près de la ville de Kara est le plus ancien dans la région d’Al-Kalamoon

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La Poutinophobie

Par La Voix de la Russie | Le sommet à Brisbane en Australie nous a fait assister à des manifestations graves de Poutinophobie, maladie de type névrotique qui semble frapper en priorité les pays anglo-saxons : Etats-Unis, Canada, Australie ou Royaume Uni.

Quelles sont les causes de cette haine du président russe qui fait oublier le règles de la plus élémentaire courtoisie et qui conduit à un désordre international croissant ?

La cause immédiate est que l’oligarchie américaine, intoxiquée par les idées du géopolitologue impérialiste Zbigniew Brzesinski, n’admet pas que la Russie s’oppose aux Etats-Unis et puisse être d’un avis différent : on ne pardonne pas à Washington l’opposition de Vladimir Poutine à une guerre contre le président syrien, qui serait aussi dévastatrice que celle menée en Irak.

Brzezinski qui semble inspirer la politique étrangère américaine affirme que l’Amérique est la nouvelle Rome qui doit dominer l’univers pour le civiliser. S’il s’agit de civiliser les autres peuples comme les USA le firent dans le passé avec les Amérindiens et les esclaves noirs, c’est vrai que cela parait inquiétant. Pour dominer le monde, les Etats-Unis doivent dominer l’Eurasie, écrit cet idéologue car l’Eurasie dans son entier, avec l’Europe, la Russie, l’Inde, la Chine et le Japon est une puissance virtuelle formidable. Il faut donc faire de l’Europe occidentale des Etats satellites, isoler la Russie et si possible la démembrer, créer un conflit entre la Russie et l’Ukraine, maintenir la tutelle sur le Japon, et surveiller l’Inde et la Chine. Mais il faut des priorités dans un tel programme si vaste : la priorité est de désigner la Russie comme un ennemi. Au contraire, le président russe n’a jamais désigné les USA comme ennemi mais l’islamisme radical. Or à Washington, on est toujours ambigu sur ce sujet : certes, on veut combattre le terrorisme mais on pense que l’islamisme peut être un allié à l’occasion.

La deuxième cause d’hostilité à l’égard du président Poutine est qu’il a restauré la puissance de la Russie, qui risque de concurrencer l’Amérique. Pire, il donne le mauvais exemple à d’autres puissances comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. La Russie est la seule puissance nucléaire susceptible de concurrencer l’Amérique. Il faut donc faire croire à l’agressivité russe alors que des sondages montrent au niveau international que ce sont les Etats Unis qui sont ressentis comme la première menace contre la paix. (Source : sondage Gallup international dans 65 pays du monde.)

Les gouvernements qui cèdent à la rhétorique anti-poutine pour plaire à Washington enragent de voir le calme du président russe qui ne cesse de proposer des solutions pour réduire les tensions dans le monde. Ils espèrent qu’en agressant le président russe, celui-ci tombera dans le piège de devenir agressif et on pourra l’accuser selon l’adage bien connu : « cet animal est très méchant ! Quand on l’attaque, il se défend ! »

La troisième cause d’hostilité est l’inquiétude de certains politiciens motivés par une idéologie anti-chrétienne mortifère de voir la Russie défendre les traditions de la vieille civilisation occidentale qui a fait ses preuves depuis la Grèce classique et l’apparition du christianisme. On a peur là aussi de la contagion de l’exemple lorsque la Russie réhabilite le patriotisme, les valeurs des religions traditionnelles, les racines familiales, et un idéalisme humaniste. Toute une idéologie dite moderne, surtout depuis les années soixante-huit, a remplacé Dieu par l’égo, le sens de l’honneur par la vénalité, le vieil humanisme culturel classique par le culte égalitaire des masses et les racines par une idolâtrie sans mesure de la technique et du calcul économique le plus froid.

La Russie nouvelle, après l’expérience du totalitarisme, s’est engagée sur la voie du respect des traditions comme socle des progrès futurs.

La libération des instincts justifiés par la raison (de bonnes raisons pour défendre de mauvais instincts) qui sert d’idéologie à des personnalités comme Hillary Clinton (source : son livre Le temps des décisions) est un dogme qui doit s’imposer par la force au niveau international.

Au contraire, la civilisation a toujours recherché à associer l’intelligence au cœur pour discipliner le dragon des instincts brutaux : c’est le sens de l’icône qui représente saint Georges terrassant le dragon. Les partisans du dragon libre sont aveugles à la montée du crime en Occident (le nombre des crimes a quadruplé en France depuis 1970. Le nombre de personnes en prison aux USA est passé de 500 000 en 1980 à 2,4 millions en 2010). C’est l’effet d’un effondrement de la morale qui menace l’avenir des pays occidentaux. Le président Poutine incarne pour ces idéologues le danger suprême car il défend les valeurs traditionnelles qui sont celles de toutes les civilisations.

D’où la haine « reptilienne » à l’égard d’un homme qui cultive la sagesse et associe le cœur et la raison pour fonder une politique humaniste à une époque menacée par de nouvelles barbaries, terroristes ou matérialistes.

Mais toute médaille à un revers. De plus en plus de personnes comprennent que cette Poutinophobie est irrationnelle et dangereuse, notamment en Europe, mais aussi en Asie ou en Amérique latine par exemple. La Poutinophobie qui semble animer certains dirigeants notamment anglo-saxons n’a sans doute guère d’avenir. L’histoire montre que les politiques fondées sur la haine de l‘autre et de ses différences ne sont pas durables. Ainsi, la Poutinophobie et la Russophobie qui l’accompagnent montrent au monde entier leur caractère irrationnel et brutal à une époque où le monde a besoin plus que jamais de sagesse et de maitrise de soi.

La Poutinophobie, la Russophobie qui l’accompagne, ne peuvent être un projet politique. C’est une éruption provisoire qui ne peut qu’être rejetée par les peuples et doit tomber un jour dans la poubelle de l’histoire. Espérons qu’entre-temps, cette maladie ne causera pas de désordres trop graves à l’ordre mondial et aux valeurs de justice, de paix et de liberté !

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.
source: http://french.ruvr.ru/2014_11_19/La-Poutinophobie-8888/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

plan secret poutine otan

« Les 11 et 12 septembre derniers s’est tenue la réunion d’une organisation dont la plupart des Américains n’ont jamais entendu parler. La couverture des médias grand public était à peu près inexistante.

La réunion s’est tenue à Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, un pays que peu d’Occidentaux sauraient situer correctement sur une carte. Mais vous pouvez parier votre dernier rouble que Vladimir Poutine sait exactement où se trouve ce pays. Car le groupe qui s’est réuni là-bas est le bébé du président russe. Il s’agit de l’organisation de coopération de Shanghai, constituée de six états membres : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, et l’Ouzbekistan.

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La directrice générale du FMI Christine Lagarde

17:42 15/11/2014
BRISBANE, 15 novembre – RIA Novosti

L’économie russe et la dette gazière ukrainienne ont été samedi au centre d’une rencontre du président russe Vladimir Poutine avec la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, a annoncé le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.

« Mme Lagarde a indiqué les points faibles de l’économie russe tout en notant sa stabilité (…). M.Poutine lui a fourni des explications très détaillées concernant l’aspect économique de la crise en Ukraine et relatives à l’octroi de crédits pour le paiement de la dette gazière et le fonctionnement de l’économie ukrainienne », a indiqué M.Peskov devant les journalistes.

M.Poutine s’est entretenu avec Mme Lagarde en marge du sommet du G20 qui se déroule à Brisbane les 15 et 16 novembre.

Sur le même sujet

source:http://fr.ria.ru/world/20141115/202990123.html

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Barroso sans l'UE la Russie n'aurait fait qu'une bouchée de la Bulgarie et des pays baltes(source : Euractiv via Les-crises.fr)

Autre déclaration savoureuse de l’ex-leader maoïste récupéré et reformaté par la CIA :

« En réalité, l’UE est l’entité qui fait preuve du plus de cohérence au niveau de la politique mondiale » (sic).

Rappel :  Vladimir au Club Valdaï : La fin du monde unipolaire

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Ras-le-bol russe, l’UE à la croisée des chemins

Un article d’Entrefilets.com.

Ras-le-bol russe, l'UE à la croisée des chemins

« Cette fois, les Russes en ont marre. L’interminable campagne d’agressions du Bloc atlantiste, jusqu’à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’Ouest. Le dégel n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l’a signifié en s’interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d’Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l’humanité», avec Daesh et l’Ebola (1). Poutine himself a ensuite été jusqu’à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire (2). Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n’a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée (3). Coincée entre les deux, l’Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire.

Trois grandes options

«Toutes les options sont sur la table», aiment à répéter à l’envi les va-t’en guerre de l’Empire. Nous, nous dirions que les options qui restent se réduisent désormais à peau de chagrin.

Constat préliminaire : Les Etats-Unis sont effrayés par leur déclin et la montée en puissance des pays du BRICs. A travers l’agression en cours de la Russie, c’est aussi la Chine qui est visée, une Chine qui vient d’ailleurs de devenir la première puissance économique mondiale (4).

L’agression de la Russie, planifiée bien avant l’Ukraine (5) (campagne de dénigrement dès 2011), n’a jamais eu pour seul objectif que d’empêcher la constitution d’un bloc concurrent Euro-Asiatique qui entraînerait instantanément l’effondrement de la puissance US. La stupidité et la compromission des élites européennes, ajoutées aux troubles calculs allemands (6), ont permis le succès du plan américain jusqu’ici.
Sauf qu’au lieu d’affaiblir la Russie, cette nouvelle donne l’a convaincu de se détourner définitivement de l’Ouest et d’accélérer comme jamais la réorientation de sa politique vers un partenariat complet avec la Chine (7) et les pays du BRICs en général.
Partant, trois grandes options restent sur la table.

Première option, la pire de toute, que nous évacuons d’entrée de jeu un peu par superstition : l’Occident poursuit dans son hystérie jusqu’au-boutiste et la conflagration survient. Les Etats-Unis s’imaginent peut-être que, comme avec la Seconde Guerre mondiale, ils vont pouvoir tirer leurs marrons du feu à moindre coût et emporter la mise en pilotant Trente nouvelles Glorieuses. Sauf que leurs marrons aussi risquent fort d’être irradiés et qu’en vérité, tout a de forte chance de s’arrêter dans un grand éclair blanc pour tout le monde. Fin de la partie.

Deuxième option, le plan US marche, la Russie, ratant sa réorientation vers l’Est, s’effondre à nouveau lamentablement ; la Chine apeurée se soumet d’instinct aux vertus occidentales après quelques coups de parapluie ; et le Bloc atlantiste renait comme un seul homme de ses cendres à la tête du meilleur des mondes avec, tout en haut, juste sous le soleil, un eurodollar qui flamboie pour mille ans.
Vous y croyez ?
Moi non plus.

Troisième option : le plan US échoue, l’Europe se ressaisit ou éclate et la Russie, avec le soutien des pays BRICs, réussit à faire mourir l’Empire dans son lit (8). C’est le basculement «en douceur» des centres de pouvoir de la planète et l’arrivée de l’Asie aux commandes. On peut compter sur le réalisme des Russes et des Chinois pour offrir ensuite une session de repêchage à l’Europe, mais plus l’Europe sera restée solidaire de son geôlier américain dans sa chute, plus l’addition sera salée.

Presque en post scriptum, ont pourrait aussi ajouter une quatrième option, sorte de cadeau Bonus de l’Empire du Chaos, avec un lent pourrissement de toutes les situations dans le plus complet désordre et, à terme, l’effondrement global du Système sans passation de pouvoir aucune.

Toutes les options sont en effet sur la table.
Toutes impliquent un gigantesque séisme ».

Entrefilets.com, le 17 octobre 2014

(1) Medvedev pose la question de la santé mentale d’Obama

(2) L’avertissement de Poutine : “We hope that our partners will realize the futility of attempts to blackmail Russia and remember what consequences discord between major nuclear powers could bring for strategic stability.”

(3) Niet à la coopération contre Daesh

(4) La Chine, désormais première puissance économique mondiale

(5) Enfumage ukrainien: contre-propagande

(6) Les troubles calculs allemands

(7) Vers la création d’un bouclier antimissiles russo-chinois ?

(8) L’empire, le docteur Kübler-Ross et la Syrie

SOURCE: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/10/19/ras-le-bol-russe-lue-a-la-croisee-des-chemins/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

« Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe.

chute dollar jim willie

La politique de la Réserve Fédérale US détruit le système financier. En fait, ce qu’ils appellent une politique de stimulation, constitue en réalité le sauvetage camouflé de Wall Street, où les dettes des banquiers sont transférées sur l’Etat US (et l’ensemble du monde, d’autre part). Les USA ont renoncé à fixer un plafond de la dette, parodie amère de l’économie réelle. Les USA font penser chaque mois un peu plus à un pays du tiers-monde, avec son immense fraude, son effondrement économique, la guerre, les sanctions, et son absence de direction. La FED s’est engagée en terrain très dangereux…

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L’administration du président russe prête à publier la discussion téléphonique de Poutine avec Barroso

L’administration du président russe prête à publier la discussion téléphonique de Poutine avec Barroso

Par La Voix de la Russie | L’administration du président de Russie est prête à publier le contenu de la conversation téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a déclaré le représentant de la Russie auprès de l’UE Vladimir Tchijov.

Le quotidien italien La Repubblica rapportait qu’au cours de la discussion téléphonique avec Barroso, Poutine a indiqué que « s’il le voulait, il pourrait prendre d’assaut Kiev pour deux semaines ».

L’assistant du président russe Iouri Ouchakov a déclaré que les propos du leader russe ont été pris hors de leur contexte. La divulgation des détails de la conversation téléphonique avec le président de la Commission européenne est « incorrecte et sort complètement du cadre de la pratique diplomatique », a ajouté Ouchakov.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_09_02/L-administration-du-president-russe-prete-a-publier-la-discussion-telephonique-de-Poutine-avec-Barroso-6509/

source:http://philippehua.com/2014/09/02/ladministration-du-president-russe-prete-a-publier-la-discussion-telephonique-de-poutine-avec-barroso/

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Hollande-Poutine: danse avec les ours

Poutine, un tyran ?

Nous avons tous en tête la belle et provocatrice définition, par Winston Churchill, de la démocratie « qui est le pire des régimes après tous les autres ».

Il me semble que ce jugement demeure pertinent même si les temps de crise et l’urgence qu’ils requièrent nous conduisent de plus en plus à nous interroger sur ce modèle à la fois noble et critiquable.

Ce questionnement, également, incite des citoyens, dans les démocraties classiques, à appréhender avec une fascination inquiète mais presque admirative les démarches politiques d’un Vladimir Poutine tant sur le plan national qu’international.

Il est clair qu’on ne peut pas se débarrasser des préoccupations à son sujet en le qualifiant sommairement de dictateur. On doit tenter d’être honnête face à cette image équivoque qui nous est renvoyée de là-bas et qui ne saurait se résumer à cette déclaration sans nuance de Philippe de Villiers : « L’Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie ».

Pas davantage, la bienveillance de Marine Le Pen à son égard ne doit nous dispenser de scruter cette personnalité singulière, dans le pouvoir et l’emprise dont elle dispose quasiment sans partage et les modalités de ses actions, de ses abstentions ou de ses audaces multiples.

Ce n’est pas aussi parce que Gérard Depardieu est grotesque dans son inconditionnalité que le problème que pose Poutine est facile à régler.

L’embarras face à Poutine vient d’abord précisément du statut original de sa pratique présidentielle. On perçoit en effet que « dictateur » n’est pas le bon mot et que « démocrate » à son sujet serait naïf. Qu’il y a, qu’il est autre chose, quelqu’un d’autre. Une sorte de satrape, de tyran dans sa définition antique, un Pisistrate des steppes ayant redonné fierté au peuple russe par l’expression ostensible et machiste d’une virilité destinée aussi bien aux ennemis de l’intérieur qu’aux adversaires du dehors.

Ensuite, pour beaucoup, avec l’affirmation tranquille, sans l’ombre d’un doute, d’un conservatisme qu’il ne prétend même pas éclairé, en usant souvent d’une grossièreté du verbe pour mieux manifester à quel point il n’a pas peur de mettre ses pieds dans le plat et sa résolution dans la complexité, il apparaît comme le représentant quasi unique d’une espèce rare.

Qui non seulement n’a pas peur des attitudes et des pulsions réactionnaires de la société mais les accompagne si elle ne les précède pas. Ce n’est pas signifier que l’ensemble de ce que développe Poutine avec un art consommé de la rupture et de la brutalité, mais sans jamais perdre de vue la finalité de l’ambition personnelle et du gain politique, doit être accueilli sans réserve ni circonspection. Mais cette transparence dans l’expression de concepts, d’idées et de sentiments généralement retenus ou à peine murmurés dans nos sociétés frileusement consensuelles et héroïquement démocratiques n’est pas pour rien dans l’adhésion trouble que Poutine suscite un peu partout, quoi qu’on en ait.

Si j’ose et pour me faire bien comprendre, il n’y a pas de contraste plus éclatant qu’entre Poutine et sa vision de la société et de l’ordre naturel d’un côté et François Hollande de l’autre avec sa soumission au fil du temps qui serait forcément progressiste.

Enfin, la politique internationale de Poutine nous montre à la fois son incroyable culot et les faiblesses de l’Union européenne engluée dans un système qui fait à la fois son honneur et son inefficacité. Comment, en effet, ne pas déplorer, dans le désordre, la lenteur des délibérations collectives, les dissensions des égoïsmes nationaux persistant ici ou là, les atermoiements scrupuleux de la pluralité et le volontarisme verbal des responsables européens face à la solitude terriblement efficiente d’un Poutine ?

Comment ne pas regretter que l’éthique partagée et la passion commune du droit, le désir de paix quand tout respire la conflictualité pèsent si peu, si maladroitement en face du cynisme et de la provocation calculée d’un joueur gagnant à tout coup malgré des reculs tactiques, d’un génie du rapport de force, de l’incroyable et formidable disponibilité et liberté d’un homme méprisant des alliés qui, pour lui, sont devenus des adversaires parce que de fait ils ne lui ont jamais donné l’opportunité de de l’admiration et de l’estime, la chance d’un respect, l’angoisse d’une véritable menace ?

Sur un certain plan abusivement et sommairement métaphorique, l’Union européenne en face de Poutine, c’est, comme Chamberlain confronté à Hitler et le prenant pour un politicien traditionnel alors que l’un croyant aux règles du jeu était déjà vaincu par l’autre sortant de ce jeu pour inventer le sien. Tragiquement.

Cet adverbe est probablement la clé de tout. Sûrement de l’impression dominatrice diffusée par Poutine dans les manoeuvres diplomatiques et guerrières de cette dernière année, notamment pour Kiev et l’Ukraine. Raymond Aron faisait le reproche à Valéry Giscard d’Estaing de ne pas savoir que l’Histoire était tragique.

Poutine le sait, ne fait qu’agir sous l’égide de ce constat implacable et en tire les conséquences. Quand les autres l’oublient et n’opposent à ce dur réalisme que la bonne conscience d’un humanisme international qui n’est qu’une manière indolore de nommer l’impuissance.

Tyran comme Pisistrate, Poutine ? Pourquoi pas ?

Mais qu’attendent donc nos démocraties pour s’armer dans tous les sens du mot ?

http://www.philippebilger.com/

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uncitoyenindigné

PEPERE

         L’un est cool,                           l’autre est un guerrier,         lui c’est pépère.

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Poutine est arrivé à Sébastopol

Par La Voix de la Russie | Le président russe Vladimir Poutine est arrivé à Sébastopol, où il tiendra une réunion opérationnelle avec les membres du Conseil de sécurité russe. La réunion se tiendra au siège de la Flotte de la mer Noire.

La Crimée et la ville de Sébastopol sont devenues les régions russes après un référendum du 16 mars 2014, lors duquel la plupart des habitants ont voté pour l’adhésion à la Fédération de Russie.

Jeudi, Poutine devrait se rendre à Yalta pour visiter un complexe villégiature en construction Mriya, sur le territoire duquel il rencontrera les membres de la Douma d’Etat russe. Le porte-parole du président, Dmitri Peskov a déclaré que cette réunion avec le chef de l’Etat rassemblerait les militants politiques du pays, auxquels Poutine s’adressera avec un discours important.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_13/Poutine-est-arrive-a-Sebastopol-5057/

RIA NovostiCrimée: Poutine réunit le Conseil de sécurité nationalCrimée: Poutine réunit le Conseil de sécurité national

19:16 13/08/2014 Le président Vladimir Poutine a tenu à Sébastopol une réunion de travail avec les membres permanents du Conseil de sécurité de Russie, a annoncé le porte-parole du chef de l’Etat Dmitri Peskov.>>

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Président russe Vladimir Poutine© RIA Novosti. Mikhail Klimenteev

Vol AH5017: Poutine adresse ses condoléances aux présidents français et algérien

Dossier:Crash du vol AH5017 d’Air Algérie

Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux présidents français et algérien François Hollande et Abdelaziz Bouteflika à l’occasion du crash du vol AH5017 d’Air Algérie, a annoncé jeudi le Kremlin dans un communiqué.

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MH17/enquête: l’Ukraine et les Pays-Bas signent un mémorandum

Dossier:Crash d’un Boeing malaisien en Ukraine
KIEV, 24 juillet – RIA Novosti
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Finlande: saisie de systèmes de guidage pour missiles air-air destinés à Kiev

Dossier:Situation explosive dans l’est de l’Ukraine
MOSCOU, 24 juillet – RIA Novosti
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Ukraine: le premier ministre Iatseniouk annonce sa démission

Dossier:Règlement de la situation en Ukraine
KIEV, 24 juillet – RIA Novosti
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Vol AH5017: l’avion algérien s’est écrasé au Mali

Dossier:Crash du vol AH5017 d’Air Algérie
MOSCOU, 24 juillet – RIA Novosti
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La Chine teste son système terrestre de défense antimissile

MOSCOU, 24 juillet – RIA Novosti
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Sanctions antirusses: 15 personnes et 18 sociétés rajoutées à la liste de l’UE

Dossier:Sanctions contre la Russie
MOSCOU, 24 juillet – RIA Novosti
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Nucléaire civil: la Russie aidera le Bangladesh

MOSCOU, 24 juillet – RIA Novosti
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KremlinVladimir Poutine arrive au Brésil
18:35RIO DE JANEIRO, 13 juillet – RIA Novosti
Ukraine/est: les combats s’intensifient (autodéfense)
18:03DONETSK, 13 juillet – RIA Novosti
Israël/Gaza: Paris appelle à la retenue
13:45PARIS, 13 juillet – RIA Novosti
Ukraine: des obus visant le territoire russe font un mort et deux blessées
12:45ROSTOV-SUR-LE-DON, 13 juillet – RIA Novosti
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minskLe président biélorusse Alexandre Loukachenko a sévèrement critiqué mercredi la politique menée par l’Occident à l’égard de la Russie, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Minsk.

http://fr.ria.ru/world/20140702/201701591.html

« Les États occidentaux devraient apprécier le rôle de l’Union soviétique dans la victoire sur le fascisme, mais en guise de reconnaissance, nous constatons un diktat arrogant et des sanctions. »

Alexandre Loukachenko

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Poutine fait état d’un pilonnage du territoire russe de la part de l’Ukraine

Poutine fait état d’un pilonnage du territoire russe de la part de l'Ukraine

Par La Voix de la Russie | Le territoire russe a été pilonné da la part de l’Ukraine dans la nuit du 22 juin, a déclaré le président russe Vladimir Poutine après avoir déposé une gerbe de fleurs près de la Flamme éternelle devant le Tombeau du soldat inconnu à Moscou lors de la Journée de la mémoire et du deuil.
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_06_22/Poutine-fait-etat-d-un-pilonnage-du-territoire-russe-de-la-part-de-lUkraine-8329/

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Cellule44

Dossier: Situation explosive dans l’est de l’Ukraine

Militaires ukrainiens dans l'est de l'Ukraine
13:58 22/06/2014
MOSCOU, 22 juin – RIA Novosti

Il est important que le cessez-le-feu d’une semaine, proclamé en Ukraine par son président Porochenko, permette de lancer un dialogue substantiel entre toutes les parties qui s’affrontent dans l’est du pays, a déclaré dimanche le président russe Vladimir Poutine.

« Il est important que le cesser-le-feu permette de lancer un dialogue entre toutes les parties qui s’affrontent, afin de trouver un compromis acceptable pour tous, pour que les habitants du sud-est de l’Ukraine se sentent faire une partie inaliénable du pays et jouissant de tous les droits des citoyens ukrainiens dont ceux garantis par la Constitution », a indiqué le chef de l’Etat russe.

Il a ajouté que les parties devaient lancer un dialogue concret et substantiel.

« C’est la base de la réussie. Malheureusement, ce que nous…

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