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18:41 15.10.2015(mis à jour 19:01 15.10.2015)

Les Etats-Unis sont « un peuple qui a sans cesse détruit l’autre », a rappelé l’acteur Gérard Depardieu, ajoutant qu’il préférait « être Russe ».

 Le comédien français et détenteur d’un passeport russe Gérard Depardieu a taclé les Américains devant les journalistes à Moscou où il se trouvait avec sa grande amie Fanny Ardant pour jouer une pièce de Marguerite Duras.

« Les Etats-Unis? C’est un peuple qui a sans arrêt détruit l’autre. Ils se sont battus entre eux, ils ont détruit les Indiens, après ils ont fait l’esclavage, puis il y a eu la guerre de Sécession », a déclaré l’acteur, ajoutant qu’il préférait « être Russe ».

Le comédien a fait remarquer que c’étaient les Américains qui avaient utilisé les premiers la bombe atomique.

« Et puis si les Européens arrêtent d’écouter ces Américains, eh bien je serai plus heureux, voilà », a-t-il conclu.

M.Depardieu a reçu un passeport russe en 2013, mais il a conservé la citoyenneté française. La vedette du cinéma français a l’intention d’obtenir la citoyenneté de sept autres pays. Selon Depardieu, plus il aura de passeports, plus il pourra visiter de pays sans avoir à demander un visa.

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VIDÉO. L’acteur « aime » les Français, mais pas le gouvernement ni « les journalistes à sa solde ». Il souhaite liquider ses biens français pour vivre « libre ».

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Publié le 04/09/2015 à 06:22 | Le Point.fr
Le 22 juillet, Gérard Depardieu fait les foins avec le président de Biélorussie Alexandre Loukachenko dans sa résidence d'été.
Le 22 juillet, Gérard Depardieu fait les foins avec le président de Biélorussie Alexandre Loukachenko dans sa résidence d’été.AFP/Belta©ANDREY STASEVICH

Gérard DepardieuLe comédien franco-russe Gérard Depardieu, dans une interview accordée à la chaîne biélorusse, a déclaré que les autorités françaises ont fait de la France « un pays d’assistés sociaux ».

 Selon lui, la situation actuelle en France provoque « une attitude de rejet » à l’égard du travail. « A l’époque, c’était normal, mais aujourd’hui c’est une catastrophe, c’est pire qu’en Grèce », a dit M. Depardieu.
Gérard Depardieu : détour par la case prison russe pour les fêtes !Alors qu’il a passé Noël en Russie, Gérard Depardieu en a profité pour rendre visite à des détenues d’une prison pour femmes, comme le rapporte Le Parisien ce vendredi 26 décembre.

Il a beau avoir une mauvaise image auprès de beaucoup, Gérard Depardieu a bon cœur. Installé en Russie depuis près de deux ans, l’acteur de 65 ans a décidé de jouer les citoyens modèles. Récemment, il apparaissait dans une publicité flippante pour des montres, mais il en profitait surtout pour clamer et taper du poing sur la table : « Fier d’être russe« . En cette période de fêtes, c’est par une toute autre action qu’il s’est démarqué.

LIRE sur http://www.public.fr/News/Gerard-Depardieu-detour-par-la-case-prison-russe-pour-les-fetes-649212

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Hollande-Poutine: danse avec les ours

Poutine, un tyran ?

Nous avons tous en tête la belle et provocatrice définition, par Winston Churchill, de la démocratie « qui est le pire des régimes après tous les autres ».

Il me semble que ce jugement demeure pertinent même si les temps de crise et l’urgence qu’ils requièrent nous conduisent de plus en plus à nous interroger sur ce modèle à la fois noble et critiquable.

Ce questionnement, également, incite des citoyens, dans les démocraties classiques, à appréhender avec une fascination inquiète mais presque admirative les démarches politiques d’un Vladimir Poutine tant sur le plan national qu’international.

Il est clair qu’on ne peut pas se débarrasser des préoccupations à son sujet en le qualifiant sommairement de dictateur. On doit tenter d’être honnête face à cette image équivoque qui nous est renvoyée de là-bas et qui ne saurait se résumer à cette déclaration sans nuance de Philippe de Villiers : « L’Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie ».

Pas davantage, la bienveillance de Marine Le Pen à son égard ne doit nous dispenser de scruter cette personnalité singulière, dans le pouvoir et l’emprise dont elle dispose quasiment sans partage et les modalités de ses actions, de ses abstentions ou de ses audaces multiples.

Ce n’est pas aussi parce que Gérard Depardieu est grotesque dans son inconditionnalité que le problème que pose Poutine est facile à régler.

L’embarras face à Poutine vient d’abord précisément du statut original de sa pratique présidentielle. On perçoit en effet que « dictateur » n’est pas le bon mot et que « démocrate » à son sujet serait naïf. Qu’il y a, qu’il est autre chose, quelqu’un d’autre. Une sorte de satrape, de tyran dans sa définition antique, un Pisistrate des steppes ayant redonné fierté au peuple russe par l’expression ostensible et machiste d’une virilité destinée aussi bien aux ennemis de l’intérieur qu’aux adversaires du dehors.

Ensuite, pour beaucoup, avec l’affirmation tranquille, sans l’ombre d’un doute, d’un conservatisme qu’il ne prétend même pas éclairé, en usant souvent d’une grossièreté du verbe pour mieux manifester à quel point il n’a pas peur de mettre ses pieds dans le plat et sa résolution dans la complexité, il apparaît comme le représentant quasi unique d’une espèce rare.

Qui non seulement n’a pas peur des attitudes et des pulsions réactionnaires de la société mais les accompagne si elle ne les précède pas. Ce n’est pas signifier que l’ensemble de ce que développe Poutine avec un art consommé de la rupture et de la brutalité, mais sans jamais perdre de vue la finalité de l’ambition personnelle et du gain politique, doit être accueilli sans réserve ni circonspection. Mais cette transparence dans l’expression de concepts, d’idées et de sentiments généralement retenus ou à peine murmurés dans nos sociétés frileusement consensuelles et héroïquement démocratiques n’est pas pour rien dans l’adhésion trouble que Poutine suscite un peu partout, quoi qu’on en ait.

Si j’ose et pour me faire bien comprendre, il n’y a pas de contraste plus éclatant qu’entre Poutine et sa vision de la société et de l’ordre naturel d’un côté et François Hollande de l’autre avec sa soumission au fil du temps qui serait forcément progressiste.

Enfin, la politique internationale de Poutine nous montre à la fois son incroyable culot et les faiblesses de l’Union européenne engluée dans un système qui fait à la fois son honneur et son inefficacité. Comment, en effet, ne pas déplorer, dans le désordre, la lenteur des délibérations collectives, les dissensions des égoïsmes nationaux persistant ici ou là, les atermoiements scrupuleux de la pluralité et le volontarisme verbal des responsables européens face à la solitude terriblement efficiente d’un Poutine ?

Comment ne pas regretter que l’éthique partagée et la passion commune du droit, le désir de paix quand tout respire la conflictualité pèsent si peu, si maladroitement en face du cynisme et de la provocation calculée d’un joueur gagnant à tout coup malgré des reculs tactiques, d’un génie du rapport de force, de l’incroyable et formidable disponibilité et liberté d’un homme méprisant des alliés qui, pour lui, sont devenus des adversaires parce que de fait ils ne lui ont jamais donné l’opportunité de de l’admiration et de l’estime, la chance d’un respect, l’angoisse d’une véritable menace ?

Sur un certain plan abusivement et sommairement métaphorique, l’Union européenne en face de Poutine, c’est, comme Chamberlain confronté à Hitler et le prenant pour un politicien traditionnel alors que l’un croyant aux règles du jeu était déjà vaincu par l’autre sortant de ce jeu pour inventer le sien. Tragiquement.

Cet adverbe est probablement la clé de tout. Sûrement de l’impression dominatrice diffusée par Poutine dans les manoeuvres diplomatiques et guerrières de cette dernière année, notamment pour Kiev et l’Ukraine. Raymond Aron faisait le reproche à Valéry Giscard d’Estaing de ne pas savoir que l’Histoire était tragique.

Poutine le sait, ne fait qu’agir sous l’égide de ce constat implacable et en tire les conséquences. Quand les autres l’oublient et n’opposent à ce dur réalisme que la bonne conscience d’un humanisme international qui n’est qu’une manière indolore de nommer l’impuissance.

Tyran comme Pisistrate, Poutine ? Pourquoi pas ?

Mais qu’attendent donc nos démocraties pour s’armer dans tous les sens du mot ?

http://www.philippebilger.com/

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