Articles Tagués ‘Occident’

great-financial-crisis-ahead« La plupart des gens ignorent totalement que 2007-2008 n’était qu’un avant-goût de ce que nous allons bientôt connaître. Les 60 000 milliards $ supplémentaires de crédit et de monnaie imprimée depuis, ainsi que la baisse des taux d’intérêt à zéro, ont donné au monde l’impression que tout va pour le mieux à nouveau.

Je vais être très clair : rien ne va bien. Huit ans après le début de la Grande crise financière, l’économie de la bulle spéculative s’est maintenant étendue jusqu’à la deuxième plus grande économie, la Chine. La Chine a augmenté sa dette de façon exponentielle, en la faisant passer de 2 000 milliards $ à 28 000 milliards $ depuis le début de ce siècle. Une grande partie de cette dette a servi à financer des « éléphants blancs » et des villes fantômes. Il serait surprenant que le total des mauvaises dettes de la Chine soit inférieur à 10 000 milliards $ lorsque tout cela prendra fin.

Cette bulle a aussi infecté la plupart des marchés émergents. Avec une augmentation massive des dettes, un dollar plus fort et les prix des matières premières qui s’effondrent, presque toutes les économies émergentes sont au bord du précipice. Comme Michael Snyder, du Economic Collapse Blog, l’a récemment fait remarquer, 23 Bourses mondiales sont actuellement en train de s’effondrer. Parmi ces 23, 22 sont des économies émergentes, et la 23ème est la Grèce qui, définitivement, n’est pas émergente, mais qui s’enlise dans la Méditerranée. Mais ne croyez pas que cette épidémie n’affectera que les économies émergentes… Non, cette contagion s’étend déjà vers l’Ouest et nous verrons bientôt des marchés boursiers s’effondrer, ce qui étonnera beaucoup de personnes et provoquera une panique dans l’économie mondiale. Cet automne pourrait marquer le début de la fin de cette expérience, vieille de cent ans, de manipulation et de répression du système financier par les banquiers et les banques centrales.

La Grande crise financière de 2007-2009 va se transformer en Grande catastrophe financière. Cela pourrait se traduire par une remise à zéro majeure, mais plus probablement par un effondrement de l’économie mondiale, du système financier et du système mondial politique. Et cela ne se fera pas sans heurts. Cela prendra beaucoup de temps et il y aura des faillites de pans majeurs du système financier, même de plusieurs pays. Cela provoquera aussi des troubles sociaux, une hausse des conflits, de la pauvreté et de la famine.

Je suis conscient que ces prédictions sont alarmistes et ressemblent à un scénario d’Apocalypse. J’espère sincèrement me tromper. Mais, malheureusement, le risque que cela se réalise, au moins partiellement, est très grand, après cent ans d’excès dans un monde bâti sur aucune fondation solide, mais plutôt sur un océan de dette et de monnaie imprimée. Tous ces prix Nobel d’économie, ces banquiers centraux, et les gens ordinaires se rendront compte, dans la douleur, que les morceaux de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie » ne peuvent pas créer de richesse véritable et durable.

Pour les quelques privilégiés qui ont un patrimoine à protéger, il est essentiel de posséder de l’or et de l’argent en-dehors du système bancaire. À la fin de cette remise à zéro, il est à souhaiter que l’on assiste à l’émergence d’un monde basé sur la récompense du vrai travail et du vrai investissement, ayant de réelles valeurs éthiques et morales, ainsi qu’un système monétaire sain. Mais le chemin pour y arriver sera long et difficile ».

Egon von Greyerz, GoldSwitzerland (via Goldbroker.fr), le 21 août 2015

SOURCE:https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/08/23/la-grande-catastrophe-financiere-e-von-greyerz/#more-32894

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

L’Histoire retiendra qu’en septembre 2013 la Russie a évité une guerre mondiale en arrêtant deux missiles de l’OTAN et en offrant à Obama une sortie honorable à la crise des armes chimiques en Syrie. De la domination sans partage des Etats-Unis on a alors basculé dans un système multipolaire plus respectueux de l’équilibre des forces. Tout n’est pas réglé, loin s’en faut. L’Empire aux abois a reporté sa soif d’expansion sur la malheureuse Ukraine et l’agression contre le régime de Bachar-el-Assad s’est poursuivie avec une férocité redoublée au nom de la « guerre contre le terrorisme ». OD

Latuff_2013_Syria_Obama_Hollande_Arab_League[Un article de The Australian Voice traduit par Diane pour Arrêt sur Info]

Les raisons officielles

Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses : la Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre…

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ORIGINAL/ http://lemondealenversblog.com/2014/12/29/onu-quand-jerry-rawlings-denonce-lutilisation-abusive-de-cette-organisation-par-la-france-pour-renverser-les-regimes-africains/

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Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n’a pas été tendre à l’égard de la politique de l’Occident en Afrique et dans le monde.

Le leader ghanéen condamne fermement ce qu’il appelle “double standards” occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il.

Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d’Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c’est le reflet d’une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d’ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l’effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé “la sauvagerie du capitalisme”».

Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l’impunité sont à l’ordre du jour» a t-il déploré.

L’ex-président ghanéen n’a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l’abattre comme un chien».

En cause, «L’utilisation abusive de l’ONU par la France en Côte d’Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l’emprisonner à La Haye».

L’homme d’Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership».

«Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l’Amérique si cette dernière n’était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

Sévérine Toche

source: http://lemondealenversblog.com/2014/12/29/onu-quand-jerry-rawlings-denonce-lutilisation-abusive-de-cette-organisation-par-la-france-pour-renverser-les-regimes-africains/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Ainsi que – de façon plus marginale – l’Algérie et le Venezuela. Une thèse que je trouve plus logique et plus cohérente avec les événements géopolitiques en cours que celle de la stratégie anti-pétrole de schisteOD

(Agence Info Libre, 30 novembre 2014)

– « La meilleure manière de casser un pays, c’est de l’intérieur. C’est une occasion inouïe d’essayer d’introduire en Russie une contestation plus une crise économique. Ils espèrent que cette Russie qui jusque-là a mené la valse diplomatique (…) va être littéralement asphyxiée… »

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Ukraine : l'Occident devrait agir de façon plus intélligente (Helmut Kohl)

MOSCOU, 2 novembre – RIA Novosti/La Voix de la Russie

L’Occident pourrait adopter une approche « plus intelligente » face à la crise ukrainienne, estime l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl dans son nouveau livre Aus Sorge um Europa cité dimanche par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

« L’Occident, tout comme la Russie et l’Ukraine, doit être sur ses gardes pour empêcher la perte de ce que nous avons atteint par le passé« , estime M.Kohl.

Selon lui, l’Occident doit renoncer à la politique visant à isoler la Russie sur la scène internationale. Dans ce contexte, l’ancien chancelier fédéral a critiqué la décision « radicale » d’exclure la Russie du sommet du G7 tenu en juin dernier.

M.Kohl a également reproché à son successeur au poste de chancelier Gerhard Schröder d’avoir mené une politique qui avait conduit d’après lui à la crise de dette dans la zone euro.

Les relations entre Moscou et l’Occident se sont dégradées en raison de la crise en Ukraine et du rattachement de la péninsule de Crimée à la Fédération de Russie.

Fin juillet, les Etats-Unis et l’UE ont décrété des sanctions contre plusieurs secteurs de l’économie russe. Moscou a déclaré à plusieurs reprises que le langage des sanctions n’était pas de mise avec la Russie.

Début août, la Russie a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des pays ayant introduit des sanctions à son encontre.

RIA Novosti

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L’Occident mène une guerre contre sa propre civilisation

Kader Hamiche

Kader Hamiche

Kader Hamiche a plus d’une corde à son arc. Auteur de « La France confisquée », blogueur de renom dont les articles, aussi synthétiques que denses, reflètent bien ce malaise si européen et si difficilement traitable qu’est celui de la dénationalisation, il se dit nationiste et non pas nationaliste, c’est-à-dire opposé à la toute-puissance de cette anti-France dont les valeurs étriquées ne sont rien d’autres que des simulacres au service d’incernables chimères mondialistes toutes génératrices de guerres. Dans l’un de ses derniers articles, il évoque trois types de guerre. Quelles seraient-elles ?

La Voix de la Russie. Dans votre récent article, vous évoquez trois types de guerre qui ont cela de commun qu’elles sont des guerres civilisationnelles. Pourriez-vous nous les nommer?

Kader Hamiche. En préambule, je tiens à mettre en garde contre une interprétation trop radicale, trop simpliste, trope tranchée, trop « premier degré » de la formule « guerres de civilisations ». Quand je dis, par exemple, que l’Islam mène une véritable guerre à la civilisation occidentale, je ne signifie pas par là que c’est tout le monde musulman qui se lève et prend les armes contre l’Occident. En réalité, il y a part et d’autres des camps qui se font la guerre, des gens qui la veulent et ceux qui la refusent. Par exemple, il y mille manières d’être musulman. La plupart d’entre eux n’aspirent qu’à vivre tranquillement. De même, les Américains sont très partagés. Songez que seuls 10 états sur les 51 qui constituent les Etats-Unis ont institutionnalisé le mariage gay. Ce qui démontre d’ailleurs que les Américains ont tendance à exporter en Europe des idées qui ont assez peu de succès chez eux. Le problème est que, comme toujours dans les guerres, ce sont les plus extrémistes, qui sont souvent les plus déterminés, qui imposent leurs vues aux plus sages.

Alors, oui, il y a trois guerres de civilisation qui se manifestent par trois phénomènes dont deux géopolitiques et un national :

La première guerre, la plus voyante, est celle que l’Islamisme mène contre l’Occident héritier de la civilisation gréco-romaine et chrétienne. Elle est parfaitement illustrée par l’irruption de DAESH dans l’actualité.

La deuxième guerre est celle qu’une partie de l’Occident mène à l’autre sous couvert de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, en réalité, pour des raisons idéologiques et économiques. C’est l’affaire ukrainienne.

La troisième guerre est celle que l’Occident mène contre sa propre civilisation, qui se joue au sein des Nations occidentales entre ceux qui veulent rompre avec les fondements chrétiens de l’Occident et remplacer ses valeurs par l’individualisme à tout crin, l’universalisme, le mondialisme et les tenants de la conservation d’une civilisation bimillénaire. Cela passe par une allégeance absolue aux États-Unis. Les lois sociétales, l’européanisme sous influence américaine et l’atlantisme via l’OTAN en sont les marques. Cette guerre-là est particulièrement féroce en France qui est gouvernée par des anciens de la French American Foundation, dont le Président Hollande lui-même. Vous verrez qu’après l’Europe, dont la commission est truffée d’agents des États-Unis, après le retour dans l’OTAN, nous aurons droit au traité de libre-échange transatlantique. C’est la disparition de la Nation France qui est en jeu.

De ces trois guerres, la plus dangereuse à mon sens est la troisième. La première ne peut pas être perdue par l’Occident ; la deuxième se heurte à l’équilibre de la terreur car les protagonistes détiennent l’arme nucléaire. La seule chance pour que les « dé-constructeurs », pour reprendre le terme de Zemmour, ne gagnent pas la troisième est que les Nationistes de tous les pays se donnent la main pour les en empêcher. En effet, face à l’internationale des « dé-constructeurs », les Nationistes sont dispersés.

LVdlR. Ces 3 guerres que vous mettez en exergue, n’ont-elles pas pour axe de rotation l’insatiable volonté de toute-puissance des USA qui favorisent ou créent des monstres plus ou moins grotesques (nazillons zombifiés en Ukraine, islamistes dans le monde arabo-musulman) pour empêcher la formation d’un monde multipolaire? Si c’est le cas, n’y-a-t-il pas, en somme, une seule guerre entre le totalitarisme impérialiste américain et un monde qui entendrait s’émanciper ?

Kader Hamiche. Non, ce serait trop manichéen. Ce serait par trop noircir les uns pour mieux blanchir les autres. Les États-Unis sont responsables de beaucoup de choses mais pas de tout. L’Islamisme guerrier existe depuis très longtemps. En 1912 le poète nationaliste turc Ziya Gökalp écrivait : « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats ». Le FLN algérien, par exemple, a fait au nom de l’Islam plus de deux-cents milles victimes dont les cent-cinquante-mille Harkis égorgés après le 19 mars 1962. En 1974, le président algérien Houari Boumediene déclarait, à tribune de l’ONU, c’est-à-dire à la face des Occidentaux : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »

Certes, les États-Unis ont créé une sorte de Frankenstein en soutenant et en armant sans discernement tous ceux qui combattaient contre les Soviétiques en Afghanistan de 1979 à 1989. Mais je pense (comme Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France) que cela a beaucoup moins compté que leur politique de soutien aveugle à Israël. C’est ça, la vraie raison de l’invasion de l’Irak et, à mon avis, de l’offensive anti-Bachar en Syrie.

Mais votre formule est pertinente s’agissant de la guerre en Ukraine. A condition d’en connaître les dessous, ce qui est votre cas. Nos compatriotes, par exemple, ignorent qu’elle s’inscrit dans l’offensive des Américains et de leurs clients et disciples européens contre Vladimir Poutine et sa politique d’émancipation de la Russie. Là, on peut bel et bien parler d’impérialisme à la fois moral mais aussi économique. Pour ceux qu’Eric Zemmour appelle les « dé-constructeurs », Poutine est l’homme à abattre pour deux raisons : la première est qu’il s’oppose à l’établissement d’une société universelle, individualiste et marchande sur les ruines de la civilisation romaine-chrétienne ; la seconde est que, avec la Chine, notamment, il est en train de créer un pôle économique concurrent du pôle américain en s’émancipant de l’hégémonie du dollar.

En deux mots, les accords de Bretton Woods de 1944 faisaient du dollar la monnaie du commerce international en lieu et place de l’or. Ce privilège accordé aux Américains supposait le maintien de la parité dollar/or et, donc, sa convertibilité. Une contrainte que les Etats-Unis ont décidé de ne plus assumer. Résultat, leurs créanciers étrangers se trouvent à la tête de quantités astronomiques de dollars, soit 83% des 16 700 mds$ de la dette américaine en 2013, dont 30% pour la seule Chine, qu’ils ne peuvent pas se faire rembourser. En bref, les Américains vivent à crédit et beaucoup sur le dos des Chinois, notamment, et, c’est moins connu, sur celui des Russes. C’est ce que la Russie et la Chine ne veulent plus. Associés comme vous le savez au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), la Chine et la Russie prennent de plus en plus d’initiatives pour se débarrasser de la tutelle américaine. Par exemple, la création, avec les Bricks et d’autres pays comme l’Inde, le Pakistan et l’Iran d’une concurrente à la Banque Mondiale et au FMI. D’autre part, ils multiplient les offres de règlement en monnaie locale à leurs partenaires commerciaux.

Il est évident que la création d’un nouveau pôle d’attraction commerciale signifie une nouvelle redistribution des alliances politiques et, donc, stratégiques. Associées sur le plan économique, les Nations le seront tout naturellement au plan militaire. Or, si le pacte de Varsovie ne comptait qu’une grande puissance, ce qui se construit en ce moment entre les BRICS, le Pakistan et l’Iran, c’est non pas une mais quatre puissances nucléaires.

Si on veut absolument rendre les États-Unis responsables de l’Islamisme, certes, ils ont créé une sorte de Frankenstein en soutenant et en armant sans discernement tous ceux qui combattaient contre les Soviétiques en Afghanistan contre les troupes soviétiques. Mais je pense (comme Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France) que cela a beaucoup moins compté que leur politique de soutien aveugle à Israël. Lequel est la vraie raison de l’invasion de l’Irak et, à mon avis, de l’offensive anti-Bachar en Syrie.

LVdlR. Le dernier livre d’Eric Zemmour, « Le suicide français », a eu plus de succès que les révélations de Mme Trierweiler ? A votre avis, pourquoi ?

Kader Hamiche. Ce ne seront sans doute pas les mêmes acheteurs. Certains Français ont pu acheter le livre de Valérie Trierweiler par curiosité et, sans doute aussi par voyeurisme. D’autres achèteront celui d’Eric Zemmour par sens politique, c’est-à-dire par bon sens. Depuis quarante ans, les français voyaient leur pays partir en vrille sans savoir ni pouvoir l’exprimer. Or, depuis quelques années, ils trouvent en Eric quelqu’un qui les aide à décrypter.

Eric Zemmour est, à sa façon, un lanceur d’alerte. Son livre Le suicide français est comme le versant sentimental du mien, la France confisquée. Mais lui a la possibilité de « parler dans le poste ». Sa parole porte. L’émission de Ruquier a battu tous ses records d’audience 1.6 million de téléspectateurs pour 28.5% de parts. Zemmour est devenu un prescripteur politique, un homme d’influence. Je trouve ça très bien pour le mouvement patriotique français ».

Commentaire de l’auteur. On dit du diable qu’il est venu déformer la Parole de Dieu. Pas de la nier, pas de la contredire, mais bien de la déformer. S’il s’agit d’une image qu’il convient de soumettre à une analyse de type anagogique ou du moins tropologique, il faudrait aussi remarquer qu’elle s’applique mieux que jamais au rôle qu’a joué l’establishment américain vis-à-vis des religions ou idéologies jusqu’ici garantes d’un certain équilibre mondial. Il y a toujours eu des courants de pensée radicaux au cœur de l’islam, le wahhabisme est loin d’être né d’hier ! Mais il a fallu instrumentaliser les promoteurs les plus obscurs de ces courants pour en arriver à la création du DAESH, miroir foncièrement déformant de l’islam. De même en va-t-il des droits de l’homme. Qui ne veut pas vivre dans un pays où les droits de l’homme sont respectés ? Mais voilà que ces derniers sont devenus le joker des puissances dites thalassocratiques (ou atlantistes) leur permettant de dire et/ou de faire tout et son contraire.

Un réveil généralisé, se fera-t-il attendre ? Tout dépendra de la stratégie ultérieure européenne. L’UE, acceptera-t-elle le Traité transatlantique sur le libre-échange ? Va-t-elle persévérer dans ses croisades meurtrières et suicidaires contre les régimes non-alignés du Moyen-Orient, servant ipso facto les intérêts étasuniens et desservant avec brio les siens ? Peut-être serait-il temps d’abandonner la vieille pieuvre à la contemplation de ses insatiables tentacules et à l’immensité abyssale de sa dette. La consolidation économique des BRICS devrait certes y aider. Mais la lucidité des pays de l’UE serait également la très bienvenue.


source
: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/278790422/

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Ras-le-bol russe, l’UE à la croisée des chemins

Un article d’Entrefilets.com.

Ras-le-bol russe, l'UE à la croisée des chemins

« Cette fois, les Russes en ont marre. L’interminable campagne d’agressions du Bloc atlantiste, jusqu’à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’Ouest. Le dégel n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l’a signifié en s’interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d’Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l’humanité», avec Daesh et l’Ebola (1). Poutine himself a ensuite été jusqu’à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire (2). Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n’a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée (3). Coincée entre les deux, l’Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire.

Trois grandes options

«Toutes les options sont sur la table», aiment à répéter à l’envi les va-t’en guerre de l’Empire. Nous, nous dirions que les options qui restent se réduisent désormais à peau de chagrin.

Constat préliminaire : Les Etats-Unis sont effrayés par leur déclin et la montée en puissance des pays du BRICs. A travers l’agression en cours de la Russie, c’est aussi la Chine qui est visée, une Chine qui vient d’ailleurs de devenir la première puissance économique mondiale (4).

L’agression de la Russie, planifiée bien avant l’Ukraine (5) (campagne de dénigrement dès 2011), n’a jamais eu pour seul objectif que d’empêcher la constitution d’un bloc concurrent Euro-Asiatique qui entraînerait instantanément l’effondrement de la puissance US. La stupidité et la compromission des élites européennes, ajoutées aux troubles calculs allemands (6), ont permis le succès du plan américain jusqu’ici.
Sauf qu’au lieu d’affaiblir la Russie, cette nouvelle donne l’a convaincu de se détourner définitivement de l’Ouest et d’accélérer comme jamais la réorientation de sa politique vers un partenariat complet avec la Chine (7) et les pays du BRICs en général.
Partant, trois grandes options restent sur la table.

Première option, la pire de toute, que nous évacuons d’entrée de jeu un peu par superstition : l’Occident poursuit dans son hystérie jusqu’au-boutiste et la conflagration survient. Les Etats-Unis s’imaginent peut-être que, comme avec la Seconde Guerre mondiale, ils vont pouvoir tirer leurs marrons du feu à moindre coût et emporter la mise en pilotant Trente nouvelles Glorieuses. Sauf que leurs marrons aussi risquent fort d’être irradiés et qu’en vérité, tout a de forte chance de s’arrêter dans un grand éclair blanc pour tout le monde. Fin de la partie.

Deuxième option, le plan US marche, la Russie, ratant sa réorientation vers l’Est, s’effondre à nouveau lamentablement ; la Chine apeurée se soumet d’instinct aux vertus occidentales après quelques coups de parapluie ; et le Bloc atlantiste renait comme un seul homme de ses cendres à la tête du meilleur des mondes avec, tout en haut, juste sous le soleil, un eurodollar qui flamboie pour mille ans.
Vous y croyez ?
Moi non plus.

Troisième option : le plan US échoue, l’Europe se ressaisit ou éclate et la Russie, avec le soutien des pays BRICs, réussit à faire mourir l’Empire dans son lit (8). C’est le basculement «en douceur» des centres de pouvoir de la planète et l’arrivée de l’Asie aux commandes. On peut compter sur le réalisme des Russes et des Chinois pour offrir ensuite une session de repêchage à l’Europe, mais plus l’Europe sera restée solidaire de son geôlier américain dans sa chute, plus l’addition sera salée.

Presque en post scriptum, ont pourrait aussi ajouter une quatrième option, sorte de cadeau Bonus de l’Empire du Chaos, avec un lent pourrissement de toutes les situations dans le plus complet désordre et, à terme, l’effondrement global du Système sans passation de pouvoir aucune.

Toutes les options sont en effet sur la table.
Toutes impliquent un gigantesque séisme ».

Entrefilets.com, le 17 octobre 2014

(1) Medvedev pose la question de la santé mentale d’Obama

(2) L’avertissement de Poutine : “We hope that our partners will realize the futility of attempts to blackmail Russia and remember what consequences discord between major nuclear powers could bring for strategic stability.”

(3) Niet à la coopération contre Daesh

(4) La Chine, désormais première puissance économique mondiale

(5) Enfumage ukrainien: contre-propagande

(6) Les troubles calculs allemands

(7) Vers la création d’un bouclier antimissiles russo-chinois ?

(8) L’empire, le docteur Kübler-Ross et la Syrie

SOURCE: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/10/19/ras-le-bol-russe-lue-a-la-croisee-des-chemins/

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Allain Jules

washingtonREAL POLITIK, France – Les choses qui arrivent aux autres commencent déjà à nous arriver ? De Londres à Washington, en passant par Berlin, c’est le nouveau refrain: pas de Mistral pour Moscou !  Diantre. Mais qui sont-ils pour donner des ordres à tout va ? Ainsi, ceux qui veulent mettre Moscou à genoux sont maintenant engagés dans un bras de fer contre Paris. Le sournois Obama n’a encore rien dit, ce sont ses sous-fifres qui en parlent le mieux. Après Berlin, c’est Londres qui a ouvert les hostilités de la bouche même du Premier ministre britannique David Cameron.  Pourquoi veulent-ils en découdre avec Paris ?

Voir l’article original 200 mots de plus

minskLe président biélorusse Alexandre Loukachenko a sévèrement critiqué mercredi la politique menée par l’Occident à l’égard de la Russie, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Minsk.

http://fr.ria.ru/world/20140702/201701591.html

« Les États occidentaux devraient apprécier le rôle de l’Union soviétique dans la victoire sur le fascisme, mais en guise de reconnaissance, nous constatons un diktat arrogant et des sanctions. »

Alexandre Loukachenko

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