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ciaL’homme qui était agent de la CIA à Durban en 1962 a précisé son rôle. Une révélation qui devrait attiser les pressions pour que l’agence ouvre enfin ses archives.

Publié le 16 mai 2016

La CIA n’a jamais officiellement admis avoir contribué à l’arrestation de Nelson Mandela, sur une route non loin de Durban, le 5 août 1962, un épisode qui a conduit le militant anti-apartheid à passer vingt-sept années de sa vie en prison. Une interview posthume de son agent à Durban, Don Rickard, révélée par le « Sunday Times », vient confirmer ce que l’on soupçonnait déjà. Rickard reconnaît avoir lui-même donné aux autorités le tuyau qui a permis l’arrestation de Mandela, qui se faisait alors passer pour le chauffeur éthiopien d’un blanc, sous le nom de « David Motsamayi ».

« J’ai découvert quand il venait [à Durban] et comment il venait… C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été attrapé », a confié Rickard au metteur en scène John Irvin, dans le cadre de la préparation d’un film, « Mandela’s gun » qui revient sur la vie du militant, lorsqu’il était encore un guerillero armé.

LIRE plus:http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160516.OBS0575/c-est-bien-la-cia-qui-a-declenche-l-arrestation-de-nelson-mandela.html

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La grille du « camp six » de Guantanamo, le 19 janvier 2012, à Cuba ( AFP/Archives / JIM WATSON )

La prison  en chiffres

AFP le 23/02/2016
Plus de quatorze ans après l’ouverture de Guantanamo, le 11 janvier 2002, la prison militaire qui a cristallisé le sentiment anti-américain post 11-Septembre et que Barack Obama cherche à fermer depuis 2009, renferme encore 91 détenus dont le transfèrement pose question.
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– Américaine depuis 1903

Le centre de détention a ouvert en janvier 2002 sur une base navale américaine de la côte sud-est de l’île du Cuba. Cette enclave de 117 km2 (dont seulement 49 km2 de terre ferme) avait été cédée par Cuba aux Etats-Unis en 1903, pour remercier son puissant voisin de son aide dans la guerre contre les Espagnols.

Les premiers prisonniers arrivent sur la base située à 1.000 km de La Havane, dans la foulée des attentats du 11-Septembre. Ces détenus sont qualifiés de « combattants ennemis » par l’administration de George W. Bush et privés de leurs droits fondamentaux.

– 91 prisonniers restants

Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a accueilli jusqu’à 680 en 2003. Au total, quelque 760 prisonniers sont passés par Guantanamo, dont 85% ont depuis été transférés sous conditions. L’administration Obama affirme avoir procédé à 147 transfèrements, …..

lire la suite: http://www.boursorama.com/actualites/quatorze-ans-apres-la-prison-de-guantanamo-en-chiffres-a64d453d7e571d06acbcf8b2e1904e94

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GUANTANAMO BAY GUARDS TOLD – ‘TREAT PRISONERS AS ANIMALS’

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Obama veut fermer Guantánamo avant son départ (mais les chances sont minces)

Le président américain a annoncé mardi un plan pour fermer la prison militaire de Guantánamo. Jusqu’à 60 prisonniers pourraient être relocalisés sur le territoire américain. Reste à convaincre le Congrès…
Une tour de garde à Guantanamo (PAUL J. RICHARDS / AFP FILES / AFP)Une tour de garde à Guantanamo (PAUL J. RICHARDS / AFP FILES / AFP)
 

Lire: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/elections-americaines/20160223.OBS5180/pourquoi-obama-veut-reussir-a-fermer-guantanamo-avant-son-depart.html

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Les armes utilisées dans les attentats de Paris proviennent d’une compagnie liée à la CIA

Jeudi, le « Palm Beach Post » (lire et écouter ci-dessous) a rapporté le fait qu’un pistolet semi-automatique M92 utilisé dans l’attaque terroriste de Paris a été retracé à Century International Arms à Delray Beach, en Floride. Century achète et revend des armes à feu de surplus militaire. La société se spécialise dans l’achat d’armes à l’étranger et dans la revente à des sociétés tierces.

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Dealer: Gun linked to Paris attack came through Delray firm

Updated: 7:49 p.m. Thursday, Dec. 10, 2015  |  Posted: 4:40 p.m. Thursday, Dec. 10, 2015

By Pat BeallJohn Pacenti and Mike Stucka – Palm Beach Post Staff Writers

http://www.mypalmbeachpost.com/news/news/crime-law/dealer-gun-linked-to-paris-attack-came-through-del/npgwf/

A gun once owned by a Delray Beach arms dealer is among those linked to the Paris attacks that killed 130 people, the head of a Serbian arms factory told The Associated Press.

read: http://www.mypalmbeachpost.com/news/news/crime-law/dealer-gun-linked-to-paris-attack-came-through-del/npgwf/

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En 2011, les câbles diplomatiques secrets rendus publics par WikiLeaks indiquaient que la compagnie était impliquée dans la vente d’armes à des «courtiers non autorisés» et un marchand d’armes israélien agissait comme un intermédiaire fréquent dans les transferts illégaux.

La société a déjà effectué des opérations douteuses dans le passé. Le Center for Public Integrity a rapporté en 2011 que des fusils roumains WASR-10 (une variante du Kalachnikov) produits par Century International Arms ont été trouvés sur des scènes de crime au Mexique. Les armes ont été semblerait-t-il « l’une des favorites des cartels mexicains de la drogue et au cours des dernières années, des centaines d’entre elles ont été reliées à des crimes au Mexique. »

Le Post a rapporté qu’au moins sept des armes utilisées ou découvertes après les attaques du 13 novembre à Paris ont été identifiées comme étant produites par une usine située dans le centre de la Serbie détenue par Century International Arms.

Le lien avec Iran-Contra

Au cours de l’affaire Iran-Contra à la fin des années 1980, des employés de Century Arms et un ancien policier, John Rugg, ont déclaré à un comité du Sénat américain que l’entreprise avait été impliquée dans la fourniture d’armes, y compris des roquettes et des grenades au Contras au Nicaragua.

Lors de son témoignage Rugg affirma que la compagnie était en relation avec Richard Secord, le major général dans l’Airforce qui avait travaillé avec la CIA lors des bombardements secrets et illégaux contre le Pathet Lao pendant la guerre du Vietnam.

Secord a démissionné de l’armée en 1983 après des allégations de transactions irrégulières avec l’ancien agent de la CIA Edwin P. Wilson. Il est ensuite devenu impliqué dans le transfert d’armes aux Contras avec le lieutenant-colonel Oliver North.

Lors de son procès en 1989 North admis que l’Opération Tipped Kettle a fourni des armes aux Contras-en violation de l’amendement Boland et que l’opération avait été commandée par le directeur de la CIA William Casey et le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger.

Le fait que l’arme M92 est liée à une entreprise qui a fait affaire avec Secord et la CIA n’est pas une preuve définitive que l’agence était derrière l’attaque terroriste à Paris. Cependant, c’est une preuve circonstancielle que la CIA a été impliquée dans la fourniture des armes.

Il y a une abondance de preuves démontrant que la CIA a créé, financé, soutenu et armé des groupes terroristes, le plus notable étant les moudjahidins afghans qui sont devenus à la fois al-Qaïda et les talibans.

« Malgré son nom, le but principal de la Central Intelligence Agency est, et a toujours été, la mise en oeuvre d’opérations secrètes impliquant la guerre économique, les élections truquées, les assassinats et même le génocide», écrit Mark Zepezauer. « La litanie des activités illégales de la CIA meurtrière est suffisant pour refroidir les os de quiconque se soucie de la liberté et de la justice. »

Traduction: Fawkes News

Source: Infowars

SOURCE: http://reseauinternational.net/les-armes-utilisees-dans-les-attentats-de-paris-proviennent-dune-compagnie-liee-a-la-cia/

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https://i1.wp.com/metatv.org/wp-content/uploads/articles/2015-06-10_11h01_10.jpgManlio Dinucci
Mondialisation.ca, 09 juin 2015
Url de l’article:
http://www.mondialisation.ca/la-brulante-verite-dilaria-journaliste-assassinee/5454461

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La docufiction  “Ilaria Alpi – L’Ultimo Viaggio” (“Ilaria Alpi-Le dernier voyage”, visible sur le site de Rai Tre[1]) met en lumière, surtout grâce aux preuves découvertes par le journaliste Luigi Grimaldi, l’homicide de la journaliste et de son opérateur Miran Hrovatin le 20 mars 1994 à Mogadiscio. Ils ont été assassinés, dans un guet-apens organisé par la Cia avec l’aide de Gladio[2] et des services secrets italiens, parce qu’ils avaient découvert un trafic d’armes  géré par la Cia à travers la flotte de la société Schifco, donnée par la Coopération italienne à la Somalie officiellement pour la pêche.

En réalité, au début des années 90, les navires de la Schifco était utilisés, avec des navires de Lettonie, pour transporter des armes étasuniennes et des déchets toxiques, y compris radioactifs, en Somalie, et pour approvisionner en armes la Croatie en guerre contre la Yougoslavie. Même si on n’en parle pas dans la docufiction, il s’avère qu’un navire de la Schifco, le 21 Oktoobar II (ensuite sous bannière panaméenne sous le nom de Urgull), se trouvait le 10 avril 1991 dans le port de Livourne où était en cours une opération secrète de transbordement d’armes étasuniennes revenues à Camp Darby après la guerre en Irak, et où se consomma la tragédie du Moby Prince dans laquelle moururent 140 personnes.

Sur le cas Alpi, après  huit procès (avec la condamnation d’un Somalien jugé innocent par les parents mêmes d’Ilaria) et quatre commissions parlementaires, la vérité est en train de venir au jour : à savoir ce qu’Ilaria avait découvert et noté dans ses carnets, que les services secrets ont fait disparaître. Une vérité d’actualité brûlante, dramatique.

L’opération « Restore Hope », lancée en décembre 1992 en Somalie (pays de grande importance géostratégique) par le président Bush, avec l’assentiment du néo-président Clinton, a été la première mission d’« ingérence humanitaire ». Avec la même motivation, à savoir intervenir militairement quand est en danger la survie d’un peuple, ont été lancées les successives guerres USA/Otan contre la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et d’autres opérations comme celles au Yémen et en Ukraine. Préparées et accompagnées, en costume « humanitaire », par des activités secrètes. Une enquête du New York Times (26 mars 2013[3]) a confirmé l’existence d’un réseau international de la Cia qui, avec des avions qataris, jordaniens et saoudiens, fournit aux « rebelles » en Syrie, par la Turquie, des armes provenant aussi de la Croatie, qui rend ainsi à la Cia la « faveur » reçue dans les années 90.

Quand le 29 mai dernier le quotidien turc Cumhuriyet a publié une vidéo montrant le transit de ces armes à travers la Turquie, le président Erdogan a déclaré que le directeur du journal aller payer « un lourd prix ».

par euronews-fr, vidéo 20 mars 2013

Il y a vingt et un ans Ilaria Alpi paya de sa vie la tentative de démontrer que la réalité de la guerre n’est pas seulement celle que l’on nous met sous les yeux.  Depuis lors la guerre est devenue de plus en plus « couverte ». Comme le confirme un reportage du New York Times (7 juin[4]) sur le « Team 6 », unité supersecrète du Commandement USA pour les opérations spéciales, chargées des « meurtres silencieux ». Ses spécialistes « ont tramé des actions mortelles depuis des bases secrètes sur les calanques de la Somalie ; en Afghanistan ils se sont engagés dans des combats si rapprochés qu’ils sont rentrés trempés d’un sang qui n’était pas le leur », en tuant y compris avec des «tomahawks primitifs». En utilisant  « des stations d’espionnage dans le monde entier », en se camouflant en « employés civils de sociétés ou en fonctionnaires d’ambassades », ils suivent ceux que « les Etats-Unis veulent tuer ou capturer ». La « Team 6 » est devenue « une machine mondiale de chasse à l’homme ».

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Les tueurs d’Ilaria Alpi sont encore plus puissants aujourd’hui.

Mais la vérité est dure à tuer.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 9 juin 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-scottante-verita-di-ilaria-alpi/

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Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

[2]Sur le réseau Gladio voir notamment : http://www.voltairenet.org/article162763.html; sur Mondialisation.ca, Les historiens, le 11-Septembre et les armées secrètes de Gladio par Daniele Ganser, 22 mai 2014.

[4]http://www.nytimes.com/2015/06/07/world/asia/the-secret-history-of-seal-team-6.html?_r=0

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Avis de non-responsabilité: Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

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11 déc. 2015

Par Pizzicalaluna

Blog : Le blog de Pizzicalaluna

The Guardian (et qui oserait prétendre qu’il s’agit d’un journal chaviste et bolivarien ?) a envoyé au Venezuela l’économiste américain Mark Weisbrot afin qu’il informe au sujet des mobilisations de l’opposition. Après deux semaines d’observation sur place, il a publié une chronique intitulée « La vérité sur le Venezuela : une révolte des riches »** dans laquelle il explique que la vérité n’a…

José Manuel Martín Medem

Quand Felipe Gonzalez dit que le Venezuela vit sous un régime tyrannique, personne ne demande à l’ancien chef du gouvernement espagnol qu’il expose ses arguments qui soutiendraient un mensonge aussi éhonté. Et lui de rajouter que le Chili de Pinochet respectait plus les droits de l’homme que le Venezuela de Maduro. Par contre quiconque voudrait lui répondre se verrait obligé d’apporter milles et une preuve, lesquelles n’auraient de toute façon aucun effet contre la mauvaise foi. Le Venezuela n’est pas une démocratie jusqu’à ce que l’on démontre le contraire, c’est une tyrannie bien que cette accusation ne tienne que… « parce que tout le monde le sait« .

Pour Fernando Casado, parler de « tyrannie au Venezuela » est un parfait exemple de sound bites, des messages courts qui résument des idées complexes et dont le but est d’être injectés l’opinion publique internationale. Spécialiste en droit et communication, Casado vient de publier à Madrid un livre (1) qui reprend ses conclusions après cinq années de recherches sur le rôle des informations contre le gouvernement du Venezuela dans les médias les plus influents d’Espagne et d’Amérique latine.

Il explique le système de triangulation mis en place pour tergiverser l’information et se base sur ses interviews de plusieurs journalistes reconnus travaillant pour de grands médias, qui reconnaissent l’influence que joue la ligne éditoriale antigouvernementale dans leurs articles.

La triangulation consiste à semer des informations de la CIA dans la presse madrilène, provenant toujours de « sources confidentielles », pour ensuite les reproduire à Miami et par le biais du Groupe de Journaux d’Amérique. Ces informations sont ensuite rediffusées à Caracas par le journal El Nacional, comme s’il s’agissait de la parole divine.

Il est important de souligner ici qu’il ne s’agit pas de l’opinion de Casado ou de la mienne, mais de l’expérience vécue et racontée par des journalistes qui travaillent pour les médias impliqués. Le Groupe de Journaux d’Amérique est constitué de O Globo (Brésil), El Mercurio (Chili), La Nación (Argentine), El Tiempo (Colombie), El Comercio (Equateur et Pérou), El Universal (Mexique), El País (Uruguay) et El Nacional (Venezuela). Des journaux comme El Nuevo Herald (Miami), El Espectador (Colombie) et ABC, El Mundo et El País (Madrid) sont sur la même longeur d’onde.

Les faits que révèlent les journalistes interviewés par Casado lèvent le voile sur un supposé journalisme de qualité qui laisse en fait fort à désirer. Angelica Lagos, éditrice de la rubrique internationale du journal El Espectador, parle d’une « construction dévastatrice pour l’image du Venezuela ». Maye Primera et Clodovaldo Hernández, tous deux collaborateurs d’El País à Caracas, parlent d’un « effort pour créer une opinion publique défavorable » et d’ « une pression insupportable pour raconter les choses comme eux voulaient les voir ». Miguel Angel Bastenier : « Nous savons tous qui est notre propriétaire ; l’immense majorité de ceux qui se trouvent à l’intérieur du système ne sortent pas de ce cadre ». Angel Expósito, directeur du journal ABC : « Nous avons accès à des informations de la CIA ».

La CIA sème des infos dans la presse à Madrid

Le 6 janvier, la DEA et la CIA ont offert un petit cadeau au journal madrilène ABC. Ils ont exfiltré de Caracas le déserteur Leasmy Salazar -présenté comme un officier membre des gardes du corps d’Hugo Chavez et de Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée Nationale- ils l’ont emmené à Madrid afin qu’il se fasse interviewer par Emili J. Blasco, correspondant à Washington du journal. Salazar lui a relaté en exclusivité les chefs d’accusation qu’il allait négocier avec le procureur aux Etats-Unis : « le Venezuela est un narco-état construit par Hugo Chavez et aujourd’hui dirigé par Diosdado Cabello ». Je n’invente pas cette histoire. Blasco la raconte lui-même dans le livre (2) qu’il a écrit à partir des révélations de Salazar, mis à sa disposition par la DEA et la CIA. Expósito [le directeur du journal ABC] a admis à Casado que l’information « provenait de la CIA » et Blasco confirme dans son ouvrage qu’il a eu accès à des rapports des services secrets. Le correspondant d’ABC est devenu la référence de base pour tous les médias qui sont disposés à utiliser l’information des services secrets des Etats-Unis préalablement blanchie par ABC.

Le livre de Blasco assure aussi que le Venezuela a mis en place un système de fraude électorale permanent grâce à l’intervention d’assesseurs cubains. Ses seules preuves sont les « accusations de témoins protégés par la Justice américaine » et des révélations de « figures du chavisme qui ont établi des contacts avec les autorités américaines mais qui préfèrent attendre encore avant de prendre la fuite ».

Le Wall Street Journal a participé à la légitimation de l’intervention de la CIA dans les médias, en l’auréolant de son prestige de Mecque du journalisme international. Pourtant, il est intéressant de lire avec attention les articles au sujet du Venezuela. En effet, le WSJ reconnaît que toute l’information utilisée provient de fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis et de ses services secrets. Le journal reconnaît aussi que les Etats-Unis tentent depuis dix ans de monter des affaires judiciaires liées au narcotrafic contre le gouvernement du Venezuela sans y parvenir faute de preuves indiscutables, et qu’une opération en cours consiste en provoquer des désertions de fonctionnaires et de militaires afin de leur donner le statut de témoins en échange de compensations comme un titre de séjour aux Etats-Unis. « Les services secrets américains –reconnaît le WSJ- ont accéléré le processus de recrutement de déserteurs qui offrent des informations utiles ». Des agents de ces services ont expliqué au journal que des exilés vénézuéliens les aident à contacter des fonctionnaires gouvernementaux afin de leur proposer qu’ils deviennent des déserteurs et partent se réfugier aux Etats-Unis.

« Tout le monde sait que »

Un second livre (3) récemment publié a lui aussi alimenté les accusations de supposée complicité entre Cuba et le Venezuela. Son auteur est un vénézuélien, Gustavo Azócar, conseiller électoral de l’opposition, et ses sources proviennent aussi d’informations récoltées par le journal espagnol ABC. Il réitère les accusations de Blasco, utilise les mêmes « rapports des services secrets » et a souvent recours au « tout le monde sait que« , assurant ainsi que les militaires cubains contrôlent l’Université des Forces Armées dans le cadre de la formation des officiers vénézuéliens pour réprimer les protestations populaires qui auront lieu suite à la fraude électorale lors des prochaines législatives du 6 décembre.*

The Guardian (et qui oserait prétendre qu’il s’agit d’un journal chaviste et bolivarien ?) a envoyé au Venezuela l’économiste américain Mark Weisbrot afin qu’il informe au sujet des mobilisations de l’opposition. Après deux semaines d’observation sur place, il a publié une chronique intitulée La vérité sur le Venezuela : une révolte des riches**, dans laquelle il explique que la vérité n’a pas grand-chose à voir avec celle décrite par les médias qui ont le plus d’influence auprès de l’opinion publique internationale. Weisbrot en arrive à la conclusion suivante : une stratégie insurrectionnelle de l’extrême droite vénézuélienne est en cours, avec le soutien des Etats-Unis.

José Manuel Martín Medem

L’auteur a été correspondant de RTVE au Mexique, en Colombie et à Cuba. Membre de la Commission Exécutive du Syndicat des Journalistes de Madrid (SPM).

Source : La Jornada (Mexique), 06/12/2015
http://www.jornada.unam.mx/2015/12/06/opinion/013a1pol

Traduit par Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/)

»» http://www.jornada.unam.mx/2015/12/06/opinion/013a1pol

NOTES :

(1) Antiperiodistas. Fernando Casado. Editions Akal.

(2) Bumerán Chávez. Emili J. Blasco. Sans identification éditoriale.

(3) Disparen a matar. Gustavo Azócar. Sans identification éditoriale.

NOTES DU TRADUCTEUR :

* L’article a été publié le 06 décembre 2015 et donc écrit avant l’annonce des résultats de l’élection. L’auteur fait allusion a une campagne médiatique orchestrée par la droite vénézuélienne et ses soutiens internationaux qui visait à dénoncer une fraude de la part du gouvernement vénézuélien qui refuserait de reconnaître une victoire de l’opposition. Les faits ont, encore une fois, démontré le contraire.
** Voir The truth about Venezuela : a revolt of the well-off, not a ’terror campaign’ Mark Weisbrot, The Guardian, 20/03/2014 http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/20/venezuela-revolt-truth-not-terror-campaign (traduction en français par LGS : http://www.legrandsoir.info/la-verite-sur-le-venezuela-une-revolte-des-classes-aisees-pas-une-campagne-de-terreur-the-guardian.html).

URL de cet article 29714
http://www.legrandsoir.info/comment-la-cia-fabrique-des-informations-contre-le-gouvernement-du-venezuela-la-jornada.html

https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/111215/venezuela-comment-la-cia-fabrique-des-informations-contre-le-gouvernement

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We bribed parties and politicians who enticed hate between the nations. Our ultimate goal was to enslave you!

WebTribune publishes their interview with former CIA agent Robert Baer during his promotion tour in Quebec for upcoming book “Secrets of the White House” last week.

robert-baerMy boss, who was formerly a US Senator, stressed repeatedly that some kind of scam would go down in Bosnia. A month before the alleged genocide in Srebrenica, he told me that the town would be headline news around the world and ordered us to call the media.

Robert Baer, ​​a former CIA officer, has authored many books which disclosed the secrets of both the CIA and the administrations of Bill Clinton and George W. Bush. He has been arrested and detained several times. Mitt Waspurh, a personal friend who worked at the Senate and shared information was killed at gunpoint. As a senior CIA operative, Baer worked in Yugoslavia during the 1991-94 period and in the Middle East. He has worked on several documentaries on National Geographic, accusing the Bush administration of waging war for oil.

The interview was conducted live in Canada, during my trip a few days ago. Robert Baer is currently promoting his book “The Secrets of the White House” in Quebec, where we talked. In an interview we spoke of the background of the war in Yugoslavia.

Where and when was your first job in Yugoslavia?

I arrived by helicopter with three agents. We landed on 12 January 1991 in Sarajevo. Our job was to keep an eye on alleged terrorists of Serbian nationality, who were expected to attack Sarajevo.

Who were the terrorists in question and why were they supposed to carry out these attacks?

They gave us files about a group called “Supreme Serbia” detailing plans to conduct a series of bomb attacks on key buildings in Sarajevo in opposition to Bosnia’s ambition to leave former Yugoslavia.

Did that group ever exist and what exactly you were doing in Sarajevo under CIA command?

No such group ever existed! Our headquarters lied to us. Our mission was to alarm and spread panic among politicians in Bosnia, simply to fill their heads with the idea that Serbs would attack. To begin with, we accepted the story, but after a while we started to wonder. Why were we raising such hysteria when the group clearly did not exist?

How and when did the mission end and did it have a name?

For me it ended after two weeks, I landed a new job in Slovenia. The operation lasted a month and had the name “Istina” (i.e. “truth”) although it was anything but!

Why did you go to Slovenia?

I received instructions that Slovenia was ready to declare independence. We were given money, a few million dollars, to fund various NGOs, opposition parties and various politicians who inflamed hatred.

Srebrenica a convenient false flag to frame Serbia

“Srebrenica should be blamed on Bosnians, Serbs and Americans – that is us! But in fact everything has been blamed on the Serbs. Many victims buried as Muslims were Serbs and other nationalities. A few years ago a friend of mine, a former CIA agent and now at the IMF, said that Srebrenica is the product of an agreement between the US government and politicians in Bosnia. The town of Srebrenica was sacrificed to give America a motive to attack the Serbs for their alleged crimes…Srebrenica is political marketing!”

Did you have an opinion about the CIA propaganda and did your colleagues think?

Of course, no one turns down a CIA mission, especially when we were all nervous and prone to paranoia! Many CIA agents and senior officers disappeared simply because they refused to conduct propaganda against the Serbs in Yugoslavia. Personally I was shocked at the dose of lies being fed from our agencies and politicians! Many CIA agents were directing  propaganda without being aware of what they were doing. Everyone knew just a fraction of the story and only the one who created the whole story knew the background – they are [the] politicians.

So there was only propaganda against the Serbs?

Yes and no. The aim of the propaganda was to divide the republics so they would break away from the motherland Yugoslavia. We had to choose a scapegoat who would be blamed for everything. Someone who would be responsible for the war and violence. Serbia was chosen because in some ways it is a successor to Yugoslavia.

Can you name the politicians in the former Yugoslavia [who] were paid by the CIA?

Franjo Tudjman: the rightwing strongman of Croatia, a sector of Yugoslavia with historically heavy pro-fascist leanings and a onetime Nazi ally.

Franjo Tudjman: the rightwing strongman of Croatia, a sector of Yugoslavia with historically heavy pro-fascist leanings and a onetime Nazi ally. He received friendly coverage by the Western media.

Yes, although it is somewhat delicate. Stipe Mesic, Franjo Tudjman, Alija Izetbegovic, many counselors and members of the government of Yugoslavia, were paid as were Serbian generals, journalists and even some military units. Radovan Karadzic was being paid for a while but stopped accepting help when he realised he would be sacrificed and charged with war crimes committed in Bosnia. It was directed by the American administration.

Tudjman visiting Croatian soldiers.

Tudjman visiting Croatian soldiers.

You mentioned that the media was controlled and funded, how exactly did that happen?

This is already known, some CIA agents were responsible for writing the official statement that the announcers read on the news. Of course the news presenters were oblivious to it, they got the news from their boss and he got it from our man. Everyone had the same mission: to spread hatred, nationalism and the differences between people through television.

We all know of Srebrenica, can you say about it?

Yes! In 1992 I was in Bosnia again, but this time we were supposed to train military units to represent Bosnia, a new state that had just declared independence. Srebrenica is an exaggerated story and unfortunately many people are being manipulated. The number of victims is the same as the number of Serbs and others killed but Srebrenica is political marketing. My boss, who was formerly a US Senator, stressed repeatedly that some kind of scam would go down in Bosnia. A month before the alleged genocide in Srebrenica, he told me that the town would be headline news around the world and ordered us to call the media. When I asked why, he said you’ll see. The new Bosnian army got the order to attack homes and civilians. These were of course citizens of Srebrenica. At the same moment, the Serbs attacked from the other side. Probably someone had paid to incite them!

Then who is guilty of genocide in Srebrenica?

Srebrenica should be blamed on Bosnians, Serbs and Americans – that is us! But in fact everything has been blamed on the Serbs. Unfortunately, many of the victims buried as Muslims were Serbs and other nationalities. A few years ago a friend of mine, a former CIA agent and now at the IMF, said that Srebrenica is the product of agreement between the US government and politicians in Bosnia. The town of Srebrenica was sacrificed to give America a motive to attack the Serbs for their alleged crimes.

Ultimately why do you think Yugoslavia collapsed and why did your government want to do it?

It is all very clear, the people who incited the war and dictated the terms of the peace now own the companies that exploit various mineral resources and the like! They simply made slaves of you, your people work for nothing and that product goes to Germany and America…they are the winners! You will eventually have to purchase and import what you have created yourself, and since you have no money, you have to borrow, that’s the whole story with the whole of the Balkans!

Radovan Karadzic, Bosnian Serb leader, one of the fall guys, like Milosevic.

Radovan Karadzic, Bosnian Serb leader, one of the fall guys, like Milosevic.

You were never in Kosovo as a CIA agent, but did you feel any pressure from America?

Of course! Kosovo was taken for two reasons, first because of mineral and natural resources, and secondly, Kosovo is a military base of NATO! In the heart of Europe it is their largest military base.

Do you have a message for the people of the former Yugoslavia?

I have. Forget the past, it was staged and false. They manipulated you, they got what they wanted and it is stupid that you still hate one another, you must show that you are stronger and realise who has created this ! I sincerely apologise! That’s why I have for a long time disclosed the secrets of the CIA and the White House!

source: http://www.greanvillepost.com/2015/11/29/108895/

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International

12:15 22.11.2015
Le Pentagone a ouvert une enquête interne afin d’établir qui l’a fait et pourquoi.

Dans un rapport secret de l’année dernière, le commandement central américain (CENTCOM) a dissimulé de façon délibérée la puissance réelle du groupe terroriste Etat islamique et l’insuffisance de l’entraînement des forces armées irakiennes. Le New York Times a annoncé dans sa version électronique que le Pentagone avait ouvert une enquête interne afin d’établir qui l’avait fait et pourquoi.

Le NYT se réfère à ses propres sources au sein des services secrets et du renseignement militaire américains. Selon ses données, l’année dernière, des analystes du CENTCOM ont composé une note d’information à l’intention du commandement militaire et des politiques expliquant les raisons pour lesquelles les combattants de l’EI avaient occupé si rapidement certaines villes irakiennes: les djihadistes avaient mis en fuite les unités de l’armée gouvernementale irakienne lesquelles, soit dit en passant, avaient été entraînées par des instructeurs américains.Le document a été examiné par des chefs supérieurs, et ceux-ci « ont apporté des changements substantiels » au texte. Ainsi, la version définitive du document ne disait pas un seul mot sur la fuite des soldats et officiers irakiens. Selon le NYT, il a été écrit dans le document que ces derniers avaient été tout simplement repositionnés ».

Le NYT est convaincu que le CENTCOM « a révisé les conclusions des analystes pour cacher les insuffisances des militaires américains dans la formation des troupes d’Irak ». Le quotidien ignore à quel point ce document « édulcoré » a influé sur la politique générale de l’administration Obama dans la lutte contre Daech. Pour répondre à cette question il faudrait savoir combien régulièrement le CENTCOM fardait la vérité et trompait Washington.C’est justement là l’objectif de l’enquête entamée par le Pentagone et plusieurs membres du Congrès proches du dossier, y compris Mac Thornberry, président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants des Etats-Unis (républicain du Texas). Les législateurs ont, on s’en doute, un grand nombre de questions à poser au général Steven Grove et à son adjoint Gregory Ryckman à ce sujet.

Le NYT n’exclut pas que cette dissimulation aura pu donner une idée fausse au président Obama concernant l’efficacité des frappes de l’aviation américaine sur les positions de Daech en Irak et en Syrie. Le 15 janvier dernier Barack Obama a déclaré, dans un entretien à la chaîne de télévision ABC, que l’extension de l’influence de l’Etat islamique avait été stoppée et que ses combattants ne pouvaient plus occuper ni retenir de nouveaux territoires.

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Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines. © Twitter
Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines.

Shaker Aamer a parlé publiquement pour la première fois depuis le début de sa détention, il y a 14 ans. L’homme met en lumière des détails inédits sur les conditions de sa détention et sur l’origine de la guerre en Irak.

«Il y des gens qui refusent que je voie de nouveau le soleil. Qu’ils aient signé les papiers [de ma libération] ne veut rien dire, tout peut arriver avant que je sorte. Si je meurs, ça sera la pleine responsabilité des Américains». Ainsi s’exprime Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de la tristement célèbre prison de Guantanamo. Alors que l’homme s’apprête à retrouver la liberté après 14 années de détention, il a livré à nos confrères du Daily Mail un témoignage troublant, révélant des faits qui font trembler en haut lieu. Le quotidien britannique a aussi mis la main sur un rapport de 24 000 mots que le prisonnier a fourni à la police de Londres et dans lequel il décrit les actes de torture qui lui ont été infligés.Afficher l'image d'origine

L’homme, qui espère retrouver sa liberté dans les prochaines semaines, a raconté au tabloïd qu’il était, aujourd’hui encore, l’objet de traitements dégradants et de maltraitances physiques. Il a expliqué avoir entamé une grève de la faim après avoir été forcé de donner des échantillons de son sang. Plus compromettant encore, notamment pour son pays d’origine, Shaker Aamer affirme avoir été témoin d’actes de torture ayant poussé un détenu à faire de faux aveux. Des aveux arrachés par la force, qui auraient été à l’origine de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Si ces propos étaient avérés, ils pourraient avoir de graves conséquences pour l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont l’engagement à voir la Grande-Bretagne participer à la guerre en Irak est déjà sujet à de nombreux questionnements.

Torturé par les Américains et les Anglais

«J’ai été abusé par les militaires américains depuis le premier jour», a expliqué Shaker Aamer à la police londonienne, racontant qu’il avait été kidnappé en Afghanistan où il était en mission humanitaire, avant d’être vendu à l’armée américaine. Ce Britannique s’attendait à être rapidement relâché mais, considéré par l’armée comme un cadre d’Al-Qaïda, soupçonné d’appartenir au cercle d’Oussama Ben Laden, avant d’être relégué au rang de «recrue, trésorier et responsable, doté d’un passé de combattant djihadiste». Même si l’intéressé a toujours nié ces accusations, il n’est jamais passé devant un juge et n’a jamais bénéficié d’un procès pour se défendre.

L’homme raconte encore avoir été détenu dans un hangar, durant le rude hiver afghan. Il affirme en outre que des membres des services secrets britanniques étaient présents lors des interrogatoires où les militaires américains ont frappé sa tête contre un mur à plusieurs reprises. Il dit enfin avoir été interrogé par des espions anglais, notamment sur la vie qu’il menait à Londres, où il avait épousé une britannique et travaillait comme traducteur.

Le 14 février 2002 – le jour de la naissance de son quatrième enfant – Shaker Aamer a été mis tout nu, contraint de revêtir la tenue orange des prisonniers de Guantanamo. Il aurait dû être relâché une première fois en 2007, puis une nouvelle fois en 2009. C’est finalement le 25 septembre 2015 que l’annonce de sa remise en liberté a été prononcée par les Etats-Unis.

Pour son avocat, Maître Stafford Smith : «personne n’a autant souffert à Guantanamo que Shaker Aamer, parce qu’il s’est battu pour ses droits et celui des autres prisonniers – et qu’il a été constamment puni pour cela». «Le gouvernement [du Premier ministre britannique David] Cameron aime clamer que chacun doit prendre ses responsabilités pour ses actions. La Grande-Bretagne devra certainement accepter sa propre responsabilité dans cette affaire», ajoute l’homme de loi.Afficher l'image d'origine

En savoir plus : Prisonnier français de Guantanamo: privation de sommeil et humiliation – sa vie en camp de détention

En savoir plus : L’ex-commandant de Guantanamo traduit devant la justice française

source: https://francais.rt.com/international/7765-revelations-effarantes-guantanamo

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Drapeaux de l'UE et des Etats-UnisLa justice européenne invalide l’accord sur le transfert de données entre l’UE et les USA

© jamdesign

10:31 06.10.2015(mis à jour 10:39 06.10.2015)

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a déclaré mardi « invalide » le cadre juridique qui couvre le transfert de données personnelles de l’Union européenne vers les Etats-Unis, dans une affaire impliquant le géant Facebook.

Dans un jugement, La cour basée à Luxembourg a ainsi donné raison à l’autrichien Max Schrems, qui contestait une décision de la Commission européenne, datant de 2000. Cette dernière estimait que les Etats-Unis assurait un « niveau de protection adéquat » aux données à caractère personnel transférées, rapporte l’AFP.

S’appuyant sur les révélations sur les pratiques des agences de renseignement américain, en particulier l’affaire Snowden, le juriste autrichien avait demandé aux autorités de contrôle en Irlande, où se trouve le siège européen de Facebook, de s’opposer au transfert de ses données personnelles vers les Etats-Unis.

Sa requête avait été rejetée, les autorités irlandaises ayant considéré que les Etats-Unis assuraient un niveau suffisant de protection aux données transférées. Mais Max Schrems avait lancé un recours devant la justice irlandaise qui avait saisi la CJUE.

Les autorités irlandaises avaient invoqué dans leur rejet le régime juridique dit de la « sphère de sécurité », plus connu sous le nom anglais de « Safe Harbour », mis en place par les autorités américaines pour leurs entreprises transférant des données depuis l’Europe.

Dans une décision datant de 2000, la Commission européenne avait considéré que ce cadre protégeait suffisamment les citoyens de l’UE.

« L »existence d’une décision de la Commission constatant qu’un pays tiers assure un niveau de protection adéquat aux données à caractère personnel transférées ne saurait annihiler ni même réduire les pouvoirs dont disposent les autorités nationales de contrôle », a jugé la Cour de justice.

La Commission « n’avait pas la compétence de restreindre ainsi les pouvoirs des autorités nationales de contrôle », a-t-elle jugé, déclarant la décision de la décision « invalide ».

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