Archives de septembre, 2015

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1018481598Un référendum sur l’accord d’association Ukraine-UE, qui doit se tenir aux Pays-Bas, montrera si Bruxelles peut dicter sa volonté aux peuples de l’UE.

Les Pays-Bas organiseront un référendum controversé sur l’accord d’association Ukraine-UE suite à la collecte par un blog populaire néerlandais, GeenStijl, de plus de 450.000 signatures.

Selon les initiateurs du référendum, l’accord ratifié par Amsterdam l’été dernier représente une menace pour le bien-être des peuples ukrainien et néerlandais.

Ils appellent leurs concitoyens à répondre aux questions suivantes : « Est-il raisonnable de signer un accord d’association avec un pays ravagé par une guerre civile ? Avec un pays qui occupe le 142e rang des pays corrompus aux côtés de l’Ouganda et des Comores ? Et souhaitons-nous que l’Ukraine bénéficie prochainement des schémas d’aide financière de l’UE ? ».

« Contrairement aux déclarations des médias néerlandais, l’accord d’association Ukraine-UE est loin d’être tout simplement un accord de libre-échange. Il porte également « sur…

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Entre 270.000 et 280.000 migrants sont arrivés en Allemagne au cours du seul mois de septembre 2015, dépassant en un seul mois le total enregistré en 2014, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur de la Bavière, Joachim Herrmann.

« C’est un fait que d’après les données actuelles nous devons partir du principe qu’en septembre 2015 entre 270.000 et 280.000 réfugiés sont arrivés en Allemagne. C’est plus en un mois que durant la totalité de l’année 2014 », a déclaré le ministre devant le parlement de cette région du Sud de l’Allemagne, par laquelle entrent la grande majorité des migrants.

Source : http://www.bfmtv.com//international/pres-de-280-000-migrants-arrives-en-allemagne-en-septembre-918985.html

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Photo de Robert Ferreres.
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Quand un Président explique à une ministre qu’il vient de nommer à un poste qui nous concerne ce qu’elle doit faire.
Vous en penserez ce que vous voulez, moi, je vais pleurer un peu…

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Le chef des FARC, Ricardo Londoño, alias « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec le président colombien, Juan Manuel Santos, en présence de Raoul Castro.

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 16h40 • Mis à jour le 25.09.2015 à 17h50

Par Marie Delcas (Bogota, correspondante)

Les pourparlers de paix entre le président colombien, Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), la dernière grande guérilla d’Amérique latine, sont très avancés après un accord, mercredi 23 septembre, sur la mise en place d’une juridiction compétente pour juger des crimes de guerre. Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timoleón Jiménez ou « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec Juan Manuel Santos, en présence de Raul Castro. Car c’est à Cuba que se tiennent depuis trois ans les négociations de paix.

  • La guérilla la plus vieille du monde

Ce sont des guérilleros grisonnants qui négocient. Timochenko a 56 ans. Il en a passé près de quarante dans le maquis. Son prédécesseur Alfonso Cano a été tué par l’armée à l’âge de 63 ans, en 2011. Manuel Marulanda Velez, le fondateur des FARC, est, lui, mort de sa belle mort à 78 ans, en 2008.

Les FARC ont été fondées par le Parti communiste colombien (PCC) en 1964, mais la guérilla puise ses origines dans « La Violencia », période de guerre civile en Colombie, dans les années 1950. Conservateurs et libéraux se disputaient alors à feu et à sang le pouvoir et les terres. Des milliers de paysans ont trouvé refuge dans les montagnes.

Une fois la paix revenue, certains y sont restés pour tenter d’obtenir une réforme agraire. La révolution cubaine montrait la voie. « Je n’ai pas choisi la guerre, elle est venue me chercher », résumait Marulanda.

Les FARC, qui se targuent d’être la plus vielle guérilla au monde, ont fait de leur longévité vertu, et de la géographie une arme. Deux fois grande comme la France, la Colombie est traversée de trois cordillères et de jungles impénétrables. De source militaire, les effectifs des FARC se montent aujourd’hui à 8 000 hommes en armes. Ceux de l’armée, à 500 000.

Les guérilleros d’aujourd’hui sont souvent fils, petit-fils ou petites-filles de guérilleros. Près du tiers des combattants sont des femmes. Le maquis est devenu un mode de vie. Ancrées dans la misère du monde rural, les FARC continuent de se penser comme un mouvement d’autodéfense paysanne.

  • De nombreuses et vaines tentatives de paix

Au début des années 1980, le pouvoir tente une première fois de négocier la réincorporation des guérilleros à la vie civile. Les élites locales, l’armée et la mafia naissante ne suivent pas. La Colombie est en train de devenir le premier producteur de cocaïne. Plus de 3 000 membres de l’Union patriotique, le front mené par les FARC et le PCC, seront assassinés. Comme seront tués des centaines de syndicalistes, de dirigeants paysans et de militants de gauche. Les chefs des FARC qui négocient à La Havane ne l’ont pas oublié.

L’argent du narcotrafic va jeter de l’huile sur le feu du conflit. La guérilla, qui taxe les cultures de coca, s’enrichit et s’agrandit. Les milices paramilitaires d’extrême droite aussi. Enlèvements contre rançons, massacres de paysans, déplacements forcés à grande échelle : la confrontation s’intensifie. À la fin des années 1990, les FARC comptent 20 000 hommes en armes et sont en mesure d’infliger à l’armée d’humiliantes défaites, sans jamais toutefois menacer le pouvoir.

Pour la population urbaine, désormais largement majoritaire, le conflit ne fait pas sens. Au tournant du XXIe siècle, une nouvelle tentative de paix négociée – la quatrième – se solde par un nouvel échec.

  • Un mouvement affaibli par le conflit

Les électeurs colombiens se laissent alors séduire par le discours sécuritaire d’Alvaro Uribe. De 2002 à 2010, ce président à poigne livre une guerre sans merci contre les FARC. Elle est largement financée par les États-Unis, qui ont inscrit les FARC sur la liste des organisations terroristes. Juan Manuel Santos est alors ministre de la défense. Sous la pression de l’armée, les guérilleros se replient loin des centres d’activités du pays.

En 2010, devenu président, M. Santos fait volte-face. Affaiblies, les FARC acceptent la main tendue et s’assoient à la table des négociations en novembre 2012. Toutefois, la guérilla ne se sent pas vaincue militairement et entend négocier pied à pied sa reddition.

Politique agraire, lutte contre le narcotrafic, participation en politique des guérilleros démobilisés et justice transitionnelle : quatre accords ont d’ores et déjà été annoncés. Les négociateurs doivent encore convenir des conditions de la démobilisation et de la réinsertion des combattants.

Les négociations de paix sont loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion publique. Une deuxième guérilla, l’Armée de libération nationale (ELN, castriste), plus faible que les FARC, est restée à l’écart des tractations, à attendre les résultats de La Havane.

Plus de six millions de Colombiens (sur une population de 50 millions), essentiellement des paysans déplacés, se sont enregistrés auprès du département administratif créé pour gérer les programmes de restitution des terres et de réparation des victimes. Pour la première fois de leur longue histoire, les FARC semblent disposées à accepter leur responsabilité historique.

  • Marie Delcas (Bogota, correspondante)
    Journaliste au Monde

source:http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/09/25/colombie-que-representent-aujourd-hui-les-farc-la-plus-vieille-guerilla-du-monde_4771862_3222.html

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09:06 29.09.2015

Plus des trois quarts (77%) des Français pensent que François Hollande n’est pas un bon président de la République et 62% pensent la même chose du premier ministre Manuel Valls, selon un sondage Odoxa à paraître mardi.

A la question « Diriez-vous que François Hollande est un bon président? », 77% des sondés ont répondu non, 21% oui et 2% ne se sont pas prononcés, rapporte l’AFP.

Chez les sympathisants de gauche 48% pensent que François Hollande n’est pas un bon président, contre 50% d’un avis contraire et 2% sans opinion.

Chez les sympathisants de droite, 96% ont répondu « non », 3% « oui » et 1% ne se prononcent pas.Répondant à la même question concernant Manuel Valls, 36% des sondés considèrent qu’il est « un bon premier ministre », 62% répondent par la négative.

59% des sympathisants de gauche estiment qu’il est un bon premier ministre, contre 39% d’un avis contraire et 2% de sans opinion.

Vu de droite, 77% des sondés ont une mauvaise opinion de Manuel Valls, contre 21% et 2% de sans opinion.

L’institut note que la popularité de Manuel Valls est tombée en neuf mois de 53% à 36%.

Le classement des hommes politiques établi en fonction de deux paramètres: « Vous soutenez la personnalité » et « Vous éprouvez de la sympathie pour elle » fait apparaître Alain Juppé en tête avec 40% d’adhésion, devant François Bayrou (31%) et Emmanuel Macron (30%).

Nicolas Sarkozy arrive à la cinquième place avec 27%, devant Marine Le Pen (26%) et François Fillon se classe 9e avec 24%. Cécile Duflot (EELV) avec 12% est avant-dernière, devant Florian Philippot (FN) avec 11%.Parmi les personnalités politiques qui suscitent le plus de rejet, Marine Le Pen arrive en tête avec 53%, ex aequo avec Marion Maréchal Le Pen, et devant Florian Philippot avec 48%, autant que Nicolas Sarkozy.

A propos de la crise des réfugiés et des migrants, 70% des personnes interrogées estiment que François Hollande et Manuel Valls la gèrent mal, 29% bien et 1% n’ont pas d’opinion.

Concernant la politique économique du gouvernement, 77% des sondés la jugent « mauvaise » (35% très mauvaise et 42% plutôt mauvaise) contre 21 % (19% plutôt bonne et 2% très bonne), et 2% de sans opinion.

Sondage réalisé les 24 et 25 septembre par internet auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Angela Merkel
Angela Merkel, futur secrétaire général de l’Onu?

© REUTERS/ Hannibal Hanschke
12:54 29.09.2015

Ces derniers temps, les rumeurs sur le départ éventuel d’Angela Merkel de la politique allemande dans l’objectif de prendre le poste de secrétaire général des Nations unies s’intensifient, a rapporté le quotidien allemand Bild.

Les informations sur un nouveau tournant possible dans la carrière de la chancelière sont confirmées par certains employés de l’Onu, a fait savoir Bild.

Ainsi, l’organisation a lancé au printemps 2015 la campagne Woman SG (Woman Secretary General), dont les participants désirent voir une femme à la tête de l’Onu, l’organisation n’ayant été jusqu’à présent dirigée que par des hommes. Comme le mandat de Ban Ki-moon prend fin le 31 décembre 2016, Angela Merkel a toutes les chances de prendre sa succession, son nom étant déjà sur la liste des candidates proposées par les organisateurs de la campagne.

« Elle serait la candidate idéale », a estimé un membre du mouvement.Outre Angela Merkel, la liste comprend les noms de Christine Lagarde (directrice du FMI, 59 ans), de Catherine Ashton (ex-chef de la diplomatie de l’UE, 59 ans) ou encore Dalia Grybauskaite (présidente de la Lituanie, 59 ans).

« D’un côté, (Angela) Merkel a avoué elle-même qu’elle voulait quitter son poste en démissionnant, et pas en perdant les élections ou en étant contrainte de démissionner. D’autre part, personne ne croira jamais que Merkel, qui vient d’avoir ses 60 ans, deviendra une retraitée politique et se consacrera à faire pousser des roses », a fait remarquer Bild.

Effectivement, les gens qui ont déjà eu la possibilité de jouer des rôles non-négligeables dans la grande politique ont besoin d’activité afin de ne pas perdre leurs compétences professionnelles. Peu de postes pourraient correspondre aux attentes de la chancelière allemande, sauf si on prend en considération l’Onu. Outre cela, le moment est bien choisi: la popularité Angela Merkel s’essouffle en Allemagne, tandis qu’à New York elle se sent comme un poisson dans l’eau, souligne le quotidien. Ainsi, à l’Assemblée générale elle est qualifiée de « femme la plus puissante du monde ».Il est à noter que jusqu’à présent, la candidature du secrétaire général de l’Onu a été choisie à l’issue de discussions informelles des représentants des pays membres les plus influents. Le candidat sélectionné devait par la suite obtenir le soutien des deux tiers de votants à l’Assemblée générale et le soutien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité comprenant le Royaume-Uni, la France, la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Selon certains experts, cette dernière pourrait pourtant bloquer une telle nomination, car il est peu probable que le président russe souhaite voir son opposant le plus fervent dans la crise ukrainienne à la tête de l’Onu, fait remarquer Bild. En outre, les pays membres du Conseil n’aiment pas voir des personnalités fortes à ce poste, et Angela Merkel risque d’être le « général » plutôt que le secrétaire de l’organisation, ajoute le quotidien.

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France

17:16 29.09.2015
Résiliation du contrat Mistral

La France perdra environ 1,1 milliard d’euros dans l’affaire des Mistral si on ne prend pas compte de leur revente à l’Egypte, a annoncé le Sénat français.

« Il est faux de soutenir, comme le fait le Gouvernement, que la France et ses industriels ne subiront +aucune perte+ du fait de ces accords grâce la revente des BPC à l’Egypte. Hors revente des BPC, l’Etat supportera une perte financière d’environ 1,1 milliard d’euros, qui se traduira en 2015 par un effet négatif sur le solde budgétaire de 556,7 millions d’euros », a indiqué la commission des finances du Sénat.

« Si l’accord de principe trouvé avec l’Egypte se concrétise effectivement, le reversement au budget général d’une fraction du produit de la vente des BPC pourrait finalement ramener le coût pour l’Etat à un montant compris entre 200 millions d’euros et 250 millions d’euros », lit-on dans le communiqué.

La commission des finances s’est réunie lundi pour examiner le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord intergouvernemental franco-russe sur le règlement des obligations complémentaires liées à la cessation de l’accord de 2011 relatif à la construction de bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral.D’après la commission, la perte subie par les industriels français, principalement le groupe DCNS, pourrait s’établir (…) à environ 150 millions d’euros, correspondant à la perte de marge sur le contrat russe ».

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Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales

© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da agência antidrogas dos EUA – Drug Enforcement Administration (DEA) –, que estaria ativamente contra Morales desde que ele atuava como líder dos sindicatos de produtores de coca na Bolívia, antes de se tornar deputado e, enfim, candidato à presidência.

“Não descansaram um só segundo e não vão descansar. Eles querem o Presidente fora do Governo, querem desacreditá-lo”, afirmou Quintana.

O alto funcionário boliviano disse ainda que Morales é “o alvo número um das agências de segurança dos EUA porque o Presidente é um dos líderes indiscutíveis na América Latina e no mundo, que não comunga com a política do país do norte”.

Primeiro presidente de origem indígena da Bolívia, Morales ocupa o cargo desde 2006 e foi reeleito novamente em 2014. Reconhecido por suas políticas de redução da pobreza e de combate à influência de Washington e das corporações multinacionais na Bolívia, ele nunca foi encarado pelo governo norte-americano como um aliado, especialmente no contexto da guerra em curso contra as drogas.

No entanto, as intervenções estrangeiras dos EUA – que incluem ajuda militar e intervenção política como métodos para tentar estancar os fluxos de cocaína provenientes da América Latina –, continuam sendo amplamente impopulares no continente, além de basicamente ineficazes.Nas palavras do ministro Quintana, “há uma maquinaria midiática” que alimenta a construção de escândalos para tentar deslegitimar a voz “clara, firme e honesta” de Morales na comunidade internacional.

“A partir desta construção de uma matriz de opinião se pretende instalar a opinião de que a Bolívia é um narcoestado », disse ele, lamentando a existência no país de uma « imprensa » e de políticos « bobos », que repetem “sem qualquer tipo de reflexão este tipo de slogan, fazendo um favor aos EUA para legitimar o relato de que a Bolívia não contribui » na luta internacional contra o narcotráfico.

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Le capitalisme doit redevenir l’affaire de tous car il est aux mains d’une infime minorité qui est aux commandes. Un glissement imperceptible s’est déroulé depuis le début des années 80: le pouvoir de l’argent étant passé des mains des capitaines d’industrie à ceux de la haute finance. Ce faisant, l’oligarchie financière a progressivement étendu sa domination pour finir, vers le milieu des années 2000, par régner sur l’ensemble de l’économie réelle qui en est devenue totalement accro, via le levier de la financiarisation. Cette sophistication ultime de la finance (ayant accouché de la crise des subprimes dès 2007) a su se rendre indispensable à l’économie en l’arrosant de liquidités. L’ensemble des entreprises et des acteurs économiques a dès lors adopté le marché comme référence suprême sans se rendre compte que cette financiarisation revenait en fait à une monopolisation accrue des pouvoirs. Pouvoirs qui étaient imperceptiblement passés depuis les mains des capitaines d’industrie et des entrepreneurs (qui avaient au moins le mérite d’être familiers avec leurs ouvriers et avec leur production) entre les mains d’une élite de financiers. La tradition entrepreneuriale avait jusque-là réellement créé une valeur ajoutée pour notre société. Et les révolutions technologiques laissé une marque profonde pour avoir constitué les authentiques forces motrices ayant autorisé prospérité des sociétés et réalisation de l’individu. En effet, le profit n’avait jamais été qu’un instrument pour ces entreprises et non le but ultime comme il l’est pour la finance, car il était constamment réinvesti, certes dans l’intérêt de ces entrepreneurs, mais également de toute la chaîne humaine qui y participait.Aujourd’hui, le profit est l’horizon unique de cette financiarisation qui a tout contaminé sur son passage et qui ne considère désormais les entreprises que comme un levier à profits, ou une machine à sous dans un casino planétaire…..

Lire la suite sur: http://www.michelsanti.fr/volkswagen-pas-une-exception-mais-la-regle-du-capitalisme-actuel/

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Liberland, une terre promise pour les migrants ?
Liberland, une terre promise pour les migrants ?

L’histoire va-t-elle se répéter ? Un peuple chassé de sa terre à la recherche d’une terre sans peuple, ça vous rappelle quelque chose ? Dans cette nouvelle édition, le peuple sans terre pourrait être les migrants et le pays sans peuple serait le Liberland.

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Le Liberland est un petit bout de terre de 7 km2 situé entre la Serbie et la Croatie, et appartient, en principe, soit à l’un ou l’autre de ces deux pays, soit aux deux. Après l’éclatement de la Yougoslavie, les querelles de frontière et les revendications territoriales de la Croatie et de la Serbie qui s’en sont suivies, n’ont jamais permis de clarifier la situation de certaines zones dont celle où se situe le Liberland. La République auto-proclamée du Liberland a été créée le 13 Avril 2015 par le Tchèque Vít Jedlička, et compte déjà 378 000 prétendants à la citoyenneté de cette république non reconnue.

La plus forte demande de citoyenneté – près de 10 000 – vient d’être enregistrée par les migrants « Syriens », selon le Washington Post. Pour l’instant, si l’on se réfère aux passeports, la Syrie représenterait le premier pays de provenance des demandes, devant les Etats-Unis.

Est-ce un hasard si, quelques mois à peine après la création de cette république, des centaines de milliers de réfugiés convergent vers cette région, non loin de la frontière hongroise ? Ce point de convergence semble être un nœud qui tend à retenir un maximum de réfugiés attendant les décisions qui seront prises à leur sujet. Si la migration, dont on sait qu’elle est organisée et financée, est liée à la création de la République Libre du Liberland, cela signifie que nous sommes en train d’assister à la création d’une colonie, type Israël, en plein cœur de l’Europe. Sans qu’il soit besoin de se référer à Israël, les conséquences en sont déjà prévisibles, du fait de l’exiguïté du territoire. Droit de vivre, puis droit d’exister en tant qu’état, et enfin droit de se défendre, on connait la chanson.

Il est clair que, si le mouvement migratoire a été organisé et financé, c’est qu’il a une finalité. En attendant de savoir laquelle, l’hypothèse de la validation d’un état-colonie en vaut une autre et les coïncidences citées plus haut la rendent tout à fait plausible.

L’équipe de  Réseau International

http://reseauinternational.net/liberland-une-terre-promise-pour-les-migrants/

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International

23:27 28.09.2015(mis à jour 01:26 29.09.2015)

La rencontre bilatérale entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama à huis clos a pris fin à New YorK. La rencontre a duré une heure et 40 minutes.

1:02 La rencontre a duré 1h40 au lieu de 55 minutes prévues par les dirigeants. Il s’agit de la première rencontre des deux dirigeants depuis plus de deux ans.

La Russie est prête à améliorer ses rapports avec les Etats-Unis, a déclaré M.Poutine à l’issue de la rencontre à huis clos. Il a qualifié l’entretien de « franc et fructueux ».

Le président russe a déclaré que la Russie ne participerait jamais à une opération militaire terrestre en Syrie contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le Kremlin tout comme la Maison-Blanche ont annoncé que parmi d’autres questions actuelles, les présidents allaient discuter du conflit syrien et de la crise ukrainienne.

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Syrie
Poutine fait preuve d’une grande intelligence stratégique avec son initiative en Syrie

© AP Photo/ Lefteris Pitarakis, File

Opinion

23:17 28.09.2015(mis à jour 00:21 29.09.2015)

Jacques Cheminade, ancien candidat à l’élection présidentielle, président du parti Solidarité et Progrès, commente l’intervention du président russe Vladimir Poutine prononcé lundi lors de la 70e session de l’Assemblée générale de l’Onu.

M. Cheminade estime que les relations  Poutine-Obama sont déterminantes pour l’avenir de l’humanité.

D’après M. Cheminade, M. Obama ne cesse de « parler de l’hyperpuissance mais il n’y a plus d’hyperpuissance parce que le gouvernement américain actuel est associé à un système financier et monétaire qui est en train de s’effondrer. On voit maintenant l’effondrement de ce système monétariste occidental ».

Et M. Cheminade d’expliquer qu’il y a deux voies à suivre. L’une va dans le sens de l’évolution vers l’irrespect de la démocratie  qui mènera à la guerre. L’autre, à l’encontre du monde gagnant dans la lutte contre le terrorisme ou le développement économique mutuel, comme l’avaient dit le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping.

« La France prétend que rien ne change lorsque tout est en train de changer. Le président Hollande, ne serait-ce que par opportunisme, se contentera d’aller du côté de ce qu’a défini V. Poutine, notamment en ce qui concerne l’Ukraine. Et je crois que le fait qu’il y ait des réunions de format Normandie…en excluant les USA et la Grande-Bretagne, est quelque chose de très important », a-t-il souligné.

« Sur la Syrie, la France essaye de faire croire qu’elle maintient toujours sa position. Hélas ou heureusement, elle ne peut pas grand-chose », a ajouté Jacques Cheminade.

Sur la question du terrorisme, le politicien a remarqué qu' »on joue avec les terroristes pour les manipuler, pour jouer les uns contre les autres. On voit cette politique non seulement au Moyen Orient mais au Mexique, en Amérique centrale. On voit les pays occidentaux perdre leur moral. La démarche gagnant-gagnant de V. Poutine ou Xi Jinping définit une autre politique. Je pense que la France et de plus en plus de secteurs français partagent ce point de vue que je viens de vous exposer. Le milieu industriel français, les agriculteurs, parlent de plus en plus haut et fort de l’arrêt des sanctions, et les militaires français savent très bien que la Russie ne peut pas être un adversaire mais un partenaire. On espère que la politique des USA pourra être changée ».

Sur l’Ukraine: « on a des gens en France et en Allemagne qui peuvent faire une politique qui permette la paix. Il est très clair que Victoria Nuland qui représente l’administration américaine  a organisé le coup d’Etat de Maïdan. Maintenant, il faut que les Européens concluent un accord réel avec la Russie et arrêtent cette politique de sanctions qui nuit à tout le monde », a conclu Jacques Cheminade.

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GsjoCZS14 personnes ont été blessées ce dimanche dans une bagarre de masse dans un camp de réfugiés à Kassel-Calden. Plusieurs centaines de personnes de différentes nationalités ont pris part à cet affrontement pendant plusieurs heures.

La police a tenté dans la soirée de trouver un foyer d’accueil temporaire pour l’un des deux groupes ethniques concernés afin de pacifier la situation. Près de 50 policiers ont été mobilisés sur le site de l’ancien aéroport Calden où sont logés les réfugiés (…)

Un premier affrontement a eu lieu en début d’après-midi, entre de deux groupes de deux nationalités différentes. 60 personnes environs se sont affrontés de chaque coté. Huit personnes ont été blessées. La police est intervenue et la situation s’est calmée.

Dans la soirée, la violence a repris une fois de plus. Cette fois, ce sont 70 personnes d’un côté et 300 de l’autre qui se sont affrontés. Trois migrants et…

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Environ 7 000 personnes sont arrivées hier en Croatie, 10 000 vendredi…

Marchant sous la pluie, un millier est passé de Berkasovo en Serbie, à Bapska, en Croatie. Ici, ces arrivées sont organisées, pas comme hier, à Strosinci, où le village a été surpris de voir débarquer une vingtaine d’autobus et a dû faire front dans l’urgence.

Ces 11 derniers jours, selon les données collectées par le gouvernement croate, la Croatie a dû gérer environ 73 500 migrants. Zagreb s’estime débordé, assurant ne pas pouvoir accueillir plus de 5 000 personnes par jour (…)

Source : http://fr.euronews.com/2015/09/27/croatie-pres-de-74-000-migrants-en-11-jours/

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Le Blog de Philippe Waechter

Plusieurs éléments à relever cette semaine pour comprendre la dynamique macroéconomique.

Le premier est le discours de Janet Yellen une semaine après la réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine. La présidente de la Fed a tenu un discours où chacun a pu y trouver les arguments qu’il souhaitait. On peut y puiser les éléments justifiant soit une hausse des taux d’intérêt soit le statu quo lors des toutes prochaines réunions du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine

Le deuxième point cette semaine est la publication de la deuxième estimation du PIB français pour le 2ème trimestre. Les chiffres ont été plutôt révisés à la hausse même si cela reste marginal. Globalement, et en arrondissant, l’activité a augmenté de 0.7% au premier trimestre et a été stable au deuxième mais la variation sur un an passe de 1.01% à 1.08% entre…

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p bilgerLa justice selon François Hollande…

Il y a un mot que François Hollande a prononcé plus que celui de « jeunesse » durant sa campagne présidentielle : celui de justice. On l’a entendu dans tous les sens et appliqué à de multiples situations nationales et internationales. Ce devait être une constante de son futur quinquennat.

Force est de considérer qu’il s’est moqué de nous ou qu’on n’a rien compris.

Pour la justice, dans sa définition judiciaire, après avoir cru naïvement qu’elle le préoccupait, j’ai pu constater une heureuse indifférence de sa part à son égard. Il laisse faire et sans que j’y voie une relation de cause à effet, depuis quelques mois plusieurs personnes qui avaient été mises en cause durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, à commencer par celui-ci pour certaines affaires, se trouvent relaxées, bénéficient de non lieu ou s’apprêtent sans doute à en profiter comme Christine Lagarde à la désescalade pénale impressionnante.

Faut-il voir dans cette épidémie de mansuétude le triomphe de l’état de droit ou une forme d’intuition judiciaire qui anticipe dans deux ans l’échec de la gauche ?

Le président de la République, par ailleurs, est si peu soucieux de l’institution judiciaire que s’il la traite courtoisement, et ceux qui la servent, il maintient cependant contre vents et marées et déceptions un calamiteux garde des Sceaux, seulement sauvé parce qu’elle est le marqueur solitaire d’une gauche qu’on ne veut plus, et d’abord François Hollande.

Au-delà de ce désinvestissement qu’on ne déplore pas parce que Nicolas Sarkozy l’investissait trop, la justice, dans la société, dans la gestion des crises, les innombrables aléas et épreuves d’une vie collective, est clairement gangrenée par le « deux poids deux mesures ». On n’agit pas de la même manière avec tout le monde, on réprime ou on s’abstient, on encourage des manifestations ou on en brise d’autres. L’inégalité est la règle et la justice sur ce plan est à la tête du citoyen ou de son étiquette politique. Sous l’onction républicaine se cachent des choix et des préférences. Derrière le verbe démocratique, des parti pris et des indulgences. L’état de droit est dans un état partisan et manque de droit.

Sur le plan international, il convient de créditer François Hollande et son ministre de la Défense de la libération de nos otages, quelles qu’en aient été les modalités.

Mais que d’étranges sinuosités, contradictions et reniements !

On a joué les moralistes contre Saddam et Kadhafi, on les joue à l’encontre de Bachar el-Assad et de Poutine, on insulte Viktor Orban mais à la fois l’argent des Rafale n’a pas d’odeur et celui de l’Arabie saoudite non plus, qui va aider l’Egypte à payer les Mistral achetés à la France.

De quel poids éthique la France, aujourd’hui, peut-elle se prévaloir quand, pour les affaires et la rentabilité, elle pactise avec les monarchies conservatrices et ferme ses yeux sur ce qui pourrait déranger son commerce ?

Si l’Arabie saoudite, demain, décide de mettre fin à l’horreur et de ne pas décapiter et crucifier ce jeune opposant chiite de 21 ans, Ali Mohamed al-Nimr, parce qu’il avait manifesté contre le régime quand il était âgé de 17 ans, ce ne sera pas grâce à la France. Notre pays ne peut plus être entendu, ou alors en étant renvoyé à ses propres contradictions, avec une éthique hémiplégique, une conscience intermittente et un réalisme qui n’est plus une vertu quand il n’est plus inspiré par la moindre boussole idéale.

J’en ai vraiment assez de cette justice selon François Hollande. Qui choisit ses victimes et ses bourreaux. Qui oublie les unes, parfois, pour mieux pactiser avec les autres.

Ce n’est pas clair, pas net. Ce n’est même pas de la raison d’Etat. Celle-ci a encore sa logique.

Mais de la déraison et du cynisme d’Etat. On consolide nos positions en même temps qu’on détruit nos valeurs. La France, patrie des droits de certains hommes seulement.

S’il est décapité et crucifié, je parie que François Hollande présentera ses condoléances au roi d’Arabie saoudite.

France

14:47 25.09.2015

Jeudi soir, le premier ministre français Manuel Valls s’est prononcé sur les problèmes sociaux et économiques du pays, notamment le chômage, l’avenir professionnel des jeunes, la compétitivité et d’autres sujets, lors d’une intervention dans l’émission « Des paroles et des actes », sur la chaîne France 2.

Selon le chef du gouvernement, le pays doit se mobiliser et continuer les réformes nécessaires pour changer les tendances de la faible croissance économique, et pour lutter contre le chômage qui est un des problèmes les plus graves de la France d’aujourd’hui.

M.Valls s’est déclaré persuadé que la France réussirait si elle comprenait les causes des problèmes, notamment le manque de compétitivité dans l’économie du pays qui dure depuis déjà dix ans. Il a également souligné que des nouveaux emplois continuaient à être créés sur le marché du travail, et que la résolution des problèmes d’emplois devrait avoir une approche pratique.

Pourtant, les explications sur une décennie de manque de compétitivité en France ont une portée générale, et en même temps, elles semblent exonérer le gouvernement actuel d’une partie de sa responsabilité concernant les problèmes sociaux et économiques du pays.

M.Valls s’est également prononcé sur le problème de la hausse de la taxe foncière en France. Selon lui, ce problème n’a pas du tout une dimension nationale, et ne touche que quelques propriétaires. En même temps, d’après le premier ministre, il faudrait étudier avec attention les modifications possibles à la législation qui pourraient permettre de régler ce problème.

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11:07 27.09.2015(mis à jour 12:43 27.09.2015) 

Pierre Gentillet

La politique étrangère française est morte, estime le responsable des Jeunes de la Droite populaire Pierre Gentillet, dans une tribune remise à l’agence Sputnik.

Disons-le d’emblée et sans détours: nous sommes bien loin du temps où la politique étrangère française inspirait le respect dans les pays arabes. Ce fut le cas jusqu’au président Chirac. Après lui ses successeurs infléchiront très largement la politique étrangère française sur une ligne pro-américaine. On imagine difficilement le président François Hollande désapprouvant l’intervention américaine en Irak en 2003 et refusant d’y prendre part tel qu’avait osé le faire le président Jacques Chirac. La France affirmait à cette époque une fois de plus non seulement sa singularité mais aussi son indépendance à la différence des pays d’Europe de l’Est qui s’étaient tous très largement alignés, ce qui fera dire au passage à Jacques Chirac « qu’ils avaient perdu une bonne occasion de se taire ».

La politique étrangère française est morte. Gangrénée par les intérêts étrangers, le hasard et surtout l’émotionnelle et compulsive politique de catéchisme des droits de l’homme. Cette idéologie politique, ayant déjà justifié tant d’interventions étrangères, trouve de plus en plus ses limites aujourd’hui tant il apparaît flagrant qu’elle n’est plus qu’un instrument au service d’une politique néo-conservatrice américaine. Rappelons qu’il y a 3 jours l’Arabie Saoudite a pris la direction, à l’Onu, du panel du Conseil des droits de l’homme. On ne saurait douter que Bernard-Henri Lévy y consacrera son prochain bloc-notes habituel au journal Le Point avec autant d’emphase qu’il en avait eu contre Bachar el-Assad et Vladimir Poutine.Pour revenir à la France, rappelons que la politique suiviste de celle-ci vis à vis des Etats-Unis nous ôte toute crédibilité face aux pays du Moyen Orient. Bachar el-Assad, dans une récente interview à la télévision française, énonçait très clairement que la France n’était plus un interlocuteur crédible, préférant parler directement avec les Américains. Combien d’humiliations nous faudra-t-il encore pour que la diplomatie française se relève une bonne fois pour toutes?

Comprendre l’échec de la politique étrangère française au Moyen-Orient

Avant de comprendre quelle politique nouvelle adopter, il nous faut comprendre les causes qui font que notre politique étrangère est si faible au Moyen Orient. La première de ces causes est évidemment, et nous l’avons déjà dit, la politique atlantiste française.

Faut-il rappeler qu’en 2013, lorsque la question s’était posée d’une éventuelle intervention en Syrie contre Bachar el-Assad, la France a souhaité attendre le vote du parlement américain pour savoir quelle attitude adopter, reléguant ainsi le pays de Richelieu et Talleyrand à celui de chambre d’enregistrement. Toujours sur la Syrie, nous soutenons, dans la lignée des américains, les mouvements dits rebelles opposés à Bachar el-Assad, dont certains se confondent la plupart du temps avec des mouvements islamistes proches du Front Islamique Al Nosra. La logique commanderait plutôt que nous soutenions Bachar el-Assad qui, lui, lutte réellement et efficacement contre l’Etat Islamique.Par ailleurs, comment peut-on commercer avec des pays comme le Qatar, auquel nous achetons du gaz en quantité, qui finance l’Etat Islamique en Irak et en Syrie? Pourquoi ne pas se tourner vers un pays comme la Russie, plus proche, en Europe, et lui-même grand producteur de gaz et de pétrole? Tout simplement parce que nos alliés — pour ne pas dire nos maîtres — américains ne nous le permettraient pas.

Nous choisissons comme alliés au Moyen-Orient les alliés de nos ennemis revendiqués. Les pétromonarchies, et parmi elles en tête le Qatar, financent Daech et les mouvements terroristes islamiques. A l’inverse nous nous opposons à Bachar el-Assad, à l’Iran, au Hezbollah qui, eux, combattent nos réels ennemis. Soyons bien clairs, ces régimes ne sont en aucun cas des modèles, ni même une solution idéale. Mais en politique on ne choisit pas entre une bonne et une mauvaise solution, mais nous allons vers la moins mauvaise de toutes. En l’occurrence, Bachar el-Assad et l’Iran sont les choix les moins pires. C’est auprès de ces pays du Moyen-Orient, et non pas des pétromonarchies sunnites extrémistes, que la France doit désormais chercher le pivot de sa politique extérieure.La politique étrangère française, jusqu’à présent sous l’influence des néo-conservateurs, ne nous a conduits nulle part.

L’échec de la vision néo-conservatrice à la française et du choc des civilisations

Il reste encore des tenants de l’alliance américaine et d’une vision religieuse des conflits au Moyen Orient. Parmi leurs plus dignes représentants on trouve Aymeric Chauprade, adepte d’une vision, d’après nous, plus concentrée sur les effets que sur les réelles causes. Ces tenants du concept fumeux qu’est « l’islamo-fascisme » souhaitent nous faire croire que le nouvel hitlérisme est précisément au Moyen Orient, ou bien que Mein Kampf serait une réédition du Coran.

L’inconvénient de cette vision est double.

Tout d’abord, le premier inconvénient de cette vision postmoderniste pousse la France et les Etats Européens dans leur ensemble à se ranger derrière l’étendard unique de l’alliance Atlantique, où la politique américaine est clairement le poids lourd, pour ne pas dire principal. Notre politique étrangère devient en cela complètement suiviste et atlantiste.

Le deuxième inconvénient est qu’en adoptant cette vision, nous avons une lecture exclusivement religieuse des conflits au Moyen-Orient, mettant ainsi totalement de côté les logiques d’Etats à Etats. On finit par oublier qui finance ces mouvements islamistes pour se concentrer uniquement sur le problème religieux. On oublie que, si nous cessions de commercer avec des Etats ne dépendant que des ressources de leurs sous-sols et finançant le terrorisme islamique, nous porterions un coup sévère aux financements du terrorisme islamique. Si l’Etat français récupérait la pleine maîtrise de ses frontières, il pourrait stopper bien plus facilement les terroristes venant sur son sol. Si la France avait un Etat, elle interdirait, comme l’a fait la Russie pour certaines ONG, les financements en provenance des pétromonarchies sunnites en direction de certaines mosquées radicales. L’argent est le nerf de la guerre, et sans ce nerf, l’Etat Islamique, l’islamisme radical et le terrorisme islamique perdraient une très grande partie de leur force. On le voit bien, le problème originel est donc avant tout un problème géopolitique dans une logique d’Etat à Etat, plutôt qu’un problème exclusivement religieux.Cette vision néo-conservatrice, adepte de la théorie du choc des civilisations, opposant un monde judéo-chrétien en guerre face à un monde musulman (au mépris de ses propres oppositions internes) est totalement contradictoire. Cela revient à préconiser l’alliance et le soutien au Moyen-Orient avec le pompier pyromane que sont les américains et amalgamer tous les musulmans en potentiels terroristes. Qui plus est, l’alliance avec Israël voulue par les néo-conservateurs, dont Aymeric Chauprade en France, ne conduit à rien: elle nous éloigne de l’Iran, pays sur lequel nous devons désormais compter pour lutter contre Daech. Car que fait notre allié Israélien contre Daech? Rien. En revanche il bombarde, en mépris du droit international, l’armée de Bachar el-Assad et soutient ses opposants islamistes. Quel est le meilleur allié de la région pour Israël? L’Arabie Saoudite, faut-il le rappeler. Ce même pays finance lui-même l’islam radical en Europe ainsi que le mouvement islamique qu’est Al-Nosra en Syrie. Encore une fois, il faut donc poser la question à savoir qui sont nos réels alliés dans la lutte contre le terrorisme islamique.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami

Il faut être pragmatique. Qui combat Daech, qui combat l’islamisme? Les chiites, en premier front, et la Russie. Il faut donc d’un côté, comme je l’ai déjà rappelé maintes fois, envisager un rapprochement avec la Russie et de l’autre un rapprochement clair avec les régimes chiites. L’atlantisme effréné et irrationnel de nos dirigeants nous pousse en réalité à nous tourner davantage vers les pétromonarchies sunnites, alliées des américains, davantage que vers les chiites qui sont nos réels alliés. La France n’a plus de vision à long terme, plus de politique étrangère. Comme le rappelait Xavier Moreau, Laurent Fabius est sans nul doute le pire ministre des affaires étrangères français depuis au moins 200 ans. La France ne sait pas où elle va, elle joue au coup-par-coup, et lorsque le doute se pose elle rejoint l’ombre de l’oncle Sam.

La France doit désormais se positionner aux cotés à la fois du Hezbollah, de la Syrie alaouite, de l’Irak et de l’Iran chiites. Le fameux arc chiite est le gage de stabilité dont le Moyen Orient a besoin, et la France doit concentrer tous ses efforts pour aller dans ce sens. Ce continuum chiite aurait pour avantage de porter un coup certain à l’expansionnisme islamique sunnite des pays du golfe et surtout stabiliserait la région.

Vis-à-vis de la Russie, à présent, il s’agit d’être logique et pragmatique. Cet allié historique de la France combat le terrorisme islamique à la fois sur son sol, au Tatarstan ou en Tchétchénie, et directement au Moyen-Orient en soutenant financièrement et militairement le régime de Bachar el-Assad. La France doit non seulement rejoindre la coalition Iran-Syrie-Russie dans la lutte contre Daech, mais également cesser d’acheter son gaz au Qatar en le prenant directement auprès de la Russie qui, elle, ne finance pas le terrorisme islamique.

Le « nationalisme » c’est la paix

Ce titre volontairement provocateur reprend la fameuse phrase de François Mitterrand « Le nationalisme c’est la guerre ».

La nation est au contraire un gage de stabilité et de paix au Moyen Orient.

L’avantage de grandes nations arabes telles la Syrie de Bachar el-Assad, l’Egypte de Nasser, aujourd’hui du Marechal Al Sissi, la Turquie d’Atatürk ou encore l’Irak de Saddam Hussein est qu’elles ont su geler tous les conflits religieux internes aux pays et plus généralement dans toute la région. Un pouvoir fort, un Etat solide, des communautés religieuses fondues dans l’idéal national permettaient ainsi de promouvoir la stabilité et la paix intérieure. Les interventions occidentales en Irak ou encore les ingérences en Syrie ont gravement endommagé la stabilité de cette région et le nationalisme arabe, qui a fait place à un fanatisme religieux qui n’existait pas il y a 20 ans.

La France doit donc encourager l’émergence toute force nationale et laïque au Moyen Orient pour contribuer à la stabilité de la région et à la sauvegarde de ses intérêts.

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apres_les_coups Totalement occultée en Europe, une étude américaine relève le lien entre explosion des viols et d’immigration de masse en Allemagne

Dans une étude très détaillée publiée le 18 septembre dernier, le Gatestone Institute,(http://www.gatestoneinstitute.org/) un organisme américain qui se consacre aux questions stratégiques, relève la parfaite corrélation entre la croissance exponentielle du nombre de viols que connaît actuellement l’Allemagne, d’une part, et l’ouverture des frontières de nos voisins d’outre Rhin à une immigration massive, de l’autre.

Gatestone n’hésite pas à incriminer les demandeurs d’asile

Foin du politiquement correct… Dans son étude, Gatestone décrit en effet : « Un nombre croissant de femmes et de jeunes filles hébergées dans des abris pour réfugiés en Allemagne, violées, agressées sexuellement et même forcées à se prostituer par les demandeurs d’asile ». Et l’Institut américain de continuer

Les conditions de vie dans ces centres d’hébergement sont si dangereuses pour les femmes et les jeunes filles que ces dernières sont décrites par les prédateurs mâles musulmans comme du “gibier sauvage” à leur disposition

L’étude recense précisément plusieurs dizaines de cas

Avec la description des agresseurs, les dates, les lieux, les âges des victimes : femmes, adolescentes et même enfants.

Un nombre croissant d’Allemandes à travers le pays sont violées par des demandeurs d’asile en provenance d’Afrique, d’Asie et du Moyen Orient

précise Gatestone. Dans plusieurs villes de Bavière entre autres, à la suite de nombreux viols de jeunes filles, la police a demandé aux parents de ne pas laisser leurs enfants non accompagnés, aux femmes de ne pas sortir seules, ou encore aux lycéennes de ne pas porter de vêtements « révélateurs » afin d’éviter les « malentendus » (sic) avec les réfugiés musulmans.

Et en France ?

Silence radio sur les médias de l’oligarchie. À part quelques cas de viols qui ont fait l’objet d’un encart dans les pages faits divers de Nice Matin ou de La Voix du Nord. Naturellement, pas un mot sur l’origine des violeurs…

http://fr.novopress.info/192807/allemagne-immigration-masse-explosion-du-nombre-viols/

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Mark Prendeville © Facebook
Mark Prendeville

Le personnel d’un hôpital britannique a fait sortir un technicien d’entretien d’aéronef qui avait servi en Irak et en Afghanistan de la salle d’attente car son uniforme aurait pu déranger des personnes d’autres cultures, selon le Daily Mail.

Le sergent des forces aériennes royales du Royaume-Uni, Mark Prendeville, 38 ans a été transporté à l’hôpital de la Reine-mère Elizabeth II dans le comté de Kent après avoir reçu des produits chimiques dans les yeux lors d’un entraînement.

Le personnel de l’hôpital l’a fait s’asseoir dans un coin vide de la salle d’attente, puis lui a demandé de quitter la pièce. Des fonctionnaires hospitaliers ont expliqué aux membres de la famille du militaire qu’ils «ne voulaient pas déranger les gens», parce qu’il y avait «plusieurs cultures différentes» présentes.

Le père de Mark, Jim Prendeville, a déploré à Daily Mail : «Mark était très énervé, mais il est un gars tranquille et n’a pas voulu causer de problèmes. Il ne s’inquiétait pas de ses brûlures, il était plus perturbé par la façon dont on l’avait traité. J’ai été absolument dégoûté quand je l’ai entendu. Je ne vois pas en quoi  son uniforme est si dérangeant».

Des anciens combattants et des militaires ont condamné cet acte du personnel de l’hôpital. Ainsi, l’ancien chef d’état-major des forces aériennes Michael Gordon a qualifié l’incident de «décevant». Et un ancien navigateur des forces aériennes John Nichol l’a décrit comme «horrifiant».

Suite à cette réaction, un porte-parole des hôpitaux universitaires de l’Est du Kent a présenté ses excuses pour cet «embarras».

Ce n’est pas le premier cas où l’uniforme de militaires met mal à l’aise le personnel d’un lieu public en Grande-Bretagne. Ainsi, en 2008, un soldat nommé Zachary Hoyland avait été ordonné de quitter un train dans la ville de Chesterfield, parce qu’il n’a pas pu présenter sa carte d’identité. Et l’année dernière, un vendeur a refusé de vendre des cigarettes à un militaire parce que ce dernier portait un uniforme.

http://francais.rt.com/international/7414-militaire-forme-grande-bretagne-hopital

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Depuis hier soir les bobos sont en émois. Nadine Morano, membre du parti « Les Républicains » a déclaré dans une émission de télévision que la France était majoritairement un pays de race blanche et judéo-chrétien. Quelle horreur pour les partisans du grand remplacement et les mondialistes de tout poil… Mais cette polémique n’a pas lieu d’être. Elle est totalement factice car les propos de Nadine Morano s’appuient sur une réalité historique.

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Si on prend comme acte de naissance de la France le baptême de Clovis en 498 cela est rigoureusement exact. Si on repousse cette date à l’avènement de Hugues Capet en 987 c’est toujours vrai. Si on prend la date de la bataille de Bouvines en 1214, qui pour les historiens marque le début d’un véritable sentiment national, cela est toujours juste. Et il en va ainsi de toutes les grandes dates qui ont marqué l’histoire de notre pays. Même…

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p bilgerPar Philippe Bilger

Les polémistes, les hommes politiques…. et moi !

Qu’on se rassure : je n’ai pas la grosse tête et je ne l’ai pas prise.

Mais j’avoue qu’un thème beaucoup traité ces derniers jours m’intéresse au plus haut point et m’autorise, je l’espère, à y introduire modestement mon esprit, ma patte.

Il s’agit du rapport entre les polémistes et les hommes politiques, entre ceux-ci et les intellectuels. Le Monde se demande si les premiers ne vont pas prendre la place des seconds et Jacques Julliard, questionné par Le Figaro, déclare que les intellectuels, plus brillants que les politiques, leur dament en effet déjà le pion. Enfin, Valeurs actuelles qui a l’imagination provocatrice rend compte du livre de son rédacteur en chef sur « Zemmour président ».

Je vois bien qui sont les polémistes, qualifiés aussi souvent de réactionnaires. Eric Zemmour bien sûr, Alain Finkielkraut, Robert Ménard, Denis Tillinac, Ivan Rioufol, Eric Brunet, Gilles-William Goldnadel et, sur un autre registre, Michel Onfray. Entre autres.

Quand je lis les noms de ceux-ci dans des articles consacrés à la pensée « réactionnaire » qui ne doit surtout plus se plaindre parce qu’elle a le vent politique et médiatique en poupe, j’ai un léger pincement très médiocre, je le concède. Pourquoi n’y suis-je pas ? Dans les combats que je mène ai-je démérité, suis-je trop doux, trop critique ici, trop admiratif là ? Par quelle disgrâce, alors que je les connais tous et qu’une forte complicité m’unit à la plupart, suis-je relégué ?

Je n’exclus absolument pas deux causes dont l’une n’est guère agréable pour moi. Ancien magistrat, je suis, évidemment, structurellement étranger à ce monde qui en définitive est petit et n’apprécie pas les intrus. Surtout, peut-être suis-je clairement très inférieur à ces intelligences, à ces audaces et à ces personnalités ?

La réflexion ne me conduit pas forcément à récuser cette amère interrogation mais elle m’entraîne aussi sur trois chemins plus plausibles.

Le premier est qu’en réalité je m’affirme beaucoup moins que je ne défends et si j’attaque, c’est pour soutenir. Combien de fois, par un mouvement spontané dont je déplore qu’il ne soit pas un réflexe chez d’autres, mon premier souci est de me porter au secours, de réclamer justice, de dénoncer les faux procès. Sans doute suis-je plus à l’aise dans une attitude qui me met moins en avant qu’elle ne me place en sauveur intermittent, épisodique et toujours convaincu ?

Ce comportement crée peut-être l’impression que celui qui monte au front pour les autres n’appartient pas au même camp qu’eux et que l’altruisme est une marque de faiblesse par rapport à l’affirmation spontanée de soi. Pourtant, comme j’ai goûté moralement et intellectuellement d’accourir, en certaines circonstances, pour Finkielkraut, Ménard, Zemmour, Tillinac ou Onfray ! Un honneur plus qu’un crève-coeur !

Le deuxième me semble relever d’une approche plus fine. Je me suis rendu compte en effet que ma préoccupation fondamentale, dans l’espace intellectuel et médiatique, quel que soit le support qui m’invite ou m’inspire, est obsessionnellement de célébrer la liberté d’expression, de consacrer mon énergie, d’abord, à ce qui permet le pluralisme des idées, des propos et des écrits, à ce qui est consubstantiel à la démocratie et suscite une effervescence où la contradiction et le débat stimulent au lieu d’être étouffés par la chape de plomb de ce qui revient, somme toute, à s’accorder avec qui vous approuve. Cette volonté qui ne m’a jamais quitté de m’attacher sans cesse au pilier, au socle a pu laisser croire que j’étais indifférent à ce qu’ils allaient supporter et permettre d’édifier.

Dans la liberté d’expression, avec l’urgence des polémiques et des controverses, quand une caste médiatico-éthique nous fait payer une dîme au péage des autoroutes de la pensée, je me suis plus focalisé sur la liberté que sur la substance de l’expression. Plus sur le moyen que sur la fin.

Enfin, cet enthousiasme si naturellement accordé à mon tempérament que ce serait une mutilation que de me priver de cette liberté, comme d’en priver mes contradicteurs, a eu pour résultat de susciter une curiosité infinie pour les convictions des autres, les propos soudain projetés dans mon propre univers, de sorte qu’une affirmation figée, définitive, totalitaire m’est quasiment devenue impossible. Comme si j’étais tellement fasciné par le modus operandi, l’élaboration, les apports différents et complexes venant se mêler et s’entrechoquer que prendre le risque d’un décret sommaire ou d’une pétition péremptoire me paraîtraient le comble de l’imprudence ou de la témérité.

D’où ma détestation de la grossièreté de la forme venant apposer sa sale marque, comme une souillure indélébile, sur une expression dégradée par elle.

La globalité facile, les généralités choquantes, les règles sans leurs exceptions, les raccourcis et les conforts de l’expression paresseuse me rendent malade. J’ai beaucoup admiré le Suicide français mais ce qui m’a manqué est seulement la nuance et les précautions qui auraient apporté à ce remarquable bloc la délicatesse de fissures nécessaires.

Les polémistes, les hommes politiques… et moi ?

Ils se ressemblent en effet. Ils ne doutent pas. Ils pensent. Ils s’affirment et s’affichent.

Malgré les apparences, si je parle pour être, j’aime le doute dont autrui me fait don.

Pas grave si je ne suis pas sur la liste !

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreIl faut lire cette interview donnée par Jacques Julliard, ancien du Nouvel Observateur, au Figaro Vox. « On poursuit les intellectuels comme les délinquants ». Le grand lynchage médiatique des intellectuels français se poursuit, ou s’aggrave. Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, désormais Michel Onfray. Dès que la réflexion s’aventure hors des sentiers battus de la pensée unique, la matraque de big brother s’abat sur elle. Le temps n’est plus aux hôpitaux psychiatriques, comme à la grande époque de l’URSS, mais à l’humiliation, la diabolisation, le lynchage médiatique:  réactionnaire, xénophobe, lepéniste, etc. Si la droite lepéniste n’existait pas en France, il faudrait l’inventer comme outil de diabolisation de toute dissidence intellectuelle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles, avec la complicité hypocrite du monde médiatique, elle est si puissante. La France est en voie de soviétisation et il est temps que se produise un choc salutaire, un choc politique pour espérer briser cette logique… Les thèmes du respect de l’intelligence, de la…

Voir l’article original 36 mots de plus

L’aïd el-Kebir (la grande fête) ou aïd al-Adha (fête du sacrifice), l’origine de ce rite est l’ordre donné par Allah à Ibrahim d’égorger son fils en signe de soumission à l’autorité divine (rappelons-nous qu’islam signifie soumission), mais finalement, Ibrahim – après avoir coupé la gorge de son enfant – s’apercevra qu’un mouton a été substitué à son fils. L’aïd el-Kébir est considéré par les musulmans comme une célébration de leur foi.

De nombreuses traditions accompagnent cette période qui s’étale sur quatre jours. La tradition commande au chef de famille de tuer un animal par égorgement, généralement un mouton, en le vidant de son sang. L’animal est ensuite consommé.

Chaque foyer musulman étant sensé pratiquer ce sacrifice animal, c’est chaque année dans le monde musulman une énorme quantité d’animaux qui est concerné par ce rituel.

Pratique inconnue dans notre pays, ces sacrifice d’animaux ont fait leur apparition en masse avec l’arrivée des populations musulmanes issues de l’immigration.

On a vu lors de ces rituels, des villes comme Belfort installer des tentes en plein centre ville pour y abriter la sanglante et insalubre hécatombe annuelle de l’islam. Des milliers de litres de sang et les excréments des moutons égorgés ont été déversés directement dans le circuit d’eau pluviale de la ville, le contrôle des animaux et des carcasses – obligatoire dans un abattoir -n’a pas été réalisé et des centaines de kilos de viscères ont été gérés… on ne sait trop comment.

Je ne vais pas aborder ici la dimension culturellement choquante de ce genre d’évènement ni même revenir sur l’insupportable cruauté du mode de mise à mort des moutons dont aucun n’a été étourdi – ainsi que l’exige pourtant la loi – avant d’être égorgé; je vais examiner ici la dimension légale de l’Aïd el-Kébir. Ou plus exactement la dimension illégale de ce rite sacrificiel musulman.

C’est un effet assez étrange de l’islam en France, dès qu’un doute est émis sur le bien fondé du laissez-faire absolu concernant une pratique de la charia dans notre pays, une personne prend la parole pour émettre la remarque pavlovienne désormais classique:

«Mais vous n’allez quand même pas empêcher les Musulmans de pratiquer leur religion?!»

Au cas où cette formule aurait également traversé votre esprit, rappelons une fois encore qu’en France il n’existe pas de «liberté religieuse» puisque aucune religion n’est reconnue et que les activités cultuelles n’ont aucun statut spécial exonérant les citoyens de respecter les lois et l’Ordre Public. En France, les activités cultuelles des citoyens ne sont pas considérées comme des actions ayant une nature différente d’autres actions, comme laver sa voiture ou aller faire ses courses par exemple.

Les activités cultuelles qui ne violent aucune loi sont permises, les activités cultuelles qui violent les lois et constituent des délits sont interdites. Les motivations religieuses des citoyens et la qualification comme cultuelle, ou pas, de leurs actes ne concernent normalement pas l’état.

Ce point préalable étant clarifié venons-en à l’Aïd el-Kébir.

Je ne rentrerai pas ici dans un descriptif religieux de l’évènement ou des motivations des croyants, cela ne présente ici aucun intérêt puisque nous considérons la position d’un état laïc qui observe les actes de ses citoyens d’un point de vue légal.

Qu’est-ce que l’Aïd el-Kébir quand on l’analyse à la lumière de la légalité française ?

Les faits

Pendant les fêtes de l’Aïd el-Kebir, des citoyens achètent des moutons.Ces propriétaires d’animaux, non professionnels de l’abattage ni de la boucherie, tuent alors ou font tuer, volontairement, par égorgement, sans étourdissement ni anesthésie des animaux dont ils ont la responsabilité.

 

Et que dit la loi?

Code Pénal Article 521-1
(Loi nº 94-653 du 29 juillet 1994 art. 9 Journal Officiel du 30 juillet 1994)
(Loi nº 99-5 du 6 janvier 1999 art. 22 Journal Officiel du 7 janvier 1999)
(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)
Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non.

Code Pénal Article R655-1
Le fait, sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. (750 à 1 500 €, montant qui peut être porté à 3 000 € en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit). La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément à l’article 132-11.

Il est évident qu’un mouton détenu par un citoyen non-éleveur est un animal détenu en captivité puisque nous ne sommes pas dans le cas d’un élevage de moutons.

Il est également évident que la mise à mort du mouton ne répond à aucune nécessité reconnue par la loi française – cela est donc constitutif d’un délit – et cette mise à mort se fait dans des conditions qui constituent également un délit.

«Mais vous n’allez quand même pas empêcher les Musulmans de pratiquer leur religion?!?»

Le fait de tuer des moutons dans ces conditions vous semble peut-être normal parce qu’il s’agit de la religion musulmane ?

Parfait, alors oublions un instant qu’il s’agit d’islam et prenons un instant une situation différente…

Le cas de Monsieur Dupont:

A l’approche de Noël, un citoyen français, que nous nommerons Monsieur Dupont, décide de fêter à sa manière le passage du Père Noël.

Il achète trois chiens dans un élevage et les ramène chez lui. Le soir du 24 décembre, à l’approche de minuit, Monsieur Dupont saisit un couteau et sacrifie les trois chiens devant sa cheminée. En coupant la gorge des trois infortunés animaux, il entonne un hymne à la gloire du Père Noël, fidèle en cela à une tradition qui lui a été transmise par sa grand-mère paternelle et qui est censée assurer une généreuse distribution de cadeaux de la part du célèbre barbu.

«Quelle horreur?!» allez-vous vous écrier, et vous allez penser qu’en France de tels agissements constituent un délit.

C’est vrai, vous avez raison. Les agissements de Monsieur Dupont constituent un délit et il est normal de l’empêcher de commettre de tels actes.

Il n’y a aucune différence entre les chiens de notre histoire et les moutons de l’Aïd?!

Les agissements de monsieur Dupont ne sont en rien de différents de ceux des Musulmans.

Alors pourquoi empêcherait-on Monsieur Dupont de tuer des chiens et pas les Musulmans de tuer des moutons?

Parce que les Musulmans mangent les moutons après le sacrifice?

Si Monsieur Dupont mangeait les chiens après les avoir sacrifiés, cela ne changerait rien à la nature délictueuse de ses activités, cela ne les rendrait pas plus acceptables au regard de la loi.

Parce qu’on ne mange pas les chiens?

Faux, beaucoup de gens mangent les chiens dans le monde, mais cela ne se fait pas en France car ce n’est pas l’usage. Le problème avec Monsieur Dupont et les Musulmans n’est pas d’ordre alimentaire. Le problème dans les deux cas, vient du fait qu’ils tuent des animaux pour des raisons rituelles et que cela ne se fait pas en France. La loi ne reconnait pas les croyances comme raison valable pour tuer un animal en dehors du cadre légal d’abattage des animaux destinés à la consommation. Le sacrifice animal n’existe pas en droit français.

Et puis, si la consommation de viande de mouton était la vraie raison de l’Aïd il suffirait aux Musulmans d’aller dans une boucherie. Les Chrétiens le font bien quand ils veulent manger de l’agneau à Pâques.

Parce que les raisons religieuses des Musulmans pour égorger des animaux sont plus valables que celles de Monsieur Dupont?

Du point de vue légal français il n’y a aucune différence entre les croyances des Musulmans et celles de Monsieur Dupont. La «?nécessité?» religieuse des Musulmans à sacrifier des animaux lors de l’Aïd vient de la charia or celle-ci ne s’applique pas en France. La charia n’a pas plus de validité sur notre territoire que les traditions familiales de Monsieur Dupont.

Aucun prétexte de croyance ne peut justifier le non-respect des lois françaises qui protègent les animaux contre la violence et les actes de cruauté.

Conclusion

Il semble donc, et jusqu’à preuve du contraire, que les sacrifices rituels d’animaux par des particuliers constituent des délits. Il conviendrait en conséquence que les municipalités, qui jusqu’à présent collaborent avec ce genre d’agissements, en tirent les conséquences logiques.

Il serait de la même façon tout à fait souhaitable que les mairies en informent leurs administrés afin que ces pratiques pour le moins barbares, issues d’un lointain passé et totalement étrangères à la culture française, cessent d’être pratiquées sur le sol de la République.

Par Alain Wagner, Président de l’International Civil Liberties Alliance, membre fondateur et porte-parole de l’Union de Défense des Citoyens et Contribuables (UDCC), consultant politique et en stratégie de communication spécialisé sur l’islam, activiste défenseur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, et intervenant à l’OSCE.

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La République Dominicaine, pays lui aussi en fort mauvais état, on l’a vu dans l’épisode XVIII de notre longue saga, nous avait emmené bien loin déjà, à suivre les appareils des trafiquants. Le pays, géographiquement, oriente ceux qui en décollent vers bien des destinations : l’Europe, avec des jets comme celui que louait Afflelou et qui a fait lui aussi la une des journaux, cet été encore, avec ces  « zones d’ombres » ou les USA vers la Floride, le vivier de la contrebande de coke depuis des lustres, ou vers… le Honduras, via un petit crochet au Vénézuela, le temps d’embarquer la cocaïne descendue de la Colombie voisine. C’est par ce troisième cas d’école que je vous propose de commencer. Par un vol spectaculaire… ou plutôt plusieurs. Dont celui qui pose de sérieux problèmes aujourd’hui, deux pilotes français, soutenus aujourdhui par le Syndicat National des Pilotes, s’étant fait prendre en 2013 dans l’étau de la Police Dominicaine (et de la DEA américaine visiblement), à bord d’un avion de location société de location de la société SN-THS, installée à Bron (France*). La lecture des forums les concernant donnant une toute autre vision que celle formulée par le Syndicat… ces deux pilotes, anciens pilotes de Chasse, viennent de se voir infligé une très lourde condamnation (20 ans de prison, dont ils font appel !), après avoir semble-t-il choisi un mauvais axe de défense (ils ont soutenu l’idée d’un vol commercial, où juridiquement ils n’étaient pas responsables des bagages et non d’un vol privé, où ils peuvent l’être, un distinguo que la justice dominicaine ne semble pas connaître, alors que c’est une des conventions internationales **).

 Nous sommes alors à l’aéroport de La Isabela International en ce dimanche 7 mars 2010, et la tour de contrôle vient de s’affoler : en quelques minutes, un avion s’est présenté sans prévenir sur la piste principale est s’est aussitôt envolé, faisant fi du trafic et des alertes qui retentissaient. L’appareil est un Cessna 210L Centurion, dont le plan de vol déposé annonçait comme destination Port-au-Prince. L’avion portait alors l’immatriculation HI-369, une immatriculation correspondante en fait à un aéronef dominicain qui était en cours de réparation dans l’un des hangars de l’aéroport, mais qui n’était pas de ce modèle : il s’agît bien d’un vol d’appareil, donc. L’avion, juste sorti de l’enveloppe de surveillance radar de l’aéroport a aussitôt tourné à 180 degrés et a donc ainsi raté le second radar installé à l’aéroport Las America situé à 65 miles, alors qu’il devrait rester visible sur cet écran radar jusqu’à au moins 115 km : il avait donc foncé au ras des flots pour éviter de se voir détecté. C’était bien un coup monté.
Le mois suivant c’était le Cessna 172 AP, numéroté N6028Y appartenant à l’école de vol de Dan Juan, vu ici à Fernando Ribas Dominicci Airport – l’Isla Grande Airport-, de San Juan, Puerto Rico) qui avait fait de même, avec un vol annnoncé au départ d’El Portillo vers Punta Cana. Au mois de décembre qui précédait, c’était le Cessna T210L Turbo Centurion numéroté N-2066S, de Capital Executive Aviation Services, situé à Davie, en Floride (vu ici à droite à Colombus en Ohio), qui avait pris la même tangente l’aéroport dominicain était devenu à l’évidence une vraie passoire question sécurité ! Quant à savoir où partaient ces modèles Centurions, devenus les modèles préférés des voleurs de la région, on en obient une petite idée quand l’un d’entre eux, un modèle P210N, à savoir un avion pressurisé (ça se remarque immédiatement à la forme de ses hublots, bien plus petits que sur les autres modèles similaires) est retrouvé le 20 octobre 2010…. complètement vide, dans l’eau, sur une plage de French Harbour, dans la province du Roatan, au Honduras, démuni de toute identification, Selon les riverains, l’avion se dirigeait vers l’île de Guanaja, où se posent des avions de touristes, l’île étant dotée d’une piste en dur (où se posent aussi parfois des pilotes maladroits). Un concurrent de plus à la course à la cocaïne, pour sûr, qui avait raté son atterrissage de nuit ou s’était trouvé à cours d’essence. A noter que l’avion était démuni de radar, qui se fixe sur son aile droite sur ce modèle.

Le Cessna 172 AP volé sera un peu plus tard aperçu sur un terrain clandestin de Porto-Rico. Après s’être posé pour décharger sa cocaïne, l’avion était reparti comme si de rien n’était pour San Juan (Puerto Rico) en annonçant à la tour qu’il venait d’El Catey International Airport… l’appareil a donc été retrouvé depuis. Particularité, « le vol clandestin était piloté par Roberto Enrique Bougeois, un citoyen américain, qui selon les autorités a fait plusieurs vols clandestins avec le Cessna 172, empruntant les aéroports locaux en tant que base d’opérations. Bougeois volait en dépit du fait que sa licence de pilote avait été suspendu par la Federal Aviation Administration en 2005″. Bougeois se fera pincer en février dernier seulement à l’aéroport Ramón Villeda Morales en possession de 18 000 dollars, s’apprêtant à décoller à bord du vol commercial 675 de la ligne Aeroméxico. Le 2 février 2009, l’homme avait déjà été accusé de trafic d’êtres humains (un trafic visant essentiellement les honduriens). Son avion était alors immatriculé N6028Y, un Cessna CESSNA 172S de 2006 de l‘école d’entraînement de San Juan. L’avion cité comme celui utilisé à nouveau en avril 2010.

Une constante qui se dégage dans ces transports de coke ou d’êtres humains : très souvent, les avions ont des pilotes expérimentés, mais dont la licence a été révoquée antérieurement, le plus souvent déjà pour des délits liés au trafic de drogue : des récidivistes, pour la plupart. Expérimentés, mais qui commettent des accidents car on leur demande des prouesses peu communes : de se poser de nuit sur une plage, par exemple, ou sur une route balisée par des feux, ou dans des champs juste coupés éclairés par des lumières disposées peu de temps avant leur atterrissage, quand ce n’est pas sur de la terre boueuse : bref, un travail de casse-cou. Dans un saisissant reportage sur un vol de Cessna 210 Centurion de 1978 (N6154N, enregistré à Miami) filmé en juin 2009, on s’aperçoit que des vols réguliers ou touristiques vers des hauts lieux des trafics de jadis ont lieu régulièrement : ainsi celui-ci, qui finalement, , en raison du mauvais temps parti de Kendall-Tamiani, évite de se poser à Great Harbor pour atterrir à Bimini… l’aéroport de l’ancien trafiquant Carlos Lehder (lire ici le phénomène).

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les autorités dominicaines seraient plutôt du genre… laxistes, en ne reconnaissant dans ces vols qu’une immigration sauvage et non des transports de drogue : « les vols clandestins partent de points différents à travers le pays. Il y a une mafia qui emporte les gens hors du pays », a déclaré le procureur général adjoint Bolivar Sanchez pour le Diario Libre. Sanchez dirige la commission qui enquête sur ces vols. »Pas vraiment à tort non plus dans ce cas précis : le 2 février, le dénommé Bougeois s’est fait accuser accusé de ramener dans son pays trois femmes et deux mineures, à partir d’​un vol domestique partant de Samaná jusque Punta Cana, le point d’arrivée final prévu étant l‘île de Borinquen. Depuis l’affaire d’Adrian Jimenez de 2008, ancien cadet de la Dominican Republic Armed Forces et la disparition de son trimoteur Norman-Britten N650LP, vieux de 32 ans au look impayable avec son moteur juché en hait de la queue, le mot revient régulièrement en effet dans la bouche des autorités. Le pilote volait sans licence depuis octobre 2006, sans que les services aéroportuaires ne s’en soient réellement inquiétés, ni son employeur, fautif également. Un excellent documentaire, dont je conseille la vision (***) raconte par le détail l’étrange cas de la disparition de Jimenez, en mettant surtout l’accent sur l’incapacité de la police et des douanes locales à surveiller les allées et venues des avions dans le pays. A ce jour, certains pensent toujours que son « Trislander » ne s’est pas abîmé en mer, et qu’il aurait bien fui le pays en emmenant des candidats à l’immigration. Avec l’aide des autorités policières ou douanières. A un moment du reportage, on distingue Jimenez en train de s’enquérir d’un avion qui s’est posé en catastrophe, train plié, un avion soupçonné lui aussi d’avoir fait dans le transfert de drogue ou d’émigrants.

Cette situation policière déplorable, cette corruption étendue comme une gangrène, je vous l’avais décrite ici en 2010 déjà : « le 14 décembre 2009 encore, un Twin Aero Commander à aile haute comme ceux déjà aperçus au Honduras (l’YV-2175 notamment, avec son double vu ici au Panama en 2007) se pose sur l’aéroport de Punta Cana, la principale station balnéaire de République Dominicaine, située dans la province d’Altagracia, à 20H 55, piloté par Kenneth Méndez et Gustavo Martinez, deux vénézueliens. L’avion vient de Valencia, la capitale de l’État de Carabobo, au Vénézuela. L’avion porte le numéro de registre YV-2058, et la National Drugs Control Agency (DNCD) dominicaine, renseignée par une longue filature, monte à bord alors que les deux passagers, Amílcar Rodríguez et Bárbara Susana, sont déjà descendus. A bord de la soute à bagages, il reste deux sacs. Pleins. Contenant 58 paquets de drogue. Visiblement, les gens à bord s’attendaient à passer avec à la douane sans encombre et se sont ravisés dès l’arrivée des pandores. Informés auparavant, certainement. Car le pays est rongé par la corruption. Une corruption généralisée en effet qui empêche en fait toute lutte efficace. En mars 2010, « le trafic de drogue alimente la corruption endémique de l’administration dominicaine et ses agents d’exécution, selon le Département d’Etat américain, qui a déclaré dans un rapport ce mois-ci que les unités de police dans leur ensemble sont en cours d’investigation pour leur implication présumée dans le trafic. Ricardo Ivanovich Smester, le comptable présumé du gang de Figueroa a été arrêté le 8 janvier avec un carnet détaillant plus de 1 million de dollars en dépenses sur plus de deux jours en octobre dernier. Parmi les paiements, figurait 175 000 dollars en pots de vin destinés à un obscur procureur et un juge »… 

Un avion qui était un habitué des lieux : il avait déjà été pointé à Punta Cana le 5 et le 8 du même mois, ce qui laissait envisager d’autres transferts… non détectés. A chaque fois, les membres de l’équipage avaient subi des contrôles, pourtant… ce qui laissait aussi entrevoir de nombreuses complicités sur place : 18 personnes seront arrêtées à la suite de cette capture, un grand nombre travaillant à l’aéroport de Punta Cana, devenu donc plaque tournante d’un trafic de cocaïne. Le trafic existait, donc, mais il y avait aussi et surtout des officiels corrompus pour le couvrir durant des années. La condamnation récente visant les français en est aussi la preuve : en plus parmi les personnes jugées, on trouve quatre anciens fonctionnaires de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) en poste à l’aéroport de Punta Cana qui ont été condamnés à des peines allant de cinq à dix ans de prison (le pourquoi de la lourdeur du verdict visant les seuls français demeurant une énigme, à ce jour… comme l’est l’apparition de dernière minute d’un « repenti », qui écope d’une condamnation allégée en échange de charger la mule… des français).

Selon le rapport de 2012 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), il y avait un mieux, pourtant depuis deux ans : « L’OICS a dépêché en octobre 2012 une mission en République dominicaine, où une précédente mission s’était rendue en 2010. La République dominicaine est partie aux trois conventions relatives au contrôle des drogues, et elle est déterminée à en appliquer intégralement les dispositions. De grandes quantités de drogues en provenance d’Amérique du Sud et à destination des marchés de consommation nord-américains transitent toujours en contrebande par le pays, mais le Gouvernement a intensifié ses opérations d’interception des envois de drogues, notamment en coopérant davantage avec les services de détection et de répression d’autres pays de la région, ce qui a permis de faire reculer le trafic de transit. » Mais les faits demeurent, et la drogue circule toujours autant dans les aéroports dominicains, comme demeure également le fléau des vols d’avions dans les aéroports ou le simple siphonnage du carburant des appareils, un sport très répandu entre hangars.

Un observateur extérieur attentif désirant de faire un mauvais coup lié à un transport de cocaïne, s’il avait dû choisir un point de départ, aurait donc choisi Saint Domingue ou mieux encore, Punta auna, pour passer inaperçu : après quelques « graissements » de pattes et quelques billets verts échangés, il devait être toujours possible de soudoyer des policiers ou des douaniers dominicains. A condition d’être organisé et en liaison avec des pointures des Cartels, par exemple, qui ont infiltré tous les stades du pouvoir dominicain comme ils ont pu le faire au Honduras, ou au Mexique (et au Venezuela !), c’est sûrement possible. Si en prime au retour le pays aussi présente des douaniers douteux, on peut même espérer de gros profits en jouant sur des transferts massifs, testés dans les mois qui précèdent par des envois (non détectés) de quelques kilos. En ce sens, l’arrivée à Roissy même de cocaïne le 18 avril 2012 peut être vu comme une épreuve de test… raté : « lors du contrôle d’un avion en provenance de Punta Cana (République Dominicaine), les agents ont découvert 23 kilos de cocaïne, a appris 20 Minutes auprès de la douane. Les sachets étaient simplement « posés en tas » et de « façon assez grossière » dans un carton, lui-même enveloppé dans des couvertures. « Ce n’est pas commun de retrouver une telle quantité qui n’est pas cachée dans un moyen sophistiqué », explique Michel Horn, le secrétaire général des douanes de Roissy. La drogue était composée de « cocaïne pure à 90 %, destinée à être coupée trois à quatre fois avant d’inonder le marché », poursuit Michel Horn. Le prix à la revente avoisine les 900 000 euros. En disposant « grossièrement » leurs pains de cocaïne dans un carton, les trafiquants ont cru penser passer entre les mailles du filet. « Punta Cana est une destination où transitent surtout des touristes. On peut penser qu’ils voulaient se fondre dans la masse », analyse Michel Horn. A ce jour, personne n’a été interpellé. « Mais l’enquête se poursuit. Environ 100 000 personnes travaillent sur la plateforme de Roissy et il n’est pas exclu qu’il y ait eu des complices. » Etonnant test de près d’un million d’euros… de perdus, pour les trafiquants, un peu amateurs sur ce coup-là (la photo est des douanes : « les sachets étaient simplement « posés en tas » et de « façon assez grossière » dans un carton, lui-même enveloppé dans des couvertures ».).. en octobre 2012, une autre affaire était apparue : celle d’un mamie qui, de retour de vacances de Répubique Dominicaine, avait découvert dans un de ses bagages 25 kilos de poudre blanche. Elle s’était trompée de sac à sa descente d’avion… à Roissy-Charles-de-Gaulle, où pas un seul douanier n’avait ausculté le sac… pas plus qu’au départ de Punta Cana !!!

Un homme va tenter un bien plus gros coup, en arrosant au départ les douaniers, comme se doute aujourd’hui encore la juge la juge Christine Saunier-Ruellan, chargée de la parte française de l’affaire. C’est exactement ce qu’a dû faire en effet un personnage de réputation douteuse, mêlé à des détournements de fonds d’assurance dans le domaine de l’aviation. L’homme est français, de Narbonne, il s’appelle Alain Castany, et il sort d’une condamnation en mars 2002 par la 12e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris à 18 mois avec sursis pour malversations. Son activité délictueuse remonte à quinze années maintenant, avant sa condamnation, pendant lesquelles ce courtier spécialisé dans l’aviation (avec son bureau « Bussac-Castany ») a grugé l’assureur de la Fédération Française de Vol Libre (FFVL)  en détournant une importante partie des assurances versées à son seul profit. Le montant total de ses malversations avait été fixé à 24 millions de francs de l’époque, ce qui est énorme. Le genre bas de laine méticuleux, subtilisant ici et là des sommes variables difficiles à remonter en cas d’enquête : un jongleur de chiffres, et un beau parleur sachant séduire ses clients. Le passé de l’homme aurait dû inquiéter sinon la douane, du moins l’entreprise où il s’était présenté comme… troisième pilote du fameux vol. En fait, simple passager, comme son homme de main, il avait enfilé à la va-vite la veste d’un des pilotes lors de l’arrestation… sachant que les pilotes ; logiquement, échappent aux condamnations. C’est vers lui que se tournent aujourd’hui les projecteurs, car on en a encore à découvrir à son propos, comme on va le voir bientôt…

Pour réaliser son coup, il va commander à l’entreprise SN-THS un Falcon 50, immatriculé F-GXMC, avec qui il se retrouve à Punta Cana. La police dominicaine le pince le soir de l’intervention, décidée semble-t-il par la DEA américaine alors que la douane française aurait préféré une saisie sur le terriroire français, dans le Falcon 50, a donc lieu au point de départ dominicain de Punta Cana alors qu’un retour en France dans un lieu qui ne semblait pas bien déterminé : un terrain proche de Paris (on pense à Versailles, mais la piste est courte !) ou sur celui de Saint-Trop. Avec lui deux pilotes de THS, Pascal Fauret et Bruno Odos, ainsi que Nicolas Pisapia, le passager, un marseillais considéré comme l’homme de main de Castany. Fauret est un pilote expérimenté ancien de la 12 F, qui a volé sur Crusader et Etendard(ici c’est celui accroupi à gauche devant un Corsair de l’Aéronavale). Odos est lui aussi un ancien pilote de chasse (ici en Alpha Jet).

Le chargement étonne : l’avion est littéralement bourré de valises… ce qui aurait dû éveiller tout de suite les soupçons, sa soute arrière est en effet archi-pleine, elles débordent jusqu’en cabine comme le montre les photos (l’argument évoqué ici dans le Parisien d’un chargement à l’insu des pilotes est intenable, tant un équipage a comme souci principal l’équilibrage de l’appareil). On en dénombrera 26 différentes, des noires, des rouges, des bleues, bien ordinaires au regard de l’appareil « classe » emprunté (le Point les juge « cheap ») contenant au total pour 680 kilos de cocaïne répartis en paquets serrés de 1 kilo. Impossible de passer inaperçu dans un aéroport en bourrant autant un avion avec deux personnes comme passager : même la plus grande star du show-bizz, type Lady Gaga, ne le ferait pas. Pour faire arriver une telle quantité de drogue jusqu’aux plages du Var, on pense automatiquement aux exploits et au talent d’un retraité… récemment libéré : Raymond Boulanger (****), celui qui s’était fait prendre en 1992 avec 4443 kilos de coke à Casey au Québec à bord de son Convair 580 (*****). Boulanger volait pour Vito Rizzuto, le chef de la mafia québécoise, mais il avait appris à trafiquer au milieu des années 80, en travaillant pour les compagnies aériennes écrans de la CIA, celle des Contras au Nicaragua ! Si l’on se dit qu’en République Dominicaine c’est possible avec des complicités (on en relèvera de belles, en particuliers de responsables de la police, de l’antidrogue et des douanes, au total 35 personnes au départ, dont une grande partie « oubliée » durant le procès !), à l’autre bout ce devrait être la même chose. Or l’autre bout c’est en France,où une organisation mafieuse est donc présente derrière l’opération (dans son réquisitoire, le procureur, Milciades Guzman, a cité la Mafia Corse, en prenant comme référence un ouvrage français, celui de Jean-François Gayraud « Le Monde des mafias. Géopolitique du crime organisé »). Gayraud, il faut le noter, est aussi commissaire divisionnaire de la police nationale… selon beaucoup d’observateurs, en réalité les douanes françaises étaient au courant du chargement et attendaient, en France, l’avion pour effectuer une saisie record, mais elles ont visiblement été doublées par les douanes dominicaines… ou la DEA américaine, qu’elles avaient dû informer : cette sombre affaire est aussi quelque part celle d’une trahison, à un certain niveau.

Obligatoirement, en particulier à St-Tropez où l’avion a l’habitude d’atterrir. Car c’est là où ça devient intéressant… on se rappelle en effet le scandale de 2007 à St-Trop avec la découverte d’un réseau de trafiquants dans lequel Catherine Sénéquier, la propre fille du patron du célèbre café de Saint-Tropez, (vendu en 2012) avait été soupçonnée d’être impliquée dans un trafic de cocaïne, alimentant les milieux branchés de la ville. A ce moment-là, tout le monde savait où en trouver, en ville comme sur les plages.  L’aéroport du Var cité où il aurait dû se poser n’est en effet pas une vue de l’esprit nous rappelle Le Parisien : « à des milliers de kilomètres de Punta Cana, plus près de chez nous, d’autres enquêteurs s’intéressent de près à ces « VIP de la coke ». Depuis le mois de janvier, un juge d’instruction de Draguignan (Var) mène des investigations sur un curieux jet privé et ses non moins étonnants passagers qui ont été aperçus à plusieurs reprises sur le petit aéroport de la Môle-Saint-Tropez, avec les soutes remplies d’énigmatiques valises. Des deux côtés de l’Atlantique, les trafiquants au Falcon étaient donc suivis de près. » Et il est vrai qu’on en a vu des Falcon ces derniers mois, à cet endroit, l’un d’entre eux ayant même été filmé en train d’en redécoller. C’est le F-HDCB de Darta Aero Charter, un habitué des lieux (pris en photo ici le 30 juillet 2011 à l’atterrissage becs sortis à la Môle). Le Falcon 50 y démontre avec adresse ses facultés de décollage court. La liste des visiteurs de l’endroit, surveillé par des spotters est en effet très intéressante à suivre pour les juges chargés de l’affaire…. Car la concentration de jets à cet endroit, un petit aéroport difficile d’accès laisse rêveur en effet…

En France, on s’intéresse surtout à autre chose, car l’annonce de la capture de plus d’une demi-tonne de coke a provoqué un double émoi quand certains ont découvert que le fameux Falcon avait comme propriétaire Alain Afflelou, qui lorsqu’il ne l’utilise pas le met en location chez THS, ce qui est plutôt une pratique courante . Si le lunettier n’est donc visiblement pour rien dans l’affaire, mais chez certains on s’emballe vite avec des détournements faciles genre « tchin tchin », etc… l’avion et l’aéroport sont eux bien en cause :  « l’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs » précise le 26 mars Var-Matin . La Môle (vu du ciel ci-dessous) serait-il devenu un Mena à la française  ??? Un aéroport au passé mouvementé dont l’agrandissement avait été voulu de tous ses vœux par la 14ème fortune française, installé.. en Suisse. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005. L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois «  »les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables « . Vive le privé haut de gamme, pouvait-on se dire après cet épisode ! Quant à l’exploitation sur une zone inondable, on ne l’évoque même pas…

Autre surprise de l’enquête : on ne sait si le juge chargé des avions de la coke du Var en a fait part, mais au soir où on annonçait que l’avion de République Dominicaine avait été saisi, coïncidence, un autre homme attendait ses services : notre ex-président,qui avait effectué une demande auprès de THS pour se faire rapatrier fissa en Falcon 50, de préférence, de Bordeaux où le juge Gentil venait de lui signaler qu’il le poursuivait pour « abus de faiblesse ».. dans un entretien musclé. Un fait relevé par le Canard Enchaîné. Ce n’est pas le seul lien entre Nicolas Sarkozy et l’aéroport de la Môle. Une étude rapide des déplacements de l’ex-président, qui avait été si attentionné lors de l’affaire du rapatriement de l’homme de la DGSE chargé de suivre de près l’arrivée du Boeing de la coke au Mali, où qui avait eu comme témoin de mariage Thierry Gaubert, embarqué en Colombie dans une bien étrange affaire de villa double reliée à une autre par tunnel, façon Escobar, révèle qu’il avait aussi l’habitude de passer par la Môle (lire ici et là)… ou pour tout bêtement se rendre au Cap Nègre dans la villa de madame… celui de Carla Bruni, son épouse, ancienne vedette du show-bizz. Un épisode croquignolet de vie politique le rappelait il n’y a pas si longtemps.

Cet épisode, c’est celui d’un véritable caprice présidentiel ayant coûté des milliers d’euros au contribuable français : « Le Canard enchaîné, dans son édition du 31 août dernier, nous fait part du dernier gros caprice (connu) du Président de la « République irréprochable ». Pour se rendre en Nouvelle-Calédonie via Pékin, le 26 août 2011, Nicolas Sarkozy a utilisé son avion présidentiel flambant neuf. Pourtant, notre cher président a dû abandonner son gros avion à Pékin sur le chemin du retour. En effet, celui-ci est trop gros pour atterrir sur le petit aéroport près de Saint-Tropez. Or, c’est bien là que Nicolas Ier voulait se rendre pour « prolonger ses vacances en compagnie de madame au Cap Nègre », écrit le journal satirique. Le Président aurait pu rentrer à bord du (trop) gros avion présidentiel avec toute sa suite, et parcourir les 700 km séparant Paris de St-Tropez en avion, en limousine, en hélicoptère ou en carrosse. Mais c’était apparemment trop de dérangement pour Sa Majesté. Pour pouvoir obtenir ce qu’il désirait, Nicolas Ier a donc tout simplement fait venir « un Falcon 7X à cocarde tricolore », vide de passagers, depuis Paris jusqu’à Pékin (soit 8 200 km), afin d’atterrir directement à St-Tropez sans passer par Paris (c’est tout de même plus commode). Ainsi, tandis que la suite présidentielle regagnait Paris à bord du (trop) gros avion présidentiel, Nicolas Ier a emprunté le jet de la République qui l’attendait sur le tarmac pékinois depuis deux jours, « gardé par deux poulets du Groupe de sécurité de la présidence de la République ». Une belle preuve de l’esprit astucieux de notre souverain élu » note le journal satirique repris ici par le Post. Étonnant caprice.

Et si l’on cherche un peu plus loin, on trouve, et bien pire encore : dans le livre « Sarko s’est tuer » signé par Fabrice Lhomme et Gérard Davet, qui ne sont pas des débutants en journalisme, on tombe sur ces incroyables découvertes : « dans le téléphone portable d’Alain Castany, qui s’est présenté à eux comme le troisième pilote du Falcon, les policiers dominicains découvrent les numéros de téléphone de nombreuses personnalités. Un peu plus tard, la justice française, qui mène ses propres investigations, fera une découverte intéressante en examinant le contenu de son ordinateur fixe, dans son bureau parisien. S’y trouvent notamment les coordonnées personnelles d’un certain Nicolas Sarkozy. Elles figuraient en fait dans la sauvegarde d’un iPad, copié dans l’ordinateur d’Alain Castany. Cet iPad appartenait à… Alexandre Balkany, l’un des fils d’Isabelle et Patrick Balkany, intimes de Sarkozy. » Ouh là, on tombe sur du lourd là !!! A noter que le dénommé Alexandre est aussi le représentant en France de la firme PokerStars, basée sur l’île de Man, un paradis fiscal… Certes, Castany se déclare « apporteur d’affaires » chez SN-THS, mais pourquoi donc cette étrange copie sauvegardée dans son ordinateur personnel ? Qui avait accès d’autre que lui à cet ordinateur ?

Et ne croyez pas que ce soit terminé : « informée des déclarations devant la police dominicaine de MM. Castany et Pisapia qui ont assuré que le vol avait été affrété par Franck Colin, la juge Saunier-Ruellan fait rapidement Interpeller ce dernier. Il est arrêté début avril 2013 au moment où il tente de récupérer les 95 000 euros qui dormaient dans un coffre ouvert à son nom dans une banque parisienne. Originaire de Toulon, ce quadragénaire au parcours atypique est une figure de la jet-set parisienne. Marié à une créatrice de mode en vogue à Bucarest, il fait régulièrement la une de la presse people roumaine. En expertisant son téléphone portable, les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) – dessaisis en juillet 2014 de l’enquête au profit des gendarmes de la section de recherches de Paris – tombent à nouveau sur la famille Sarkozy. Ils constatent en effet que Franck Colin est en contact régulier avec Pierre Sarkozy, l’un des fils de l’ancien président de la République. Le jeune homme est enregistré dans le répertoire sous le nom de « DJ Jed Sarkosi  ». Pas si surprenant : Franck Colin et Pierre Sarkozy, disc jockey de son état, évoluent dans le monde de la nuit. » Bon, on peut toujours parler de connaissances du même milieu, pourquoi-pas, ou des copains de papa qui vole gratis grâce à l’avion affrété par son ami Courbit. Mais un autre détail cloche, indiquent Fabrice Lhomme et Gérard Davet, plutôt intrigués par ses coïncidences répétées : « fait notable : lorsque les enquêteurs examinent la comptabilité de la société d’hélicoptères, ils découvrent que plusieurs de ses comptes clients ont disparu. Dont celui de LG (pour Lov Group de Stéphane Courbit) – pourtant le client principal -, ainsi que celui de l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy… Y aurait-il des choses à cacher ? » concluent-ils, passablement surpris. Bref, il s’en est passé de belles, sur le petit aéroport varois. Comme à Roissy d’ailleurs, ou on a pu découvrir en février dernier des gardiens de la paix… également nightclubbers à leurs heures, baladant 39 kilos de coke dans le coffre de leur voiture ! Les policiers touchaient « 80 000 € par couple de passeurs et jusqu’à 180 000 € pour un trio » selon le Parisien ! L’un des deux roulait même… en Ferrari devant ses confrères en Clio ! Sidérant !

Sur l’aéroport de la Môle, on trouve en fait tous les business jets de la jet-set (en photo, le Falcon F-HDCB se posant bien cabré à la Mole). Un habitué lui aussi des lieux, celui de Darta Aéro Charter, autre firme de location de jets pour VIP ou pour greffons médicaux, ou d’appareils plus imposants. Comme le Falcon 100 du groupe JC Darmon, ex grand argentier du football français et le grand ami de notre jojo national (vu à la Mole en 2005 dans son ancienne livrée griselui aussi géré par Trans Hélicoptère Service – THS). Darmon possède surtout le F-HAIR, un Falcon 50 de 1981 à la tenue chatoyante, ornée d’un beau Pégase sur la queue, vu ici à la Mole. Un autre habitué. On trouve aussi un autre fan de Johnny venu lui en Pilatus (F-GJFG) : Jean-François Gobertier, responsable de GDP Vendôme ; société gérant plus d’une centaine de.. maisons de retraite et 109eme fortune française… collectionneur de voitures à ses heures (Corvette, Cadillac, Maserati, etc…), venu pour jouer à la pétanque, son autre passion. Bref, la Môle, devenu l’aéroport attitré de la jet-set, avait vu l’avion faire plusieurs fois le trajet avec des valises… il n’y a donc pas que Punta Cana d’impliqué !!! Et beaucoup étaient au courant ! Car des choses troubles demeurent : en particulier le fait que Fabrice Alcaud, le second dirigeant actionnaire de SN THS, avait averti un agent de la Direction de la coopération internationale (DCI) début 2013 ; il s’inquiétait de la personnalié de son nouveau client : Nicolas Pasapia. Un témoignage qui disculperait totalement les deux pilotes ! L’officier de police judiciaire, qui a été interrogé par la juge, a reconnu qu’Alcaud été bien entré en contact avec lui. La police avait été prévenue. Le bout de l’iceberg resté en France est à découvrir, ce que je ferai ici dans un prochain article. Aurait-on laissé faire ce fameux troisième vol pour obtenir un « flag » mémorable, les enquêteurs se doutant déjà que le second vol avait déjà été l’objet d’un transport conséquent de coke (revenu à La Môle le 9 décembre 2012) qui avait été « pisté » de bout en bout ? C’est à quoi doivent aujourd’hui songer les familles des deux pilotes, en effet…. comme l’avait écrit Le Monde le 24 juin 2013, car l’arrestation avait été totalement mise en scène côté dominicain : « Filmée par la DNCD, l’agence antidrogue dominicaine, l’arrestation, de nuit, par une unité d’élite arrivée en hélicoptère, semble tirée d’un film hollywoodien. Hagards, les quatre Français ont subi un premier interrogatoire sur le tarmac. Puis la caméra de la DNCD a filmé les valises entassées jusque sur les fauteuils du jet, 26 au total, pour une valeur totale estimée à plus de 20 millions d’euros ». C’était tout sauf un hasard ou un coup de chance que cette arrestation !!! Car ceux qui filmaient étaient aussi ceux qui trafiquaient !!!

Depuis que ce texte a été proposé ici pour la première fois (en juillet 2013, soit peu de temps après la découverte de l’affaire !!!), les choses ont donc grandement évolué avec tout d’abord la décision touchant la société de location de Falcon SN -THS : l’affaire a été rapidement (et discrètement) liquidée : « octobre 2013 : Suite à cette affaire de drogue retrouvée dans l’avion d’Alain Afflelou, et avec les dirigeants Pierre Dreyfus et Fabrice Alcaud toujours écroués à Marseille, la société de ces deux derniers a été placée en procédure collective et liquidée mi-octobre 2013. La douzaine d’employés a été également licenciée. Les biens et le patrimoine de la société nouvelle THS vont être vendus dans les prochaines semaines, par décision judiciaire » avait-on ou lire quelque temps après. L’enquête a aussi avancé de ce côté avec la découverte de l’intercession d’un douanier français, ami d’un « ex-garde du corps qui a fait fortune en Roumanie » (il s’agit du troisième larron parmi les passagers, Frank Colin, qui a aussi été ancien légionnaire, et a assuré ensuite la sécurité de Jean Roch, le propriétaire du Bash, puis du VIP Room, sur les Champs-Élysées, avec qui Colin est aussi en affaire en Roumanie. Mais elle sent toujours autant le soufre, étant donné ses ramifications, comme continuent de le stipuler des intervenants en forum… l’intervention du Syndicat des Pilotes étant souvent jugée malvenue, voire maladroite… j’y reviendrai, dans un second épisode sur le sujet ; ce troisième larron étant bien la clé de l’affaire semble-t-il. Plus subtil semble-t-il que les condamnés du jour (hormis les pilotes), il avait réussi à se faire porter pâle pour ce fameux vol auquel il devait participer (lire ici ****** ce détail fort évocateur)…

Il y en a un autre, en tout cas, qui a dû ravaler le jugement rendu il y a quelques jours : Alain Afflelou, dont l’avion (le Falcon F-GXMC******) a été confisqué par le procureur dominicain, un fait plutôt rare là aussi. Il a droit à des dédommagements, l’appareil ayant une assurance croquignolette. Même délaissé deux ans sans entretien sur le parking de Punta Cana, il vaut encore une bonne paire de millions d’euros… Bruno Odos ici fixe la valeur actuelle de l’appareil qui n’était pas neuf à 8,5 millions d’euros – ici à partir de 7’11 »-, et selon lui, pour le rendre en état de vol, il va falloir dépenser une somme considérable… que devrait régler l’auteur de l’arrestation, à savoir l’Etat Dominicain (le fait d’avoir laissé traîner le procès pendant deux ans n’arrangeant pas l’état de l’avion) !

PS : La dépêche AFP du lundi 24 février annonçant le boycott demandé de la desserte de St-Domingue :

« Selon nos informations, le principal syndicat des pilotes de ligne français (SNPL), appellera demain au boycott des vols pour la République dominicaine, en soutien aux deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, emprisonnés à Punta Cana depuis le 23 mars 2013. Ils sont soupçonnés d’avoir volontairement pris part à une opération de transport de drogue vers la France. L’audience préliminaire, initialement prévue demain, a été reportée pour la sixième fois sans véritable explication. Aucune date n’a été fixée pour l’instant.

Le syndicat va mettre ainsi à exécution les menaces lancées il y a plusieurs jours. Il avait en effet appelé les pilotes à ne plus desservir la République dominicaine dès le 25 février si, lors de cette audience préliminaire, « des avancées significatives n’étaient pas actées ».

Rappel des faits

L’affaire a débuté le 20 mars 2013, avec une opération de l’agence anti-drogue dominicaine, agissant sur des renseignements livrés par des agences étrangères. 700 kilos de cocaïne en partance pour la France avaient été saisis. Parmi les personnes interpellées figuraient les deux pilotes, qui avaient pris les commandes d’un avion privé contenant la drogue et devant décoller de Punta Cana. Ce Falcon 50 appartenait au lunetier français Alain Afflelou mais avait été affrété par une société de location, SN-THS, installée à Bron (France).

« J’ai la conviction que le dossier (à l’encontre des pilotes) est vide », avait déclaré Yves Deshayes, le président du SNPL, rappelant que « les pilotes n’ont pas le pouvoir de police » et ne peuvent d’eux-mêmes contrôler des bagages »

Le problème c’est que le même avion n’en était pas à son premier voyage :

http://cote-d-azur.france3.fr/2013/03/23/friture-sur-la-ligne-aerienne-saint-tropez-punta-cana-saint-domingue-saisie-de-700kg-de-cocaine-saisis-221811.html.

(*) dissoute depuis.

(**) l’espoir, si l’on peut dire, pour les pilotes repose sur le cas Liana Guillon, cette française mère de cinq enfants accusée de trafic de drogue lors d’un voyage en 2012 (son voyage de noces en fait) les douaniers ayant découvert 11 kilos de coke dans un bagage à main. L’enquête dominicaine avait été inexistante, l’accusation bâclée, et le mari de Liana libéré car le bagage suspecté ne contenait que son nom à elle ! Condamnée à 8 ans de détention après un appel, elle avait été rapatriée à condition d’effectuer sa peine en France : elle aura effectué 2 ans, 8 mois et 22 jours au total, avant d’être libérée portant toujours un bracelet électronique. Elle avait visiblement été piégée par des trafiquants locaux, sur les lieux mêmes de l’aéroport de Punta Cana ! Deux autres jeunes filles, Sarah Zaknoun et Céline Faye avaient été accusées de la même façon (de ramener 6 kilos de coke cette fois). Elles avaient bénéficié d’une grâce présidentielle, formulée par Leonel Fernandez. Ils possèdent un supporter de taille : Laurent Fabius, convaincu de leur innocence. A noter qu’en février 2014, un habitant Antony dans les Hauts-de-Seine s’était présenté au commissariat de la ville ; dans sa valise, réceptionnée le lendemain de son arrivée à Orly, il avait découvert 6 kilos de coke : or il avait fait escale en Espagne, mais aussi à Punta Cana. 

(****) « Ses premières livraisons de drogue remontent à 1973 alors qu’il était pilote à temps partiel. Boulanger partait en avion de Floride, d’où il rejoignait la Colombie et revenait quelques heures plus tard. Les trafiquants ? Des vétérans de la guerre du Vietnam, raconte-t-il au Journal de Québec. Raymond Boulanger affirme même avoir travaillé pour la CIA au milieu des années 80. L’agence américaine avait créé des compagnies aériennes fictives « pour aider les Contras qui tentaient de renverser le gouvernement de Daniel Ortega au Salvador », explique le journaliste Daniel Renaud. Son rôle était alors de « larguer des marchandises » dans les bois et de faire des « vols de reconnaissance » pour repérer les camps. Des faits qui n’ont évidemment jamais été confirmés par voie officielle (…) Ces activités lui auraient permis d’entrer en contact avec les cartels colombiens. Il aurait même côtoyé Pablo Escobar. Raymond Boulanger forme des pilotes, leur apprend à atterrir dans le noir sur des pistes improvisées. « On faisait des « drops » sur les îles des Caraïbes ou en mer. (…) À cette époque, il y avait entre 40 et 50 vols qui sortaient tous les soirs », raconte-t-il, toujours au Journal de Québec. L’homme se fait finalement arrêter à Casey au Québec avec plus de 4 tonnes de cocaïne dans l’avion. Il est condamné à 23 ans de prison. Lors de sa première escapade, en 1998 (il profite d’une libération conditionnelle), il file droit vers la Colombie, où il connaît de nouvelles aventures. Il est pris en otage par un groupe marxiste et sera finalement relâché au bout de deux mois grâce à l’intervention des Farc avec lesquelles il est en contact depuis de nombreuses années. Les termes exacts de sa libération (qui a payé la caution ?) restent troubles. Ce qui alimente encore davantage sa légende ». Sa vie est un vrai roman, raconté ici par des témoins.

(*****) « Boulanger admet également avoir fait un autre vol de cocaïne avant celui de novembre 1992 : un vol test de 500 kilos qui a eu lieu le 27 août précédent. À bord d’un King Air Turbo 200 à hélices dont les bancs de passagers avaient été remplacés par 20bidons jerrycans remplis d’essence pour faire le plein en vol, il a décollé de la Colombie, survolé successivement la République Dominicaine, les Bermudes, la Nouvelle-Écosse et le Bas-du-Fleuve avant d’atterrir à Casey ». Boulanger est un cas incroyable en effet :  En 1998, il profite d’une permission de 4 jours pour se faire la belle. Il retourne en Colombie où il prépare un « voyage » pour le compte des FARC, mais un pneu de son avion éclate au décollage. Le temps de la réparation, alors qu’il se promène en ville, il est kidnappé par un autre groupe de rebelles qui le prennent pour un Gringo. C’est la mafia qui aurait payé sa rançon (mais où commence la légende ?). En tout cas, 18 mois après son évasion, la police colombienne lui met le grappin dessus et il est extradé vers le Canada. En 2001, alors qu’il effectue des travaux pour la communauté, il rebelote. Une deuxième cavale au cours de laquelle on ne sait pas trop ce qu’il a fait. Il serait allé au Mexique pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Un business plus classique, peut-être ! Il est finalement arrêté à Montréal, où il est venu voir son père, malade ».

(******) ont été vus, entre autres à la Môle : Le Cessna 550B Citation Bravo HB-VNZ suisse de Jet Aviation, société détenue par General Dynamics et Jet Aviation Flight Services, le LX-JFK Pilatus de JettFly, le Falcon F-HDCB de Darta Transports Aériens, le Pilatus F-GJFG de GDP Vendôme, dirigée par Jean-François Gobertier, 109eme fortune française, le roi des maisons de retraite, grand fan d’Hallyday et de voitures de collection, le Citation Cessna 550, avion privé US, comme le Cessna 550B Citation Bravo N28SP d’Echo Aviation Inc Trustee, le petit Mustang Cessna 510 Citation privé US, un Falcon 10 anglais tout noir G-ECJI, un Cessna Citation 510 Mustang espagnol, de Jetnova de Aviación Ejecutiva, immatriculé EC-LDK, un autre, belge, un Citation Jet C1, le 250 ième construit, marqué OO-JDK, le Cessna 500 Citation VP-COM enregistré aux îles Caïman, Cessna C525 Citation CJ1 immatriculé M-DINO, lui venant de Guernesey, mais possédant la même adresse que le N28SP, le LX-JFE, unSocata TBM-700 de JetFly, « aux pilotes expérimentés, issus de l’Armée ou de compagnies aériennes commerciales » comme le dit son dépliant, le Cessna525A CitationJet CJ2 d’Avcon Jet, dont le droit de voler en Autriche a été récemment mis sur la sellette…

(******) commentaire à noter : « Il est techniquement impossible de rallier d’une seule traite, le Var depuis les Caraïbes, à bord d’un Falcon 50. Qu’à cela ne tienne, les trafiquants faisaient escale sur un petit et, lui aussi, discret aéroport de l’île des Açores. Et ils se gardaient bien de se poser sur l’aéroport international de Nice, extrêmement fréquenté et surveillé. Côté dominicain, pas de problèmes. Ils avaient corrompu une trentaine de policiers et de militaires, dont certains officiers, tous aujourd’hui sous les verrous. Les policiers ont saisi 700 kg de cocaïne, répartis dans 26 valises. Mais les 4 Français, aujourd’hui incarcérés dans les geôles dominicaines, détenaient de très fortes sommes d’argent ; des milliers d’euros et de la monnaie roumaine, ce qui pourrait laisser supposer des ramifications en Europe de l’Est ». 

(******) il date en effet de 1989 (26 ans) et c’est beaucoup moins que ce qu’annonce le pilote : un Falcon 50 de cette date de construction est annoncé ici à moins de 2 millions de dollars. En registration, il était au nom de Mascaralain EURL, la société d’Afflelou : le 3 avril 2013, il est passé chez Holding AA-OC, à Aubervilliers. Or l’appareil a été saisi à Punta Cana le 20 mars 2013. Explication : « le Falcon 50 F-GXMC. La location de Lixxbail à Mascaralain était prévue du 5 juillet 2007 au 4 juillet 2014. Elle avait pour objet l’exploitation des campagnes publicitaires d’Alain Afflelou et l’achat d’aéronefs. Les 22 octobre et 10 novembre 2012, Afflelou décide de dissoudre sa société Mascaralain et d’apporter sa valeur, estimée à 3.973.982 euros (la valeur du Falcon 50 ?) à sa holding AA-OC. Cette décision est enregistrée au tribunal de commerce de Bobigny le 29 janvier 2013, mais ne sera portée à la connaissance de la DGAC que le 3 avril 2013″. Le 3 avril 2013, la Holding AA-OC devient locataire de Lixxbail, mais le nom de la société absorbée, Mascaralain, disparaît du registre : il n’y a plus de locataire entre le 5 juillet 2007 et le 2 avril 2013 … » Holding AA-OC a été elle radiée le 6 décembre 2013. A qui appartient donc l’avion, aujourd’hui ? Au Crédit Agricole, via Lixxbail ?

Reportage du National Geographic sir la drogue en République Dominicaine, vu côté DEA « cocain war – Dominican Republic »

1) http://www.youtube.com/watch?v=ycG2…

2) http://www.youtube.com/watch?v=Xd2F…

3) http://www.youtube.com/watch?v=f6eT…

 

Les transporteurs de drogue colombienne (les mules) vus par la DEA US

http://www.youtube.com/watch?v=oZy1…

http://www.youtube.com/watch?v=-tkP…

 

L’historique de la Môle
Le blog des deux pilotes :
L’étonnant forum de discussion sur leur arrestation :
Il en est à la 473 eme page, et a dénoncé l’attitude des « experts » français venus défendre les deux compatriotes, dont le célèbre Christophe Naudin, auto bombardé expert en aviation chez BFM, celui des aventures d’Ikea, qui, il y a peu de temps déclarait que l’énorme bout d’aileron retrouvé à la Réunion appartenait plutôt selon lui à un « petit bimoteur », un Piper Aztec de 1968, modèle PA 23-250 immatriculé F-OHSA  – un Aztec étant petit comme ça…, tombé à moins d’1km de la côte le 4 mai 2006 !!! Avec Philippe Heneman, le président de l’ASPB et Naudin, pas sûr que les deux pilotes aient bénéficié d’une aide quelconque pour tenter d’amadouer le procureur…
un résumé succint de l’affaire :
un autre :
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Par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron est devenu en quelques mois l’abcès de fixation d’une gauche paniquée par la perspective de nouvelles déroutes électorales, d’une droite avide de ce qui amplifie les divisions de la majorité et d’extrêmes en quête de boucs émissaires.

A coup de déclarations sur des sujets aussi sensibles que le droit du travail, les 35 heures ou le statut des fonctionnaires, le jeune ministre de l’Économie de François Hollande s’est forgé une image de dynamiteur d’idées reçues, moderne, qui « dit ce qu’il pense ».

Presse, chroniqueurs, analystes et instituts de sondage se sont emparés du phénomène, qu’ils s’efforcent de décortiquer.

Les uns y voient une créature qui échapperait à ses créateurs, le chef de l’Etat et le Premier ministre, et les « ringardiserait ». Les autres jugent au contraire qu’il dit tout haut ce que pensent François Hollande et Manuel Valls.

« Il y a une part d’emballement médiatique dans tout ça », souligne le directeur du département opinion de l’Ifop, Jérôme Fourquet. « C’est la nouvelle coqueluche des médias, qui ont une nouvelle histoire à raconter. »

Depuis sa nomination en août 2014, en remplacement d’Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron est devenu pour l’aile gauche du Parti socialiste le symbole d’un virage « social-libéral » de l’exécutif, rôle tenu jusque là par Manuel Valls.

« Il est plus facile d’attaquer Emmanuel Macron que le Premier ministre », souligne Jérôme Fourquet. D’autant que le ministre de l’Economie n’a jamais été élu et n’a plus sa carte du PS depuis plusieurs années. Il n’a d’ailleurs pas été invité à la dernière université d’été du parti à La Rochelle.

« MACRON, RAS-LE-BOL ! »

Quant à l’extrême gauche, elle voit en lui une incarnation de la « trahison » et des reniements de François Hollande……

Lire la suite sur: http://www.boursier.com/actualites/reuters/emmanuel-macron-phenomene-politique-ou-emballement-mediatique-180742.html?fil21

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Publié le 26 septembre 2015 par
Merveilleux vendeur à la sauvette que ce président ! Il a réussi à refiler à l’Egypte les deux Mistral achetés et payés par la Russie, mais pas livrés parce que les Russes sont méchants et que nous, en France, on ne vend nos armes de guerre qu’aux gentils qui les achètent pour faire joli dans leur salon. Il a du mérite le « prèz », parce que souvenez-vous qu’il n’avait pas de mots assez durs et assez méprisants pour le maréchal qui avait dégommé son « ami » le Frère musulman Mohamed Morsi.
En plus, il s’appelle Sissi, quel drôle de nom, pourquoi pas Zabeth ou Chloé ?Les voilà copains paraît-il, et c’est en buvant un coup en regardant les cérémonies d’inauguration du nouveau canal de Suez que l’affaire aurait été conclue.On imagine la scène :
« Dis donc, Abdel, si tu me rachetais les deux Mistral de Poutine ? »
« Ouais, pourquoi pas François ? Si ça te fait plaisir ».

LIRE sur http://www.minurne.org/?p=3819

image: http://www.jeuneafrique.com/medias/2015/08/06/sipa_ap21775634_000003-592×296.jpg

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Et Jack Lang était là aussi!

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Ka-52 Alligator
L’Egypte achète 50 hélicoptères russes pouvant être adaptés aux Mistral

© Sputnik. Vitali Ankov

Défense

16:00 23.09.2015(mis à jour 16:03 23.09.2015)

Les hélicoptères achetés à la Russie seront probablement utilisés pour les navires achetés ce mercredi à la France par l’Egypte.

La Russie et l’Egypte ont conclu un contrat de livraison de 50 hélicoptères Ka-52 Alligator. Il n’est pas exclu que les appareils soient adaptés aux porte-hélicoptères Mistral achetés par Le Caire à la France.

« Le contrat de livraison de 50 hélicoptères Ka-52 à l’Egypte est conclu. (…) Si la partie égyptienne le désire, les engins livrés seront adaptés aux porte-hélicoptères », a fait savoir une source proche de la situation citée par les médias russes.Il est à noter que « Rosoboronexport » (agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel russe, ndlr) s’est abstenu des commentaires concernant le contrat conclu entre Moscou et Le Caire.

Auparavant, l’Elysée avait annoncé que les deux navires Mistral, dont la livraison à la Russie avait été annulée, seraient finalement vendus à l’Egypte.Le contrat de 1,2 milliard d’euros prévoyant la construction de deux bâtiments de guerre de classe Mistral a été signé entre la Russie et la France en 2011. La livraison du premier des deux navires, le Vladivostok, a été suspendue par le président français sur fond de la crise en Ukraine. Début août 2015, les présidents russe et français, Vladimir Poutine et François Hollande, ont décidé de rompre le contrat. Paris a remboursé la non-livraison des bâtiments.

 

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