Archives de la catégorie ‘Allemagne’

hicham

24 novembre 2015

En cherchant des éléments d’explication sur les attentats de Paris, je suis bien entendu tombé sur les groupes extrémistes belges, mais aussi sur leurs opposants, tous ceux qui d’une manière ou d’une autres ont largement cherché à manipuler les informations pour promouvoir leurs propres desseins politiques. Vous pensez aux mêmes que moi, je suppose. Toute cette agitation médiatique peut se résumer en un seul exemple, celui de la dérive somme toute très rapide d’un jeune gamin prénommé Brian, promis à un bel avenir de footballeur qui s’est retrouvé propulsé en Syrie, le cerveau nettoyé de fond en comble par des manipulateurs d’une bêtise insondable. Ce garçon a a été l’objet en même temps d’une double récupération : son corps même pas encore froid, sa mort était annoncé par l’armée syrienne de Bachar el Assad, qui réglait ainsi ses comptes avec les islamistes, ceux-là mêmes que le régime avait emprisonné, puis torturé, pour les relâcher dans la nature, espérant qu’ils s’en prendraient d’abord aux autres groupuscules islamistes sans se retourner contre le pouvoir.

Voici la tragique histoire de Brian de Mulder, mort à 20 ans d’avoir trop écouté  les sirènes jihadistes.

Une histoire qui résume toute la tragédie actuelle, et montre la bassesse de certains manipulateurs, qui, eux, sont toujours vivants.

201303210821-2_als-brian-de-mulder-in-syrie-sterft-vervolg-ik-belkacem-Brian était un adolescent comme beaucoup, un beau garçon plein de vie qui prenait plaisir à faire des selfies avec sa famille, d’origine brésilienne. Arrivé sur terre à Anvers comme un beau bébé (il était arrivé deuxième à l’élection du plus beau bébé en Belgique !), il effectuait plus tard une scolarité classique au Sint-Jan Berchmans College rue Jodenstraat, dans le centre d’Anvers. Il s’en échappait le midi pour aller dévorer du pudding chaud, son plat préféré chez sa grand-mère Georgette qui le vénérait, et avec qui il allait prier à l’église. Catholique.. et footballeur, comme tout brésilien serait-on tenté de dire : le voici en effet qui rêve d’une entrée au club du Beerschot (le Koninklijke Beerschot Antwerpen Club) en jouant sur le square avec ses potes, en rêvant à Lionel Messi.

LIRE sur http://www.centpapiers.com/manipulateurs-et-recuperateurs/

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Lire aussi

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63816723-860x360-1448284311L’afflux de demandeurs d’asile en Allemagne augmente encore. Pour les trois seules premières semaines de ce mois, la police fédérale a enregistré environ 180.000 entrées illégales. Le précédent record était en octobre de 181,000 (pour tout le mois, ndlr). Depuis plus de 8000 demandeurs d’asile arrivent quotidiennement en Allemagne (…)

Le week-end dernier, les autorités ont comptabilisé 14,482 franchissement illégal des frontières. Les prévisions du gouvernement de 800.000 demandeurs d’asile pour l’année complète ne sont plus tenables. L’information des experts, selon laquelle l’afflux diminuera en hiver, se révèle être fausse (…)

Source : https://jungefreiheit.de/politik/deutschland/2015/asylzahlen-steuern-auf-neuen-rekordwert-zu/

http://civilwarineurope.com/2015/11/23/allemagne-nouveau-record-dans-lafflux-des-clandestins-en-novembre/

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civilwarineurope

sumte-300x225L’Allemagne est le pays européen qui accueille le plus de réfugiés, entre 800.000 et un million pour l’année 2015. Symbole de l’arrivée importante de réfugiés dans le pays : le village de Sumte. D’ici quelques semaines, 750 personnes vont s’installer dans des locaux dédiés. Mais, sur place, certains craignent les conséquences de la multiplication par sept du nombre d’habitants.

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michel santi chroniqueur économiqueMichel Santi – http://www.michelsanti.fr/michel-santi/

L’Allemagne a un gros problème démographique, pourtant pas nécessairement celui que l’on croit. Si sa population reste en effet stable avec un peu plus de 80 millions d’habitants, c’est l’âge de sa masse salariale qui menace de faire dérailler son économie car elle augmente dangereusement le ratio de dépendance, c’est-à-dire la proportion de ceux qui travaillent et qui contribuent à soutenir les sans emplois. L’Office fédéral des statistiques de ce pays n’avait-il pas calculé (en avril 2015) que le nombre des 20-65 ans diminuerait de 49.2 millions à 48.8 en 2020, sur la base d’une immigration qui s’effondrerait de 500’000 annuellement à 100’000 à l’horizon de la fin de la décennie actuelle ?

Selon ces barèmes de calcul, la masse salariale dans ce pays ne se maintiendrait au niveau actuel des 49.2 millions de travailleurs âgés entre 20 et 65 ans qu’à la condition expresse d’une immigration annuelle d’au moins 200’000 personnes. Dès lors, ce problème semble aujourd’hui réglé grâce à l’afflux massif de réfugiés, à condition toutefois que celui-ci se maintienne dans la durée… Pas vraiment en fait car cette ruée sur l’Allemagne comme cet afflux irrésistible de main d’œuvre ne font en réalité que déplacer le problème. En l’occurrence, de le reléguer au reste de l’Europe qui se voit une fois de plus sommée de gérer tant bien que mal les décisions unilatérales de la maîtresse des lieux européens.

Car, d’une manière ou d’une autre, c’est le salaire minimum allemand (de €8.50 par heure) qui sera remis en question par cette arrivée massive de travailleurs syriens et levantins principalement concentrés dans ce pays. Si ce salaire minimum ne pourra être réduit dans l’immédiat pour des motifs légaux ou simplement éthiques, l’augmentation massive du nombre de salariés agira insidieusement en comprimant le salaire minimum réel et, ce, de manière indirecte. Cet afflux d’hommes et de femmes disposés à accepter un emploi au salaire minimum brouillera logiquement l’ensemble du spectre de l’emploi, et entraînera à la baisse le niveau d’exigence des travailleurs situés dans cette fourchette des salaires.

Au final, ce plancher de verre du salaire minimum finira par céder, ou sera à tout le moins contourné par le travail gris et par d’autres moyens plus ingénieux. A l’évidence, c’est l’ensemble de l’Union qui en souffrira d’autant plus que les pays du Sud de l’Europe pâtissaient sérieusement de salaires allemands systématiquement à la traîne qui s’apparentaient à une concurrence déloyale déguisée. En conséquence, n’attendons rien de bon de la part des allemands à présent qu’ils ont ouvert les bras à cette masse de réfugiés car c’est à un authentique choc de l’offre de la masse salariale qu’ils vont désormais confronter les autres membres de l’Union. Dans tous les cas de figure, les salaires européens sont condamnés à baisser et la crise européenne à s’aggraver. Laquelle crise fut précisément sous tendue par les écarts du coût du travail entre les différents pays européens.

L’afflux de réfugiés en Allemagne exacerbera donc les déséquilibres qui ne pourront être compensés que par des dévaluations intérieures supplémentaires (c’est-à-dire encore et toujours l’austérité) dans les nations du centre et du sud, faute de réajustements monétaires au sein d’une zone partageant la même monnaie. Bref, la situation du premier exportateur mondial ira en s’améliorant pendant que le reste de ses consœurs européennes peineront à survivre non sans subir des taux de chômage à deux chiffres.

http://www.michelsanti.fr/le-privilege-exorbitant-de-lallemagne/

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civilwarineurope

merkel-hollande_2271199bLa rumeur enfle : Merkel serait activement poussée vers la sortie par un nombre grandissant de cadres gouvernementaux allemands. Sa politique d’ouverture totale des frontières est en train de mener rapidement le pays au bord d’une crise sanitaire et sécuritaire inédite, tandis que le nombre de clandestins en provenance du tiers-monde ne cesse de grandir et que l’hiver approche.

Merkel poussée vers la sortie

Si aucun cadre de la CDU (centre-droit) ne demande encore publiquement la démission de la chancelière, il n’en va pas de même en privé. Derrière les portes des ministères, on a déjà un candidat de substitution : Wolgang Schauble, le ministre de l’économie.

Angela Merkel paie là le prix de sa position délirante, arrêtée à la fin de l’été, en faveur d’un accueil sans restriction de tous les migrants musulmans qui atteindraient les frontières du pays. Deux mois plus tard, ce sont plus de 300 000…

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Thomas de Maizière, en janvier 2014.Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maiziere a organisé une conférence de presse et dévoilé le rapport des crimes organisés pour 2014
Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maiziere a organisé une conférence de presse et dévoilé le rapport des crimes organisés pour 2014.En Allemagne où 580 enquêtes ont été menées l’année d’avant sur les crimes organisés, ce chiffre recule à 571 dont 299 nouvelles enquêtes.En revanche, les nouvelles enquêtes connaissent une hausse de 7,2% par rapport à l’année précédente.Selon le rapport, le narcotrafic vient en tête du classement des crimes organisés avec 32,9%, les crimes sur les biens en deuxième place avec 18,9%, les crimes financiers en troisième rang avec 12,8% et des crimes fiscaux et douaniers en quatrième place avec 9,1%.Selon le rapport les accusés qui se chiffraient à 9.155 personnes en 2013 ont reculé à 8.700 personnes.

« Les établissements de sécurité en Allemagne doivent s’adapter à la période courante. C’est important surtout pour la lutte contre les crimes organisés » a déclaré le ministre allemand, de Maiziere.

http://www.trt.net.tr/francais/europe/2015/10/06/allemagne-les-crimes-organis%C3%A9s-en-hausse-en-2014-347333

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La chancelière allemande Angela Merkel « a exprimé sa stupeur », ce samedi, après la grave agression dont a été victime une candidate à la mairie de Cologne, active dans l’aide aux réfugiés, poignardée par un homme aux motivations racistes.

« La chancelière a exprimé sa stupeur et condamné cet acte », a indiqué une porte-parole de la chancellerie.

© Fournis par BFMNews

Angela Merkel s’est enquis de l’état de santé de Henriette Reker, blessée par des coups de couteau au cou sur un marché de Cologne où elle faisait campagne avant le scrutin municipal dimanche, a précisé la porte-parole. De son côté le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, s’est également déclaré « profondément choqué » par cette attaque « effroyable et lâche ».

Candidate indépendante mais soutenue par le parti d’Angela Merkel pour la mairie de la 4e ville d’Allemagne, elle a été poignardée dans un climat de tension croissante autour de la politique de la chancelière d’ouverture aux réfugiés.

source: http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/candidate-poignard%C3%A9e-%C3%A0-cologne-merkel-exprime-sa-stupeur/ar-AAfySY7?ocid=SL5MDHP

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wolfgang-schaubleA l’occasion d’un entretien téléphonique l’été dernier avec son homologue américain, Wolfgang Schäuble, Ministre de l’Economie allemand crut faire une bonne blague en lui suggérant d’échanger Porto Rico (en état de quasi faillite) contre la Grèce! De fait, l’écrasante majorité des allemands est persuadée du narratif selon lequel leur dur labeur a produit une « vraie » économie dont les excédents seraient en quelque sorte la légitime sécrétion. Cette fiction d’une activité saine entièrement orientée sur les exportations ayant du reste été continuellement entretenue par les médias allemands, dont tous s’étaient réjouis à la perspective d’iles grecques à vendre au plus fort de la crise lors du printemps dernier.

Pour autant, cette fiction allemande passe sous silence que les succès de leur économie et que la taille de leurs excédents commerciaux reposent sur une mécanique -du type néo colonial- à broyer les peuples. Car cette Schäuble économie ne prospère que par une exploitation en bonne et due forme par les allemands des autres peuples d’Europe. Sans euro, pas d’excédent allemand en effet, car la ruée sur les biens produits dans ce pays aurait à l’évidence -par envolée interposée du deutschemark- été répercutée par une augmentation de leurs prix et par un alignement à la hausse des salaires allemands, dont l’effet conjugué aurait neutralisé les excédents. Ces fameux excédents commerciaux faisant tant la fierté de Schäuble sont banalement la conséquence de salariés qui reviennent moins chers à employer que de machines à utiliser! Les robots – plus chers pour équiper des chaînes de production- sont donc simplement remplacés par de la bête humaine dans un mécanisme réglé comme du papier à musique qui autorise ainsi des économies substantielles en capitaux. Du reste, les statistiques prouvent formellement ce choix allemand délibéré car, en comparaison de son P.I.B., l’investissement y est le plus bas de tous les pays industrialisés.

La croissance européenne anémique est donc la conséquence directe de cette carence en investissements allemands et, en l’occurrence, la Schäuble économie s’avère être un poison pour l’ensemble du continent. Authentique malédiction, ces ressources sous exploitées par l’Allemagne condamnent l’Union à être une éternelle suiveuse en termes de croissance et imposent subsidiairement l’austérité à toute la périphérie européenne. Comprenons-le bien: les excédents allemands sont le reflet d’une économie allemande inefficiente et en mal d’investissements. En attendant, c’est la quasi totalité des autres peuples d’Europe qui paient chèrement le prix des obsessions allemandes et, ce, pendant que Schäuble réécrit tranquillement l’Histoire faite pourtant de l’afflux massif de la main d’œuvre provenant d’Allemagne de l’Est et des infâmes réformes Hartz ayant exercé une compression intolérable sur l’ensemble des salaires européens.

Autrefois seule à être malade, l’Allemagne a aujourd’hui contaminé les 28 autres pays partageant sa monnaie.

Angela Merkel fait face à une grogne sans précédent en près de dix ans de pouvoir en Allemagne du fait de sa politique d'ouverture aux réfugiés.

La chancelière, qui a rejeté jeudi l’idée d’une fermeture de l’Europe face au flux de migrants, affronte dans son pays une grogne sans précédent.

Source AFP
Publié le 15/10/2015 à 12:16 – Modifié le 15/10/2015 à 12:22 | Le Point.fr

Angela Merkel fait face à une grogne sans précédent en près de dix ans de pouvoir en Allemagne du fait de sa politique d’ouverture aux réfugiés.Boness©IPON-BONESS

La chancelière Angela Merkel a rejeté jeudi l’idée d’une fermeture de l’Europe face au flux de migrants, estimant qu’elle devait rester « solidaire », tout en appelant à un meilleur contrôle à la frontière entre la Turquie et la Grèce. S’exprimant devant les députés allemands à Berlin avant un sommet européen sur le sujet devant commencer en début de soirée à Bruxelles, la chancelière allemande a estimé que l’UE devait en particulier aider la Turquie à mieux surveiller ses frontières car l’espace maritime entre la Turquie et la Grèce est actuellement « aux mains des passeurs ».

De manière générale face à la crise migratoire, « il faut une Europe de la solidarité, toute autre option est condamnée à l’échec », a déclaré Angela Merkel, alors que les pays d’Europe de l’Est en particulier, par lesquels les migrants transitent depuis les Balkans, ont nettement renforcé leurs contrôles ces dernières semaines. « Une fermeture (des frontières de l’Europe) est une illusion au XXIe siècle, qui est celui de l’Internet », a lancé la chancelière allemande, en réponse aussi aux critiques de plus en plus virulentes dont elle fait l’objet en Allemagne du fait de sa politique d’ouverture, avec une mini-rébellion au sein de sa famille politique conservatrice en particulier. « Il n’est pas exagéré de parler d’un défi d’ampleur historique » pour l’Europe à propos de la réponse à la vague de migrants actuelle, a encore dit Angela Merkel. Plus de 710 000 migrants sont entrés dans l’Union européenne entre le 1er janvier et le 30 septembre, selon des chiffres publiés mardi par l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex. À elle seule, l’Allemagne en attend jusqu’à un million pour l’ensemble de l’année et les capacités d’accueil du pays sont mises à rude épreuve.
« Prendre soin des réfugiés »

La chancelière a par ailleurs réaffirmé que la solution passait par un soutien renforcé à la Turquie, pays par lequel passent un grand nombre de migrants fuyant guerres et persécutions. L’UE doit aider la Turquie « à prendre soin des réfugiés » et à parvenir à « une meilleure surveillance des frontières maritimes » du pays avec la Grèce. Il n’est pas acceptable que l’espace maritime entre la Turquie et la Grèce soit actuellement « aux mains des passeurs », a martelé Angela Merkel. Dans le même temps, elle a prévenu que…

Lire sur http://www.lepoint.fr/monde/refugies-merkel-dans-la-tourmente-15-10-2015-1973803_24.php

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Le président français François Hollande s'adresse au Parlement européen Source: Reuters
Le président français François Hollande s’adresse au Parlement européen

L’économiste français Jacques Sapir analyse l’intervention du président français devant les députés européens.

François Hollande a donc prononcé, ces jours derniers, un discours devant le Parlement européen. De ce non-événement, il y aurait peu à dire, si ce discours n’était pas en réalité révélateur du personnage. Car, si notre président à cru que la commémoration de l’historique duo Mitterrand-Kohl pouvait passer pour un discours politique, il s’est en réalité, et comme l’on dit «à l’insu de son plein gré», déshabillé dans ce discours. Ce dernier met à nu le vide de sa pensée. Ce discours nous en apprend bien plus sur l’homme que sur l’Europe. Et c’est en cela qu’il est sans doute, si ce n’est important, du moins révélateur.

La crise comme catastrophe naturelle

Le premier point qui frappe l’esprit du lecteur, ou de l’auditeur, outre les répétitions appuyées des références faites aux discours, eux historiques, de Mitterrand et Kohl, c’est la sombre énumération des crises. Car, ces crises apparaissent dans le langage utilisé par François Hollande comme autant de catastrophes naturelles, comme une tornade ou de la grêle, contre lesquelles seule l’Europe permettrait de se protéger. Que l’on en juge : «A dire vrai, voilà des années que l’Europe affronte une série de crises : la crise financière, née en dehors de notre continent mais qui s’est propagée et qui a provoqué une crise économique dont nous sortons à peine, et une crise sociale avec des millions de jeunes sans travail. Et maintenant c’est une crise humanitaire à laquelle nous faisons face avec un afflux de réfugiés provoqué par la déstabilisation de régions entières, au Moyen-Orient, en Afrique, issus des conflits armés, et avec la résurgence des haines religieuses. Et je n’oublie pas la crise sécuritaire avec une guerre qui n’est pas si lointaine, aux frontières de l’Europe, en Ukraine. Et puis aussi des attaques terroristes qui ont concerné plusieurs pays de notre continent, dont le mien».

Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents

Cette naturalisation de l’environnement politique traduit l’impuissance politique auquel notre président est réduit. Bien sûr, il y a des crises, des conflits internationaux. Mais, ces crises sont toutes le produits de forces sociales et politiques qu’il faut nommer si l’on veut agir. Ces crises doivent être analysées. Ici, elles ne donnent lieu qu’à une longue énumération de misères et de catastrophes. Prenons le cas de la «déstabilisation de régions entières, (…), en Afrique, issus des conflits armés…». Peut-être serait-il bon de préciser que cette déstabilisation est le produit de la destruction du régime, certes tyrannique, de Kadhafi par les puissances occidentales, dont la France, et de leur incapacité à trouver une solution pérenne de remplacement. Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents. Mais, de cela nulle mention. Au contraire, ce que François Hollande tente de faire passer comme idée à son auditoire c’est que ces crises sont des événements hors de notre contrôle, comme des catastrophes naturelles. Les Nations européennes, telles des poussins sous l’orage, doivent aller au plus vite chercher refuge sous l’aile de la mère-poule OTAN ou UE. Cette vision, c’est le niveau zéro de la politique internationale.

Quand François Hollande parle du souverainisme et se décrit lui même

Mais, il y eut dans ce discours un passage encore plus révélateur sur le caractère de notre président. Vers la fin de sa péroraison, il a ce passage étonnant : «Et je vais ajouter, si je puis dire, un codicille ou un complément : le souverainisme, c’est le déclinisme. Et c’est aussi dangereux de ne pas donner d’espoir à une population, de ne rien construire ensemble au nom d’un repli national sans avenir. Face aux épreuves, je suis convaincu que si nous n’allons pas plus loin, alors non seulement nous nous arrêterons, mais nous reculerons. Et ce sera la fin du projet européen».

Quand on n’a rien à dire, mais que l’on veut tout de même parler, il arrive parfois que l’on dise des choses stupides et parfois aussi que l’on en dise plus que ce que l’on voulait. C’est ce qui s’est passé avec ce discours de François Hollande. Le terme de «déclinisme» est certes à la mode mais que décrit-il si ce n’est une forme de pessimisme ? La réalité de la situation de la France est marquée par un déclin incontestable depuis plus de vingt ans, et de manière accélérée dans les dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy et dans celui de François Hollande. C’est un fait. Mais ce déclin n’est pas inéluctable, et quand on connait les forces immenses des Français et les capacités des producteurs en France, on peut légitimement penser qu’avec une autre politique il en irait tout autrement.

C’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy

Le véritable «déclinisme», sous la forme d’un pessimisme profond qu’exprime justement François Hollande ou Nicolas Sarkozy, c’est celui qui pense que sans l’Union européenne il n’y aurait plus de France, et que la France ne peut faire face au monde qu’en disparaissant dans une entité plus vaste. Ce discours, nous l’avons déjà entendu dans notre histoire, et en particulier de 1940 à 1944. Ce fut le discours du régime de Vichy, et en particulier ceux de Philippe Pétain, théorisant la défaite de juin 1940 défaite dans laquelle sa propre responsabilité était pourtant lourdement engagée. Ce fut aussi le discours de Pierre Laval, ancien socialiste et partisan de la déflation quand il fut Président du Conseil en 1935, deux points qui le rapprochent de François Hollande. En fait c’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy.

Il est frappant que François Hollande ait eu ces mots devant le Parlement européen, lui qui vient, en partie, d’une famille marquée par l’extrême-droite.

Le souverainisme et l’espoir dans la société française

Mais, il faut aussi noter l’attaque haineuse contre le souverainisme à l’occasion de ce discours. Or, qu’est-ce que le souverainisme ?

Le souverainisme se définit étymologiquement comme l’attachement de quelqu’un à la souveraineté de son pays. Cela pourrait en faire un équivalent de patriotisme. Mais, dans sa signification actuelle, il définit un attachement et une défense de la souveraineté du peuple, qui est le fondement principal de la démocratie. Le souverainisme est donc l’expression de la volonté d’une communauté politique (le peuple) à pouvoir décider de lui-même, par lui-même et pour lui-même sur les questions importantes. C’est donc une notion qui s’enracine profondément dans une vision de gauche de la société.

La crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple

Le souverainisme, et plus encore la notion de souveraineté, sont devenus aujourd’hui des thèmes centraux de la vie politique française. Il en est ainsi car, après des années de petits empiètement et de gros dénis de démocratie (comme le fait d’avoir fait adopter par le Traité de Lisbonne ce que les Français avaient rejeté lors du référendum de 2005), la crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple. La crise grecque de l’été 2015, avec comme double point d’orgue le référendum du 5 juillet et la capitulation d’Alexis Tsipras le 13 juillet sous la contrainte financière exercée par la BCE, a mis la question de la souveraineté sur le devant de la scène. La crise grecque a donc fait office de révélateur et des Français, de plus en plus nombreux, comprennent que la somme des petits empiètements du passé a donné naissance à une rupture qualitative en matière de souveraineté.

La frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie

Le souverainisme c’est reconnaître la vertu des frontières. Car, la frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie. C’est elle qui met l’étranger voulant vivre dans un autre pays devant le choix de s’intégrer ou d’être privé de droits politiques. Elle est une séparation entre l’intérieur et l’extérieur, séparation sans laquelle aucune organisation, et je rappelle qu’un Etat est une organisation, ne saurait – tout comme tout être vivant – exister. Même les protozoaires ont une membrane qui les isole de leur environnement. Elle est, comme l’a si bien dit Régis Debray, une condition et un produit, de la civilisation. Nier les frontières, et donc nier la souveraineté, c’est vouloir nous ramener à l’état de tribu et d’ethnies.

Une frontière doit donc jouer le rôle d’un filtre laissant passer certaines choses, et bloquant certaines autres. La question des frontières pose alors très directement celle du protectionnisme. Mais, quand François Hollande, président de la République, appelle à «manger français», ne fait-il pas, lui aussi du protectionnisme ? Sa formule relève même d’une étape supérieure, qui s’appelle l’autarcie et qu’aucun économiste ne peut recommander. En réalité, des formes de protectionnisme, égalisant les conditions tant sociales qu’écologiques dans lesquelles les biens sont produits, sont absolument nécessaire. Ces formes de protectionnisme seraient plus efficaces si nous pouvions arriver à un accord commun avec certains de nos partenaires. Mais, même sans cet accord, elles seraient incontestablement efficaces.

Les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes

Le souverainisme, dans les deux définitions qui ont été données plus haut, que ce soit celle – ancienne – de patriotisme ou celle, plus actuelle, d’attachement à la souveraineté du peuple, s’oppose donc radicalement à cette forme de pessimisme qu’est le déclinisme.

Le souverainisme, c’est l’espoir, c’est la volonté consciente d’une communauté politique de créer un monde meilleur et de faire face aux crises diverses qu’elle peut rencontrer. Et c’est peut-être pour cela que les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes.

Source : russeurope.hypotheses.org

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Des migrants à la frontière avec l'Allemagne

© Sputnik

18:46 14.10.2015(mis à jour 18:47 14.10.2015)
La formule concernant la croissance des flux migratoires en Allemagne que la chancelière Merkel ne cesse de répéter « Nous allons venir à bout de cela » provoque de vives critiques.

Selon une enquête réalisée par l’institut de sondage YouGov parmi 1198 Allemands du 9 au 13 octobre 2015, deux habitants sur trois n’ont pas confiance dans les paroles de la chancelière, estimant que le nombre de réfugiés dans le pays est trop élevé.

« Nous allons venir à bout de cela », a répété Angela Merkel lors d’une conférence de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) dans la ville allemande de Stade (Basse-Saxe, nord du pays).

Toutefois, cette déclaration a rapidement été soumise à de nombreuses critiques, surtout de la part de membres de son propre parti.

D’après le sondage, un tiers de la population (32%) partage la position de Mme Merkel, contre 64% qui ne sont pas de cet avis.
Il est à noter qu’il y a seulement un mois l’écart n’était pas aussi grand, 43% étaient d’accord avec la chancelière contre 51% qui ne partageaient pas son opinion.

De même, les avis des électeurs des trois partis, CDU, Die Linke et le Parti social-démocrate (SPD), sont étonnement unanimes. Dans chacun des trois groupes, plus de la moitié des sondés estiment que Mme Merkel a tort (CDU — 61%, Die Linke — 59%, SPD — 62%).

Quant au parti Alliance 90/Verts, les réponses sont opposées. Un nombre identique de personnes interrogées se sont exprimées pour (49%) et contre (51%) les propos de la chancelière allemande.

Par ailleurs, plusieurs autres déclarations de Mme Merkel n’ont reçu le soutien que de la part des sympathisants du parti Alliance 90/Verts. Il s’agit de l’émission « Anne Will » sur la chaîne de télévision ARD, lors de laquelle elle avait déclaré, « l’accueil des migrants ne cessera pas », car cela « est impossible dans les conditions de l’ouverture des frontières en Europe ».

Si 60% des Verts sont d’accord avec cette opinion, seulement 41% des sympathisants de la CDU ont un tel avis.

Dans les deux cas, ceux qui estiment que le nombre de migrants dans le pays est trop important sont les plus mécontents. De même, de tels avis apparaissent de plus en plus dans la population allemande. Si pendant les derniers mois, il y en avait 40 à 50% (46%, selon les données antérieures), actuellement il y aurait 56% des sondés qui partagent cet avis.

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Le Monde.fr | 06.10.2015 à 06h43 • Mis à jour le 06.10.2015 à 10h52 | Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant)

Manifestation du groupe islamophobe Pegida, à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, le 5 octobre.

Toujours favorable à l’accueil des migrants, Angela Merkel doit faire face à de plus en plus de critiques en Allemagne.

Les responsables politiques de tous bords s’inquiètent du retournement de l’opinion. Selon un sondage paru le 2 octobre, 44 % des Allemands pensent désormais que « l’immigration a plutôt des inconvénients ». Plus 11 points par rapport à début septembre. Ils ne sont plus que 35 % à juger qu’elle présente « plutôt des avantages » (moins 10 points). Le mouvement anti-islam Pegida, qui s’était essoufflé au printemps, a repris de la vigueur depuis début septembre en réunissant plusieurs milliers de manifestants tous les lundis à Dresde.

Selon le quotidien Bild qui citait lundi 5 octobre « un document secret » émanant d’un fonctionnaire, 1,5 million de réfugiés pourraient cette année chercher à demander l’asile à l’Allemagne. Deux fois plus que les estimations officielles. Rien qu’en septembre, la Bavière a accueilli plus de 270 000 demandeurs d’asile, autant que toute l’Allemagne en 2014. Alors que les bagarres se multiplient entre migrants à l’intérieur même de foyers surpeuplés, plusieurs Etats-régions envisagent désormais de réquisitionner des logements libres à l’approche de l’hiver.

Après l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, les sociaux-démocrates (SPD) critiquent à leur tour l’ouverture des frontières sans limite aux réfugiés venus de pays en guerre. Sigmar Gabriel, président du Parti social-démocrate et vice-chancelier, juge que « nous devons absolument parvenir à réduire sensiblement…

Manifestation du groupe islamophobe Pegida, à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, le 5 octobre.
Réfugiés : Angela Merkel de plus en plus isolée en AllemagneIl vous reste 78% de l’article à lire

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