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La lourde rançon de l’affaire Fillon

Je ne me prononce pas sur l’aspect judiciaire ni sur le caractère dévastateur de l’indécence de ces sommes, même licites, pour le commun des citoyens.

Je reconnais que la cause du vainqueur éclatant de la primaire de la droite et du centre est aujourd’hui dramatique mais pas encore désespérée. Il y a des gouffres qui s’ouvrent après les triomphes. Il peut y avoir aussi des résurrections qui se produisent avant l’hallali.

Aussi légitime que soit, en démocratie, l’inquisition médiatique, je ne peux me déprendre cependant, face à cette curée systématique et renouvelée, d’une sensation de nausée qui n’est pas contradictoire avec l’agacement que m’inspire la médiocrité de la cellule de communication de François Fillon.

La formule est belle et percutante, mais il ne s’agit sans doute pas d’un « coup d’Etat institutionnel » même si des révélations récentes suscitent pour le moins un questionnement sur le rôle de l’Elysée. Il y a un moment où il convient d’affronter les accusations et leur substance plutôt que de se demander d’où elles viennent.
Surtout quand tout laisse penser que les aigreurs les pires surgissent de son propre camp. Donc la délation la plus laide.

La double rançon de l’affaire Fillon est politique et éthique. Elle sera à payer même si François Fillon ressort indemne, autant que faire se peut, des procès qui lui sont faits par deux médias acharnés à sa perte, les autres suivant le mouvement.

Avoir entendu Georges Fenech saisi par je ne sais quelle pulsion prendre les devants au nom de la morale en réclamant la mise hors jeu de François Fillon était déjà assez réjouissant. Que je sache, il ne s’était guère élevé, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, contre la conception dévoyée de l’état de droit ayant gangrené le cours de certaines affaires. Mais le plus grave n’est pas là. Car si on était contraint, pour se parer des plumes du paon irréprochable, de l’être soi-même, la vie publique ne serait plus drôle ni tenable. Non, il a osé déclarer dès le premier jour que le résultat de la primaire était caduc… Il a été rembarré mais la pique avait été lancée.

220px-Georges_FenechAlors que la primaire a été un immense succès, consacré par l’électorat de la droite et du centre, et que le meilleur candidat, par sa tenue, sa radicalité et ses principes, avait été largement élu, quel étrange procédé que de prétendre discuter la validité de ce résultat !

Comme si les attaques contre F.Fillon avaient eu pour finalité de faire rejouer le match et qu’il convenait de leur complaire alors qu’au contraire c’est ce vainqueur précisément qui leur importe et qu’elles ciblent ! En mettant sans nécessité le débat de la primaire dans les polémiques qui ont suivi, Georges Fenech participe d’un mouvement visant à discréditer ce formidable processus démocratique au prétexte qu’il n’aurait pas désigné le bon gagnant ! (Le Figaro)

Quand Henri Guaino vitupère le système de la primaire malgré la forte légitimité qu’elle a donnée en proposant une candidature inconcevable, la sienne, qui n’a pour elle que d’être spontanée et libre, on croit rêver (BFMTV). Encore une banalisation d’une démarche spécifique au général de Gaulle et qui n’avait de sens qu’avec lui ! Où est la légitimité historique d’Henri Guaino ? Où serait celle de Michèle Alliot-Marie parce que de mauvaise ministre elle prétendrait se métamorphoser en grande présidente ?

S’il fallait trouver un argument décisif en faveur de la primaire, à l’exception d’Alain Juppé qui y a participé et qui même battu ne serait pas indigne de la charge présidentielle, qui aujourd’hui accepterait de voir François Fillon supplanté par Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et même François Baroin heureusement délivré, pour ceux qui l’apprécient, de la virtualité de devenir Premier ministre de Nicolas Sarkozy ?

Quant au président du Sénat, aussi poussé qu’il soit par certains, nous ne serions pas prêts à prendre ses désirs secrets pour nos réalités. Sa faconde volubile remplacerait la roideur élégante de François Fillon mais pour l’essentiel, ça ne le ferait pas comme on dit !

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La première rançon de l’affaire Fillon sera, pour demain, pour les prochaines années, une discussion sur l’utilité de la primaire, sa suppression peut-être.

La seconde sera plus accablante. François Fillon a gagné parce qu’il a été le premier, le seul, à attacher l’importance qu’elles méritaient à l’éthique personnelle, à la morale publique. On se souvient de sa phrase si juste sur la mise en examen du général de Gaulle. On se rappelle comme lui-même s’était présenté comme un modèle d’intégrité. Il peut l’être encore aujourd’hui ou non – homme probe ou homme d’argent par solidarité familiale ? -, le mal est fait dans tous les cas.

Le hiatus entre son discours victorieux et la réalité d’après, de quelque manière que les choses tournent, rendra dorénavant inaudible, lors des joutes de droite et du centre, tout propos ferme sur l’éthique, toute exigence de morale publique. On pensera à tort que toute promesse de rectitude est mensongère, tout engagement d’honnêteté est faux et hypocrite.

Au-delà de l’affaire Fillon qui est loin d’être terminée, je ne voudrais pas qu’à droite et au centre nous ayons à payer cette double rançon.

Alors que la primaire ne s’est pas trompée et qu’on a plus que jamais besoin de morale.

http://www.philippebilger.com/

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L’homme du Puy-du-Fou, presque retraité de la vie politique, se lâche sur Paris Première, où il répondait aux questions de Natacha Polony dans « Polonium ».

Publié le 22/01/2016  Le Point.fr
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première.
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première. © DR/ villiers
CHAMUSSY/SIPA

Michèle Alliot-Marie pensait surement être peinarde au Parlement européen. Sauf que Médiapart a décidé de la déranger un peu en révélant les troublants boursicotages de structures contrôlées par la famille Marie dans le secteur des casinos, à l’époque ou MAM se trouvait place Beauvau et assouplissait les règles du secteur du jeu. Pour le plus grand bénéfice des casinos et, placements bien sentis oblige, du clan Alliot-Marie également.
Voilà une information qui risque de secouer l’une des dernières représentantes de la Chiraquie, Michèle Alliot-Marie. En effet, Mediapart vient de révéler dans des étranges placements dans les casinos effectués par des sociétés contrôlées par la famille Marie alors même que MAM était ministre de l’Intérieur et légiférait dans le sens d’un assouplissement des régles du secteur du jeu.

Selon Mediapart, le Rayon Vert, « une société de bienfaisance » dont l’objet social est d’apporter de l’aide aux  « personnes déshéritées ou en difficulté habitant Biarritz ou la côte basque », ainsi que l’Association pour l’organisation de festivals (AOF), deux structures que le clan Marie contrôle, auraient effectué de juteux placements dans le petit monde des casinos.

Selon un compte rendu d’une Assemblée générale du Rayon Vert daté du 7 cotobre 2008, relate Mediapart, Bernard Marie, le père de l’ancienne ministre, vice-président de la structure, acte l’achat « pour 94 202 euros d’actions dans la banque Natixis et chez Électricité et Eaux de Madagascar (EEM). Cette dernière est une discrète holding présente dans l’hôtellerie au Cambodge et l’immobilier en région parisienne mais a surtout des participations dans la Société française de casinos (SFC). Le Rayon vert détient également 2 000 actions dans le groupe Partouche. Montant estimé, selon le cours moyen de l’année 2007 : 32 000 euros ». Loin, très loin de l’objet social de la société. Dès 2007, l’AOF, présidée par le père de MAM, se lance elle-aussi dans le boursicotage en achetant des actions « Électricité et Eaux de Madagascar (1 000 actions d’une valeur de 17 753 euros) et, de nouveau, dans des actions du groupe Partouche », écrit l’auteur.

Des placements qui s’avéreront particulèrement rentables. Mais la situation devient gênante pour MAM, du fait de la concomitance de ces placements avec sa nomination place Beauvau et des mesures qu’elle va rapidement prendre pour assouplir les règles qui encadre le business du jeu. Notamment en annonçant son intention d’ouvrir le marché des jeux en ligne. Une annonce qui va immédiatement faire grimper les actions Partouche. Bien heureux ceux qui avaient investi dans le groupe à l’image de la famille Marie. Autres avantages concédés aux casinos, la possibilité d’organiser des tournois de poker en dehors de leurs bâtiments ainsi que la suppression de la limite de l’organisation de 100 compétitions par an. Du pain bénit là-aussi pour les établissements de jeux.

En guise de réponse, Florimond Olive, directeur de cabinet de MAM au Parlement européen et neveu de cette dernière, l’ancienne ministre mélange aisément politique et famille, explique que « ces placements ont été faits il y a plusieurs années par Bernard Marie. Dans une association, il y a une personne qui est en charge des placements. Pourquoi ces actions là ont été choisies ? Michèle Alliot-Marie sera incapable de vous répondre. Probablement parce qu’il y avait un intérêt. Bernard Marie ne communiquait pas avec qui que ce soit sur ces sujets là. Il prenait ses propres décisions. » Malheureusement, Bernard Marie étant décédé en février dernier, il aura du mal à confirmer ces affirmations, laissant en suspens de nombreuses questions soulevées…

http://www.marianne.net/casinos-placements-juteux-mediapart-revele-nouvelle-affaire-alliot-marie-100239242.html

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Jean-Claude Nsengumukiza, un Rwandais de 34 ans né en Ouganda, était sorti du centre pénitentiaire du Havre trois semaines auparavant.
Ancien officier de Gendarmerie
Diplômé de criminologie et de criminalistique

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, Julien Tesquet, 31 ans, et Élise Fauvel, 24 ans, sont retrouvés morts dans la chambre de cette dernière à Rouen. Dès les premières constatations effectuées dans l’appartement, situé à deux pas de la place du Vieux-Marché à Rouen, les enquêteurs du SRPJ acquièrent la certitude que la jeune femme de 24 ans et son ami de 31 ans ont été victimes d’un double meurtre. Recouverts d’un drap, les corps en partie dénudés présentant de nombreuses ecchymoses étaient allongés côte à côte sur le sol. Les autopsies pratiquées révélèrent que les deux amis étaient morts par strangulation et qu’Élise avait préalablement été violée.

Moins de dix jours après ce double meurtre, la police judiciaire plaçait un suspect en garde à vue. L’homme, Jean-Claude Nsengumukiza, un Rwandais de 34 ans né en Ouganda, était sorti du centre pénitentiaire du Havre trois semaines auparavant. En 2011, il avait été condamné à huit années de prison pour le viol d’une Rouennaise par la cour d’assises de la Seine-Maritime. La PJ dispose contre lui d’éléments matériels solides, grâce à la téléphonie et à la vidéosurveillance : il a été vu avec les deux jeunes sur la voie publique, puis les raccompagnant. Rentré dans le logement avec eux, il n’en est ressorti que le lendemain en fin de matinée. De plus, d’après Paris-Normandie, son ADN correspond à celui retrouvé sur la scène de crime et sur le corps des victimes. Le suspect avait été arrêté en fin de semaine pour non-respect de ses obligations auprès de la police. Fiché comme délinquant sexuel, il ne s’était pas rendu auprès d’un poste de police. C’est pendant cette première garde à vue que les enquêteurs ont fait le rapprochement avec le double homicide.

Cette affaire est scandaleuse à double titre.

Alors que la condamnation du suspect pour le viol, en 2011, était assortie d’une interdiction de séjour en France, faute de coopération des autorités consulaires ougandaises, le sauf-conduit permettant l’expulsion à sa sortie de prison n’a pu être obtenu, le laissant ainsi libre de ses mouvements.

Condamné à 8 ans en 2011, il a pu sortir avec les réductions de peine en 2015, soit 4 ans plus tard alors que la dangerosité de cet individu était reconnue. À l’époque, l’expert psychiatre avait relevé chez lui l’existence de troubles psychotiques et le médecin avait retenu une altération de son discernement.

Mais le plus intolérable est que ni « Soir 3 » ni les journaux de TF1 et de France 2 n’ont évoqué l’affaire. Si le casse mobilier d’une salle de prière clandestine a été relayé durant plusieurs jours avec, en apothéose, la visite de Cazeneuve en Corse, pas un mot, pas une image, pas une interview n’ont été accordés pour montrer les tenants et aboutissants de ce double homicide.

Quant à notre gouvernement, pas une seule parole de compassion pour les deux victimes, par un seul mot de réconfort pour les familles. Devant une telle abomination, aucun communiqué des ligues de vertu (MRAP, LICRA ou SOS Racisme) pour fustiger assassinats et viol. Aucun responsable de la Ligue des droits de l’homme pour intervenir au « Soir 3 » comme il l’avait fait pour fustiger l’« extrême droite » à travers la manifestation de soutien aux pompiers corses. Pour ces médias boboïsés, le saccage d’une salle de prière clandestine est sans doute plus important que le viol et le meurtre de jeunes Normands. Nous savons bien, évidemment, pourquoi…

Il faut que cette « propagande du silence » des médias cesse, il faut que par notre nombre nous fassions pression sur ceux-ci pour qu’ils y renoncent. J’ai quelques idées pour cela.

http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/meurtres-de-rouen-silence-complice-journaux-televises%2c229136

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Carte Slate.fr (via Wikimedia Commons)

Face au FN, le «barrage républicain» a tenu.

Le barrage républicain a tenu, dans une ampleur plus grande que prévu: le Front national ne remporte aucune région à l’issue du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre. La gauche remporte cinq régions en métropole et la droite sept, tandis que les nationalistes l’emportent en Corse.

Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen sont battues dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la liste de gauche s’était retirée au profit de la droite, avec un écart plus grand qu’attendu (autour de 54% des voix pour Christian Estrosi, plus de 57% pour Xavier Bertrand). Le FN échoue également à gagner une des régions où il espérait l’emporter en triangulaire: il n’atteint que 27,5% des voix en Normandie, 36% en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine –où la liste PS s’était pourtant maintenue contre l’avis de la direction nationale–, 30% en Centre-Val de Loire et 32,5% en Bourgogne-Franche-Comté, restant à chaque fois «collé» à son score de premier tour (avec certes une participation supérieure).

La droite l’emporte donc en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, mais aussi en Île-de-France grâce à Valérie Pécresse, en Auvergne-Rhône-Alpes grâce à Laurent Wauquiez, en Pays de la Loire et en Normandie, où Hervé Morin offre sa seule victoire à l’UDI avec moins de 5.000 voix d’avance sur la gauche.

La gauche, elle, conserve la Bretagne (et très largement: avec plus de 51% des voix, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est le seul à atteindre la majorité absolue en triangulaire), Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le Languedoc-Roussillon, où l’ancienne ministre Carole Delga (44%) devance très largement Louis Aliot (35%), et les régions Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté, où elle l’emporte à chaque fois dans une triangulaire très serrée avec 35% des voix.

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Le FN battu mais à quel prix !

Voltaire, paraît-il, dans un propos souvent cité par les défenseurs de la liberté, soulignait qu’en désaccord avec son adversaire, il se battrait pourtant pour qu’il puisse s’exprimer autant que lui.

Il n’aurait pas aimé la campagne des élections régionales entre les deux tours.

Le Front national a été battu nettement dans les régions où on lui prêtait des chances après le premier tour et le plus symptomatique est la défaite éclatante de Marine Le Pen et plus serrée de Marion Maréchal-Le Pen avec les victoires respectives de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi fortement aidés par le retrait de la gauche (LCI).

Malgré le maintien de Jean-Pierre Masseret, Florian Philippot a été défait par Philippe Richert de LR. Une partie de la gauche a déserté le premier pour se reporter sur le dernier qui a eu sa revanche après un premier tour très décevant.

Avec une mobilisation des électeurs accrue au second tour – 4 millions de votants en plus -, on constate que le FN est resté sensiblement au même niveau qu’après le premier tour, sauf pour Marion-Maréchal Le Pen qui a sensiblement augmenté son score.

Le premier tour a permis aux citoyens de choisir, le deuxième a servi à exclure. Le plafond de verre demeure et même dans une configuration tripartite de notre vie publique, le FN est bloqué au moment même où il attend, au contraire, qu’on lui cède enfin le passage.

Si les résultats du second tour satisfont la multitude, dont je suis, qui désirait sa déconfiture politique, je continue à penser que le FN, dans l’espace républicain, a été maltraité et que notre République n’a pas été loin d’offrir une aussi piètre image du débat qu’en 2002.

A-t-on le droit d’affirmer une hostilité civique à l’encontre du FN et de se scandaliser du fait qu’il n’a pas été formellement appréhendé, médiatiquement et culturellement, comme l’équité l’aurait exigé ? L’esprit partisan doit-il gangrener tout ce qu’il touche ou bien pourra-t-on un jour espérer de la dignité et de la mesure plus que de l’invective ou de l’outrage ?

Le 13 novembre, Daech, le terrorisme islamiste ont massacré à Paris. Cette haine en vrai a été dévastatrice et elle a suscité enfin des réactions à sa mesure. La gauche aurait-elle appris, contre la mansuétude pénale ministérielle, la rigueur et le devoir pour une démocratie de s’armer contre tout ce qui la menace au quotidien et dans les crises de l’horreur ?

La campagne des élections régionales m’a fait songer à de la haine en blanc.

Pas de quoi être fier pour notre pays !

Le Premier ministre, à l’égard du parti en tête au premier tour, évoque honteusement un risque de guerre civile pour le combattre et ose soutenir l’attaque ignominieuse de Claude Bartolone mais, hypocrite, après avoir chauffé à blanc, Manuel Valls joue au calme et au rassembleur. Trop tard.

Quant à Bartolone, il a maintenu une diatribe indécente qui avait indigné au-delà même de la droite et révélé le triste visage de la gauche prétendument morale. Il y a tout de même une authentique morale qui conclut cette frénésie : Claude Bartolone a été battu et Valérie Pécresse est élue. La « serre-tête » a gagné et une minorité d’électeurs du FN a préféré voter « utile », en sa faveur, plutôt que gaspiller ses voix avec Wallerand de Saint-Just.

Le retrait de la gauche au second tour dans deux régions phare, contre la clarté et les évidences politiques, a créé une situation de confusion et d’équivoque. Pour nuire à un FN décrété non républicain, on a mis à mal la République : étrange manière de redonner du crédit à la politique et redonner confiance aux citoyens !

Après ce second tour et l’hystérie qui a présidé à la campagne, les interventions et les discours des responsables n’ont pas été à la hauteur sauf de la part de Xavier Bertrand qui a tout compris, qui a respecté les électeurs de tous bords et proposé surtout la nécessaire métamorphose de la politique, du rapport du pouvoir avec les citoyens et de la prise en compte enfin des désespoirs, des misères et des attentes populaires.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, le pragmatisme revanchard de l’un et la posture présidentielle de l’autre : on aura cette opposition en 2016. Et on n’oubliera pas Xavier Bertrand qu’on rêvait dans une ambulance et qui a gagné son pari en ne s’attachant qu’à sa région.

La défaite du FN est la conséquence à la fois de la perception de ce que ses projets économiques et sociaux ont d’aberrant, d’une semaine d’excitation qui a fait douter de notre santé républicaine et de la mobilisation contre-nature d’une gauche qui a préféré se suicider qu’exister jusqu’au courage de ses convictions.

Ouf, pensent beaucoup.

En 2017, si Marine Le Pen est au second tour, on recommencera comme en 2002 ?

Les socialistes appelleront à voter pour le candidat LR ou le gagnant de la primaire LR viendra au secours de l’adversaire socialiste ?

On trouvera un moyen pour faire barrage à toute force ou bien on acceptera de tirer les leçons de la démocratie et de ce qu’elle impose ? On criera au fascisme ou on incarnera concrètement la République ? On interdira sans interdire ?

Ce n’est pas parce que le FN n’est pas entré dans la pièce qu’il ne pourra jamais en pousser la porte ! La gauche et la droite, à force de faire bloc contre le FN, ne savent plus qui elles sont : elles en ont oublié de convaincre le peuple.

Le mépris, dans tous les cas, devra être remplacé par de la courtoisie républicaine dans la forme et de la vigueur et de l’honnêteté sur le fond.

Sinon, les victoires du 13 décembre feront le lit demain d’inévitables défaites.

http://www.philippebilger.com/

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FRANCE: quand la gauche collaborait et que la droite résistait ! Mais ça, c’était hier! Par Maxime Tandonnet

Publié: 6 décembre 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 3 - POLITIQUE, France, Paris, Réflexions
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Le paradoxe français (1) de Simon Epstein, historien français qui réside à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920,1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

Il montre, au rebours de croyances largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA (2), s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.

I/ Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue antiraciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément antiraciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 : « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, la recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme », déclare en 1938 : « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe, proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoir au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO, déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste, « France-Europe », et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur du « Centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’Amicale lavaliste ».

II/ Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste dans les années 1920-1930, qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et antiracistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (La République ), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (L’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir), Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

III/ Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutient le Front populaire, membre du Comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !« ), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée son Parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la Légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930, le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (Mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du Conseil général de la Seine, SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la Ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (Ligue des droits de l’homme, Comité de vigilance antifasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche antifasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA), Adrien Marquet (ex-SFIO, maire de Bordeaux), etc.

IV/ Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur pourfend la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment D’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Maxime Tandonnet

1 Simon Epstein, Le paradoxe français, Albin Michel, 2008 (624 pages).

2 Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA.

http://www.claudereichman.com/articles/tandonnetcollaborationetresistance.htm

https://maximetandonnet.wordpress.com/2010/10/31/resume-livre-le-paradoxe-francais/

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À l’approche des élections régionales, troublées par les évènements des 13 et 18 novembre, la France en état de choc va-t-elle continuer, lors des prochaines régionales, de faire de l’abstention le « premier parti du pays » ?

En effet, « l’après Charlie » n’a pas changé la donne, et les élections départementales ont mis en évidence, une fois de plus, le fait que les abstentionnistes étaient à la tête du 1er parti de France.

Si l’on revient un peu en arrière, on constate que ce n’est qu’au début des années 80 que l’abstention a commencé à prendre de l’ampleur, et la tendance à la hausse a perduré quasi à chaque élection.

Bien sur, il faudrait différencier ceux qui ne se rendent même plus dans les urnes, et ceux qui y vont juste pour voter blanc, mais au final, c’est quand même une forme de désespoir qui habite les français qui, de déception en déception, ne croient plus à cette pseudo démocratie, laquelle ne laisse que l’alternative de voter pour le moins pire, tout en s’attendant aux trahisons, aux reniements que « l’heureux élu » n’hésitera pas à mettre en pratique.

Le taux de participation lors des dernières élections, les départementales, est passé sous la barre des 50%…et pourtant, ça a levé un soupir de soulagement chez nos élus qui s’attendaient à pire. lien

Seule l’élection présidentielle mobilise encore un peu les citoyens, mais au fil des années, même pour cette élection capitale, l’abstention grignote chaque fois un peu plus le corps électoral.

Si en 1958, l’abstention n’était que de 5,8%, d’autant que « le grand Charles » était élu au premier tour, elle a grimpé par la suite à 15% (en 1965), puis elle a atteint un sommet en 1969, (31%), les évènements de mai étant passé par là, mais par la suite elle dépassera régulièrement les 20%, avec un pic en 2002. (28,4%). lien

Nous savons déjà, s’il faut en croire les sondages, qu’elle sera de 55% lors du 1er tour, puisque plus d’un Français sur 2 n’entend pas se rendre aux urnes le dimanche 6 décembre.

Et si les républicains, alliés aux centristes, pourraient obtenir 31% des voix, suivis par le FN à 28%, le PS fermant la marche avec 23%, (lien) Il faut relativiser ces chiffres, puisque en nombre de voix, pour 44,6 millions d’électeurs, près de 25 millions d’entre eux n’iront vraisemblablement pas voter. lien

Ce qui en nombre de voix, donne un résultat accablant : seuls 30 millions auront voté, soit 9,3 millions de voix pour la droite, 8,4 millions de voix pour le FN, et seulement 6,9 millions de voix pour le parti au pouvoir aujourd’hui…

Quelle crédibilité auront encore ceux qui auront été élus avec des résultats si peu représentatifs ?

On sait que lors de l’assemblée générale d’une association, d’une administration, un vote ne peut être accepté si un certain quorum n’est pas atteint, à moins que les statuts n’aient pas décidé d’un quorum à atteindre. lien

Pourquoi ne pas appliquer cette règle citoyenne lors des élections, ce qui reviendrait à dire que si le quorum n’est pas atteint, l’élection doit recommencer, mais avec d’autres candidats ?

Le vote en commission mérite aussi le détour, quand on découvre de quelle manière tout ce petit monde vote. vidéo

Alors quelle légitimité aurait un parti, ayant obtenu seulement 9 millions de voix dans un pays représenté par 55 millions d’électeurs ?

Situation ubuesque à laquelle certains imaginent mettre fin en obligeant l’électeur à aller voter, sous peine de sanction…comme cela se pratique dans quelques pays.

En Belgique, en Grèce, au Luxembourg, au Danemark, au Liechtenstein, à Chypre, et en Belgique, c’est en effet le cas. lien

Tout porte à croire que, si cette mesure était appliquée, la situation resterait inchangée, car ceux qui iraient, contraints et forcés dans les bureaux de vote, voteraient vraisemblablement blanc, ou paieraient l’amende, amende qui peut aller jusqu’à 100 €.

On se souvient que Coluche avait dit : « si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit  ».

Pour quelques observateurs, l’abstentionnisme vient en partie du fait que 80% des français jugent que les politiques ne se soucient que peu, ou pas du tout, de ce qu’ils pensent. lien

Quelles autres solutions alors ?

Il est probable que si une cour suprême punissait lourdement un élu qui aurait renié ses engagements, allant jusqu’à annuler son mandat, et provoquant ainsi de nouvelles élections, des citoyens retrouveraient le chemin des urnes.

Aux USA, existe une cour suprême, capable de destituer le Président pour faute grave, et Nixon, lors du Watergate, sentant le vent du boulet passer préféra démissionner. lien

Qui peut accepter qu’un candidat, une fois élu, puisse faire volte face et se déclare, par exemple, social-libéral, ne se sentant plus vraiment socialiste, et se détournant d’une bonne partie de ses engagements ?

Probable aussi que si une loi interdisait un élu condamné à se représenter redonnerait à cette démocratie moribonde un peu plus d’allure.

C’est en tout cas, d’après un sondage récent, ce que souhaitent  85% des français, et on suppose que nos élus ont eu connaissance de ce sondage, eux qui n’hésitent pas à les consulter, voire à les organiser, sur d’autres domaines. lien

En effet, 73% des personnes consultées se déclarent favorables à une inéligibilité absolue dans des affaires de fraude fiscale, et ce chiffre monte à 85% lorsqu’il y a détournement de fonds publics.

Certains vont encore plus loin et proposent de signaler sur une carte interactive, les élus qui ont fauté. lien

François Chemillier, fondateur de « Powerfoule.org » a mis en ligne une pétition qui propose une législation dans ce sens. lien

Ce désenchantement montre bien qu’il ne s’agit pas de « paresse électorale », mais bien d’un rejet de la politique, et, fait étonnant, c’est chez les électeurs d’extrême droite que ce rejet est le plus fort, alors que le FN est le parti qui compte le plus d’élus condamnés. lien

Plus étonnant, c’est le phénomène de mithridatisation, comme le déplore Philippe Seguin, qui fait qu’au contraire, les électeurs ont la propension à voter en faveurs de candidats impliqués dans des affaires politico-financières.

De Cahuzac à Balkany, en passant par Tibéri, et tant d’autres, la réalité lui donne raison.

Alors, comme un seul homme, nos braves députés ont fait, il y a un an, une proposition de loi évoquant une inéligibilité perpétuelle, laquelle est retournée dans un tiroir dont elle mettra sans doute du temps à sortir. lien

Sans tomber dans un populisme de mauvais aloi, pourquoi aussi ne pas baisser drastiquement les salaires, et réduire les avantages des élus de l’assemblée, du sénat, des ministres et du président ?

À La Tour du Pin, en Isère, le maire à baissé son salaire, passant de 2048 € par mois à 1100 €, ce qui lui a permis d’engager un policier municipal supplémentaire. lien

Cet exemple ne sera surement pas suivi, si l’on se souvient qu’en 2011, les députés quasi unanimes, avaient refusé de baisser leurs salaires. lien

Pour être tout à fait complet il faut rappeler quand même que François Hollande avait baissé de 30% son salaire, ainsi que celui des membres de son gouvernement, mais le cumul reste possible et un ministre peut encore toucher jusqu’à 12 697 € brut par mois. lien

Peut mieux faire donc…

La carrière politique ne doit-elle pas être avant tout une vocation, non guidée par l’attrait de l’argent et des autres avantages ?

Et puis qui peut accepter qu’un ministre qui n’aura exercé sa fonction que quelques mois, ait droit à des faveurs incompatibles avec la raison…surtout par ces temps de crise ? lien

Retraite à vie, appartement de fonction, voire gardes du corps, et autres avantages… est-ce bien raisonnable ?

Certains vont jusqu’à préconiser le « vote par hasard », faisant de l’élu le porte parole du peuple, et ne lui donnant comme pouvoir que celui d’appliquer la décision du plus grand nombre…vous avez dit utopique ?

Pourtant, c’est bien la 1ère démocratie, celle d’Athènes qui appliquait le tirage au sort pour choisir ceux qui devaient diriger toutes les institutions exécutives et juridiques.

Plus tard l’Italie, puis la Suisse mirent en pratique cette règle pour lutter contre la corruption des élus. lien

D’autres vont encore plus loin, préconisant le vote au hasard, ce qui revient à voter NOUI ! lien

Comme dit mon vieil ami africain : « donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir ».

L’image illustrant l’article vient de : « zgur.20minutes-blogs.fr »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/le-premier-parti-de-france-174619

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ECOUTER

FRANCE (Elections): quant au vote blanc … par Etienne Chouard

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BOOOM!

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hicham

24 novembre 2015

En cherchant des éléments d’explication sur les attentats de Paris, je suis bien entendu tombé sur les groupes extrémistes belges, mais aussi sur leurs opposants, tous ceux qui d’une manière ou d’une autres ont largement cherché à manipuler les informations pour promouvoir leurs propres desseins politiques. Vous pensez aux mêmes que moi, je suppose. Toute cette agitation médiatique peut se résumer en un seul exemple, celui de la dérive somme toute très rapide d’un jeune gamin prénommé Brian, promis à un bel avenir de footballeur qui s’est retrouvé propulsé en Syrie, le cerveau nettoyé de fond en comble par des manipulateurs d’une bêtise insondable. Ce garçon a a été l’objet en même temps d’une double récupération : son corps même pas encore froid, sa mort était annoncé par l’armée syrienne de Bachar el Assad, qui réglait ainsi ses comptes avec les islamistes, ceux-là mêmes que le régime avait emprisonné, puis torturé, pour les relâcher dans la nature, espérant qu’ils s’en prendraient d’abord aux autres groupuscules islamistes sans se retourner contre le pouvoir.

Voici la tragique histoire de Brian de Mulder, mort à 20 ans d’avoir trop écouté  les sirènes jihadistes.

Une histoire qui résume toute la tragédie actuelle, et montre la bassesse de certains manipulateurs, qui, eux, sont toujours vivants.

201303210821-2_als-brian-de-mulder-in-syrie-sterft-vervolg-ik-belkacem-Brian était un adolescent comme beaucoup, un beau garçon plein de vie qui prenait plaisir à faire des selfies avec sa famille, d’origine brésilienne. Arrivé sur terre à Anvers comme un beau bébé (il était arrivé deuxième à l’élection du plus beau bébé en Belgique !), il effectuait plus tard une scolarité classique au Sint-Jan Berchmans College rue Jodenstraat, dans le centre d’Anvers. Il s’en échappait le midi pour aller dévorer du pudding chaud, son plat préféré chez sa grand-mère Georgette qui le vénérait, et avec qui il allait prier à l’église. Catholique.. et footballeur, comme tout brésilien serait-on tenté de dire : le voici en effet qui rêve d’une entrée au club du Beerschot (le Koninklijke Beerschot Antwerpen Club) en jouant sur le square avec ses potes, en rêvant à Lionel Messi.

LIRE sur http://www.centpapiers.com/manipulateurs-et-recuperateurs/

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Lire aussi

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Attentats de Paris : en Belgique une fort dérangeante découverte…
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C’est assez incroyable, de tomber là-dessus, plus de 13 ans après les faits. C’est en cherchant des éléments sur la participation de terroristes molenbeekois  dans les attentats de Paris que je suis en effet tombé par hasard sur cet intriguant dossier. On est en effet retombé avec cette participation belge aux attentats de Paris sur ce qui n’est au final qu’un bien petit noyau d’islamistes, qui nous mènent par le bout du nez depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Curieux d’essayer d’éclaircir un peu la chose et de trouver quelques éléments supplémentaires sur le terrorisme international et ses ramifications au delà des frontières, j’ai bien entendu relu mes notes sur l’affaire Merah, que j’ai abondamment traité, rappelez-vous, sur Agoravox.

moezEn fait, c’est un élément survenu fin mai 2013, soit un an après les tueries du jeune toulousain au scooter qui m’a intrigué. Le journal le Parisien, à ce moment là avait retrouvé la trace d’une bien étrange rencontre bruxelloise de Merah. Un Merah qui, on le sait, aurait rencontré aussi au Pakistan l’incroyable Moez Garsallaoui (volatilisé depuis par un missile tiré de drone, parait-il en photo ici avec Malika el-Aroud, dont on ne verra jamais les yeux de toutes ses apparitions en prétoire !), le second mari de la nom moins célèbre Malika el Aroud, la plus grande recrutes sur le net de chair à canon, ou plus exactement de candidats à se faire sauter le caisson à la ceinture d’explosifs. Brefs, les mêmes que les fêlés du stade de France, qui n’ont pas réussi à pénétrer dans l’enceinte du stade, alors que leurs collègues du Bataclan réussissaient leur coup au délà de leurs espérances, hélas.

L’article du Parisien commençait par une bien curieuse question : « Et si Mohamed Merah était allé chercher de l’aide… en Belgique ? C’est d’outre-Quiévrain que vient l’un des éléments les plus troublants de l’enquête ces derniers mois. Entendu dans une affaire de terrorisme à l’automne, un Marocain vivant en Belgique a assuré avoir passé une journée avec le Français seulement trois semaines avant les tueries de Toulouse (Haute-Garonne) et Montauban (Tarn-et-Garonne). Un témoignage étonnant qui vient d’être porté à la connaissance des juges français chargés du dossier ». Un bien étrange voyage, passé par la gare de Lille, conseillé par un autre étonnant personnage, selon le journal : « il est surtout un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah ». alizza2-30f5b-714bcJe ne reviens pas sur le cas d‘Alizza et de ses grotesques interventions en pleine rue : un faire-valoir parfait à l’époque, rappelez-vous pour l’équipe de Claude Guéant, visiblement ravie d’avoir sous la main un groupuscule de pareils clowns pour alimenter sa droite dure en griefs anti-islam. On a toujours supposé que les attitudes de Forzane Alizza (« les cancres du cyberjihad » avaient été plus ou moins suggérées, car elles allaient toujours dans le même sens : plus ils apparaissaient dans les téléviseurs et plus le FN voyait ses adhérents augmenter. Une stratégie à la Buisson, serait-on aujourd’hui fort tenté de dire. on finira par trouver le pot aux roses avec des clichés d’une manifestation commune entre les salafistes d’opérette et des gens d’extrême droite, manifestation, à laquelle assistait par exemple Alexandre Gabriac, celui qui a  une crampe au bras droit levé prononcé…

Cela ne nous dit pas qui il était allé voir, notre Mohamed Merah. On l’apprend un peu plus loin: « C’est la justice belge, saisie par les magistrats français, qui a transmis ces renseignements. En novembre, Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, est entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur une cellule jihadiste autour de Bruxelles ».  Ah tiens, une « cellule jihadiste autour de Bruxelles ? On tombe vite sur une bien connue depuis des années, en effet. Celle aussi citée récemment lors du procès de Jean-Louis Le Soumis Denis,  un prédicateur salafiste (barbu !), il y a fort peu de temps, à Bruxelles. Ce jour-là (la veille même de l’attentat de Paris !!!), l’avocat du prévenu avait sorti dans le prétoire, un peu exaspéré, un argument qui n’était pas qu’un effet de manche : « en cause, l’apparition d’un certain Abdelkader El Farssaoui au cœur du dossier. Surnommé Abou Jaber, celui-ci a été désigné par plusieurs prévenus partis en Syrie comme l’homme qui leur avait acheté les billets d’avion et préparé le terrain sur place. C’est en tout cas ce qu’a répondu Murat D., parti au djihad à 19 ans avant de revenir en Belgique. « C’est lui qui aide les jeunes à aller en Syrie. Il avait beaucoup de contacts là-bas. Il m’avait flatté », a précisé le jeune homme, d’origine turque, à la barre »  avait en effet  balancé Me Sébastien Courtoy devant la magistrate fédérale Paule Sommer qui avait moyennement apprécié. Sans le savoir, ou en calculant son effet, l’avocat venait de lancer une bombe médiatique à forte détonation à Bruxelles, comme on va le voir…

sharia 4Mais avant revenons sur le prévenu du jour, « en bref », comme le dit ici, on avait affaire à un beau cas d’espèce… d’illiuminé :  « après une vie de bamboche (alcool et jeu), il se convertit à l’islam le plus radical. En 2008, il apparaît pour la première fois dans un dossier judiciaire, lorsqu’il distribue, rue de Brabant et rue d’Aerschot, à Schaerbeek, des tracts hostiles à la démocratie et appelant au djihad. Influencé par Sharia4Belgium (ici l’arrivée des artistes du club Charia au tribunal, une photo de DH.be), il a créé le Resto du Tawhid, qui donnait de la nourriture aux nécessiteux, à la gare du Nord, tout en faisant du prosélytisme. Il a été arrêté le 9 décembre 2013. De sa prison, le salafiste a accordé au Vif/L’Express une interview où il explique sa croyance dans la Prophétie du Minaret blanc. Selon cette prédiction, la Syrie (pays de Cham) est l’endroit où les bons musulmans doivent aller se battre pour hâter la venue du Messie avec, à la clé, une place au Paradis, les autres hommes étant condamnés à la déchéance » .

belge convertiUne théorie à laquelle notre prédicateur croit semble-t-il dur comme fer, comme il le précise ici au même magazine : «  Le prophète Jésus doit revenir à Damas, à la mosquée blanche. Il va combattre l’Antéchrist, les autres communautés religieuses et tous les musulmans qui n’auront pas suivi l’enseignement de l’islam rigoriste. On ne connait pas la date de son retour. Cette prophétie est rapportée par des hadiths authentifiés par l’une des plus grandes références de l’islam, El Bouali El Muslim (en fait un drôle de zig porte ce nom: c’est un algérien élevé islamiste, devenu légionnaire et converti au … christianisme , qui se présente comme bodyguard de Yasser Arafat (???): un total allumé !).». Une théorie qui ne tient pas debout, mais qui sonne étrangement avec les déclarations des policiers de Paris, qui n’expliquent que la décision chez certains des tueurs que par un problème… psychiatrique : « Personnellement, je ne les ai pas découvertes sur Internet, mais dans deux livres édités à Paris :  Le Bienfait du Cham et La Venue de Jésus sur terre » nous dit notre illuminé (le  Pays de Cham -Bilad el-Cham- est, il faut le préciser, le nom antique de la Syrie). Un illuminé qui possède des « preuves » de ce qu’il raconte avec selon lui « les femmes qui se transforment en hommes, les hommes en femmes, la dépravation des moeurs, les musulmans qui se laïcisent, qui renient leur foi ; les guerres, le chaos… La prophétie parle aussi de la formation de trois grandes armées : en Arabie, au Yémen et en Irak-Syrie. Beaucoup de signes annonciateurs sont aujourd’hui réunis »comme il peut l’affirmer. Rejoignant la revendication surréaliste de DAECH des attentats de Paris sur « la capitale des abominations et de la perversion », ou sur « le Bataclan où étaient rassemblés des centaines d’idôlatres dans une fête de la perversité « Bigre ! Des « fous d’Allah » ou de simples fous ? « Chaque jour, nous procédons à la mise hors d’état de nuire d’individus désireux de frapper notre pays. La fragilité psychologique, voire psychiatrique, de certains d’entre eux facilite le passage à l’acte. Et il peut y avoir des gens qui passent à travers les mailles du filet. C’est pourquoi nous les resserrons davantage en confortant nos services », assurait le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, dans L’Express, le 1er juillet » dernier.

Dans l’article de 2013 du Parisien, on avait eu droit à un simple résumé de qui pouvait être ce fameux el-Farssaoui « ce Marocain de 40 ans, décrit comme le « cheikh », l’éminence grise du groupe, a longtemps vécu en Espagne où il aurait été entendu après les attentats de Madrid ». Ah tiens, voilà qui avait été oublié je suppose, mais pas, justement par Me Sébastien Courtoy , qui venait là de révéler une des plus grosses surprises de ce procès, mais aussi des dix dernières années dans la lutte contre le terrorisme. Car ce qu’a révélé l’avocat malin, c’est qui était véritablement  el-Farssaoui…

Unknown-1Un drôle d’imam, qui avait été « entendu » à Madrid après les attentats selon la presse (ils avaient fait 191 morts !)  mais pas seulement, à gratter un peu son dossier espagnol. Un dossier sorti par le journal el Mundo en 2005 que beaucoup de monde a oublié. Selon cette véritable bombe complètement oubliée, en effet,  el-Farssaoui se faisait aussi appeler « Cartagena » chez les policiers de l’UCIE (l’Unité centrale de renseignement des Affaires étrangères espagnoles), car il y était un… informateur de premier ordre. Il y avait dénoncé le groupe radical dans son intégralité  avant les terribles attentats, en faisant des rapports sur « Rabei Osman, un Egyptien (arrêté en Italie pour avoir orchestré l’attentat 11 mars à Madrid); Serhane Ben Abdelmajid Fakhet, un tunisien (qui se suicidera à Leganes plat avec le reste de l’équipe); Mohamed Larbi Ben Sellam (qui a fui au Maroc) et Mustapha Maïmouni, frère du tunisien et détenu au Maroc pour les attentats de Casablanca », note le journal. Tout y était, jusqu’au numéro de la Volkswagen (M-0025-WP) prévue pour les attentats ! Cartagena, celui qui avait tout découvert des relations entre les futurs auteurs de l’attentat de Madrid , c’est bien le même  arrivé en Belgique, après un semblant d’interrogatoire de la police pour lui garder la face auprès de ses anciens amis salafistes ! Et c’est lui, l’informateur, ex Abou Jaber, ex Cartagena, que voulait rencontrer Merah !!! On croit rêver !!! Sidérante découverte ! « Dès le 22 octobre 2002, Farssaoui, 32 ans, avait sonné l’alarme sur le réseau d’islamistes qui allaient plus tard être impliqués aussi bien dans les attentats de Madrid que dans ceux de Casablanca« . Les ingrédients d’attentats étaient donc réunis, mais, étrangement, ni la gendarmerie ni la police n’ont bougé le petit doigt pour les empêcher. Le mystère s’épaissit encore plus lorsque l’on sait que les fameux Asturiens sont également des indicateurs. Plus bizarre encore, Jamal Ahmidane a été arrêté par trois fois alors qu’il convoyait les explosifs vers Madrid, le 29 février 2004, sans permis de conduire, et trois fois il a été relâché. Devant ce brouillard, El Mundo, dans un éditorial anonyme au vitriol, écrivait le 6 juin que «à la lumière de ces révélations (les fiches d’audition de Farssaoui), il devient clair que les attentats du 11 mars auraient pu être empêchés par une action diligente de la police ou par une intervention judiciaire ; aucune des deux n’a eu lieu». Voilà qui n’est peut-être pas le bon moment pour le rappeler, en effet….

sharia belgiumAu procès de l’illuminé belge (photo sud-info.be) pourtant, personne n ‘avait bien sûr pensé à l’inviter à venir déposer, quel hasard !! « En Belgique , El Farssaoui a été plusieurs fois entendu par la police judiciaire fédérale sur son rôle dans l’envoi de jeunes en Syrie. Il a refusé de répondre aux questions des enquêteurs et a été relaxé après audition. Une perquisition menée chez lui avait permis de retrouver… une carte de presse mentionnant son travail à Annoukhba, un bihebdomadaire sportif marocain. Hier, le tribunal a finalement décidé, de « manière exceptionnelle », de convoquer Abdelkader El Farssouai en tant que témoin. Seul le parquet ayant l’opportunité des poursuites, il ne sera pas convoqué comme prévenu. Reste à savoir si Abou Jaber acceptera de se présenter : il a tout à fait le droit de refuser… » Chez Sharia 4 Belgium, dont fait partie El Farssaoui , le leader Fouad Belkacem, tout aussi avec son keffieh anti-calvitie (1), a été condamné le 11 février 2015 à 12 ans de prison pour apologie du terrorisme mais l’a blanchi pour…. trafic de drogue (mais en raison seulement de la prescription !!!) Son dossier, quel heureux hasard avait disparu en cendres : « le dossier avait brûlé lors de l’incendie du greffe correctionnel de la cour d’appel de Bruxelles, en janvier 2012, et il n’avait pas pu être complètement reconstitué..«  A Paris, le procureur Molins a cité la drogue comme approvisionnement possible d’argent pour acheter les armes nécessaires à l’assaut…

La veille des attentats de Paris, donc, dans lesquels des passeports syriens ont été retrouvés, qui conduisent rapidement à Mollenbeck, comme on a déjà pu le voir, Mohamed Khemir dit « Le Tunisien » et Mickaël Devredt alias « Abu Rayan«  (présenté comme le véritable organisateur de la filière syrienne en Belgique), ainsi que l’ineffable annonciateur de fin du monde (ou du retour du Christ !) avaient comme fournisseurs de billets pour la Syrie l’ancien indicateur de la police espagnole.  Tout cela la veille des attentats meurtriers de Paris, dans un procès d’un farfelu qui s’annonçait assez anodin !!! On attend avec une toute autre impatience désormais, depuis qu’a eu lieu le massacre de Paris, ce que va bien pouvoir nous dire cet invité surprise requis in extremis par le judicieux avocat belge…

Et attendez donc : un autre personnage s’annonce déjà à l’horizon, pour noircir encore un peu plus le dossier. Il nous vient du Montenegro, celui-là…

(1) les terroristes soignent aussi leur apparence.… et ce n’est pas une histoire tirée par les cheveux chez eux : les vierges promises, il faut assurer un certain standing de kamikaze !

un reportage RTBF sur Denis, « à la barbe du Paradis » : on dirait du Strip-Tease !!!

lire ici le chapitre :

April-June 2003: Spanish Authorities Recognize Cell of Future Madrid Bombers but Only Arrest One of Them after Cell Is Linked to Morocco Bombings

sur Malika el Aroud

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/cherchez-la-femme-48670

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-donc-nizar-trabelsi-et-141745

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/al-qaida-branquignols-et-cie-84959

http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/les-pieds-nickeles-d-al-quaida-55940

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-communication-des-terroristes-162321

Image à la une:  Photo de  Christian Hartmann / Reuters

http://www.centpapiers.com/attentats-de-paris-en-belgique-une-fort-derangeante-decouverte/

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civilwarineurope

maxresdefault-660x330La mosquée de l’Union, située dans le quartier des Cévennes à Montpellier, vient de dévoiler son programme de conférences pour l’année 2015-2016. Cette mosquée, gérée par l’Union des Musulmans de l’Hérault, branche locale de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) ne s’embarrasse visiblement pas des propos inquiétants qu’ont pu tenir certains des conférenciers invités cette année.

Parmi la liste d’orateurs, deux noms sont bien connus. Le premier n’est autre que Hani Ramadan, le frère de Tariq Ramadan et connu pour ses propos islamistes. En 2002, il a publié une tribune intitulée « La Charia incomprise » dans le journal Le Monde dans laquelle il faisait entre autres la promotion de la lapidation qu’il considérait comme une « punition » mais aussi une « purification ». Il a également désigné le virus du SIDA comme un châtiment contre ceux qui avaient un comportement déviant. Plus récemment, Hani Ramadan s’en est…

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civilwarineurope

2cPg9a4« On m’annonce la présence de 1 600 réfugiés sur le camp de ma ville », contre 880 selon un comptage le 7 octobre, a indiqué à l’AFP le maire écologiste Didier Carême, à la suite d’un conseil municipal tenu mardi. Le maire de cette commune de 22.000 habitants a qualifié ce chiffre « de très préoccupant », alors que le camp est situé sur un terrain où doivent débuter à l’été prochain des travaux pour bâtir un écoquartier dans cette ville qui se présente comme un laboratoire du développement durable.

« J’ai demandé au Premier ministre que l’Etat organise un accueil digne de ce nom en lieu et place des communes, car les chiffres ne permettent plus une intervention satisfaisante de la ville et des associations qui interviennent », a-t-il dit. Grande-Synthe est située à proximité du terminal portuaire de Loon-Plage et à une quarantaine de km à l’est de Calais. Avant la crise migratoire…

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La laïcité comme arme de destruction de la France ?

Par La Voix de la Russie

Une étude nous explique le Grand remplacement entre les lignes et la non volonté des communautés ethniques à vouloir intégrer la société française.

Une étude menée par l’institut Sociovision réalisée en novembre 2014 montre la différence entre les Français qui vivent dans l’hexagone et surtout les définitions inversées des valeurs. L’étude dit que les Français, dans leur majorité, souhaitent une discrétion des affirmations religieuses et que les musulmans français souhaitent affirmer leur identité religieuse au-delà de la sphère privée. La France a fait son travail sur la présence de la religion avec les philosophes des Lumières, la Révolution sanglante et barbare de 1789 pour accoucher de la loi de 1905 qui sépare le religieux de l’Etat.

Avec l’Islam la France se heurte à un nouveau travail sur la religion sur sa terre qui ne devrait pas avoir lieu d’être et qui envahit tous les médias et les rues de France à devenir obsessionnel. Les responsables politiques, souvent des anciens de mai 68 (des adorateurs de la fornication débridée et antireligieux aux cheveux à la Jésus du temps de leur jeunesse) déforment la définition de la laïcité et soutiennent l’activité d’une religion qui remet en cause la laïcité en France. L’étude nous explique le Grand remplacement entre les lignes et la non volonté des communautés ethniques à vouloir intégrer la société française.

Société sécularisée.

« Les Français s’éloignent non seulement de la pratique mais aussi de la croyance religieuse », peut-on lire dans l’étude. De 1994 à 2014 le nombre de non pratiquants et de non croyants est passé de 32 % à 39 %, le nombre de pratiquants de 14 % à 10 %, le nombre de croyants de 45% à 36 %, ceux rattachés à une communauté sans être croyants de 9 % à 14 %. L’étude de Sociovision dit que le sentiment de communautarisme a augmenté dans une France devenue plus multiculturelle où la population catholique apparaît majoritairement vieillissante (43 % des catholiques ont plus de 50 ans), là où les musulmans sont, à l’inverse, plutôt jeunes (41 % des musulmans ont moins de 30 ans). La France est fragmentée et constituée de plusieurs ethnies du fait du multiculturalisme (ce n’est pas un multiculturalisme européen) ce qui dépasse le fait religieux tout en faisant le jeu de l’islam qui ne serait pas seulement une religion.

Encore Islam.

« A peine la moitié des Français se disent catholiques; l’Islam est très minoritaire, mais sa pratique est importante et portée par de jeunes générations », ajoute l’étude de Sociovision. Les « Sociovisionnaires » ont l’art de se contredire dans la même phrase certainement pour ne pas inquiéter les Français qui ne sont plus religieux depuis des générations, qui avec la poussée de l’Islam se découvrent un jour chrétien, et dont la population vieillit surtout que de Lampedusa ce ne sont pas des Francs, des Germains ou des Celtes, ni des Russes, qui débarquent. L’étude plante le doigt sur un phénomène inquiétant pour le pays ou réjouissant selon la position du lecteur. « La religion catholique reste bien sûr la religion la plus importante, de très loin, mais s’y attache désormais moins de la population française (48,5 %). La seconde religion en nombre, l’islam, rassemble 5,8 % des Français. Les autres religions (protestante, juive ou bouddhiste) réunissent chacune moins de 2 % de notre échantillon ».

Les experts de d’Institut disent, à se taper la tête contre les 4 murs de la salle de rédaction (murs heureusement très éloignés), « rappelons que notre échantillon n’intègre pas la population étrangère vivant en France ! ». Justement l’échantillon de Sociovision devait intégrer la population étrangère vivant en France ! Le Sénat publie sur son site, « en juin 1998, dans son rapport au nom de la commission d’enquête du Sénat sur les régularisations d’étrangers en situation irrégulière présidée par notre ancien collègue M. Paul Masson, notre collègue M. José Balarello écrivait qu’« une estimation du nombre des clandestins entre 350.000 et 400.000 ne paraît pas éloignée de la réalité. Selon M. Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, entre 200.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière seraient aujourd’hui présents sur le territoire national et entre 80.000 et 100.000 migrants illégaux supplémentaires y entreraient chaque année ». Qu’en-est-il de ce nombre au début 2015 ?

Faits. « La discrétion des appartenances religieuses, dans la vie collective, celle de tous les jours, et pas seulement dans les services publics, est le souhait d’une large majorité des Français et devrait être la règle de notre vise sociale. 82 % des Français estiment que la religion est une question privée et que les signes d’appartenance religieuse doivent rester discrets en public », dit l’étude qui ne tient pas compte de l’avis des étrangers vivant en France…

Avec ce constat, « Ceux qui se situent politiquement les plus à Gauche acceptent mieux les affirmations d’ordre religieux que la moyenne », Sociovision explique que la Gauche prône l’éclatement de la laïcité dans le pays et soutient les comportements ethniques alors qu’à l’époque de Georges Marchais c’était l’inverse. Sociovision montre aussi dans sont étude que l’Islam est le problème dans la société française, « Le refus de serrer la main à une personne de sexe opposée, ou bien de fréquenter des lieux mixtes, comme les piscines, constitue l’attitude la plus rejetée par l’échantillon ».

Les élites politiques utilisent la laïcité pour interdire les sapins de Noël et les crèches dans les lieux publics ou dans des mairies mais soutiennent le ramadan comme le fait l’hôtel de ville de Paris en célébrant le début du ramadan sans parler des aides de diverses communes pour la construction de mosquées, qui à la différence des églises, tout en étant des centres d’éducation, sont des administrations qui gèrent l’état civil des populations musulmanes en invitant leurs ouailles à ne pas respecter la laïcité. Dalil Boubakeur l’a dit haut et fort « un sourire aux lèvres », « aujourd’hui, les maires sont les premiers bâtisseurs des mosquées ». Les élus de la République sont donc les premiers « déconstructeurs » de la laïcité.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.


SOURCE:
http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2014_12_26/La-laicite-comme-arme-de-destruction-de-la-France-0545/

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

sans-titreLa police de la pensée progresse chaque jour subrepticement dans notre pays. Elle guette, surveille, espionne, dénonce, châtie. Elle s’incruste dans tous les domaines de la vie sociale. Depuis longtemps, il est quasiment impossible de parler de sujets tels que l’immigration, la sécurité, l’Europe, la religion, les frontières, sans être insulté, injurié, renvoyé au fascisme, racisme, à la « Réaction », l’extrémisme de droite, sans être taxé de « lepénisme », sans  basculer dans la honte et l’opprobre du monde politico-médiatique. Mais aujourd’hui, un nouveau palier est franchi. Cette dictature invisible envahit tous les domaines de la vie sociale ou intellectuelle, dans l’indifférence et la passivité générale. Même la météo fait l’objet d’une sorte de mise au pas cadencé! Le spécialiste de la prévision météo de France 2, Philippe Verdier, apprend-on vient d’être écarté pour avoir contesté dans un livre, Climat investigation, les thèses dominantes sur le réchauffement climatique. Viré pour avoir oser discuté, mettre sur le tapis une thèse dominante concernant le climat! Non mais, dans quelle…

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(…) Mercredi soir, c’est une femme d’origine syrienne est décédée sur l’autoroute A16, aux abords du tunnel sous la Manche La victime était âgée d’une trentaine d’années et a été percutée par une voiture. Transportée au centre hospitalier de Calais, la jeune femme est morte des suites de ses blessures selon les pompiers. « Les secours ont dû être évacués rapidement car ils ont été pris à partie par une centaine de migrants présents sur place », a ajouté le Codis (…)

Source : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/calais-une-migrante-mortellement-blessee-par-une-voiture-sur-l-a16-7780114756

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Le président français François Hollande s'adresse au Parlement européen Source: Reuters
Le président français François Hollande s’adresse au Parlement européen

L’économiste français Jacques Sapir analyse l’intervention du président français devant les députés européens.

François Hollande a donc prononcé, ces jours derniers, un discours devant le Parlement européen. De ce non-événement, il y aurait peu à dire, si ce discours n’était pas en réalité révélateur du personnage. Car, si notre président à cru que la commémoration de l’historique duo Mitterrand-Kohl pouvait passer pour un discours politique, il s’est en réalité, et comme l’on dit «à l’insu de son plein gré», déshabillé dans ce discours. Ce dernier met à nu le vide de sa pensée. Ce discours nous en apprend bien plus sur l’homme que sur l’Europe. Et c’est en cela qu’il est sans doute, si ce n’est important, du moins révélateur.

La crise comme catastrophe naturelle

Le premier point qui frappe l’esprit du lecteur, ou de l’auditeur, outre les répétitions appuyées des références faites aux discours, eux historiques, de Mitterrand et Kohl, c’est la sombre énumération des crises. Car, ces crises apparaissent dans le langage utilisé par François Hollande comme autant de catastrophes naturelles, comme une tornade ou de la grêle, contre lesquelles seule l’Europe permettrait de se protéger. Que l’on en juge : «A dire vrai, voilà des années que l’Europe affronte une série de crises : la crise financière, née en dehors de notre continent mais qui s’est propagée et qui a provoqué une crise économique dont nous sortons à peine, et une crise sociale avec des millions de jeunes sans travail. Et maintenant c’est une crise humanitaire à laquelle nous faisons face avec un afflux de réfugiés provoqué par la déstabilisation de régions entières, au Moyen-Orient, en Afrique, issus des conflits armés, et avec la résurgence des haines religieuses. Et je n’oublie pas la crise sécuritaire avec une guerre qui n’est pas si lointaine, aux frontières de l’Europe, en Ukraine. Et puis aussi des attaques terroristes qui ont concerné plusieurs pays de notre continent, dont le mien».

Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents

Cette naturalisation de l’environnement politique traduit l’impuissance politique auquel notre président est réduit. Bien sûr, il y a des crises, des conflits internationaux. Mais, ces crises sont toutes le produits de forces sociales et politiques qu’il faut nommer si l’on veut agir. Ces crises doivent être analysées. Ici, elles ne donnent lieu qu’à une longue énumération de misères et de catastrophes. Prenons le cas de la «déstabilisation de régions entières, (…), en Afrique, issus des conflits armés…». Peut-être serait-il bon de préciser que cette déstabilisation est le produit de la destruction du régime, certes tyrannique, de Kadhafi par les puissances occidentales, dont la France, et de leur incapacité à trouver une solution pérenne de remplacement. Les crises et les conflits ne sont pas des phénomènes naturels. Ils ont des causes, ils mettent en œuvre des intérêts politiques divergents. Mais, de cela nulle mention. Au contraire, ce que François Hollande tente de faire passer comme idée à son auditoire c’est que ces crises sont des événements hors de notre contrôle, comme des catastrophes naturelles. Les Nations européennes, telles des poussins sous l’orage, doivent aller au plus vite chercher refuge sous l’aile de la mère-poule OTAN ou UE. Cette vision, c’est le niveau zéro de la politique internationale.

Quand François Hollande parle du souverainisme et se décrit lui même

Mais, il y eut dans ce discours un passage encore plus révélateur sur le caractère de notre président. Vers la fin de sa péroraison, il a ce passage étonnant : «Et je vais ajouter, si je puis dire, un codicille ou un complément : le souverainisme, c’est le déclinisme. Et c’est aussi dangereux de ne pas donner d’espoir à une population, de ne rien construire ensemble au nom d’un repli national sans avenir. Face aux épreuves, je suis convaincu que si nous n’allons pas plus loin, alors non seulement nous nous arrêterons, mais nous reculerons. Et ce sera la fin du projet européen».

Quand on n’a rien à dire, mais que l’on veut tout de même parler, il arrive parfois que l’on dise des choses stupides et parfois aussi que l’on en dise plus que ce que l’on voulait. C’est ce qui s’est passé avec ce discours de François Hollande. Le terme de «déclinisme» est certes à la mode mais que décrit-il si ce n’est une forme de pessimisme ? La réalité de la situation de la France est marquée par un déclin incontestable depuis plus de vingt ans, et de manière accélérée dans les dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy et dans celui de François Hollande. C’est un fait. Mais ce déclin n’est pas inéluctable, et quand on connait les forces immenses des Français et les capacités des producteurs en France, on peut légitimement penser qu’avec une autre politique il en irait tout autrement.

C’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy

Le véritable «déclinisme», sous la forme d’un pessimisme profond qu’exprime justement François Hollande ou Nicolas Sarkozy, c’est celui qui pense que sans l’Union européenne il n’y aurait plus de France, et que la France ne peut faire face au monde qu’en disparaissant dans une entité plus vaste. Ce discours, nous l’avons déjà entendu dans notre histoire, et en particulier de 1940 à 1944. Ce fut le discours du régime de Vichy, et en particulier ceux de Philippe Pétain, théorisant la défaite de juin 1940 défaite dans laquelle sa propre responsabilité était pourtant lourdement engagée. Ce fut aussi le discours de Pierre Laval, ancien socialiste et partisan de la déflation quand il fut Président du Conseil en 1935, deux points qui le rapprochent de François Hollande. En fait c’est bien la politique européenne menée par nos deux derniers présidents, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, qui s’inscrit dans la filiation de la politique de renoncement de Vichy.

Il est frappant que François Hollande ait eu ces mots devant le Parlement européen, lui qui vient, en partie, d’une famille marquée par l’extrême-droite.

Le souverainisme et l’espoir dans la société française

Mais, il faut aussi noter l’attaque haineuse contre le souverainisme à l’occasion de ce discours. Or, qu’est-ce que le souverainisme ?

Le souverainisme se définit étymologiquement comme l’attachement de quelqu’un à la souveraineté de son pays. Cela pourrait en faire un équivalent de patriotisme. Mais, dans sa signification actuelle, il définit un attachement et une défense de la souveraineté du peuple, qui est le fondement principal de la démocratie. Le souverainisme est donc l’expression de la volonté d’une communauté politique (le peuple) à pouvoir décider de lui-même, par lui-même et pour lui-même sur les questions importantes. C’est donc une notion qui s’enracine profondément dans une vision de gauche de la société.

La crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple

Le souverainisme, et plus encore la notion de souveraineté, sont devenus aujourd’hui des thèmes centraux de la vie politique française. Il en est ainsi car, après des années de petits empiètement et de gros dénis de démocratie (comme le fait d’avoir fait adopter par le Traité de Lisbonne ce que les Français avaient rejeté lors du référendum de 2005), la crise grecque a montré que les institutions européennes piétinaient ouvertement la souveraineté d’un peuple. La crise grecque de l’été 2015, avec comme double point d’orgue le référendum du 5 juillet et la capitulation d’Alexis Tsipras le 13 juillet sous la contrainte financière exercée par la BCE, a mis la question de la souveraineté sur le devant de la scène. La crise grecque a donc fait office de révélateur et des Français, de plus en plus nombreux, comprennent que la somme des petits empiètements du passé a donné naissance à une rupture qualitative en matière de souveraineté.

La frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie

Le souverainisme c’est reconnaître la vertu des frontières. Car, la frontière est en réalité la condition nécessaire à la démocratie. C’est elle qui met l’étranger voulant vivre dans un autre pays devant le choix de s’intégrer ou d’être privé de droits politiques. Elle est une séparation entre l’intérieur et l’extérieur, séparation sans laquelle aucune organisation, et je rappelle qu’un Etat est une organisation, ne saurait – tout comme tout être vivant – exister. Même les protozoaires ont une membrane qui les isole de leur environnement. Elle est, comme l’a si bien dit Régis Debray, une condition et un produit, de la civilisation. Nier les frontières, et donc nier la souveraineté, c’est vouloir nous ramener à l’état de tribu et d’ethnies.

Une frontière doit donc jouer le rôle d’un filtre laissant passer certaines choses, et bloquant certaines autres. La question des frontières pose alors très directement celle du protectionnisme. Mais, quand François Hollande, président de la République, appelle à «manger français», ne fait-il pas, lui aussi du protectionnisme ? Sa formule relève même d’une étape supérieure, qui s’appelle l’autarcie et qu’aucun économiste ne peut recommander. En réalité, des formes de protectionnisme, égalisant les conditions tant sociales qu’écologiques dans lesquelles les biens sont produits, sont absolument nécessaire. Ces formes de protectionnisme seraient plus efficaces si nous pouvions arriver à un accord commun avec certains de nos partenaires. Mais, même sans cet accord, elles seraient incontestablement efficaces.

Les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes

Le souverainisme, dans les deux définitions qui ont été données plus haut, que ce soit celle – ancienne – de patriotisme ou celle, plus actuelle, d’attachement à la souveraineté du peuple, s’oppose donc radicalement à cette forme de pessimisme qu’est le déclinisme.

Le souverainisme, c’est l’espoir, c’est la volonté consciente d’une communauté politique de créer un monde meilleur et de faire face aux crises diverses qu’elle peut rencontrer. Et c’est peut-être pour cela que les Français, de plus en plus nombreux, reconnaissent comme leur la notion de souveraineté populaire et se disent souverainistes.

Source : russeurope.hypotheses.org

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Hémicycle du Sénat, mardi après-midi. L’heure est aux explications de vote sur le projet de loi sur le droit des étrangers, durci par la droite. Le sénateur de jean-louis-masson-senateur-ump-anonymat-blog.1275275257Moselle Jean-Louis Masson prend la parole. S’il siège parmi les non-inscrits, il n’en est pas moins proche de l’extrême droite dans ses propos. Sa prise de parole a scandalisé les sénateurs, surtout de gauche, mais aussi à droite. Jean-Louis Masson s’est lancé dans un amalgame entre les populations immigrées de confession musulmane – tout en restant dans l’allusion – et les terroristes. Il a affirmé que « l’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ».

« On a l’impression qu’on ne peut pas avoir, dans notre société ou cette assemblée, un avis sur l’immigration qui soit divergeant de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l’immigration pour des raisons conjoncturelles et structurelles » a-t-il commencé devant un hémicycle quasi-plein pour cause de vote solennel sur l’ensemble du texte. « Actuellement, une veuve d’agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui n’a jamais travaillé pour la France » lance-t-il, sous les applaudissements des deux sénateurs FN, David Rachline et Stéphane Ravier. Il siège d’ailleurs à leur côté dans l’hémicycle, en tant que non-inscrit.

Jean-Louis Masson continue sa diatribe anti-immigrés : « Par le passé, nous avons eu d’énormes vagues d’immigration : des Polonais, des Italiens, des Portugais. Et c’était des gens qui ne posaient pas de problèmes… Et il faut le dire. Et c’était également le cas de gens venus du Sud-Est asiatique. Et très souvent, leurs enfants étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d’autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe… Mais oui, mais oui » lance-t-il sous la bronca des sénateurs. Stéphane Ravier, lui, semble ne pas en croire ses oreilles et ne boude pas son plaisir. Hilare, il claque des mains en regardant en l’air.

« Par passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. Il y a des quartiers où on ne va plus. Et ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers » poursuit Jean-Louis Masson. « Il n’est pas pensable qu’on ait aujourd’hui des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires ». Il conclut : « Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai : Necker, Madame Curie, etc. C‘étaient des Français remarquables. Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui ! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! » Huées des sénateurs, à l’exception des deux représentants du FN, qui applaudissent (…)

Source : http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/l-immigration-d-aujourd-hui-terroristes-demain-tolle-senat-propos-senateur-masson-1082

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09:27 13.10.2015(mis à jour 11:01 13.10.2015)

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié son dernier bilan démographique sur les « populations française, étrangère et immigrée en France depuis 2006 ».

Il est à noter que par le terme « immigré » les auteurs de l’étude désignent « une personne née de nationalité étrangère à l’étranger et résidant en France », alors que par « étranger » ils qualifient « une personne qui réside en France et ne possède pas la nationalité française ». L’étude est basée sur des données concernant l’immigration régulière, tandis que l’immigration irrégulière reste dans la zone grise de l’analyse.

Selon le rapport, au 1er janvier 2014, la France comptait « 65,8 millions d’habitants hors Mayotte: 11,6 % d’entre eux sont nés à l’étranger, 8,9 % sont immigrés et 6,4 % de nationalité étrangère ». Entre 2006 et 2013, « l’ensemble de la population résidant en France a augmenté de 2,6 millions de personnes, celle de nationalité française de 2,1 millions. Les immigrés, qui ne sont pas tous de nationalité étrangère, comptent 700.000 personnes en plus ».

Les chercheurs soulignent que cette évolution est « essentiellement liée aux flux migratoires: 1,6 million d’immigrés sont arrivés en France, 500.000 en sont repartis et 400.000 sont décédés en France ». Au final, « la part de la population immigrée dans la population totale est passée de 8,1%, début 2006, à 8,9% début 2014 ». L’an dernier, au 1er janvier, leur nombre atteignait 5.868.000, indiquent les auteurs de l’étude.Dans le même temps, en 2013, 63.000 naissances, soit 7,8% des naissances en France, « concernaient des enfants dont les deux parents étaient étrangers », d’après les chercheurs.

« Parmi les immigrés, 3,6 millions sont de nationalité étrangère et 2,3 millions, soit 39 % des immigrés, ont acquis la nationalité française », rapporte l’Insee. Cependant, l’acquisition de la nationalité française ne signifie pas forcément le renoncement à sa nationalité d’origine.

« Ainsi, en 2008, parmi les immigrés âgés de 18 à 50 ans devenus français, on estime qu’un sur deux a gardé sa nationalité d’origine et a donc une double nationalité », lit-on dans le rapport.

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