Archives de la catégorie ‘France’

Préparez vos Klee… nex

Les flâneurs de Youtube auront pu tomber par hasard sur cette vidéo assez savoureuse, consultable par tout un chacun .

On peut apprécier ou pas la charte graphique et sonore façon années 1970 de cette publicité pour un groupe privé qui, renseignements pris en source ouverte, «conçoit, développe et invente des solutions digitales sur mesure».

On peut sourire ou non de l’allure un peu crispée de Anne-Florence Cantonce, cadre des douanes, dont la vocation première n’était probablement pas de faire de l’animation sur petit écran. On peut aussi s’amuser infiniment du recours permanent à un jargon néo-branché où n’a guère de place la langue de Molière, jargon prononcé ici avec un accent bien gaulois tout de même.

 

Relevons en florilège quelques termes réjouissants réservés aux «happy few» pratiquant ce sabir: digital workplace, middle management, gamification, IOT(internet of things), best practices, design thinking, démarche de change management et on en passe.

Tout cela dans un souci d’«acculturation au digital» et de «passage à l’échelle», mais si mais si, et dans l’espoir peut-être infondé que tout le monde aura envie de «monter à bord». Pour ceux qui ne parlent pas la novlangue, c’est sous-titré. On peut encore s’interroger sur un certain mélange des genres où la neutralité et la réserve de l’administration, impliquée dans la propagande commerciale d’une société privée, semblent légèrement mises à mal, pour dire le moins. Enfin et surtout, cette vidéo questionne sur le niveau de déconnexion entre le haut management de la sphère informatique douanière et les équipes de terrain, qui se battent pour améliorer l’existant, maîtriser nos processus métiers et davantage impliquer les utilisateurs douaniers dans la conception des applications.

La colère et le découragement gagnent les équipes techniques, prises entre les feux des attentes des collègues dans les services et ces invraisemblables commandes tombant du haut du ciel. Il est compliqué actuellement de faire comprendre à la DG la nécessité de ‘plancher’ avant tout sur la simplification «métier». En résulte une chaîne absolument kafkaïenne, tant pour les informaticiens que pour les utilisateurs de terrain qui ne parviennent plus à rédiger un PV sans se heurter à d’innombrables difficultés techniques. Dans le même temps, alors que les fonctions de base ne sont pas correctement assurées, et que sortent sans cesse de nouvelles applications mal interconnectées et mal alignées aux besoins des collègues, on confie à des prestataires privés la conception de coûteux prototypes technologiques dont l’utilité reste à démontrer («frontière intelligente à base d’IOT», projet «blockchain», «datamining») alors que l’on ne maîtrise même pas en interne nos propres données.

Le sujet du pilotage de l’informatique douanière est d’importance majeure.

La stratégie actuelle est totalement déséquilibrée et consiste à investir presque uniquement dans la pérennisation des capacités d’hébergement de la Douane («datacenters»), ce qui n’empêchera peut-être pas au moins un de nos deux centres informatiques de se retrouver prochainement sur la sellette. Derrière l’absence totale de vision globale informatique en dehors des «bonnes pratiques», de l’ «agilité» et autres nouveautés dans le vent, c’est la Douane toute entière qui risque de se retrouver fragilisée. Cette intelligence reste pour l’heure très artificielle, et à la CFTC, on n’en fait pas grand K.

SOURCE

SYNDICAT CFTC – DOUANES Bâtiment Condorcet – Teledoc 322 – 6, rue Louise Weiss75703 PARIS Cedex 13: 01 57 53 29 21 – cftc.douanes@douane.finances.gouv.fr – Les brèves de la CFTC-Douanes – Février 2019

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Disclose a remonté la piste d’une livraison secrète de canons « Caesar » fabriqués par l’entreprise Nexter et expédiés en septembre 2018. Grâce à l’analyse d’images satellites et d’informations obtenues en sources ouvertes, nous avons reconstitué en vidéo l’itinéraire des canons entre le port du Havre en France et Jeddah en Arabie saoudite.

Enquête – Team Disclose et Aliaume Leroy (Bellingcat) Réalisation et motion design – Tom Flannery

——–

Les munitions à destination de l’Arabie saoudite ne seront pas chargées au port de Marseille-Fos. Selon nos informations, les charges modulaires parties en containers depuis l’usine d’Eurenco, à Bergerac, ont été redirigées vers une destination inconnue.

Alors que le Bahri Tabuk est à quai, le syndicat CGT des dockers du port de Marseille-Fos a déclaré dans un communiqué que « fidèle à leur histoire et valeurs de paix (…) ils ne chargeront aucune arme, aucune munition pour quelle guerre que ce soit ».

Du matériel uniquement civil sera donc embarqué demain matin.

Cette après-midi à l’Assemblée nationale, l’Etat a réaffirmé par la voix de la ministre des Armées que ces livraisons d’armes se faisaient dans le cadre « d’un partenariat avec l’Arabie saoudite ».

Après les canons Caesar qui n’ont pas été embarqués au Havre le 7 mai dernier, la question se pose de savoir comment et quand seront livrés ces canons et leur munition. « Il devient évident que l’opinion publique met le gouvernement sous pression, explique un salarié de Nexter. Il faut maintenant savoir comment ces armes seront envoyées en Arabie saoudite ».

La mobilisation des ONG depuis le précédent du port du Havre semble avoir entraîné un changement de stratégie au sommet de l’Etat.

Source

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Cagnotte-trésor, cherche utilisation judicieuse …..

ses caractéristiques actuelles :

  • 317 milliards (22 pistes explorées sur 38!)
  • 8 000€ de prime annuelle de Noël (en moyenne. A égalité, pour une fois, avec les parlementaires)
  • plus de 40 millions de bénéficiaires
  • couper les branches sur lesquelles les pouvoirs prospèrent (au crochet des citoyens. Ce qui est interdit pas la loi anti « Julot Casse-croute »)

Il y a les :

  • chercheurs de doléances (la masse inerte)
  • contradicteurs de ces doléances (au motif « il n’y a pas d’argent…. « . Les 1% de « pauvres » nantis, dessus, apparemment, du panier, l’élite, quoi…!!! )
  • chercheurs de moyens pour satisfaire les doléances rares, si rares qu’ils font comme un canal sous un ciel de plomb, comme la chape, perdu corps et armes en plat encéphalogramme)

A quelle catégorie appartenez-vous réellement ?

Pour plus d’infos: guilke2@gmail.com

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FRANCE 🇫🇷: la liste des 350 universitaires qui se déclarent « complices » des GJ

Publié: 26 mars 2019 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, France, Informations générales, Paris, Société
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

« Prenant acte de cette aggravation exponentielle des tendances autoritaires du pouvoir et des institutions, nous enjoignons toutes et tous les ami.es de la liberté à ne pas céder un pouce de terrain face à la répression et à s’organiser pour y faire face. »

Universitaires, nous nous déclarons « complices » des gilets jaunes face aux dérives autoritaires du pouvoir

Le 18 mars 2019, au moment où 65 personnalités intellectuelles participaient à un simulacre de débat avec le président de la République, et après avoir limogé un préfet de Paris jugé encore trop avare en LBD et grenades (malgré de nombreux blessés dont un nouvel éborgné ce jour-là), le Premier ministre annonçait une série de mesures répressives sans précédent. Non content d’interdire administrativement de manifestation des individus supposés dangereux, le gouvernement entend maintenant empêcher les rassemblements dans des zones entières, créer des « unités anticasseurs » aux pouvoirs renforcés et utiliser des drones et des moyens de marquage chimique des manifestants.

Plus encore, il veut faire de tous les relais et soutiens aux rassemblements des Gilets jaunes des « complices » potentiel·les des délits qui y seraient commis. Le même jour, le syndicat « Synergie Officiers », rassemblant plus de 40% de voix aux élections professionnelles, publiait un communiqué fascisant ciblant les « nervis d’extrême gauche », décrits comme « des essaims de cloportes » et des « graines d’assassins ». Deux jours plus tard, le 20 mars, le gouvernement annonçait vouloir faire appel à l’armée pour protéger les bâtiments officiels, ce qui ne s’était pas produit depuis plus de 50 ans. Tout cela contre des manifestantes et manifestants réclamant justice sociale et démocratie, et faisant face, depuis maintenant plus de 4 mois, à une répression policière et judiciaire d’une ampleur inégalée.

Face à cette dérive grave d’un pouvoir incapable d’offrir une réponse politique à la contestation des gilets jaunes, alors que pleuvent depuis des semaines les condamnations internationales des violences policières contre le mouvement (Conseil de l’Europe, Nations Unies, Parlement européen), nous, universitaires pour beaucoup spécialistes des questions de mouvements sociaux, de maintien de l’ordre et de violence politique, alertons solennellement la population des graves dangers que la nouvelle politique du gouvernement, de la majorité parlementaire, de la police et de la justice, font peser sur les libertés publiques et les droits humains. Nous nous déclarons par avance toutes et tous complices des prochains rassemblements que les gilets jaunes organiseront, avec ou sans l’autorisation de la préfecture. Nous condamnons fermement l’ensemble des violences que les forces de police infligent aux manifestantes et manifestants, comme celles que les jeunes des quartiers populaires subissent depuis des décennies, et demandons instamment l’arrêt de l’utilisation des armes de guerre (LBD et grenades) dans des opérations de maintien de l’ordre. Prenant acte de cette aggravation exponentielle des tendances autoritaires du pouvoir et des institutions, nous enjoignons toutes et tous les ami.es de la liberté à ne pas céder un pouce de terrain face à la répression et à s’organiser pour y faire face.

Signataires :

ABASSADE Élise – Université Paris 8 (Vincennes-Saint-Denis) / La Manouba (Tunis)
AIGLE Maud – doctorante – université de Bordeaux.
ALAM Thomas, politiste, Universitéde Lille
ALLAL Amin, CNRS, science politique
ALLIES Paul, politiste Université de Montpellier
AMAND Rudy, sociologue, Caen
AMIEL Bastien, politiste
AMRANIHAMMOUR Anaïs, doctorante en sociologie, Université Jean Monnet, centre Max Weber
ANDREANI Fabrice, doctorant en science politique, Lyon 2 / Triangle
ANSALONI Matthieu, Sociologue/politiste, Sciences-po Toulouse
ANTOLINOSBASSO Diego , ingénieur de recherche, Sciences Po Paris
ARBOIREAU Michel, enseignant, Université de La Réunion
BACZKO Adam, post-doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
BACQUE Marie-Helene, Pr, Université Paris Nanterre
BAISNEE Olivier, MCF Science-Politique, SciencesPo-Toulouse
BANTIGNY Ludivine, historienne, université de Rouen
BARBIER, Clément, politiste, Université de Lille.
Barrera Téllez Andrea, Doctorante en sociologie et genre, Université Paris Diderot
BASTIDE, Maguelone, doctorante en archéologie, Université Paris Nanterre
BATICLE Christophe, socio-anthropologue, université Jules Verne, Amiens
BATTESTI Vincent, Anthropologue, CNRS
BEAUDET Jean-Michel, enseignant-chercheur, université Paris Nanterre
BECKER Florent, enseignant-chercheur (informatique), Université d’Orléans
BEN ABDALLAH Emma, Doctorante et ATER en Droit, Université Lumière Lyon 2, CERCRID
BENNANI Amine, Doctorant en codirection FMPF Fes-CNRS Marseille
BENVENISTE Annie, MCF, Université Paris8, Vincennes-Saint-Denis
BERCHE Bertrand, Physicien, Université de Lorraine
BIARD Romain, enseignant-chercheur en mathématiques, Université de Franche-Comté
BIGORGNE Marie, doctorante en sociologie, Université Paris-Est.
BIHR Alain, sociologue, Université de Bourgogne-Franche Comté
BLANCO Domitille, doctorante en sociologie-anthropologie, CMW, Saint-Etienne
BLAZQUEZ Adèle, doctorante en anthropologie, EHESSCEMS
BOE Carolina, anthropologue, Cerlis, Université Paris Descartes
BOELAERT Julien, politiste, Université de Lille
BOISSIER Fabrice, Doctorant en informatique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
BOLLENOT Vincent, Histoire, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
BONDITTI Philippe maître de conférences, ESPOLICL
BONNAZ François, doctorant en science politique, Université Grenoble Alpes
BONHOMME Julien, anthropologue, École normale supérieure
BONTEMPS Véronique, anthropologue,CNRS
BORTZMEYER Gabriel, chercheur en études cinématographiques
BORY Anne, sociologue, Université de Lille
BOSC Yannick, historien, Université de Rouen
BOUAGGA Yasmine, chercheuse au CNRS
BOUDET Martine, chargée de séminaires EHESS Paris
BOUILLET Jérémy, docteur en science politique, Grenoble
BOUQUIN Stephen, sociologue, PR Universite d’Evry
BOURAD Aïcha, politiste, Toulouse
BOURON Samuel, sociologue, Université Paris Dauphine
BOULAYOUNE Ali sociologue université de lorraine
BOUSSAOUD Driss, Chercheur au CNRS
BRANCHE Raphaëlle, professeure d’histoire contemporaine, Université de Rouen
BREJAUD Pascal, enseignant mécanique , Université d’Orléans
BROUILLET Denis, Professeur Emérite, Psychologie, Université Paul Valéry Montpellier
BRUNO Isabelle, chercheuse-enseignante en sciences sociales, Université de Lille
BUE Nicolas, enseignant-chercheur en science politique
CAILLAUD Kevin , sociologue et politologue, chercheur associé aux UMR Geste et Latts
CANU Jean-Marie retraité Université de Rouen
CARLE Zoé, chercheuse en littérature comparée
CARNAC Romain, doctorant en science politique, Université de Lausanne
CARU Vanessa, historienne, CNRS
CALDERON José, MCF Sociologie Université de Lille
CASTAGNINO Florent, sociologue, Université Paris Est
CASTEL Nicolas, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Lorraine
CASTORIO Jean-Noël, historien, Université du Havre
CASEVITZ Michel, professeur émérite
CAYUELA Marie, doctorante en Histoire, Paris
CÉLÉRIER Laure , Professeure adjointe de science politique, Université d’Ottawa, Canada
CERVERAMARZAL, Manuel, sociologue, Université d’Aix-Marseille
CHAGNARD Samuel, doctorant en sociologie, Université Lyon 2
CHARBONNIER Sébastien, enseignant-chercheur, Université de Lille
CHARBONNIER Vincent, doctorant en philosophie, Université Toulouse 2-Jean-Jaurès
CHARENTENAY, Alice, enseignante-chercheuse en littérature, Paris 1
CHAOUAT Gérard, directeur de recherche émérite, CNRS
CHARLIER Laurence Maîtresse de Conférences en Anthropologie Université Toulouse Jean Jaurès
CHATEAURAYNAUD Francis , sociologue, directeur d’études, EHESS, Paris
CHAVANON Morane Docteure en science politique, université Lyon 2
CHOULET Anaïs, doctorante en philosophie, Université Lyon 3
CLARO Mona, sociologue, INED
CLEMENT Loréna, doctorante en géographie-aménagement, Paris Nanterre
CLERVAL Anne, géographe, Paris-Est Marne-la-Vallée
CLOTEAU Armèle, sociologue, Université Versaille St-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
COCHARD Alain, Univ. de Strasbourg
CODACCIONI Vanessa, Politiste, Université Paris8
COHEN Déborah, historienne, Rouen
COHEN Richard, sociologue, Caen
COLLOMBON Maya, enseignante-chercheure, Sciences po Lyon-Triangle
COMBY Jean-Baptiste, Sociologue
COURANT Dimitri, doctorant en science politique, Université de Lausanne Université Paris 8
COQUERY Natacha, historienne, université Lumière Lyon 2
COS Rafael, Politiste
COSSÉE Claire, Maître de conférences, Université Paris Est Créteil, LIRTES
COURSSALIES Pierre, sociologue, Paris 8.
COUTTE Alexandre, MCF STAPS, Université Paris Nanterre
CRUNEL Bérénice, Doctorante en Science Politique, IEP de Toulouse
CUILLERAI, Marie Enseignante Chercheuse, Paris, 7 Diderot
CUKIER Alexis, Maître de conférences en philosophie, Université de Poitiers
DAGNA Sofia, Doctorante en anthropologie, EHESS
DANIELI Aude sociologue, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
DARLEY Mathilde, politiste, CNRS
DARMON Muriel, Directrice de recherche au CNRS
DARRAS Eric, Professeur de science politique, Université de Toulouse
DALLA PRIA Yan, maître de conférence, sociologie, université Paris Nanterre
DAUVIER Bruno, professeur de psychologie, Université Aix-Marseille
DASRE Aurélien, Démographe, Université Paris Nanterre
DAYANHERZBRUN, Sonia, sociologue, Université Paris Diderot.
DAVAULT Corinne, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Paris 8
DEBRAY Eva, docteure en philosophie, université Paris 1/université Paris Nanterre
DECHEZELLES Stéphanie, enseignant-chercheur en science politique, Sciences Po Aix
DECOENE, Astrid, enseignante-chercheuse, mathématiques, Université Paris Sud
De COCK Laurence, historienne, enseignante
DE LAGASNERIE, Geoffroy, sociologue et philosophe
DE LARMINAT Xavier, enseignant-chercheur en science politique, Rouen
DELALIEUX Guillaume, Enseignant-chercheur en Sciences de gestion, Sciences Po Lille
DELARUE Frédéric, docteur en histoire contemporaine
DELORME Pierre-Alexandre, sociologue, Caen
DELPHY Christine, féministe et sociologue.
DEPUISET marie, UDL
DEREGNIEAUX Luc doctorant en géographie, Rennes
DESAGE Fabien, enseignant-chercheur en science politique, Lille
DESMITT Claire, doctorante en Sciences de l’éducation, Université de Lille
DESPRES Aurore, enseignante-chercheur en arts du spectacle, Université de Bourgogne-Franche-Comté
DIRENBERGER Lucia , sociologue, CNRS
DIRKX, Paul, sociologue, Université de Lorraine
DOUILLET Anne Cécile, politiste, Université de Lille
DOULINDIMOPOULOS Barbara Doctorante en sociologie à l’université de Rennes 2
DRESSENVAGNE Marnix, sociologue, UVSQ
DRONGITI Angeliki, Doctorante en sociologie, Université Paris 8
DRUEZ Elodie, doctorante, Sciences Po – Ined
DUCLOS Mélanie, docteure en socio-anthropologie, Université de Bretagne occidentale
DUFOUR Julien, sociologue, Université de Lorraine
DUFOURNET Tanguy, Doctorant en sociologie, Université Lumière Lyon 2
DUFRESNE AUBERTIN Laurence, Doctorante en science politique, CHERPA/IREMAM, Université Aix-Marseille
DUMONT Lucile, doctorante et ATER en sociologie, EHESS et Université Paris 1
DURAND Jean-Baptiste, chercheur au CNRS
DUTOYA Virginie, chercheuse en science politique, Paris
ECKERT Henri, sociologue, Poitiers
ENCLOS Philippe, juriste, université de Lille
ESPINOLA Artemisa Flores (CRESPPA/Paris 8)
ETHUIN Nathalie, politiste, Université de Lille
FABRE Gwenaëlle, enseignante-chercheuse en linguistique, Université d’Orléans
FALQUET, Jules, MCF en sociologie, université Paris Diderot
FARAUD Gabriel, enseignant-chercheur en mathématiques, université Paris Nanterre
FARDOUX Olivier, enseignant-chercheur en doit privé et sciences criminelles, Université de Lille
FASSIN Eric, sociologue, Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
FAVARELGARRIGUES Gilles, chercheur au CNRS
FAVIER Irène, enseignante-chercheuse en histoire, Université de Grenoble
FERRERBARTOMEU Jérémie, historien, Univ. Tours-CESR.
FERRON Benjamin, sociologue, UPEC
FINE Chloé, master études sur le genre, Paris .
FISCHBACH Franck, Professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
FISCHMAN Marianne, sciences économiques et sociales, enseignante, Paris
FLAMAND Amélie, sociologue, maîtresse de conférences, Ecole nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand
FLIPO Fabrice, Professeur de philosophie à IMTBS
FLOREZ Marion, géographe, Université de Rennes
FONTAINE Jacques MCF honoraire de géographie, Université de Franche-Comté
FORT Karën, MCF, informatique, Sorbonne Université
FRANCE Lydéric, Maître de Conférences, Géosciences, Université de Lorraine
FRIOT Bernard, sociologue, université Paris Nanterre
FROUILLOU Leïla, sociologue, université Paris Nanterre
GADREY Jean, Professeur honoraire d’économie, Université de Lille
GALLOT Fanny, Histoire, Université Paris Est Créteil
GARCIN Claudine Docteur en Sciences de l’Education Marseille
GARDESSE Camille, sociologue et urbaniste, maîtresse de conférences EUP, Université paris est
GARO Isabelle, enseignante en philosophie, Paris
GAUDICHAUD Franck, Université Grenoble Alpes
GAUTHIER Jérémie, Université de Strasbourg
GAY Vincent, université Paris Diderot
GERVAIS Julie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
GIAVARINI Laurence, université de Bourgogne, lettres
GILLOT Pascale, MCF Philosophie, Université de Tours
GiMENEZ Elsa, Doctorante en sociologie, Université Paris 8
GIROLA, Claudia, Enseignante-chercheuse, Université Paris Diderot
GIRY Julien, politiste, Rennes
GLON Marie, enseignante-chercheuse en danse,
GODET Jean-Luc, enseignant-chercheur en physique, Université d’Angers
GOIRAND, Camille, professeur de science politique, Université Paris 3 -Sorbonne Nouvelle
GOURDEAU Camille, socio-anthropologue, chercheure associée à l’Urmis, Université Paris Diderot.
GRASSIN Paul, ATER Science Politique, Paris 1
GUÉRANGER David , chargé de recherches
GUEZ Sabine anthropologue, EHESS
GUIBET LAFAYE, DR CNRS
GUILLEMAUT Françoise, MCF associée université Toulouse Jean Jaures
HACHE Emilie, philosophie, Université Paris Nanterre
HADDAD Marine , ATER en sociologie à Sciences Po Paris
GUN Ozgur, enseignant-chercheur en économie, Université de Reims
HADJ BELGACEM Samir, enseignant-chercheur en sociologie, Saint-Étienne
HAMEL Marion, études littéraires, Caen
HASSAN Rouba, Sciences de l’éducation, Université de Lille
HAYAT Samuel, CNRS, science politique, Lille
HELIER Odile anthropologue
HENNINGER Aline, Université d’Orléans
HERREROS Gilles, Professeur de sociologie, Université Lyon 2 Louis Lumière.
HIGELE Jean-Pascal, enseignant-chercheur en sociologie, Université de Lorraine
HIPPLER, Thomas, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Caen Normandie
HOCQUELET Mathieu, chercheur, EHESS/ENS) et John F. Kennedy Institute (Freie Universität Berlin)
HUGREE Cédric, chercheur au CNRS, CRESPPA_CSU
HUS Philippe, maître de conférences, Université du Littoral Côte d’Opale
HUYART Adrien, Doctorant en droit, Université Paris Nanterre
IORI Ruggero, sociologue, Printemps et CEET
JACQUOT Lionel, sociologue, Université de Lorraine
JALLAIS Sophie, Université Paris 1.
JAOUL Nicolas, CNRS, IRIS/EHESS
JARROUX, Pauline, universitaire
JEANMOUGIN Hélène, sociologue, (LAMES, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie)
JEDLICKI Fanny, MCF, Université du Havre
JULIEN Elise, historienne, Sciences Po Lille
KENNY Oliver, docteur en cinéma, Université de Lille
KLAUS Enrique, enseignant-chercheur en science politique
KOERNER Elsa doctorante en sociologie, membre de l’UMR 6590 Espaces et sociétés, à l’Université Rennes 2.
KOP Jean-Luc ,enseignant-chercheur en psychologie, Université de Lorraine
KRICHEWSKY Damien Enseignant-chercheur en poste à l’Université de Bonn
KRZYWKOWSKI Isabelle, professeure de Littérature comparée, Université Grenoble Alpes
LABARTHE Sunniva , Doctorante à l’EHESS
LAGARDE Victor, enseignant de philosophie, La Rochelle
LAGNEAUYMONET Paul (Université Paris-Dauphine, IRISSO, MC sociologie)
LAGRAVE Rose-Marie, sociologue, EHESS
LAHIRE Bernard, sociologue, ENS de Lyon
LAMBERT Xavier, PU Arts Plastiques, Toulouse Jean Jaurès
LARIAGON Renaud, Géographe, Caen
LARRERE Mathilde historienne UPEM
Laval christian chercheur associé Lyon 2
LAVAULT Christian, professeur émérite, Université Paris 13
LAVERGNE Cécile, philosophe, Université de Lille
LAVERGNE Thomas, doctorant en sociologie, Université Lyon 2 Louis Lumière
LE CHÊNE Elen, Doctorante et ATER en science politique, CHERPA/Sciences Po Aix – AMU
LEFEBVRE Noémi, Docteure en sciences politiques, Lyon
LEFEVRE Cécile, Sociologue, Université paris Descartes
LENDARO Annalisa, chercheuse en sociologie politique au CNRS
LE ROULLEY Simon, Sociologue, Caen
LEROUX Benoit, EC en sociologie, Université de Poitiers
LE ROUX Daphné, Docteure en philosophie, Université Paris Nanterre
LE ROUX Frédéric, mathématicien, Sorbonne Université
LEROY Alice, MCF en études cinématographiques, Université de Paris-Est
LEVEQUE Antoine, Doctorant/ATER en science politique, Sciences Po Lyon/Triangle
LINDER Audrey , doctorante en sociologie, Université de Lausanne
Lindne Kolja r, MCF science politique, Université Paris VIII.
LINK Anouck, MCF littérature hispano-américaine, Caen
LIPPENS Benjamin, doctorant en sociologie, Lyon
LONG Julien, Doctorant en histoire et sociologie, Université de Nantes et Institut Convergences Migrations
LONG Olivier, faculté des arts, Université Paris 1.
LOUEY Sophie ATER en science politique, CURAPPESS, Université de Picardie Jules Verne
LUSSON Marie, doctorante en sociologie, IRSTEA Montpellier
MAILLARD Pascal, Université de Strasbourg
MAINSANT Gwénaëlle, CNRS, sociologue, Université Paris Dauphine
Maisetti Nicolas , post-doc en science politique, LATTS-Paris-Est
MAJOREL Jérémie, maître de conférences en lettres modernes, université Lumière Lyon 2
MAKAREMI Chowra, anthropologue, CNRS
MALIFAUD Jean, maitre de conférences retraité
MANIGLIER Patrice, MCF en philosophie, Paris Nanterre
MANOURY Martin, doctorant en sociologie, Université de Nantes
MANZANO Francis, Professeur émérite, Université de Lyon
Mappa Sophia , professeure honoraire de l’université Paris Est Créteil
Maret Adrien , enseignant-chercheur doctorant en science politique
MARICHALAR Pascal, chercheur CNRS
MARIETTE Audrey, sociologue, Université de Paris 8
MARIN Ivan, mathématicien, Université d’Amiens
MARTIGNONI Jean-Pierre, sociologue,Université Lumière Lyon2
MARTIN Pascal, sociologue, post-doctorant
MAUBON Julien, enseignant-chercheur en mathématiques, université de Lorraine
MAUGER Gérard, directeur de recherche au CNRS
MAZEL Claude, Enseignant-Chercheur en informatique, Université Clermpint-Auvergne
MERKLEN, Denis, professeur de sociologie, Université Sorbonne Nouvelle
MILESCHI Christophe, professeur, traducteur, écrivain, Université Paris Nanterre
MILLOU Vincent, Théorie politique, Oxford
MIRAMOND Estelle , Doctorante en Sociologie et genre, Université Paris Diderot
MISCHI Julian, sociologue, INRA
MONCADA Marie , doctorante en science politique, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
MONCHATRE Sylvie, Sociologue, Université Lumière Lyon2
MONFORT Vincent, enseignant-chercheur en STAPS, Université de Lorraine
MOMMEJA Adèle, chercheuse au CNRS
MONTONI Angelo , Docteur en sociologie, EHESSCEMS
MONTRIEUX Gabriel, ATER Science Politique à l’Université Lyon 2.
MOURGUES Marie-Hélène enseignant-chercheur en Mathématiques, UPEC
NABONNAND Philippe, enseignant, Université de Lorraine
NEUMANN Alexander, PR, Paris 8
NICOLAS Frédéric, Docteur en sociologie, INRACESAER
NOIRIEL Gérard, Historien, EHESS
NOYÉ, Sophie, docteure en science politique
O’MIEL Julien, politique, Université de Lille
ODIN Pierre, politiste, Université de Poitiers.
OLIVE Jean-Louis, anthropologue, départ. de sociologie UPVD Perpignan
OLLITRAULT Chloé, doctorante au Centre Maurice Halbwachs, EHESS/ENS
PAGIS Julie, chercheuse au CNRS, IRISEHESS
PAL Maia, Senior Lecturer, Oxford Brookes University (GB)
PALHETA Ugo, sociologue, maître de conférences à l’université de Lille
PECQUEUX Anthony Sociologue, CNRS, POCO – Centre Max Weber
PELLETIER Willy, sociologue, université de Picardie
PENISSAT Etienne, chercheur au CNRS
PENNOBER Gwenaëlle, Enseignant chercheur, Université de La Réunion
PEREIRA Irène, Professeure de philosophie
PERRODIN Louise LIPHA – Laboratoire Interdisciplinaire d’Etudes du Politique Hannah Arendt
PETIT Jérémy, enseignant-chercheur, génie des procédés et physicochimie alimentaire, ENSAIA/Université de Lorraine
PETITJEAN Clément, doctorant
PFEFFERKORN Roland , professeur émérite de sociologie
PHILIPPE, Yann, enseignant-chercheur, histoire et civilisation américaines, Université de Reims
PICARD Emmanuelle, Maître de conférences en histoire contemporaine Triangle, Ecole normale supérieure de Lyon
PICAUD Myrtille, sociologue, IEP de Paris
PILUSO Claire, doctorante en sociolgie, Centre Max Weber
PINTO Louis, sociologue, CNRS
PITTI Laure, sociologue, Université Paris 8
PLANEL Sabine, géographe, CR, IRD
PLAULT Marion, doctorante en sociologie, Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines
PLUMAUZILLE Clyde, historienne, CNRS
POMMEROLLE, Marie-Emmanuelle, politiste, MCF, Paris 1
POPINEAU Camille, doctorante en science politique, Paris 1
POTHIER Joel, maitre de conférences, Sorbonne Université
POULIN Nicolas, Ingénieur de Recherche en statistique, Université de Strasbourg
POULLY Jean-Christophe, Physicien, Caen
QUENNEHEN Marine, Doctorante en sociologie, EHESS-Ined
QUÉRÉ Olivier, enseignant chercheur en science politique, Université de Haute Alsace
QUÉRÉ Lucile, Doctorante en sociologie, Université de Lausanne
QUIROZ Lissell, Historienne, Université de Rouen Normandie
RABAUD Aude, Socio-anthropologue – Maîtresse de conférences URMIS Université Paris Diderot
RABIER Christelle, maîtresse de conférences en sciences sociales, EHESS
REBUCINI Gianfranco, anthropologue, EHESS
REBUSCHI Manuel, enseignant-chercheur, université de Lorraine
RIOTSARCEY Michèle, historienne, Université Paris 8
RODET Diane, sociologue, Université Lumière Lyon2
ROGOZINSKI Jacob, Professeur à la Faculté de philosophie de Strasbourg
ROY Alexis, anthropologue au CNRS
ROSAS Emmanuel, Doctorant et ATER en Science politique, Paris I Sorbonne
ROUX Félicie, doctorante, Université Paris-Est
ROUXEL Pierre, doctorant en science politique, Université de Rennes 1
SAINSAULIEU Ivan, Professeur de sociologie, Lille
SAJN Sarah, doctorante en science politique, CHERPA/Sciences Po Aix
SALA PALA Valérie, enseignante-chercheuse en science politique, Université de Saint-Etienne
SALIGNAT Melvin, doctorant en sociologie, Université Lumière Lyon 2
SALLE Grégory, chercheur au CNRS (CLERSÉ, Lille)
SCHOTTÉ Manuel, enseignant-chercheur
SCHOR Paul, historien
SELPONI Yohan, Docteur sociologie, LaSSP, Toulouse
SEVILLA Ariel, enseignant-chercheur, Université de Reims
SHARQAWI Mohammed, doctorant en sociologie, EHESS
SIDOBRE Daniel, enseignant-chercheur, Toulouse
SILHOL Guillaume, Doctorant en science politique, CHERPA (EA4261), IEP d’Aix-en-Provence
SITRI Frédérique, MCF Sciences du langage, Université Paris Nanterre
SPIRE Alexis, directeur de recherche au CNRS
STEINAUER Odile, sociologue, Saint-Denis
STELLA Alessandro , DR au CNRS, EHESS Paris
TALBOT Cécile, doctorante en science politique, CERAPS Lille
TALPIN Julien, Chercheur en science politique au CNRS (CERAPS, Université de Lille)
TARRAGONI, Federico, MCF sociologie, Université Paris diderot
TUDELAGE Marie-Thérèse, sociologue, CR CNRSCMW, Lyon
THÉRY Julien, historien, Université Lumière de Lyon
THIN Daniel, Professeur émérite de sociologie, Lyon
THINES Laurent, professeur, neurochirurgien, Université Bourgogne-Franche-Comté
THOMAS Julie, enseignante-chercheuse, CMW, Université de Saint-Etienne
THOMAS Lou, doctorant en droit, ATER, Université Paris Nanterre
THURA Mathias, MCF sociologie, Université de Strasbourg
TOMCZAK Marc, enseignant-chercheur, université de Lorraine
TOMES Arnaud, professeur de philosophie CPGE, Strasbourg
TORRETTI Charlotte, géographe, Université Bordeaux Montaigne
TOURNADRE Jérôme, politiste, CNRS
TOURTE Elise, doctorante en philosophie, Université de Strasbourg
TRAWALE Damien, docteur en sociologie, Université Paris VII-Diderot
TRICOU Josselin, doctorant en science politique-études de genre, LEGS, Université Paris 8
UHEL Mathieu, géographe, Caen
VERGONE Vincent, Sculpteur metteur en scène, Seine Saint Denis
VADOT Guillaume, Doctorant en science politique, Paris 1 / IMAf
VAIREL Frédéric, Professeur agrégé, Ecole d’études politiques, Université d’Ottawa
VAILLANT Zoé, MCF géographe, Univ. Paris Nanterre
VALLOT Pauline, sociologue, École normale supérieure
VALLUY Jérôme, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1)
VERHAEGEN Frederic, enseignant-chercheur en psychologie, Université de Lorraine
VIGNA Xavier, Professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Nanterre
VIGNAL Cécile, sociologue, (CLERSE, Université de Lille)
VINCENT Fanny, sociologue, CEETCNAM Paris
VOLLAIRE Christiane, philosophe, chercheure associée au CNAM
VOGUET Élise, historienne, CNRS, Paris
VO HA Paul, Mcf Histoire moderne, Université Paris 1
WAHNICH, sophie, historienne, CNRS
WANNEAU Krystel, doctorante en science politique, (REPI, Université libre de Bruxelles)
YON Karel, CNRS, sociologue, IDHES Université Paris Nanterre
YOUSFI Hèla, MCF, Paris-Dauphine
ZENATI Afifa, Ingénieure d’études, ENS de Lyon

source

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PARIS – Les manifestations répétitives et constantes ainsi que les troubles déclenchés par le mouvement des « Gilets jaunes » sont une « catastrophe » pour l’économie française, a déclaré dimanche notre  ministre de l’Économie et des Finances, l’excellent Bruno Le Maire, lors d’une visite dans un des quartiers de Paris parmi les plus touchés par les violences de samedi.

Oubliant au passage de souligner la responsabilité indirecte mais pourtant bien réelle de la politique mise en œuvre qui chaque mois est devenue plus insupportable financièrement pour une majorité de Français.

Résultat de recherche d'images pour "lemaire bruno"Pourtant Bruno Le Maire déclarait lors de sa campagne présidentielle: « Eh bien je considère aujourd’hui, après des années de « travail politique » (sic), après des années depuis 2012 où j’ai sillonné le pays (…) que c’est une erreur de penser que l’intelligence seule permet d’apporter des réponses aux problèmes des gens. C’est le cœur. C’est le cœur qui permet d’abord de comprendre les problèmes et d’y apporter des solutions« . Son cœur depuis n’a sans doute pas été connecté à son cerveau!

Comment répartir la charge sur le plus grand nombre

« La facture des dégâts doit être prise en charge par l’Etat, par la solidarité, par les assureurs, tout le monde doit y mettre du sien. »

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Résultat de recherche d'images pour "griveaux"Ce matin Benjamin Griveaux a été beaucoup plus explicite sur la responsabilité du gouvernement due à l’incompréhension!

« Ce sont ces colères qu’il faut comprendre. Et c’est dur de les comprendre depuis un bureau parisien« , a encore souligné le porte-parole du gouvernement, au lendemain de l’acte IV de la mobilisation des Gilets jaunes.

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Occitanie environnement
Hameau de Cubservies – 11380 ROQUEFERE
ventmauvais.association@nordnet.fr
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IL NOUS MENT!
Le mardi 27 novembre, le Président de la République Emmanuel MACRON a annoncé qu’«à l’horizon 2030, la production du parc éolien terrestre sera (…) triplée et la quantité d’énergie produite à partir du photovoltaïque multipliée par cinq” … /…que la fiscalité des carburants permettrait à la France d’investir “7 à 8 milliards d’euros” par an dans le développement des énergies renouvelables au cours des prochaines années contre 5 milliards actuellement.
Voilà donc l’explication des augmentations du prix des carburants!
Et leur augmentation est programmée jusqu’en 2022!
Il a ajouté:
«Parce que nous sommes soucieux des dépenses publiques, nous concentrons nos efforts sur le développement des énergies renouvelables les plus compétitives, et parce que
nous veillons au pouvoir d’achat des Français, nous serons exigeants avec les professionnels sur la baisse des coûts».

C’EST FAUX.

NOTRE POUVOIR D’ACHAT VA BAISSER et L’ÉOLIEN N’EST PAS COMPÉTITIF !
CE QU’IL NOUS PRÉPARE POUR 2022:
  • •LE LITRE DE CARBURANT À 2,50 EUROS
  • •LE QUASI DOUBLEMENT DES PRIX DE ÉLECTRICITÉ À 25 CENTIMES D’EURO LE KW
En effet, la quasi-totalité des taxes sur les carburants (CCE) et l’électricité consommée (CSPE),
au total près de 20 Milliards d’euros , est aujourd’hui utilisée pour faire fonctionner le business des « énergies renouvelables » selon le rapport de la Cour des Comptes.
Déjà près de 150 Milliards d’euros à rembourser jusqu’en 2024 pour financer la production à perte des 8.000 éoliennes implantées en France qui tournent moins de 25 % du temps et génèrent au mieux 4,5 % du total de l’électricité produite toute origine confondue!
Et cela va s’accentuer!
Le triplement de la production signifie le triplement du nombre des éoliennes soit 24.000 machines sur le territoire!
Les zones rurales et de montagne d’Occitanie seront particulièrement touchées alors qu’elles arrivent déjà à saturation avec le saccage du cadre de vie et des paysages.
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Moratoire sur l’éolien!
Annulation définitive de l’augmentation des taxes sur les carburants et l’électricité!
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Association Vent Mauvais membre du Collectif TNE – Occitanie environnement
Hameau de Cubservies – 11380 ROQUEFERE
ventmauvais.association@nordnet.fr
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De notre envoyé spécial – couloir rhodanien  – N7

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Les 3 « rond-point » couverts sont unanimes pour la sortie du premier ministre Edouard Philippe : « On nous prend pour des cons! »

  • Montélimar Sud ; 3 « correspondants » désignés et pas de cahier de doléances élaboré
  • Montélimar Nord : pas de « correspondants » ni de cahier de doléances
  • Intermarché Loriol : pas de « correspondants » et cahier de doléances en cours de confection…

Où sont donc les:

  • 8,5 millions de personnes au seuil de pauvreté (sans parler de l’extrême)
  • 1,7 millions de personnes au Smic
  • 1,84 millions de foyers au RSA
  • Les 4 millions de Charlot de l’épisode « Charlie Hebdo »
On les attend pour continuer avec eux leur combat.
Voir les suggestions:

En destituant Macron et avec la dissolution de l’Assemblée, cela permettrait aux « Gilet-Jaune » de se constituer en force démocratique réelle, avec des objectifs à atteindre et surtout bien précis donnant ainsi à un collège de 24 correspondants régionaux, les moyens de se préparer à rencontrer les pouvoirs pour imposer les vues du peuple (rôle dévolu, initialement, aux députés qui depuis, trop longtemps, sont devenus les représentants du pouvoir, mais payés – et bien – par le Peuple). Ces correspondants régionaux ne pouvant prendre la moindre décision.

C’est le peuple qui décide, tel que prévu, normalement dans la constitution.
Le Peuple redevenant de la sorte souverain!
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Ce Samedi 01/12/2018……

Macron maintient sa position… Pas de recul face à la demande des citoyens qui veulent le bonheur ici et maintenant, alors que moi, PRÉSIDENT, Je ne veux accéder à leur demande que lorsque l’environnement sera un peu mieux et je m’engage pour dans 10 ans…

C’est quoi cette impatience des fainéants assistés de la république, des sans grades, des sans rang….

Les « Gilet-Jaune » s’organisent et ont décidé :

  • Choisir leurs deux représentants par rond point
  • Qui choisirons les deux représentants Drôme (qui avec leurs collègues des autres départements de Rhône-Alpes)
  •  Choisiront leurs deux représentants Régionaux

Tous ces représentants seront révocables (volonté de contrôler les « Gilet Jaune », inadaptation, incapacité, ….) et les régionaux formeront le collège chargé de rassembler tous les cahiers de doléance de tous les coins pour ne faire qu’un seul cahier de doléances prioritarisées et manager les rencontres avec les pouvoirs…. Ils transmettront à leurs bases les résultats des entretiens et ce sont les bases qui décideront y compris en ce qui concerne la continuation ou l’arrêt du conflit….

Plus jamais le Français ne se fera voler sa souveraineté.

En ce qui concerne la vie des « rond-point », force est de constater que pour celui de Intermarché de Loriol, la présence des gilet-jaune était multipliée par 4,5 à 5 par rapport aux présences d’hier Vendredi.

Par contre les forces de l’ordre semblent « désarmées » et désemparées…. Elles interviennent pour « faire cesser » les barrages routiers… mais à l’inverse de ce qui se passait depuis 15 jours, ils n’insistent pas (certainement appelés sur beaucoup plus de rond point que précédemment. De plus, ils ne produisent jamais les textes de loi qu’ils invoquent pour soit disant interdire quelque chose (y compris de traverser à un passage clouté. Et on nous dit que ce n’est pas la dictature)

Voir le point de l’élaboration du cahier de doléances du rond point avec la priorisation actuelle…

PLUS

Synthèse RP Intermarché Loriol 4

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Nationale 7, au passage clouté, à la sortie de « les Tourettes » – 26,  juste avant le rond-point de l’accès à l’autoroute A7 – Montélimar Nord…

 

le cahier de doléances du « RP – Intermarché Loriol » s’élabore. Quand le « correspondant » rond-point sera tiré au sort, il pourra déjà bénéficier de ce cahier de ses amis Gilet-Jaune dudit rond point. Il pourra dès lors se concerter avec touts ses collègues « rond-point » de la Drôme en vue de :

  • désigner le « correspondant » départemental parmi eux
  • permettre de faire une synthèse des doléances de tout le département….

Puis l’ensemble des « correspondants-départements » feraient de même pour désigner parmi eux (par tirage au sort)  le « correspondant régional » qui agirait de même en regroupant les doléances de toute sa région. C’est l’ensemble des 14 « correspondants régionaux » qui formerait le collège de centralisation dont la mission serait :

  • établir le cahier de doléances national
  • préparer et organiser les rendez-vous avec le pouvoir
  • transmette les volontés de la base (et uniquement elles)
  • informer la base des discussions et propositions faites par les pouvoirs
  • informer le pouvoir de la décision de la base point par point

Le collège des « correspondants régionaux », n’aura en aucun cas la possibilité de décider quoique ce soit en matière de la suite à donner au mouvement. (continuation- arrêt – durcissement -relâchement, souplesse)

A noter que chaque correspondant (e) (de rond point, de département, de région) est révocable dans la mesure où il s’affranchirait de la représentation des « gilet jaune » de base qui l’auraient mandaté ou dans la mesure où il (elle) serait inopérant (e)….et/ou inefficace, ou sortirait de la mission imposée par la base.

Les cahiers ‘se doléancent’, petit çà petit.

 

Quand ils seront achevés, les staffs des « gilet jaune » seront en place avec leurs correspondants (de rond-point, de département et de région) et ils seront alors bien en place pour convoquer le pouvoir à discuter avec les délégués des 14 régionaux, le collège de coordination de la base…. Et faire entendre, effectivement et réellement les réclamations inscrites dans les cahiers de doléance régionaux.

Faute de cette acceptation à se « gilet–jauner », ils sauteront l’un après l’autre (les pouvoirs)…..

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Synthèse des doléances formulées….

34 doléances formulées par 8 « Gilet jaune » du rond point Intermarché Loriol 29/11/2018
ordre prioritaire valeur fois
1 Suppression hausse carburant 54 7
2 Dissolution de l’Assemblée 52 5
3 Diminution nombre des députés 50 6
4 destitution Président 40 3
6 Suppression hausse taxes carburant 32 4
7 casier judiciaire vierge pour tout élu et candidat 24 2
8 Comptabilisation du vote blanc dans les exprimés 23 4
9 Diminution nombre des sénateurs 22 4
10 Respect code électoral : 12,5% des inscrits au 1er tour 21 3
11 Hausse Smic 18 6
12 Démission de Macron 17 2
13 Indemnités députés prorata des voix / Inscrits 1er Tour 14 1
14 Hausse extrême pauvreté 12 3
15 Rétablir l’ISF 11 2
16 Hausse revenu inconditionnel 11 3
17 Application de la tarification au prorata des revenus 11 1
18 Hausse seuil pauvreté 10 3
19 Annulation d’un résultat électoral si BAN >50% 8 1
20 élection à la proportionnelle 7 1
21 Suppression CSG 6 2
22 Assemblée Nationale citoyenne avec représentants locaux et départementaux 6 1
23 impôts fonction revenus réels avec tranches proportionnelles 5 1
24 Indemnités sénateur prorata moyenne députés (/ Inscrits) du département 5 1
25 Maintien de la reversion complète 4 2
26 Augmenter le SMIC 2 000€ 4 1
27 Augmentation des salaires (500€) 3 1
28 Augmentation des retraites 2 1
29 égalité salariale femme-Homme 2 1
30 Contrôler le parcours de l’argent récolté par l’état et décider de son emploi 2 2
31 Réduire le train de vie des hauts fonctionnaires 2 1
32 Baisse de la CSG (retraite) 1 1
33 Baisse des factures de service public 1 1
34 Légalisation et remboursement médecines parallèles 1 1
SOURCE

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Je doléance, tu doléances, il ou elle doléance……

Et vous ?

Que vous soyez actifs, actives, sympathisants, sympathisantes inactifs, inactives, sans grades, handicapés, handicapées (excepté(e) mental), chômeurs, chômeuses, crèves la faim, aidé (e)s ou non, ayant voté en marche ou non,….

Vous êtes conscrits, conscrites à faire votre devoir en cahier.

N’auriez-vous aucune doléance à formuler ?

Attention dans ce cas vous seriez suspects (es)…..

source

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Jean Lassalle en gilet jaune provoque une suspension de séance

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Sondage réalisé aux Tourettes

N7 – Rond point de Montélimar-Nord (26)

début: 09:40:00
fin: 11:30:00
durée: 01:50:00

Pour Macron : 26/11/2018
Destitution Démission Maintien Contre Pour
122 véhicules 57 38 27 95 27
46,72% 31,15% 22,13% 77,87% 22,13%
165 personnes 85 50 30 136 30
51,52% 30,30% 18,18% 82,29% 18,18%

Réalisé par guilke@nordnet.fr

PLUS

https://wp.me/p4Im0Q-2Dz

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09.11.2018

 

By Marie Foult

Crédit Photo : AFP Zoom
Douze millions de vues, des dizaines de passages à la télé et la radio… Le 11 janvier 2017, Sabrina Ali Benali, alors interne en médecine générale, devenait la porte-parole (malgré elle) des soignants à l’hôpital en dénonçant dans une vidéo virale leurs conditions de travail et leur manque de moyens, à l’occasion d’une communication de Marisol Touraine sur l’épidémie de grippe.

S’en était suivi une polémique où l’interne avait dû prouver qu’elle était rémunérée par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), bien qu’en stage dans un hôpital privé à but non lucratif. La jeune interne avait aussi été accusée de « manipulation », en tant que responsable de la commission santé au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Moins de deux ans plus tard, désormais médecin remplaçante dans une association, la colère de la jeune femme ne semble pas dissipée. Dans un livre* préfacé par le Dr Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), elle continue d’alerter sur « l’état d’urgence » de l’hôpital en France. L’auteure, militante pour la France Insoumise, n’y va pas par quatre chemins : elle dénonce une « dérive marchande de la santé dans une vision néolibérale court-termiste », qui éloigne les soignants du sens premier de leur métier et porte atteinte à la dignité des patients.

Variable d’ajustement

Partant de ce constat, Sabrina Ali Benali déroule le fil de son parcours de médecin, entamé en 2005 lorsqu’elle réussit le concours de première année à la faculté de Limoges, avant de partir finir son externat à Paris. Elle souligne le mode d’évaluation des étudiants en médecine « testés sur leur capacité à régurgiter un nombre démesuré de mots-clés et de chiffres » dans des épreuves de QCM « dont chacun sort dans un état proche de l’ivresse ».

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« Nous n’avons pas créé la fonction publique pour les fonctionnaires. Nous n’avons pas créé l’ENA pour les énarques », a rappelé sans ambages le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, aux élèves de l’École nationale d’administration, à Strasbourg, vendredi 14 septembre.

« Voici quelques semaines, j’ai été invité à intervenir devant quelques-uns de vos camarades d’une promotion précédente à qui on a dit, ô drame, qu’ils devaient servir la République lorsqu’elle avait besoin d’eux. J’ai appris que quelques-uns avaient été choqués. J’espère que ce sera le seul choc de leur vie », a-t-il ironisé.

« Ton inutilement agressif »

Or, les élèves de la promotion « Churchill *», qui inaugurent le dispositif, n’étaient visiblement pas très allants. Lorsque Gérald Darmanin a découvert que ces derniers avaient tous choisi des missions à Paris, son sang n’a fait qu’un tour. Il leur a dit sans détour sa façon de penser en juin, en inaugurant une journée de formation à Paris. La séance a été « tendue », rapporte une participante, qui évoque « un ton inutilement agressif ». « C’est bon signe qu’ils aient été choqués », rétorque aujourd’hui M. Darmanin.

Lequel a donc enfoncé le clou à Strasbourg : « Il n’y a pas de noblesse particulière, il n’y a que des exigences à servir la République. Vous êtes mis à la disposition du gouvernement pour servir le pays. »

Principe cardinal d’un pouvoir macronien qui, s’appuyant sur la haute fonction publique, exige d’elle une docilité sans faille. Sauf que, répondent de jeunes énarques potentiellement concernés par la mesure, à la Cour des comptes ou au Conseil d’Etat, les fonctionnaires sont des magistrats. Et, dit l’un, « les magistrats ne sont pas là pour obéir au gouvernement ».

Par Benoît Floc’h (Strasbourg, envoyé spécial)

source: https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/09/15/gerald-darmanin-fait-la-lecon-aux-enarques-a-strasbourg_5355535_823448.html

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* Arrêté du 7 janvier 2016 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2014-2015 « Winston Churchill » de l’École nationale d’administration ayant terminé leur scolarité au 31 décembre 2015 (élèves issus des concours externe, interne et troisième concours)

NOR: RDFF1532597A

Par arrêté de la ministre de la décentralisation et de la fonction publique en date du 7 janvier 2016, les élèves de la promotion de l’École nationale d’administration issus des concours externe, interne et troisième concours ayant terminé leur scolarité au 31 décembre 2015 sont affectés ainsi qu’il suit (ordre alphabétique par carrière) à compter du 1er janvier 2016 :

-Conseil d’Etat

Catherine BOBO, Simon CHASSARD, Thomas ODINOT, Dorothée PRADINES.

-Cour des comptes

Emilie BARREAU, Constance FAVEREAU, Anastasia ILINE, Lorenzo SCHIAVI.

-Inspection générale des finances

Roy DAUVERGNE, Irène DOMENJOZ, Jérôme GAZZANO, Mathilde RAVANEL VASSY.

-Inspection générale de l’administration

Mejdi JAMEL, Baptiste MANDARD.

-Inspection générale des affaires sociales

Jean-Baptiste BARFÉTY, Clémence MARTY-CHASTAN, Eve ROBERT.

-Tribunaux administratifs et cours administratives d’appel

Laurent BOUTOT, Marianne BRIEX, Marc GILBERTAS, Prune HELFTER-NOAH, Thomas LE BIANIC, Jeanne MENEMENIS, Julien VIGNON.

-Chambres régionales des comptes

Hélène LEMESLE, Guillaume LESQUOY, Hervé MERLIN, Marc SIMON.

-Conseillers des affaires étrangères

Edouard DAMBRINE, Brice FODDA, Antoine GENEL, Jérémy LABARRE.

Corps des administrateurs civils et autres corps d’administrateurs

-Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, ministère du logement et de l’égalité des territoires et de la ruralité

Caroline GIBON, Chloé LOMBARD, Sakina MOUHAMAD.

-Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

Nicolas FOUTRIER.

-Ministère des finances et des comptes publics, ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, ministère de la décentralisation et de la fonction publique

David BLANCH, Félix BLOSSIER, Lionel BRIAND, Maï-Caroline BULLIER, Thibault CAMELLI, Jean-Baptiste CHAUVEL, Raphaëlle HOURS, Xavier MAROTEL, Elodie MORIVAL, David NAHOUM, Rayan NEZZAR, Juliette OURY, Lucile POIVERT, Clément ROMAN, Laetitia TAILLIEZ.

-Ministère de la défense

Olivier-Rémy BEL, Elodie CHEMARIN, Jean-Baptiste KERVEILLANT.

-Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, ministère de la ville, de la jeunesse et des sports

Christelle BARASSI, David BLIN, Clémence CHARRAS, Pierre GAILLARD, Clément LACOIN, Muriel PACAUD, Arnaud PUJAL, Aurore VITOU.

-Ministère de l’intérieur, ministère des outre-mer

Carl ACCETONE, Marie-Amélie BARDINET-VAUTHIER, Augustin CELLARD, Martin CHASLUS, Charlotte CRÉPON, Mahamadou DIARRA, Nicolas DUFAUD, Cécile GUILHEM, Pauline JOUAN, Yohann MARCON, Juliette PART.

-Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Marc DUFOURMANTELLE, Marie de SARNEZ.

-Ministère de la culture et de la communication

Victor HARLÉ.

-Caisse des dépôts et consignations

Myriam ABASSI.

-Ville de Paris

Alexis ENGEL, Arlette HEURTAUX, Anne-Laure MONTEIL.

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Dans cet arrêt de principe, la Cour de cassation déclare irrecevable la constitution de partie civile de l’association Anticor dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Interprétant strictement les textes, elle cantonne l’exercice de l’action civile par les associations agréées de lutte contre la corruption aux seules infractions prévues par les articles 2 et 2-23 du code de procédure pénale.

par Dorothée Goetzle 2 février 2018
 L’affaire dite « Bygmalion » met en cause un système de fausses facturations entre l’UMP et la société Bygmalion afin de permettre à Nicolas Sarkozy, candidat à l’élection présidentielle de 2012, de réaliser des dépenses liées à sa campagne électorale prises en charge par l’UMP et non comptées dans les dépenses de campagne plafonnées par la loi (R. Rambaud, Confiance dans la vie politique : la révolution attendra… AJDA 2017. 2237 ; Encycl. coll. loc., chap. 3, n° 11332, Le financement de la compagne électorale, par B. Maligner ; R. Rambaud et M. Sannet, Financement de la vie politique : du droit électoral au droit comptable, AJDA 2017. 1164 ). L’arrêt rapporté ne porte pas sur le fond de l’affaire mais sur un intéressant point de procédure relatif à la constitution de partie civile de l’association Anticor. Cette constitution avait été déclarée recevable par les juges d’instruction puis par la chambre de l’instruction.

Les juges du fond avaient justifié leur choix au travers d’une motivation particulièrement audacieuse. Leur raisonnement commençait par rappeler que l’association Anticor, qui est une association habilitée au sens de l’article 2-23 du code de procédure pénale, se constituait partie civile dans le cadre d’une information qui ne concernait aucune des infractions visées à cet article. Transparents, les magistrats instructeurs relevaient dans leur ordonnance qu’aucune de ces infractions n’était visée dans le réquisitoire introductif ni dans les réquisitoires supplétifs délivrés par le parquet, étant rappelé qu’aucune personne n’était mise en examen d’un de ces chefs.

LIRE la suite: https://www.dalloz-actualite.fr/flash/affaire-bygmalion-irrecevabilite-de-constitution-de-partie-civile-de-l-association-anticor

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CÔTE D’IVOIRE (Attaque de Bouaké): Michèle Alliot-Marie

accusée d’avoir «saboté» l’enquête

L’ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a toujours nié tout blocage de la procédure, militaire comme judiciaire, concernant l’attaque de Bouaké en 2004.
© Reuters/Gonzalo Fuentes

Le 6 novembre 2004, il y a 10 ans, dix personnes – neuf soldats français et un civil américain – étaient tuées à Bouaké, en Côte d’Ivoire, dans l’attaque du camp militaire de la force Licorne. La réaction de l’armée française, qui détruit la quasi-totalité de l’aviation ivoirienne, conduit alors à des troubles dans lesquels près de 60 personnes seraient mortes. Dix ans après, l’enquête sur l’attaque du camp est toujours au point mort. Un avocat accuse les autorités françaises de bloquer le dossier.

Le 6 novembre 2004, la force Licorne, basée dans le lycée Descartes de Bouaké, est attaquée par deux avions de chasse : des Soukhoïs, pilotés par des mercenaires biélorusses et des copilotes ivoiriens. En réaction, l’armée française détruit la quasi-totalité de l’aviation ivoirienne. Une réaction qui entraîne à son tour de graves troubles et des manifestations à Abidjan. Le 9 novembre 2004, l’armée française tire sur la foule devant l’hôtel Ivoire. Près de 60 personnes sont alors tuées, d’après l’association Survie.

En Côte d’Ivoire, aucune action judiciaire n’est en cours sur tous ces événements. En France, les familles des militaires tués n’ont toujours pas d’explications sur l’attaque de Bouaké.

 Familles de militaires en colère

1 800 pages : le dossier judiciaire sur l’attaque de Bouaké est gigantesque. Mais dix ans après les événements, impossible de savoir qui a ordonné l’attaque du camp français.
L’un des avocats des familles des militaires tués, Jean Balan, estime que les juges ont fait un travail exemplaire mais que les autorités françaises, au contraire, bloquent le dossier. Il accuse notamment Michèle Alliot-Marie, à l’époque ministre de la Défense, d’avoir « saboté toute l’enquête judiciaire », et regrette que « dans l’affaire de Bouaké, on refuse la justice aux victimes ».

L’avocat décrit des familles de victimes en colère : « Ils savent pertinemment qu’on se moque d’eux. Ils ont un sentiment de profonde colère, parce que leurs enfants ou leurs maris sont morts à cause d’une bavure. Les morts n’étaient pas voulues, mais l’attaque était voulue », estime maître Balan.

L’avocat accuse notamment l’ancienne ministre de la Défense d’avoir laissé partir les pilotes des avions de combat – des mercenaires biélorusses – qui ont frappé le camp français. « On a tout fait pour les empêcher de parler, alors qu’ils étaient totalement à la disposition des autorités françaises ».

Absence de mandat d’arrêt

Michèle Alliot-Marie a toujours nié tout blocage de la procédure, militaire comme judiciaire. L’ancienne ministre de la Défense n’a pas souhaité s’exprimer directement au micro de RFI, laissant son porte-parole Florimont Olive donner sa version. « Michèle Alliot-Marie a pris connaissance avec consternation des propos de maître Balan », fait savoir ce dernier. Sur le point précis des pilotes, Michèle Alliot-Marie affirme qu’il fallait un mandat d’arrêt pour les arrêter : « Ces accusations sont totalement infondées, il n’y avait pas de mandat d’arrêt international », poursuit Florimont Olive.

D’après différentes sources, notamment judiciaires, l’Etat français pourrait proposer une solution à l’amiable aux familles des militaires tués, afin de mettre un terme à ce dossier ultra-sensible.

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« BOUAKE, un crime » – Entretien N°2 avec Maitre BALAN – CÔTE D’IVOIRE

Le 6 novembre 2004, l’aviation de la CÔTE d’IVOIRE bombarde une base française à Bouaké faisant 10 morts dont 9 français et des dizaines de blessés.
De nombreuses anomalies accompagnent l’instruction judiciaire et militaire sur ces faits.

Aujourd’hui, la version officielle est largement contestée.

REGARDER:

http://dai.ly/x10qegb

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On en reparle dans le journal du 2 février, de la minute 18 à la minute 25

Le MEDIA: le journal du 2 février 2018

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CRITIQUES DE LA RÉDACTION de Télé loisirs.fr
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Epaulé par un Gilles Lellouche convaincant, Julien Leclercq réalise une solide adaptation du livre de Marc Fiévet.
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Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE »!
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La lourde rançon de l’affaire Fillon

Je ne me prononce pas sur l’aspect judiciaire ni sur le caractère dévastateur de l’indécence de ces sommes, même licites, pour le commun des citoyens.

Je reconnais que la cause du vainqueur éclatant de la primaire de la droite et du centre est aujourd’hui dramatique mais pas encore désespérée. Il y a des gouffres qui s’ouvrent après les triomphes. Il peut y avoir aussi des résurrections qui se produisent avant l’hallali.

Aussi légitime que soit, en démocratie, l’inquisition médiatique, je ne peux me déprendre cependant, face à cette curée systématique et renouvelée, d’une sensation de nausée qui n’est pas contradictoire avec l’agacement que m’inspire la médiocrité de la cellule de communication de François Fillon.

La formule est belle et percutante, mais il ne s’agit sans doute pas d’un « coup d’Etat institutionnel » même si des révélations récentes suscitent pour le moins un questionnement sur le rôle de l’Elysée. Il y a un moment où il convient d’affronter les accusations et leur substance plutôt que de se demander d’où elles viennent.
Surtout quand tout laisse penser que les aigreurs les pires surgissent de son propre camp. Donc la délation la plus laide.

La double rançon de l’affaire Fillon est politique et éthique. Elle sera à payer même si François Fillon ressort indemne, autant que faire se peut, des procès qui lui sont faits par deux médias acharnés à sa perte, les autres suivant le mouvement.

Avoir entendu Georges Fenech saisi par je ne sais quelle pulsion prendre les devants au nom de la morale en réclamant la mise hors jeu de François Fillon était déjà assez réjouissant. Que je sache, il ne s’était guère élevé, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, contre la conception dévoyée de l’état de droit ayant gangrené le cours de certaines affaires. Mais le plus grave n’est pas là. Car si on était contraint, pour se parer des plumes du paon irréprochable, de l’être soi-même, la vie publique ne serait plus drôle ni tenable. Non, il a osé déclarer dès le premier jour que le résultat de la primaire était caduc… Il a été rembarré mais la pique avait été lancée.

220px-Georges_FenechAlors que la primaire a été un immense succès, consacré par l’électorat de la droite et du centre, et que le meilleur candidat, par sa tenue, sa radicalité et ses principes, avait été largement élu, quel étrange procédé que de prétendre discuter la validité de ce résultat !

Comme si les attaques contre F.Fillon avaient eu pour finalité de faire rejouer le match et qu’il convenait de leur complaire alors qu’au contraire c’est ce vainqueur précisément qui leur importe et qu’elles ciblent ! En mettant sans nécessité le débat de la primaire dans les polémiques qui ont suivi, Georges Fenech participe d’un mouvement visant à discréditer ce formidable processus démocratique au prétexte qu’il n’aurait pas désigné le bon gagnant ! (Le Figaro)

Quand Henri Guaino vitupère le système de la primaire malgré la forte légitimité qu’elle a donnée en proposant une candidature inconcevable, la sienne, qui n’a pour elle que d’être spontanée et libre, on croit rêver (BFMTV). Encore une banalisation d’une démarche spécifique au général de Gaulle et qui n’avait de sens qu’avec lui ! Où est la légitimité historique d’Henri Guaino ? Où serait celle de Michèle Alliot-Marie parce que de mauvaise ministre elle prétendrait se métamorphoser en grande présidente ?

S’il fallait trouver un argument décisif en faveur de la primaire, à l’exception d’Alain Juppé qui y a participé et qui même battu ne serait pas indigne de la charge présidentielle, qui aujourd’hui accepterait de voir François Fillon supplanté par Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et même François Baroin heureusement délivré, pour ceux qui l’apprécient, de la virtualité de devenir Premier ministre de Nicolas Sarkozy ?

Quant au président du Sénat, aussi poussé qu’il soit par certains, nous ne serions pas prêts à prendre ses désirs secrets pour nos réalités. Sa faconde volubile remplacerait la roideur élégante de François Fillon mais pour l’essentiel, ça ne le ferait pas comme on dit !

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La première rançon de l’affaire Fillon sera, pour demain, pour les prochaines années, une discussion sur l’utilité de la primaire, sa suppression peut-être.

La seconde sera plus accablante. François Fillon a gagné parce qu’il a été le premier, le seul, à attacher l’importance qu’elles méritaient à l’éthique personnelle, à la morale publique. On se souvient de sa phrase si juste sur la mise en examen du général de Gaulle. On se rappelle comme lui-même s’était présenté comme un modèle d’intégrité. Il peut l’être encore aujourd’hui ou non – homme probe ou homme d’argent par solidarité familiale ? -, le mal est fait dans tous les cas.

Le hiatus entre son discours victorieux et la réalité d’après, de quelque manière que les choses tournent, rendra dorénavant inaudible, lors des joutes de droite et du centre, tout propos ferme sur l’éthique, toute exigence de morale publique. On pensera à tort que toute promesse de rectitude est mensongère, tout engagement d’honnêteté est faux et hypocrite.

Au-delà de l’affaire Fillon qui est loin d’être terminée, je ne voudrais pas qu’à droite et au centre nous ayons à payer cette double rançon.

Alors que la primaire ne s’est pas trompée et qu’on a plus que jamais besoin de morale.

http://www.philippebilger.com/

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L’homme du Puy-du-Fou, presque retraité de la vie politique, se lâche sur Paris Première, où il répondait aux questions de Natacha Polony dans « Polonium ».

Publié le 22/01/2016  Le Point.fr
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première.
Interrogé par Natacha Polony, Philippe de Villiers se lâche sur Paris Première. © DR/ villiers
CHAMUSSY/SIPA

Michèle Alliot-Marie pensait surement être peinarde au Parlement européen. Sauf que Médiapart a décidé de la déranger un peu en révélant les troublants boursicotages de structures contrôlées par la famille Marie dans le secteur des casinos, à l’époque ou MAM se trouvait place Beauvau et assouplissait les règles du secteur du jeu. Pour le plus grand bénéfice des casinos et, placements bien sentis oblige, du clan Alliot-Marie également.
Voilà une information qui risque de secouer l’une des dernières représentantes de la Chiraquie, Michèle Alliot-Marie. En effet, Mediapart vient de révéler dans des étranges placements dans les casinos effectués par des sociétés contrôlées par la famille Marie alors même que MAM était ministre de l’Intérieur et légiférait dans le sens d’un assouplissement des régles du secteur du jeu.

Selon Mediapart, le Rayon Vert, « une société de bienfaisance » dont l’objet social est d’apporter de l’aide aux  « personnes déshéritées ou en difficulté habitant Biarritz ou la côte basque », ainsi que l’Association pour l’organisation de festivals (AOF), deux structures que le clan Marie contrôle, auraient effectué de juteux placements dans le petit monde des casinos.

Selon un compte rendu d’une Assemblée générale du Rayon Vert daté du 7 cotobre 2008, relate Mediapart, Bernard Marie, le père de l’ancienne ministre, vice-président de la structure, acte l’achat « pour 94 202 euros d’actions dans la banque Natixis et chez Électricité et Eaux de Madagascar (EEM). Cette dernière est une discrète holding présente dans l’hôtellerie au Cambodge et l’immobilier en région parisienne mais a surtout des participations dans la Société française de casinos (SFC). Le Rayon vert détient également 2 000 actions dans le groupe Partouche. Montant estimé, selon le cours moyen de l’année 2007 : 32 000 euros ». Loin, très loin de l’objet social de la société. Dès 2007, l’AOF, présidée par le père de MAM, se lance elle-aussi dans le boursicotage en achetant des actions « Électricité et Eaux de Madagascar (1 000 actions d’une valeur de 17 753 euros) et, de nouveau, dans des actions du groupe Partouche », écrit l’auteur.

Des placements qui s’avéreront particulèrement rentables. Mais la situation devient gênante pour MAM, du fait de la concomitance de ces placements avec sa nomination place Beauvau et des mesures qu’elle va rapidement prendre pour assouplir les règles qui encadre le business du jeu. Notamment en annonçant son intention d’ouvrir le marché des jeux en ligne. Une annonce qui va immédiatement faire grimper les actions Partouche. Bien heureux ceux qui avaient investi dans le groupe à l’image de la famille Marie. Autres avantages concédés aux casinos, la possibilité d’organiser des tournois de poker en dehors de leurs bâtiments ainsi que la suppression de la limite de l’organisation de 100 compétitions par an. Du pain bénit là-aussi pour les établissements de jeux.

En guise de réponse, Florimond Olive, directeur de cabinet de MAM au Parlement européen et neveu de cette dernière, l’ancienne ministre mélange aisément politique et famille, explique que « ces placements ont été faits il y a plusieurs années par Bernard Marie. Dans une association, il y a une personne qui est en charge des placements. Pourquoi ces actions là ont été choisies ? Michèle Alliot-Marie sera incapable de vous répondre. Probablement parce qu’il y avait un intérêt. Bernard Marie ne communiquait pas avec qui que ce soit sur ces sujets là. Il prenait ses propres décisions. » Malheureusement, Bernard Marie étant décédé en février dernier, il aura du mal à confirmer ces affirmations, laissant en suspens de nombreuses questions soulevées…

http://www.marianne.net/casinos-placements-juteux-mediapart-revele-nouvelle-affaire-alliot-marie-100239242.html

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Jean-Claude Nsengumukiza, un Rwandais de 34 ans né en Ouganda, était sorti du centre pénitentiaire du Havre trois semaines auparavant.
Ancien officier de Gendarmerie
Diplômé de criminologie et de criminalistique

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, Julien Tesquet, 31 ans, et Élise Fauvel, 24 ans, sont retrouvés morts dans la chambre de cette dernière à Rouen. Dès les premières constatations effectuées dans l’appartement, situé à deux pas de la place du Vieux-Marché à Rouen, les enquêteurs du SRPJ acquièrent la certitude que la jeune femme de 24 ans et son ami de 31 ans ont été victimes d’un double meurtre. Recouverts d’un drap, les corps en partie dénudés présentant de nombreuses ecchymoses étaient allongés côte à côte sur le sol. Les autopsies pratiquées révélèrent que les deux amis étaient morts par strangulation et qu’Élise avait préalablement été violée.

Moins de dix jours après ce double meurtre, la police judiciaire plaçait un suspect en garde à vue. L’homme, Jean-Claude Nsengumukiza, un Rwandais de 34 ans né en Ouganda, était sorti du centre pénitentiaire du Havre trois semaines auparavant. En 2011, il avait été condamné à huit années de prison pour le viol d’une Rouennaise par la cour d’assises de la Seine-Maritime. La PJ dispose contre lui d’éléments matériels solides, grâce à la téléphonie et à la vidéosurveillance : il a été vu avec les deux jeunes sur la voie publique, puis les raccompagnant. Rentré dans le logement avec eux, il n’en est ressorti que le lendemain en fin de matinée. De plus, d’après Paris-Normandie, son ADN correspond à celui retrouvé sur la scène de crime et sur le corps des victimes. Le suspect avait été arrêté en fin de semaine pour non-respect de ses obligations auprès de la police. Fiché comme délinquant sexuel, il ne s’était pas rendu auprès d’un poste de police. C’est pendant cette première garde à vue que les enquêteurs ont fait le rapprochement avec le double homicide.

Cette affaire est scandaleuse à double titre.

Alors que la condamnation du suspect pour le viol, en 2011, était assortie d’une interdiction de séjour en France, faute de coopération des autorités consulaires ougandaises, le sauf-conduit permettant l’expulsion à sa sortie de prison n’a pu être obtenu, le laissant ainsi libre de ses mouvements.

Condamné à 8 ans en 2011, il a pu sortir avec les réductions de peine en 2015, soit 4 ans plus tard alors que la dangerosité de cet individu était reconnue. À l’époque, l’expert psychiatre avait relevé chez lui l’existence de troubles psychotiques et le médecin avait retenu une altération de son discernement.

Mais le plus intolérable est que ni « Soir 3 » ni les journaux de TF1 et de France 2 n’ont évoqué l’affaire. Si le casse mobilier d’une salle de prière clandestine a été relayé durant plusieurs jours avec, en apothéose, la visite de Cazeneuve en Corse, pas un mot, pas une image, pas une interview n’ont été accordés pour montrer les tenants et aboutissants de ce double homicide.

Quant à notre gouvernement, pas une seule parole de compassion pour les deux victimes, par un seul mot de réconfort pour les familles. Devant une telle abomination, aucun communiqué des ligues de vertu (MRAP, LICRA ou SOS Racisme) pour fustiger assassinats et viol. Aucun responsable de la Ligue des droits de l’homme pour intervenir au « Soir 3 » comme il l’avait fait pour fustiger l’« extrême droite » à travers la manifestation de soutien aux pompiers corses. Pour ces médias boboïsés, le saccage d’une salle de prière clandestine est sans doute plus important que le viol et le meurtre de jeunes Normands. Nous savons bien, évidemment, pourquoi…

Il faut que cette « propagande du silence » des médias cesse, il faut que par notre nombre nous fassions pression sur ceux-ci pour qu’ils y renoncent. J’ai quelques idées pour cela.

http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/meurtres-de-rouen-silence-complice-journaux-televises%2c229136

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Carte Slate.fr (via Wikimedia Commons)

Face au FN, le «barrage républicain» a tenu.

Le barrage républicain a tenu, dans une ampleur plus grande que prévu: le Front national ne remporte aucune région à l’issue du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre. La gauche remporte cinq régions en métropole et la droite sept, tandis que les nationalistes l’emportent en Corse.

Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen sont battues dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la liste de gauche s’était retirée au profit de la droite, avec un écart plus grand qu’attendu (autour de 54% des voix pour Christian Estrosi, plus de 57% pour Xavier Bertrand). Le FN échoue également à gagner une des régions où il espérait l’emporter en triangulaire: il n’atteint que 27,5% des voix en Normandie, 36% en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine –où la liste PS s’était pourtant maintenue contre l’avis de la direction nationale–, 30% en Centre-Val de Loire et 32,5% en Bourgogne-Franche-Comté, restant à chaque fois «collé» à son score de premier tour (avec certes une participation supérieure).

La droite l’emporte donc en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, mais aussi en Île-de-France grâce à Valérie Pécresse, en Auvergne-Rhône-Alpes grâce à Laurent Wauquiez, en Pays de la Loire et en Normandie, où Hervé Morin offre sa seule victoire à l’UDI avec moins de 5.000 voix d’avance sur la gauche.

La gauche, elle, conserve la Bretagne (et très largement: avec plus de 51% des voix, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est le seul à atteindre la majorité absolue en triangulaire), Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le Languedoc-Roussillon, où l’ancienne ministre Carole Delga (44%) devance très largement Louis Aliot (35%), et les régions Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté, où elle l’emporte à chaque fois dans une triangulaire très serrée avec 35% des voix.

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Le FN battu mais à quel prix !

Voltaire, paraît-il, dans un propos souvent cité par les défenseurs de la liberté, soulignait qu’en désaccord avec son adversaire, il se battrait pourtant pour qu’il puisse s’exprimer autant que lui.

Il n’aurait pas aimé la campagne des élections régionales entre les deux tours.

Le Front national a été battu nettement dans les régions où on lui prêtait des chances après le premier tour et le plus symptomatique est la défaite éclatante de Marine Le Pen et plus serrée de Marion Maréchal-Le Pen avec les victoires respectives de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi fortement aidés par le retrait de la gauche (LCI).

Malgré le maintien de Jean-Pierre Masseret, Florian Philippot a été défait par Philippe Richert de LR. Une partie de la gauche a déserté le premier pour se reporter sur le dernier qui a eu sa revanche après un premier tour très décevant.

Avec une mobilisation des électeurs accrue au second tour – 4 millions de votants en plus -, on constate que le FN est resté sensiblement au même niveau qu’après le premier tour, sauf pour Marion-Maréchal Le Pen qui a sensiblement augmenté son score.

Le premier tour a permis aux citoyens de choisir, le deuxième a servi à exclure. Le plafond de verre demeure et même dans une configuration tripartite de notre vie publique, le FN est bloqué au moment même où il attend, au contraire, qu’on lui cède enfin le passage.

Si les résultats du second tour satisfont la multitude, dont je suis, qui désirait sa déconfiture politique, je continue à penser que le FN, dans l’espace républicain, a été maltraité et que notre République n’a pas été loin d’offrir une aussi piètre image du débat qu’en 2002.

A-t-on le droit d’affirmer une hostilité civique à l’encontre du FN et de se scandaliser du fait qu’il n’a pas été formellement appréhendé, médiatiquement et culturellement, comme l’équité l’aurait exigé ? L’esprit partisan doit-il gangrener tout ce qu’il touche ou bien pourra-t-on un jour espérer de la dignité et de la mesure plus que de l’invective ou de l’outrage ?

Le 13 novembre, Daech, le terrorisme islamiste ont massacré à Paris. Cette haine en vrai a été dévastatrice et elle a suscité enfin des réactions à sa mesure. La gauche aurait-elle appris, contre la mansuétude pénale ministérielle, la rigueur et le devoir pour une démocratie de s’armer contre tout ce qui la menace au quotidien et dans les crises de l’horreur ?

La campagne des élections régionales m’a fait songer à de la haine en blanc.

Pas de quoi être fier pour notre pays !

Le Premier ministre, à l’égard du parti en tête au premier tour, évoque honteusement un risque de guerre civile pour le combattre et ose soutenir l’attaque ignominieuse de Claude Bartolone mais, hypocrite, après avoir chauffé à blanc, Manuel Valls joue au calme et au rassembleur. Trop tard.

Quant à Bartolone, il a maintenu une diatribe indécente qui avait indigné au-delà même de la droite et révélé le triste visage de la gauche prétendument morale. Il y a tout de même une authentique morale qui conclut cette frénésie : Claude Bartolone a été battu et Valérie Pécresse est élue. La « serre-tête » a gagné et une minorité d’électeurs du FN a préféré voter « utile », en sa faveur, plutôt que gaspiller ses voix avec Wallerand de Saint-Just.

Le retrait de la gauche au second tour dans deux régions phare, contre la clarté et les évidences politiques, a créé une situation de confusion et d’équivoque. Pour nuire à un FN décrété non républicain, on a mis à mal la République : étrange manière de redonner du crédit à la politique et redonner confiance aux citoyens !

Après ce second tour et l’hystérie qui a présidé à la campagne, les interventions et les discours des responsables n’ont pas été à la hauteur sauf de la part de Xavier Bertrand qui a tout compris, qui a respecté les électeurs de tous bords et proposé surtout la nécessaire métamorphose de la politique, du rapport du pouvoir avec les citoyens et de la prise en compte enfin des désespoirs, des misères et des attentes populaires.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, le pragmatisme revanchard de l’un et la posture présidentielle de l’autre : on aura cette opposition en 2016. Et on n’oubliera pas Xavier Bertrand qu’on rêvait dans une ambulance et qui a gagné son pari en ne s’attachant qu’à sa région.

La défaite du FN est la conséquence à la fois de la perception de ce que ses projets économiques et sociaux ont d’aberrant, d’une semaine d’excitation qui a fait douter de notre santé républicaine et de la mobilisation contre-nature d’une gauche qui a préféré se suicider qu’exister jusqu’au courage de ses convictions.

Ouf, pensent beaucoup.

En 2017, si Marine Le Pen est au second tour, on recommencera comme en 2002 ?

Les socialistes appelleront à voter pour le candidat LR ou le gagnant de la primaire LR viendra au secours de l’adversaire socialiste ?

On trouvera un moyen pour faire barrage à toute force ou bien on acceptera de tirer les leçons de la démocratie et de ce qu’elle impose ? On criera au fascisme ou on incarnera concrètement la République ? On interdira sans interdire ?

Ce n’est pas parce que le FN n’est pas entré dans la pièce qu’il ne pourra jamais en pousser la porte ! La gauche et la droite, à force de faire bloc contre le FN, ne savent plus qui elles sont : elles en ont oublié de convaincre le peuple.

Le mépris, dans tous les cas, devra être remplacé par de la courtoisie républicaine dans la forme et de la vigueur et de l’honnêteté sur le fond.

Sinon, les victoires du 13 décembre feront le lit demain d’inévitables défaites.

http://www.philippebilger.com/

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FRANCE: quand la gauche collaborait et que la droite résistait ! Mais ça, c’était hier! Par Maxime Tandonnet

Publié: 6 décembre 2015 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, 3 - POLITIQUE, France, Paris, Réflexions
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Le paradoxe français (1) de Simon Epstein, historien français qui réside à Jérusalem, bouscule nombre d’idées reçues et de clichés sur les années 1920,1930 et 1940, qui pèsent fortement sur les grands débats de société contemporains. L’auteur s’appuie sur des centaines de parcours individuels qu’il analyse sans parti pris tout en dénonçant les manipulations de l’histoire officielle depuis 1945.

Il montre, au rebours de croyances largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA (2), s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.

I/ Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue antiraciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément antiraciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 : « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, la recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme », déclare en 1938 : « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe, proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoir au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO, déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste, « France-Europe », et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur du « Centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’Amicale lavaliste ».

II/ Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste dans les années 1920-1930, qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et antiracistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (La République ), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (L’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir), Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

III/ Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutient le Front populaire, membre du Comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !« ), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée son Parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la Légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930, le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (Mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du Conseil général de la Seine, SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la Ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (Ligue des droits de l’homme, Comité de vigilance antifasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche antifasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA), Adrien Marquet (ex-SFIO, maire de Bordeaux), etc.

IV/ Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur pourfend la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment D’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Maxime Tandonnet

1 Simon Epstein, Le paradoxe français, Albin Michel, 2008 (624 pages).

2 Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA.

http://www.claudereichman.com/articles/tandonnetcollaborationetresistance.htm

https://maximetandonnet.wordpress.com/2010/10/31/resume-livre-le-paradoxe-francais/

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À l’approche des élections régionales, troublées par les évènements des 13 et 18 novembre, la France en état de choc va-t-elle continuer, lors des prochaines régionales, de faire de l’abstention le « premier parti du pays » ?

En effet, « l’après Charlie » n’a pas changé la donne, et les élections départementales ont mis en évidence, une fois de plus, le fait que les abstentionnistes étaient à la tête du 1er parti de France.

Si l’on revient un peu en arrière, on constate que ce n’est qu’au début des années 80 que l’abstention a commencé à prendre de l’ampleur, et la tendance à la hausse a perduré quasi à chaque élection.

Bien sur, il faudrait différencier ceux qui ne se rendent même plus dans les urnes, et ceux qui y vont juste pour voter blanc, mais au final, c’est quand même une forme de désespoir qui habite les français qui, de déception en déception, ne croient plus à cette pseudo démocratie, laquelle ne laisse que l’alternative de voter pour le moins pire, tout en s’attendant aux trahisons, aux reniements que « l’heureux élu » n’hésitera pas à mettre en pratique.

Le taux de participation lors des dernières élections, les départementales, est passé sous la barre des 50%…et pourtant, ça a levé un soupir de soulagement chez nos élus qui s’attendaient à pire. lien

Seule l’élection présidentielle mobilise encore un peu les citoyens, mais au fil des années, même pour cette élection capitale, l’abstention grignote chaque fois un peu plus le corps électoral.

Si en 1958, l’abstention n’était que de 5,8%, d’autant que « le grand Charles » était élu au premier tour, elle a grimpé par la suite à 15% (en 1965), puis elle a atteint un sommet en 1969, (31%), les évènements de mai étant passé par là, mais par la suite elle dépassera régulièrement les 20%, avec un pic en 2002. (28,4%). lien

Nous savons déjà, s’il faut en croire les sondages, qu’elle sera de 55% lors du 1er tour, puisque plus d’un Français sur 2 n’entend pas se rendre aux urnes le dimanche 6 décembre.

Et si les républicains, alliés aux centristes, pourraient obtenir 31% des voix, suivis par le FN à 28%, le PS fermant la marche avec 23%, (lien) Il faut relativiser ces chiffres, puisque en nombre de voix, pour 44,6 millions d’électeurs, près de 25 millions d’entre eux n’iront vraisemblablement pas voter. lien

Ce qui en nombre de voix, donne un résultat accablant : seuls 30 millions auront voté, soit 9,3 millions de voix pour la droite, 8,4 millions de voix pour le FN, et seulement 6,9 millions de voix pour le parti au pouvoir aujourd’hui…

Quelle crédibilité auront encore ceux qui auront été élus avec des résultats si peu représentatifs ?

On sait que lors de l’assemblée générale d’une association, d’une administration, un vote ne peut être accepté si un certain quorum n’est pas atteint, à moins que les statuts n’aient pas décidé d’un quorum à atteindre. lien

Pourquoi ne pas appliquer cette règle citoyenne lors des élections, ce qui reviendrait à dire que si le quorum n’est pas atteint, l’élection doit recommencer, mais avec d’autres candidats ?

Le vote en commission mérite aussi le détour, quand on découvre de quelle manière tout ce petit monde vote. vidéo

Alors quelle légitimité aurait un parti, ayant obtenu seulement 9 millions de voix dans un pays représenté par 55 millions d’électeurs ?

Situation ubuesque à laquelle certains imaginent mettre fin en obligeant l’électeur à aller voter, sous peine de sanction…comme cela se pratique dans quelques pays.

En Belgique, en Grèce, au Luxembourg, au Danemark, au Liechtenstein, à Chypre, et en Belgique, c’est en effet le cas. lien

Tout porte à croire que, si cette mesure était appliquée, la situation resterait inchangée, car ceux qui iraient, contraints et forcés dans les bureaux de vote, voteraient vraisemblablement blanc, ou paieraient l’amende, amende qui peut aller jusqu’à 100 €.

On se souvient que Coluche avait dit : « si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit  ».

Pour quelques observateurs, l’abstentionnisme vient en partie du fait que 80% des français jugent que les politiques ne se soucient que peu, ou pas du tout, de ce qu’ils pensent. lien

Quelles autres solutions alors ?

Il est probable que si une cour suprême punissait lourdement un élu qui aurait renié ses engagements, allant jusqu’à annuler son mandat, et provoquant ainsi de nouvelles élections, des citoyens retrouveraient le chemin des urnes.

Aux USA, existe une cour suprême, capable de destituer le Président pour faute grave, et Nixon, lors du Watergate, sentant le vent du boulet passer préféra démissionner. lien

Qui peut accepter qu’un candidat, une fois élu, puisse faire volte face et se déclare, par exemple, social-libéral, ne se sentant plus vraiment socialiste, et se détournant d’une bonne partie de ses engagements ?

Probable aussi que si une loi interdisait un élu condamné à se représenter redonnerait à cette démocratie moribonde un peu plus d’allure.

C’est en tout cas, d’après un sondage récent, ce que souhaitent  85% des français, et on suppose que nos élus ont eu connaissance de ce sondage, eux qui n’hésitent pas à les consulter, voire à les organiser, sur d’autres domaines. lien

En effet, 73% des personnes consultées se déclarent favorables à une inéligibilité absolue dans des affaires de fraude fiscale, et ce chiffre monte à 85% lorsqu’il y a détournement de fonds publics.

Certains vont encore plus loin et proposent de signaler sur une carte interactive, les élus qui ont fauté. lien

François Chemillier, fondateur de « Powerfoule.org » a mis en ligne une pétition qui propose une législation dans ce sens. lien

Ce désenchantement montre bien qu’il ne s’agit pas de « paresse électorale », mais bien d’un rejet de la politique, et, fait étonnant, c’est chez les électeurs d’extrême droite que ce rejet est le plus fort, alors que le FN est le parti qui compte le plus d’élus condamnés. lien

Plus étonnant, c’est le phénomène de mithridatisation, comme le déplore Philippe Seguin, qui fait qu’au contraire, les électeurs ont la propension à voter en faveurs de candidats impliqués dans des affaires politico-financières.

De Cahuzac à Balkany, en passant par Tibéri, et tant d’autres, la réalité lui donne raison.

Alors, comme un seul homme, nos braves députés ont fait, il y a un an, une proposition de loi évoquant une inéligibilité perpétuelle, laquelle est retournée dans un tiroir dont elle mettra sans doute du temps à sortir. lien

Sans tomber dans un populisme de mauvais aloi, pourquoi aussi ne pas baisser drastiquement les salaires, et réduire les avantages des élus de l’assemblée, du sénat, des ministres et du président ?

À La Tour du Pin, en Isère, le maire à baissé son salaire, passant de 2048 € par mois à 1100 €, ce qui lui a permis d’engager un policier municipal supplémentaire. lien

Cet exemple ne sera surement pas suivi, si l’on se souvient qu’en 2011, les députés quasi unanimes, avaient refusé de baisser leurs salaires. lien

Pour être tout à fait complet il faut rappeler quand même que François Hollande avait baissé de 30% son salaire, ainsi que celui des membres de son gouvernement, mais le cumul reste possible et un ministre peut encore toucher jusqu’à 12 697 € brut par mois. lien

Peut mieux faire donc…

La carrière politique ne doit-elle pas être avant tout une vocation, non guidée par l’attrait de l’argent et des autres avantages ?

Et puis qui peut accepter qu’un ministre qui n’aura exercé sa fonction que quelques mois, ait droit à des faveurs incompatibles avec la raison…surtout par ces temps de crise ? lien

Retraite à vie, appartement de fonction, voire gardes du corps, et autres avantages… est-ce bien raisonnable ?

Certains vont jusqu’à préconiser le « vote par hasard », faisant de l’élu le porte parole du peuple, et ne lui donnant comme pouvoir que celui d’appliquer la décision du plus grand nombre…vous avez dit utopique ?

Pourtant, c’est bien la 1ère démocratie, celle d’Athènes qui appliquait le tirage au sort pour choisir ceux qui devaient diriger toutes les institutions exécutives et juridiques.

Plus tard l’Italie, puis la Suisse mirent en pratique cette règle pour lutter contre la corruption des élus. lien

D’autres vont encore plus loin, préconisant le vote au hasard, ce qui revient à voter NOUI ! lien

Comme dit mon vieil ami africain : « donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir ».

L’image illustrant l’article vient de : « zgur.20minutes-blogs.fr »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/le-premier-parti-de-france-174619

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ECOUTER

FRANCE (Elections): quant au vote blanc … par Etienne Chouard

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BOOOM!

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hicham

24 novembre 2015

En cherchant des éléments d’explication sur les attentats de Paris, je suis bien entendu tombé sur les groupes extrémistes belges, mais aussi sur leurs opposants, tous ceux qui d’une manière ou d’une autres ont largement cherché à manipuler les informations pour promouvoir leurs propres desseins politiques. Vous pensez aux mêmes que moi, je suppose. Toute cette agitation médiatique peut se résumer en un seul exemple, celui de la dérive somme toute très rapide d’un jeune gamin prénommé Brian, promis à un bel avenir de footballeur qui s’est retrouvé propulsé en Syrie, le cerveau nettoyé de fond en comble par des manipulateurs d’une bêtise insondable. Ce garçon a a été l’objet en même temps d’une double récupération : son corps même pas encore froid, sa mort était annoncé par l’armée syrienne de Bachar el Assad, qui réglait ainsi ses comptes avec les islamistes, ceux-là mêmes que le régime avait emprisonné, puis torturé, pour les relâcher dans la nature, espérant qu’ils s’en prendraient d’abord aux autres groupuscules islamistes sans se retourner contre le pouvoir.

Voici la tragique histoire de Brian de Mulder, mort à 20 ans d’avoir trop écouté  les sirènes jihadistes.

Une histoire qui résume toute la tragédie actuelle, et montre la bassesse de certains manipulateurs, qui, eux, sont toujours vivants.

201303210821-2_als-brian-de-mulder-in-syrie-sterft-vervolg-ik-belkacem-Brian était un adolescent comme beaucoup, un beau garçon plein de vie qui prenait plaisir à faire des selfies avec sa famille, d’origine brésilienne. Arrivé sur terre à Anvers comme un beau bébé (il était arrivé deuxième à l’élection du plus beau bébé en Belgique !), il effectuait plus tard une scolarité classique au Sint-Jan Berchmans College rue Jodenstraat, dans le centre d’Anvers. Il s’en échappait le midi pour aller dévorer du pudding chaud, son plat préféré chez sa grand-mère Georgette qui le vénérait, et avec qui il allait prier à l’église. Catholique.. et footballeur, comme tout brésilien serait-on tenté de dire : le voici en effet qui rêve d’une entrée au club du Beerschot (le Koninklijke Beerschot Antwerpen Club) en jouant sur le square avec ses potes, en rêvant à Lionel Messi.

LIRE sur http://www.centpapiers.com/manipulateurs-et-recuperateurs/

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Lire aussi

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Attentats de Paris : en Belgique une fort dérangeante découverte…
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C’est assez incroyable, de tomber là-dessus, plus de 13 ans après les faits. C’est en cherchant des éléments sur la participation de terroristes molenbeekois  dans les attentats de Paris que je suis en effet tombé par hasard sur cet intriguant dossier. On est en effet retombé avec cette participation belge aux attentats de Paris sur ce qui n’est au final qu’un bien petit noyau d’islamistes, qui nous mènent par le bout du nez depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Curieux d’essayer d’éclaircir un peu la chose et de trouver quelques éléments supplémentaires sur le terrorisme international et ses ramifications au delà des frontières, j’ai bien entendu relu mes notes sur l’affaire Merah, que j’ai abondamment traité, rappelez-vous, sur Agoravox.

moezEn fait, c’est un élément survenu fin mai 2013, soit un an après les tueries du jeune toulousain au scooter qui m’a intrigué. Le journal le Parisien, à ce moment là avait retrouvé la trace d’une bien étrange rencontre bruxelloise de Merah. Un Merah qui, on le sait, aurait rencontré aussi au Pakistan l’incroyable Moez Garsallaoui (volatilisé depuis par un missile tiré de drone, parait-il en photo ici avec Malika el-Aroud, dont on ne verra jamais les yeux de toutes ses apparitions en prétoire !), le second mari de la nom moins célèbre Malika el Aroud, la plus grande recrutes sur le net de chair à canon, ou plus exactement de candidats à se faire sauter le caisson à la ceinture d’explosifs. Brefs, les mêmes que les fêlés du stade de France, qui n’ont pas réussi à pénétrer dans l’enceinte du stade, alors que leurs collègues du Bataclan réussissaient leur coup au délà de leurs espérances, hélas.

L’article du Parisien commençait par une bien curieuse question : « Et si Mohamed Merah était allé chercher de l’aide… en Belgique ? C’est d’outre-Quiévrain que vient l’un des éléments les plus troublants de l’enquête ces derniers mois. Entendu dans une affaire de terrorisme à l’automne, un Marocain vivant en Belgique a assuré avoir passé une journée avec le Français seulement trois semaines avant les tueries de Toulouse (Haute-Garonne) et Montauban (Tarn-et-Garonne). Un témoignage étonnant qui vient d’être porté à la connaissance des juges français chargés du dossier ». Un bien étrange voyage, passé par la gare de Lille, conseillé par un autre étonnant personnage, selon le journal : « il est surtout un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah ». alizza2-30f5b-714bcJe ne reviens pas sur le cas d‘Alizza et de ses grotesques interventions en pleine rue : un faire-valoir parfait à l’époque, rappelez-vous pour l’équipe de Claude Guéant, visiblement ravie d’avoir sous la main un groupuscule de pareils clowns pour alimenter sa droite dure en griefs anti-islam. On a toujours supposé que les attitudes de Forzane Alizza (« les cancres du cyberjihad » avaient été plus ou moins suggérées, car elles allaient toujours dans le même sens : plus ils apparaissaient dans les téléviseurs et plus le FN voyait ses adhérents augmenter. Une stratégie à la Buisson, serait-on aujourd’hui fort tenté de dire. on finira par trouver le pot aux roses avec des clichés d’une manifestation commune entre les salafistes d’opérette et des gens d’extrême droite, manifestation, à laquelle assistait par exemple Alexandre Gabriac, celui qui a  une crampe au bras droit levé prononcé…

Cela ne nous dit pas qui il était allé voir, notre Mohamed Merah. On l’apprend un peu plus loin: « C’est la justice belge, saisie par les magistrats français, qui a transmis ces renseignements. En novembre, Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, est entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur une cellule jihadiste autour de Bruxelles ».  Ah tiens, une « cellule jihadiste autour de Bruxelles ? On tombe vite sur une bien connue depuis des années, en effet. Celle aussi citée récemment lors du procès de Jean-Louis Le Soumis Denis,  un prédicateur salafiste (barbu !), il y a fort peu de temps, à Bruxelles. Ce jour-là (la veille même de l’attentat de Paris !!!), l’avocat du prévenu avait sorti dans le prétoire, un peu exaspéré, un argument qui n’était pas qu’un effet de manche : « en cause, l’apparition d’un certain Abdelkader El Farssaoui au cœur du dossier. Surnommé Abou Jaber, celui-ci a été désigné par plusieurs prévenus partis en Syrie comme l’homme qui leur avait acheté les billets d’avion et préparé le terrain sur place. C’est en tout cas ce qu’a répondu Murat D., parti au djihad à 19 ans avant de revenir en Belgique. « C’est lui qui aide les jeunes à aller en Syrie. Il avait beaucoup de contacts là-bas. Il m’avait flatté », a précisé le jeune homme, d’origine turque, à la barre »  avait en effet  balancé Me Sébastien Courtoy devant la magistrate fédérale Paule Sommer qui avait moyennement apprécié. Sans le savoir, ou en calculant son effet, l’avocat venait de lancer une bombe médiatique à forte détonation à Bruxelles, comme on va le voir…

sharia 4Mais avant revenons sur le prévenu du jour, « en bref », comme le dit ici, on avait affaire à un beau cas d’espèce… d’illiuminé :  « après une vie de bamboche (alcool et jeu), il se convertit à l’islam le plus radical. En 2008, il apparaît pour la première fois dans un dossier judiciaire, lorsqu’il distribue, rue de Brabant et rue d’Aerschot, à Schaerbeek, des tracts hostiles à la démocratie et appelant au djihad. Influencé par Sharia4Belgium (ici l’arrivée des artistes du club Charia au tribunal, une photo de DH.be), il a créé le Resto du Tawhid, qui donnait de la nourriture aux nécessiteux, à la gare du Nord, tout en faisant du prosélytisme. Il a été arrêté le 9 décembre 2013. De sa prison, le salafiste a accordé au Vif/L’Express une interview où il explique sa croyance dans la Prophétie du Minaret blanc. Selon cette prédiction, la Syrie (pays de Cham) est l’endroit où les bons musulmans doivent aller se battre pour hâter la venue du Messie avec, à la clé, une place au Paradis, les autres hommes étant condamnés à la déchéance » .

belge convertiUne théorie à laquelle notre prédicateur croit semble-t-il dur comme fer, comme il le précise ici au même magazine : «  Le prophète Jésus doit revenir à Damas, à la mosquée blanche. Il va combattre l’Antéchrist, les autres communautés religieuses et tous les musulmans qui n’auront pas suivi l’enseignement de l’islam rigoriste. On ne connait pas la date de son retour. Cette prophétie est rapportée par des hadiths authentifiés par l’une des plus grandes références de l’islam, El Bouali El Muslim (en fait un drôle de zig porte ce nom: c’est un algérien élevé islamiste, devenu légionnaire et converti au … christianisme , qui se présente comme bodyguard de Yasser Arafat (???): un total allumé !).». Une théorie qui ne tient pas debout, mais qui sonne étrangement avec les déclarations des policiers de Paris, qui n’expliquent que la décision chez certains des tueurs que par un problème… psychiatrique : « Personnellement, je ne les ai pas découvertes sur Internet, mais dans deux livres édités à Paris :  Le Bienfait du Cham et La Venue de Jésus sur terre » nous dit notre illuminé (le  Pays de Cham -Bilad el-Cham- est, il faut le préciser, le nom antique de la Syrie). Un illuminé qui possède des « preuves » de ce qu’il raconte avec selon lui « les femmes qui se transforment en hommes, les hommes en femmes, la dépravation des moeurs, les musulmans qui se laïcisent, qui renient leur foi ; les guerres, le chaos… La prophétie parle aussi de la formation de trois grandes armées : en Arabie, au Yémen et en Irak-Syrie. Beaucoup de signes annonciateurs sont aujourd’hui réunis »comme il peut l’affirmer. Rejoignant la revendication surréaliste de DAECH des attentats de Paris sur « la capitale des abominations et de la perversion », ou sur « le Bataclan où étaient rassemblés des centaines d’idôlatres dans une fête de la perversité « Bigre ! Des « fous d’Allah » ou de simples fous ? « Chaque jour, nous procédons à la mise hors d’état de nuire d’individus désireux de frapper notre pays. La fragilité psychologique, voire psychiatrique, de certains d’entre eux facilite le passage à l’acte. Et il peut y avoir des gens qui passent à travers les mailles du filet. C’est pourquoi nous les resserrons davantage en confortant nos services », assurait le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, dans L’Express, le 1er juillet » dernier.

Dans l’article de 2013 du Parisien, on avait eu droit à un simple résumé de qui pouvait être ce fameux el-Farssaoui « ce Marocain de 40 ans, décrit comme le « cheikh », l’éminence grise du groupe, a longtemps vécu en Espagne où il aurait été entendu après les attentats de Madrid ». Ah tiens, voilà qui avait été oublié je suppose, mais pas, justement par Me Sébastien Courtoy , qui venait là de révéler une des plus grosses surprises de ce procès, mais aussi des dix dernières années dans la lutte contre le terrorisme. Car ce qu’a révélé l’avocat malin, c’est qui était véritablement  el-Farssaoui…

Unknown-1Un drôle d’imam, qui avait été « entendu » à Madrid après les attentats selon la presse (ils avaient fait 191 morts !)  mais pas seulement, à gratter un peu son dossier espagnol. Un dossier sorti par le journal el Mundo en 2005 que beaucoup de monde a oublié. Selon cette véritable bombe complètement oubliée, en effet,  el-Farssaoui se faisait aussi appeler « Cartagena » chez les policiers de l’UCIE (l’Unité centrale de renseignement des Affaires étrangères espagnoles), car il y était un… informateur de premier ordre. Il y avait dénoncé le groupe radical dans son intégralité  avant les terribles attentats, en faisant des rapports sur « Rabei Osman, un Egyptien (arrêté en Italie pour avoir orchestré l’attentat 11 mars à Madrid); Serhane Ben Abdelmajid Fakhet, un tunisien (qui se suicidera à Leganes plat avec le reste de l’équipe); Mohamed Larbi Ben Sellam (qui a fui au Maroc) et Mustapha Maïmouni, frère du tunisien et détenu au Maroc pour les attentats de Casablanca », note le journal. Tout y était, jusqu’au numéro de la Volkswagen (M-0025-WP) prévue pour les attentats ! Cartagena, celui qui avait tout découvert des relations entre les futurs auteurs de l’attentat de Madrid , c’est bien le même  arrivé en Belgique, après un semblant d’interrogatoire de la police pour lui garder la face auprès de ses anciens amis salafistes ! Et c’est lui, l’informateur, ex Abou Jaber, ex Cartagena, que voulait rencontrer Merah !!! On croit rêver !!! Sidérante découverte ! « Dès le 22 octobre 2002, Farssaoui, 32 ans, avait sonné l’alarme sur le réseau d’islamistes qui allaient plus tard être impliqués aussi bien dans les attentats de Madrid que dans ceux de Casablanca« . Les ingrédients d’attentats étaient donc réunis, mais, étrangement, ni la gendarmerie ni la police n’ont bougé le petit doigt pour les empêcher. Le mystère s’épaissit encore plus lorsque l’on sait que les fameux Asturiens sont également des indicateurs. Plus bizarre encore, Jamal Ahmidane a été arrêté par trois fois alors qu’il convoyait les explosifs vers Madrid, le 29 février 2004, sans permis de conduire, et trois fois il a été relâché. Devant ce brouillard, El Mundo, dans un éditorial anonyme au vitriol, écrivait le 6 juin que «à la lumière de ces révélations (les fiches d’audition de Farssaoui), il devient clair que les attentats du 11 mars auraient pu être empêchés par une action diligente de la police ou par une intervention judiciaire ; aucune des deux n’a eu lieu». Voilà qui n’est peut-être pas le bon moment pour le rappeler, en effet….

sharia belgiumAu procès de l’illuminé belge (photo sud-info.be) pourtant, personne n ‘avait bien sûr pensé à l’inviter à venir déposer, quel hasard !! « En Belgique , El Farssaoui a été plusieurs fois entendu par la police judiciaire fédérale sur son rôle dans l’envoi de jeunes en Syrie. Il a refusé de répondre aux questions des enquêteurs et a été relaxé après audition. Une perquisition menée chez lui avait permis de retrouver… une carte de presse mentionnant son travail à Annoukhba, un bihebdomadaire sportif marocain. Hier, le tribunal a finalement décidé, de « manière exceptionnelle », de convoquer Abdelkader El Farssouai en tant que témoin. Seul le parquet ayant l’opportunité des poursuites, il ne sera pas convoqué comme prévenu. Reste à savoir si Abou Jaber acceptera de se présenter : il a tout à fait le droit de refuser… » Chez Sharia 4 Belgium, dont fait partie El Farssaoui , le leader Fouad Belkacem, tout aussi avec son keffieh anti-calvitie (1), a été condamné le 11 février 2015 à 12 ans de prison pour apologie du terrorisme mais l’a blanchi pour…. trafic de drogue (mais en raison seulement de la prescription !!!) Son dossier, quel heureux hasard avait disparu en cendres : « le dossier avait brûlé lors de l’incendie du greffe correctionnel de la cour d’appel de Bruxelles, en janvier 2012, et il n’avait pas pu être complètement reconstitué..«  A Paris, le procureur Molins a cité la drogue comme approvisionnement possible d’argent pour acheter les armes nécessaires à l’assaut…

La veille des attentats de Paris, donc, dans lesquels des passeports syriens ont été retrouvés, qui conduisent rapidement à Mollenbeck, comme on a déjà pu le voir, Mohamed Khemir dit « Le Tunisien » et Mickaël Devredt alias « Abu Rayan«  (présenté comme le véritable organisateur de la filière syrienne en Belgique), ainsi que l’ineffable annonciateur de fin du monde (ou du retour du Christ !) avaient comme fournisseurs de billets pour la Syrie l’ancien indicateur de la police espagnole.  Tout cela la veille des attentats meurtriers de Paris, dans un procès d’un farfelu qui s’annonçait assez anodin !!! On attend avec une toute autre impatience désormais, depuis qu’a eu lieu le massacre de Paris, ce que va bien pouvoir nous dire cet invité surprise requis in extremis par le judicieux avocat belge…

Et attendez donc : un autre personnage s’annonce déjà à l’horizon, pour noircir encore un peu plus le dossier. Il nous vient du Montenegro, celui-là…

(1) les terroristes soignent aussi leur apparence.… et ce n’est pas une histoire tirée par les cheveux chez eux : les vierges promises, il faut assurer un certain standing de kamikaze !

un reportage RTBF sur Denis, « à la barbe du Paradis » : on dirait du Strip-Tease !!!

lire ici le chapitre :

April-June 2003: Spanish Authorities Recognize Cell of Future Madrid Bombers but Only Arrest One of Them after Cell Is Linked to Morocco Bombings

sur Malika el Aroud

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/cherchez-la-femme-48670

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-donc-nizar-trabelsi-et-141745

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/al-qaida-branquignols-et-cie-84959

http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/les-pieds-nickeles-d-al-quaida-55940

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-communication-des-terroristes-162321

Image à la une:  Photo de  Christian Hartmann / Reuters

http://www.centpapiers.com/attentats-de-paris-en-belgique-une-fort-derangeante-decouverte/

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maxresdefault-660x330La mosquée de l’Union, située dans le quartier des Cévennes à Montpellier, vient de dévoiler son programme de conférences pour l’année 2015-2016. Cette mosquée, gérée par l’Union des Musulmans de l’Hérault, branche locale de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) ne s’embarrasse visiblement pas des propos inquiétants qu’ont pu tenir certains des conférenciers invités cette année.

Parmi la liste d’orateurs, deux noms sont bien connus. Le premier n’est autre que Hani Ramadan, le frère de Tariq Ramadan et connu pour ses propos islamistes. En 2002, il a publié une tribune intitulée « La Charia incomprise » dans le journal Le Monde dans laquelle il faisait entre autres la promotion de la lapidation qu’il considérait comme une « punition » mais aussi une « purification ». Il a également désigné le virus du SIDA comme un châtiment contre ceux qui avaient un comportement déviant. Plus récemment, Hani Ramadan s’en est…

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