Archives de la catégorie ‘Grèce’

Wikileaks
© Flickr/ Jagz Mario  –  02.04.2016

Le directeur du Département Europe du FMI,Poul Mathias Thomsen, et la chef de la mission du FMI pour la Grèce 6, Delia Velkouleskou, ont pris part à une téléconférence consacrée au sort de la Grèce et au référendum britannique.

L'oligarchie financière mondiale fait main basse sur la Grèce
© REUTERS/ Pawel Kopczynski

Le site de Julian Assange, WikiLeaks, a mis en ligne samedi un extrait de la téléconférence qui avait eu lieu le 19 mars entre deux représentants du Fonds monétaire international (FMI). Le Fonds estime que le possible défaut de paiement de la Grèce pourrait coïncider avec le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE (Brexit).On apprend de cette conversation publiée par WikiLeaks que le FMI envisage d’annoncer à l’Allemagne son intention de quitter la troïka des créanciers d’Athènes s’il n’arrive pas à s’entendre avec la Commission européenne sur la dette grecque.

« Ce serait une catastrophe », a réagi Delia Velkouleskou.

Frexit
© AFP 2016 FREDERICK FLORIN

 

Selon Poul Mathias Thomsen, le risque d’une catastrophe financière imminente serait nécessaire pour forcer les acteurs européens à « prendre une décision ». Cependant, estiment les responsables du FMI, le processus de prise de décision en Europe pourrait être paralysé par le référendum prévu pour fin juin au Royaume-Uni.D’après M.Thomsen, l’absence de décision concernant la Grèce hâtera la faillite de cette dernière, mais l’éventualité d’un Brexit empêchera les autorités européennes d’adopter cette décision.

https://fr.sputniknews.com/international/201604021023893480-wikileaks-faillite-grece-referendum-royaume-uni/

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civilwarineurope

2D99515300000578-0-image-m-39_1445364748744La violence a éclaté dans un camp de réfugiés surpeuplé de Lesbos aujourd’hui quand des dizaines de nouveaux arrivants ont été attaqués par une foule d’Afghans brandissant des bâtons.

La Grèce a connu une flambée des arrivées de migrants ces derniers jours sur fond de craintes d’une aggravation de la météo et de la fermeture des frontières à l’intérieur de l’Europe selon l’Organisation des Nations Unies et les autorités grecques (…)

Un responsable de la police grecque de haut rang a déclaré à l’AFP que sur les 8000 personnes qui ont débarqué en Grèce lundi, 5000 sont entassés sur l’île de Lesbos déjà surpeuplée (…)

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Source : http://www.dailymail.co.uk/news/article-3281532/Mob-Afghans-attack-new-arrivals-crowded-Lesbos-camp-sticks.html

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le 9 octobre 2015

_85593736_migrant_routes_numbers_v5Le nombre de migrants arrivant sur les îles grecques proches de la Turquie a bondi à environ 7.000 par jour la semaine dernière selon les experts en migration qui y travaillent.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré que la moyenne à la fin Septembre était de 4.500 en une journée.

Les craintes d’une aggravation de la météo peuvent expliquer cette flambée selon l’OIM (…)

Source : http://www.bbc.com/news/world-europe-34483681

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Campaign created by Karoutas Andreas
Goldman Sachs a gagné 450 millions d'euros en ruinant la Grèce!
 To: Goldman Sachs

Goldman Sachs: remboursez le butin de 450 millions d’euros que vous avez récolté en ruinant la Grèce.

Why is this important?

La crise financière a dévasté la Grèce. Ma famille, mes amis et mes voisins luttent quotidiennement face à la pauvreté, au chômage de masse et à la perte de leur logement tandis que des jeunes comme moi ont dû quitter la Grèce pour trouver un futur.

C’est ainsi que les grecs survivent à la crise. Pendant ce temps, une grande banque comme Goldman Sachs a récolté un butin de 450 millions d’euros en ruinant l’économie grecque et ses citoyens.

J’en ai eu assez de ces grandes multinationales qui se font de l’argent en détruisant nos vies.

L’implication de Goldman Sachs dans la crise grecque date de 2001 au moment où la banque a créé un système complexe de produits financier toxics — les “Swaps” — dont l’objectif était de camoufler la dette grecque.

Le but était de permettre à la Grèce d’intégrer la zone euro et cela a bien “fonctionné” — la Grèce a rejoint l’euro suite aux manigances de Goldman Sachs. Cependant, cela a aussi permis à la Grèce de contracter des milliards d’euros de dettes alors que notre gouvernement était incapable de les rembourser.

Le clou de l’histoire est que, alors même que Goldman Sachs conseillait l’ancien gouvernement grec en camouflant le montant de sa dette, la banque spéculait dans le même temps contre la dette grecque sur les marchés financiers!

Aujourd’hui ce sont les citoyens grecs qui payent le prix — ma famille et mes voisins ont été ruiné sous le poids des politiques d’austérité pendant que Goldman Sachs jouit de ses profits réalisés sur le dos du peuple grec.

Il est choquant de savoir que Goldman Sachs a gagné 450 millions d’euros grâce à la crise, mais ce n’est en réalité pas si étonnant que ça de la part de cette banque — la multinationale de la finance est un leader dans le domaine des désastres financiers et possède une longue histoire de profits immenses réalisés sur la misère humaine. Goldman créé des bulles financières dans l’unique but d’engranger de substantiels gains, en vendant des produits financiers toxics tout en pariant dans le même temps sur leur faillite. De la spéculation alimentaire jusqu’à l’évasion fiscale, la banque est le symbole du désordre engendré par le capitalisme.

“La banque d’investissement la plus puissante du monde est une monstrueuse pieuvre vampirisant l’humanité en la cernant de toutes parts,” selon le célèbre journaliste Matt Taibbi,”enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent.”

Pendant que Goldman assèche notre économie, nos écoles et nos hôpitaux s’écroulent, et le taux de suicide atteint des sommets. 450 millions d’euros ne résoudront pas tous les problèmes de la Grèce, mais cela aidera — et cela permettra de corriger l’injustice qui permet à ceux qui ont causé la crise financière de s’en sortir tandis que les gens ordinaires en subissent les conséquences.

Je vous demande de faire face aux côtés du peuple grec et de pousser Goldman Sachs à prendre ses responsabilité dans la crise grecque.

https://www.facebook.com/robert.ferreres

https://community.sumofus.org/petitions/goldman-sachs-a-gagne-450-millions-d-euros-en-ruinant-la-grece-ils-doivent-rembourser-les-grecs-1/?sub=fwd

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Le Monde.fr | 20.09.2015 à 18h13 • Mis à jour le 20.09.2015 à 22h34 | Par Alain Salles (Athènes, envoyé spécial)

Des militants de Syriza réagissent à l'annonce des premières estimations qui donnent leur parti en tête des estimations pour l'élection législative du 20 septembre.

Alexis Tsipras vient d’arriver tout sourire, vers 20 heures dimanche, au siège de son parti le Syriza. Pour la troisième fois de l’année les électeurs grecs lui ont fait confiance. Le Syriza arrive en tête des élections législatives, dimanche 20 septembre, selon les sondages sorties des urnes, avec près de 35 % des suffrages, devant Nouvelle Démocratie (28 %). Son président, Evangelos Meïmarakis, a reconnu sa défaite et félicité M. Tsipras. « Devant nous s’ouvre la voie du travail et des luttes », a réagi ce dernier sur Twitter.

Les électeurs ne semblent pas avoir tenu rigueur à l’ancien premier ministre des promesses en janvier, d’en finir avec l’austérité, ni de son revirement en juillet, quand il a accepté de signer un mémorandum avec les créanciers du pays, une semaine après l’éclatante victoire du non au référendum du 5 juillet.

Alexis Tsipras nous allons procéder à la formation d’un gouvernement [de coalition] pour faire sortir la Grèce de la récession et du chômage. »

LIRE sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/20/grece-syriza-donne-vainqueur-des-elections-par-les-premiers-sondages_4764706_3214.html

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Pro-Euro demonstrators wave a Greek flag, right, and a European Union flag

© AP Photo/ Petros Karadjias

11:53 20.09.2015

La coalition de gauche radicale Syriza serait en tête des élections législatives anticipées en Grèce avec 32% des voix, indiquent les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes.

 Syriza devance le parti de centre-droit Nouvelle démocratie, qui recueille 29,6% des suffrages.
Les Grecs sont appelés aux urnes ce dimanche dans le cadre des élections législatives anticipées. Ces législatives seront les deuxièmes depuis le début de l’année en Grèce, après celles du 25 janvier dernier. Le vote commencera à 7 heures du matin et finira à 19 heures. Les premiers résultats seront attendus à 21 heures.

Les élections législatives anticipées ont été annoncées le 20 août par le premier ministre Alexis Tsipras. Cette décision fait suite à une scission dans la coalition au pouvoir de Syriza, près de 40 députés de l’aile gauche du parti ayant refusé de soutenir la politique de Tsipras et de voter au parlement le mémorandum avec les créditeurs de la Grèce.

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civilwarineurope

imageQuelque 20.843 migrants sont arrivés en Grèce la semaine dernière, (du 8 au 14 août) par la mer, a annoncé aujourd’hui à Genève le Haut Commissariat de l’ONU aux Réfugiés.

Ce nombre représente presque 50% du total des arrivées de migrants par la mer en Grèce en 2014, qui s’étaient élevées à 43.500, ajoute le HCR qui relève que le « rythme des arrivées ne fait qu’augmenter ces dernières semaines ».

Source : le figaro.fr

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civilwarineurope

imageUn nombre record de 49 550 migrants est arrivés dans l’Union européenne à travers les frontières grecques en juillet, surpassant en un seul mois, le nombre de migrants détectés dans la région pour l’ensemble de 2014.

Bien que l’Italie continue à faire face à un nombre massif de migrants, ces derniers mois le parcours à travers la Grèce est redevenu le chemin d’accès dans l’Union européenne le plus pratiqué par les flux migratoires.

Pour les sept premiers mois de 2015 les migrants ont été près de 130 500 à choisir le chemin de la Grèce, une augmentation quintuple sur la même période de l’année dernière. Pour l’ensemble de 2014 le chiffre s’élevait à 41 700.

Syriens et Afghans représentent 90 % des migrants aux frontières grecques détectés cette année. Il y a aussi une augmentation significative du nombre de citoyens pakistanais. Les migrants, à l’aide des bateaux, arrivent de Turquie…

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la-mort-est-une-dette

par Michel Santi 

Ce fut une erreur lourde de conséquences que d’exiger de la République de Weimar le remboursement de ses dettes, au moment où l’Allemagne était précipitée dans un premier temps dans l’hyperinflation puis dans la dépression, vers la fin des années 1920 et le début des années 1930. Les dirigeants allemands de l’époque plaidèrent leur cause désespérée auprès des américains, qui leur consentirent certes un moratoire dans le règlement de leur dette. Trop tardivement car le chômage allemand massif, l’effondrement du système bancaire en 1931 et la fermeture des banques (comme en Grèce) aboutirent logiquement à Janvier 1933.

Ce fut également une erreur lourde de conséquences que d’exiger le paiement intégral de la dette russe en 1992, alors que Yeltsin devait tant bien que mal gérer les décombres d’une économie soviétique en ruine. Instabilité politique, fragilisation économique extrême, corruption et, en finalité, perte de confiance en cette démocratie russe naissante furent en effet les effets collatéraux prévisibles de l’intransigeance occidentale. La déroute de Weimar, l’instabilité politico-économique russe des années 1990 et même actuelle, tout comme la flambée nationaliste allemande des années 1930 et russe de ces vingt dernières années sont la résultante d’un principe absurde selon lequel la dette doit être intégralement remboursée.

Lire l’article: http://www.michelsanti.fr/la-mort-par-la-dette/

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Entre les lignes entre les mots

Les « accords » léonins qui viennent d’être passés sous la menace, entre le gouvernement grec (à charge pour lui de les faire entériner par les députés de la Vouli) et les autres Etats de l’Union Européenne (qui n’ont pas tous besoin d’une telle sanction) marquent-ils la fin d’une époque et le commencement d’une autre ? Oui, à plusieurs égards, mais certainement pas dans le sens qui nous est indiqué par le communiqué du « sommet ». Ces accords, en effet, sont fondamentalement inapplicables, économiquement, socialement, politiquement, et pourtant ils vont faire l’objet d’un « passage en force » qui promet d’être aussi violent, et plus conflictuel encore, que ce qui a précédé depuis 5 ans – où pourtant l’on a déjà atteint des extrémités.

Il faut donc essayer d’en comprendre les implications, et d’en discuter les conséquences, en évitant toute rhétorique mais non pas tout engagement et toute passion. Pour cela il faut revenir…

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histoireetsociete


(interview ABC radio australienne)

Dans sa première interview depuis sa démission plus tôt ce mois-ci, l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a décrit l’ accord a 86 milliards de sauvetage approuvé par le Premier ministre Alexis Tsipras comme «un nouveau traité de Versailles».

Dans le coup d’état du choix de l’arme utilisée pour faire baisser la démocratie était alors les tanks. Eh bien, cette fois, ce sont les banques.

YANIS Varoufakis:

‘Ceci est la politique de l’humiliation, dit-il a Late Night Live. ‘La troïka a fait en sorte de lui faire manger chaque mot qu’il prononçait dans la critique de la troïka au cours des cinq dernières années. Non seulement pendant ces six mois, nous avons été dans le gouvernement, mais dans les années avant cela.

«Cela n’a rien à voir avec l’économie. Il n’a rien à voir avec la mise de la Grèce sur la voie de la…

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Le Blog de Philippe Waechter

Le document en format pdf estFlashMarches_13_07_2015_FR

L’accord entre la Grèce et la zone Euro pose spontanément quelques questions parmi d’autres

La première est celle de la croissance: A quel moment dans le futur peut on imaginer un retour de la croissance en Grèce?
Ce ne sont pas les quelques mesures sur l’ouverture des magasins le dimanche, la libéralisation des pharmacies, des boulangeries et la réduction des professions protégées qui vont relancer la croissance.
Les objectifs qui ont été dévoilés par Tsipras, jeudi dernier, doivent conduire à une convergence du solde budgétaire primaire vers le niveau de 3.5% du PIB en 2018. Cette mesure n’est pas remise en cause mais sera certainement au cœur des discussions lorsque commenceront les négociations pour le 3ème plan de sauvetage.
En 2014, le relâchement de l’austérité avait permis de retrouver une allure plus robuste sur la croissance et l’emploi. L’incertitude qui a…

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Le Blog de Philippe Waechter

Au moment où je commence ce post, lundi matin, le sommet des chefs d’Etat de la zone Euro n’est pas encore terminé. Cela fait 20h qu’il a débuté. Les discussions portent désormais sur le communiqué de presse composé par Angela Merkel, François Hollande, Alexis Tsipras et Donald Tusk.
Si l’on suit le communiqué de presse de l’Eurogroup, réuni samedi et dimanche, la Grèce n’a d’autre choix que la mise sous tutelle par la zone Euro. Sa seule liberté est celle du défaut et de la sortie de la zone.
Les discussions ont été très brutales et violentes et à la fin c’est Wolfgang Schauble, le ministre des finances allemand, qui a gagné.

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

« Pour ceux qui ont manqué les festivités du jour à Bruxelles, en voici le résumé : L’Europe a laissé à la Grèce un « choix » : céder sa souveraineté à l’Allemagne l’Europe ou subir un Grexit de 5 ans, ce qui est un euphémisme poli pour dire ‘foutre le camp’. »

ZeroHedge, le 12 juillet 2015

The Greek _Choice__ Hand Over Sovereignty Or Take Five Year Euro _Time Out

Rappels :

Grèce : « La punition collective d’un pays pour servir d’avertissement aux autres » (D. Orlov)

« Une seule solution : la sortie de l’euro » (P. Sotiris)

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Journal d'un #antifa (parmi d'autres)

La Grèce a donc rendu sa copie hier soir, vers 22H00. On aurait pu éventuellement en être soulagés. Mais la réassurance risque d’être de courte durée, car si la troïka peut pourquoi pas se satisfaire de cet acte ultime de soumission, la déception sera grande dans le peuple de gauche à travers toute l’Europe quand son contenusera connu. Retraites repoussées à 67 ans et hausse de la TVA ne ressemblent pas en effet à des mesures de gauche très populaires… Elles rompent singulièrement avec la logique portée par Tsipras depuis son élection, qui portait l’espoir et l’adhésion d’une grande partie du peuple grec, comme le référendum de dimanche dernier l’a démontré. Les grecs n’ont pas voté NON à une si nette majorité pour voir ensuite leur volonté négligée si peu de temps après. Varoufakis a bien fait de démissionner, lui qui ne voulait probablement pas cautionner une telle…

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque

« Malgré le référendum, Alexis Tsipras doit renoncer à parler de la dette ou risquer le Grexit. La chancelière refuse d’ouvrir le dossier, prise dans le piège de ses propres mensonges.

Les réactions allemandes au « non » grec massif lors du référendum du 5 juillet ont des airs de fins de non-recevoir. L’incapacité franco-italienne à représenter un contre-pouvoir effectif à la puissance allemande, le poids de l’opinion outre-Rhin, incarné par la une de la Bild Zeitung de ce mardi 7 juillet (une Angela Merkel coiffée d’un casque à pointe accompagné du titre « nous avons besoin d’une chancelière de fer »), la prédominance de la logique financière (représentée par une réunion de l’Eurogroupeprécédant celle du Conseil) laisse à Alexis Tsipras le choix suivant : ou accepter un accord sans restructuration de la dette, c’est-à-dire trahir son mandat fraîchement renouvelé, ou se préparer au Grexit.

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civilwarineurope

imageSelon Le Figaro, la Maison Blanche a confirmé que le président des États-Unis a bien appelé Angela Merkel aujourd’hui pour lui exprimer sa volonté de ne pas voir la Grèce sortir de la zone euro. Cela confirme ce que nous disons depuis plusieurs jours. À savoir que les aspects géopolitiques sont aussi importants dans cette histoire que les aspects financiers ou économiques. Washington redoute par dessus tout qu’une sortie de la Grèce de la zone euro ne la fasse tomber sous la coupe de Moscou. Pas question pour les Américains d’offrir un tel cadeau géopolitique à Vladimir Poutine. Notons au passage que lorsqu’il s’agit de régler les problèmes en Europe la Maison Blanche téléphone à Angela Merkel et non à François Hollande. Tout est dit…

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Le Blog de Philippe Waechter

Interview en direct lundi matin sur LCI –
Cliquez sur le lien http://bit.ly/Greece-LCI-PW-6-07
ext-LCI

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Avec un peu plus de 60% des votes, le « non » l’a largement emporté lors du référendum en Grèce tenu le 5 juillet.
Alexis Tsipras, qui avait claqué la porte des négociations le vendredi 26 juin, a renforcé son poids en Grèce puisqu’il avait appelé à voter « non » aux réformes et contraintes proposées par le la troïka. Le grand vainqueur du référendum c’est lui.

La difficulté maintenant va être de revenir dans la négociation avec la troïka, mais avec un rapport de force qui n’est plus du tout le même. En d’autres termes, les négociations, si elles reprennent, prendront en compte le résultat du référendum. Si la troïka suggère que les termes qui avaient été validés doivent être repris au début des nouvelles négociations alors il y aura un désaccord immédiat puisque les grecs souhaitent d’abord intégrer la réduction de la dette dans la négociation (et pas simplement une restructuration comme suggéré par la troïka).
Le refus de la Grèce de participer à la négociation dans ces conditions pourrait forcer sa mise à l’écart ou forcer la troïka à revoir ses conditions pour ne pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce. C’est ce dernier point qui est exposé systématiquement par Alexis Tsipras qui a indiqué, tout au long de la semaine, qu’un vote négatif serait un moyen de forcer le passage.
La troïka peut ne pas rentrer dans ce jeu et indiquer, comme l’a fait la semaine dernière Sigmar Gabriel le vice chancelier allemand, qu’un « non » massif poussait la Grèce vers la sortie de la zone.

La situation, en Grèce et en Zone Euro, a besoin de clarification politique. Il faut que les responsables européens prennent des positions politiques sur ce qu’ils désirent faire de l’Europe. Il faut sortir du calcul d’épicier constaté pendant les négociations pour indiquer clairement ce que pourrait être l’Europe que l’on souhaite.
Qu’est ce que l’on veut faire politiquement et pas simplement sur la dimension économique et financière. Il faut une sorte de discours fondateur pour définir définitivement le cadre politique souhaité pour la zone Euro.
Cette première étape pourrait se faire dans le cadre de la réunion de l’Eurogroup mardi prochain.

La deuxième question portera sur l’attitude de la BCE. Celle ci doit se réunir lundi pour décider du prolongement ou pas des conditions d’apports de liquidité au système bancaire grec. Celui ci dispose de moins en moins de cash à distribuer aux grecs. Une éventuelle réduction des apports de la BCE (diminution des montants ou haircut supplémentaire) se traduirait par l’incapacité des banques à rouvrir mardi prochain (quoiqu’il arrive les banques auront du mal à rouvrir le 7 juillet).
Les grecs seraient alors encore plus pénalisés alors que le cash manque et que les magasins se vident de façon inquiétante créant alors davantage d’incertitude et d’inquiétudes.

Le système bancaire en difficulté majeure pousserait alors à la possibilité de créer une nouvelle monnaie.
Soit c’est une monnaie interne utilisée par le gouvernement pour payer les fonctionnaires mais sans remise en cause, au moins à court terme, de l’appartenance à la zone Euro. Je ne crois pas à cette solution qui apporterait surement plus d’instabilité que de solutions durables
L’autre solution pour disposer de davantage de marges de manœuvre est de créer sa propre monnaie, la Grèce de façon endogène créerait alors sa propre monnaie et sortirait de la zone Euro d’elle même.
Les pressions sur la BCE vont s’accentuer, de toutes les façons, car la Grèce doit rembourser 3.5 Mds à la BCE le 20 juillet.

Un dernier point à souligner sur le référendum est qu’a priori le vote ressemble à celui des jeunes. Les plus de 55 ans semblaient plus favorables au « oui » alors que les jeunes plébiscitaient le  « non ». Ce passage vers les jeunes est peut être un signal d’une économie et d’une société qui veut se reconstruire suivant de nouvelles règles. Si cela se met en place ce sera un élément clé positif pour la Grèce.

La situation a changé en zone Euro. Le vote « non » oblige nécessairement à repenser le cadre européen. Le précédent créé par les grecs peut renforcer d’autres voix divergentes dans d’autres pays de la zone.
C’est pour cela qu’il faut définir un nouveau cadre politique.

Une dernière remarque est de souligner que la zone Euro, sans ce cadre politique, oblige chacun des pays à avoir des attitudes similaires sans aucune marge majeur d’ajustement. C’est l’idée que l’Europe doit « rouler » avec exactement les mêmes règles et peu ou prou à la même vitesse. Dans une union monétaire sans ajustement via les mouvements de population ou via des politiques budgétaires coordonnées, les pays doivent suivre le rythme imposé par la banque centrale. L’absence de cette dimension politique est clairement un handicap pour la zone Euro. Cela doit pouvoir permettre des comportements économiques un peu différents. Cet élément que l’on constate dans tous les régimes fédéraux est nié en zone Euro. Il faut l’introduire. Et là la zone Euro disposera d’un cadre plus flexible avec une dimension qui ne se résume pas simplement à la politique monétaire de la BCE.
Le vote en Grèce doit avoir la possibilité de créer une réflexion sur cette question.

La sortie de la Grèce de la zone Euro ne doit pas être considérée comme une conséquence mécanique du vote sur le référendum. L’Europe est un peu plus complexe que cela. Elle ne peut pas se résumer à sa politique économique et à sa monnaie.
Le Grexit peut être une conséquence du vote hellène mais il ne doit pas y avoir de caractère automatique.
Ceux qui sont déçus par le résultat doivent se demander si la zone Euro fonctionnait bien jusqu’alors et si la politique budgétaire avait un rôle fort dans les ajustements macroéconomiques. Ils doivent aussi s’interroger sur l’absence de reprise significative de la croissance au sein de la zone depuis 2011. C’est ce type de question qu’il faut évoquer aujourd’hui et profiter de l’instant grec pour penser l’Europe et la zone Euro comme un cadre susceptible de redonner de la vigueur et de la dynamique à la zone.
Le référendum doit être une source de renouveau, l’obligation de repenser notre propre construction afin de lui donner une dimension politique plus marquée. Si cette étape n’est pas franchie, des forces centrifuges au sein de chaque pays de la zone pourraient faire pression sur un modèle qui manque de capacité à s’adapter au risque de le briser.
De ce point de vue, les élections générales en Espagne seront majeures surtout après la prise des mairies de Barcelone et de Madrid par des candidats ne partageant pas l’orthodoxie économique et financière.
L’Europe doit désormais être capable d’intégrer ses propres contradictions afin de les contourner et de les résoudre. Elle ne sait pas spontanément le faire, la crise grecque peut l’y aider.

A court terme, la nécessaire redéfinition d’un cadre va engendrer de l’incertitude et pénaliser les actifs risqués. L’attention portera aussi sur les spreads des pays périphériques. Un écartement pousserait la BCE à être plus active afin de ne pas pénaliser les banques de ces pays (en Italie et en Espagne les banques portent des montants significatifs de dette souveraine. Un spread plus important pénaliserait les banques et leur capacité à prêter. L’objectif de la BCE d’améliorer la dynamique du crédit bancaire serait alors pénaliser. C’est aussi pour cela qu’il faut trancher rapidement et éviter ainsi des périodes d’incertitudes qui pénalisent tout le monde. Ces périodes créent des comportements plus attentistes. Pour éviter cela et disposer d’un cycle plus robuste, il faut vite définir la dimension politique de la zone Euro.

http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/07/05/oxi-disent-les-grecs/

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Les partisans du Non (Oxi en grec) ont commencé à manifester leur joie dans les rues d'Athènes.Grèce – 20h24

Les partisans du Non (Oxi en grec) ont commencé à manifester leur joie dans les rues d’Athènes. | EPA MAXPPP

En Grèce, c’est le non qui l’emporterait dans le référendum lancé par Alexis Tsipras, selon les premiers résultats officiels.
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Selon les premiers sondages sortis des urnes, le non soutenu par le gouvernement d’Alexis Tsipras est donné gagnant.

lire: http://www.challenges.fr/europe/20150705.CHA7617/grece-alexis-tsipras-exhorte-son-peuple-a-prendre-son-destin-en-main.html

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