Articles Tagués ‘UE’

le monde à l'ENVERS

L’Odyssée admirable du peuple Burkinabé s’est affaissée telle une flèche brisée depuis l’ultimatum lancé par l’Union africaine.

MICHEL KAFANDO ET LES BLANCS

Le lieutenant-colonel Isaac Zida ayant cédé aux pressions qui l’obligent à transmettre immédiatement le pouvoir aux civils, l’on n’attendait plus que le nom de son imminent successeur. À l’annonce officielle du nom de celui présidera la transition au Burkina Faso, Michel Kafando, j’ai écrit sur ma page Facebook le commentaire ci dessous : 

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Francis Wurtz

wurtz-l-humanite-dimancheÀ notre époque hyper-mercantiliste, où l’horizon des milieux dirigeants est borné par des considérations étroitement comptables et des calculs à court-terme, ce fut une revigorante bouffée d’air pur que de constater, le 12 novembre dernier, l’écho exceptionnel suscité, tant dans la communauté scientifique que parmi les citoyens en général, par le succès -certes pas total, mais néanmoins historique- de la mission de la sonde européenne Rosetta. Ce ne fut pas la stupéfaction universelle provoquée en son temps (1957) par le bip-bip du premier Spoutnik, ni l’émotion planétaire engendrée par les premiers pas de l’Homme sur la Lune (1969), mais l’événement du 12 novembre a positivement marqué les esprits -et, par les temps qui courent, c’est déjà un petit miracle. D’autant qu’il s’agit d’un événement européen ! Il est vrai que l’Agence Spatiale Européenne (ESA en Anglais) -dont relève la mission Rosetta- offre un tout autre visage de l’Europe que les…

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Sanctions: un aveu d'impuissance politique de l'Occident (expert)

SOTCHI, 23 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie L’amour de l’Occident pour les sanctions, y compris contre Moscou, montre son incapacité à régler les problèmes par des moyens politiques, a déclaré jeudi à Sotchi Igor Ivanov, président du Conseil pour les affaires internationales de Russie et ancien ministre russe des Affaires étrangères.

« Je considère l’adoption des sanctions comme une défaite des hommes politiques et diplomates des pays qui les ont adoptées. Ils se montrent incapables de proposer une solution politique et choisissent la voie facile. Les sanctions constituent une voie facile qui sera lourde de conséquences. Il faut que les hommes politiques qui cèdent constamment à l’attrait des sanctions le comprennent », a indiqué M.Ivanov en marge d’une réunion du Club de discussion international Valdaï.

Selon M.Ivanov, même les membres américains du club Valdaï ont déclaré mercredi que les sanctions « nuiront aux intérêts des Etats-Unis à moyen et long terme », et qu’il sera très difficile d’en réduire les conséquences négatives.

« De l’avis général, les sanctions sont contreproductives pour tous. Elles portent préjudice aux pays qui ont adopté les sanctions et à ceux qui ne l’ont pas fait, les sanctions modifient le système actuel des relations financières », a conclu M.Ivanov.

Les relations entre la Russie et l’Occident se sont dégradées sur fond de crise en Ukraine. Fin juillet, les Etats-Unis et l’UE ont décrété des sanctions contre plusieurs secteurs de l’économie russe. Moscou a déclaré à plusieurs reprises que le langage des sanctions n’était pas de mise avec la Russie. Début août, Moscou a répondu en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des pays ayant introduit des sanctions à l’encontre de la Russie.

RIA Novosti

L’Occident mène une guerre contre sa propre civilisation

Kader Hamiche

Kader Hamiche

Kader Hamiche a plus d’une corde à son arc. Auteur de « La France confisquée », blogueur de renom dont les articles, aussi synthétiques que denses, reflètent bien ce malaise si européen et si difficilement traitable qu’est celui de la dénationalisation, il se dit nationiste et non pas nationaliste, c’est-à-dire opposé à la toute-puissance de cette anti-France dont les valeurs étriquées ne sont rien d’autres que des simulacres au service d’incernables chimères mondialistes toutes génératrices de guerres. Dans l’un de ses derniers articles, il évoque trois types de guerre. Quelles seraient-elles ?

La Voix de la Russie. Dans votre récent article, vous évoquez trois types de guerre qui ont cela de commun qu’elles sont des guerres civilisationnelles. Pourriez-vous nous les nommer?

Kader Hamiche. En préambule, je tiens à mettre en garde contre une interprétation trop radicale, trop simpliste, trope tranchée, trop « premier degré » de la formule « guerres de civilisations ». Quand je dis, par exemple, que l’Islam mène une véritable guerre à la civilisation occidentale, je ne signifie pas par là que c’est tout le monde musulman qui se lève et prend les armes contre l’Occident. En réalité, il y a part et d’autres des camps qui se font la guerre, des gens qui la veulent et ceux qui la refusent. Par exemple, il y mille manières d’être musulman. La plupart d’entre eux n’aspirent qu’à vivre tranquillement. De même, les Américains sont très partagés. Songez que seuls 10 états sur les 51 qui constituent les Etats-Unis ont institutionnalisé le mariage gay. Ce qui démontre d’ailleurs que les Américains ont tendance à exporter en Europe des idées qui ont assez peu de succès chez eux. Le problème est que, comme toujours dans les guerres, ce sont les plus extrémistes, qui sont souvent les plus déterminés, qui imposent leurs vues aux plus sages.

Alors, oui, il y a trois guerres de civilisation qui se manifestent par trois phénomènes dont deux géopolitiques et un national :

La première guerre, la plus voyante, est celle que l’Islamisme mène contre l’Occident héritier de la civilisation gréco-romaine et chrétienne. Elle est parfaitement illustrée par l’irruption de DAESH dans l’actualité.

La deuxième guerre est celle qu’une partie de l’Occident mène à l’autre sous couvert de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, en réalité, pour des raisons idéologiques et économiques. C’est l’affaire ukrainienne.

La troisième guerre est celle que l’Occident mène contre sa propre civilisation, qui se joue au sein des Nations occidentales entre ceux qui veulent rompre avec les fondements chrétiens de l’Occident et remplacer ses valeurs par l’individualisme à tout crin, l’universalisme, le mondialisme et les tenants de la conservation d’une civilisation bimillénaire. Cela passe par une allégeance absolue aux États-Unis. Les lois sociétales, l’européanisme sous influence américaine et l’atlantisme via l’OTAN en sont les marques. Cette guerre-là est particulièrement féroce en France qui est gouvernée par des anciens de la French American Foundation, dont le Président Hollande lui-même. Vous verrez qu’après l’Europe, dont la commission est truffée d’agents des États-Unis, après le retour dans l’OTAN, nous aurons droit au traité de libre-échange transatlantique. C’est la disparition de la Nation France qui est en jeu.

De ces trois guerres, la plus dangereuse à mon sens est la troisième. La première ne peut pas être perdue par l’Occident ; la deuxième se heurte à l’équilibre de la terreur car les protagonistes détiennent l’arme nucléaire. La seule chance pour que les « dé-constructeurs », pour reprendre le terme de Zemmour, ne gagnent pas la troisième est que les Nationistes de tous les pays se donnent la main pour les en empêcher. En effet, face à l’internationale des « dé-constructeurs », les Nationistes sont dispersés.

LVdlR. Ces 3 guerres que vous mettez en exergue, n’ont-elles pas pour axe de rotation l’insatiable volonté de toute-puissance des USA qui favorisent ou créent des monstres plus ou moins grotesques (nazillons zombifiés en Ukraine, islamistes dans le monde arabo-musulman) pour empêcher la formation d’un monde multipolaire? Si c’est le cas, n’y-a-t-il pas, en somme, une seule guerre entre le totalitarisme impérialiste américain et un monde qui entendrait s’émanciper ?

Kader Hamiche. Non, ce serait trop manichéen. Ce serait par trop noircir les uns pour mieux blanchir les autres. Les États-Unis sont responsables de beaucoup de choses mais pas de tout. L’Islamisme guerrier existe depuis très longtemps. En 1912 le poète nationaliste turc Ziya Gökalp écrivait : « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats ». Le FLN algérien, par exemple, a fait au nom de l’Islam plus de deux-cents milles victimes dont les cent-cinquante-mille Harkis égorgés après le 19 mars 1962. En 1974, le président algérien Houari Boumediene déclarait, à tribune de l’ONU, c’est-à-dire à la face des Occidentaux : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »

Certes, les États-Unis ont créé une sorte de Frankenstein en soutenant et en armant sans discernement tous ceux qui combattaient contre les Soviétiques en Afghanistan de 1979 à 1989. Mais je pense (comme Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France) que cela a beaucoup moins compté que leur politique de soutien aveugle à Israël. C’est ça, la vraie raison de l’invasion de l’Irak et, à mon avis, de l’offensive anti-Bachar en Syrie.

Mais votre formule est pertinente s’agissant de la guerre en Ukraine. A condition d’en connaître les dessous, ce qui est votre cas. Nos compatriotes, par exemple, ignorent qu’elle s’inscrit dans l’offensive des Américains et de leurs clients et disciples européens contre Vladimir Poutine et sa politique d’émancipation de la Russie. Là, on peut bel et bien parler d’impérialisme à la fois moral mais aussi économique. Pour ceux qu’Eric Zemmour appelle les « dé-constructeurs », Poutine est l’homme à abattre pour deux raisons : la première est qu’il s’oppose à l’établissement d’une société universelle, individualiste et marchande sur les ruines de la civilisation romaine-chrétienne ; la seconde est que, avec la Chine, notamment, il est en train de créer un pôle économique concurrent du pôle américain en s’émancipant de l’hégémonie du dollar.

En deux mots, les accords de Bretton Woods de 1944 faisaient du dollar la monnaie du commerce international en lieu et place de l’or. Ce privilège accordé aux Américains supposait le maintien de la parité dollar/or et, donc, sa convertibilité. Une contrainte que les Etats-Unis ont décidé de ne plus assumer. Résultat, leurs créanciers étrangers se trouvent à la tête de quantités astronomiques de dollars, soit 83% des 16 700 mds$ de la dette américaine en 2013, dont 30% pour la seule Chine, qu’ils ne peuvent pas se faire rembourser. En bref, les Américains vivent à crédit et beaucoup sur le dos des Chinois, notamment, et, c’est moins connu, sur celui des Russes. C’est ce que la Russie et la Chine ne veulent plus. Associés comme vous le savez au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), la Chine et la Russie prennent de plus en plus d’initiatives pour se débarrasser de la tutelle américaine. Par exemple, la création, avec les Bricks et d’autres pays comme l’Inde, le Pakistan et l’Iran d’une concurrente à la Banque Mondiale et au FMI. D’autre part, ils multiplient les offres de règlement en monnaie locale à leurs partenaires commerciaux.

Il est évident que la création d’un nouveau pôle d’attraction commerciale signifie une nouvelle redistribution des alliances politiques et, donc, stratégiques. Associées sur le plan économique, les Nations le seront tout naturellement au plan militaire. Or, si le pacte de Varsovie ne comptait qu’une grande puissance, ce qui se construit en ce moment entre les BRICS, le Pakistan et l’Iran, c’est non pas une mais quatre puissances nucléaires.

Si on veut absolument rendre les États-Unis responsables de l’Islamisme, certes, ils ont créé une sorte de Frankenstein en soutenant et en armant sans discernement tous ceux qui combattaient contre les Soviétiques en Afghanistan contre les troupes soviétiques. Mais je pense (comme Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France) que cela a beaucoup moins compté que leur politique de soutien aveugle à Israël. Lequel est la vraie raison de l’invasion de l’Irak et, à mon avis, de l’offensive anti-Bachar en Syrie.

LVdlR. Le dernier livre d’Eric Zemmour, « Le suicide français », a eu plus de succès que les révélations de Mme Trierweiler ? A votre avis, pourquoi ?

Kader Hamiche. Ce ne seront sans doute pas les mêmes acheteurs. Certains Français ont pu acheter le livre de Valérie Trierweiler par curiosité et, sans doute aussi par voyeurisme. D’autres achèteront celui d’Eric Zemmour par sens politique, c’est-à-dire par bon sens. Depuis quarante ans, les français voyaient leur pays partir en vrille sans savoir ni pouvoir l’exprimer. Or, depuis quelques années, ils trouvent en Eric quelqu’un qui les aide à décrypter.

Eric Zemmour est, à sa façon, un lanceur d’alerte. Son livre Le suicide français est comme le versant sentimental du mien, la France confisquée. Mais lui a la possibilité de « parler dans le poste ». Sa parole porte. L’émission de Ruquier a battu tous ses records d’audience 1.6 million de téléspectateurs pour 28.5% de parts. Zemmour est devenu un prescripteur politique, un homme d’influence. Je trouve ça très bien pour le mouvement patriotique français ».

Commentaire de l’auteur. On dit du diable qu’il est venu déformer la Parole de Dieu. Pas de la nier, pas de la contredire, mais bien de la déformer. S’il s’agit d’une image qu’il convient de soumettre à une analyse de type anagogique ou du moins tropologique, il faudrait aussi remarquer qu’elle s’applique mieux que jamais au rôle qu’a joué l’establishment américain vis-à-vis des religions ou idéologies jusqu’ici garantes d’un certain équilibre mondial. Il y a toujours eu des courants de pensée radicaux au cœur de l’islam, le wahhabisme est loin d’être né d’hier ! Mais il a fallu instrumentaliser les promoteurs les plus obscurs de ces courants pour en arriver à la création du DAESH, miroir foncièrement déformant de l’islam. De même en va-t-il des droits de l’homme. Qui ne veut pas vivre dans un pays où les droits de l’homme sont respectés ? Mais voilà que ces derniers sont devenus le joker des puissances dites thalassocratiques (ou atlantistes) leur permettant de dire et/ou de faire tout et son contraire.

Un réveil généralisé, se fera-t-il attendre ? Tout dépendra de la stratégie ultérieure européenne. L’UE, acceptera-t-elle le Traité transatlantique sur le libre-échange ? Va-t-elle persévérer dans ses croisades meurtrières et suicidaires contre les régimes non-alignés du Moyen-Orient, servant ipso facto les intérêts étasuniens et desservant avec brio les siens ? Peut-être serait-il temps d’abandonner la vieille pieuvre à la contemplation de ses insatiables tentacules et à l’immensité abyssale de sa dette. La consolidation économique des BRICS devrait certes y aider. Mais la lucidité des pays de l’UE serait également la très bienvenue.


source
: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/278790422/

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SOURCE: http://resistanceauthentique.wordpress.com/2014/09/22/irak-certains-pays-membres-de-lue-acheteraient-du-petrole-du-daech-ou-etat-islamique-ei/

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IMAGE: http://static.latribune.fr/article_content/363987/carte-petrole.png

EXTRAIT:

En août dernier, le site Atlantico indiquait pour sa part que le pétrole et les produits dérivés sous contrôle de l’Etat islamique étaient revendus à prix réduit sur le marché noir local, en Irak et en Syrie (à un prix variant entre 25 et 50 dollars le baril contre un prix sur le marché de plus de 100 dollars).

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Irak : certains pays membres de l’UE achèteraient du pétrole de l’Etat Islamique (EI)

par Elisabeth Studer

Alors que nous indiquions récemment que du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier vers la Turquie, laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak, affirmant même haut et clair destiner ce pétrole au marché international, selon Anadolu news agency, c’est désormais Jana Hybas-Kova, ambassadrice de l’Union européenne en Irak qui vient d’affirmer lors du Comité des Affaires étrangères du Parlement européen que certains pays européens avaient acheté du pétrole à « l’Etat islamique » .

Néanmoins, en dépit des questions pressantes de certains députés européens désireux d’en savoir plus, cette dernière a refusé de divulguer la liste des pays impliqués.

En août dernier, le site d’information « Jutarnji List », cité par l’agence de presse Reuters, indiquait quant à lui qu’un pétrolier transportant du pétrole brut du Kurdistan irakien, contenant 80.000 mètres cubes de brut, était entré dans le port croate d’Omisalj. Ajoutant qu’il s’agissait de la quatrième cargaison d’une telle envergure de brut en provenance du Kurdistan irakien, chargée dans un port de Turquie, à destination de la Croatie.

L’ambassadrice a par ailleurs déclaré que les tankers chargés du pétrole acquis auprès de l’Etat Islamique étaient arrivés dans plusieurs pays membres de l’UE, exhortant l’Union européenne à faire pression sur Iran, Kurdistan et Turquie en vue de faire stopper ces transactions.

Toujours selon Anadolu, Jana Hybas-Kova a ajouté que les contrées européennes qui alimentaient en arme les forces de Peshmerga en vue de soutenir leur combat contre l’Etat islamique ne se coordonnaient pas entre elles. Précisant que jusqu’à présent, il n’existe aucune garantie permettant de confirmer ou infirmer que l’Etat Islamique ou les terroristes kurdes se seraient emparés de ces armes.
L’ambassadrice a par ailleurs souligné la nécessité de développer un cadre juridique international via l’OTAN pour lutter contre l’EI, tout en mettant en garde sur les conséquences néfastes de tout éventuel soutien à l’indépendance du Kurdistan, déclarant qu’un tel mouvement serait susceptible d’engendrer l’effondrement complet du Moyen-Orient.

En ce qui concerne tout particulièrement l’achat de pétrole, précisons que selon David Rigoulet-Roze, spécialiste des questions énergétiques au Moyen-Orient, s’exprimant sur TV5Monde, du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier, via des camions citernes vers la Turquie. Autre alternative en dehors de la voie maritime : depuis mai 2014, un pipeline ayant pour destination le port turc de Ceyhan permet également de fournir la Turquie en hydrocarbures. Laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak.
Le gouvernement du Kurdistan a en effet décidé d’octroyer des concessions pétrolières à des entreprises étrangères (Exxon Mobil, Chevron, Total) sans l’aval de Bagdad, avec l‘ouverture d’un oléoduc partant de Tak Tak (raffinerie dans la région d’Erbil), d’une capacité actuelle de transit vers la Turquie de 100 000 barils jour, pouvant atteindre à terme 400 000 barils jour.
Certes, l’intervention militaire américaine qui a débuté le 8 août dernier a officiellement pour objectif de protéger les minorités religieuses du Kurdistan irakien, massacrées par les djihadistes de l’Etat islamique. Néanmoins, certains analystes soulignent que cette partie de l’Irak s’avère être particulièrement riche en pétrole, puisqu’elle constitue le deuxième pôle exportateur d’Irak.

Après être rentrés à Qaraqosh, et avoir massacré les populations chrétiennes, les miliciens de l’État islamique d’Irak ont accru leur pression sur les champs de pétrole du Kurdistan. Toutefois, ils pourraient se heurter, au sud du gisement de Kirkouk, aux populations yézidies. Lesquelles, de culture et de langue iranienne, viennent de recevoir l’aide logistique et militaire des États-Unis et de la Grande-Bretagne.
Cette région, située autour de la ville d’Erbil, disputée entre les Kurdes et l’ l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), suscite un intérêt particulier.  Si l’on superpose la carte des gisements pétroliers du nord de l’Irak et celle des minorités, on s’aperçoit que le foyer yézidi, situé au sud de Kirkouk, pourrait constituer un territoire tampon susceptible de protéger les gisements pétroliers du nord contre les appétits de l’EIIL.

En août dernier, le site Atlantico indiquait pour sa part que le pétrole et les produits dérivés sous contrôle de l’Etat islamique étaient revendus à prix réduit sur le marché noir local, en Irak et en Syrie (à un prix variant entre 25 et 50 dollars le baril contre un prix sur le marché de plus de 100 dollars).
Le site indiquait alors que ces produits étaient également utilisés par l’EI pour ses propres besoins, tout en ajoutant que l’EI contrôle également les routes de contrebande et de transit du pétrole vers la Jordanie, la Turquie et l’Iran (via le Kurdistan).
« En raison de la complexité et souvent de l’opacité des réseaux de distribution, ces pays pourraient en effet devenir les clients involontaires et indirects de l’Etat islamique, s’ils ne le sont pas déjà » affirmait par ailleurs le journaliste d’Atlantico. Lequel ajoutait «à terme, on ne peut pas exclure que du carburant vendu par des intermédiaires de l’Etat islamique ne soit commercialisé aux Etats-Unis et même en Europe ».

Le site French.irib – qui, soit dit en passant, reprend allègrement une grande partie de nos articles en bafouant toute notion de droit d’auteur et de déontologie – indique pour sa part que des rapports avaient déjà accusé la Turquie d’acheter et de transporter le pétrole vendu par « l’Etat islamique » et par le Front al-Nosra.

Selon les rapports, les services de renseignement occidentaux seraient capables de suivre les livraisons de pétrole des terroristes de l’EI se déplaçant à travers l’Irak et la Turquie. L’organisation terroriste contrôlerait quant à elle onze champs pétroliers dans le nord de l’Irak et dans la province syrienne de Raqqa (ville du centre du pays).

Sources : Anadolu news agency  La Voix de la Russie, French.irib, Atlantico

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 21 septembre 2014

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Publié le : vendredi 1 août 2014
Sanctions de l'Union européenne à l'encontre de la Russie
Sanctions de l’Union européenne à l’encontre de la Russie | © Wikimedia
Détail des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine.

 

L’attention des opérateurs est appelée sur la parution au JOUE L229 du 31 juillet 2014 de la décision 2014/512/PESC et du règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine.

 

Le champ de la prohibition mise en œuvre par ces textes concerne :

  • l’importation et l’exportation des armes et matériels de guerre,
  • l’exportation de biens à double usage destinés à un usage militaire ou à un utilisateur final militaire,
  • l’exportation de technologies sensibles destinées à l’exploration et à l’exploitation pétrolière et aux projets de gaz de schiste.

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12101-sanctions-de-l-union-europeenne-a-l-encontre-de-la-russie

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minskLe président biélorusse Alexandre Loukachenko a sévèrement critiqué mercredi la politique menée par l’Occident à l’égard de la Russie, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Minsk.

http://fr.ria.ru/world/20140702/201701591.html

« Les États occidentaux devraient apprécier le rôle de l’Union soviétique dans la victoire sur le fascisme, mais en guise de reconnaissance, nous constatons un diktat arrogant et des sanctions. »

Alexandre Loukachenko

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serbie

Le blog de Patrick Mottard

ueEliminées prématurément de la Coupe du Monde, l’Angleterre et la Russie ont également perdu ces dernières 24 heures… la Coupe d’Europe. En continuant à manier la métaphore sportive, on peut même dire que l’Union Européenne a sévèrement taclé Cameron et Poutine.

Tout d’abord, par l’élection de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission Européenne en surmontant l’opposition quasi hystérique de David Cameron (et d’Orban le Hongrois d’extrême droite ). Juncker est un conservateur. Mais ce fédéraliste convaincu fait partie de cette droite démocrate-chrétienne qui fut, avec la social-démocratie, à l’origine de la construction européenne.

C’est d’ailleurs le Premier Ministre anglais qui lui rend le plus paradoxal des hommages : « Toute sa vie, il a été au coeur du projet européen pour accroître les pouvoirs de Bruxelles et réduire le pouvoir des Etats ».

Il était soutenu par la gauche européenne, François Hollande et Matteo Renzi en tête, après qu’il se…

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Les Etats-Unis et l’OTAN pris à leur propre piège en Ukraine

Les Etats-Unis et l’OTAN pris à leur propre piège en Ukraine

Hier, avant de partir pour Vienne, le président russe  a adressé une lettre au Conseil de la Fédération pour leur demander d’abroger la loi adoptée le 1er Mars l’autorisant à utiliser les forces armées de la  sur le territoire de l’Ukraine. Le sujet sera examiné aujourd’hui par les trois comités du Conseil de la Fédération : , Affaires étrangères et Droit constitutionnel. Selon les déclarations des présidents de comités à ITAR-TASS, l’abrogation ne devrait poser aucun problème.

En clair,  annonce haut et fort qu’il n’est pas question pour la Russie de s’engager militairement en Ukraine, en dépit de tous les efforts déployés par les Etats-Unis pour l’y pousser. Et en plus, il l’officialise. Le « désengagement » officiel de la Russie est un joli pied de nez à toutes les forces provocatrices qui se retrouvent tout d’un coup orphelines. La guerre civile en Ukraine ne leur sert plus à rien, mais elle est désormais installée, et il leur faudra la gérer, ou plus exactement, s’en dépêtrer.

Telle qu’elle est actuellement, l’armée ukrainienne toute seule ne pourra jamais en venir à bout, mais sera obligée de continuer, ne serait-ce que parce que le FMI ne lâchera les 18 milliards promis et dont l’ ukrainienne a cruellement besoin que quand le Donbass sera reconquis. Que peuvent faire les Etats-Unis, l’OTAN et l’ ? Pas grand-chose, pas même éteindre l’incendie qu’ils ont allumé sans l’aide de la Russie. Ils sont bel et bien piégés, comme l’URSS le fut en Afghanistan.

Jusqu’ici, la Russie s’est contentée d’observer, condamnant et pointant du doigt toutes les provocations et les actes  qui, de jour en jour, décrédibilisent leurs commanditaires et font apparaître leur motivation à la population européenne et mondiale, réduisant à néant tous les effets de la propagande médiatique qui avait été mise en place.

Aujourd’hui, même si les provocations s’avèrent désormais inutiles, tout retour en arrière semble néanmoins impossible, à moins d’un bouleversement dans lequel la Russie jouera un rôle majeur, donc forcément aux dépens de l’OTAN. Mais quelle que sera l’attitude des Etats-Unis/OTAN/UE, l’avenir des génocidaires de Kiev s’annonce sombre.

http://philippehua.com/2014/06/25/les-etats-unis-et-lotan-pris-a-leur-propre-piege-en-ukraine/

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L'Observatoire du Grand Remplacement

Suisse

La Suisse doit rétablir des contingents pour tous les étrangers à partir de quatre mois de séjour. Le Conseil fédéral (gouvernement) a opté vendredi pour une application stricte de l’initiative sur l’immigration de masse acceptée de justesse le 9 février par le peuple. Le conflit avec Bruxelles est programmé.

Le gouvernement a chargé les départements compétents de demander l’adaptation de l’accord sur la libre circulation des personnes. Mais l’UE a déjà dit qu’il n’était pas négociable. Les quotas et les priorités nationales vont à l’encontre des traités de l’UE, répète la Commission européenne depuis la votation.

Le Conseil fédéral en est conscient. Il cherche à provoquer une nouvelle votation: le peuple devrait alors choisir entre dénoncer la voie bilatérale ou remodifier la constitution pour supprimer l’article constitutionnel ajouté le 9 février… […]

Quel que soit le sens dans lequel on retourne la question, on constate qu’il est impossible de concilier…

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L'Observatoire du Grand Remplacement

Un rapport vient de sortir au Royaume-Uni qui montre l’hostilité grandissante des Britanniques aux flux migratoires. La démographe Michèle Tribalat decrypte les résultats de cette enquête.

Les Britanniques sont, dans une écrasante majorité, favorables à une réduction de l’immigration: 77 %, et 56 % veulent même voir cette immigration très fortement réduite («a lot»). Cette opinion reste majoritaire, même si elle est moins répandue, chez les plus éduqués. Elle est aussi majoritaire parmi les migrants et enfants de migrants (60 %) même si c’est dans une moindre proportion que chez ceux qui sont d’ascendance britannique sur deux générations (82 %). Ce désir de voir le Royaume-Uni échapper au régime migratoire qu’il connaît depuis une décennie (environ 2,5 millions d’immigrants supplémentaires en dix ans) touche également une bonne partie des Britanniques qui déclarent que l’immigration a un impact positif sur l’économie: 54 % d’entre eux souhaitent toujours voir l’immigration réduite…

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L'Observatoire du Grand Remplacement

La Suisse, qui a décidé le 9 février dernier par référendum de mettre fin à « l’immigration massive », a dévoilé ce vendredi les grandes lignes de sa future nouvelle politique dans ce domaine, avec l’établissement de contingents pour les courts séjours des étrangers, pour les frontaliers, et aussi pour ceux qui veulent s’installer dans le pays.

Ces dispositions ont été annoncées par Mme Simonetta Sommaruga, ministre suisse en charge du dossier, au nom du gouvernement, et ont pour objectif la mise en œuvre du référendum du 9 février, une obligation selon le système de démocratie directe suisse, car c’est une décision du peuple, et le peuple est souverain. Actuellement, il n’y a aucun quota pour les frontaliers, qui peuvent actuellement travailler en Suisse pour autant qu’ils décrochent un contrat d’embauche, ni pour les travailleurs saisonniers. En outre, Berne a indiqué vendredi que les cantons pourront prendre des mesures supplémentaires, pour protéger…

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