Archives de la catégorie ‘MOYEN-ORIENT’

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© Gali Tibbon, AFP Pool, AFP | D’après Arnaud Mimran, le premier ministre
Benyamin Netanyahou aurait reçu un million d’euros de financement de sa part.

Texte par Bahar MAKOOI

L’homme d’affaire franco-israélien, Arnaud Mimran, a affirmé avoir versé un million d’euros au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour une escroquerie au marché du carbone.

La phrase bredouillée par Arnaud Mimran devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 19 mai, a de quoi donner des sueurs froides au Premier ministre de l’État hébreu. Alors que l’homme d’affaires franco-israélien comparaissait dans une affaire d’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le prévenu a déclaré qu’il avait versé un million d’euros à Benjamin Netanyahou, ont rapporté des journalistes de Mediapart et Haaretz, présents durant le procès.

Tout est parti d’une remarque du président du tribunal correctionnel, prononcée dans le flot des audiences de ce procès fleuve – Mimran comparait aux côtés de 11 autres personnes et deux sociétés pour une arnaque à la taxe carbone d’un montant de plus d’un milliard d’euros entre 2008 et 2009.

« Je lui [Netanyahou] ai versé un million », a fini par lâcher l’homme d’affaire en hésitant sur les syllabes, raconte Michel Deléan de Mediapart. Auparavant, le magistrat avait dû insister, rappelant au prévenu que cet élément figurait dans son dossier et qu’il ne s’agissait donc pas seulement d’une rumeur dans la presse, comme l’avait suggéré l’avocat de Mimran.

Lire plus: http://www.france24.com/fr/20160520-arnaud-mimran-justice-million-euros-premier-ministre-israel-benyamin-netanyahou-co2

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Vacances en famille à Monacomimran neta

Le riche homme d’affaire et l’actuel Premier ministre israélien se fréquentent de longue date. Le site d’investigation avait obtenu, en mars, des photographies montrant Arnaud Mimran, attablé aux côtés de Benjamin Netanyahou, lors de vacances familiales à Monaco en 2003.

« D’après plusieurs témoignages concordants, la famille [Mimran] a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo [à Paris, dans le très chic 16e arrondissement] à Netanyahou », avait alors révélé le média français.

Mimran et la mafia « franco-israélienne »

Prévenu de premier plan dans l’affaire de l’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le financier n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier. Son nom revient dans plusieurs dossiers d’assassinats.

http://www.france24.com/fr/20160520-arnaud-mimran-justice-million-euros-premier-ministre-israel-benyamin-netanyahou-co2

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Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)

© Photo. http://syria.mil.ru

17:45 22.12.2015
Les médias norvégiens ont eu accès à un rapport de la société de conseil Rystad Energy fait à la demande du ministère norvégien des Affaires étrangères qui avait annoncé en juillet 2015 que la Turquie achetait le pétrole des rebelles de Daech tout en étant membre de l’Otan.

Début décembre, le ministère russe de la Défense avait présenté différentes images prouvant la complicité de l’Etat turc avec le groupe terroriste, notamment des images satellites de camions-citernes chargeant du pétrole dans des installations contrôlées par l’EI en Syrie et en Irak, et qui franchissaient ensuite la frontière turque. La Turquie, quant à elle, nie jusqu’à présent son inculpation dans le trafic.

 

Pourtant, en juillet déjà, la société de conseil norvégienne Rystad Energy avait écrit un rapport selon lequel la Turquie avait vraiment acheté le pétrole de Daech. Des citations de ce rapport secret ont fuité dans l’un des journaux locaux:

« Malgré le fait que l’Otan participait activement à la lutte contre l’Etat islamique, le rapport du ministère norvégien des Affaires étrangères a démontré que la Turquie, pays membre de l’alliance, achetait le pétrole des terroristes. D’après les documents secrets, la plupart du pétrole emporté par l’EI de la Syrie et de l’Irak a été livré en Turquie. Le rapport a été préparé par la société de conseil à la demande du ministère norvégien des Affaires étrangères », lit-on dans un article de la revue norvégienne.

Russia Today a contacté Rystad Energy, mais la société a redirigé le média au ministère des Affaires étrangères.Le ministère a confirmé que le rapport avait été fait par la société internationale de conseil et l’a qualifié d’une de ses sources d’information.

Pourtant, le ministère a également souligné que le document reflète l’opinion de ses auteurs.

Le général de division de l’armée de terre française Vincent Desportes a commenté ainsi la situation avec la Turquie:

« Toute l’ambiguïté de la Turquie est qu’elle est dans l’Otan sans y être, qu’elle veut être dans l’Europe sans y être et qu’elle mène un double jeu par rapport à Daech. Son véritable ennemi n’étant pas l’EI mais les mouvements kurdes indépendantistes. La Turquie devient effectivement un danger pour tout le monde. Et la solution de la crise dans laquelle nous sommes, passe bien par la Turquie qu’il faudra ramener à la raison de manière à ce que la Turquie comprenne quels sont ses véritables intérêts et non pas ses intérêts à court terme ».

Ayant dévoilé trois itinéraires de livraison du pétrole de l’EI en Turquie, le ministère russe de la Défense a également fait remarquer qu’à l’heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes étaient engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu’à 200.000 barils de brut.

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14:20 09.12.2015(mis à jour 14:21 09.12.2015)

Combien l’État islamique gagne-t-il grâce aux gisements pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie et comment arrive-t-il à écouler son pétrole malgré les bombardements de la coalition occidentale: le LA Times s’est chargé d’expliquer les schémas de production et de distribution de l’organisation terroriste.

Comme l’indique le quotidien, la majeure partie du pétrole exploité sur les territoires contrôlés par Daech en Syrie et en Irak est vendue à des petites raffineries privées, essentiellement dirigées par des civils qui ne sont pas affiliés aux groupes islamistes.

Les principaux clients de Daech seraient donc des citoyens ordinaires, privés de leurs moyens de subsistance habituels à cause du conflit. Selon les analystes, ces civils garantissent la stabilité du commerce pétrolier de Daech car ils raffinent et transportent le pétrole, mais subissent également la majeure partie des attaques de la coalition occidentale menée par les USA contre l’État islamique, sans être dédommagés pour autant par les terroristes.Selon certains experts, sans l’approbation des autorités turques Daech ne pourrait organiser un trafic pétrolier de cette ampleur.

Telle est notamment la position du chef de la commission énergétique du Kurdistan syrien Salman Khalaf, qui explique que « la Turquie est l’unique pays dont les frontières sont ouvertes à Daech ».

C’est également l’avis de l’ancien conseiller irakien pour la sécurité nationale Mowaffak al-Rubaï: « Aucun groupe rebelle, Daech ou autre, ne peut survivre sans qu’un pays voisin ne les soutienne ou ne ferme les yeux sur ses agissements ».

Le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assim Jihad pense également que l’État islamique ne peut pas agir en solitaire: « Daech ne peut pas gérer une tâche de cette ampleur (le transport de pétrole) sans aide extérieure. Il doit y avoir une certaine coopération avec d’autres organisations ».De son côté, l’expert du Forum américain du Moyen-Orien Aymenn Jawad Al-Tamimi propose un autre point de vue. Selon lui, les exportations de pétrole depuis les territoires occupés par Daech pourraient suivre d’autres itinéraires.

Le LA Times note qu’une grande partie du pétrole n’arrive pas jusqu’aux marchés extérieurs et est utilisée à des fins intérieures sur les territoires contrôlés par Daech.

Selon les estimations des experts, le pétrole syrien et irakien rapporte aux extrémistes entre 2 et 3 millions de dollars par jour. D’après le ministère russe de la Défense, ce chiffre a pu être divisé par deux depuis le début de l’opération aérienne russe en Syrie. Selon Mowaffak al-Rubaï, en 2014, l’État islamique a gagné 800 millions de dollars. « Daech vend le pétrole irakien et syrien sur le marché noir turc à des prix deux fois inférieurs à ceux du marché international », déplore-t-il.

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Les Etats-Unis ne voient pas le trafic pétrolier entre Daech et les Turcs alors que ce pays avait vu en son temps des armes de destruction massive inexistantes en Irak… Cela serait grotesque si ce n’était tragique… (note de Danielle Bleitrach)

 "Mientras Assad permanezca en el poder será imposible detener la guerra".

« Si Assad reste au pouvoir il sera impossible d’arrêter la guerre ». | Photo : Reuters

Le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, John Kerry, a dit  que le fait que la Russie et l’Iran « soutiennent le gouvernement d’Al-Assad » représente une menace pour la sécurité de leur nation.

Le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, John Kerry, a déclaré que son pays prendra des mesures dures contre la Russie et l’Iran, si elles empêchent un changement de gouvernement en Syrie et apportent leur  soutien au Président Bashar Al-Assad.

« Si la Russie et l’Iran forment une coalition et permettent à Al-Assad  de faire échouer le processus de (…) Nous devrons prendre des mesures sévères », a dit Kerry ce samedi lors d’une conférence tenue samedi à Washington.

À cet égard, le responsable américain a déclaré que son pays ne peut autoriser que les événements se  développernt « de cette façon parce que cela  représente une menace pour la sécurité des Etats-Unis et de tous les pays d’Europe «  .

De même, il a insisté sur le fait qu’il ne peut  être mis fin au conflit en Syrie si Assad ne quitte pas le pouvoir.

« Tant que Assad restera au pouvoir il sera impossible d’arrêter la guerre », a-t-il déclaré.

Kerry a ajouté que Washington et ses partenaires cherchent à faciliter la transition en Syrie sous la supervision de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

À la fin  novembre, le président syrien a souligné qu’al – Assad a déclaré qu’il n’y aura aucun plan de transition ou d’élections, tant que des groupes terroristes comme l’État islamique autoproclamé (AE) et le front al – Nusra,  contrôle de vastes régions du territoire syrien.

Alors que le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié d’inacceptable d’exiger le départ du pouvoir du président syrien, Bachar al – Assad, au lieu de s’unir contre les terroristes.

DANS LE CONTEXTE

Depuis le 30 septembre, l’Aviation russe lance des attaques contre les positions des groupes terroristes en Syrie, suite à une demande du Président du pays.

Les cibles des attaques sont désignés par  les renseignements recueillis par la Russie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.

Moscou insiste sur le fait que l’opération militaire n’est pas faite en défense du gouvernement syrien, mais contre les terroristes, alors que les Etats-Unis et ses alliés accusent la Russie de « s’efforcer de maintenir Al-Assad au pouvoir ».

Depuis mars 2011, la Syrie vit un conflit armé qui a fait plus de 250 000 morts, selon les estimations par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/12/06/42893/

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Syrie: la France ne fait plus du départ de Bachar un préalable à une transition politique

Syrie: la France ne fait plus du départ de Bachar un préalable à une transition politique

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le président de la république François Hollande à La Valette à Malte, le 11 novembre 2015 Matthew Mirabelli

A la recherche d’une entente internationale la plus large possible contre l’Etat islamique (EI), la France ne fait plus du départ du président Bachar al-Assad un préalable au démarrage d’une transition politique en Syrie.

lire: http://www.rtl.be/info/monde/international/syrie-la-france-ne-fait-plus-du-depart-de-bachar-un-prealable-a-une-transition-politique-776554.aspx

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La Russie bombarde la Syrie… avec ses armes vieillies, sinon vieillottes

Tu_22 bombing bayLa première photo parue n’est pas sans étonner, en effet. C’est celle de la soute d’un bombardier russe censé être en train de larguer ses bombes sur Daech, en Syrie (ou plutôt sur les opposants à Bachar de l’armée syrienne libre). La vue révèle une soute ancienne, avec ses câbles et tuyauteries apparents. Celle d’un bombardier Tu-22M dont la disposition interne est bien connue. Or l’avion a volé pour la première fois en… 1969, les engins de production ayant volé trois ans plus tard et la version vue en Syrie  a volé en 1976 pour la première fois. En somme, la Russie bombarde avec des avions vieux de… bientôt 40 ans. L’engin a été connu pendant la guerre d’Afghanistan, où il faisait comme le B-1 américain, à savoir qu’il servait de camion à bombes conventionnelles. : il servira de même pour pilonner et écraser Grozny ou plus tard en Georgie, où l’un d’entre eux sera abattu par un missile S-200 Dubna, qui lui était sorti en… 1966. Le bombardier de 112 tonnes à pleine charge ne peut lancer de bombes guidées, aussi se contente-t-il de les larguer de haut, bombing syria TU-22ses contres-mesures anti-missiles semblant bien vieillottes et dépassées. L’avion à un autre handicap (outre sa gourmandise en kérosène) il ne vole qu’à 2300 km maxi de sa base car il est dépourvu de perche de ravitaillement. Question précision de bombardement, la Russie est avec ce modèle fort en retard  : s’il y a bien eu un test en 2009 sur un exemplaire de conduite de tir à partir de données GPS fournies par le réseau de satellites Glonass, pour l’instant, et faute de crédits, peu d’appareils semblent en avoir été équipés, même si en 2012 on annonçait la livraison d’un premier exemplaire opérationnel du genre. Trente appareils auraient du suivre, mais en 2014 encore, Ria Novosti (le pré-Sputnik) annonçait pouvoir en recevoir « 10 au final » si tout allait bien « avant la fin de l’année« . L’analyste Piotr Bukowski,dans un numéro de Combat Aircraft de 2014, après étude d’images satellites, expliquait que sur les 500 construits, il en reste fort peu en état de fonctionner (les ukrainiens ont été détruits en 2002  à la pelleteuse, pour respecter les accords SALT) :  28 avions à Shaykovka, 40 à Belaya à et 10 à Ryaza, selon lui. Soit moins de cent exemplaires. Et même pas 10 équipés du nouveau dispositif de bombardement !!! C’est donc un bon vieux camion à bombes de la guerre d’Afghanistan qui a repris du service, bonjour les dégâts collatéraux en cas d’emploi au dessus de villes  !!! Cela n’a pas empêché le magazine pro-Poutine Sputnik de pavoiser, pourtant aussitôt après (on remarquera les bombes larguées au dessus d’un tapis de nuages, sans assistance GPS : à se demander où ça a bien pu tomber !!!). 

canard russe

su-34Le deuxième engin révélé, s’il semble lui aussi nouveau sur un conflit… n’est pas non plus un appareil neuf, loin s’en faut. Haut sur pattes, train principal à diabolo en ligne, bec de canard comme pointe avant et vaste cockpit deux places côte à côte, c’est bien le Su-34 en effet. Dérivé des Su-27, il a volé pour la première fois il y a 25 ans, déjà, pour le prototype ! Au départ, c’était un avion destiné à la… surveillance maritime longue distance : à bord, il y a même des toilettes à bord et un four à micro-ondes pour se faire à mangesu-34 constructionr !!! On ne sait pas quel menu est prévu pendant le bombardement de Daech : du bacon, peut-être ?). Mais l’engin a longtemps été laissé de côté, faute encore une fois de crédits : l’armée de l’air russe ne l’a commandé qu’en 2008, seize ans après le vol du premier avion de production!!!

« L’écraseur ultime de Daech » selon Sputnik revient de loin en effet : prévu pour remplacer les Fencer Su-24 de la Marine russe, on l’avait mis de côté en prolongeant la vie de ces derniers, qui s’étaient montrés robustes et efficaces : la Russie n’avait tout simplement pas d’argent pour le construire. On l’oublie, mais l’armée russe sort à peine de dizaines d’années de disette et de bricolages en remplacement. Décrit comme « l’avion le plus avancé envoyé en Syrie » par the Aviationist, ce qui me semble un peu abusif, l’engin n’a été déployé à Latakia qu’à six exemplaires seulement. Lors du défilé de 2015, on a pu en voir 14 en vol… mais il n’y en a pas beaucoup plus sur les 92 commandés par Poutine en 2012… les chaînes de production, restées fort archaïques, comme on peut le voir dans ce superbe reportage (et celui-ci) sont nettement à la traîne (photos English Russia).

russiancrash3L’appareil emploie à vrai dire fort peu de matériaux modernes, type composite, et son architecture générale à base d’aluminium est archi-traditionnelle, avec longerons et lisses rivetés. La grande industrie de guerre poutinienne moderne est en fait un petit artisanat spécialisé à la JP Pernaud (l’avion a 57 000 pièces paraît-il, faites ou montées à la main) ! A noter que les avions envoyés en Russie ont été pris sur les stocks existants, et leurs insignes russes... ont été masqués. Seul le numéro (« Bort »est laissé visible. Comme bombes, l’avion emporte sous le ventre une bombe guidée par satellite, de 500 kilos, la KAB-500S-E, comme on peut le voir ici. Mais celle-ci est loin d’être récente : elle est apparue pour la première fois en… 1979 (le modèle utilisé étant sa mise à jour de 2000). Aux dernières nouvelles celle de Sputnik, bien sûr, les fameux Su-34 devraient encore s’améliorer en « recevant des containers spéciaux, conçus pour être installés au-dessous du fuselage des missiles, grâce auxquels les bombardiers Su-34 pourront se défendre et mener également de puissantes attaques électroniques » : à croire qu’ils n’y avaient pas pensé, ou que leurs Su-24, destinés au départ à le faire, avaient déjà à oublié comment faire. Ou ne savaient plus faire… espérons que les pilotes russes de Su-34 seront plus doués que celui qui s’est planté en Astrakan à la base aérienne de Privolzhskiy… en août dernier. Un cheval de bois aussi parfait, c’est assez rare avec un aussi grand avion !

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-24L’autre camion à bombes (conventionnelles) favori des russes est le « cheval de trait » de l’aviation : ce bon vieux SU-24 Fencer. Le clone façon russe du F-111 américain, en plus petit et en beaucoup plus rustique (son fuselage était entièrement rectangulaire de section au départ, sur le prototype, taillé au couteau). Il a participé à tous les conflits de ces quarante dernières années, ayant commencé sa carrière en Afghanistan. Premier avion russe tous temps à calculateur digital (le Su-25 fonctionnait encore avec des tubes à vide !) il devait emporter au départ de l’étude quatre petits réacteurs centraux pour décoller court et ne pas avoir d’aile à géométrie variable. Les russes sachant revirer de concept à une vitesse grand V, c’est finalement le contraire qui a été réalisé ! Rapide (il est de la classe des Mach2) et surtout résistant, il s’est imposé dans un rôle pas prévu au départ, celui de l’attaque au sol (avec lui aussi des bombes guidées comme ici découvertes en Libye). Si c’est un avion plus équipé que ses contemporains russes en contre-mesures, ses équipements aujourd’hui vieillissants ne semblent plus pouvoir le protéger :queue su-24 libye il a été abattu en Libye et récemment en Turquie, mais il est vrai aussi par des armes de DCA conventionnelles contre lesquelles il n’y a que le blindage qui protège (en Turquie, ses contre-mesures ont failli face aux Sidewinder turc). Les syriens, qui tenaient à leurs appareils (ah, la musique qui accompagne le docu de propagande de Bachar..!!), les avaient fait garder par… des mercenaires russes, bien avant que Poutine ne se décide à intervenir de façon plus… visible. Ceux-là, on les avait retrouvés… en Ukraine.

Il a aussi été l’objet de la ferveur inattendue de l’extrême droite, qui a monté en neige tout un hoax au sujet d’un de ses passages bas en Mer Noire, en avril 2014, près d’un navire américain, l’USS  Donald Cook qui aurait selon les complo-tistes bruns complètement déstabilisé ses ordinateurs de bord. L’article, un hoax évident, avait été recopié partout, comme ici chez « Voltaire »…. tous les sites « conspis » avaient en fait recopié le même texte !!! En 2015, l’ USS Ross (DDG-71) allait lui aussi voir un passage du même type d’un Su-24, destiné selon toute vraisemblance à capter quelques émissions du destroyer, comme pour le Cook… rien de très spectaculaire : pas la peine d’écrire comme certains que les « USA ne sont même pas prêts pour la guerre » ou que « l’OTAN n’est pas rassuré « !! David Cenciotti, de chez Reuters (et du site spécialisé déjà cité), était presque lui aussi tombé dans le panneau, lui aussi en évoquant une « agression » les pilotes russes sont essentiellement casse-cous, ça on le sait. Hélas, parfois, et le passage bas une de leurs grandes spécialités. en Su-24, notamment.

putine blakcjackL’autre belle bête sortie du hangar par Poutine est son plus gros bombardier au catalogue : l’immense Tu-160 Blackjack, sorte de B-1 US qui aurait pris des stéroïdes. Conçu en même temps que l’américain (en 1981, soit il y a… 34 ans, la production du B1 avait été arrêtée avant de reprendre sous Reagan) c’est un monstre ravitaillable (capable de voler ainsi 23 heures d’affilée) qui fait ses 270 tonnes à pleine charge. Il devait être construit à 150 exemplaires à partir de 1987 mais l’implosion de l’URSS a réduit le chiffre à 35, dont à peine 14 qui volent encore sur les 16 désormais restants en stock. L’appareil a les faveurs de Poutine, et ses idées de grandeur, qui a souhaité la relance de sa chaîne de fabrication, alors qu’il n’en a pas vraiment les moyens (mais il adore bluffer, on le sait; comme il adore poser en photo). Un exemplaire a été modernisé en 2014, les autres devraient l’être dans les années à venir.. mais rien n’est sûr et rien surtout n’a été mis en chantier comme chaîne de montage remise en route : là encore, les sites d’extrême droite soutiens de Poutine mentent effrontément en affirmant leur reprise immédiate. A ce jour, seuls l’unité des moteurs a été relancée, et ce uniquement pour maintenir la flotte actuelle en état de vol.  C’est donc encore à l’état de projet, les premiers avions neufs ayant été annoncés comme étant livrables en 2023 : à savoir 42 ans après leur conception, ce qui est une totale hérésie (ne serait-ce que par l’évolution des défenses adverses) !!! La seule phase de modernisation des 14 restants devrait se terminer en… 2019, s’il n’y a aucun retard : on doute donc fortement de la relance des chaînes de fabrication pour les fameux « 50 exemplaires » neufs promis par Poutine … 

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Lourd et encombrant, en Syrie, il a surtout servi de vitrine d’armement, en qualité de lanceur de missile de croisière  à longue portée Raduga NPO kh-555 (équivalent du Tomahawk US) ou de Raduga Kh-101 arrivés en 2013, et guidés par le système Glonass (le GPS russe)filmé missile. Les missiles sont largués chez lui d’une baie rotative. Ils sont donnés pour des portées mirifiques (3000 ou même 5000 km ?), mais cela paraît très exagéré. En Syrie, leur emploi frise l’anecdotique, en réalité : 35 missiles seulement auraient été lancés sur la Syrie, dit officiellement la Russie, et par des Tu-22M, des Blackjack et même des Tu-95 Bear (2). Soit une dizaine par type d’appareil, pas plus. La sortie des Blacjacks est vraiment une manifestation de capacité de bombardement et non une attaque visant à un véritable résultat.  En effet, selon Air Et Cosmos, le 20 novembre, deux Blackjack ont décollé d’Olenegorsk, longé les côtes de Norvège, puis celles des les Britanniques pour descendre en Méditerranée via Gibraltar, puis l’ont traversée pour lancer leurs missiles et sont repartis… droits devant eux, en survolant la Syrie, l’Irak et l’Iran pour remonter ensuite en Mer Caspienne et se poser sur la base d’Engels. Le périple effectué a été de 13 000 km. Ce qui est bien une prouesse technologique, avec ravitaillements successifs… et accord des pays traversés, et pas d’opposition en vue…   le magazine révèle aussi que des missiles largués ont manqué leur cible; ou ont mal fonctionné : l’un s’est écrasé en Iran, son aile ne s’étant pas déployée. Ici à droite un missile  Kh-101 tiré d’un croiseur en Mer Caspienne en train de passer à basse altitude  au dessus du Kurdistan.

bearLes derniers avions cités sont le pompon de l’histoire : c’est la variante bombardier du Tupolev commercial  Tu-114, ou plutôt l’inverse (le commercial est bien le descendant du militaire !), qui a volé pour la première fois le 12 novembre 1952. Véritable archaïsme volant (ici à droite), c’est aujourd’hui encore le bombardier le plus bruyant au monde avec ses énormes turbopropulseurs. La Syrie a donc aussi été bombardée par un engin volant à hélices… archéologiques, car vieux de 64 ans (le record du B-52 est battu !). Bear-Bomber-600x400-490x327Un avion qui a tendance désormais à s’écraser tout seul, obligeant la Russie a les mettre à l’écart parfois quelque mois le temps de l’enquête !! Ils sortent très souvent de leur propre musée de l’aviation, selon les humeurs de Vladimir, sans doute, venant titiller les suédois ou les anglais le long des côtes, voir les USA, en Alaska, un grand sport international russe (jouer avec les nerfs des autres pays, ici le Portugal) qui perdure depuis plus de 50 ans... ils sortent plus que les Blackjacks, car ils consomment moins de kérosène que les avions à réaction ! Encore heureux que Poutine ne se soit pas entiché du M-50 Bounder pour le ressortir de la naphtaline lui aussi !!! La Russie possède encore aujourd’hui  Tu-95 dont 42 sont positionnés dans l‘oblast d’Ukraine, l’ancienne base des  Myasishchev M-4 Bison retirés du service.

Passe donc sur le Su-25 Frogfoot, dont j’ai déjà décrit l’historique (ça paraîtra bientôt ici je pense), et déjà aussi expliqué l’arrivée des modèles iraniens en Irak (c’est à lire ici), venons-en à ce que je vous ai dit en premier. Car pour coordonner tous ces bombardements, il faut de bonnes cartes, ou de belles photos des objectifs à atteindre. Et c’est là qu’on va se permettre de sourire, sinon de rire. Car dans ce domaine, la Russie de Poutine est plus qu’en retard. Et je ne parle pas des drones (où la aussi c’est dramatique), mais des satellites bien sûr. Car dans ce domaine criant, celui de l’observation des champs de bataille, la Russie fonctionne toujours au temps de l’URSS de Kroutchev. Poutine le flamboyant, on vient de le voir, fait du neuf avec beaucoup de vieux, avec son aviation militaire. Dans le domaine de l’astronautique miliaire, c’est pire encore, et ça frise tout simplement le ridicule !
persona1Les russes ont en effet lancé le 23 juin dernier seulement leur troisième satellite militaire Persona (ici à gauche déployé) Le premier avait été lancé en… 2008, (sous le nom de Cosmos 2441) c’est un très gros satellite (il pèse 16 tonnes  !) qui n’est pas vraiment original : il n’est que la mise à jour d’un vieux projet, le Sapfir, imaginé en 1979… et tombé dans les oubliettes à la fin de l’Union Soviétique en 1990. En fait, ils ressemble à un autre engin, le Resurs-P, lui-même lancé en 2013, destiné lui au domaine civil : c’est même son cousin direct. persona2C’est tout bêtement un télescope type Korsch à 3 miroirs (c’est un système Cassegrain amélioré, pour ceux qui font de l’astronomie) dont le principal fait 1,5 mètres de diamètre (ici à droite on les distingue), et qui prend des photos qu’il envoie sur terre par radio. Les satellites James Webb, le futur remplaçant de Hubble et Euclid (qui devrait être lancé en 2020) auront le meme principe. L’engin envoie en effet ses clichés au sol par radio, au contraire de la génération précédente : enfin c’est ce qu’il devait faire, car il n’a fonctionné que quelques jours avant de tomber en panne, son électronique ayant flanché. Le second modèle lancé en 2009 (Cosmos 2486) a lui aussi bien des déboires, avant de finir par envoyer des images mais pas avant… 2014 (c’est un miraculé en astronautique). bars m goodBref, cela fait peu de temps que les militaires russes peuvent admirer des photos de champs de bataille, et encore, seulement tous les trois jours (selon la révolution des satellites, il leur faut ça pour repasser au dessus du même point). Ici un des clichés transmis par Persona en juillet 2014 lors du conflit en Ukraine (c’est un des fameux  Buk-M1 « anti-aircraft system » près de Donetsk). Bref, c’est encore loin d’être au top ! Le dernier Persona a été lancé sous le nom de Kosmos-2506. En satellites d’imagerie radar, ce n’est guère plus reluisant. Car il n’y a pas que dans ce secteur que l’équipement fait défaut. Le satellite radar Kondor, développé depuis 1993 et lancé 20 ans plus tard seulement, en 2013 !) est lui aussi tombé en panne l’année suivante de son lancement !!! La Russie dispose quand même d’un satellite de cartographie militaire récent, leur « premier satellite tout digital » le Bars-M (ici à gauche), un engin de 4 tonnes, à télescope LOMO (la même firme qui fait des appareils photo cheap) , dont le premier exemplaire a été lancé le 27 février de cette année, là encore. yantarIl est toujours exemplaire unique. Lui aussi envoie ses données par radio. Mais on ne sait pas grand chose de son fonctionnement actuel, et il semble être une solution vite construite à bas coût (3)… Ce que l’on sait en revanche c’est que la Russie a pris un incroyable retard sur les américains, dans ce domaine crucial de l’imagerie instantanée destinée aux militaires. Alors qu’eux dispose d’une mini-navette qui reste plus d’un an en l’air et se déplace où elle veut, ou presque, lorsqu’elle est en orbite… A un tel point, qu’elle s’est remise à lancer le 5 juin dernier du dernier exemplaire de la série des Kobalt-M, un satellite reposant sur la méthode désormais archaïque de réaliser des photos sur une bande de film qui s’enroule dans une capsule qui est éjectée quand on souhaite voir ce que le satellite a survolé (ses deux capsules largables sont bien visibles ici). Le procédé date de… 1960, avec le satellite Discoverer 14, premier a avoir vu sa capsule de film rattrapée au vol par un avion C-119, et qui donnera la famille des Corona et son aboutissement avec l’énorme KH-9 Hexagon, lancé pour la dernière fois en 1986 (c’était le 20 eme de la série). La première capsule de pellicules a été récupérée le 17 septembre dernier dans le Kazakhstan… juste avant que Poutine ne décide de faire bouger ses avions, direction… la Syrie !

L’usage du Kobalt-M russe, vestige de la Guerre Froide, satellite archéologique à film récupérables, est, davantage encore que ses avions, le symbole même des rodomontades d’un Vladimir Poutine qui se dit prêt à faire la guerre alors qu’il n’en a pas les moyens réels… Le Kobalt-M n’est qu’une amélioration du Yantar-4K2 qui a été lancé pour la première fois en… 1981. Les études sur le modèle remontent à 1964, aux tous débuts de l’astronautique !!!

PS: la Russie n’est pas la seule à faire dans le vieux : l’Angleterre a envoyé hier ses premiers Tornado, des avions apparus en 1974 pour la première fois (son Eurofighter pas fait pour l’attaque au sol est en train d’apprendre à le faire). La France bombarde avec des Rafale, imaginés au milieu des années 80 et mis en service en 2002 seulement, mais aussi avec le Mirage 2000D qui a volé pour la première fois en 1991…

syria-leaflet_0(1) c’est vite devenu une série de plusieurs bombardements et non un seul, et c’est bien une propagande, qui ne faisait que répondre à l’annonce des 280 camions décrits comme détruits par les bombardements US (283 ici)… deux propagandes qui se répondent mutuellement, donc, plutôt que de vraies infos… des attaques menées par des A-10 Warthogs et des AC-130 Specter Gunships, selon la presse US, dont une attaque menée à Al-Bukamal. Le Phacochère, qui ne veut pas partir en retraite et que le F-35 ne saura pas remplacer (j’y reviendrai).. Un chiffre fort variable, donc, ici 280 (au Figaro c’était « autour de 300« ) , là 116 ou bien « plus d’une centaine » pour RT Russia, qui a tout intérêt à en citer moins… côté US et 1000 au moins côté russe…. chez Silvia Cattori, chez l’égérie de la sphère Meyssan, sponsorisée par le site mondialisation.ca, encore un autre chiffre,  ils  étaient « 500 » selon elle... A ce rythme là, en tout cas, il devrait y avoir bientôt plus de camions détruits que de terroristes pour les conduire… sans compter les mêmes gogos gavés de Meyssan pour tomber dans le panneau... comme autre communication, on a eu droit aussi à cet incroyable « leaflet » (un avertissement ici) qui aurait été balancé avant les bombardements pour prévenir les conducteurs… une information donnée par le porte-parole US de la coalition anti-Daech. A cette occasion, l’armée US avait ressorti en exemple l’Operation Tidal Wave de 1943 contre les réservoirs nazis de Ploesti, en Roumanie… histoire d’enfoncer le clou, sans aucun doute.

(2) lire ici :

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-1/

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-2/

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-sur-la-lune-3/
(4) à noter cette incroyable lien possible entre le scientifique et industriel d’origine irakienne mort à Chevaline, dont la spécialité était justement la réalisation de télescopes spatiaux à bas coûts chez Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL). Ici à droite le télescope du satellite d’observation « low-cost »auquel a participé Saad al-Hilli.

 

kosmos

sources :

http://www.russianspaceweb.com/persona.html

sur le Su-34 et le Su-24

à noter le Leninets B005 Multimode Attack Radar phases array à l’avant du Su-34.

http://www.ausairpower.net/APA-Fullback.html

http://www.n2yo.com/satellites/?c=30

L’appli permet de suivre le Persona III – Kosmos 2506, qui est ici à gauche en train de survoler le Soudan le 3 décembre vers 8h du matin heure locale à Paris. Il fait du 7,5 km à la seconde, à 200 ou 700 km d’altitude (son orbite est elliptique)…

Sur le Lomo :

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://photography.tutsplus.com/articles/a-guide-to-russian-soviet-former-soviet-cameras–photo-3880

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121107

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121128

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121141

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121258

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121319

la série sur les capsules récupérables commence ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121755

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121183

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121418

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121202

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121184

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122507

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121419

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122014

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121458

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122879

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121464

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122389

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-122876

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-folies-de-la-guerre-froide-121933

http://www.centpapiers.com/la-russie-bombarde-la-syrie-avec-ses-armes-vieillies-sinon-vieillottes/

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Ashti Hawrami: «Nous réglerons le problème de ce commerce criminel.»

Les Kurdes traquent les commerçants d’or noir

Tribune de Genèveil y a 14 heures
Financement du terrorisme
A Londres, le ministre des Ressources naturelles du Kurdistan irakien assure que son pétrole n’est pas lié à Daech.

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Traité de Sèvres

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz

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Contenu du traité de Lausanne

Signataires Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d’Italie
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie

Le traité reconnaît en premier lieu la légitimité du régime d’Atatürk installé à Ankara. Les Alliés obtiennent la reconnaissance par la république turque des pertes territoriales de l’empire ottoman à Chypre, dans le Dodécanèse, en Syrie, Palestine, Jordanie, Irak et Arabie, mais en échange renoncent à demander l’indépendance, voire simplement l’autonomie, du Kurdistan et de l’Arménie, auparavant prévues dans le traité de Sèvres. Au sandjak d’Alexandrette près, les frontières de la Turquie actuelle sont reconnues : la république turque moderne est donc limitée à l’Anatolie (occidentale et orientale) et la Thrace orientale.

Le traité institue aussi des échanges de populations obligatoires entre la Grèce et la Turquie (1,6 million de Grecs ottomans contre 385 000 musulmans de Grèce : ces échanges forcés ont débuté, « baïonnette dans le dos », avant même la signature du traité en juillet 1923). Dans une moindre mesure, les autres signataires sont également concernés, le régime kémaliste souhaitant « rapatrier » des Turcs de Bulgarie, de Roumanie ou du Dodécanèse italien en échange de populations chrétiennes de Turquie (Bulgares de la Thrace turque, Pontiques envoyés en Roumanie, Grecs de Cilicie envoyés à Rhodes). Près d’un demi-million de Grecs de Turquie sont morts (pour la plupart dans les camps ou en route) et 400 000 musulmans, en majorité Turcs, ont quitté, eux, la Grèce pour la Turquie. L’échange de population était strictement basé sur l’appartenance religieuse. Le traité prévoyait quelques exceptions : Istanbul et les îles de Gökçeada (Imbros) et de Bozcaada (Tenedos), où les minorités grecques (300 000 personnes) étaient autorisées à rester, et la Thrace occidentale, où la minorité musulmane (230 000 personnes) était aussi autorisée à rester. Mais, dans les décennies suivantes, les discriminations et persécutions déterminèrent aussi ces populations à quitter leurs territoires de sorte qu’au XXIe siècle il reste 140 000 musulmans en Grèce8 et seulement quelques milliers de Grecs en Turquie.

À Lausanne, le contrôle des Alliés sur les finances et les forces armées turques sont supprimés, ainsi que la zone démilitarisée autour des détroits des Dardanelles et du Bosphore, qui restent cependant ouverts, sans restriction ni contrôle turc, à la navigation maritime internationale. Le traité de Lausanne met également fin au régime des Capitulations qui accordait des conditions favorables aux institutions étrangères en Turquie, surtout dans le domaine économique et scolaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lausanne_%281923%29

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Les zones majoritairement kurdes (en clair).

Les zones majoritairement kurdes (en clair).

La région du Kurdistan est connue par plusieurs termes apparentés au mot Kurde au cours de l’Antiquité. Les Sumériens l’appelaient Kur-a, Tritium ou encore le pays de Karda, les Élamites Kurdasu, les Akkadiens Kurtei, les Assyriens Kurti, les Babyloniens Qardu, les Grecs Καρδοῦχοι / Kardoûkhoi et les Romains Corduene.

La terminaison en -stan dans le mot Kurdistan est un suffixe utilisé par les langues iraniennes signifiant « pays de ». Un autre équivalent en kurde pour désigner la région serait le terme Kurdewarî.

Une des premières apparitions du terme Kurdistan dans l’histoire est due au Sultan Sanjar. Ce roi seldjoukide crée en 1150 une province appelée Kurdistan2. Cette province était située entre l’Azerbaïdjan et le Lorestan; elle comprenait les régions de Hamedan, Dinavar, Kermanshah et Sinneh sur le flanc est des Zagros et s’étendait jusqu’à Kirkouk et à Khuftiyan, sur le Petit Zab3.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l’existence d’une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n’avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d’oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différentes villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.Juste après la Seconde Guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.Cinquante ans plus tard, le 11 mars 1974, Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d’un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d’octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le 16 avril 1987, Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. Entre avril et juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l’armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l’initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l’armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l’offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurdistan

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Typhoon FGR4
La Grande-Bretagne lance ses premières frappes en Syrie

© Flickr/ Alan Wilson

Quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, la Grande-Bretagne a conduit tôt jeudi matin ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions de Daech.
Des Tornado de la Royal Air Force ont « effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes », a souligné un porte-parole du ministère de la Défense.

Le ministère a dans un premier temps refusé de détailler les cibles visées. Quatre Tornado ont décollé dans la nuit de la base d’Akrotiri à Chypre où la RAF dispose de huit appareils de ce type.Des chasseurs-bombardiers supplémentaires devraient être déployés dans les jours qui viennent, alors que la Grande-Bretagne devient le sixième pays à bombarder l’EI à la fois en Irak et en Syrie.

Les frappes britanniques interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé l’extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l’EI, indique l’AFP.

La présence des avions de la RAF en Irak et le fait qu’ils effectuaient déjà des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie expliquent la rapidité avec laquelle ils sont entrés en action jeudi.

Le vote au Parlement, vers 22h30 GMT, a été acquis par 397 voix pour, 223 voix contre. La majorité de 174 a été rendue possible notamment par les voix de 67 députés travaillistes, qui se sont joints aux conservateurs du premier ministre David Cameron, selon le décompte des médias britanniques.

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Le Royaume-Uni bombarde Daech, Hollande et Poutine se félicitentJ.Cl. | 03 Déc. 2015, 07h10 | MAJ : 03 Déc. 2015, 10h37

Base militaire d'Akrotiri (Chypre), jeudi vers 1h30. Quatre avions de combat britanniques ont décollé de la base de la RAF pour bombarder des positions de Daech en Syrie.
Base militaire d’Akrotiri (Chypre), jeudi vers 1h30. Quatre avions de combat britanniques ont décollé de la base de la RAF pour bombarder des positions de Daech en Syrie. (Capture Sky news)

http://www.leparisien.fr/international/syrie-le-royaume-uni-bombarde-daech-57-minutes-apres-le-go-de-son-parlement-03-12-2015-5335631.php

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Syrie : la perfide Albion attaque notre valeureux porte-avions
24 novembre 2015 — François Cornut-Gentille

Afficher l'image d'origineLe premier ministre britannique a proposé hier, à l’occasion de son entretien avec François Hollande, de mettre à disposition de l’armée de l’air française la base aérienne britannique d’Akrotiri, sur l’île de Chypre, pour bombarder les positions de l’Etat islamique en Syrie.

On ne sait pas ce que lui a répondu le chef des armées mais c’est un cadeau empoisonné que vient d’offrir David Cameron. Pourquoi empoisonné ? Parce qu’il rend inutile le déploiement du porte-avions. Une fois de plus diront les mauvaises langues…

Or, à en croire les communiqués et reportages effectués à la gloire du Charles-de-Gaulle, sans l’aéronavale point de salut. Pour mémoire, les frappes aériennes s’effectuent depuis les airs. Aux premières loges, l’armée de l’air agit depuis plusieurs mois et sans discontinuité depuis sa base d’Abu Dhabi et une base en Jordanie, à la frontière syrienne. Disposer d’une base aérienne à Chypre permettrait de frapper l’ouest syrien distant alors seulement de 250 kilomètres : la ville de Homs est à 350 kilomètres (voir carte).

Petit problème : que faire des Rafale de l’aéronavale qui aimeraient bien avoir leur part du gâteau, et les primes qui vont avec ? Les pilotes peuvent très bien décoller d’une base terrestre, eux qui réussissent le réel exploit de décoller et atterrir d’une plateforme navale. Mais, dans un souci d’économies peu évidentes, l’état-major des armées préfèrent envoyer un porte-avions, deux frégates, un sous-marin nucléaire d’attaques et un ravitailleur pour effectuer des frappes moins massives car les avions ne peuvent être « chargés » comme ceux de l’armée de l’air, décollage du porte-avions oblige.

Le Président de la République a appelé à la solidarité européenne pour lutter contre Daesh. David Cameron a répondu positivement en proposant les infrastructures britanniques. Va-t-il oser dire non ?

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