Archives de la catégorie ‘NSA’

ciaL’homme qui était agent de la CIA à Durban en 1962 a précisé son rôle. Une révélation qui devrait attiser les pressions pour que l’agence ouvre enfin ses archives.

Publié le 16 mai 2016

La CIA n’a jamais officiellement admis avoir contribué à l’arrestation de Nelson Mandela, sur une route non loin de Durban, le 5 août 1962, un épisode qui a conduit le militant anti-apartheid à passer vingt-sept années de sa vie en prison. Une interview posthume de son agent à Durban, Don Rickard, révélée par le « Sunday Times », vient confirmer ce que l’on soupçonnait déjà. Rickard reconnaît avoir lui-même donné aux autorités le tuyau qui a permis l’arrestation de Mandela, qui se faisait alors passer pour le chauffeur éthiopien d’un blanc, sous le nom de « David Motsamayi ».

« J’ai découvert quand il venait [à Durban] et comment il venait… C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été attrapé », a confié Rickard au metteur en scène John Irvin, dans le cadre de la préparation d’un film, « Mandela’s gun » qui revient sur la vie du militant, lorsqu’il était encore un guerillero armé.

LIRE plus:http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160516.OBS0575/c-est-bien-la-cia-qui-a-declenche-l-arrestation-de-nelson-mandela.html

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La grille du « camp six » de Guantanamo, le 19 janvier 2012, à Cuba ( AFP/Archives / JIM WATSON )

La prison  en chiffres

AFP le 23/02/2016
Plus de quatorze ans après l’ouverture de Guantanamo, le 11 janvier 2002, la prison militaire qui a cristallisé le sentiment anti-américain post 11-Septembre et que Barack Obama cherche à fermer depuis 2009, renferme encore 91 détenus dont le transfèrement pose question.
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– Américaine depuis 1903

Le centre de détention a ouvert en janvier 2002 sur une base navale américaine de la côte sud-est de l’île du Cuba. Cette enclave de 117 km2 (dont seulement 49 km2 de terre ferme) avait été cédée par Cuba aux Etats-Unis en 1903, pour remercier son puissant voisin de son aide dans la guerre contre les Espagnols.

Les premiers prisonniers arrivent sur la base située à 1.000 km de La Havane, dans la foulée des attentats du 11-Septembre. Ces détenus sont qualifiés de « combattants ennemis » par l’administration de George W. Bush et privés de leurs droits fondamentaux.

– 91 prisonniers restants

Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a accueilli jusqu’à 680 en 2003. Au total, quelque 760 prisonniers sont passés par Guantanamo, dont 85% ont depuis été transférés sous conditions. L’administration Obama affirme avoir procédé à 147 transfèrements, …..

lire la suite: http://www.boursorama.com/actualites/quatorze-ans-apres-la-prison-de-guantanamo-en-chiffres-a64d453d7e571d06acbcf8b2e1904e94

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GUANTANAMO BAY GUARDS TOLD – ‘TREAT PRISONERS AS ANIMALS’

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Obama veut fermer Guantánamo avant son départ (mais les chances sont minces)

Le président américain a annoncé mardi un plan pour fermer la prison militaire de Guantánamo. Jusqu’à 60 prisonniers pourraient être relocalisés sur le territoire américain. Reste à convaincre le Congrès…
Une tour de garde à Guantanamo (PAUL J. RICHARDS / AFP FILES / AFP)Une tour de garde à Guantanamo (PAUL J. RICHARDS / AFP FILES / AFP)
 

Lire: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/elections-americaines/20160223.OBS5180/pourquoi-obama-veut-reussir-a-fermer-guantanamo-avant-son-depart.html

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Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines. © Twitter
Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines.

Shaker Aamer a parlé publiquement pour la première fois depuis le début de sa détention, il y a 14 ans. L’homme met en lumière des détails inédits sur les conditions de sa détention et sur l’origine de la guerre en Irak.

«Il y des gens qui refusent que je voie de nouveau le soleil. Qu’ils aient signé les papiers [de ma libération] ne veut rien dire, tout peut arriver avant que je sorte. Si je meurs, ça sera la pleine responsabilité des Américains». Ainsi s’exprime Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de la tristement célèbre prison de Guantanamo. Alors que l’homme s’apprête à retrouver la liberté après 14 années de détention, il a livré à nos confrères du Daily Mail un témoignage troublant, révélant des faits qui font trembler en haut lieu. Le quotidien britannique a aussi mis la main sur un rapport de 24 000 mots que le prisonnier a fourni à la police de Londres et dans lequel il décrit les actes de torture qui lui ont été infligés.Afficher l'image d'origine

L’homme, qui espère retrouver sa liberté dans les prochaines semaines, a raconté au tabloïd qu’il était, aujourd’hui encore, l’objet de traitements dégradants et de maltraitances physiques. Il a expliqué avoir entamé une grève de la faim après avoir été forcé de donner des échantillons de son sang. Plus compromettant encore, notamment pour son pays d’origine, Shaker Aamer affirme avoir été témoin d’actes de torture ayant poussé un détenu à faire de faux aveux. Des aveux arrachés par la force, qui auraient été à l’origine de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Si ces propos étaient avérés, ils pourraient avoir de graves conséquences pour l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont l’engagement à voir la Grande-Bretagne participer à la guerre en Irak est déjà sujet à de nombreux questionnements.

Torturé par les Américains et les Anglais

«J’ai été abusé par les militaires américains depuis le premier jour», a expliqué Shaker Aamer à la police londonienne, racontant qu’il avait été kidnappé en Afghanistan où il était en mission humanitaire, avant d’être vendu à l’armée américaine. Ce Britannique s’attendait à être rapidement relâché mais, considéré par l’armée comme un cadre d’Al-Qaïda, soupçonné d’appartenir au cercle d’Oussama Ben Laden, avant d’être relégué au rang de «recrue, trésorier et responsable, doté d’un passé de combattant djihadiste». Même si l’intéressé a toujours nié ces accusations, il n’est jamais passé devant un juge et n’a jamais bénéficié d’un procès pour se défendre.

L’homme raconte encore avoir été détenu dans un hangar, durant le rude hiver afghan. Il affirme en outre que des membres des services secrets britanniques étaient présents lors des interrogatoires où les militaires américains ont frappé sa tête contre un mur à plusieurs reprises. Il dit enfin avoir été interrogé par des espions anglais, notamment sur la vie qu’il menait à Londres, où il avait épousé une britannique et travaillait comme traducteur.

Le 14 février 2002 – le jour de la naissance de son quatrième enfant – Shaker Aamer a été mis tout nu, contraint de revêtir la tenue orange des prisonniers de Guantanamo. Il aurait dû être relâché une première fois en 2007, puis une nouvelle fois en 2009. C’est finalement le 25 septembre 2015 que l’annonce de sa remise en liberté a été prononcée par les Etats-Unis.

Pour son avocat, Maître Stafford Smith : «personne n’a autant souffert à Guantanamo que Shaker Aamer, parce qu’il s’est battu pour ses droits et celui des autres prisonniers – et qu’il a été constamment puni pour cela». «Le gouvernement [du Premier ministre britannique David] Cameron aime clamer que chacun doit prendre ses responsabilités pour ses actions. La Grande-Bretagne devra certainement accepter sa propre responsabilité dans cette affaire», ajoute l’homme de loi.Afficher l'image d'origine

En savoir plus : Prisonnier français de Guantanamo: privation de sommeil et humiliation – sa vie en camp de détention

En savoir plus : L’ex-commandant de Guantanamo traduit devant la justice française

source: https://francais.rt.com/international/7765-revelations-effarantes-guantanamo

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Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales

© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da agência antidrogas dos EUA – Drug Enforcement Administration (DEA) –, que estaria ativamente contra Morales desde que ele atuava como líder dos sindicatos de produtores de coca na Bolívia, antes de se tornar deputado e, enfim, candidato à presidência.

“Não descansaram um só segundo e não vão descansar. Eles querem o Presidente fora do Governo, querem desacreditá-lo”, afirmou Quintana.

O alto funcionário boliviano disse ainda que Morales é “o alvo número um das agências de segurança dos EUA porque o Presidente é um dos líderes indiscutíveis na América Latina e no mundo, que não comunga com a política do país do norte”.

Primeiro presidente de origem indígena da Bolívia, Morales ocupa o cargo desde 2006 e foi reeleito novamente em 2014. Reconhecido por suas políticas de redução da pobreza e de combate à influência de Washington e das corporações multinacionais na Bolívia, ele nunca foi encarado pelo governo norte-americano como um aliado, especialmente no contexto da guerra em curso contra as drogas.

No entanto, as intervenções estrangeiras dos EUA – que incluem ajuda militar e intervenção política como métodos para tentar estancar os fluxos de cocaína provenientes da América Latina –, continuam sendo amplamente impopulares no continente, além de basicamente ineficazes.Nas palavras do ministro Quintana, “há uma maquinaria midiática” que alimenta a construção de escândalos para tentar deslegitimar a voz “clara, firme e honesta” de Morales na comunidade internacional.

“A partir desta construção de uma matriz de opinião se pretende instalar a opinião de que a Bolívia é um narcoestado », disse ele, lamentando a existência no país de uma « imprensa » e de políticos « bobos », que repetem “sem qualquer tipo de reflexão este tipo de slogan, fazendo um favor aos EUA para legitimar o relato de que a Bolívia não contribui » na luta internacional contra o narcotráfico.

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Incroyables révélations de George Friedman!
Comment les USA contrôlent l’Europe !
Incroyables révélations de George Friedman – Comment les USA contrôlent l’Europe !

George Friedman, le PDG fondateur de Stratfor, société privée d’information (a global intelligence company), connue pour être un cabinet fantôme de la CIA ( a Shadow – CIA). S’il n’appartient pas à la haute administration américaine, il est néanmoins considéré quasiment comme un « officiel de Washington ».

Ses révélations sont tout simplement incroyables.

A déguster sans modération !

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source:http://reseauinternational.net/incroyables-revelations-de-george-friedman-comment-les-usa-controlent-leurope/

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German Chancellor Angela Merkel has come out in defense of her staff, denying media reports that her administration lied about plans to reach a no-spying agreement with the United States.De nouveaux documents rendus publics par WikiLeaks apportent des preuves que les Etats-Unis ont espionné le ministère des Affaires étrangères allemand et le ministre Frank-Walter Steinmeier à sa tête.

Lundi 20 juillet à 18 heures, WikiLeaks a publié des documents prouvant que l’Agence nationale de sécurité US (NSA) a écouté le ministre allemand des Affaires étrangères ainsi que 20 secteurs clés de son ministère.

« La liste complète des cibles allemandes de la NSA publiée par Wikileaks à ce jour montre que la NSA a ciblé 125 téléphones de haut responsables allemands de longue date, et ce pour des raisons politiques et économiques – comme le nom de la liste l’indique », lit-on sur le site de Wikileaks.

Les documents indiquent que cette histoire d’espionnage a commencé bien avant le 11 septembre 2001, par l’écoute de Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre allemand des Affaires étrangères, en poste de 1998 à 2005. Puis l’interception s’est poursuivie et l’ancien ministre Frank-Walter Steinmeier, en poste de 2005 à 2009, a vu ses téléphones fixe et portable écoutés.

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le-commissaire-europeen-Le commissaire européen aux Affaires économiques, en charge de la Fiscalité, Pierre Moscovici, le 18 mai 2015, à Berlin.

afp.com/TOBIAS SCHWARZ

Des documents rendus publics par Wikileaks, Libération et Mediapart révèlent que la NSA a placé sur écoutes des ministres du gouvernement français avec des objectifs purement économiques.Quelques jours après avoir révélé les écoutes des présidents Nicolas Sarkozy puis François Hollande, Wikileaks, en association avec Libération et Mediapart, dévoile de nouveaux faits d’espionnage de la NSA. Les grandes oreilles des Etats-Unis ne se sont pas cantonnées à des objectifs purement politiques. Elles se sont mis au service d’objectifs économiques, comme le montre la teneur des rapports sur les écoutes visant le ministres de l’Economie François Baroin et son successeur Pierre Moscovici en 2012.

Le rapport de la NSA dévoilé par Wikileaks révèle que Moscovici, lorsqu’il se trouvait au gouvernement, se montrait bien plus pessimiste en coulisses que face à l’opinion que la situation économique et budgétaire de la France. « Personne ne prend la mesure de la gravité de la situation économique française, et des mesures drastiques vont devoir être prises au cours des 2 prochaines années selon Pierre Moscovici », écrit la NSA, dixit Libération. Moscovici, actuellement engagé dans la crise grec pour Bruxelles, avait vivement réagi sur son compte Twitter la semaine dernière.

Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/societe/moscovici-et-baroin-espionnes-par-la-nsa-revele-wikileaks_1694557.html#IUr3kQHv5f1McCAP.99

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La cybercriminalité

Aux racines de la loi FISA

Le New York Times a publié hier de nouvelles informations basées sur des documents récupérés auprès d’Edward Snowden. Le journal y explique comment la Maison Blanche a gonflé les pouvoirs de la NSA dans le plus grand secret, un an avant que n’éclate le scandale autour du programme PRISM. L’agence de renseignement y a ainsi gagné la possibilité d’espionner les câbles Internet situés sur le sol américain, sans avoir à demander le moindre mandat.

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Selon un document de la DIA l’Occident facilite la montée de l’Etat islamique « afin d’isoler le régime syrien »

diaDéfense Intelligence Agency (DIA)

Le lundi 18 mai, Judicial Watch, le groupe de vigilance du gouvernement conservateur, a publié une sélection de documents autrefois classifiés obtenus du Département américain de la Défense et du Département d’Etat grâce à un procès fédéral.

Alors que les grands médias se concentraient sur le traitement par la Maison Blanche de l’attaque du consulat de Benghazi, un bien plus «grand tableau» se dégage de la lecture d’un document de la Defense  Intelligence Agency rédigé en 2012: à savoir que l’avènement d’un «État islamique» dans l’est de la Syrie est souhaitable pour que l’Occident puisse arriver à ses fins dans la région.

De manière surprenante, le rapport récemment déclassifié stipule que pour «l’Occident, les pays du Golfe et la Turquie [qui] soutiennent l’opposition [syrienne]… il y a la possibilité d’établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hasaka et der Zor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien …».

Le rapport de la DIA, anciennement classé «SECRET // NOFORN*» et daté du 12 août 2012, a été largement diffusé dans les divers organes gouvernementaux, y compris CENTCOM, la CIA, le FBI, le DHS, NGA, le Département d’État et beaucoup d’autres.

Le document montre que, dès 2012, le renseignement américain avait prédit la montée de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (ISIL ou ISIS), mais au lieu de désigner clairement le groupe comme un ennemi, le rapport considère le groupe terroriste comme un atout stratégique américain.

Bien qu’un certain nombre d’analystes et de journalistes documentent depuis longtemps le rôle des agences de renseignement occidentales dans la formation et l’entrainement de l’opposition armée en Syrie, ce document constitue la confirmation par les plus hautes sphères du Renseignement étasunien de l’idée que les gouvernements occidentaux voient essentiellement ISIS [EIIL] comme le meilleur moyen de parvenir à un changement de régime en Syrie. Non seulement ce document le dit clairement mais il le dit comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit.

Des preuves matérielles, des vidéos, ainsi que les récents aveux de hauts fonctionnaires impliqués (voir l’aveu de l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, Robert Ford, ici et ici), ont, depuis, prouvé que le soutien matériel des terroristes d’ISIS sur le champ de bataille syrien par le Département d’État et la CIA remonte à au moins 2012 et 2013 (pour un exemple clair de «preuves matérielles»: voir le rapport de l’organisation anglaise, Conflict Armement Research, qui, en remontant la trace des roquettes anti-chars croates récupérées auprès de combattants ISIS, est arrivée à un programme conjoint CIA /Arabie Saoudite via des numéros de série identifiables).

On peut résumer ainsi les points clés du rapport de la DIA, concernant «ISI» (en 2012 : «Etat Islamique en Irak») et son futur compère ISIS, qui vient d’être déclassifié  :

  • Al-Qaïda conduit l’opposition en Syrie
  • L’Occident s’identifie avec l’opposition
  • L’établissement d’un Etat Islamique naissant n’est devenu réalité qu’avec la montée de l’insurrection syrienne (il n’y a aucune raison de penser que le retrait des troupes américaines d’Irak ait joué le rôle de catalyseur dans l’essor de l’Etat Islamique, comme l’affirment d’innombrables politiciens et experts; voir la section 4 .D. ci-dessous)
  • La mise en place d’une «principauté salafiste» en Syrie orientale est «exactement» ce que veulent les puissances extérieures qui soutiennent l’opposition (identifiées comme «l’Occident, les pays du Golfe, et la Turquie») pour affaiblir le gouvernement d’Assad
  • Il est suggéré de créer des «lieux de refuge sûrs» dans les zones conquises par les insurgés islamistes comme cela a été fait en Libye (ce qui dans les faits, se traduit par une soi-disant zone d’exclusion aérienne comme premier acte d’une «guerre humanitaire»; voir 7.B.)
  • L’Irak est identifié à «l’expansion chiite» (de 8.C)
  • Un « «état islamique» sunnite pourrait empêcher «l’unification de l’Irak» et pourrait «faciliter à nouveau l’entrée d’éléments terroristes de tout le monde arabe dans l’arène irakienne.» (Voir la dernière ligne du PDF.)

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Ce qui suit est extrait du rapport de sept pages déclassifié de la DIA (C’est nous qui soulignons ) :

 

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R 050839Z 12 août

La situation générale:

  1. A l’intérieur, les événements prennent une tournure clairement sectaire.
  2. Les Salafistes [sic], Les Frères musulmans et Al-Qaïda – Irak, sont les forces principales de l’insurrection en Syrie.
  3. L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition, tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.

  1. (C) Al-Qaïda – Irak (IQA): … B. IQA soutient l’opposition syrienne depuis le début, à la fois idéologiquement et dans les médias …

4.D. IQA a perdu du terrain dans les provinces de l’ouest de l’Irak en 2009 et 2010. Cependant, après la montée de l’insurrection en Syrie, les pouvoirs religieux et tribaux régionaux ont sympathisé avec le soulèvement sectaire. Cette (sympathie) s’est concrétisée par l’appel à bénévoles pour soutenir les sunnites [sic] en Syrie, dans les sermons du vendredi.

  1. (C) Hypothèses sur le développement futur de la crise:
  2. le régime va survivre et garder le contrôle du territoire syrien.
  3. Evolution de la situation actuelle en guerre par procuration: … les forces d’opposition tentent de contrôler les zones orientales (Hasaka et Der Zor), qui touchent les provinces irakiennes orientales (Mossoul et Anbar), en plus des frontières turques voisines. Les pays occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent ces efforts. Cette hypothèse, qui est le plus probable étant donné ce que nous savons des événements récents, permettra de préparer des lieux de refuges sûrs sous contrôle international comme cela a été fait en Libye quand Benghazi a été choisi comme centre de commande du gouvernement provisoire.

8.C. Si la situation se détériore,  on pourra établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hasaka et Der Zor), Et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien qui est considéré comme l’extrémité stratégique de l’expansion shiite (Irak et l’Iran)

8.D.1. … ISI pourrait aussi constituer un Etat islamique en s’unissant avec  d’autres organisations terroristes en Irak et en Syrie, ce qui mettrait gravement en danger l’unification de l’Irak et la défense de son territoire.

Brad Hoff, Levant Report | Mai 19, 2015

Note : * no foreign nationals : ne pas communiquer aux étrangers

Traduction : Dominique Muselet 

Article original : http://levantreport.com/2015/05/19/2012-defense-intelligence-agency-document-west-will-facilitate-rise-of-islamic-state-in-order-to-isolate-the-syrian-regime/

Chacun est libre de diffuser les articles publiés par Arrêt sur info à condition de mentionner le nom de l’auteur et le lien

Source: http://arretsurinfo.ch/selon-un-document-de-la-dia-de-2012-loccident-facilitera-la-montee-de-letat-islamique-afin-disoler-le-regime-syrien/

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US Department of Defense Admits Supporting ISIS, Buffer Zones In Syria

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While the Western mainstream media and even independent gatekeepers like Noam Chomsky for years spread the lie that any suggestion that the United States and NATO were supporting ISIS was a “conspiracy theory,”recently uncovered and declassified documents from the Defense Intelligence Agency have proven the Western press and the likes of Chomsky wrong and, yet again, the so-called “conspiracy theorists” right.

This is because, on May 18, Judicial Watch published a selection of recently declassified documents that were obtained from the US Department of Defense and the US State Department as a result of a lawsuit filed against the US government. The lawsuit and most of the documents contained within the release revolved around the Benghazi scandal but a deeper look into the documents dating back to 2012 reveal an even bigger story – that the US and NATO have admitted in their own documents to supporting al-Qaeda and ISIS in Syria and Iraq.

MORE: http://www.globalresearch.ca/us-department-of-defense-admits-supporting-isis-buffer-zones-in-syria/5451809

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Le Blog de la Résistance

Symboles de la NSA et du BND

Selon la presse allemande, le BND aurait utilisé les informations de la NSA pour mener des activités d’espionnage en Europe occidentale. Parmi les cibles figurent la Commission européenne, la gouvernement français et les groupes industriels comme EADS (aujourd’hui Airbus Group). D’après Welt am Sonntag, le BND espionnait également des citoyens belges. L’opposition compte découvrir quels étaient les raisons concrètes de cet espionnage de la NSA avec l’aide des renseignements allemands.

Dans une interview accordée à la première chaîne allemande, Gregor Gysi a déclaré: « Nous pensions au départ que le gouvernement n’en savait rien.

Gregor Gysi, chef de la fraction du parti Die Linke au Bundestag, a exigé du comité parlementaire chargé d’enquêter sur l’activité de la NSA américaine en Allemagne qu’il auditionne sous serment la chancelière Angela Merkel. Z .

Le chef du Service…

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Un Citoyen

Je suis natif de ce beau et grand pays, multicolore et multiculturel qu'ont appelait autrefois la Yougoslavie. Un pays, mon pays, détruit par cet Occident dit civilisé et démocratique et jeté aux chiens de guerre occidentaux. Tout ça pour du pognon; la seule vraie valeur occidentale.

Je vis par ici, en France, depuis un peu plus de 45 ans, je suis donc un acteur et observateur. Mais le fait d'avoir vécu une partie de ma vie de l'autre côté de la barrière idéologique me permet de faire des comparaisons et une analyse plus réaliste de ce monde-ci.

Filo

Par Filo – Le 19 mai 2015

http://lesakerfrancophone.net/la-macedoine-un-pion-americain-sur-lechiquier-balkanique
2015-05-22_13h33_04La Macédoine, Македонија est l’une des six républiques de l’ex-Yougoslavie, tout au sud sur la carte ci-jointe, mais aussi la plus pauvre et la plus fragile.

Environ 2 500 000 habitants sur une superficie de 25 713 km² (un peu plus petite que la Belgique). La capitale du…

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La cybercriminalité

LA NSA, l’Agence américaine de renseignements, n’utilise pas des petits mains qui retranscrivent les conversations de centaines de millions d’humains, chaque jour. Ces derniers font appels à des robots qui convertissent les formats audios en format texte. Ces informations proviennent des documents secrets de la NSA divulgués par Edward Snowden.

Le renseignement high tech. La NSA fait appel à des robots pour retranscrire vos conversations lors d’écoutes téléphoniques. Une fois retranscrits, ces documents sont classés dans une base de données. Le média en ligne The Intercept nous révèle que ce logiciel a énormément progressé depuis son utilisation après le 11 septembre. La NSA est passée à l’Ere du Big Data.

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http://www.ariva.de/1393776116_a620346Les services de renseignements allemands sont à nouveau dans la tourmente.

Der Spiegel a révélé que le BND a aidé, au moins depuis 2008, la NSA dans ses activités d’espionnage industriel en Europe, outrepassant largement la coopération contre le terrorisme.

Les services de renseignements allemands sont de nouveau au centre d’un scandale. Jeudi, le Spiegel a révélé un nouveau faux pas du BND, qui semble avoir largement outrepassé son mandat. Depuis plus de dix ans, l’agence coopère avec la NSA pour surveiller certaines cibles. Mais ce qui devait être cantonné aux actions antiterroristes s’est étendu à d’autres domaines.

Dans sa quête d’information, le renseignement américain s’est intéressé à des grands groupes industriels sensibles comme EADS ou Eurocopter, à des responsables politiques allemands ou à l’administration français, écrit Der Spiegel, sans donner plus de détails. Selon le journal, le BND l’y a aidé.

Techniquement, la NSA demandait au BND de surveiller certaines adresses électroniques IP ou des numéros de téléphone particuliers. Mais les renseignements allemands n’ont pas cherché à vérifier systématiquement la nature des cibles identifiées par les Américains. Plus de 40.000 données auraient été collectées selon la presse allemande, sans lien avec l’antiterrorisme.
Plus de 40.000 données auraient été collectées

L’affaire a atterri sur le bureau de la chancelière sans attendre. Le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert a critiqué «des manquements techniques et d’organisation» de la part du BND. L’opposition au Bundestag a réclamé la démission du chef des services de renseignements Gerhard Schindler. «C’est trop tôt», temporise cependant un membre de la commission d’enquête au Bundestag sur les écoutes de la NSA. «Il faut en savoir davantage». «Le procureur général va enquêter», a annoncé vendredi le président de la commission, le député Patrick Sensburg. Quoi qu’il en soit, ce nouvel épisode dans le scandale des écoutes de la NSA, qu’Angela Merkel et son gouvernement trainent comme un boulet, ébranle déjà la grande coalition.

Depuis la révélation des écoutes américaines, qui sont allés jusqu’à intercepter les communications de la chancelière, le renseignement allemand est dans la tourmente. Puis, l’année dernière ce sont des affaires d’espionnage par les États-Unis au sein même du BND qui ont été révélés. Quant à la commission d’enquête, elle s’est ensuite plainte du manque de coopération des services de renseignements, qui n’ont pas livré les documents qu’elle avait réclamés. Enfin, en début de semaine, la plus importante plateforme internet du monde, DE-CIX, installée en Allemagne, a décidé de porter plainte contre le BND en «doutant de la légalité» des opérations de surveillance informatique qu’il a menées.

source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/24/01003-20150424ARTFIG00264-nouveau-scandale-au-sein-du-renseignement-allemand.php

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Et aussi:

L'ancienne station d'écoute de la NSA de Bad Aibling, dans le sud de l'Allemagne. -  AFP PHOTO/CHRISTOF STACHEAirbus aurait été espionné par les services de renseignement allemands pour le compte des Etats-Unis
Mis à jour le 24/04/2015 à 11:49

L’ancienne station d’écoute de la NSA de Bad Aibling, dans le sud de l’Allemagne. AFP PHOTO/CHRISTOF STACHE

Ces dernières années, les services de renseignement allemands ont espionné des entreprises, des responsables politiques et des hauts fonctionnaires européens pour le compte des Etats-Unis, a révélé le Spiegel Online, jeudi 23 avril. Parmi ces entreprises, figurerait le groupe aéronautique EADS, renommé Airbus Group l’année dernière.

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El Centinela

54baf61972139ede7f8b4593La vigilancia total de la NSA parece ser sólo la punta del iceberg. La agencia está desarrollando armas cibernéticas preparándose para una futura guerra digital.

Según revelan nuevos documentos clasificados que ha dado a conocer el excontratista de la NSA, Edward Snowden, están elaborándose armas digitales que podrían controlar totalmente Internet y los sitios del enemigo, lo que sería clave para la victoria en la guerra cibernética del futuro, informa el diario aleman ‘Der Spiegel‘.

De acuerdo con los documentos clasificados, las armas de la NSA serán capaces de utilizar Internet para paralizar las redesde los ordenadores del enemigo y las infraestructuras que están controlando, incluso el abastecimiento de energía y agua, aeropuertos y sistemas bancarios.

Según los documentos recientemente revelados, la vigilancia masiva es sólo ‘la fase #0’ de la estrategia guerrera de EE.UU. y ha sido llevada al cabo para detectar los puntos débiles en los sistemas de enemigos para…

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NARCO-BUSINESS: l’implication du pouvoir… et des banques.

Les généraux sont en cause, on l’a vu. Mais pour mettre à l’abri leurs fortunes longuement amassées, ils ont dû faire appel à des banques. Celles du blanchiment, qui sont bien entendu les mêmes que celles des trafiquants. La coke, et l’argent qu’elle génère, corrompt tout (*), au plus haut niveau. Jusqu’aux chefs d’Etat, parfois, ou bien leur famille, comme en Colombie. A ce stade, il n’y a plus à parler d’éthique. C’est à celui qui va empocher la mise le premier, car le flux est tel que tout le monde en profite. Devant cette chienlit qui envahit tous les rouages d’un Etat, certains se lèvent et résistent, comme un certain juge, qui, en France, avait fait front devant les mafieux. Son équivalent hondurien, Julian Aristides Gonzalez, a connu hélas le même sort… mais depuis quelque temps, ça se lézarde, et des rats quittent le navire vénézuélien. Et viennent raconter, une fois avoir mis leur famille à l’abri, les turpitudes d’un régime qui parle un double langage constant.

Un document implacable

Un excellent rapport de mai 2011 de l’ OFDT (**), signé David Weinberger, de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) nous dresse un tableau éloquent de la tendance générale du circuit de cocaïne désormais autour du Venezuela : « depuis 2005 et 2006, du fait des bouleversements régionaux susmentionnés, les États vénézuéliens du Zulia, du Táchira mais surtout d’Apure, limitrophes de la Colombie, deviennent ainsi, les principaux lieux de départ de la cocaïne colombienne vers le marché nord-américain, notamment au moyen du vecteur aérien. Si le crash d’un DC9 à Playa del Carmen avec 5,5 t de cocaïne à son bord en 2005 a marqué les esprits, il n’en reste pas moins exceptionnel car le trafic par les airs est majoritairement le fait de petits avions qui ne rejoignent que très rarement le Mexique sans escale. Ils atterrissent généralement dans des zones où l’espace aérien est moins contrôlé, comme en République Dominicaine et Haïti jusqu’en 2009, puis au Honduras, au Guatemala, au Costa Rica ou au Belize. » Exactement ce que je vous ai décrit ici en de multiples épisodes de la série « Coke en Stock » ! « Ces États, dotés de faibles moyens, sont désormais profondément déstabilisés par la mainmise partielle des organisations criminelles, notamment mexicaines, qui acheminent la drogue vers le nord par la voie terrestre ou maritime ». L’emprise de l’argent de la coke devenant le principal levier de corruption des hommes politiques dans ces pays.

Des avions, mais aussi des bateaux et des containers

Car il n’y a pas bien sûr que les avions pour transporter la drogue : « cependant, le moyen le plus usité reste celui des containers. Ceux-ci partent des grands ports vénézuéliens comme Maracaibo pour acheminer la drogue dans le monde entier, notamment vers le Panama et le cône sud du continent américain. Selon l’ONUDC, plus de la moitié de la drogue saisie en 2013 au Brésil proviendrait du Venezuela. Mais les portes-containers transitent généralement aussi en Colombie et il est donc difficile d’identifier le lieu précis de chargement de la drogue. Hormis ces routes, l’ONUDC observe, depuis 2005, une nette augmentation du trafic transatlantique destiné à l’Europe en provenance du Venezuela. Jusqu’en 2009, de nombreuses saisies maritimes ont été opérées, comme celle du Doña Fortuna arraisonné au milieu de l’Atlantique avec cinq tonnes de cocaïne (un petit bateau de pêche (ici à droite) ayant contenu 5 tonnes de cocaïne d’une valeur de 250 millions d’euros. En 2009, une frégate anglaise, l’HMS Iron Duke, avait arraisonné le MV Cristal (à gauche) au large des Caraïbes, il contenait lui aussi la même quantité en 212 ballots de cocaine de 26kg chacun..) ,  « mais depuis 2011 plus aucune saisie maritime majeure n’a été réalisée. Il semblerait que les trafiquants privilégient aussi les routes transatlantiques aériennes par avions privés au départ du Venezuela. La saisie la plus médiatisée est sans nul doute celle surnommée « Air Cocaïne », concernant un Boeing 727, chargé de plusieurs tonnes de drogues, retrouvé incendié au Mali en 2009  (c’est le point de départ fondamental de toute cette série !). Les radars vénézuéliens avaient détecté l’avion entrant dans l’espace aérien vénézuélien, avant de perdre sa trace dans la région d’Apure où vraisemblablement le Boeing a pris possession du chargement illicite. L’aéronef fut de nouveau observé au niveau de Valencia se dirigeant vers l’Atlantique. Fait notable, les pilotes vénézuéliens, deux frères, se trouvaient aussi à bord de l’avion retrouvé à Playa del Carmen (qui avaient donc été relâchés ou avaient bénéficié de complicités dans la police mexicaine…). Et ce n’est pas un cas isolé puisque nombre d’avions s’envolent depuis les aéroports côtiers du Venezuela vers l’Afrique mais aussi directement vers l’Europe. Ainsi, en 2011, les pilotes d’un jet privé ont été obligés par une dizaine de membres de la Garde nationale vénézuélienne de transporter 1,2 t de cocaïne qui a été interceptée aux Iles Canaries (Espagne). C’est le fameux Gulfstream 9H-FED Global Express 9234 qui a été ici l’objet ici d’une étude plus approfondie dans l’épisode précédent). » Partant des zones de stockage à la frontière colombienne, la cocaïne est chargée dans les aérodromes de Valencia et Barcelona, ou dans les ports de Maracaibo, La Guaira et Puerto Cabello. Les avions et les navires traversent alors l’Atlantique pour atteindre l’Afrique de l’Ouest, en passant notamment par l’archipel des Bijagos (Guinée-Bissau) et le Cap-Vert : cette route est surnommée l’« autoroute 10 » car elle longe approximativement la latitude 10″… l’autoroute maritime ou aérienne de la drogue !!

 

LIRE la suite sur http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

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Aux États-Unis, la surveillance de masse a commencé 10 ans avant le 11 Septembre
Michelle Leonhart dirige la DEA, l'agence de lutte contre le trafic de drogue à l'origine du programme de surveillance.

Une enquête du quotidien USA Today livre les détails d’un programme de surveillance de masse lancé en 1992 visant les citoyens américains et les ressortissants de 116 pays liés au trafic de drogue.

George Bush n’est pas le premier de sa famille à autoriser un programme de surveillance de masse. Son père, George H. W. Bush, président des États-Unis entre 1989 et 1993, a lancé le sien en 1992. Presque dix ans avant les attentats du 11 septembre 2011, le Patriot Act, et l’extension des pouvoirs de la NSA. Le quotidien américain USA Today dévoile l’ampleur de ce programme, baptisé USTO, arrêté en 2013 après les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA.

À l’époque, l’ennemi n’est pas le terrorisme, mais la drogue, principalement en provenance d’Amérique du Sud. Et l’agence américaine ne s’appelle pas NSA, mais DEA, pour Drug Enforcment Administration, la police fédérale qui lutte contre le trafic de drogue. «La DEA débute un programme de collecte de données dans les années 1980, alors que l’État cherche de nouvelles manières de lutter contre les cartels colombiens», explique USA Today. L’agence commence à s’intéresser aux communications de ces groupes en récupérant les données des appels (numéro composé, date, durée…), personne par personne.

 

DEALa DEA peut récupérer tous les appels vers un pays ciblé

Aidée par le Pentagone, qui lui fournit ses «superordinateurs» et son expertise acquise en espionnant les communications des Soviétiques, la DEA possède «une énorme collection de données pour cartographier le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, aux États-Unis comme à l’étranger», raconte le quotidien.

En 1992, le procureur général (l’équivalent du ministre de la Justice) autorise la DEA à élargir drastiquement le périmètre de sa collecte de données. «Au lieu simplement de demander aux opérateurs téléphoniques les registres des appels passés par des personnes suspectées de trafic de drogue, le département de la Justice leur ordonne de livrer les listes de tous les appels depuis les États-Unis vers des pays où l’État estimait que des trafiquants de drogue opéraient». Le premier programme de surveillance de masse américain est né. Les agents de la DEA le surnommeront USTO, pour «US to other countries», un jeu de mot en rapport avec l’espionnage d’appels depuis les États-Unis vers l’étranger.

L’ampleur d’USTO s’étend à la fin des années 1990, lorsque le département de la Justice simplifie les conditions pour espionner les appels passés vers un pays étranger, relate encore USA Today. Un pays est ajouté à la liste si on y trouve «des groupes qui produisent ou font du trafic de drogue ou sont impliqués dans du blanchiment d’argent ou d’autres crimes liés à la drogue.» Une définition tellement large qu’elle pourrait s’appliquer à presque tous les pays du monde.

Résultat: jusqu’à 116 pays ont été concernés à un moment ou un autre par USTO. La liste exhaustive des pays n’a pas été révélée, les seuls cités nommément sont l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, l’Italie, le Mexique et le Canada. Plusieurs pays européens auraient également été visés.

USTO aurait servi de base aux opérations de surveillance de masse de la NSA, mais a été arrêté en 2013 après les révélations d’Edward Snowden, car il semblait difficile de défendre ces deux programmes à la fois auprès du public.

source: http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/04/08/01007-20150408ARTFIG00151-aux-etats-unis-la-surveillance-de-masse-a-commence-10-ans-avant-le-11-septembre.php

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