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L’invasion de l’Afghanistan : un acte démocratique en façade mais une réalité bien plus sombre

À l’heure où le dernier contingent de l’armée française quitte le territoire afghan, marquant par la même le terme de quelque 13 ans de présence, les motivations premières de l’intervention américaine dans la région restent l’objet de fortes controverses. 

Lorsque l’on se met à penser à la politique entreprise par les États-Unis à l’égard de l’Afghanistan, les paroles de Napoléon Bonaparte à l’égard de la diplomatie, « la diplomatie est la police en grand costume », résonne comme une vérité impitoyable. Les « gendarmes du monde libre » comme aiment à se nommer les États-Unis depuis la fin de la Guerre froide ont adopté une stratégie diplomatique extrêmement intelligente en Afghanistan. En effet, depuis l’élection du président américain Barack Obama très peu de gens ont remis en question l’engagement de Washington en Afghanistan. Sa raison ? Selon lui, c’est là que l’organisation Al-Qaïda est retranchée et c’est la « vraie » menace pour la sécurité nationale. Néanmoins, lorsque l’on s’intéresse aux véritables raisons de l’implication étasunienne en Afghanistan, la réalité semble bien différente.

L’or noir : la raison principale de la présence américaine en Afghanistan

Projet de constrution du pipeline(1)La guerre en Afghanistan cacherait-elle autre chose ? La réponse se trouverait en partie à Houston, au Texas. En effet, en 1997 alors que George W. Bush était gouverneur du Texas, une délégation de chefs talibans venue d’Afghanistan rencontra à Houston des dirigeants de UNOCAL – groupe pétrolier californien – pour discuter de la construction d’un pipeline qui traverserait l’Afghanistan et qui acheminerait du gaz naturel depuis la mer Caspienne vers la centrale électrique à gaz naturel d’Enron à Dabhol près de Mumbai (Inde). Le jour où UNOCAL a signé la construction du pipeline, c’est la compagnie Halliburton, dirigée par Dick Cheney – futur vice-président de George W. Bush – qui a obtenu le contrat de forage dans la mer Caspienne. Les États-Unis entendaient donc obtenir la maîtrise sur ce pipeline stratégique via l’entreprise UNOCAL, mais lorsque celle-ci n’y parvint pas, les États-Unis finirent par préparer une guerre. Au moment où les militaires étaient prêts à attaquer, et qu’il ne manquait plus qu’un prétexte pour l’invasion, les événements du 11 septembre 2001 tombèrent à pic. Toutes ces «coïncidences » montrent que depuis toujours, le pétrole constitue un enjeu primordial pour les États-Unis. L’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis peut donc être expliquée en grande partie par la volonté de Washington de contrôler l’une des régions du monde les plus riches en ressources pétrolifères.

« Le pavot est l’opium du peuple »

L’armée américaine occupe l’Afghanistan pour deux raisons principales. Premièrement Washington a la volonté de rétablir et de contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l’héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires Evolution de la production d'opium en Afghanistansur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. En effet, désormais, plus de terres sont consacrées à l’opium en Afghanistan que pour la culture de la coca en Amérique latine. Selon le rapport annuel de l’ONU sur les drogues, en mars 2000, l’Afghanistan était le premier producteur d’opium avec 75% de la production mondiale. En 2007, l’Afghanistan détenait près de 93% de la production mondiale

 

L’impérialisme américain : l’Afghanistan au cœur de la stratégie hégémonique américaine

Pour les États-Unis, la raison des bases aériennes américaines implantées en Afghanistan, n’est pas tant de faire disparaître les cellules d’Al-Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora que d’avoir dans leur ligne de mire les deux nations du monde qui, réunies, constituent encore aujourd’hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde: la Chine associée à la Russie.

La Chine est l’économie la plus robuste du monde. La Russie, dont l’économie ne s’est pas remise de la fin destructrice de l’ère soviétique et des grossiers pillages au cours de l’ère Eltsine, possède toujours des atouts essentiels pour l’association. La force de frappe nucléaire de la Russie et son armée représentent la seule menace dans le monde d’aujourd’hui à la domination militaire des États-Unis. La Russie détient également le plus grand trésor du monde en gaz naturel et d’immenses réserves pétrolières dont la Chine a impérieusement besoin. Ces deux puissances convergent de plus en plus à travers une nouvelle organisation créée par elles en 2001, connue sous le nom d’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). L’Afghanistan constitue donc d’un point de vue géostratégique, le meilleur emplacement pour l’armée américaine afin de contrôler ses principaux concurrents. Pour exemple, Shindand, sa plus grande base afghane, est construite à seulement 100 kilomètres de la frontière iranienne, et à distance de frappe contre la Russie et la Chine.

Al-Qaida : « un méchant au pied d’argile » ?

La vérité, concernant toute cette tromperie autour du but réel en Afghanistan, devient claire si on examine de plus près la prétendue menace d’« Al Qaïda » là-bas. Selon l’auteur Erik Margolis, avant les attentats du 11 septembre 2001, le Renseignement étasunien accordait assistance et soutien à la fois aux talibans et à Al Qaïda. Margolis affirme que « la CIA projetait d’utiliser le Al Qaïda d’Oussama Ben Laden pour inciter à la révolte les Ouïghours musulmans contre la domination chinoise, et les talibans contre les alliés de la Russie en Asie centrale ». La plupart des médias américains choisissent d’oublier le fait qu’Al Qaïda était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d’une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan. Face à toutes ces explications, la thèse constamment avancée par les gouvernements successifs américains à propos de la guerre contre le terrorisme apparaît quelque peu fragile. En effet, les arguments relatifs au pétrole, à l’opium ou encore à l’impérialisme américain semblent bien plus explicatifs que la seule volonté d’anéantir Al-Qaida.

« En politique rien n’arrive par hasard. Si cela se produit, vous pouvez être sûr que cela a été planifié de cette façon », les paroles de l’ancien président des Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt, dépeignent extrêmement bien les raisons de l’invasion de l’Afghanistan. Il était donc temps de mettre en exergue les réelles intentions de la superpuissance américaine qui, loin de toute volonté démocratique, avait pour but de consolider son hégémonie et de maintenir ses adversaires à distance.

Quentin Grislain

sources:

http://aujourdhuilaturquie.com/fr/linvasion-de-lafghanistan-un-acte-democratique-en-facade-mais-une-realite-bien-plus-sombre/

https://enjeuxenergies.wordpress.com/2015/01/06/linvasion-de-lafghanistan-un-acte-democratique-en-facade-mais-une-realite-bien-plus-sombre-aujourdhui-la-turquieaujourdhui-la-turquie/

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Dans l’actualité

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Les autorités américaines ont pris des mesures de précaution pour assurer la sécurité de leurs installations à travers le monde avant la publication attendue mardi d’un rapport du Congrès dénonçant les méthodes d’interrogatoire pratiquées par la CIA.Ce rapport recense les activités conduites par l’agence fédérale dans le cadre d’un programme lancé par l’administration de George W. Bush après les attaques du 11 septembre 2001 contre le World Trade Centre à New York et le Pentagone à Washington.Le porte-parole de la Maison blanche, Josh Earnest, a reconnu que la publication de ce rapport présentait un risque pour la sécurité des ressortissants américains et des infrastructures des Etats-Unis.Les agences américaines du renseignement ont diffusé un bulletin secret mettant en garde contre de possibles réactions violentes à l’étranger.Les agences de renseignement ont « une obligation de mettre en garde contre l’éventualité accrue d’une réaction violente suscitée par la publication (du rapport) », a déclaré à Reuters un haut responsable.
(Jeff Mason, Roberta Hampton et Mark Hosenball; Pierre Sérisier pour le service français) ;))
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Vol 370 de Malaysia Airlines: Kris Zane, auteur du Western Center for Journalism, avait écrit sur la « vraie raison » de la disparition du vol 370

Video produced by http://www.westernjournalism.com Produced, written, and edited by Kris Zane. Narrated by Tom Hinchey

La vraie raison de la disparition du vol 370, par Kris Zane.

Par Vittorio Hernandez, 15 avril 2014

L’attention mondiale sur l’avion disparu du Boeing 777 de Malaysia Airlines a mené à conduire lundi de profondes plongées en mer alors que les émissions de bruits sont mortes, probablement en raison de la durée de vie de la batterie de 30 jours dans la boîte noire.

La recherche de l’avion a quelque peu pris le pas sur l’étude de ce qui s’est vraiment passé, alors que la boîte noire est considérée comme un fournisseur d’indices et même de preuves des dernières minutes avant que le mauvais sort du MH370 l’ait fait plonger dans l’océan Indien, sur la base des conclusions par les organismes chargés de l’enquête.

Toutefois, un auteur du Western Center for Journalism, Kris Zane, a ressuscité une information croustillante qui est devenue virale vers la fin mars, mais a diminué alors que les jours passaient et que sa disparition a marqué son premier mois.

L’auteur commence par une divulgation faite par le lanceur d’alerte de la National Security Administration (NSA) Edward Snowden, selon lequel le gouvernement américain a espionné des milliards d’appels téléphoniques et d’emails sous prétexte de protéger le public américain contre le terrorisme islamique. M. Snowden a travaillé pour l’agence d’espionnage privé de la NSA Booz / Allen / Hamilton qui, à son tour, est liée avec le groupe obscur présumé Carlyle Group qui a acheté Booz / Allen / Hamilton pour 2,5 milliards de dollars en 2009.

À son tour, le Groupe Carlyle est dit avoir été financé par le groupe Ben Laden qui est derrière l’attaque terroriste du 11/9 à New York en 2001, à peu près au même moment, le président américain de l’époque, George W. Bush, était en réunion avec les membres de la famille ben Laden au Ritz Carlton pour discuter de leur investissement dans le Groupe Carlyle, a révélé le rapport.

Le groupe a acheté en 2006 pour $ 17,6 millions Freescale Semiconductor, [entreprise] basée à Austin, au Texas, qui avait 20 employés à bord de l’avion Malaysia Airlines. Egalement inclus dans le groupe de 20 salariés de Freescale présents dans l’avion de Pékin, quatre ingénieurs qui faisaient également partie des propriétaires d’un brevet de sécurité majeur utilisé par les compagnies. Avec la mort des quatre titulaires du brevet chinois, cela laisse la propriété à 100 pour cent pour le titulaire du brevet du survivant solitaire qui n’était pas à bord de l’avion – Jacob Rothschild. Le brevet a été déposé le 11 Mars, quatre jours après que l’avion ait disparu.

Le rapport souligne ensuite que depuis que la NSA surveille tous les appels téléphoniques et les communications aériennes, l’agence était au courant de l’avion disparu et était derrière les rapports confus qui sortaient au sujet de la mystérieuse disparition du jet – depuis les passeports volés au détournement du pilote fou piratant son propre avion jusqu’au crash de l’avion dans l’océan Indien où les sous-marins automatisés sont sur le point de commencer leur recherche.

Il a également mis en doute le fait que l’avion n’ait pas été détecté par la base américaine de Diego Garcia à proximité.

En soulevant la théorie du complot, le rapport rappelle qu’il y a quelques années, le théoricien de la conspiration Alex Jones a révélé qu’un ingénieur AT&T, étayé par des documents d’AT&T, a affirmé que la NSA archivait chaque appel téléphonique de chaque Américain, ce que M. Snowden a confirmé en 2013.

Source: http://au.ibtimes.com/articles/548114/20140415/malaysian-airlines-flight-370-western-center-journalism.htm#.U-inf0i7oXz

SOURCE/ http://wikileaksactu.wordpress.com/

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