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A quelques heures de l’ouverture du Conseil européen qui devrait, jeudi 19 et vendredi 20 octobre, constater l’impasse des négociations sur le Brexit, Theresa May tente une manœuvre de dernière minute.

Alors que les Vingt-Sept exigent d’elle de plus amples concessions financières sur la « facture » du Brexit avant d’accepter d’engager des discussions sur les futures relations commerciales, la première ministre britannique tente de leur faire porter la responsabilité de l’impasse des négociations.

Dans une lettre ouverte adressée, jeudi, aux trois millions de ressortissants européens installés au Royaume-Uni, Theresa May suggère qu’un accord est proche sur leur statut post-Brexit, mais que Bruxelles le retient pour faire pression sur son pays et obtenir des concessions budgétaires.

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« Monnaie d’échange »

Un accord préservant vos droits est « à portée de la main », écrit-elle dans un message diffusé sur sa page Facebook et envoyé aux 100 000 Européens vivant au Royaume-Uni abonnés à la lettre d’information de Downing Street sur le sujet.

Mme May, accusée de se servir des expatriés comme d’une « monnaie d’échange » pour obtenir un accord commercial, s’en défend, assurant que « les droits des citoyens sont [s]a première priorité », et retourne implicitement le compliment. Mardi, à la Chambre des communes, son ministre du Brexit, David Davies, avait été plus clair encore : les Vingt-Sept « jouent la montre pour voir s’ils peuvent nous soutirer davantage d’argent », avait-il déclaré.

Dans sa lettre, Mme May assure qu’elle entend « faire passer les gens en premier », autrement dit, avant les intérêts politiques ou financiers. Alors que les trois millions d’expatriés s’inquiètent de leur futur droit au séjour et de la lourdeur des procédures actuelles pour obtenir le statut de résident, la première ministre promet de « simplifier » leurs démarches et de les associer au contrôle de la transparence du nouveau système.

Elle n’aborde cependant pas la question la plus controversée avec l’Union européenne (UE) : celle du rôle de la Cour de justice de l’UE – dont Londres veut se dégager – dans le règlement des litiges sur le droit au séjour et au travail.

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Menace de rébellion

Pour Diane Abbott, ministre de l’intérieur du cabinet fantôme travailliste (opposition), la missive de Mme May est « un signe de panique des tories ». Défendant le maintien des droits existants, Mme Abbott estime que des « demi-mesures » aboutiraient au départ d’expatriés, aussi bien de Britanniques installés sur le continent que de continentaux vivant au Royaume-Uni. « Nous serions alors plus mal lotis », a-t-elle déclaré.

La tentative de Mme May de reprendre la main sur le dossier des expatriés intervient alors qu’elle affronte une nouvelle rébellion sur le Brexit au sein de son parti. Certains députés conservateurs menacent de s’allier avec des travaillistes pour défendre un amendement exigeant un vote du Parlement sur l’accord final avec l’UE, autrement dit un droit de veto contre un « Brexit dur » défendu par l’aile droite des tories.

Pour tenter de désamorcer ce mouvement qui menace sa fragile majorité, la première ministre a dû reporter la discussion sur la « loi de sortie de l’UE », pièce maîtresse du Brexit, qui rompt avec l’UE mais transpose sa législation dans le droit interne britannique.

A l’inverse, la Première ministre se trouve sous la pression des ultra-libéraux de son parti, partisans d’un Brexit radical permettant au pays de se « libérer » de toutes les règlementations européennes. Dans une lettre qu’ils lui ont adressée jeudi soir, un groupe d’élus et de chefs d’entreprise conduit par Nigel Lawson, ancien ministre des finances de Margaret Thatcher , lui demande de claquer la porte du sommet de Bruxelles si les Vingt-Sept de satisfont pas les demandes britanniques. Le gouvernement « a été plus que patient » et une « action décisive » est à présent nécessaire pour en finir avec le niveau d’incertitude « très préjudiciable » auquel font face les entreprises.

Ces ultra brexiters regroupés sous le slogan « Quitter [l’UE] veut dire quitter », souhaitent que Mme May annonce qu’en cas de blocage persistant des négociations, le Royaume-Uni rompra radicalement avec l’UE en revenant aux règles de l’Organisation du commerce international (OMC), autrement dit aux droits de douane avec le continent, hypothèse jugée catastrophique pour l’économie par de nombreux responsables politiques.

source: Le Monde

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Lettre ouverte

Madame la garde des Sceaux,

Il s’est produit, lundi 16 octobre 2017, un événement notable: plusieurs dizaines de fonctionnaires de police de l’office central de répression du trafic illicite de stupéfiants ont symboliquement décidé de  » rendre les armes » et ont fait savoir, dés le lendemain, aux juges d’instruction parisiens chargés de la lutte contre a criminalité organisée qu’ils refusaient dorénavant d’effectuer dans des dossiers en cours, le moindre acte d’enquête.

En cause: les mises en examen de plusieurs fonctionnaires de ce service dans différentes enquêtes, suivies pour l’un d’entre eux, du retrait de son habilitation d’officier de police judiciaire.

Deux syndicats de police ont publiquement appuyé les pressions ainsi exercées sur les juges d’instruction. Comme souvent en pareil…

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Revue de presse du 15/10/2017

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Le Blog de Philippe Waechter

Le président catalan, Carles Puigdemont, a déclaré l’indépendance de la Catalogne mais s’est empressé de suspendre sa mise en œuvre afin de reprendre le dialogue avec Madrid.

Avait il d’autres choix? Une déclaration d’indépendance était impossible au regard du cadre économique sauf à prendre un risque fort et durable sur le niveau de vie des catalans. C’est ce que j’évoquais dans mon post d’hier (voir ici). Il faut gagner du temps pour mettre en place un cadre économique viable. Cependant une telle stratégie est à risque car les conditions économiques de l’indépendance ne vont pas changer très vite. L’exclusion de l’UE et la fin de l’euro comme monnaie ne pourront se résoudre aisément et rapidement sans l’accord de Madrid. Le choix est donc politique afin de gagner du temps mais au risque de voir l’unité des indépendantistes s’effilocher.

La probabilité d’une véritable indépendance républicaine me semble plus réduite après…

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Le Blog de Philippe Waechter

La situation de la Catalogne est complexe mais le sentiment fort est qu’elle est sans issue.

Les entreprises dont le siège social étaient en Catalogne se localisent ailleurs en Espagne afin de ne pas subir les conséquences de l’éventuelle indépendance catalane. C’est aussi se garantir l’accès au marché unique européen. Il y avait, la semaine dernière, 7 entreprises catalanes côtés à l’indice phare espagnol Ibex 35, il n’y en a plus qu’une.

Les banques Sabadell et CaixaBank se sont exilées afin de pouvoir bénéficier encore des refinancements de la BCE.

L’incertitude est grande puisque l’UE a rappelé que l’indépendance catalane s’accompagnerait d’une sortie de l’UE et donc de la zone Euro. En outre Mariano Rajoy a indiqué la possibilité de mettre en œuvre l’article 155 qui permettrait à Madrid de reprendre les pouvoirs délégués aux régions. Les catalans ne peuvent pas non plus compter sur Madrid pour pouvoir éventuellement intégrer…

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La transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) ou l’appel d’Emmanuel Macron à baisser les loyers de 5 euros sont déjà mal digérés par les propriétaires. Mais la nouvelle piste explosive qu’évoque ce mercredi France Stratégie, le think tank proche de Matigon, risque de les faire hurler. Dans une note présentant plusieurs solutions pour résorber les dettes des États membres de la zone euro, ce dernier présente en effet un nouvel impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel.

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http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/11/20002-20171011ARTFIG00145-la-menace-d-une-nouvelle-taxe-plane-sur-les-proprietaires.php?xtor=EPR-211

Aviseur International

En 1972, l’universitaire américain Alfred McCoy, professeur à l’université du Wisconsin, publiait un ouvrage désormais classique: La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est.

Il y étudiait dans la (longue) durée le trafic des opiacés dans cette région du monde, pointant les relations troubles de pouvoir entre États, agences de renseignement (notamment la CIA), armées régulières, guérillas, contrebandiers, confréries mafieuses et populations traditionnelles, tous pris dans la nasse de la guerre froide.

En s’appuyant en partie sur McCoy et sur d’autres travaux, retraçons ici la géopolitique de cette région-clé dans le trafic international d’opiacés, dont l’âge d’or fut les années 1960-1980.

Publié le 25 Septembre 2017
par  Alexandre Marchant, ENS, Cachan

L’économie coloniale de l’opium

L’opium a une vieille histoire en Asie du Sud-Est. Les populations Hmongs (ou Méos) des régions montagneuses du Laos, de Thaïlande ou du Vietnam, ou encore les communautés chinoises du Yunnan, cultivent…

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