Articles Tagués ‘Jean Dominique COMOLLI’

tabacPots-de-vin, orgies et contrebande : la face cachée de l’industrie du tabac dévoilée dans un livre

A l’approche de la nouvelle loi sur les paquets « neutres », les connivences entre ministres, douaniers et industries du tabac n’ont guère bougé. Comment l’Etat protège-t-il ses 14 milliards d’euros de recettes fiscales ? Marc Lomazzi, directeur en chef adjoint du Parisien, a enquêté auprès de plusieurs ex-cadres du « Big Tobacco ».

Ils sont quatre, prennent toutes les décisions importantes et adorent entrer en guerre avec leurs rivaux. Philip Morris, leader indétrônable du marché, British American Tobacco (Lucky Strike, Pall Mall), Japan American Tobacco (Camel, Winston) et Imperial Tobacco (Gauloise, Gitane) sont les maîtres incontestés du monde du tabac. Dans Comment la mafia du tabac nous manipule (Flammarion), le journaliste et rédacteur en chef adjoint du Parisien, Marc Lomazzi, livre un an d’enquête sur les pratiques des membres du « Big Tobacco », grâce aux confessions de dizaines de témoins (ex-conseillers ministériels, économistes, ex-lobbyiste, ex-douaniers…). Une mafia terriblement opaque, fumeuse et ramifiée jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir.

Porte-parole du tabac contre une loge à 170 000 euros au Stade de France

Lorsqu’on lui propose de tripler son salaire en devenant lobbyiste pour l’un des « Big Four », ces géants du tabac, Pierre, énarque et « dir cab » au gouvernement Raffarin, a du mal à dire non. Maîtrisant les jeux de Matignon et du Parlement, disposant d’un superbe réseau et par ailleurs non-fumeur, il est l’homme parfait et n’aura qu’une mission : stopper ou retarder au maximum tout projet de loi anti-tabac ainsi que toute hausse des prix ou des taxes en France. Une profession “qui n’est encadrée en France par aucun texte”, et que Pierre est loin d’être seul à accepter.

“Les anciens membres des cabinets ministériels ouvrent aux multinationales du tabac les portes et coulisses du monde politique. (…) Pierre est l’incarnation de ce lobbying à la française, un club fermé dans lequel seuls comptent les réseaux d’amitiés entre des gens qui ont fréquenté les mêmes grandes écoles, partagent un langage et un parcours communs. Une mafia typiquement hexagonale.”

Il est ainsi monnaie courante que les “anciens serviteurs de l’Etat” et autres “écologistes convaincus” deviennent les porte-paroles de Philip Morris ou Imperial Tobacco. Parmi ces dizaines d’adeptes du “pantouflage” égrenés par l’auteur, on trouve Thaima Samman, co-fondatrice d’SOS Racisme avec Julien Dray (passée chez Philip Morris) ; Samuel Baroukh, ancien employé du ministère de la Santé (Marlboro France) ou encore Jean-Dominique Comolli, directeur de la Seita, l’ex-grande institution française du tabac (aujourd’hui rachetée par Imperial Tobacco), après avoir été directeur… des Douanes.

lire: http://www.lesinrocks.com/2015/05/13/actualite/pots-de-vin-orgies-et-contrebande-la-face-cachee-de-lindustrie-du-tabac-devoilee-dans-un-livre-11747816/


Tabac : le paquet neutre sera obligatoire en 2017
Les buralistes réclament que l’Etat rachète leurs stocks non-écoulés.Encore un petit répit pour les buralistes. Il faudra finalement attendre le 1er janvier 2017 pour que leurs rayonnages de tabac soient uniformément « neutres »  : les paquets de cigarettes seront de la même couleur et la typographie de la marque sera banalisée. Les photos-chocs occuperont 65 % de la surface contre 30 à 40 % aujourd’hui.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/22/03/2016/lesechos.fr/021788064667_tabac—le-paquet-neutre-sera-obligatoire-en-2017.htm#XZ34RxSvbGV4G6KW.99

000000000000000000000000000000000000000000000

orsDepuis des décennies, quelques milliers de parasites institutionnelles ont toutes les manettes dans ce pays.

Comment ne pas se souvenir d’une alerte donnée en son temps par la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) sur des charasse_michel81015e« anomalies » constatées dans l’activité d’un consortium dirigé par le patron de la SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs),  qui avec de nombreux autres pays européens envoyait de la poudre et des explosifs en Iran et en Irak alors que ces deux derniers pays étaient sous embargo! L’Europe, enfin, la commission européenne, affirma que c’était impossible et malgré les informations précises transmises par la DNRED et remontées à l’Élysée par le ministre du budget Michel Charasse lui-même, rien ne fut fait pour empêcher ces expéditions contraires à toutes les résolutions prises par nos propres politiques!

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

comolliJean Dominique Comolli

Comment ne pas se souvenir de Jean Dominique Comolli, DG de la Douane Française, qui devint le boss de la SEITA avant de s’enrichir par stocks options interposés en liquidant cette compagnie nationale à ALTADIS, puis « jackpotant » à nouveau quand Altadis passa sous contrôle d’International Tobacco.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

DUHAMELPierre Mathieu Duhamel

Comment ne pas se souvenir de Pierre Mathieu Duhamel,  autre DG de la douane, qui de la DG, partit pantoufler chez LVMH puis revint comme directeur du budget avant de donner pour directives de « chasser » en priorité la contrefaçon…

Police économique pour des intérêts privés, voila ce qu’est devenue la Douane!

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Quant au TRACFIN qu’on aurait pu imaginer en renfort, vigilant, et sans état d’âme, pour déjouer toutes les  magouilles, puisque c’est un Service de renseignement rattaché au Ministère des Finances et des Comptes publics, qui concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, chargé de recueillir, analyser et enrichir les déclarations de soupçons que les professionnels assujettis sont tenus, par la loi, de lui déclarer, mais …. n’est pas habilité à recevoir et traiter les informations transmises par des particuliers.
carpentierJean Baptiste Carpentier

Le problème c’est que les derniers directeurs,  anciens procureurs, savent ce que « classé sans suite » un dossier veut dire! Mais…mais, ils peuvent faire mieux comme  Jean Baptiste Carpentier, celui là même alors conseiller juridique du ministre de l’économie et des finances, Thierry Breton qui enregistrait les magistrats à leur insu. (En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2005/08/31/rhodia-les-deux-principaux-plaignants-ont-ete-espionnes-par-des-societes-privees_684114_3234.html#YTGroYYsefCLWkBu.99) et n’hésita pas à porter plainte contre Olivier Thérondel, agent du TRACFIN, qui avait signalé les rapatriements de l’illustre Cahuzac, et qui ne montra pas assez de servilité.

Olivier Thérondel fut mis à la porte du TRACFIN et condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir divulgué publiquement des informations relatives à l’affaire Cahuzac…avant d’être repris par la Douane française (En savoir plus sur https://internationalinformant.wordpress.com/2016/03/05/france-justice-quand-au-souhait-emis-par-eric-de-montgolfier-dexaminer-tous-les-cinq-ou-six-ans-le-train-de-vie-de-certains-magistrats-donc-le-patrimoine/).

000000000000000000000000

DOUANELes moyens qu’avaient mis à l’époque le ministre du budget Michel Charasse  n’ont cessé de diminuer depuis son départ de Bercy et les « poules mouillées » de DG qui ont succédé à Jean Dominique Comolli à la tête de la Douane française  n’ont su que faire passer la pilule de l’austérité auprès des gabelous. L’un des plus performants pour sabrer la douane fut sans aucun doute Francois Auvigne, cet inspecteur des finances, qui bien que ne connaissant pas la douane française en devint quelques temps son DG. Pour les autres…de l’inconsistant Jean Luc Viala en passant par le lobbyiste Pierre Mathieu Duhamel (DG, LVMH puis directeur du budget!) l’énarque François Mongin qui malgré le fait qu’il était le boss aussi de TRACFIN a souffert de cécité absolue en devenant Inspecteur général d’ HSBC, la banque qui aimait tant « baiser » le fisc français jusqu’à Jérôme Fournel, certes très opérationnel dans les inaugurations de galeries d’art, mais qui n’aura pas non plus fait en sorte que la douane soit dotée des budgets indispensables pour atteindre les résultats que l’on est en droit d’attendre de ce service régalien.

Aujourd’hui, certes la Douane enregistre chaque année des progressions spectaculaires de saisies en matière de stups, mais … qui ne sont en réalité que la conséquente directe de l’explosion de l’ampleur du trafic.

Alors oui, Héléne Crocquevielle, « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme »  mais aussi des politiques menées par vos prédécesseurs sur ordres des ministres du budget.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

———————-

Gaël Vaillant, envoyé spécial à Marseille (Bouches-Du-Rhône) Il y a 3 heures

Lunettes noires, brassards orange, la boule au ventre, une foule compacte de plus de 500 douaniers a assisté avant-hier, à Marseille, aux obsèques de Pascal Robinson, leur collègue tué lundi dernier d’une balle dans la tête par un présumé trafiquant d’armes lors d’une opération de routine. La cérémonie, présidée par le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, chargé des douanes, avait lieu en même temps que l’hommage aux victimes des attentats de Paris. « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme », justifie Hélène Crocquevieille, directrice générale des douanes.

La grogne des douaniers après la mort d'un collègue, tué lors d'une opération© Maxppp La grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération

« Nos petites voitures tremblent au-delà des 170 km/h »

A voir ses états de service, Pascal Robinson, décoré de la Légion d’honneur à titre posthume, était un agent exceptionnel, à la tête d’une des équipes marseillaises de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), l’élite de la profession. Parti du bas de l’échelle, il a « enchaîné les résultats remarquables et remarqués », selon Christian Eckert. Surtout, « Pascal personnifiait la douane », comme l’explique un de ses collègues. Débrouillard, modeste, sportif accompli, il enchaînait les journées de travail de 24 heures. « Il n’était pas un cow-boy. Il était précis, organisé et déterminé. Il tenait avant tout à la sécurité de son équipe », raconte son frère, Emmanuel Robinson. « En ce maudit lundi 23 novembre, il a payé de sa vie pour nous sauver », lance, entre deux sanglots, sa coéquipière chargée de lui rendre hommage pendant les obsèques.

Ce parcours de héros de l’ombre démontre aussi les conditions de travail compliquées d’une profession méconnue. Pour combler le manque d’effectifs, de matériel ou d’appui administratif, Pascal Robinson bricolait sans cesse, faisait avec les moyens du bord. « Ainsi, à la veille d’une intervention, mon frère a dû fabriquer un bélier avec l’aide de notre père. C’était artisanal, de la bricole du dimanche, mais cela a permis de défoncer une porte », se souvient Emmanuel Robinson.

Pour Vincent Thomazo, du syndicat Unsa-Douanes, l’exemple des « go fast », ces trafiquants qui remontent des chargements de drogue à 250 km/h de l’Espagne à la région parisienne, est le plus parlant : « Ils ont des 4 x 4 avec pare-buffle et le passager est équipé d’un fusil d’assaut quand nous n’avons que nos petites voitures qui tremblent au-delà des 170 km/h. » Un douanier, qui avait « boosté » sa moto personnelle avec l’aide d’un ami garagiste, se souvient avoir réussi à rattraper un go fast sur l’autoroute. « Mais quand ils ont sorti une kalach, qu’est-ce que je pouvais faire? On n’est pas des James Bond. »

Pascal Robinson a lui aussi « hurlé » contre une voiture d’intervention pas assez puissante pour suivre les grosses cylindrées des trafiquants. Lui aussi, il a fini par utiliser son propre téléobjectif afin d’obtenir de meilleurs clichés. « La débrouille à tous les niveaux, cela permet d’avoir une certaine souplesse, d’aller plus vite dans les enquêtes », note son frère qui ajoute aussitôt : « Mais, pour Pascal, son métier et sa vie privée ne faisaient qu’un. » Sophie, sa compagne, est également douanière.

« Les douaniers sont un peu les oubliés de la République », déplore encore Emmanuel Robinson. Pour preuve, c’est l’un des services qui a le plus souffert de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, instaurée en 2007.

« On perd un douanier par jour depuis dix ans »

« On perd un douanier par jour depuis dix ans. Les services sont complètement exsangues », s’emporte Vincent Thomazo, qui évoque « une profession en souffrance ». « On prend sur soi. C’est vrai que nous partons le lundi matin au boulot et, à cause d’une filature qui nous mène jusqu’en Espagne, nous ne revoyons notre femme et nos enfants que le jeudi soir. Mais c’est notre devoir », explique un agent. « C’est une profession muette, admirable car elle fait passer le service de la France avant ses préoccupations existentielles », commente le frère de la victime.

En ces temps d’état d’urgence, la douane est pourtant en première ligne contre le trafic d’armes de guerre qui alimente petite délinquance, grand banditisme et réseaux terroristes. « La mort de Pascal rappelle le rôle essentiel que les douaniers jouent pour la sécurité du territoire. Dieu sait dans quelles mains auraient fini les armes de ce trafiquant qui a assassiné mon frère », a lancé Emmanuel Robinson avant-hier devant le cercueil de son frère. Avant d’interpeller Christian Eckert : « Je sais que les moyens ne font pas tout, mais dans les arbitrages que vous ferez pour le prochain projet de loi de finances, en souvenir de mon frère et pour tous ses collègues, ne faites pas des douanes françaises le parent pauvre de la sécurité française. » Après son discours, nombre d’agents, soumis au devoir de réserve, l’ont discrètement remercié pour cette critique publique.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-grogne-des-douaniers-apr%C3%A8s-la-mort-dun-coll%C3%A8gue-tu%C3%A9-lors-dune-op%C3%A9ration/ar-AAfN2wd?li=AAaCFan&ocid=SL5MDHP

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

000000

****

Les douanes françaises ont acheté des appareils de surveillance des mobiles dont l’utilisation est illégale

Un exemple d'IMSI-catcher, qui peuvent prendre des formes variées.

Lire : Que sont les IMSI-catchers, ces valises qui espionnent les téléphones portables ?

Le Monde.fr | 20.05.2015 à 13h49 • Mis à jour le 20.05.2015 à 16h39 | Par Martin Untersinger

Où se cachent donc les IMSI-catchers français et comment sont-ils utilisés ? Ces appareils sophistiqués destinés notamment à intercepter les appels entre téléphones mobiles pourront être utilisés par les services secrets lorsque la loi sur le renseignement, récemment votée à l’Assemblée nationale, entrera en vigueur.

Malgré la discrétion des autorités à leur sujet, l’existence des IMSI-catchers et leur utilisation illégale par les services de renseignement est un secret de Polichinelle. Jean-Jacques Urvoas, le rapporteur à l’Assemblée nationale de la loi sur le renseignement, estimait dans les colonnes de Libération le nombre d’IMSI-catchers en circulation à « moins d’une dizaine ». Lors des travaux au Sénat sur la loi sur le renseignement, le sénateur Michel Boutant, membre de la délégation parlementaire au renseignement, avait expliqué que l’un de ces outils avait été utilisé dans la traque des frères Kouachi.

Pour la première fois, Le Monde a trouvé trace de l’achat récent, par les pouvoirs publics, d’au moins deux de ces appareils.

18 juin 2007 au 22 mars 2010 Gouvernement François Fillon (2) Éric Woerth (UMP) Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique puis ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État
20 mars 2010 au 29 juin 2011 Gouvernement François Fillon (2) et (3) François Baroin (UMP) Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État

Francois Baroin Jerome Fournel Minister of Budget Francois Baroin Presents Customs Results for Year 2009

 Jérôme Fournel et François Barouin

Jérôme Fournel, le DG de la Douane française a donc donné son accord pour acheter ces matériels et … Eric Woerth ou François Barouin ont-ils été informés?

°°°°

Ils ont été commandés par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), le service de renseignement des douanes, l’un des six services français. Les preuves de ces achats remontent à 2010, soit bien longtemps avant que l’on évoque la légalisation de leur usage administratif par les services de renseignement sur le territoire français.

L'extrait du document listant les marchés publics conclus par les douanes.

Le document recensant les marchés attribués par la DNRED en 2014 mentionne l’« acquisition d’un IMSI-catcher miniaturisé ». Le marché a été bouclé il y a quelques mois, le 27 novembre 2014, pour un montant de 30 000 euros avec l’entreprise française Amesys, filiale du groupe Bull.

Cette société n’est pas une inconnue : accusée d’avoir vendu au régime Kadhafi des outils de surveillance de sa population, elle est sous le coup d’une enquête ouverte par la justice française pour complicité d’acte de torture.

Extrait du document recensant les marchés publics noués par la DNRED en 2012.

Ce n’est pas le premier IMSI-catcher qu’a acheté la DNRED. Un document similaire, listant les marchés noués par ce service en 2012, mentionne la « transformation de l’IMSI-catcher en système autonome avec son amplificateur de puissance » pour laquelle l’administration a déboursé 187 947 euros, au mois de juillet.

Cette prestation a été fournie par l’entreprise Nethawk, avec qui la douane a ses habitudes. En 2010, elle a conclu avec cette même société, pour 51 000 euros, un « marché d’acquisition d’un amplificateur tribandes » et en 2011, a déboursé plus de 100 000 euros pour « étendre les capacités de récupération à distance des identifiants de téléphonie mobile ». Si le terme IMSI-catcher n’apparaît pas, ces deux services correspondent parfaitement au mode de fonctionnement de ces appareils, qui doivent se faire passer pour des antennes-relais de téléphonie mobile et identifier les numéros des téléphones avoisinants. En 2014, enfin, Nethawk a conclu avec la DNRED un contrat de « maintenance logicielle » portant sur un IMSI-catcher, pour 32 350 euros.

Alors que les services de l’Etat ne semblent pas avoir voulu cacher ces marchés publics – les documents les recensant sont librement accessibles sur Internet – la direction des douanes n’a pas été en mesure d’expliquer leur achat alors que la loi interdit, jusqu’à présent, leur utilisation.


Le juteux marché de la surveillance

L’une des entreprises qui a fourni certains de ces matériels, Nethawk, est une filiale française d’un groupe de télécommunications finlandais, rachetée en 2010 par l’entreprise canadienne Exfo.

Selon les bilans comptables de l’entreprise, la vente de l’IMSI-catcher n’a représenté que 13 % du chiffre d’affaires réalisé en France en 2012 : a-t-elle vendu d’autres IMSI-catchers aux services de l’Etat ? Etait-elle au courant de la légèreté, voire de l’inexistence, du cadre juridique de l’utilisation de ces appareils ? Chez Nethawk, on refuse de commenter les informations du Monde, citant la nature « confidentielle et sensible » de ces transactions. Même refus du côté d’Amesys, également sollicitée.

Comme nous l’écrivions récemment, les entreprises qui vendent des IMSI-catchers sont en effet très discrètes sur cette partie de leur catalogue. Nethawk ne fait pas exception à la règle, mais de nombreux éléments montrent que la fourniture d’IMSI-catcher est une partie cruciale de l’activité française de l’entreprise depuis plusieurs années.

Une brochure commerciale, fournie au Monde par l’organisation non gouvernementale Privacy International, qui milite pour un encadrement plus strict des technologies de surveillance, montre qu’Exfo vend bien des IMSI-catchers.

De plus, des salariés français de l’entreprise se sont rendus à plusieurs reprises à des colloques spécialisés, organisés à guichets fermés et réservés à des entreprises et des personnels des forces de l’ordre triés sur le volet. Lors de l’un de ces colloques, le 14 février 2013 à Dubaï, l’un des cadres français de Nethawk avait ainsi réalisé une présentation, « ouverte uniquement aux forces de l’ordre et aux fonctionnaires d’Etat » intitulée « Solution unique d’IMSI-catching pour opérations mobiles (pédestres, véhicule, aéronefs) et fixes (prisons) ». Quelques mois plus tard, le 7 juin à Prague, il redonnait une conférence identique. En octobre, à Brasilia, Nethawk sera à nouveau sur scène, pour tenter de convaincre de potentiels clients des avantages de « l’IMSI-catching ».

Un document publié par WikiLeaks montre que les autorités françaises sont coutumières de ce type de rassemblement : en 2012, le ministère de l’intérieur et celui de la défense faisaient partie des participants.

Si on en croit son profil LinkedIn, ce cadre de Nethawk basé en France est notamment chargé depuis mai 2010 de la « vente des solutions Exfo Nethawk aux agences de sécurité gouvernementales (civiles et militaires) » et se vante de « dix ans d’expérience dans les ventes auprès de fabricants d’équipements de réseaux, d’opérateurs sans fil et d’agences de sécurité-forces de l’ordre en Europe et au Moyen-Orient ».

Cadre légal

L’utilisation des IMSI-catchers par les services dans le cadre d’écoutes et d’enquêtes administratives, c’est-à-dire sans l’intervention du juge, est prohibée jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi sur le renseignement. Mais dans la sphère judiciaire, où les services de renseignement sont parfois amenés à intervenir, le cadre légal est plus flou et rien n’empêche, en théorie, de les utiliser. Une source au sein de l’antiterrorisme précise n’avoir jamais vu d’IMSI-catcher à l’œuvre dans son domaine.

Le code pénal précise qu’il est interdit de commercialiser ou de fabriquer un appareil qui permettrait de porter atteinte au secret des correspondances ou d’enregistrer quelqu’un à son insu, sauf autorisation ministérielle. Cette dernière est donnée après avis d’une commission consultative chapeauté par le secrétariat général de la défense nationale. Ces dispositions s’appliquent-elles aux IMSI-catchers, y compris ceux destinés aux forces de l’ordre ? La commission a-t-elle eu à se prononcer sur l’achat de ce matériel par les douanes ? Contactée, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, qui assure le secrétariat de cette commission, s’est refusée à tout commentaire.

SOURCE:http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/05/20/les-douanes-ont-achete-des-imsi-catchers-alors-que-leur-utilisation-est-illegale_4636988_4408996.html

00000000000000000000000000000000000000000

PLUSLes données publiques des douanes, disponibles sur Internet, révèlent qu'elles utilisent des Imsi-catchers, technique de surveillance controversée figurant dans le projet de loi renseignement.

SUR/ http://www.ouest-france.fr/douanes-selon-des-donnees-publiques-elles-utilisent-des-imsi-catchers-3417291

°°°°

C’est illégal ? Tant pis ! Les douanes ont acheté des Imsi-catchers

Rue89 –
Souvent, l’épluchage de la documentation sur les marchés publics permet de découvrir des choses croustillantes – et ce malgré l’aridité de la tâche. On peut par exemple découvrir ce que font les espions de la DGSE. Ou, et c’est le cas cette fois, les activités …

0000000000000000000000000000

Jean Baptiste Carpentier, inspecteur général des finances

TRACFIN, créé en 1990,  par Michel Charasse, suite au 15e sommet économique annuel du G8, appelé Sommet de l’Arche1, il prend d’abord la forme d’une cellule de coordination au sein de la direction générale des douanes et des droits indirects. En 2006, il devient un service à compétence nationale et acquiert une direction propre. Ses locaux restent néanmoins situés au sein de la direction générale des Douanes y compris lors du déménagement de celle-ci du 7e arrondissement de Paris à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2007. En 2011, TRACFIN est finalement installé dans d’autres locaux du ministère de l’Économie et des Finances, toujours à Montreuil.

Image de couverture du rapport d'activité Tracfin 2014

Sous l’impulsion de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics et de Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, l’année 2014 a été marquée par la volonté de renforcer les outils de lutte contre la fraude, le blanchiment et le financement du terrorisme. Dans ce contexte, l’action de Tracfin marque une progression historique avec une hausse de 33 % du nombre d’informations traitées en 2014, soit la plus forte hausse constatée ces dix dernières années.

2014 : une progression historique et un périmètre élargi

La hausse du nombre d’informations traitées s’explique notamment par la montée en puissance des nouvelles missions du service en matière de lutte contre les fraudes fiscales et sociales, et dans le domaine du renseignement. Sur cette même période, les analyses effectuées par le service, permettant notamment de mieux contextualiser le soupçon déclaré ou de l’enrichir, ont conduit à la transmission de 1 395 notes à l’Autorité judiciaire et aux administrations partenaires (+ 5 % par rapport à 2013).
Les communications systématiques d’information

L’année 2014 marque également la montée en puissance du dispositif de COmmunications Systématiques d’Information (COSI), issu de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires du 26 juillet 2013. Sur cette période, 42 opérateurs ont transmis près de 2 millions de COSI à Tracfin, renforçant ainsi les capacités d’investigations du service. Ce dispositif sera élargi, dans les prochains mois, à d’autres opérations présentant un facteur de risque élevé de blanchiment.
Un rapport spécifique avant l’été

Tracfin publiera avant l’été un rapport spécifique dédié à l’analyse des risques et aux nouvelles tendances en matière de blanchiment et de fraudes. Il explorera les tendances et risques mis en exergue, notamment lors de l’analyse des signalements transmis au service.

———————————————————
Actuel
  1. HSBC France
Précédent
  1. French Ministry of Economy and Finance
Études et formations
  1. Ecole Nationale d’Administration (ENA)

Head of Internal Audit – Inspecteur Général

HSBC France

septembre 2009 – Aujourd’hui (5 ans 8 mois)Paris

Member of the Executive Committee and responsible for 40 internal auditors providing independent and objective assurance over HSBC Francer’s risk management framework to protect the assets, reputation and sustainability of the bank.

source: https://www.linkedin.com/pub/fran%C3%A7ois-mongin/46/802/976

Il n’est que de voir aujourd’hui François MONGIN passer chez HSBC, succédant lui-même à CADIOU, après la DGDDI et l’IGF ou Jean-Dominique COMOLLI nommé « commissaire aux participations de l’Etat » auprès de la ministre de l’économie après avoir privatisé la SEITA et exercé brillamment ses talents chez Altadis et Pernod-Ricard, etc.).

000000000000000000000000000000000000000

When financial pressures escalate, Marc Duval (Gilles Lellouche), a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs on the nation s border.

Navigating through debase trafficking and shady cargo, he slowly wins the confidence of Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), a powerful but dangerous cocaine importer. As Duval becomes further immersed in both the perils and temptations of the drug trafficking underworld he is forced to live on a knife edge, where only his lies can keep him alive. But it is when English customs land to arrest Lanfredi that Duval must take the greatest risk of all, placing his family in the heights of jeopardy. Inspired by true events, the writer of Mesrine and A Prophet brings a hard-hitting, suspense thriller that will make you question the very borders of the land you call home…

Dvd disponible sous titré en anglais

image

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remportait l’élection présidentielle. Deux jours plus tard, le magazine Capital donnait dans un bref article quelques informations sur les vacances que s’accordait alors le candidat victorieux juste avant son entrée en fonction : « C’est sur le Paloma, le yacht de soixante mètres de Vincent Bolloré, que le nouveau président de la République a choisi de se reposer, au cours d’une mini-croisière de trois jours au large de Malte. Nicolas Sarkozy, son épouse Cécilia, son fils Louis, âgé de dix ans, et quelques proches sont arrivés lundi après-midi à l’aéroport de La Valette, à bord du Falcon 900 EX de Vincent Bolloré. » Le magazine ajoutait même quelques détails : « Construit en 1965 par un chantier naval japonais, le Paloma a été acheté par le milliardaire breton en 2003 à la famille d’armateurs grecs Goulandris, pour la somme de 3,5 millions de dollars. Vincent Bolloré a investi cinq millions d’euros supplémentaires afin de refaire à neuf cet élégant bateau. » Sans autre commentaire.

Quel esprit chagrin pourrait trouver à redire au fait que le futur président ressente le besoin de se reposer avant d’assumer la plus haute responsabilité de l’État que le peuple français venait de lui confier ? Et pourtant la nouvelle choqua beaucoup de monde, et même dans les rangs du parti présidentiel, des voix s’élevèrent pour exprimer leur désaccord. L’affaire prit rapidement une tournure polémique. Le 9 mai, Nicolas Sarkozy déclara à des journalistes que son voyage à Malte « n’avait pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant : « Je vais vous dire une chose : je n’ai pas l’intention de me cacher, je n’ai pas l’intention de mentir, je n’ai pas l’intention de m’excuser ». Pressé de s’expliquer sur la mise à disposition du yacht Paloma par le milliardaire français, le nouveau président répondit : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français, il n’a jamais travaillé avec l’État ».

Loin de calmer les esprits, cette dernière déclaration a fait bondir pas mal de personnes. Les journalistes de l’AFP se sont précipités sur le BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) et ont dégotté plusieurs commandes de l’État au groupe de Vincent Bolloré, pour des millions d’euros.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy commençait sous le double signe des faveurs d’un grand industriel acceptées avec complaisance et du mensonge. Mauvais départ.

Si l’AFP s’était donné la peine de pousser plus loin son investigation, elle aurait pu découvrir l’un des aspects les plus intéressants des relations entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Pourtant, le président avait mis la puce à l’oreille des journalistes : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite, vingt ans que je refuse ». Qu’est-ce qui a valu une telle insistance de la part du milliardaire français, depuis si longtemps ?

Il faut pour répondre à cette question remonter dans le temps. Au début des années 1980, le trentenaire Vincent Bolloré rachète la papeterie familiale pour un franc symbolique. Le jeune entrepreneur prend graduellement le contrôle de nombreuses compagnies et se constitue en moins de dix années un empire industriel, en utilisant de façon créative l’effet de levier produit par le système des cascades de sociétés, qui permet de contrôler un grand nombre d’entreprises avec une faible mise initiale et sans endettement.

L’empire ainsi constitué peut certes être immense, mais il n’en reste pas moins fragile et risque à tout moment de s’écrouler comme un château de cartes. C’est ce qui aurait pu se produire en 1992. À la suite d’une OPA ruineuse sur la société maritime Delmas-Vieljeux, en 1991, qui a mis à mal ses finances, le groupe Bolloré enregistre l’année suivante, pour la première fois de son histoire, une baisse importante de son chiffre d’affaires. Toutes les branches du groupe souffrent et voient leurs bénéfices fondre. À l’exception d’une seule : celle du tabac. Bien que ne représentant que 5 % de son chiffre d’affaires, l’activité tabac dégage à elle seule plus du quart de son bénéfice total. Elle constitue le véritable atout du groupe.

La raison de cette solidité et de cette prospérité de la branche tabac du groupe est simple : Vincent Bolloré est connu comme le roi du tabac en Afrique francophone, où sa société, Tobaccor, dispose d’une position dominante sur ce juteux marché en pleine expansion. Le groupe possède neuf fabriques. Il opère comme un quasi-monopole au Congo, en République centrafricaine, au Gabon et au Tchad, et contrôle plus de la moitié du marché au Sénégal, au Burkina Faso et à Madagascar, plus des parts importantes des marchés de la Côte d’Ivoire et du Niger. Cette domination du marché, conjuguée avec la montée du tabagisme en Afrique, confère à l’activité tabac du groupe de solides et prévisibles perspectives de croissance et de profitabilité qui constituent une véritable rente. Tout cela est rendu possible grâce à l’accord conclu en 1990 entre le groupe et la SEITA, la régie publique des tabacs, pour la création de la société Coralma International, possédée à 60 % par le groupe et à 40 % par la SEITA, et qui a le monopole de la distribution des cigarettes en Afrique francophone de l’Ouest [1].

Coralma est le fleuron du groupe Bolloré. Or, après cette année 1992 difficile, qui a confirmé l’importance de l’activité tabac pour la solidité financière du groupe, 1993 apporte une très bonne nouvelle pour Vincent Bolloré : le 30 mars, son ami Nicolas Sarkozy est nommé ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, et, à ce titre, devient le ministre de tutelle de la SEITA.

Cette même année 1993, le Gouvernement commence des discussions en vue de la privatisation de la régie de tabacs. Les négociations qui ont abouti à cette privatisation en 1995 ont été longues et complexes. Elles ont eu, comme il se doit, un caractère très confidentiel et n’ont pas été rendues publiques. Nous pouvons néanmoins apprécier une partie de ce qui s’est tramé en coulisses dans les ministères concernés, et notamment le ministère du Budget, grâce aux documents internes d’une des sociétés candidates à la reprise de la SEITA, British American Tobacco (BAT), documents rendus publics par une décision de la justice américaine et qui sont maintenant consultables sur Internet [2].

Dans sa correspondance interne, BAT parle de la privatisation de la SEITA en désignant cette dernière sous différents noms de code, tels que Windmill (« moulin à vent ») ou Blue (« bleu »). Dans une note classée « secret » intitulée Project Blue, datant de juillet 1993, le comité exécutif de BAT explore les opportunités que présente pour la compagnie la future privatisation de Blue. La note indique qu’une réunion a eu lieu entre BAT et la direction de la SEITA. La principale conclusion qui en ressort est la suivante : « Il est clair que, pour être agréé par le Gouvernement français et le public, un partage du noyau des actions doit impliquer la présence d’un partenaire industriel français crédible aux côtés de BAT. Lazard Frères pensent que le groupe Bolloré est le meilleur (si ce n’est le seul) candidat pour ce rôle… Un dîner a été organisé à Paris le 29 juin, au cours duquel M. Bolloré a confirmé son grand intérêt pour un arrangement de quelque forme que ce soit en relation avec Blue ». En fait, les dirigeants de la SEITA n’étaient pas très enthousiasmés à l’idée que Bolloré puisse accéder au « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA après sa privatisation, car « ils ne voyaient pas ce qu’il pouvait apporter à la SEITA qu’elle n’avait déjà ». Cependant, ils considéraient cette éventualité comme inévitable, car Bolloré est « politiquement très influent », et concluent que « Bolloré nous sera imposé dans le noyau dur ». En décembre 1993, Jean-Dominique Comolli est nommé au poste de PDG de la SEITA. Dans un mémorandum classé « secret » de BAT, on lit la description suivante : « Comolli est un sympathisant socialiste venant de l’administration publique (ministère du Budget). Il n’est pas proche de la direction actuelle, étant une création de la “cohabitation” entre l’Élysée et l’Hôtel Matignon. On dit, cependant, qu’il a développé de bonnes relations avec Sarkozy, le ministre du Budget, qui est responsable de la taxe sur le tabac. » Toutes les conditions sont donc réunies pour que Bolloré ait sa part du gâteau lors de la privatisation de la SEITA…

En effet, lorsque l’arrêté de nationalisation de la SEITA paraît au Journal officiel le 7 février 1995, on constate que le groupe Bolloré, par l’intermédiaire de la Compagnie Saint-Gabriel, fait partie des membres de l’actionnariat stable de la SEITA, le fameux « noyau dur », et bénéficie de la cession gré à gré de 776 920 actions. La privatisation s’effectuera en deux étapes – le noyau dur étant constitué dans un premier temps – l’entreprise sortira complètement du giron de l’État lorsqu’en 1999, elle fusionnera avec Tabacalera pour constituer Altadis. L’accord qui liait la SEITA au groupe Bolloré concernant la société jointe Coralma International n’est pas remis en cause, bien au contraire. Un pacte d’actionnaires va le sceller, en donnant au groupe Bolloré un avantage considérable dont celui-ci saura tirer le meilleur parti.

En effet, dès que l’État français se retire de la SEITA, et que celle-ci devient Altadis, Bolloré va invoquer son pacte d’actionnaires pour racheter, en juillet 2000, les parts détenues par l’ex-régie dans Coralma, pour un prix dérisoire. Cette acquisition lui donne le contrôle absolu de tout le marché du tabac d’Afrique francophone : un marché annuel de treize milliards de cigarettes, en rapide expansion.

Cependant, le règne absolu de Bolloré sur la cigarette africaine sera bref. Bolloré est probablement trop rusé pour ne pas comprendre que son empire du tabac en Afrique sera attaqué de toutes parts par les multinationales qui cherchent à tout prix à développer ce marché pour compenser le tassement de leurs affaires dans les pays occidentaux. Il sait aussi que Coralma représente une proie très intéressante pour ces multinationales, qui donnera un avantage décisif à celle qui s’en emparera. Il peut donc faire monter les enchères. Tout cela était parfaitement prévisible au moment où il a racheté les parts de la SEITA, et Bolloré peut donc se frotter les mains.

Moins de neuf mois après avoir pris le contrôle total de Coralma, le groupe Bolloré passe un accord avec la multinationale Imperial Tobacco et lui cède 75 % des parts de sa société Tobaccor, propriétaire à 100 % de Coralma International, réalisant « une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés » Le journal économique Les Échos commente ainsi cette opération :

« L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la SEITA. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la SEITA dans le tabac. À la suite de l’OPE de Tabacalera sur la SEITA, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restants pour la bagatelle de quatre cents millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard un milliard de francs. Non seulement la SEITA n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que Gauloises ou Gitanes. »

Et d’ajouter : « Et pour couronner le tout, la SEITA compte un client de moins : Vincent Bolloré vient d’arrêter de fumer. » Nous notons que c’est à la « légèreté des dirigeants de la SEITA » qui ont rédigé un pacte d’actionnaires « en dépit du bons sens » que Bolloré doit d’avoir réalisé une opération particulièrement « juteuse ». Or qui était le principal dirigeant de la SEITA au moment de la rédaction de ce pacte d’actionnaires ? Jean-Dominique Comolli, qui entretient de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, ministre de tutelle de la SEITA, et lui-même excellent ami de Vincent Bolloré. La boucle est bouclée.

En 2003, rebelote, Bolloré cède les 25 % restants de Tobaccor et Coralma passe alors totalement entre les mains d’Imperial Tobacco. Cette opération, qui prépare le terrain pour la mainmise de la multinationale britannique sur Altadis (qui interviendra en 2008) a rapporté en tout près de deux cents millions d’euros de plus-values. Une super cagnotte ! Dans laquelle le milliardaire français puise la même année pour acheter et rénover – pour moins de dix millions d’euros, une broutille – le Paloma, ce yacht de luxe qu’il met gentiment à disposition de son ami Nicolas, en ce mois de mai 2007. Il le fait à titre gracieux, et sans arrière-pensée, dans le seul but de permettre au président de voyager tout en se reposant avant d’arriver aux responsabilités suprêmes. Un voyage qui, a déclaré Nicolas Sarkozy, « n’a pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant « Je souhaite pour l’économie française beaucoup de Vincent Bolloré, c’est-à-dire des hommes qui sont capables d’investir pour créer des emplois. Vous savez, ce n’est pas une honte d’avoir travaillé dur, d’avoir créé un grand groupe, de donner de l’emploi ».

Entré en fonction bien reposé, le président a été en mesure de prendre rapidement d’importantes décisions. Dont celle d’instaurer le bouclier fiscal. Il y avait urgence : il ne fallait quand même pas laisser l’État confisquer l’argent que son ami Bolloré avait gagné en travaillant si durement.

Ainsi commençait le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

[1] Bolloré essuie son premier coup de tabac, L’Expansion, 7 octobre 1993. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/bollore-essuie-son-premier-coup-de-tabac_1397.html

[2] http://legacy.library.ucsf.edu

(Texte publié dans La République enfumée, Les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy : du meilleur au pire, 222 pages, OFTA Éditions)

 —————————————–

Voir les commentaires sélectionnés par Mediapart

Mon article me vaut une réaction de Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, qui invoque son droit de réponse. J’apprécie l’intérêt que suscite mon texte au plus haut niveau de la hiérarchie du groupe français, alors qu’il n’a probablement été consulté que par quelques douzaines d’internautes. Aurais-je touché un point sensible ?

Je prends bonne note de la correction – le pacte d’actionnaire (car il y en a bien eu un) a été conclu en 1990, alors que Sarkozy n’était pas encore ministre du budget. Cependant, lorsque la SEITA était sous la tutelle de Sarkozy, le groupe Bolloré a eu le privilège de faire partie du club très fermé des dix investisseurs constituant le « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA, à qui les parts de la régie en voie de privation ont été distribuées de gré à gré.  Au moment de la privatisation, le pacte d’actionnaire n’a pas été remis en cause – il aurait du être renégocié, puisqu’il était rédigé en «dépit du bon sens», selon le journal économique Les Échos. Dans son édition du 3 avril 2001, sous le titre Des liens cousus d’or, on peut lire le passage suivant :

Pour fêter son entrée dans sa cinquantième année _ c’était dimanche _ Vincent Bolloré s’est offert une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés à l’occasion de la vente de 75 % de Tobaccor à Imperial Tobacco. L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la Seita. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la Seita dans le tabac. A la suite de l’OPE de Tabacalera sur la Seita, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restant pour la bagatelle de 400 millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard 1 milliard de francs. Non seulement la Seita n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que gauloises ou gitanes.

A ma connaissance, cet article, et en particulier la référence à « un pacte d’actionnaire rédigé en dépit du bon sens », n’a pas suscité à l’époque la moindre réaction du groupe Bolloré.

Cette juteuse transaction n’est peut-être pas le résultat direct de l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Mais elle plante le décor dans lequel la déclaration du président sonne particulièrement faux lorsqu’il nous décrivait, en mai 2007, son ami comme quelqu’un qui  « travaille dur » pour gagner son argent – c’est là une illustration parlante de la conception qu’a Nicolas Sarkozy du « vrai travail ».

Je constate que l’information selon laquelle Bolloré était un intermédiaire quasi incontournable pour discuter avec le gouvernement  – et son ministre du budget de l’époque – sur la question de la privatisation de la SEITA n’est pas remise en cause.  Cette information est tirée des documents internes, précédemment confidentiels, de l’industrie du tabac, qui ont été rendus publics à la suite d’une décision de la justice américaine. Je donne ci-dessous quelques liens permettant de consulter  un échantillon de ces documents, pour ceux que cela peut intéresser.

Tous les articles de La rédaction de Mediapart » href= »http://www.mediapart.fr/biographie/54054″>La rédaction de Mediapart

Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, a notifié, via Mediapart, à l’auteur de ce billet un droit de réponse que nous publions selon les règles de droit :

«Monsieur Pascal DIETHELM,

Un article intitulé « Bolloré – Sarkozy: une amitié à 200 millions d’euros », accessible à l’adresse URL « http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy- une-amitie-200-millions-deuros », publié sur le blog de Monsieur Pascal DIETHELM met gravement en cause le Groupe BOLLORE et son Président Monsieur Vincent BOLLORE.

En effet, l’auteur affirme que notre Groupe aurait réalisé « 200 millions d’euros » de plus-values à l’occasion de la privatisation de la SEITA de par la revente de notre participation dans la société CORALMA INTERNATIONAL et ce grâce à « l’amitié » du Ministre du Budget d’alors (décembre 1993), qui devait devenir Chef de l’Etat, Monsieur Nicolas SARKOZY.

En réalité, lors de la privatisation de la SEITA, nous n’avons été autorisés à souscrire au capital de la nouvelle société que dans la limite de 1,5%, et ce malgré  les relations quasi centenaires BOLLORE/SEITA en tant que fournisseur historique de papier à cigarette et associé dans certains pays de production.

D’autres nouveaux actionnaires ont été oubliés par l’auteur, à savoir la Société Générale (5%), le CCF (5%), le Groupe Jacques Lejeune (4%), la Française des Jeux (2,5%), Barry SA (1,5%), la Compagnie de Navigation Mixte (1,5%), le Groupe Edouard Stem (1,5%), la Société Bic (1,5%), la Société  Suisse d’Assurances Générales (1%).

Par ailleurs, l’activité traditionnelle du Groupe BOLLORE l’a amené à se développer sur le marché  du tabac en Afrique depuis la fin des années 70 (Nicolas SARKOZY avait 15 ans) à travers les sociétés JOB et SOFICAL.

Bien antérieurement à la nomination de Monsieur SARKOZY comme Ministre du Budget, a été créée en 1990, avec la SEITA, la société CORALMA INTERNATIONAL, distributeur de cigarettes en Afrique de l’ouest.

Un pacte d’actionnaires a été conclu en 1990 entre le Groupe BOLLORE et la SEITA, représentée par son Président Monsieur Bertrand de GALLE et non par Monsieur Jean- Dominique COMOLLI, comme Monsieur Pascal DIETHELM le prétend, ce dernier n’en prenant la présidence qu’en 1993.

Cet accord prévoyait que si le Groupe BOLLORE ou le groupe SEITA passait sous le contrôle d’un tiers exerçant une activité dans l’industrie du tabac, le groupe ne faisant pas l’objet du changement de contrôle avait la possibilité de demander de vendre ses actions CORALMA ou d’acheter celles de son associé  à un prix fixé à défaut d’accord entre les parties par un expert désigné en référé.

Or la SEITA étant passée sous le contrôle du fabricant de cigarettes espagnol TABACALERA, la procédure prévue en 1990 a été  lancée, et le groupe BOLLORE a décidé d’acheter les actions CORALMA de la SEITA au prix tel que fixé le 31 mai 2000 par un expert nommé par la Président du Tribunal de Commerce de Paris.

Ainsi, il est parfaitement inexact d’affirmer qu’un « pacte d’actionnaires » aurait été « rédigé en dépit du bon sens » grâce à la nomination en décembre 1993 de Monsieur Jean- Dominique COMOLLI et de ses « bonnes relations avec Nicolas SARKOZY, ministre du Budget qui est responsable de la taxe sur le tabac ».

Un tel pacte n’a jamais existé.

Le seul accord exécuté fut celui conclu en 1990 avec la SEITA, lequel comportait, à la demande de celle-ci, la clause permettant à l’une des deux parties de racheter la participation de l’autre en cas de changement de contrôle et ce à  un prix fixé par le Tribunal de Commerce de Paris, comme indiqué ci-dessus.

Par la suite, le groupe BOLLORE est sorti du secteur de la cigarette en vendant ses activités cahiers de papiers à  cigarettes à Republic Technologies et ses activités cigarettes à Impérial Tobacco.

Monsieur Nicolas Sarkozy ne fut donc en rien acteur ou décideur de cette procédure.

Soutenir que la plus-value réalisée par le Groupe BOLLORE résulte d’une quelconque « amitié » politique est particulièrement inexact et peut apparaître, aux yeux du public, politiquement orienté.»

SOURCE: http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy-une-amitie-200-millions-deuros

00000000000000000

Solidarité Ouvrière

France 3 Pays de la Loire, 9 septembre 2014 :

Regain de tension, ce mardi matin à Carquefou, où les salariés de Imperial Tobacco (ex Seita) refusent toujours le plan de licenciements et de fermeture de l’usine, prévue en janvier prochain. Des négociations à la baisse seraient à l’origine de ce mouvement de colère.

La plus grande usine de cigarettes en France est toujours sous la menace d’un plan de licenciements : 327 emplois en jeu. Depuis le rachat par Impérial Tobacco, loin d’avoir cessé les fermetures d’usines, celles-ci, au contraire, s’accélèrent. Après Strasbourg et Metz en 2008, c’est le tour du site de Carquefou en 2014. Les salariés de la Seita sont en conflit depuis plusieurs mois avec leur direction. Le 28 mai dernier, ils avaient séquestré plusieurs cadres de l’entreprise avant de les relâcher. Aujourd’hui, les termes du plan social sont toujours en discussion, avec Impérial Tabacco, l’actuel…

Voir l’article original 73 mots de plus

comolliPortrait de Jean Dominique Comolli, « un homme de valeur issu de la gauche » (dixit Sarkozy)

______________________________

Voila ce que l’on pouvait lire en 2010

 

Jean-Dominique Comolli, ancien élève de l’ENA, ex collaborateur de Laurent Fabius puis Directeur de Cabinet de Michel Charasse avant d’être nommé Directeur des Douanes est « issu de la gauche » et c’est un homme de grande qualité », dixit Sarkozy qui vient de le nommer à la tête de l’Agence des Participations de l’Etat, un machin stratégique qui a la tutelle sur des centaines de milliards d’euros appartenant à la puissance publique, placés ici ou là.

Charasse-e6a4dCet homme qui a pratiqué dans le savant mélange des genres a été propulsé à la tête de la SEITA en 1993, quand cette entreprise disposait du monopole du tabac en France. Salaire annuel: équivalent de  180.000 euros.

En 1995, au nom de la libre concurrence (dogme imposé par Bruxelles), le monopole est mis à bas, la privatisation décidée et les premiers plans sociaux (saignants) arrivent. Pour prendre sa part des sacrifices subis par les salariés (ou pour s’en consoler), le PDG Comolli porte ses émoluments à 1 million d’euros.Puis c’est la fusion avec la Tabacalera SA, pour composer Altadis qui lui assure une rémunération portée à 1,2 millions d’euros à laquelle il faut ajouter deux plans de stocks options très conséquents.

.

Nicolas-Sarkozy Altadis devient alors une société entièrement privée, les états français (sous DSK) et espagnols ayant vendu toutes leurs participations (à un prix très amical… pour les acheteurs)

Altadis, sans aucun « noyau dur » protecteur et de surcroît très rémunératrice est à la merci du premier prédateur venu. En 2007,  Imperial Tobacco lance une OPA que le Conseil d’administration et Comolli applaudisent. Il faut dire que les Stock-Options de ce dernier en sont très valorisées, qu’on lui en a attribuées deux paquets supplémentaires ainsi, pour faire bonne mesure, que 35.000 actions gratuites.

Pour faire bonne mesure, une modeste pension (485.000 euros annuels indexés sur l’inflation) lui est promise. Les futurs retraités bientôt spoliés si les projets sarkozystes aboutissent apprécieront ce genre de pratiques.

Comolli, décidément insatiable, se fait alors bombarder administrateur de Casino, Pernod-Ricard et Calyon, selon les bonnes vieilles habitudes du capitalisme français, foncièrement consanguin: ils sont une centaine tout au plus, les heureux administrateurs qui se croisent dans les quelques conseils qui comptent et surtout dans leurs comités de rémunération: « passe moi la rhubarbe, je te passe le séné »

« Il est important de mettre à la tête de la gestion des actifs de l’État quelqu’un qui ait à la fois une autorité politique et une expérience forte du privé », justifie le Ministère de l’économie et des finances. C’est sûr: une telle habileté de navigateur au gré des divers courants, un tel sens de l’intérêt général et un tel altruisme qui lui fera sûrement oublier ses intérêts propres nous rassurent quant à la gestion des biens publics qui sera faite, n’en doutons pas, dans le sens de l’intérêt général. 

Sources: le Canard Enchaîné de cette semaine; les échos.

http://borghesio.typepad.com/benjamin/2010/08/portrait-dun-homme-de-valeur-issu-de-la-gauche-dixit-sarkozy-1.html

Mise en ligne le 17 févr. 2009

Interview by Nicolas Burdett

00000000000000000000000000000000000000000

dnredDémantèlement d’un réseau : contrebande de tabac et contrefaçon

10,5 tonnes de cigarettes et 11 579 paires de chaussures saisies

Le 25 juin 2014, les agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) ont effectué une saisie de 10,5 tonnes de cigarettes de contrebande, soit 525 000 paquets à Vitrolles au siège d’un transitaire en douane.

Il s’agit d’une des plus grosses prises de cigarettes effectuées ces dernières années dans la région de Marseille. Au total, la marchandise fraudée représente une valeur commerciale de plus de 3,6 millions d’euros, les droits et taxes en jeu plus de 3,1 millions d’euros. Par ailleurs, 3 armes ont également été découvertes lors de cette opération.

Lors du contrôle, les douaniers ont appréhendé 3 personnes dont l’une a tenté de prendre la fuite. Une 4e personne a été arrêtée plus tard.
Les cigarettes étaient dissimulées dans un conteneur provenant de Chine. Elles étaient très vraisemblablement destinées au marché noir français car elles comportent des mentions sanitaires rédigées en français.

A la suite des auditions opérées par la direction des opérations douanières (DOD) de Marseille, 11579 paires de contrefaçons de chaussures de sport ont été retrouvées par la DOD de Nantes, assisté de l’antenne DOD de La Rochelle, dans un entrepôt.

Démantèlement d’un réseau : contrebande de tabac et contrefaçonCette saisie ainsi que les interpellations constituent le résultat d’une enquête de longue haleine menée par la Direction des Opérations Douanières de Marseille.

Cette affaire illustre le caractère polymorphe des organisations criminelles qui opèrent indifféremment en matière de contrefaçons et de contrebande de cigarettes. Elle met en exergue l’action de la douane en matière de lutte contre la criminalité internationale et souligne la grande réactivité de la DNRED, service à compétence nationale, qui peut agir sur l’ensemble du territoire dans des délais extrêmement réduits.

Les suites judiciaires du volet cigarettes ont été confiées au Service National des Douanes Judiciaires de Marseille par le parquet d’Aix-en-Provence.
A l’issue de leur garde-à-vue, les quatre personnes ont été mises en examen, deux d’entre elles ont été placées en détention provisoire et les deux autres font l’objet d’un contrôle judiciaire.

Cette affaire illustre enfin la bonne articulation de l’action de la douane administrative et de la douane judiciaire dans le démantèlement des réseaux de contrebande de cigarettes et de marchandises de contrefaçon.

En 2013, la douane française a saisi 430 tonnes de tabac de contrebande et 7,6 millions d’articles de contrefaçon.

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a12087-demantelement-d-un-reseau-contrebande-de-tabac-et-contrefacon

Mon commentaire:

Espérons que ces cigarettes n’ont pas été fabriquées par  Imperial Tobacco….Ce serait un retour de bâton à cet ancien DG de la Douane française, j’ai nommé Jean-Dominique Comolli (ex-directeur de cabinet de Michel Charasse, à Bercy, puis Directeur général des Douanes) qui a conduit successivement la privatisation de la Seita, la fusion avec Tabacalera pour fonder Altadis puis le tout début de l’intégration de cette dernière dans Imperial Tobacco.

lire: Mais qui est donc Jean Dominique Comolli?.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

000000000000000000000000000000000000


%d blogueurs aiment cette page :