Articles Tagués ‘croissance’

Le Blog de Philippe Waechter

La dynamique de croissance des pays développés a changé avec la crise. Le régime de croissance n’est plus comparable. La longueur de la crise a provoqué une dynamique de l’investissement plus limitée de telle sorte que la dynamique de l’emploi est plus réduite et que la croissance potentielle est franchement affectée à la baisse. Elle est probablement voisine de 1% en zone Euro désormais contre une tendance de 2% avant la crise. C’est très insuffisant pour disposer d’un marché du travail créant de nombreux emplois mais aussi pour financer le modèle social.

Sur le graphe on observe que la croissance sur 5 ans est plus faible que le rythme observé avant 2007. Seule l’Allemagne a une dynamique de croissance similaire, sa demande interne n’a pas été affectée par la rupture de 2008/2009 qui caractérise tous les autres pays industrialisés.
Pour tous les autres,

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L’enquête Markit pour la zone Euro montre enfin, en novembre, une accélération et un changement de tendance par rapport à l’évolution « plate » constatée depuis le début de l’année 2015.
Depuis mai 2011, l’indice synthétique n’avait jamais été aussi fort. La dynamique plus autonome de l’économie de la zone Euro prend de la consistance. Cela pourrait être de bonne augure pour les chiffres de croissance de la fin de l’année donnant un bon point de départ pour 2016.
Si le PIB reste cohérent avec l’indice synthétique de l’enquête, cela renforce notre objectif d’une croissance de 1.5% pour 2015.

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Le Blog de Philippe Waechter

Plusieurs éléments à retenir cette semaine pour bien appréhender la macroéconomie

Le premier point porte sur les enquêtes menées dans le secteur manufacturier tout autour du globe. Il ressort que la dynamique manufacturière s’étiole et qu’il n’y a pas de zone ou de pays susceptible d’altérer rapidement cette tendance. L’indice mondial montre une progression positive mais réduite de l’activité. Pas étonnant dès lors que l’Organisation Mondiale du Commerce ait révisé à la baisse ses prévisions de croissance du commerce mondial puisque les échanges se font principalement sur des produits manufacturiers. L’attente est d’une progression de 2.8% en 2015 contre une prévision de 3.3% en avril dernier. Ceci est cohérent avec mes inquiétudes récurrentes liées au commerce mondial.

Dans le détail des enquêtes, les pays industriels restent leader mais avec des profils qui ne traduisent pas une hausse rapide de l’activité. Au Japon et en zone Euro l’expansion est un…

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Retrouvez le document Perspectives Economiques – Septembre 2015

Ce qu’il faut retenir

  • La dynamique du commerce mondial est réduite. Les échanges sont à un haut niveau mais ils n’accélèrent plus
    Il n’y a pas de moteur fort capable d’entrainer la croissance mondial
    Chaque pays ou zone géographique doit définir par lui-même les moyens de sa croissance en renforçant sa demande interne
    Les politiques économiques seront durablement accommodantes
  • Pas de tensions sur l’appareil productif => inflation basse
  • Pas d’attentes fortes sur les Etats-Unis et l’économie chinoise est en phase d’ajustement durable
  • La zone Euro connait une reprise modérée – Elle ne doit pas hésiter à utiliser l’arme budgétaire pour soutenir sa demande interne
  • Les excès passés (endettement privé) pèsent sur la capacité de tous ces pays à retrouver une allure plus robuste
  • La conséquence majeure de cette dynamique conjoncturelle réduite est la baisse durable du prix des matières premières et du…

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La Chine a eu un rôle majeur dans l’ensemble des fluctuations observées sur les marchés boursiers depuis quelques jours. Cependant il faut être discriminant dans l’analyse. Ce n’est pas l’économie chinoise qui d’un seul coup s’effondre mais le marché boursier de Shanghai qui s’ajuste brutalement à la baisse.
Il faut bien distinguer les deux phénomènes et avoir à l’esprit que les fluctuations boursières sont toujours excessives par rapport aux mouvements économiques. Paul Samuelson, probablement l’économiste le plus influent de l’après-guerre, indiquait que les marchés boursiers avait prévu 9 des 5 dernières récessions.

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Ce n’est pas faute d’avoir hurlé dans le désert qu’il n’y avait pas de croissance. En tout cas, pas de croissance saine et autonome, ne reposant ni sur de nouvelles dettes, ni sur de nouvelles créations monétaires. Dans ce dernier cas, gardez présent à l’esprit que les politiques menées par nos mamamouchis ont abouties au résultat extraordinaire de dissocier la notion de croissance économique à l’idée de création de richesses. Nous vivons donc dans un monde où il y a statistiquement de la croissance (dettes plus création et injection de monnaie) mais pas de création de richesses… Et lorsqu’il n’y a pas de création de richesses nouvelles, tout cela fini par se voir.

Du coup les « marchés » s’inquiètent… et s’il n’y avait pas de croissance ?
Compte tenu des niveaux stratosphériques atteints par le prix des actions partout dans le monde (et des obligations), il n’en faut pas plus pour faire chuter les marchés et, cette fois-ci, il semblerait que le mouvement de correction confine au krach… Nous verrons bien.

Le piège infernal de la FED et de la remontée impossible des taux…

Autre élément, la FED est dans une position totalement intenable pour encore très longtemps. En expliquant que la banque centrale américaine va augmenter les taux, elle incite évidemment les investisseurs à ne pas investir… et à attendre que les taux montent pour placer leur argent à des niveaux plus élevés. Résultat ? Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’argent (faux) en circulation, l’attentisme des investisseurs provoque… les premières difficultés de financement !
Si au contraire la FED augmente ses taux… alors cela provoquera une nouvelle récession aux Etats-Unis au moment même où tout le monde, ou presque, a de bons gros doutes sur la réalité de la croissance économique mondiale (au mieux, atone comme je vous le répète depuis des mois et des mois).
Mais si la FED indique immédiatement qu’elle ne relèvera pas ses taux, alors cela veut dire que la situation est grave, qu’il n’y a pas de croissance et, qu’en plus, il y aura de plus en plus de monnaie… bref, cela provoquerait une ruée immédiate vers les actifs tangibles comme l’or et l’argent.
Le plus logique serait que la FED laisse la panique s’installer quelques jours et qu’elle intervienne massivement sur les marchés, y compris en annonçant un 4ème QE (plan d’injection de monnaie créé à partir de rien) sous la pression de tous les investisseurs et des autorités politiques effrayés par le spectre d’une nouvelle crise. Si la FED ne peut rien faire seule et si tout le monde est d’accord pour l’appeler à l’aide… elle devrait bien finir par accepter d’agir et sauver une nouvelle fois le monde.

Pas de panique, mais de la vigilance !

On ne part jamais en vacances avec des positions boursières non protégées (couvertes contre les risques de baisse) ou non closes… c’est une règle de base que tout épargnant se doit d’appliquer pour bronzer tranquillement, tant les crises ces dernières années aiment à se dérouler l’été !
Ensuite, j’attire votre attention sur le fait que normalement l’investissement en bourse ne se fait que sur une petite partie de son patrimoine financier et qu’actuellement il faut surpondérer les actifs tangibles pour la simple et bonne raison que les entreprises valent beaucoup trop cher, que les obligations ne valent pas tripettes et que les placements, soit disant sécurisés et disponibles type livret A, ne rapportent plus rien !!! Quitte à ne rien gagner ou pas grand-chose, autant ne pas prendre de risque.

L’or devrait chuter fortement, or il se maintient de fort belle manière. Le dollar monte ce qui est logique, puisqu’encore une fois les investisseurs vendent leurs actions et se précipitent pour acheter des obligations américaines… libellées en dollars (phénomène connu sous le vocable « fly to quality »). Le pétrole s’effondre ce qui sera bon pour votre plein d’essence et aussi le plein de la cuve pour le chauffage cet hiver…

Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux Etats-Unis et pas plus en Chine. La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !!

Charles SANNAT – Economiste contrarien et insolent

source: http://www.loretlargent.info/economie/grosses-inquietudes-sur-la-croissance/16103/?utm_source=Le+Contrarien+Matin&utm_campaign=47e6dd6d3d-le_contrarien_matin_krach_chinois_08_2015&utm_medium=email&utm_term=0_b6dd3f3e5f-47e6dd6d3d-45345309

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Dans une maison de courtage à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 24 août 2015. 

Crise chinoise : les Bourses européennes clôturent en forte baisse, Paris chute de 5,35%

Les investisseurs s’alarment, lundi, des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

LIRE: http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/direct-inquietes-pour-l-economie-chinoise-les-bourses-europeennes-decrochent_1054549.html#xtor=EPR-51-%5Bdirect-inquietes-pour-l-economie-chinoise-les-bourses-europeennes-decrochent_1054549%5D-20150824-%5Bbouton%5D

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L’économie globale manque de perspectives de croissance à moyen terme (voir ici).
Si l’on veut comprendre la dynamique récente des marchés financiers et des matières premières c’est par ce prisme qu’il faut commencer.
Cette perception s’est accentuée récemment avec l’évolution de la situation en Chine. Jusqu’à présent, les autorités chinoises avaient géré le ralentissement de leur croissance avec des mesures internes. Cela s’était traduit notamment par des évolutions rapides de l’endettement des entreprises publiques. Cela n’a fonctionné qu’un temps (voir ici). Le soutien via le marché des actions n’a pas bien fonctionné non plus.

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Le Blog de Philippe Waechter

J’ai donné un interview à Capital.fr. Le texte a été repris sous forme d’article par Nicolas Gallant. Le lien pour la publication originale est ici http://bit.ly/Bresil-Capital-PW

Le Brésil est à la peine. Entre 1 et 2 millions de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester contre la présidente Dilma Rousseff, prise en tenailles entre une économie chancelante et des affaires de corruption. Le ralentissement de l’économie de son principal partenaire commercial, la Chine, l’effondrement des cours des matières premières, les coupes budgétaires et une politique monétaire restrictive plombent la croissance. Parmi les grandes économies, le Brésil est ainsi celle qui alimente le plus d’inquiétudes, juge ainsi Philippe Waechter, chef économiste à Natixis Asset Management.

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Vidéo

 

Philippe Waechter, chef économiste de Natixis… par BFMBUSINESS

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Chronique hebdomadaire du 11 Mai

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/Wtv-CHebdo-11Mai-PW

Sur SoundCloud

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Plusieurs points à relever cette semaine

Le premier est le chiffre de croissance très réduit aux Etats-Unis au premier trimestre. La hausse de l’activité n’a été que de 0.2%, en taux annualisé, très en dessous du consensus (1%) mais très proche des prévisions de la Fed d’Atlanta (0.1%). L’acquis est de 1.4% pour 2015 à la fin du premier trimestre.

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lire le verbatim: Ma Chronique du 4 Mai.

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Chronique hebdomadaire du 4 Mai

Sur la WebTV de Natixis AM http://bit.ly/WTv-CHebdo-4Mai-PW

Sur SoundCloud

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drachme

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(BFM Business, 30 mars 2015 via Institut des Libertés)

« Le vrai danger c’est que la Grèce sorte de l’euro, réinvente la drachme et qu’un an après on se rende compte que l’économie grecque va beaucoup mieux… Et à ce moment-là les gens vont se dire – les Portugais, les Italiens, etc. : « Mais qu’est-ce que je fous dans cette saloperie ? » Le vrai danger, ce n’est pas que la Grèce sorte… mais que la Grèce sorte et que ça marche ! »

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Verbatim de la chronique hebdo

Plusieurs points à retenir cette semaine

Le premier est la dynamique modérée de la croissance en zone Euro pour le 4ème trimestre. Le chiffre de 0.3% permet néanmoins d’avoir un niveau de PIB équivalent à celui observé au début de 2011 avant la mise en place des politiques d’austérité. L’impact de la longue récession allant de l’été 2011 jusqu’au point bas du premier trimestre 2013 est enfin comblé. Cela a été long et reflète l’absence de ressort de l’économie de la zone Euro. L’acquis pour 2015 est modeste à 0.35%.
ze-2014-T4-PIB-paysOn ne dispose pas encore du détail des composantes du PIB de la zone mais on a un détail géographique. Les deux pays les plus dynamiques au cours du trimestre ont été l’Espagne et l’Allemagne avec une croissance de 0.7%. La France a une allure plus modeste avec 0.1% alors que l’Italie est encore en phase d’ajustement à la baisse à -0.1%.

L’économie de la zone Euro est encore très hétérogène mais elle commence à bouger. Le rebond de l’activité observé depuis plusieurs trimestres en Espagne et au Portugal sont positifs même si les trajectoires sont encore loin d’être d’équilibre car ces mouvements s’opèrent avec un taux de chômage toujours très élevé.

On notera aussi avec un œil amusé que la Finlande toujours très rigoureux sur la nécessité des réformes structurelles a désormais une allure de PIB moins favorable que l’Espagne si l’on prend comme point de référence le début de la crise.

On relèvera aussi que l’Italie n’arrive pas à sortir de sa longue récession et que l’effet Matteo Renzi tarde à se manifester. L’Italie reste une véritable interrogation.

Lire la suite: http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/02/16/ma-chronique-du-16-fevrier/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

« Le Japon est foutu, vraiment foutu… Son économie n’en a plus pour très longtemps… Beaucoup ont tablé sur les BRICS, la reprise de la Chine… Mais si vous regardez les indicateurs comme le Baltic, etc. ils sont au plus bas, ce qui veut dire que le commerce international est en train de s’effondrer… L’Europe est mourante et les Etats-Unis ont une croissance qui est largement bidouillée… »

Olivier Delamarche vs Malik Haddouk (1_2)Olivier Delamarche vs Malik Haddouk (1/2) : La Grèce va-t-elle vraiment rembourser sa dette ?

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

Une dette qui atteint 180% du PIB malgré deux « restructurations ». L’austérité à la hache a tué la croissance, la Grèce va de nouveau faire faillite. Cette économiste dit ce que l’on dit sur le blog depuis des années : Il aurait fallu laisser la Grèce sortir de l’euro et dévaluer. Mais l’euro est une monnaie politique, il ne faut jamais l’oublier. Qu’importe si cette monnaie est une vraie imbécillité (voire un crime) sur le plan économique ! Et puis aujourd’hui la perspective d’un retour à la réalité effraie tellement les esprits… OD

(Europe 1, 29 décembre 2014)

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L’économie du Vietnam en 2015: La sélection entre la croissance et la stabilité!

Thuy Dung DUONG

Le 4 novembre 2014, la conférence «L’économie mondiale et le Vietnam: La situation en 2014 et les perspectives en 2015 » a été organisée par la Banque du Vietnam Joint Stock Commercial prospérité (VPBank) à Hanoi. Lors de cette conférence, les experts ont dit que le contexte d’économie du Vietnam a des signes de relancer mais cette relance reste fragile, alors que le Vietnam doit maintenir une trajectoire de développer prudente.

Dans la conférence, M. Sanjay Kalra, le représentant du Fonds Monétaire Internationale (FMI) au Vietnam et Laos, a déclaré que dans les deux années dernières, même si l’économie vietnamienne demeure instable, elle a eu des changements positifs et durables. En outre, grâce à l’augmentation de la confiance des investisseurs, ils sont intéressés par le marché Vietnam, c’est pourquoi le classement de l’environnement d’investissement du Vietnam était augmenté. Beaucoup d’investisseurs individuels ont commencé à concentrer d’investir aux autres pays de la région, ce qui a fait un grand impact au Vietnam. C’est pourquoi la maintenance de la durabilité de l’économie est très importante, particulièrement dans la macroéconomie. Les Banques de gouvernement a également lancé des nombreuses politiques à stabiliser l’économie comme diminuer le taux d’intérêt, donner les programmes de crédit pour l’aquaculture, l’agriculture en appliquant les nouvelles techniques, résoudre les problèmes de logements sociaux,…

source: http://mleguyaderawb.wordpress.com/2014/12/27/leconomie-du-vietnam-en-2015-la-selection-entre-la-croissance-et-la-stabilite-thuy-dung-duong-linkedin/

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Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(BFM Business, 2 décembre 2014)

« Le statut de la BCE interdit un quantitative easing à l’américaine et on sait que ce statut est très sérieusement surveillé, non seulement par le gouvernement allemand mais, ce qui est encore plus important, par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe… »

Rappel :Jacques Sapir : « L’Italie bientôt hors de l’euro ? »

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Le Blog de Philippe Waechter

Adapté d’un interview à Atlantico disponible ici http://bit.ly/5graphes-PW

Faut-il s’en réjouir du rebond de la croissance française au 3ème trimestre? La France a fait mieux que la zone Euro et que l’Allemagne au cours de l’été.
Il y a effectivement un chiffre meilleur qu’attendu et tant mieux
. On ne peut pas se réjouir d’une trajectoire qui se dégrade. Cependant comme le montre le graphique du PIB en niveau, la dynamique n’est pas très forte. Depuis la rupture du 1er trimestre 2011, la croissance du PIB n’est que de 0.4% en rythme annualisé. On est loin de la moyenne de 2% constatée depuis le milieu des années 70 jusqu’à la crise de 2007 (la tendance en rouge depuis 2000 était de 1.8% jusqu’au début 2008).
Ce profil ne laisse aucune marge de manœuvre car a aucun endroit il ne permet de dégager un surplus qui permettrait soit…

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Publié le 17 novembre 2014 par

Le document en format pdf est disponible ici Anticipations Hebdo du 17 Novembre 2014

Les attentes de la semaine du 17 au 23 Novembre

  • Deux points majeurs: l’enquête ZEW en Allemagne (mardi), les enquêtes PMI (estimation flash en zone Euro, France, Allemagne, Chine, USA) et plus spécifiquement aux USA Empire State (mardi) et de la Fed de Philadelphie (jeudi) – Ce sont les premières enquêtes sur novembre – L’autre élément clé sera la publication des minutes de la Fed (mercredi) et de BoE (mercredi aussi)
  • Dans la nuit de dimanche à lundi: PIB japonais du 3ème trimestre
  • Indice des prix à la consommation pour Octobre aux USA (jeudi) et au Royaume Uni (mardi)
  • Indices immobiliers aux USA (NAHB mardi) et mise en chantier de logement (mercredi) – Reventes de maisons (jeudi)
  • Ventes de détail aux Royaume Uni. (jeudi) et balance commerciale au Japon (mercredi)
  • Balance commerciale en zone Euro (lundi) et compte courant (mercredi)

Les points majeurs à retenir en Europe du 10 au 16 Novembre

  • Progression limitée du PIB de la zone Euro au 3ème trimestre avec une progression de 0.6% en taux annualisé. L’acquis est de 0.8%. Sur l’ensemble de l’année 2014 le chiffre de croissance sera peu éloigné de ce 0.8%. Progression rapide en Espagne 2% taux annualisé avec un acquis de 1.2%. En Allemagne, l’activité n’a progressé que de 0.26% avec un acquis de 1.4%. En Italie, le recul est de -0.35% après déjà -0.9% en T2. L’acquis est de -0.3%
  • En France l’activité est en hausse de 1.1% en taux annuel et l’acquis de 0.4%. Elle a été tirée par les dépenses gouvernementales et l’accumulation de stocks. Ce n’est pas forcément une configuration avantageuse car le pessimisme des chefs d’entreprise pourrait les inciter à liquider les stocks au T4 et affaiblir cette amélioration.
  • L’inflation de la zone Euro a été confirmée à 0.4% en octobre
  • Au Royaume Uni le rapport sur l’inflation suggère une convergence vers la cible de 2% fin 2017. La BoE ne va pas augmenter ses taux avant la 2ème partie de 2015.

Les points majeurs à retenir aux USA du 10 au 16 Novembre

  • Lors de la réunion duG20 à Brisbane 3 points sont à souligner
    • Un effort sur la croissance afin de sortir l’activité mondiale de sa dynamique réduite. Cela passe par l’affirmation de politiques de soutien de la croissance et notamment de la demande mais aussi par des programmes d’investissement, notamment sur les infrastructures. Les effets de dérèglementations ont été mis en avant aussi
    • Une plus grande transparence financière avec des échanges d’informations dès 2015 afin de limiter les contournements. Ceci est une première étape importante pour éviter l’évasion. L’information ne sera cependant pas publique. Espérons que cela viendra plus tard
    • Accord sur le climat dans la perspective de Paris 2015. I a été arraché à l’Australie
  • La baisse du prix du pétrole a favorisé la baisse de l’essence aux USA. Cela a été un soutien aux ventes de détail autres que l’essence. La progression hors auto et essence est de 0.55% en octobre et l’acquis pour le T4 de 3.2% en rythme annualisé (4.8% en T3)

Les points majeurs en Asie et Latam du 10 au 16 Novembre

  • L’inflation est restée très basse en Chine en Octobre à 1.6%. C’est identique à septembre mais cela reste le chiffre le plus réduit depuis janvier 2010.
  • Dans le même temps les prix de production ont reculé pour le 32ème mois consécutif à -2.2% en octobre.
  • Ces mouvements sur les prix sont fortement liés aux matières premières. Il n’empêche que cela est préoccupant.
  • D’autant que la dynamique de l’activité est réduite. La progression annuelle de la production industrielle est repassée sous les 8%. La progression de l’investissement est passée en-dessous de 16%.
  • Bref, l’activité chinoise ralentit dans un environnement pas inflationniste.

Le graphe de la semaine
Le profil du PIB des pays de la zone Euro montrent une très forte hétérogénéité contrairement à ce qui était observé avant la crise
ZE-2014-PIB-Pays

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

(BFM Business, 12 novembre 2014)

« Près de 50% de la hausse des bénéfices constatée au 3ème trimestre est liée au rachat de titres. On est sur des ratios jamais vus ! Les entreprises se servent de l’argent gratuit [des banques centrales] pour racheter leurs actions et faire monter artificiellement les dividendes. Il n’y a pas de croissance et il n’y a pas de hausse des profits. Tout n’est que mensonge ! »

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Publié le 13-10-2014 à 07h27Mis à jour à 09h52

Bolivie : le triomphe de Morales, réélu président

Le président bolivien sortant Evo Morales, réélu le 12 octobre 2014 pour un troisième mandat, salue la foule à La Paz (c) Afp

La Paz (AFP) – Le président bolivien Evo Morales a remporté dimanche un troisième mandat à une écrasante majorité, selon des résultats encore non-officiels lui attribuant 61% des voix, une victoire que le dirigeant de gauche a dédiée à ceux qui « luttent contre l’impérialisme ».

« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il déclaré depuis le balcon du palais présidentiel.

Evo Morales a estimé que ce triomphe « est celui des anti-colonialistes et des anti-impérialistes », et l’a notamment dédié « à Fidel Castro et à Hugo Chavez, qu’il repose en paix ».

Selon les résultats des instituts Mori et Ipsos, relayés par les chaînes de télévision, le président l’emporte largement dans tous les départements du pays à l’exception du Beni (nord-est) qui va à son rival Samuel Doria Medina, du parti Unité Démocrate. Il repart donc pour un mandat de cinq ans.

Le département de Santa Cruz, longtemps bastion de l’opposition et le plus prospère du pays, a voté pour Evo Morales avec 49% des voix, son rival Samuel Doria Medina n’obtenant que 38%.

Au niveau national Doria Medina remporte 24% des voix, l’ex-président conservateur Jorge Quiroga 9%, le candidat du Parti Vert Fernando Vargas 3%, et le social-démocrate Juan del Granado (3%).

Ces résultats non-officiels portant sur 100% du décompte des voix « représentent une reconnaissance à la gestion du gouvernement et montrent que l’opposition de droite n’a jamais eu une vision du pays », a commenté pour sa part l’analyste de l’Université Gabriel René Moreno de Santa Cruz (est), Reymi Ferreira.

Des l’annonce des résultats, les pétards ont explosé à La Paz et des milliers de partisans du président Morales ont convergé vers la place Murillo où se trouve le palais présidentiel. Evo Morales, blouson bleu aux couleurs du MAS, est sorti sous les acclamations sur le balcon avec des membres de son gouvernement.

Il obtiendrait également 111 des 130 députés de la Chambre basse et 25 des 36 sièges de sénateurs

Quelque six millions de Boliviens ont voté dimanche dans le calme et pour la première fois, plus de 200.000 Boliviens de l’étranger ont faire entendre leur voix lors de cette huitième élection depuis le retour à la démocratie.

– Craintes de l’opposition –

Arrivé au pouvoir en 2006 avec 54% des voix dès le premier tour, Evo Morales avait été triomphalement réélu en 2009 avec 64% des suffrages. Il est le plus ancien président en exercice du continent.

En Amérique latine, la Bolivie est le pays à la plus forte proportion de population amérindienne et le plus pauvre, malgré d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Un taux élevé de croissance et un climat propice aux affaires ont provoqué un rapprochement du pouvoir avec les milieux d’affaires de Santa Cruz (est), et les entrepreneurs ne sont plus en guerre ouverte contre le président auteur de la nationalisation de pans entiers de l’économie.

Sonia Tika, étudiante de Santa Cruz, a « voté pour Evo car il a fait de bonnes choses, des routes, nous a donné des ordinateurs, des bons d’alimentation, tout ce que le peuple demande, il le donne. »

Avec le contrôle du Congrès, l’opposition craint qu’Evo Morales ait les mains libres pour modifier la Constitution en vue de réélections répétées.

« En neuf ans, nous avons appris à bien gouverner et c’est pour cela que nous gagnerons avec une large majorité », a assuré le président lors de son dernier meeting.

Le premier président amérindien de Bolivie a affronté les électeurs fort d’une stabilité politique inédite dans un pays qui a connu 160 coups d’État depuis l’indépendance en 1825.

Le vote est obligatoire en Bolivie sous peine d’une amende élevée (environ 60 dollars). La consommation d’alcool a été interdite 48 heures avant le vote et jusqu’à 12 heures après, ainsi que le port d’armes à feu.

Faisant une longue queue dans une école transformée en bureau de vote à Laja, sur l’altiplano à une trentaine de kilomètres de la capitale, Johny Huanco, chauffeur de bus trentenaire, a prédit « une large victoire d’Evo » et de son parti, le MAS (Movimiento Al Socialismo).

SOURCE: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141013.AFP8122/la-bolivie-choisit-evo-morales-une-troisieme-fois.html

plus sur (video)http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141013.AFP8122/la-bolivie-choisit-evo-morales-une-troisieme-fois.html

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