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Selon le site Internet The Intercept, l’agence nationale de sécurité des États-Unis (NSA) aurait créé en secret son propre moteur de recherche, baptisé Icreach.

28/8/14 – 11 H 44

Nicolas Armer/DPA/MAXPPP

Le logo de la NSA ( National Security Agency) devant un écran d’ordinateur. Selon le site internet The Intercept, la NSA aurait créé son propre outil de recherche du nom d’Icreach.

Le logo de la NSA ( National Security Agency) devant un écran d’ordinateur. Selon le site interne...

Les services secrets américains s’en serviraient pour partager des informations privées avec les autres agences gouvernementales du pays.

Grâce à des documents fournis par Edward Snowden, le site d’informations The Intercept a révélé que l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournirait depuis décembre 2007 des données à une vingtaine d’agences gouvernementales du pays via un moteur de recherche semblable à celui de Google.
Des millions de personnes sous surveillance

Baptisé Icreach, celui-ci regrouperait plus de 850 milliards de fichiers sur la vie de personnes du monde entier. Parmi les agences concernées figureraient le FBI, la CIA ou encore la DEA (Drug Enforcement Administration). Avec ce système de partage, Icreach devance largement les 50 milliards de données de son prédécesseur, le projet Crisscross/Proton, lancé dans les années 1990 par la CIA.

Selon les documents de la NSA, la création d’Icreach aurait été un moment charnière dans l’histoire de la surveillance gouvernementale américaine. L’outil de recherche aurait d’ailleurs été conçu pour être le plus grand système de partage d’informations de surveillance top secret aux États-Unis. À l’origine, Icreach était censé coûter entre 2,5 et 4,5 milliards de dollars par an.

Icreach contiendrait des informations sur les communications privées de nombreux citoyens dans le monde mais aussi de millions d’Américains sans casier judiciaire. Si la NSA a reconnu qu’elle partageait ses données collectées avec le FBI, elle n’a pas précisé la méthode de partage.
Une base de données jamais vue

Selon les documents récupérés par The Intercept, le moteur de recherche est accessible pour plus d’un millier d’analystes provenant de 23 agences différentes. Les informations partagées à travers Icreach permettraient de géolocaliser les personnes, d’identifier leur réseau, d’anticiper d’éventuelles actions et potentiellement de révéler leur appartenance religieuse ou politique. Tout ceci dans le but de prévenir une menace contre les États-Unis.

Pour Jérémie Zimmerman, président de l’association la Quadrature du Net, l’existence d’Icreach « montre que les métadonnées (qui identifie les données NDLR) sont en réalité des données et qu’elles sont suffisantes pour définir les « motifs de vie » des personnes surveillées. Barack Obama avait affirmé le contraire pour rassurer les Américains. » « Il faut se préoccuper de cette invasion encore plus rapide de la vie privée », a-t-il expliqué.

Icreach serait capable de gérer entre deux à cinq milliards d’enregistrements par jour via une trentaine de sources différentes : courriel, appel et message téléphonique, fax, conversation Internet et géolocalisation mobile etc. Ces informations renseigneraient, non pas sur le contenu d’une communication, mais plutôt sur son émetteur, son destinataire et sur la date.

Un outil de recherche simple d’utilisation

Pour faciliter le travail des analystes, le moteur de recherche aurait été simplifié à l’image de celui de Google, consistant en une simple de barre de recherche. Il suffit alors, par exemple, de rentrer le numéro de téléphone d’une personne pour consulter son historique d’appels sur le dernier mois.

« Le fait que le FBI ou le DEA puissent se servir de ses informations sans être poursuivis montre que le système judiciaire américain est infecté », précise Jérémie Zimmerman. « La surveillance de masse n’est jamais justifiée car elle ne répond pas au principe de proportionnalité mais l’apparition de protection comme le réseau Tor (qui permet de circuler sur Internet de façon plus anonyme) pourrait réduire cette surveillance de masse et « forcer la NSA à augmenter ses coûts ».

Pierre-François Yves

SOURCE: http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Icreach-le-moteur-de-recherche-secret-de-la-NSA-2014-08-28-1197895

Avec cet article

Wikileaks Actu Francophone

The Intercept, Par Cora Currier et Morgan Marquis-Boire, 7 août 2014

bahrain_658Une entreprise notoire de technologie de surveillance qui aide les gouvernements à travers le monde à espionner leurs citoyens a vendu un logiciel pour le Bahreïn au cours de la réponse brutale de ce pays au mouvement du printemps arabe, selon des documents internes divulgués cette semaine sur Internet.

Les documents montrent que FinFisher, une société de surveillance allemande, a aidé le Bahreïn à installer des logiciels espions sur 77 ordinateurs, y compris ceux appartenant à des avocats défenseurs des droits de l’homme et un chef de file de l’opposition désormais emprisonné, entre 2010 et 2012, une période qui inclut la répression du Bahreïn sur les manifestants pro-démocratie.
Le logiciel de FinFisher donne aux espions à distance un accès total aux ordinateurs infectés. Certains des ordinateurs qui ont été espionnés semblent avoir été localisés aux États-Unis et au Royaume-Uni,

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