Articles Tagués ‘Saint-Laurent’

Un premier voilier-école au Québec | Le Devoir

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/420853/un-premier-voilier-ecole-au-quebec

Même si le Saint-Laurent coule au coeur du Québec et de son histoire, aucun navire-école n’avait eu pour mission jusqu’ici de partir à sa découverte, du fleuve au golfe. L’organisme Écomaris a décidé de tenter l’aventure en acquérant un voilier pour lui donner une vocation pédagogique, le tout sans le soutien de l’État.

Fondateur et directeur général de cet organisme éducatif à but non lucratif, Simon Paquin fait de la voile depuis longtemps. Au cours des années, il a d’ailleurs vu des voiliers-écoles en Europe, en Australie et au Brésil, notamment.

«Je mesuis demandé pourquoi ça n’existait pas au Québec, se souvient-il. Après tout, nous venons du fleuve. Mais nous ne l’utilisons plus comme un moyen pédagogique. Pourtant, la mer m’a apporté beaucoup, elle m’a permis de comprendre des éléments importants du monde. C’est une grande encyclopédie vivante, mais elle a complètement disparu de nos vies.»

De là est né le projet d’une école environnementale qui naviguerait pour aller à la rencontre des vastes étendues méconnues de ce cours d’eau. «On voulait tout simplement redonner un accès au Saint-Laurent», résume-t-il.

Selon M. Paquin, il est en effet essentiel que les Québécois renouent avec ce territoire maritime. Cela commence par les générations montantes, qui vivent le plus souvent le dos tourné au fleuve. «Des jeunes font des stages un peu partout dans le monde. Pourquoi est-ce qu’ils ne feraient pas un stage formateur sur le Saint-Laurent? Un stage qui leur permettrait de se rapprocher du fleuve, mais aussi de mieux comprendre tous les enjeux liés à ce milieu.»

En tête de liste de ces enjeux, le fondateur d’Écomaris place la menace que représentent les projets d’exploration pétrolière et le port pétrolier à Cacouna.

Or il juge que les Québécois ne se sentent généralement pas interpellés par ces questions environnementales. «Le fleuve est un étranger. Pour avoir envie de le protéger, il faut d’abord apprendre à le connaître. On aime ce qu’on connaît. Il faut donc créer un attachement au fleuve, et ça passe par l’expérience terrain.»

Depuis 2013, donc, diverses sorties sur le fleuve sont organisées à bord du Roter Sand, un voilier de 26 mètres acheté en Allemagne en 2012. Ce navire à deux mâts, très stable, a justement été conçu à des fins pédagogiques. Il peut naviguer dans de forts vents et dans la glace.

Après une saison 2014 particulièrement chargée, M. Paquin estime que les choses sont bien lancées pour Écomaris, malgré le risque financier majeur d’une telle aventure. «Ça ne pourrait pas être plus risqué comme entreprise», laisse-t-il tomber.

Le risque est d’autant plus grand que cet organisme à but non lucratif à vocation pédagogique ne bénéficie d’aucun soutien financier des gouvernements du Québec et du Canada.

Et pour ajouter aux obstacles rencontrés dans le développement du projet, Transport Canada a imposé de nombreuses modifications au Roter Sand avant de lui accorder l’autorisation de naviguer.

Malgré les difficultés de maintenir à flot une telle entreprise, Simon Paquin songe déjà à développer un produit touristique autour de ce type d’expédition sur le Saint-Laurent. Après tout, insiste-t-il, «les gens pourraient vouloir naviguer sur autre chose que les bateaux de croisière qu’on voit sur le fleuve».

000000000000000000000000000000000000

Enjeux énergies et environnement

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201406/29/01-4779869-projets-de-superports-petroliers-le-saint-laurent-vulnerable-aux-deversements.php

Projets de superports pétroliers: le Saint-Laurent vulnérable aux déversements

Le député néo-démocrate Guy Caron dénonce la gestion... (Collaboration spéciale, Carl Thériault)

(Rimouski) Le fleuve Saint-Laurent et la côte sud de la Colombie-Britannique sont les zones maritimes représentant le risque le plus élevé de déversements d’hydrocarbures importants au Canada, selon une étude de la firme GENIVAR remise à Transports Canada en 2013. Pour les autres parties du pays, le risque de déversement de plus de 10 000 tonnes de pétrole est beaucoup moins grand.

Ce sont précisément à ces mêmes endroits, à Gros-Cacouna, dans l’estuaire du Saint-Laurent, et au nord-ouest de la Colombie-Britannique à Kitimat que les promoteurs Energie Est et Northern Gateway veulent expédier le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta en construisant des infrastructures portuaires.

«Nous ne sommes pas contre ce projet à Gros-Cacouna qui peut être intéressant pour le développement économique […] La gestion du projet derrière des portes closes, en catimini, sans étude scientifique est exactement le type…

Voir l’article original 383 mots de plus