Articles Tagués ‘Rémi Fraisse’

Des députés veulent limiter la liberté de manifester.

La commission d’enquête parlementaire (…) propose de créer une interdiction administrative de manifester pour les personnes signalées par les services de renseignement.

Un droit constitutionnel est directement menacé.

Après la mort de Rémi Fraisse à Sivens tué par une grenade offensive lancée par un gendarme, les écologistes avaient obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le maintien de l’ordre présidée par le député Noël Mamère (groupe écologiste). Mais au vu de son rapport, présenté ce jeudi 21 mai 2015, son objet même semble leur avoir échappé au profit de la vision beaucoup plus sécuritaire du rapporteur PS Pascal Popelin.

À défaut de pouvoir enquêter sur les choix tactiques qui ont précédé la mort du jeune botaniste, en raison de l’information judiciaire toujours en cours, les parlementaires se sont focalisés sur les défis posés par les nouvelles formes de mobilisation, comme les ZAD, et l’« apparition récurrente des collectifs violents ».

Des erreurs commises à Sivens, il n’est question qu’en creux, par exemple quand les députés proposent une meilleure formation au maintien de l’ordre des préfets ou leur présence physique sur les lieux afin de « pouvoir mesurer et adapter » leurs propres décisions. Après s’être félicité de « la nature particulière de l’action de maintien de l’ordre dans la tradition française, compte tenu de la valeur qui s’attache à la liberté de manifester », le rapport propose la création d’une… interdiction administrative de manifester pour les personnes susceptibles d’être violentes.

Lors de son audition le 3 février 2015, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve avait déjà évoqué cette « possibilité d’interdire à des manifestants violents multirécidivistes de manifester sur la voie publique, où leur comportement pourrait créer de nouvelles difficultés ». Selon la commission parlementaire, il s’agit de régulariser une pratique existante – ce dont prenait déjà prétexte le projet de loi sur le renseignement – qui consiste à détourner les contrôles d’identité pour empêcher certains indésirables, signalés par les services de renseignements, de manifester. « Les dispositions permettant aux procureurs de requérir des contrôles d’identité en marge des manifestations servent d’ores et déjà aujourd’hui de fondement à des formes d’interdiction de manifester », écrit l’auteur, le député Pascal Popelin.

Sur réquisitions écrites, le procureur de la République peut autoriser les policiers à contrôler n’importe qui, dans un périmètre et un horaire limités, afin de rechercher une ou plusieurs infractions précises. Dans les faits, a expliqué le procureur de Paris François Molins, ce sont bien souvent les services de police qui sollicitent la justice « pour délivrer des réquisitions de contrôles d’identité qui correspondent aux heures et au parcours de la manifestation ainsi qu’à ses abords ». Lors de son audition par la commission, le préfet de police de Paris Bernard Boucault ajoutait qu’il suffisait d’attendre les personnes signalées par les services comme susceptibles de troubler l’ordre public « à la gare où elles arrivent de province et de les interpeller sur réquisition du procureur de la République;

Lire la suite: http://librejugement.org/2015/05/22/des-deputes-veulent-limiter-la-liberte-de-manifester/

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Qui dit vrai? Qui ment?
Grenade offensive illégale, à lire et buzzer absolument

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Mensonges d’Etat

15 novembre 2014

Par

Deux mensonges d’Etats défraient la chronique et méritent que l’on s’y arrête. L’affaire « Fillon-Jouyet », qui est avant tout une « affaire Jouyet », et les circonstances ayant accompagnées la mort de Remi Fraisse, lors de la manifestation contre le projet de barrage à Sievens. Ces mensonges sont très révélateurs de la décomposition de notre classe politique, n’en déplaisent à certains. Il faut donc revenir sur ces mensonges, pour montrer en quoi ils sont révélateurs d’une pathologie du pouvoir politique actuel.

Un barrage contre la vérité.

En premier lieu, il y a les circonstances qui ont donc accompagné la mort de Rémi Fraisse. C’est le mensonge le plus dramatique, mais pas nécessairement le plus grave. La révélation, par des sources journalistiques, mais qui n’ont pas été démenties par le Ministère de l’Intérieur ni par le Ministère de la Défense, des communications entre gendarmes la nuit ou Rémi Fraisse perdit la vie sur le site du barrage de Sievens montrent que les gendarmes ont très rapidement su ce qui s’était passé. Mais, cette vérité fut cachée à la famille et aux français pendant 48h. C’est un acte d’une extrême gravité. Nul ne doute que les gendarmes n’avaient nullement l’intention de donner la mort, ni que la manifestation avait pu prendre un tour extrêmement violent (on voit dans l’une des vidéo un groupe de gendarme arrosé des flammes d’un cocktail Molotov). L’usage de grenades offensives a été décidé par la hiérarchie, et ce sont les services du Préfet qu’il faut interroger à leur sujet. On peut penser que le niveau de violence a été excessif et disproportionné. Mais, l’essentiel est qu’une fois l’accident mortel survenu, les services de l’Etat on délibérément caché la vérité alors qu’ils en avaient connaissance ce qui met en cause tant la préfecture que les plus hautes instances du Ministère de l’Intérieur. Au problème du barrage à construire est venu s’ajouter le scandale d’un barrage établi pour cacher la vérité. Le retard dans la divulgation des faits ouvre la porte à toutes les théories du complot possibles et imaginables. Quand M. Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, décide que les grenades offensives seront dorénavant exclues il pense calmer l’émotion provoquée par ce drame. Mais, il répond à une autre question que celle qui est en réalité posée. Qui a donné l’ordre de se taire pendant 48h ? Qui a pris la décision d’un mensonge par omission s’il s’avère que les gendarmes ont su rapidement quelle était la cause du décès de Remi Fraisse ? Le mensonge d’Etat est là.

Par ailleurs, ce drame met en lumière un fait que l’on a tendance à ignorer. La vérité est que les gendarmes agissent sur ordre de l’autorité civile. Ce sont ces ordres qu’il nous faut donc connaître, et non pas la responsabilité « personnelle » de tel ou tel gendarme. Les gendarmes ont-ils reçu des ordres particuliers de fermeté en raison de l’engagement à une très large majorité du Conseil général du Tarn, ou le PS est d’ailleurs majoritaire, en faveur du barrage ? Il y a, ici aussi, un mensonge d’Etat.

Scandale à l’Elysées.

Mais, l’affaire Jouyet est encore plus emblématique et, pour être moins dramatique, elle n’en est que plus révélatrice. Rappelons les faits : Jean-Pierre Jouyet, ci-devant secrétaire général de la Présidence de la République, poste important s’il en est, tient devant des journalistes, des propos accusateurs quant au comportement qu’aurait eu François Fillon lors d’un déjeuner avec lui. Il ne fournit aucune preuve de ce qu’il avance, mais néanmoins il répète ces accusations alors qu’il est enregistré, et qu’il a connaissance de ce fait. Les journalistes s’empressent de mettre les « révélations » de Jouyet dans un livre sans chercher le moins du monde à les vérifier. Ceci en dit long sur l’éthique d’une presse où le scandale, ou le « buzz », l’emporte sur l’information. Mais, à leur décharge il semble bien que Jouyet ait été très explicite. Ce dernier ne pouvait ignorer les pratiques des journalistes. Il savait que les accusations qu’il avait proférées seraient rapidement mises à la connaissance du Public. On n’entrera pas dans le détail de manœuvre politicienne de bas étage que contiennent ces accusations. L’essentiel ici est qu’un haut fonctionnaire, occupant un poste au plus haut niveau, ait pu se livre à ces manœuvres, puis mentir en déniant avoir tenu les propos qui furent les siens. Devant l’évidence, et l’existence de l’enregistrement, il a dû tardivement reconnaître la vérité. Il est clair qu’il ne peut continuer à exercer ses responsabilités. Que le Président de la République, qui est son ami de longue date, cherche à le protéger est une ultime preuve que François Hollande n’a pas compris les attitudes que l’on attend d’un Président de la République. Un menteur, pris la main dans le sac, se trouve à l’Elysées, et le Président s’en accommode. C’est effectivement un stade inouï du mensonge d’Etat.

Mais le plus grave est à venir. François Fillon, mis en cause par les propos de Jouyet, a porté plainte. Il obtiendra certainement de la justice la saisie et la communication de l’enregistrement où il est mis en cause. Un procès en diffamation se déroulera et Monsieur Jouyet ne détenant aucune preuve de ce qu’il a affirmé, que cela soit faux ou vrai, sera alors probablement condamné. Que fera la Président ? Quelle échappatoire cherchera-t-il alors ? Cette affaire aurait pu être réglée très vite, par la démission de Jean-Pierre Jouyet. Elle menace, au contraire, de se transformer, mutatis mutandis, en un Watergate à la française. Car, n’en doutons pas, certains voudront voir dans l’obstination de François Hollande à vouloir garder auprès de lui Jouyet, la preuve que cette manipulation avait été concoctée au plus haut niveau du pouvoir.

Le cardinal et le petit homme.

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Ces mensonges d’Etat jettent une lumière bien particulière sur l’exercice du pouvoir par quelqu’un qui prétendait ramener de la « normalité » dans ce dernier. Nous savons tous que l’on n’exerce pas les plus hautes responsabilités impunément, et qu’il y a, dans tout système démocratique, une part d’ombre qui subsiste. Encore faut-il que cette part d’ombre corresponde au bien de l’Etat. Dans Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas écrit une scène dramatique ou la Cardinal de Richelieu fait face à Milady de Winter, qui part assassiner le Duc de Buckingham, et finit par lui signer ce blanc-seing :  « Ce qui a été fait par le porteur l’a été pour le bien de l’Etat ». Mais, qui peut prétendre que dans la mort de Remy Fraisse ou dans le scandale Jouyet, il soit question du « bien de l’Etat » ? Le mensonge d’Etat ne couvre plus que des arrangements personnels, des combines locales, un clientélisme qui s’affiche en tant que tel. Et c’est en cela qu’il révèle une profonde décomposition du pouvoir.

http://russeurope.hypotheses.org/3025

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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Pour Maître Dupond-Moretti « Il y a une bande de juges qui se sont affranchis des règles. Il faut que la loi leur rappelle que le cabinet d’un avocat est inviolable dans son exercice professionnel« 
Publié le 13/11/2014 à 09h28 Mis à jour le 13/11/2014 à 10h0

Maître Éric Dupond-Moretti, avocat de la famille de Rémi Fraisse
Maître Éric Dupond-Moretti, avocat de la famille de Rémi Fraisse – © BFMTV et RMC

Éric Dupond-Moretti fait partie des trois avocats qui défendent le bâtonnier d’Amiens, Hubert Delarue. Ils ont porté plainte contre X pour violation du secret de l’instruction, mercredi, une semaine après une perquisition à son cabinet à Amiens,  par le juge Gentil. Éric Dupond-Moretti était, ce jeudi matin, l’invité de BFMTV et RMC.

BFM le 13/11/2014 à 08:59

Maître Éric Dupond-Moretti, avocat de la famille de Rémi Fraisse, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi. L’avocat a dit ne pas comprendre le silence de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, qui a duré 48 heures à partir de la mort du jeune opposant au barrage de Sivens.

VIDEO en cliquant sur: http://www.boursorama.com/actualites/l-avocat-de-remi-fraisse-ne-comprend-pas-le-silence-de-cazeneuve-apres-la-mort-du-manifestant-56e65742119490a767cf71874aac8163

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Dans l’affaire Remi Fraisse, ils ont tous menti!

Malgré les mensonges par omission et les atermoiements des représentants de l’État pendant 48 longues heures, les circonstances et les causes du décès de Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive de la gendarmerie dans la forêt de Sivens, dans la nuit du 25 au 26 octobre, ont été presque immédiatement connues. C’est ce qui ressort de la lecture de documents issus de l’enquête, inédits à ce jour, dont Mediapart a pu prendre connaissance.

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[FRANCE] – Mort de Rémi Fraisse : le récit accablant des gendarmes
> http://bit.ly/1B7Sfgr
Mediapart a eu accès à de nouveaux documents sur les circonstances du décès du jeune manifestant Rémi Fraisse. Ces éléments confirment que les autorités ont menti durant plus de quarante-huit heures.
• Rémi Fraisse est mortellement touché, à 02 h 03 précises: «Il est décédé le mec. Là c‘est vachement grave. Faut pas qu’ils le sachent», dit un gendarme.
• Les responsables savent aussitôt que c’est bien une grenade offensive qui a tué le manifestant.
• Le lieutenant-colonel qui commandait le dispositif: «Le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté»
• Selon le décompte officiel, plus de 700 grenades en tout genre ont été tirées, dont 42 grenades offensives.

http://www.mediapart.fr/journal/france/121114/mort-de-remi-fraisse-le-recit-des-gendarmes-place-linterieur-dos-au-mur

* Les salauds pour moi sont ceux qui se planquent derrière les textes

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civilwarineurope

(…) Alertés par les réseaux sociaux, environ 150 manifestants s’étaient rassemblés sur une place du 7e arrondissement de la ville dans la soirée en hommage au militant écologiste de 21 ans, probablement tué par une grenade offensive de gendarmerie lors de heurts sur le chantier du barrage de Sivens (Tarn), a indiqué à l’AFP le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP) du Rhône, Albert Doutre.

Souhaitant partir en cortège, le rassemblement non déclaré s’est heurté au refus de la police et deux personnes ont alors été interpellés pour des jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre.

Selon le récit de la police, le groupe s’est alors dispersé avant qu’une cinquantaine de personnes ne se réunisse à nouveau, dégradant le matériel urbain en taguant ou mettant le feu à quelques poubelles. Seize autres personnes ont alors été interpellées.

Les gardés à vue appartiennent à « la mouvance anarchiste et…

Voir l’article original 34 mots de plus

Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans notre pays et ils ne sont pas tous nécessairement destinés à nos hommes politiques.

Violences policières, entend-on ici et là. Ben voyons! C’est tellement facile de cracher sur les forces de l’ordre quand on veut se dédouaner de ses propres responsabilités. Détourner la vérité pour l’arranger à sa façon est un procédé vieux comme le monde et les exemples historiques ne manquent pas. Ce qui me navre dans cette affaire, en dehors de la mort d’un jeune homme, est que le bouc émissaire de service soit repris en choeur par les médias et certains milieux politiques qui ont un peu de mal aux entournures à condamner toutes ces violences quand elles ne proviennent pas des amis supposés du FN.

Ces groupes ultras, ou radicaux, ou anarchistes comme on les appelle sans connaître très bien d’ailleurs leur véritable origine ont montré ce dont ils étaient capables à Nantes ou à Toulouse en prenant prétexte d’une victime dont ils se soucient comme d’une guigne pour aller se battre contre les méchants, j’entends par là les forces de l’ordre, et en utilisant les mêmes méthodes.

« On » parle de bavure policière, d’assassinat, de crime, d’affaire d’Etat alors que les causes sont pourtant simples à comprendre, mais qui n’entrent malheureusement pas dans le moule idéologique qui arrangerait beaucoup de monde. Subissant pendant de longs moments les jets de pierre, de cocktails Molotov et de boulons par une bande de « sympathiques » excités dont l’écologie n’est pas leur préoccupation première, les gendarmes, passifs EN ATTENDANT LES ORDRES POUR INTERVENIR, chargèrent ces « malheureux » assaillants, lesquels n’attendaient que cela pour se défouler. Comme il est prouvé que le jeune militant écologiste était présent sur les lieux sans participation active, semble-t-il, au lieu de fuir ce champ de bataille, la violence des affrontements ne pouvait malheureusement que se terminer par un drame.

J’accuse donc ces groupes radicaux d’être à l’origine de la mort du militant écologiste, un vrai celui-là, et LEUR RESPONSABILITE EST TOTALE. Et toutes celles et ceux qui, POUR UNE RAISON OU POUR UNE AUTRE, veulent fermer les yeux sur la réalité des faits ne valent guère mieux que les véritables responsables. On critique les méthodes d’intervention de la police, et sans doute y a-t-il certainement des choses à revoir et quelques abus à dénoncer, mais quand on est bien au chaud chez soi, il est toujours facile d’accuser à tort et à travers en oubliant un peu vite que la nature humaine n’est pas exclusivement constituée de doux agneaux. Regardez donc autour de vous pour en être convaincu.

PATRICK SOUILLE

PS: CERTAINS SEMBLENT CHOQUES PAR LA VIOLENCE DE CE COMMENTAIRE. IL A AU MOINS LE MERITE DE NE PAS EGALER CELLE QUI A TUE UN JEUNE MILITANT.

SOURCE: http://marcheillegalparis.centerblog.net/183-remi-fraisse-victime-des-ultra-radicaux

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  1. Le Monde ‎- il y a 10 minutes
    Plusieurs centaines de manifestants ont voulu rendre hommage à Rémi Fraisse, une semaine après sa mort, dimanche 2 novembre.

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Ma PhotoL’Etat aussi a droit à la présomption d’innocence…

Noël Mamère a déclaré qu’on n’avait pas le droit de « construire un barrage sur un cadavre ». Ce propos, émanant pourtant d’un homme intelligent, est typique d’une dérive qui mêle tragédie humaine et choix politique, émotion exploitée d’un côté et approche partisane de l’autre.

Le barrage de Sivens, dont le chantier vient d’être suspendu par le Conseil général du Tarn qui n’a pas eu le courage de se déjuger totalement ou de confirmer son adhésion initiale, a vu, dans un premier temps, sa construction approuvée par certains syndicats paysans dont la FDSEA (lepoint.fr), les agriculteurs environnants qui n’y ont vu que des bénéfices et par les conseillers généraux à une quasi unanimité.

On peut cependant continuer à débattre de son utilité et une expertise récente a plutôt servi la cause des écologistes et des opposants à ce projet.

Mais là n’est plus la question centrale depuis la mort de Rémi Fraisse, ce jeune manifestant étudiant en botanique de 21 ans, à la suite du jet d’une grenade offensive par un gendarme dans la nuit du 25 au 26 octobre.

Immédiatement, dès que cette tragédie a été connue – en 27 ans, le troisième mort lié à une manifestation -, comme toujours, le rouleau compresseur de la culpabilité a été enclenché. Et, comme d’habitude, de manière unilatérale.

Seul l’Etat serait hautement responsable, et les gendarmes qui attaqués durant plusieurs heures auraient dû riposter mais sans faire mal. Et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve évidemment, qui dès le 28 octobre a interdit l’usage des grenades offensives en soulignant que ses instructions aux forces de l’ordre avaient été de faire preuve de retenue… Présumés coupables !

Il n’est pas inutile tout de même de relever que parmi ces manifestants, si certains pacifiques n’avaient pour but que de défendre une cause légitime – dès lors qu’elle ne s’accompagnait pas de violences qui la dégradaient -, d’autres appartenant à la gauche radicale (anarchistes, Anonymous, Black Block) n’avaient pour obsession que de susciter le désordre et la confusion, de se payer du gendarme. N’oublions pas une dernière catégorie, celle des purs casseurs qui ne méritent pas plus d’indulgence, au prétexte qu’ils sont agrégés à des écologistes, que les casseurs de nos banlieues indignant les citoyens par leurs excès et leurs dévastations.

Quand Cécile Duflot soutient « qu’elle a toujours condamné le recours à la violence et les groupes qui cherchent uniquement une confrontation avec la police », je la crois. Je ne la contredis pas quand elle énonce que « les écologistes sont non violents » (Le Monde).

Mais quand Rémi Fraisse, jeune homme décrit par ses proches comme pacifique, se trouve au sein d’un groupe qui n’est mû que par la volonté d’en découdre, lorsque, durant plusieurs heures, avec un niveau d’intensité rarement subi par les gendarmes, ceux-ci sont assaillis par des tirs de pierres, de boulons et de cocktails Molotov, il est logique, admissible qu’une riposte en défense soit renvoyée et dramatique qu’elle ait entraîné ce terrible effet. Mais sa conséquence mortelle n’était pas inéluctable ni prévisible.

La gendarmerie, corps d’élite respectueux des règlements et de la discipline, avait-elle le loisir, soumise à cette incandescence et à ce harcèlement, de distinguer les « bons » écologistes des « mauvais » manifestants ? A l’évidence, non.

J’approuve par conséquent la décision du directeur général de la Gendarmerie nationale de ne pas suspendre le gendarme concerné, à partir du moment où l’injustice aurait été de lui imputer une faute quand le cours des événements et le contrôle de la situation ne le rendaient coupable de rien.

Il me semble qu’Emmanuelle Cosse énonce une banalité mais utile en l’occurrence : « La violence décrédibilise notre combat » (Le Figaro).

Pourquoi toutefois, avant même que l’information judiciaire ait révélé autre chose que l’existence de cette grenade offensive, cette présomption de culpabilité à l’encontre de ceux qui, sur le terrain ou sur le plan politique, ont pris leurs responsabilités et assumé leur mission de manière honorable ? Pourquoi le ministre Cazeneuve devrait-il démissionner ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il jamais droit à la présomption d’innocence ? Pourquoi, face à un drame surgi des profondeurs non maîtrisables d’une manifestation violente, ne s’interroge-t-on pas sur les responsabilités partagées, l’attitude des uns et des autres, les agresseurs qui agissent et les gendarmes qui réagissent ? Pourquoi, toujours, ce deux poids deux mesures qui décourage la morale et le civisme ? et qui renforce subtilement mais sûrement les fauteurs de trouble qui trouvent souvent une oreille politique et médiatique complaisante.

Il ne faut pas confondre la détresse humaine, la compassion et l’émotion – qu’on peut tous partager – avec l’imputabilité d’un comportement imprudent ou transgressif. La mort d’un jeune homme est un désastre intime, familial et civique mais ne signe pas obligatoirement une faillite professionnelle et politique.

Je ne me serais pas penché sur ces événements avec cette attention que j’espère équitable s’ils ne m’apparaissaient pas comme une tendance que l’on peut constater chaque jour. Combien de fois la police est-elle présumée coupable alors même qu’elle est intervenue légitimement et se trouve confrontée, dans le désordre du quotidien, à des violences et à des agressions scandaleuses ?

L’autorité de l’Etat, dans un monde qui en manque, est mal perçue. Dieu sait pourtant qu’il n’en abuse pas.

Je souhaiterais qu’on respecte la présomption d’innocence des institutions, des corps et des auxiliaires de démocratie. De l’Etat dans sa plénitude acceptable jusqu’au plus compétent, au plus modeste, au plus exemplaire de ses serviteurs.

http://www.philippebilger.com/

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"La police assassine": la France s'embrase suite à la mort d'un jeune écologiste (photos)« La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

De violents incidents ont éclaté en France samedi, lors de manifestations de protestation à Nantes (ouest) et Toulouse (sud-ouest), après la mort six jours plus tôt d’un jeune écologiste dans des affrontements avec les forces de l’ordre, qui a provoqué un choc national.

01 Novembre 2014 20h53

Une vingtaine de personnes ont été interpellées dans les deux villes, où les heurts, qui ont fait plusieurs blessés, se poursuivaient en début de soirée, suscitant la colère des autorités. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné « avec fermeté » des « déchaînements de violence délibérée« , qu’il a qualifiés d’« insulte à la mémoire de Rémi Fraisse« .

Son décès a provoqué une émotion nationale

Les deux manifestations, qui ont rassemblé chacune environ 600 personnes selon la police, avaient été organisées « contre les violences policières« , à l’appel de mouvances radicales et anticapitalistes, pour dénoncer la mort de ce jeune militant écologiste de 21 ans.

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end précédent sur le chantier d’un projet de barrage contesté, et suspendu depuis, à Sivens, dans le sud-ouest du pays. Son décès, le premier dans une manifestation réprimée par la police en France métropolitaine depuis 1986, a suscité une émotion nationale. Selon les derniers résultats de l’enquête, il est mort des suites de l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes.

Des blessés de part et d’autre

Pavés, bouteilles, fusées de détresse, poubelles et projectiles en tous genres d’un côté, grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc de l’autre: comme le redoutaient les autorités, le rassemblement de Nantes a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Dès le départ les slogans étaient virulents comme « La police mutile, la police assassine » ou encore « Flics, porcs, assassins« , « police nationale, milice du capital« .

Au moins cinq manifestants ont été blessés, selon les constatations de journalistes de l’AFP sur place. Deux policiers ont également été touchés, dont l’un atteint par une bouteille d’acide, selon la préfecture. Celle-ci a fait état en fin d’après-midi de 16 interpellations et de « groupes violents » continuant à « chercher l’affrontement« .

Principale métropole de l’ouest de la France, Nantes est depuis plusieurs années un haut lieu de contestation, en raison là aussi d’un projet controversé de nouvel aéroport sur des terres agricoles voisines, auquel s’opposent militants écologistes et d’extrême gauche. Elu de la ville, un des chefs de file des députés écologistes à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé dans les mêmes termes que le Premier ministre les violences, qui « salissent la mémoire de Rémi Fraisse« .

« Deux groupes » de protestataires « virulents » à Toulouse

A Toulouse, où les échauffourées ont pris un tour similaire, au moins huit personnes ont interpellées, a indiqué la préfecture locale, qui a recensé « un blessé léger » parmi les 300 policiers et gendarmes mobilisés. En début de soirée, « deux groupes » de protestataires restaient « virulents » dans le centre-ville très fréquenté le samedi soir. Certaines stations de métro avaient été fermées. « Du mobilier urbain a été dégradé, deux vitrines d’établissements bancaires ont été brisées« , selon la même source.

D’autres manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse se sont déroulées dans plusieurs autres villes françaises, notamment Lille (nord), Bordeaux (sud-ouest) et Montpellier (sud). Ces rassemblements, réunissant chaque fois 100 à 200 personnes, se sont déroulés sans incident majeur, à l’exception de vitrines brisées à Dijon (est). A Lille, des protestataires ont lancé des billes d’acier sur un local du Parti socialiste au pouvoir, dont la devanture a été taguée de la phrase: « Rémi, ils paieront« .

Une semaine après la mort de Rémi Fraisse, un nouveau rassemblement devait se tenir à Paris dimanche, sur l’esplanade du Champ-de-Mars près de la Tour Eiffel.

Galerie – « La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end dernier, à Sivens, sur le chantier d’un projet de barrage contesté et suspendu depuis. D’autres défilés ont été organisés en France. Le plus important a eu lieu à Toulouse où les échauffourées ont fait un blessé léger parmi les policiers. À Nantes, la manifestation a commencé à dégénérer en milieu d’après-midi dans l’artère principale de la ville, alors que le début du défilé avait été plutôt pacifique. Les slogans étaient néanmoins virulents: «La police mutile, la police assassine» ou encore «Flics, porcs, assassins», «police nationale, milice du capital».

Selon le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet, les manifestants étaient entre 500 et 600, mais c’est un groupe d’environ 200 protestataires «très déterminés» qui ont cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre. Seize d’entre eux ont été interpellés.«Les manifestants ont lancé des bouteilles remplies d’acide sur les forces de sécurité», a-t-il affirmé. «Un policier a été blessé par l’une de ces bouteilles», a-t-il précisé lors d’un point-presse. Ce policier a été touché à la main. Du côté des manifestants, l’un a subi un coup de matraque dans la tempe et deux ont été atteints aux jambes par des éclats de grenades. Un quatrième a été touché au dos par une balle de caoutchouc, et un cinquième au visage. Il a eu le nez fracturé et très abîmé, a rapporté la préfecture, précisant que quatre personnes ont été admises à l’hôpital.

Bouteilles d’acide

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, ont utilisé des projectiles variés: bouteilles, fusées de détresse, panneaux de signalisation, poubelles et «projectiles contondants, des pavés», selon le préfet. Les protestataires répondaient à l’appel des organisateurs de ce rassemblement, des mouvances radicales anti-capitalistes qui entendent «exiger l’arrêt des meurtres et mutilations perpétrées par l’État». «C’est un jeune camarade qui a été tué par la police, par l’État, et on ne peut pas laisser passer ça», a raconté Annaik, 23 ans, venant de Rennes, en évoquant la mort de Rémi Fraisse.

«On est venu montrer qu’on n’a pas peur. C’est pas nous qui venons armés, suréquipés. Si eux sont violents, on se défendra», a dit Corentin, 18 ans, de la région de Nantes. D’autres rassemblements, réunissant entre 100 et 200 personnes, se sont déroulés à Lille, Amiens, Bordeaux, Avignon, Montpellier, Brest ou Saint-Brieuc. À Toulouse, les manifestants étaient 600, selon la police. Sur une grande artère du centre, la devanture d’une agence bancaire a été brisée à la masse, des distributeurs de billets vandalisés et des poubelles incendiées. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné avec fermeté ces «déchaînements de violence délibérée», qu’il a qualifiés d’«insulte à la mémoire de Rémi Fraisse».

(L’essentiel/ats)

SOURCE: http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/30146478

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Comme le redoutaient les autorités, la manifestation contre les violences policières organisée samedi à Nantes six jours après la mort de Rémi Fraisse a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, avec au moins cinq blessés.

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Des affrontements entre policiers et forces de l'ordre ont eu lieu dans la ville de Toulouse, le 1er novembre.

Le Monde.fr

Des heurts ont éclaté, samedi 1er novembre à Nantes et Toulouse, entre manifestants et forces de l’ordre, à l’occasion de défilés « contre les violences policières » qui ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, six jours après la mort de Rémi Fraisse. Ce dernier avait été tué par une grenade alors qu’il s’opposait à la construction du barrage de Sivens, dans le Tarn.

Des scènes de guérilla urbaines, au moins 5 personnes blessées à Nantes et de nombreuses dégradations dans les deux villes, autant d’éléments qui ont provoqué de vives réactions de la classe politique, samedi en début de soirée.

lire sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/01/les-politiques-condamnent-unanimement-les-violences-a-nantes-et-toulouse_4516561_3244.html

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civilwarineurope

image(…) Vers 17H30, des jeunes gens très mobiles, le visage parfois masqué, harcelaient les CRS par des invectives et des jets de projectiles, en différents points du centre de Toulouse. Les forces de l’ordre chargeaient et faisaient usage de gaz lacrymogènes.

Sur une grande artère du centre de Toulouse, la devanture d’une agence bancaire a été brisée à la masse, des distributeurs automatiques bancaires vandalisée, des poubelles incendiées, a constaté à l’AFP.

Les manifestants, 600, selon la police, au plus fort du rassemblement, ont été contenus sur la Place du Capitole par des dizaines de policiers. Les forces de l’ordre ont cependant tiré quelques grenades lacrymogènes quand le cortège a tenté de quitter la place.

Aux abords du Palais de Justice, les forces de l’ordre coursaient différents groupes de jeunes qui incendiaient des poubelles.

Source : Le Figaro

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civilwarineurope

imageUne centaine de manifestants, pour la plupart masqués, se sont rassemblés ce vendredi (31 octobre) à 18h00 place du Vieux Marché à Rouen. Ils ont ensuite emprunté les rues commerçantes de la ville.

Equipés de fumigènes et de pétards, ils ont tagué plusieurs vitrines et mobiliers urbains. Dans le cortège on pouvait entendre des chants « être flic ou gendarme, c’est un métier de bâtard ».

Vers 19h15, les policiers font barrage rue Louis Ricard près du lycée Corneille. Les manifestants ont jeté des oeufs et des canettes sur les forces de l’ordre. La façade des locaux de la gendarmerie situés rue Paul Ricard a été recouverte de peinture. Après ce moment de tension, les manifestants se sont dissipés dans le calme peu avant 20h00.

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/10/31/rouen-manifestation-en-hommage-remi-fraisse-582349.html

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De violents incidents ont éclaté lors ce rassemblement en hommage au manifestant tué sur le barrage de Sivens (Tarn) et contre les violences policières.
Des manifestants dénoncent la violence policière, le 27 octobre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique), après la mort d'un jeune homme sur le barrage de Sivens (Tarn). 
Des manifestants dénoncent la violence policière, le 27 octobre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique), après la mort d’un jeune homme sur le barrage de Sivens (Tarn).  (MAXPPP)

Elles souhaitent dénoncer « les violences policières ». Environ 800 personnes ont commencé à manifester, samedi 1er novembre, à Nantes, à l’appel de mouvances radicales anticapitalistes, six jours après la mort de Rémi Fraisse, un militant écologiste opposé au barrage de Sivens, dans le Tarn. Le défilé a rapidement dégénéré, blessant au moins trois manifestants.

LIRE: http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/barrage-de-sivens/direct-a-nantes-la-manifestation-en-hommage-a-remi-fraisse-degenere_734029.html#xtor=EPR-51-%5Bdirect-a-nantes-la-manifestation-en-hommage-a-remi-fraisse-degenere_734029%5D-20141101-%5Bbouton%5D

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Nicolas Bourgoin

Dans le concert des réactions qui ont suivi la mort de Rémi Fraisse, une question a brillé par son absence : celle de la légitimité de l’emploi de grenades offensives par des gendarmes contre des manifestants désarmés et pacifiques. Que personne ne s’offusque de l’usage d’une arme de guerre en temps de paix contre des opposants politiques en dit long sur la banalisation de la répression policière, y compris dans ses aspects les plus violents. Le traité de Lisbonne qui légalise le meurtre de manifestants n’avait, il est vrai, suscité pas davantage de réactions. Aujourd’hui, le pouvoir politique peut tuer légalement, le ministre de l’Intérieur a lui-même concédé qu’il ne s’agissait pas d’une bavure. Mais le meurtre pour l’exemple est un choix politique risqué : loin de faire reculer la contestation, il peut au contraire l’amplifier. Ce drame en rappelle inévitablement un autre, celui du manifestant Malik Oussekine

Voir l’article original 487 mots de plus

Mort de Rémi à Sivens: Cécile Duflot dénonce le silence du gouvernementPar LEXPRESS.fr, publié le 28/10/2014 à 08:54, mis à jour à 09:15

L’ex-ministre du Logement a estimé ce mardi que cette affaire est « une tache indélébile sur l’action du gouvernement », sur France Info, deux jours après la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens. La députée écologiste Cécile Duflot dénonce également « la manière dont le dossier a été géré localement ».

afp.com

Une « tache indélébile sur l’action du gouvernement ». Cécile Duflot ne décolère pas ce mardi, deux jours après la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, sur le site du barrage contesté de Sivens. Invitée de France Info, l’ex-ministre du Logement a critiqué la gestion du dossier par ses ex-collègues.

LIRE http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mort-de-remi-a-sivens-cecile-duflot-s-en-prend-au-gouvernement_1616075.html

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