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EN DIRECT. Crash de l’A320 : le copilote serait resté coincé à l’extérieur du cockpit

Le Point – Publié le 26/03/2015 à 09:27 – Modifié le 26/03/2015 à 11:12

La première boîte noire retrouvée a permis d’établir que l’un des deux pilotes avait quitté le cockpit avant le crash et n’a pas réussi à y retourner.

Un hélicoptère de la gendarmerie s'approche des lieux du crash, le 25 mars.
Un hélicoptère de la gendarmerie s’approche des lieux du crash, le 25 mars. © AFP/GENDARMERIE
Le Point.fr

L’analyse de la première boîte noire retrouvée mardi, quelques heures après le crash de l’Airbus de Germanwings qui s’est écrasé dans les Alpes françaises, permet aux enquêteurs de mieux comprendre le déroulement des faits. Une conférence de presse sera donnée par le procureur de la République chargé du dossier jeudi à 12 h 30. Suivez en direct les avancées de l’enquête sur la pire catastrophe aérienne en France depuis 30 ans.

10 h 50. D’après Le Monde.fr, c’est le commandant de bord qui se trouvait dans le cockpit et le copilote, à l’extérieur. Avant d’être séparés, les deux hommes s’exprimaient en allemand. D’après l’AFP, les alarmes indiquant la proximité du sol ont retenti comme prévu.

PLUS: http://www.lepoint.fr/societe/en-direct-crash-de-l-a320-le-copilote-avait-630-heures-de-vol-26-03-2015-1916006_23.php

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Suicide ? Attentat ? Les questions redoublaient jeudi après la révélation qu’un des deux pilotes s’était retrouvé dans l’impossibilité, après en être sorti, de regagner le cockpit de l’Airbus A320 de Germanwings qui s’est écrasé mardi dans les Alpes françaises tuant 150 personnes.

Alors que l’enquête se focalise sur la personnalité des deux pilotes de la compagnie allemande, des familles étaient attendues dans la journée près du lieu du crash où des corps ont commencé à être récupérés.
Selon une source proche de l’enquête, les enregistrements des voix et sons du cockpit figurant sur la boîte noire retrouvée mardi montrent qu’après un début de vol habituel, l’un des deux pilotes a quitté le cockpit et a été dans l’impossibilité d’y retourner pendant la descente vertigineuse de l’appareil vers les montagnes, qui a duré huit minutes.

« Au début du vol, on entend l’équipage parler normalement, puis on entend le bruit d’un des sièges qui recule, une porte qui s’ouvre et se referme, des bruits indiquant qu’on retape à la porte et il n’y a plus de conversation à ce moment-là jusqu’au crash », a indiqué cette source s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Les deux pilotes s’exprimaient en allemand. Et, à la fin du vol, les alarmes indiquant la proximité du sol retentissent, selon la même source qui n’était pas en mesure de dire si c’était le commandant de bord ou le copilote qui avait quitté la cabine de pilotage.

Alors que très peu d’informations ont filtré depuis la catastrophe aérienne sur la personnalité des deux pilotes, le groupe Lufthansa, maison-mère de Germanwings, a indiqué à l’AFP que le copilote avait été engagé « en septembre 2013″ et comptait 630 heures de vol.

– Aucune piste écartée ‘à ce stade’ –

Si l’identité de plusieurs victimes parmi les 150 morts originaires d’une vingtaine de pays a été révélée depuis mardi, celle des deux pilotes est restée secrète. La nationalité du copilote n’est pas connue, selon une source proche de l’enquête.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, en charge de l’enquête judiciaire sur le crash, doit donner une conférence de presse à 12H30 (11H30 GMT) à l’aéroport de Marignane, près de Marseille.

Ces derniers jours, les autorités françaises avaient indiqué que toutes les hypothèses sur les raisons du crash étaient sur la table, mais que la piste terroriste n’était « pas privilégiée ».

Sur l’explication du drame, « à ce stade, on ne ferme aucune hypothèse », avait indiqué mercredi Rémi Jouty, le directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), spécialisé dans les accidents d’aéronefs.
L’avion n’a pas explosé en vol et a « volé jusqu’au bout » avant de se désintégrer en milliers de morceaux contre la montagne, a précisé Rémi Jouty.

« Si les pilotes n’ont pas empêché l’avion d’aller s’écraser contre les montagnes, c’est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir », avait alors résumé un expert.

– Hélitreuillage des victimes –

Les premiers restes des 150 victimes du crash ont été hélitreuillés mercredi par les équipes de secours sur le lieu du drame, près de Digne (sud-est).

Jeudi, les opérations de récupération des corps et de recherche de la deuxième boîte noire contenant les données du vol « ont repris », selon la gendarmerie. Des médecins légistes, accompagnés de gendarmes spécialisés en montagne, ont été à nouveau hélitreuillés sur le site du crash.

Plusieurs centaines de personnes, familles ou proches des victimes, sont attendues d’Allemagne et d’Espagne près du lieu de la catastrophe. Elles doivent être accueillies dans les chapelles ardentes dressées dans deux localités proches du lieu de l’accident, Seyne-les-Alpes et Le Vernet.
Au moins deux grandes tentes en plastique blanc, totalement opaques et closes, étaient dressées jeudi matin devant la chapelle ardente de Seynes-les-Alpes, a constaté une journaliste de l’AFP.
Mercredi, les dirigeants français, allemand et espagnol François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy se sont recueillis sur le lieu du crash.

L’Allemagne et l’Espagne qui ont mis leurs drapeaux en berne mercredi sont les deux pays les plus touchés par le drame, avec respectivement 72 et 51 victimes.

Au nord-ouest de l’Allemagne, à Haltern, des roses et des bougies jonchaient les marches de l’établissement scolaire où étaient scolarisés 16 adolescents qui ont disparu dans l’accident.
Mercredi soir, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d’un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.

Sur le lieu de l’accident, à 1.500 mètres d’altitude dans une zone difficile d’accès, plus de 300 gendarmes, 280 policiers, une centaine de sapeurs-pompiers, 70 chasseurs alpins ainsi qu’une dizaine de médecins-légistes sont mobilisés pour les opérations de recherche et d’enquête.

L’identification des corps prendra « des jours et même des semaines », a prévenu le procureur de Marseille Brice Robin. Interpol a envoyé une équipe de spécialistes pour aider à cette tâche.

AFP

SOURCE:http://afriquenewsinfo.net/2015/03/26/crash-a320-lenquete-se-focalise-sur-les-pilotes/

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Joué-les-Tours : le procureur peine à imposer la version policière

Le commissariat de Joué-lès-Tours, le 20 décembre, après les faits.

La version officielle qui conte, dans le détail, l’agression de quatre policiers par un jeune français musulman d’origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours ne peut souffrir d’aucune contestation. C’est Jean-Louis Beck, procureur de la République de Tours, qui l’a assuré en cette veille de nouvel an, lors d’une conférence de presse convoquée précipitamment. Le magistrat, agacé, souhaitait «faire un certain nombre de mises au point afin que l’on ne s’égare pas et qu’on ne colporte pas des informations inexactes».
Selon lui, les faits sont les suivants. Samedi 20 décembre, peu avant 14 heures, Bertrand Nzohabonayo, alias Bilal, un homme d’une vingtaine d’années à la barbe fournie et à l’allure sportive se présente au commissariat de Joué-lès-Tours, une commune calme d’Indre-et-Loire posée en périphérie de Tours. Il tambourine à la porte, un policier vient lui ouvrir. Ce dernier est aussitôt agressé de plusieurs coups de couteau au cri «d’Allahou Akbar» [Dieu est le plus grand, en arabe]. Des collègues interviennent dans le sas de sécurité et sont eux aussi agressés de plusieurs coups de couteau, toujours au cri d’Allahou Akbar. Une policière, elle aussi atteinte, finit par l’abattre de plusieurs balles. Décès constaté une demi-heure après le commencement des faits.

Pourtant, depuis cette agression, une autre histoire se trouve relayée par des témoins directs et des proches du jeune homme. Celle-ci assure que Bertrand Nzohabonayo n’a jamais crié Allahou Akbar, version confortée par quatre témoins rencontrés par les différents médias et qu’il ne s’est pas rendu seul au commissariat, mais accompagné par des policiers qui souhaitaient l’entendre dans le cadre d’une agression subie par l’un des policiers locaux la veille au soir.

Un témoin a affirmé devant les caméras de l’AFP : «J’ai vu les quatre policiers prendre le monsieur pour le rentrer à l’intérieur, ils lui ont dit : “Calmez-vous!” et le monsieur a commencé à crier “Aaah!” et à se débattre.»

la suite: http://www.liberation.fr/societe/2014/12/31/joue-les-tours-le-procureur-peine-a-imposer-la-version-policiere_1172365?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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Le corps d’un homme retrouvé sur le site du barrage contesté de Sivens

Le Monde.fr avec AFP | 26.10.2014 à 02h50 • Mis à jour le 26.10.2014 à 13h12

 

Les échauffourées ont eu lieu en marge de la manifestations qui est, elle, restée pacifique, samedi, à Sivens.

Le corps d’un homme a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche 26 octobre sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn, où des échauffourées avaient eu lieu en marge d’une mobilisation d’opposants, a annoncé dimanche matin la préfecture d’Albi, dans un communiqué :

« Vers 2 heures du matin, le corps d’un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n’ont pu que constater le décès de la victime. (…) Une enquête a été ouverte sous l’autorité du procureur d’Albi afin de déterminer les causes du décès et l’identité de la victime »

Le texte ne donne aucun élément. La préfecture s’est refusée à plus ample commentaire tandis que le procureur de la République à Albi était injoignable.

DÉCÈS SURVENU « DANS LE CONTEXTE D’AFFRONTEMENTS » AVEC LES GENDARMES

Le lieutenant-colonel Sylvain Renier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a, de son côté, dit ne pas être au courant d’un décès. Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu « vers 21 heures ». Il a précisé que sept membres des forces de l’ordre avaient été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d’aucun blessé dans le camp adverse.

Mais le porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage, a ensuite déclaré à l’AFP que la mort de l’homme est survenue « dans le contexte d’affrontements avec les gendarmes ». « Nous ne disons pas que les forces de l’ordre ont tué un opposant, mais un témoin nous a dit que le décès s’était passé au moment d’affrontements », a précisé Ben Lefetey.

MANIFESTATION PACIFIQUE

Près de 2 000 personnes, dont la tête de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, s’étaient rassemblées pour protester contre le projet de barrage, qu’ils jugent dangereux pour la protection de l’environnement.

La manifestation, elle, était restée pacifique, selon le lieutenant-colonel Renier. Mais « 100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires » et autres projectiles aux forces de l’ordre encadrant la mobilisation. Celles-ci ont répondu en faisant usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de Flash-ball, a-t-il ajouté.

Il a aussi précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu’ils se réclamaient de « l’anarchisme ».

Jean-Luc Mélenchon a participé au rassemblement des opposants au barrage de Sivens, samedi.

« PAS TROP TARD », SELON MÉLENCHON

Le projet de barrage-réservoir de 1,5 million de m3 d’eau stockée est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu’il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu’une autre zone humide sera créée. Depuis les travaux de déboisement le 1er septembre, des échauffourées et des rassemblements ont régulièrement lieu. Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu’à irriguer les terres d’un petit nombre d’exploitants pratiquant une agriculture intensive.

source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/10/26/echauffourees-en-marge-d-un-rassemblement-contre-le-barrage-de-sivens_4512545_3244.html

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