Articles Tagués ‘port pétrolier à Cacouna’

Un premier voilier-école au Québec | Le Devoir

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Même si le Saint-Laurent coule au coeur du Québec et de son histoire, aucun navire-école n’avait eu pour mission jusqu’ici de partir à sa découverte, du fleuve au golfe. L’organisme Écomaris a décidé de tenter l’aventure en acquérant un voilier pour lui donner une vocation pédagogique, le tout sans le soutien de l’État.

Fondateur et directeur général de cet organisme éducatif à but non lucratif, Simon Paquin fait de la voile depuis longtemps. Au cours des années, il a d’ailleurs vu des voiliers-écoles en Europe, en Australie et au Brésil, notamment.

«Je mesuis demandé pourquoi ça n’existait pas au Québec, se souvient-il. Après tout, nous venons du fleuve. Mais nous ne l’utilisons plus comme un moyen pédagogique. Pourtant, la mer m’a apporté beaucoup, elle m’a permis de comprendre des éléments importants du monde. C’est une grande encyclopédie vivante, mais elle a complètement disparu de nos vies.»

De là est né le projet d’une école environnementale qui naviguerait pour aller à la rencontre des vastes étendues méconnues de ce cours d’eau. «On voulait tout simplement redonner un accès au Saint-Laurent», résume-t-il.

Selon M. Paquin, il est en effet essentiel que les Québécois renouent avec ce territoire maritime. Cela commence par les générations montantes, qui vivent le plus souvent le dos tourné au fleuve. «Des jeunes font des stages un peu partout dans le monde. Pourquoi est-ce qu’ils ne feraient pas un stage formateur sur le Saint-Laurent? Un stage qui leur permettrait de se rapprocher du fleuve, mais aussi de mieux comprendre tous les enjeux liés à ce milieu.»

En tête de liste de ces enjeux, le fondateur d’Écomaris place la menace que représentent les projets d’exploration pétrolière et le port pétrolier à Cacouna.

Or il juge que les Québécois ne se sentent généralement pas interpellés par ces questions environnementales. «Le fleuve est un étranger. Pour avoir envie de le protéger, il faut d’abord apprendre à le connaître. On aime ce qu’on connaît. Il faut donc créer un attachement au fleuve, et ça passe par l’expérience terrain.»

Depuis 2013, donc, diverses sorties sur le fleuve sont organisées à bord du Roter Sand, un voilier de 26 mètres acheté en Allemagne en 2012. Ce navire à deux mâts, très stable, a justement été conçu à des fins pédagogiques. Il peut naviguer dans de forts vents et dans la glace.

Après une saison 2014 particulièrement chargée, M. Paquin estime que les choses sont bien lancées pour Écomaris, malgré le risque financier majeur d’une telle aventure. «Ça ne pourrait pas être plus risqué comme entreprise», laisse-t-il tomber.

Le risque est d’autant plus grand que cet organisme à but non lucratif à vocation pédagogique ne bénéficie d’aucun soutien financier des gouvernements du Québec et du Canada.

Et pour ajouter aux obstacles rencontrés dans le développement du projet, Transport Canada a imposé de nombreuses modifications au Roter Sand avant de lui accorder l’autorisation de naviguer.

Malgré les difficultés de maintenir à flot une telle entreprise, Simon Paquin songe déjà à développer un produit touristique autour de ce type d’expédition sur le Saint-Laurent. Après tout, insiste-t-il, «les gens pourraient vouloir naviguer sur autre chose que les bateaux de croisière qu’on voit sur le fleuve».

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Journal L’Avantage
Port maritime pétrolier à Cacouna: deux lobbyistes pour TransCanada

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Le terminal maritime à Cacouna permettrait entre autres à TransCanada d’exporter du pétrole qui serait acheminé des sables bitumineux de …

Enjeux énergies et environnement

http://trouble.voir.ca/missions-troubles/chercher-cacouna/chercher-cacouna/

Chercher Cacouna

Chercher Cacouna 4 juillet 2014

Tandis que TransCanada se prépare à installer un port pétrolier à Cacouna, quatre montréalais peu informés décident de se rendre sur les lieux pour réaliser un documentaire improvisé. Rencontres humaines et territoriales.

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