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Angela Merkel dit non à un allègement de la dette grecque

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alexis Tsipras, le chef de file du parti de gauche anti-austérité Syriza, prêtera serment en tant que nouveau Premier ministre ce lundi à 15 heures (heure de Paris). Selon l’agence de presse Reuters, la liste de son gouvernement devrait être dévoilée mardi. Syriza a obtenu dimanche 36,3% des voix et 149 députés, manquant la majorité absolue de deux sièges après les élections législatives. Le parti de Tsipras gouvernera dans le cadre d’une coalition avec la formation de droite des Grecs indépendants, qui ont fait élire 13 députés.

Dans son premier discours hier soir à Athènes, celui qui devrait être chargé ce lundi de former un gouvernement, a confirmé qu’il entendait mettre fin au programme d’austérité imposé par la BCE, l’Union européenne et le FMI et renégocier la dette du pays. « Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka », a-t-il affirmé, déclenchant de nombreuses réactions.

Claire Lemaitre — ©2015, Boursier.com

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15_nov_manif_3a_007.jpgLundi 24 Novembre 2014

 Crédit photo photosdegauche.fr (COSKUN Alparslan)

C’est cette semaine qu’on saura où a mené la stratégie de « bon élève » de François Hollande pour tenter d’écarter les sanctions européennes qui menacent la France. On attend en effet le verdict de la Commission européenne conformément au Traité négocié par Nicolas Sarkozy et ratifié par ses soins, sans en changer une ligne. La négociation menée en direct avec la droite allemande d’Angela Merkel aura au moins fait exploser la fiction d’une « Europe des règles », où les rapports de puissance auraient disparu.

L’un des résultats de la « négociation » menée par le gouvernement français dans la perspective de la décision européenne a été l’approfondissement d’un véritable « consensus austéritaire ». On y trouve un accord sur les objectifs poursuivis, sur les « réformes structurelles » à entreprendre, et des discussions à la marge sur le calendrier de mise en œuvre. Dans ce contexte, le projet de loi « Macron » n’est que le premier acte appliqué de la transposition desdites « réformes structurelles » au cas français. Le gel des salaires prôné par le récent rapport franco-allemand (Pisani-Ferry – Enderlein) constitue le but ultime de ces « réformes ».

Ce n’est pas un hasard si le pays qui a fait de ce « modèle » un produit d’exportation est celui de la Grande Coalition entre droite et sociaux-démocrates. C’est cette formule politique qui a cours au sein de la Commission européenne. C’est elle qui inspire l’attitude de François Hollande vis-à-vis du Medef dans notre pays.

Quel que soit son avis final, il y a donc tout le programme de la Commission européenne dans le projet de budget présenté par Manuel Valls. C’est pourquoi une stratégie de résistance passe par son rejet. Bien sûr, cela implique des parlementaires libres dans leur relation à l’exécutif, tout le contraire de ce que veulent les institutions de la Cinquième République. On comprend d’ailleurs pourquoi l’oligarchie refuse à toute force de les modifier. Pour l’heure, seuls les députés Front de Gauche et la députée de Nouvelle Donne joignent leurs gestes à leurs paroles en votant contre alors que les « frondeurs » du PS ou la majorité du groupe Europe Ecologie Les Verts continuent de s’abstenir. Leurs voix permettraient pourtant le rejet des projets de loi austéritaires. Un consensus ne se brise pas avec des mines navrées mais en y résistant, et donc en s’opposant.

source: https://www.lepartidegauche.fr/actualites/edito/le-consensus-austeritaire-30893

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A ce mi-mandat, qu’on ne compte pas sur nous pour sombrer avec François Hollande sans réagir.

Le Parti de Gauche va « célébrer » ce mi-mandat dans la semaine qui vient en rappelant qu’une autre voie est possible.

Celle de la 6ème République, à travers la votation citoyenne sur la révocabilité des élus organisée justement au cours de ce grand week-end du 11 novembre et en soutenant sur les réseaux sociaux la manifestation en ligne du 12 novembre, une première organisée par le M6R.

Celle de l’opposition de la rue au budget et à la politique d’austérité et productiviste du gouvernement Valls-Hollande, dans les manifestations du samedi 15 novembre à Paris et dans quelques grandes villes. Elles vont réunir de façon inédite, syndicats, associations, partis politiques et ces dizaines de milliers de citoyen-nes entré-es en résistance face au pouvoir et au Medef.

Une façon de gâcher plus encore l’anniversaire de mi-mandat de François Hollande et d’ouvrir un espoir.     

Eric Coquerel, Secrétaire général du Parti de gauche
Article tiré du Blog d’Eric Coquerel   le 6 novembre 2014

 

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La soupe est bonne à voir les têtes réjouis des nouveaux « En charge »!