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Le PDG de Vinci Xavier Huillard s'adresse à l'assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

Le PDG de Vinci Xavier Huillard s’adresse à l’assemblée générale des actionnaires à Paris, le 17 avril 2018

afp.com/ERIC PIERMONT

La ministre des Transports a indiqué que Vinci et l’Etat n’étaient « pas d’accord sur les montants » et devront négocier la compensation de l’abandon du projet d’aéroport.

Vinci compte bien faire payer à l’État l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Le groupe de BTP, qui devait être le concessionnaire du projet, réclame « plusieurs centaines de millions d’euros » à l’Etat en guise de compensation, a déclaré ce dimanche la ministre des Transports Élisabeth Borne.

Confirmant que l’État négocie avec Vinci une indemnité liée à l’abandon du projet, Élisabeth Borne a déclaré sur France 3 : « Nous ne sommes a priori pas d’accord sur les montants, mais on prendra nos responsabilités sur ce dossier ». « Ils [Vinci] ont parlé de quelques centaines de millions d’euros, tandis que nous parlons de quelques dizaines » de millions, a-t-elle précisé. « Nous aurons une discussion passionnante », a ironisé la ministre.

Vinci candidat à la reprise d’ADP

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par François d’Orcival

Notre-Dame-des-Landes, ce n’est pas toute la France ; la Seine-Saint-Denis non plus. Mais si l’État cède devant les zadistes, il s’efface aussi devant les islamistes.

La République, disait Bernard Cazeneuve, ça signifie que dès lors que le droit voté par le souverain et interprété par le juge permet à des projets de développement de se mettre en oeuvre, personne ne peut, en raison de l’endroit d’où il parle, parce qu’il estime avoir raison, imposer la violence à la République en contravention avec le droit. Ça, c’était du Cazeneuve, la doctrine ferme et définitive du ministre de l’Intérieur modèle. Mais c’était il y a deux ans (Libération, 26 décembre 2014), avant même l’état d’urgence. Qu’en a-t-il fait ? Et ce n’est pas sa déclaration de politique générale de Premier ministre, ce mardi, qui va changer les choses. Et pourtant, s’il y a un lieu du territoire où « le droit [a été] voté par le souverain et interprété par le juge », c’est bien Notre-Dame-des-Landes ! Bien entendu, on ne fera rien.

Qui avait donc décidé d’organiser un référendum local pour trancher une affaire qui n’avait que trop duré, après 170 décisions judiciaires ? Hollande, le 11 février 2016. Qui en avait assuré l’exécution ? Valls et Cazeneuve. Qui avait déclaré, au vu du dépouillement (55 % de votes pour la construction de l’aéroport) : « Il serait inconcevable de ne pas le respecter, ce serait un affaiblissement de l’autorité et de la démocratie » ? Valls. Qui affirmait toujours, le 23 novembre, que le projet devait être mis en oeuvre, « le ministre de l’Intérieur étant chargé de préparer les conditions permettant le début des travaux » ? Valls encore. Quelle autorité ! Valls est maintenant candidat à la primaire socialiste, Cazeneuve Premier ministre, la parole publique a été déconsidérée.

L’exemple est venu de haut. Hollande l’avait dit (dans Un président ne devrait pas dire ça, Stock) : « Le plus probable, c’est que ce projet ne sera pas annulé, mais ne verra pas le jour. » Ségolène Royal s’était chargée d’expliquer pourquoi (le 16 octobre, dans le Journal du dimanche) : « Imaginons seulement un instant qu’il y ait mort d’homme, parmi les forces de l’ordre ou du côté des manifestants [en cas d’évacuation par la force]. Ce serait gravissime ! »

La République a eu peur. Elle a pris la fuite. Devant 150 ou 200 “zadistes” qui occupent une “enclave” échappant à toute loi. Nourris et entretenus par les subventions, les revenus de solidarité et allocations chômage, ces “gentils zadistes”, écolos et SDF agricoles éleveurs de poules n’auraient pas hésité à fabriquer toutes sortes d’engins pour s’attaquer aux gendarmes mobiles et aux CRS qui seraient venus les déloger.

Mais quand l’État cède ici, il disparaît ailleurs. Même logique. Le 7 décembre, France 2 diffusait dans son journal de 20 heures un reportage de Caroline Sinz réalisé à Sevran, en Seine-Saint-Denis : deux femmes tentaient d’entrer librement dans un café occupé par des hommes. Elles avaient, disaient-elles, « l’impression de braver un interdit ». Et elles avaient raison. « Dans ce café, il n’y a pas de mixité », s’entendirent-elles rappeler. « T’es dans le 93, t’es pas à Paris », et bientôt : « Ici, c’est comme au bled… »

Tradition, culture, religion ? L’une des deux femmes courageuses de l’association La Brigade des mères commenta : « Ici, l’islam, c’est le code pénal. » À Sevran, la République était incarnée par ces deux femmes.

Voilà le point commun entre Notre-Dame-des-Landes et le « bled » du 93 : il y règne le même silence de la République, intimidée en Loire-Atlantique, résignée en Seine-Saint-Denis. Les “zadistes” n’obéissent qu’à la loi de leur camp ; les hommes du 93 ne se conforment qu’à la charia. Oublions MM. Hollande, Cazeneuve et Valls, qui ne font plus que de la figuration. L’épreuve sera pour le successeur, celui qui arrivera à l’Élysée en mai prochain. Il doit s’y préparer ; c’est là aussi qu’il est attendu, et pas seulement en Loire-Atlantique et dans le 93, sur sa capacité à relever la République, comme on relève un drapeau souillé.

SOURCE: https://www.valeursactuelles.com/politique/quand-la-republique-se-couche-51304

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L’occasion est vraiment trop belle.

La cour administrative d’appel a validé les arrêtés autorisant les travaux engagés pour Notre-Dame-des-Landes malgré les conclusions contraires du rapporteur public dont tous attendaient explicitement ou implicitement qu’elles soient suivies (Le Monde).

Surtout le gouvernement.

Thierry Mandon qui ne parvient jamais à mentir et qui demeure implacablement lucide et intelligent au sein de ce pouvoir qui s’effiloche a déclaré qu’il ne savait pas « comment on sortira de cette affaire » (Le Figaro).

De la même manière que l’affaire Tapie-Lagarde-Guéant-Sarkozy a été, pour le quinquennat de ce dernier, la transgression la plus grave pour la morale et les finances publiques, la gestion du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est révélatrice d’un comble d’incohérence, de désordre et de lâcheté de la part du pouvoir de François Hollande. Qui, pourtant, ne nous a pas privés sur ce plan.

Il y aurait de quoi rire mais il faudrait plutôt faire appel à un Courteline tragique.

Cet aéroport, voulu par Jean-Marc Ayrault, avait vu son dessein formé avant 2012 et des travaux préparatoires ont été engagés avant que la responsabilité de la suite n’incombe exclusivement aux gouvernants socialistes et écologiques.

Ofrtp-france-gouvernement

Il est fascinant de constater avec quelle persévérance, quel acharnement, quelle énergie, quel talent l’Etat a rigoureusement tout tenté pour n’avoir pas à exercer son autorité. Pour parvenir à se défausser. Pour n’avoir pas à reprendre à son compte ce qui avait été conçu avant lui. Pour ne pas risquer de sanctionner, d’expulser, de restaurer l’ordre public.

Comme il a essayé de tout exploiter – le droit, les zadistes, le comportement des gendarmes, la mort d’un manifestant à Sivens, le résultat pourtant clair du référendum, les recours administratifs, l’opposition entre le Premier ministre et Ségolène Royal – non pas pour entreprendre et mener à bien ce qui relevait de son devoir d’Etat mais au contraire pour y échapper !

On comptait sur la cour administrative d’appel. Dans l’indépendance et la liberté, elle a refusé de fournir un nouveau prétexte au gouvernement. Il devra faire preuve d’autorité et de cohérence. Bouger vraiment. Mais son imagination est illimitée : il dénichera de nouveaux alibis pour son impuissance.

Je parie qu’il sortira encore quelque chose de sa manche pour résister à la tentation de l’action et de la fermeté.

Je suis certain qu’on ne verra jamais mieux ou pire. Le tour de force incessant pour ne pas à avoir à user de la force légitime. Une machine à l’envers. Un délitement comme une avancée. Déguisé en progrès.

Notre-Dame-des-Embrouilles n’est pas encore derrière nous.

http://www.philippebilger.com/blog/2016/11/notre-dame-.html

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les AZA subversifs

Relais de squats-fr-diffusion@squat.net

NDDL_Juillet-14

Lors des rencontres du week-end du 5/6 juillet à Notre Dame des Landes, la question de la répression a été très présente: forums spécifiques et prise de parole avec les comités locaux, lecture d’une lettre d’enguerrand, intervention sur ce thème à l’ouverture du rassemblement par un des portes-paroles de l’ACIPA, interventions sur scène… A l’échelle du mouvement, on commence à prendre la mesure des nouveaux dispositifs répressifs qui se mettent en place suite à la manifestation du 22 février (arrestations à posteriori sur base de photos et vidéos croisées avec un usage étendu du fichage policier notamment…). Il devient clair que ce qu’expérimente aujourd’hui l’appareil politico-judiciaire à Notre Dame des Landes concerne l’ensemble des mouvements sociaux.

Dès le lundi, un joyeux convoi s’est ébranlé de la ZAD jusqu’au tribunal de Nantes: klaxons, youyous, circulatioin perturbée, descente du cours des 50 otages à contresens… Fait inédit depuis la…

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